À côté des colliers de nouilles et autres dessous de plat faits de pinces à linge vernies ; à côté, peut-être, de quelques robots ménagers ou, mieux, de fragrances de marque, pourquoi, en cette fête des mères 2006, ne pas faire de sa maman une maman high tech ? Pour les retardataires – le jour J, c’est demain – petite sélection.
1. Le cadre numérique.
Réservés aux plus fortunés, ces cadres sont dotés d’un écran à cristaux liquides et
d’un lecteur de cartes numériques. Objectif: afficher les photos des vacances sous
forme de diaporama. Compter environ 200€.
2. Lewaterclock.
Ce réveil original pourra fonctionner des années grâce à l’électrolyse d’un morceau de zinc. L’eau est astucieusement stockée dans un récipient qui sert de vase. 13€.
3.Tetran.
Fatiguée de démêler l’enchevêtrement des fils d’un casque stéréo. Voilà la solution pour enrouler intelligemment les câbles.13€.
4.Chocolate.
Le dernier né des téléphones de LG, le Chocolate s’habille d’une robe noire laquée. Disposant de toutes les technologies (bluetooth, appareilphoto), il propose des touches sensitives. 440€ sans abonnement.
5. Montre MP3.
Avec sonbracelet en cuir rose, cette montre élégante donne l’heure mais permet aussi d’écouter des morceaux demusiques MP3. Livrée avec ses écouteurs, elle affiche une autonomie de 8 à 10 h. 100€.
À la faveur de compagnes publicitaires, les Toulousains ou les Montpelliérains ont pu découvrir, ces derniers mois, le Segway HT (human transporter), cette étonnante trottinette électrique venue des États-Unis, qui préfigure ce que pourraient être les moyens de locomotion individuels du futur, alternatifs à l’automobile. Car il n’y a pas que le vélo ou les rollers pour se déplacer écologiquement en ville. De toutes les solutions imaginées jusqu’à présent et dont certaines – voir ci-contre – paraissent fantaisistes, amusantes ou trop sportives, le Segway constitue à la fois la plus originale, la plus simple et la plus aboutie.
Dix minutes d'apprentissage
Inventé en 2003 par l’américain Dean Kamen, le Segway est articulé autour d’un gyroscope et est fondé sur le principe de l’équilibre dynamique.Le «conducteur» se tient debout sur une plateforme posée sur un axe supportant deux roues. En se penchant légèrement en avant, le Segway avance ; en arrière, il recule. Déroutante de prime abord la conduite du Segway s’apprend en une dizaine de minutes pourtant. D’une autonomie de 10 à 20 kilomètres grâce à des batteries, le Segway, doté de deux moteurs de 1500 W, peut atteindre 20km/h.
Segway a décliné son premier modèle avec plusieurs versions (golf, tout terrain, police et sécurité) et vient de présenter récemment un nouveau modèle à 4 roues. En plein développement aux États-Unis, le Segway séduit l’Europe et la France. Dans l’Hexagone, 270 Segway ont été écoulés, notamment en entreprises et chez les collectivités (la police lyonnaise par exemple), mais aussi chez certains particuliers handicapés. Le prix très élevé pour l’heure (à partir de 6000 €) décourage, en effet, le grand public.

Et aussi
Le poweriser. Pas de roues certes pour le poweriser mais un mode de locomotion original. Après avoir chaussé ces drôles d’échasses sur ressort, l’on est fin prêt pour faire des bonds de 1,80 mètre de hauteur pour trois mètres de long. De vraies bottes de sept lieues disponibles en plusieurs tailles et notamment pour les enfants. Mais jouer au kangourou a, là aussi, un prix : quelque 400€ la paire.
Le Singleroll skater. Moins cher (99€), le Signleroll skater permet de «skier» sur route avec un drômle de skate à deux roues.
Le Piaggio MP3. Un scooter mais avec 3 roues ! Tel est le pari de Piaggio avec son MP3. Confort et grande stabilité au programme.

