Alors que le Printemps de Bourges, découvreur de talents, fête en ce moment ses trente ans – tumultueux – d’existence, plus que jamais le renouveau de la chanson française est bel et bien là.Grâce à de nouvelles têtes qui sont apparues, la plupart, après l’an 2000 et qui, en quelques mois ont reçu la consécration des professionnels, du grand public et des Victoires de la musique.Trait commun à ces artistes majoritairement trentenaires : tous apportent du sang neuf, de l’air frais dans un domaine, la chanson, la variété – osons écrire le mot –, que d’aucuns disaient moribondes. Le renouveau s’est installé dans tous les registres (rap, pop, folk, rock…) et, fait rare, ne fait pas table rase du passé puisque ces artistes nourrissent leur créativité auprès de leurs glorieux aînés (Laurent Voulzy, Alain Souchon, etc.) au point, ironie du sort, de fournir à ces derniers des chansons aptes à relancer leur carrière.
À chacun son site web
Mais un autre point commun réunit cette génération: internet. Tous ont intégré le réseau des réseaux dans leur façon d’appréhender leur métier. Tous disposent d’un site internet officiel ; certains en ont d’officieux. Sur le net certains diffusent leurs créations en avant-première, d’autres dialoguent avec leurs fans sur des forums ou des chats ou leur font découvrir les coulisses d’un concert ou d’un enregistrement en studio. Revue de détail, forcément non exhaustive de douze sites.

1. Raphael (www.raphael.fm) Le site du grand triomphateur des Victoire de la musique 2006 est à son image : sobre. La navigation peut se faire en musique et on peut écouter des extraits de toutes ses chansons et voir ses clips.Raphael a même créé une radio et les fans peuvent acheter ses t-shirts.

2. Bénabar (www.benabar.com) Même sobriété chez Bénabar. Extraits de chansons, paroles, dates des tournés, galerie photos, etc. Rien ne manque à l’appel sur ce site simple et rapide.

3. Vincent Delerm (www.vincentdelerm.com) Tons chauds et belles polices de caractères pour un site intimiste.Clips, vidéo, de concert et newsletter.

4. Camille (www.camille-lefil.com) Magnifique site à la navigation sur le «fil», clin d’œil à son album phare. Tout y est : une réussite.

5. M (www.qui2nous2.com) Un site en forme de blog pour le rocker au cœur tendre. Vidéo, boutique, radio, etc.

6. Calogero (www.calogero.fr) Graphisme léché et interactif. Beaucoup d’infos, parfois inédite, et une «fanzone» originale.

7. Keren Ann (www.kerenann.com) Joli site en anglais, beau graphisme, rapide mais avec plusieurs rubriques encore en construction.

8. Pauline Croze (www.paulinecroze.com) Joli site simple à la navigation agréable (pas besoin de plugin) et donc rapide, mais il manque un peu de son et d’interactivité.

9. Miossec (www.christophemiossec.com) Sobre, moderne, complet, ce site dispose d’un «club», un espace interactif étonnant ou l’artiste et ses fans se retrouvent autour de textes, livres, etc.

10. La grande Sophie (http://lagrandesophie.artistes.universalmusic.fr) Site complet qui propose en plus des goodies (fond d’écrans pour son ordinateur) et même des sonneries pour portables!

11. Diam’s (www.diams-lesite.com) Sur le site de la rappeuse on a droit à des vidéo-clips, les coulisses du tournage, un forum fourni, une radio. Les musiciens en herbe peuvent même envoyer leurs remix à l’artiste qui seront notés par les internautes du site.

