Infographie biometrieElle a fait rêver des millions de gamins suspendus aux gadgets de James Bond et fascine encore lecteurs de romans ou spectateurs de film de science fiction.Une fascination d’autant plus insouciante que chacun a l’impression que ces technologies n’appartiennent qu’au futur.Et pourtant, la biométrie, c’est-à-dire la science des mesures et des statistiques appliquées aux êtres vivants, est plus que jamais présente dans notre quotidien.Les Français s’en rendent peu à peu compte.
Sécurité et confort
Les récents déboires et retards du passeport biométrique, indispensable pour se rendre aux États-Unis, atteste, en effet, que les technologies ont atteint à la fois la maturité et la miniaturisation nécessaire à un développement exponentiel. Réservées jusqu’à présent à des sites sensibles, aéronautiques, militaires ou de recherches, les technologies biométriques commencent à irriguer d’autres secteurs : téléphonie mobile, informatique, automobile, banques, médiathèques voire cantines scolaires. À la biométrie de sécurité s’ajoute ainsi la biométrie de confort. Selon l’International Biometric Group, le marché de la sécurité se porte bien. En 2005, il était estimé à quelque 1,8 milliard de dollars avec une perspective de 5 milliards d’ici 2008. Toutefois, en France, la biométrie se développe plus lentement. Le cadre réglementaire (CNIL) et le sentiment de flicage – parfois avéré – sont sources de résistance mais permettent aussi de poser un vrai débat sur la biométrie.
infographie e-livre

Alors que le Salon du livre s’est ouvert hier à Paris, le livre est en passe de connaître une révolution aussi capitale que l’invention de l’imprimerie par Gutenberg en 1538 : celle du numérique.Certes, il existe depuis déjà longtemps des livres «virtuels», c’est-à-dire des textes – et des images – lisibles sur un écran d’ordinateur, celui d’un organiseur électronique ou encore celui des e-book au succès très mitigé.
Google book
Et les grands projets de bibliothèques numériques, aux États-Unis avec Google Book ou en Europe sous l’impulsion de la Commission européenne ou de grandes bibliothèques nationales, sont bel et bien devenus des réalités désormais incontournables dans le partage du savoir et de la connaissance. Mais il ne s’agissait là que de la première partie de la révolution numérique, consacrée au fond. L’on aborde aujourd’hui la forme et c’est le livre-objet même qui va connaître sa révolution. L’accélérateur : l’écran numérique souple. Longtemps annoncée mais ne dépassant pas le stade de concept ou de prototype, la technologie arrive à maturité. Les constructeurs d’électronique grand public (Philips, Samsung, Plastic Logic, etc.) maîtrisent l’électrophorétique qui permet de construire des écrans souples aussi fins que du papier. Jusqu’à présent minuscules et noir et blanc, ces écrans découvrent la couleur et des tailles plus respectables, jusqu’à 45 cm.
Journal du futur
Dès lors, la première application de ces feuilles électroniques pourrait se trouver dans la presse. En ligne de mire, ce que les spectateurs ont pu voir dans le film Minority Report : un journal dont les pages – statiques ou animées – s’affichent sur l’écran souple et sont mises à jour en temps réel par les ondes (WiFi ou Bluetooth). Aujourd’hui, toutes ces technologies existent déjà ; ne reste plus qu’à les mettre en musique en augmentant concomitamment la taille des écrans, leur définition et l’autonomie de ces appareils. Mais déjà, les premiers tests de feuilles électroniques sont en cours. En Belgique, 200 lecteurs du quotidien De Tijd s’apprêtent à lire leur journal sur le iLiad (ci-contre), une tablette développée par la société hollandaise Irex Technologie. Équipée de connexions WiFi, USB, elle permet aussi de lire des livres, des supports de cours, des plans. Elle utilise la technologie d’encre électronique e-ink. La France n’est pas en reste et ce sont nos confrères Les Échos qui devaient présenter hier une version expérimentale du journal économique sur e-papier.