Le commerce sur internet qui a connu un vrai boom à Noël dernier continue son embellie et s’installe durablement comme l’un des modes de consommation préféré des Français. Alors qu’une étude, cette semaine, indiquait qu’un Français sur quatre surfait régulièrement, la Fédération des entreprises de vente à distance (Fevad, qui regroupe 340 entreprises et 520 sites internet) a rendu publique son étude réalisée à partir de 32 sites de commerce électronique participant au panel iCE. Combinée avec les données communiquées par les plateformes de paiement, elle a établi que les ventes sur internet ont progressé de 43 % au cours du premier trimestre par rapport à la même période en 2005. La plus forte hausse concerne les ventes aux professionnels (B2B) avec un chiffre d’affaires en hausse de 44 %. Les sites de voyages en ligne progressent de 34 %. Les ventes aux particuliers (hors voyages-loisirs) grimpent de 30 % et le high tech de 24 % Avec 2,8 milliards de chiffre d’affaires pour ce seul premier trimestre 2006, l’e-commerce a déjà réalisé un tiers de son chiffre d’affaires de 2005 (8,7 milliards d’euros).
Fin de la Guerre froide, nouveaux types de conflits sur de nouveaux territoires et naturelle évolution des équipements accompagnant les progrès technologiques ; tout a concourru, ces dernières années, à ce que les armées réfléchissent à de nouvelles tenues de combat. Future Warrior concept (concept de guerrier du futur) et Future Force Warrior aux Etats -Unis, programme FIST au Royaume-Uni, IdZ en Allemagne, ou encore Félin en France, chaque pays développe son propre concept de soldat du futur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les premières tenues sont assez bluffantes, particulièrement sur leur esthétique qui rappelle les films de science fiction tels Star Wars.
Système Félin en France
Au-delà de cet aspect anecdotique, ces tenues de combat constituent l’une des premières applications concrètes des nanotechnologies, c’est-à-dire de l’ensemble des techniques visant à produire, manipuler, et mettre en œuvre des objets et des matériaux à l’échelle du nanomètre (10-9 mètre). Aux Etats-Unis, le célèbre Massachusset Insitute of Technologie (MIT) accueillle en son sein l’Institute for soldier nanotechnologies (ISN). Multidisciplinaire, cet institut a déjà conçu des matériaux étonnants pour protéger les soldats contre les attaques balistiques, chimiques et biologiques ; réduire le poids embarqué sur le champ de bataille (de 30 à 70 kg aujourd’hui). Sept équipes de chercheurs travaillent sur rien moins que 37 projets pour intégrer le maximum d’équipements dans la tenue de combat la plus légère possible. Et les Etats-Unis y mettent les moyens : 2 milliards de dollars pour le programme de recherche
Avec un budget certes inférieur – 800M€, marché remporté par Sagem Défense Sécurité, filiale du groupe Safran – la France n’en est pas moins dans la course avec le système Félin (fantassin à équipement et liaisons intégrées). Ce système, qui équipera des milliers de soldats de l’armée de Terre à partir de 2007 – 22600 panoplie pour 20 régiments d’infanterie – inclut une nouvelle tenue de combat,plus souple, plus légère et plus ergonomique ; des armes équipées de moyens optroniques modernes (lunettes à intensification de lumière et thermiques infrarouges) ; des équipements de tête (viseurs, afficheurs, vision nocturne) ; de puissants moyens de communication ; et des sources d’énergie individuelles. Le tout est régi par une plateforme électronique portable. L’objectif poursuivi par les armées , en France comme à l’étranger, est de rendre le soldat plus efficace, mieux protégé et équipé et, surtout, moins isolé sur le champ de bataille.
Au final, nombre des technologies développées pour les militaires , notamment en ce qui concerne les tissus, devraient trouver des débouchés pour le grand public et plus pariculièrement les sportifs d’ici quelques années.