12. Anaïs (www.anaisinyourface.com) Un site riche en infos, prometteur (forum, jeu, etc.) mais encore un peu trop brouillon.
En ce début de vacances de Pâques pour la zone de l’académie de Toulouse, nul doute que parmi les automobiles qui grossiront la circulation, nombre d’entre elles embarqueront un récepteur GPS.Jadis réservés aux professionnels des secteurs routiers et maritimes, aux particuliers fortunés, aux pilotes privés d’avions ou aux randonneurs passionnés, les récepteurs des signaux satellitaires du système américain GPS (global positioning system) ont connu à Noël 2005 une spectaculaire démocratisation.
7 nouveaux modèles par mois
La baisse des coûts de production des puces électroniques et leurs miniaturisations font que le GPS s’invite sur de nouveaux matériels: consoles de jeux, organiseur électronique (PDA), ordinateur portable et, bien sûr, téléphone portable.Sur ce dernier point, les premiers modèles dotés de puces A-GPS, arrivent sur le marché.Et au dernier grand salon de la téléphonie mobile, le 3GSM de Barcelone, SiRF, leader mondial de la fabrication de puce GPS, a prédit que tous les téléphones portables intégreraient ce système d’ici 5 ans, ouvrant la porte à de nouveaux services de géolocalisation. En attendant, ce sont les terminaux portables (PND) et les pack rassemblant un PDA et un boîtier GPS qui tiennent le haut du pavé et ont fait exploser les ventes de Noël. Tant et si bien, qu’au-delà des pionniers du GPS (Garmin, Navman, Tom tom), les géants de l’électronique grand public ont lancé leurs modèles (Siny, LG, etc.). «En 2005, les prix moyens des packs PDA et des PND s’élevaient respectivement à 340 € et 480 €. Cette croissance devrait se poursuivre cette année, grâce à la multiplication des offres : 7 nouveaux produits arrivent chaque mois dans les rayons », expliquaient dernièrement nos confrères de l’Ordinateur individuel. Et les tarifs ont encore baissé. Sur internet voire dans certaines enseignes discount, l’on trouve des produits à 250€. Ces récepteurs GPS se dotent souvent de services annexes fort appréciables : radio FM, lecteur de musique MP3 ou de vidéo DivX. Les plus perfectionnés, dotés d’une puce de communication Bluetooth peuvent dialoguer avec un téléphone GSM et récupérer ainsi en direct des points d’intérêt (POI) ou des informations sur le trafic routier (TMC). Car la mise à jour de la cartographie – et son coût – est une donnée essentielle du bon fonctionnement de ces appareils. Outre le côté matériel (ergonomie, simplicité, autonomie, fonctions), la partie logicielle de ces machines est donc à regarder de prêt au moment de l’achat.

Galileo en 2010
Le système de positionnement par satellite européen Galiléo, concurrent du GPS, sera pleinement utilisable à l’horizon 2010. Comme pour le GPS, plusieurs types de récepteurs seront disponibles mais avec un avantage de plus : une meilleure précision.

4 types de GPS
> Intégré. Proposés directement par les constructeurs automobiles, ils sont puissants, parfaitement intégrés au tableau de bord, riches en fonctions, mais très chers (plus de 1500€).Autre possibilité, insérer dans le logement de l’autoradio un GPS adapté (Pioneer, VDO Dayton, etc.) tout aussi cher (1500 €).
> Portatif. Simples, pratiques, abordables (à partir de 230 €) très nombreux, ils envahissent les rayons.N’hésitez pas à les manipuler, regardez les fonctions, l’autonomie, les cartes (France ou Europe) et s’ils fonctionnent derrière les parebrises athermiques.La génération de puces SiRF III est plus performante.
> Sur téléphone. Une solution qui s’annonce prometteuse: le GPS sur son téléphone portable.Il faut en général acquérir un petit boîtier GPS (300 €) qui communiquera sans fil (Bluetooth) avec le smartphone (Windows Mobile, Symbian). De plus en plus, le GPS sera directement intégré dans le téléphone.
> Sur organiseur (PDA). Le GPS a redonné un coup de fouet au organiseurs (PDA) dont le marché s’est effondré face aux smartphones.Les appareils proposés (avec GPS intégré ou déporté avec module Bluetooth) sont performants, d’un bon rapport qualité prix.Ces appareils permettent aussi de surfer sur internet.

