Rares sont les entreprises qui peuvent se targuer d’avoir bouleversé leur secteur d’activité par deux fois. Apple est de celles-là. Après son Macintosh en 1984, la firme de Cupertino a créé un nouveau phénomène de société avec son lecteur de musique numérique iPod dont on vient de fêter le 5e anniversaire. Grâce à son très design baladeur, plusieurs fois renouvelé et sans cesse amélioré (cf. ci-dessous), et son logiciel et magasin internet iTune, Apple s’est installé au sommet de la musique numérique. Depuis 2001 ce sont 67,6 millions d’iPod qui ont été écoulés.Un succès qui a même fait démentir les analystes lorsque ceux-ci tablaient sur une accalmie, l’été dernier. Aujourd’hui l’iPod et dans une moindre mesure les nouveaux ordinateurs iMac assurent la stabilité financière d’Apple.
Même s’il accepte les banals fichiers MP3, l’iPod fonctionne avec des fichiers maison au format AAC, capables de gérer les fameux droits DRM anticopie. Fermé, le système iPod + iTunes fait enrager la concurrence qui, malgré quelques idées novatrices, reste loin derrière. Plus que les autres géants de l’électronique grand public et acteurs de l’internet, Philips et Real Networks doivent d’autant plus enrager qu’ils auraient pu réaliser l’iPod. En 2001, les deux firmes avaient, en effet, rejeté le concept que leur avait présenté l’ingénieur Tony Fadell. Ce dernier a trouvé une oreille attentive auprès de Steve Jobs.
Le flair de Steve jobs
Flairant comme personne les aspirations du marché et le devenir des technologies (musique dématérialisée, podcast, etc.)Jobs, le «gourou» d’Apple a tôt fait de comprendre les potentialités d’un tel appareil avec sa roulette magique.
Alors que la 5e génération du baladeur vedette a été récemment présentée, l’iPod peut s’enorgueillir d’avoir suscité une véritable économie autour de lui. Du transmetteur sans fil pour utiliser sa chaîne hifi ou son autoradio comme haut-parleurs en passant par le déroule-papier toilette avec station d’accueil; la station d’accueil radio-réveil, les innombrables casques filaires ou non, les étuis, etc.les accessoires sont légion (plus de 3000). Et que dire des autres constructeurs qui imitent la forme de l’iPod pour espérer survivre face à celui qui capte 72 % du marché US…
Mieux, comme tout objet culte, l’iPod a suscité le développement de très nombreux logiciels le transformant en agenda, lecteur de fil RSS, etc. Et la communauté des fans ne cesse de bruire de rumeurs sur les futurs iPod comme celui, très attendu qui disposera d’un écran géant tactile ou qui fera téléphone. Alors qu’est attendu le minuscule iPod Shuffle (photo) à la fin du mois, l’iPod-mania a de beaux jours devant elle.

Qu’il semble loin le temps où certains se gaussaient du retard technologique de la France, notamment par rapport aux Etats-Unis. Depuis quelques années, l’engouement des Français pour les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) ne cesse de croître: explosion de la téléphonie mobile qui a dépassé le fixe; envolée de la télévision numérique terrestre (TNT) et ses déjà 4 millions de récepteurs vendus; développement fulgurant de l’internet (26 millions d’internautes) qui classe la France au premier rang européen en terme de tarifs – l’abonnement est parmi les plus bas – et d’usages – la France compte le plus de blogueurs en Europe et les ventes sur internet ont bondi de 31 % fin 2006, etc...
Mais comme tout succès, celui des technologies s’accompagne de zones d’ombres… ou plutôt de zones blanches. Celles de territoires entiers où l’ADSL est au mieux au débit minimal, au pire absent. Celles où les téléphones mobiles, tous opérateurs confondus, restent irrémédiablement muets. Celles où les chaînes de TNT ne sont pas toutes reçues ou carrément absentes.
A ces oubliés des TIC s’ajoutent ceux d’entre nous qui s’arrachent les cheveux devant la jungle des tarifs des mobiles, devant ces «box» internet aussi complexes que leurs services d’assistance sont injoignables et onéreux, devant le coût du passage à la TNT, bien loin d’être «gratuit.» Ces déboires, dont nous font part nombre de nos lecteurs, notamment sur www.madepeche.com, touchent aussi les entreprises, les artisans et commerçants du Grand Sud qui se sentent, à juste raison, pénalisés par rapport à leurs voisins.
Heureusement, ici et là, à l’initiative d’associations de consommateurs, d’élus, de collectivités ou de simples particuliers courageux et pugnaces, les situations finissent par se débloquer pour que chacun, où qu’il soit, ait droit aux technologies aujourd’hui plutôt que demain.