L’exosquelette, l’autre piste de recherches
exosqueletteÀ côté des recherches consacrées à l’amélioration des tenues de combat des militaires, les laboratoires de recherches planchent sur d’autres pistes. Et notamment l’exosquelette. La problématique était que les soldats amenés à se déplacer vers une zone d’opération sur plusieurs kilomètres arrivaient épuisés du fait de l’équipement très lourd. L’idée est donc que le militaire «chausse» une sorte de cuissarde robotisée qui va lui permettre de transporter sans trop d’effort des sacs plus lourd, en marchant plus vite et pendant plus longtemps. Ainsi le laboratoire de robotique et d’ingénierie humaine de Berkeley, fondé en 2000, mène à bien le projet.


Voilà un guide qui devrait ravir tout à la fois les réfractaires à l’achat sur internet comme les aficionados de ce mode de consommation. Les Éditions du consommateur viennent, en effet, de lancer «Captain Web 2006» (22,70 €), un guide pratique qui est au cybercommerce ce que peut être le guide Michelin pour les hôtels-restautants.
Pour cette première édition, 1000 adresses ont été sélectionnées et classées par catégories. On en compte onze : alimentation, vin et alcool ; décoration, loisirs créatifs ; bureau, travail ; jardin et extérieur ; auto, moto et scooter, vélo ; beauté, santé ; enfants, maternité ; livres, musique et films, médias ; sortir, voyager ; mariage ; sites comparateurs de prix. Dans chaque rubrique, les auteurs notent de 1 à 5 étoiles la valeur ajoutée, la cohérence et la présentation de l’offre, la commande et le suivi, la livraison, le service après vente et la fidélisation. Il est également indiqué si le site web offre le paiement sécurisé en ligne et s’il dispose d’une boutique physique. Les auteurs ont aussi listé des coups de cœur et des coups de pouce. En introduction, le lecteur-consommateur trouvera des informations sur la législation en vigueur, sur les solutions de paiement, etc. Enfin, le livre regorge de codes promotionnels…
Le succès inattendu – plus de 3 milllions de connexions en quelques heures – rencontré la semaine passée par l’Institut national de l’audiovisuel (INA,www.ina.fr) qui a mis en ligne quelque 100000 programmes soit 10000 heures de ses archives à consulter gratuitement (à 80%), atteste, d’évidence, d’un tournant dans la façon de consommer la télévision. Après la révolutionde la télécommande qui a installé le zapping, voici venu le temps de la télé à la carte. Une télé rendue possible par l’internet à haut débit e tbaptisée TvIP (television on internet protocol).
Bien placée sur l’internet à haut débit (ADSL, câble, bientôt fibreoptique), la France, logiquement, est devenue le pays d’Europe qui compte leplus d’abonnés à la TvIP. Le cabinet d’études Gartner estime ainsi que d’ici la fin 2006, la moitié des 3,3 millions d’abonnés européens à la TvIP résideront en France. Et en 2010, il pourrait y avoir 16,7 millions d’abonnés européens dont 5 millions en France. Autant dire que ce marché – 682 M€ attendus – attire les convoitises et explique que tous les opérateurs de télécommunications et de l’audiovisuel s’y intéressent. Les fournisseurs d’accès à internet Free, Alice, Neuf-Cegetel ou France Telecom permettent à leurs abonnés (dégroupés) de bénéficier de la télé, en qualité numérique. Il s’agit de bouquets de chaînes voire des chaînes de la TNT, de CanalSat et de TPS. Mais surtout,certains de ces internautes peuvent profiter de la vidéo à la demande (VOD, video on demand) sur leur téléviseur(Free, FranceTelecom) ou surleur ordinateur.
Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit de louer (ou d’acheter) un programme, un film ou un documentaire par exemple. Une fois le prix acquitté, le programme est soit téléchargeable surle disque dur, soit diffusé en continu (streaming). Selon les droits acquis,on peut regarder le programme durant 24 ou 48 heures, ou le graver et le conserver. L’avantage sur les vidéoclubs est indéniable : plus besoin de se déplacer pour emprunter et rapporter le DVD, le catalogue de films est toujours disponible, la qualité de diffusion (qui dépend de la connexion internet) est bonne, et les tarifs restent raisonnables. Les chaînes de télévision – TF1, France 2 – se sont elles aussi lancées dans la VOD et proposent d’ores et déjà certaines de leurs émissions déjà diffusées.