Il y a quelques années, La Poste avait frappé un grand coup en proposant de doter chaque Français d’une adresse électronique gratuite à vie. Aujourd’hui, avec l’avénement du haut débit, l’équipement sans cesse croissant des ménages en ordinateur et l’apparition de nouveaux usages relatif à l’expression (blogs, etc.), s’ouvre l’ère de l’adresse internet personnelle.C’est-à-dire la possibilité d’avoir une adresse électronique personnalisée de type jean@dupont.fr (au lieu de jean.dupont@fournisseur.fr) mais aussi de disposer d’un nom de domaine de type www.dupont.fr qui renvoie, par exemple, vers son site web personnel.
Raz-de-marée pour .eu
Sur internet, les noms de domaines relèvent d’enjeux politiques – affirmer sa présence notamment linguistique – et économique et la France comme l’Europe accusent un réel retard. La première, forte pourtant d’un taux de pénétration d’internet de 42%, n’accueille que 2% des noms de domaines dans le monde. La faute à un choix politique : celui de réserver l’extension .fr aux seules entreprises. Cela va changer . A partir du 20 juin prochan, toute personne majeure et disposant d’une adresse postale en France pourra être titulaire d’un domaine en .fr. Les Français pourront donc opter pour leur domaine national pour quelques dizaines d’euros par an avec autant de facilité qu’ils peuvent aujourd’hui acheter les domaines génériques (.com, .net ou .org). Autre nouveauté, l’arrivée si attendu de l’extension européenne .eu. L’incapacité de l’Europe à mettre en place cette extension illustrait aussi l’incapacité de l’Euirope à parler d’une seule voix sur la scène internationale. Pour éviter que des entreprises ne soient victimes de «cybersquatting» de leur nom sur inernet, la commissaire européenne à la Société de l’information, avait mis en place une procédure en plusieurs étapes. Depuis le 7 décembre 2005, seules les entreprises pouvait candidater. Depuis le 7 avril dernier, tout résidant européen peut demander un nom de domaine. Résultat : un raz-de-marée des particuliers avec 717000 demandes auprès de l’organisme Eurid quatre heures après l’ouverture des inscriptions... L’objectif de l’extension .eu est d’offrir une «alternative attrayante», au .com
Bousculés par les associations de consommateurs, notamment l’UFC-Que Choisir, et par les amendes infligées par le Conseil de la concurrence, les opérateurs de téléphonie mobile ont été réunis sous l’égide du ministre de l’Industrie François Loos, pour réfléchir aux réponses à apporter à leurs abonnés. Après deux réunions, 21 propositions ont ainsi été formulées le 20 mars dernier. SFR, 2e opérateur français, vient de mettre en place plusieurs d’entre elles ce mercredi 12 avril, comme l’a confirmé à La Dépêche du Midi Bertrand Le Marec, directeur régional SFR-Sud ouest.

Des gestes pour les consommateurs
Parmi les nouvelles mesures mises en place : la liberté du choix de l’abonnement; la portabilité du numéro d’un opérateur à l’autre (réduite de 2 à 1 mois), la possibilité, pour 49 €, d’acheter un téléphone basique pour remplacer celui volé ou perdu ; la baisse du prix des SMS (20 % de SMS en plus dans les forfaits ou 0,03 € de baisse sur le prépayé) ; enfin le prix du déblocage (désimlockage) du téléphone qui passe de 114 € à 65€. « Nous répondions déjà sur certains points mais nous voulons aller plus loin car SFR veut être opérateur de référence », explique Bertrand Le Marec.
Des investissements importants sur les réseaux 2G et 3G
Outre le soin apporté à leur relation clients, les opérateurs de téléphonie mobile poursuivent d’ambitieuses politiques d’investissements dans leurs réseaux de 2e et 3e générations, c’est-à-dire ceux des téléphones GSM classiques (avec le GPRS et l’Edge) et ceux des téléphones haut débit (UMTS, HSPDA). « Pour le GSM, nous avons lancé en 2003 un programme Zones Blanches qui est clairement un programme d’aménagement du territoire et non un programme commercial », indique M. Le Marec. De fait ce programme qui vise à résorber, en partenariat avec les conseils généraux, les zones où le portable ne passe pas, apporte peu de recettes à SFR. Le programme Zones Blanches sera achevé en 2007. « A cette date, 97 % de la population de Midi-Pyrénées sera couverte », précise le directeur. Concernant la téléphonie 3G, véritable enjeu des mois et années à venir, les investissements sont colossaux : 3 milliards d’euros sur dix ans pour SFR. « Nous avons une longueur d’avance avec 1,2 million de clients. La 3G est pour nous un axe prioritaire car elle va apporter un vrai confort de vie tant pour les entreprises que pour le grand public», assure Bertrand Le Marec. « On est à l’aube d’une ère nouvelle avec laquelle vont apparaître de nouveaux services », explique le directeur régional de SFR.
Les services du futur
Parmi ceux-ci, la télévision sur mobile à la carte, qui sera un complément de la TNT sur les portables pour recevoir des émissions spécifiques ou en différé. La géolocalisation, c’est-à-dire la possibilité de localiser un portable pour, par exemple, signaler sur son écran des commerces proches. Enfin, de nombreuses applications feront appel à l’appareil photo incorporé dans les téléphones : achats de ticket de métro, information sur une automobile dont on vient de photographier le logo, etc. On n’a donc encore rien vu…