Sony croit au livre électronique
livre SonyLe livre électronique n’en est pas à son coup d’essai. À la fin des années 90, la société Cytale proposait le Cybook. Mais cette tablette électronique cumulait les inconvénients : lourde, peu autonome, avec un format de fichier fermé, un mode de commercialisation des e-livres perfectible et, surtout, un prix prohibitif. Ce fut un échec. Le Cybook vient toutefois de renaître grâce à la société Booken avec une version remaniée sans fil. Mais c’est avec l’encre électronique que les livres numériques pourraient décoller. On l’a vu avec la tablette iLiad (ci-dessus) ou encore avec le nouvel e-book que Sony a présenté en janvier au CES de Las Vegas. Capable de lire plusieurs formats informatiques, cette tablette à encre électronique de 250 g, pourra afficher 7500 pages sans être rechargée. Mais son coût – entre 250 et 330 € – reste encore élevé et les consommateurs pourraient préférer d’autres appareils (lecteurs vidéos, PDA, etc.)



Pour en savoir plus
> Les bibliothèques numériques face aux contraintes techniques. Un dossier du Journal du Net.
> Le site de Pastic Logic. La société fabrique des écrans souples.
> L'encre électronique expliqué par la société e-Ink
> Le projet d'IBM primé en 1999

L’été dernier, les internautes Français découvraient bouche bée Google Earth, un formidable logiciel gratuit lancé par Google, qui permet en quelques clics de souris de survoler la terre grâce à la juxtaposition intelligente de photos satellites. Cette semaine, l’institut géoraphique national (IGN) relève le gant pour proposer plus et mieux que Google avec un projet exceptionnel : Géoportail. L’IGN est chargée officiellement de réaliser le référentiel à grande échelle (RGE) soit la superposition de 4 bases de données numérisées. La richesse de cette carte numérique géante (quelque 400000 clichés de 50 cm de précision !) sera mise à disposition de tous sur Géoportail. Dès l’été 2006, dans la limite de 500000 visiteurs, l’on pourra naviguer sur la France entière en 2 dimensions puis en 3D. Il suffira de taper le nom de sa commune pour la survoler avec des photographies de moins de 5 ans d’âge. Ouvert au grand public, associations, enseignants ; aux collectivités locales, administrations ; aux entreprises, artisans, etc. Géoportail ambitionne de devenir un outil incontournable pour effectuer des recherches et obtenir des cartes précises ; mais aussi pour publier ses propres données géographiques, les enrichir avec d’autres données (l’artisan pourra présenter son savoir-faire avec une petite vidéo) et les partager avec d’autres professionnels ou passionnés. Les particuliers comme les professionnels pourront acquérir en ligne des cartes, atlas, posters, guides mais aussi des données brutes. Pour cet ambitieux programme dont l’accès sera en très grande partie gratuit, l’IGN s’entourera de nombreux partenaires. Avec Géoportail, « portail des territoires et des citoyens », la France se positionne donc aux avants postes d’un secteur — les fournitures de services géolocalisés — en très forte croissance. Un secteur convoité par les géants de l’informatique et des télécoms convoitent. Ne reste plus à espérer que, comme Galiléo, le GPS européen, le Géoportail déborde un jour l’Hexagone.
Alors que la France a l’un des meilleurs taux d’équipement en téléphone mobile, il reste encore des irréductibles qui n’ont pas d’appareil. Intimidés ou dépassés par le déferlement technologique, ces derniers sont quelque 2 millions a ne pas posséder de portable.Pour eux – novices et seniors – qui ne voudraient que téléphoner et à l’occasion envoyer quelques Textos, SFR a imaginé une solution : «Simply.» Exit donc les portables appareils-photo-lecteur-MP3-bluetooth-agenda-console-de-jeux. Retour à plus de simplicité. Projet européen mené par le groupe Vodafone, n°1 mondial de la téléphonie mobile, le projet Simply a nécessité deux années d’études et de développement et s’est basé, entre autre, sur des études menées auprès de 5000 Européens. Déjà lancé au printemps 2005 dans neuf pays européens, Simply se déclineen France en deux appareils Sagem dont le grand écran délivrera des informations claires : niveau de la sonnerie, niveau de charge de la batterie, qualité de couverture réseau et... le numéro de téléphone du mobile.Les étourdis disent déjà merci. Les mobiles disposent par ailleurs de trois touches dédiées (page d’accueil, répertoire, appels manqués et messages vocaux et Texto). La gamme tarifaire commence à 9€.