2006 sera l’année où la télévision haute définition (TVHD) va véritablement prendre son envol. Selon une étude réalisée par Gfk, 1,5 million de téléviseurs à écrans plats (plasma ou LCD) ont été vendus en France l’an dernier, dont 450000 estampillés HD-Ready. Et Gfk prévoit 1 million de TVHD vendues pour 2006 et 1,4 million pour 2007. La demande s’installe donc et c’est toute l’industrie informatique et des loisirs qui s’investit à fond dans la TVHD. Car les nouveaux téléviseurs constitueront le centre névralgique des loisirs numériques. Écrans plasmas,LCD ou encore vidéoprojecteurs seront l’outil central vers lequel convergeront différents flux : télévision, DVD, consoles de jeux,internet. Depuis plusieurs mois,les chaînes de télévision anticipent l’avènement de la TVHD: les téléfilms – en France comme aux États-Unis – sont déjà tournés en HD et plusieurs films (Casino, Ocean’sTwelve, etc.) sont prêts à être diffusés selon le format Mpeg4 via différents canaux (satellite, câble, ADSL). 100% numérique 2010 Après un certain retard, les décodeurs Mpeg4 des deux bouquets satellitaires TPS et CanalSat sont prêts pour les abonnés (moyennant un sur coût). Et les premiers programmes diffusés seront vraisemblablement sportifs : coupe du monde de football cette année, JO de Pékin en 2008,etc. Resteque pour passer de la télé d’hier à celle dedemain, il faudra un certain temps. La télé 100% numérique,c’est pour l’horizon 2010. Inutile d’attendre toutefois pour s’équiper. Les Français, qui ont découvert la qualité des chaînes numériques de la TNT, l’ont bien compris et, moyennant une attention particulière au moment de l’achat,les télés HD-Ready (prêtes pour la HD) permettront d’ores et déjà de goûter aux joies de la haute définition.

4 modes de diffusion
1.Lesatellite. Pour l’heure, c’est le seul moyen de recevoir de la HD. Les décodeurs TPS et CanalSat qui vont être distribués sont dotés d’une prise HDMI.
2.La TNT. Les chaînes TNT sont encodées à la norme Mpeg2 quand la HD utilise le Mpeg4. Rares sont donc les décodeurs TNT actuels qui pourront lire la HD. Ceci dit, il n’y aura pas de chaîne HD sur TNT avant 2007 ou 2008.
3.Lecâble et l’ADSL. Les fournisseurs d’accès à internet se préparent pour l’été prochain. Freebox, Alicebox ou Neufbox pourront afficher la HD. Mais tous les internautes ne pourront pas en profiter.
4. Le successeur du DVD. Pour succéder au DVD,deuxformats s’opposent : le BluRay, soutenu par Sony, Matsushita, Dell, HP, LGElectronics, Apple, Universal et la 20th Century Fox ;et le HD-DVD, soutenu par Toshiba, Nec, Sanyo,Warner Bros, Intel et
Microsoft. Comme au temps du VHS, difficile de dire qui sortira vainqueur...

HD-Ready
L’an passé, le logo HD ready (prêt pour la HD) est apparu pour différencier les écrans compatibles ou non avec la HD. Les écrans bénéficiant de ce logo peuvent afficher la HD720 et reproduire la HD1080. Ils disposent aussi d’une prise DVI (image numérique) ou HDMI (image et son numérique,le successeur du péritel) et d’une priseYUV.

La promesse d'une image plus grande et plus détaillée
L’objectif premier de la HD est la promesse d’une image plus grande et plus détaillée. Le standard actuel PAL-SECAM et DVD offre 576 lignes de 720 points (720x576) à 25 images par seconde. La HD propose deux définitions bien supérieures:1280x720 à 50 images par seconde (HD720) et 1920x1080 à 25images par secondes (HD1080, dite Full-HD).
Que la dalle de l’écran plat soit de 20’’ ou de 50’’, elle se cale sur l’une de ces deux définitions.La quasi-totalité des dalles LCD offre une résolution de 1366x768. Ces écrans acceptent donc la HD720 qui sera la résolution de diffussion des programmes dans les deux ou trois ans à venir. Et lorsque les programmes seront diffusés en 1920x1080, les téléviseurs redimensionneront automatiquement l’image. Un écran HD1080 coûtant 40 à 50% plus cher qu’un écran HD720 de même taille, autant rester pour l’instant aux écrans compatibles HD720.

C’est une success story comme l’Amérique les aime. Celle de deux jeunes étudiants passionnés, Steve Wozniak et Steve Job (5) qui ont fondé il y a trente ans Apple. Le 1er avril 1976 les deux étudiants revendent un minibus Volkswagen et une calculatrice. Avec 1300 dollars en poche, ils entament une véritable aventure. Steve Jobs, de retour d’un voyage en Inde, travaille pour le fabriquant de jeux vidéos Atari et s’associe à Steve Wozniak pour fabriquer, dans un garage, l’Apple I. Vendu 666,66$, ce premier ordinateur individuel s’arrache litrallement. Avec l’argent gagné par l’Apple I, les deux hommes conçoivent l’Apple II (1) comme l’ordinateur utilisable par tout le monde.
Aucune banque ne voulant financer le projet, c’est une connaissance de Jobs qui apportera les 250000$ nécessaires en 1977. Le succès de l’Apple II, premier ordinateur à affichage couleur, est fulgurant. Apple prend alors son logo : une pomme en hommage à Isaac Newton. En 1979 sort l’Apple II + puis l’Apple III et l’AppleIII +. En 1979 toujours, Steve Jobs visite le Xerox Parc et a la formidable intuition que les prochains ordinateurs fonctionneront avec une interface graphique.Malgré les échecs de l’AppleIII et de Lisa, Apple rebondit avec le Macintosh (2) dévoilé en janvier 1984 lors du Super Bowl. Pour cet ordinateur tout en un avec souris, c’est le succès : 100000 unités vendues en six mois.
Chute et renaissance avec l’iPod
Mais Apple, au contraire d’IBM, refuse des clones de Macinstosh. Résultat : une perte inexorable de parts de marchés. Steve Jobs quitte la société en 1985; les nouveautés se font rares tandis que Microsoft et son Windows gagnent du terrain. Les licenciements chez Apple s’enchaînent, les PDG se succèdent ; les erreurs stratégiques aussi. En 1997, Steve Jobs revientcomme PDG « intérimaire.» Les fans d’Apple y voient le signe d’un renouveau. Celui-ci viendra de l’iMac (4, 6) en 1998. Avec un design inédit de Jonathan Ive et des couleurs acidulés face à des PC ternes, l’iMac est un succès : 8000000 unités vendues en 1998. Le portable iBook suit la même voie. Apple renoue avec le succès et avec l’innovation : ordinateurs et système d’exploitation MacOS puissants, etc.
La 2e génération d’iMac, abordable et performante, confirme le renouveau. Steve Jobs joue alors un coup de maître en avril 2003 avec l’iPod (3, 7), un lecteur de fichiers numériques musicaux MP3, couplé au logiciel et magasin en ligne iTunes. Succès fulgurant : 14 millions d’unités vendues. Grâce à l’iPod, Apple – dont les ordinateurs représentent 2 à 2,5 % du marché – réussit sa diversification. Elément capital, l’iPod va conditionner la stratégie d’Apple dans la conquête du grand public pour les loisirs numériques (audio, video, téléphonie) des mois à venir.