ADSL. Un observatoire des zones blanches
Dans sa dernière lettre, l’Arcep indique qu’à la fin de l’année 98 % de la population sera couverte. En Midi-Pyrénées, le conseil régional a calculé que le taux de couverture sera de 93 % d’ici fin 2006 et vraisemblablement 99 % d’ici 2008. La géographie de la région mais aussi les limites de la technologie ADSL (le débit diminue au fur et à mesure qu’on s’éloigne du central) expliquent que des zones blanches vont perdurer.Le remède? De nouvelles technologies et le système D. Par exemple à Saint-Jean-d’Alcapiès en Aveyron, une liaison internet satellite a été installée sur la mairie, qui arrose ensuite en WiFi les maisons du village (20Mbits pour 23 € par mois).L’essor du WiMax dont les licences régionales ont été attribuées l’été dernier devrait permettre de n’avoir en France que 1 % de zones blanches pour lesquelles l’Arcep table sur l’engagement financier des collectivités afin de financer des réseaux d’initiatives publique. L’Arcep et la Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (Diact, ex-Datar) vont lancer en 2007 un Observatoire des zones blanches du haut débit pour mieux identifier les territoires. Reste le dégroupage des centraux téléphoniques. La pression combinée de la concurrence et de l’Arcep a permis d’ouvrir les centraux de France Télécom aux opérateurs alternatifs. Mais il reste beaucoup à faire et, même à Toulouse centre, d’un quartier à l’autre, les internautes ne sont pas égaux quant aux services qu’ils peuvent avoir.

Dans le Tarn, qui va payer
(Contribution d'Emmanuel Da Costa sur www.madepeche.com)
Je regrette que le texte de loi définissant le service universel et pour lequel France Telecom a été mandatée après candidature, n’inclue pas le droit à l’accès haut débit pour tous. La mutualisation des FAI aurait pu paraître comme la solution, mais en pratique les investissements ne concernent que les parties du réseau qui sont économiquement les plus intéressantes. Dans cette cacophonie où chacun se renvoie la balle, une intervention de l’état redéfinissant ce service universel serait salutaire, il est peu probable qu’il le fasse au vu des enjeux et des pressions. Devant la multitude des solutions alternatives, WIMAX, CPL, les plus petites communes sont désarmées et hésitantes, des élus locaux ignorant tout de ces nouvelles technologies restent souvent passifs en espérant… Le département me parait être le candidat idéal au tissage du dernier fil de la toile. En effet, il est le plus proche et il dispose des connaissances juridiques et techniques adéquates. Son rôle sera de trouver de vraies solutions évolutives comprenant des taux de transfert de qualité, afin de résorber pleinement et justement la fracture numérique.


TNT. 2011 en ligne de mire
L’engouement pour la télévision numérique terrestre (TNT) et ses 18 chaînes gratuites ne se dément pas depuis son lancement en mars 2005 puisque 4,047 millions de récepteurs ont été vendus ou loués.Un chiffre qui tient compte des récepteurs internet ADSL (les fameuses box). Mi-octobre le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a ouvert la 4e phase de déploiement des relais TNT. Une phase qui donnera un peu plus d’aisance au Grand Sud et en Midi-Pyrénées, assez mal lotis au départ.Ainsi depuis le 19 octobre Albi, Montpellier et Perpignan sont couverts.Au niveau national, 65 % de la population sont couverts. Un nombre qui passera à 70 % au printemps 2007.
Au quotidien, nombre de Français ont dû, en plus d’acquérir un décodeur, revoir leur antenne rateau et effectuer de nombreux réglages.Alors que l’Aveyron pétitionne pour recevoir la TNT, certains téléspectateurs, à Toulouse, ne captent qu’une partie des 18 chaînes. La fin de la télé analogique prévue le 31 décembre 2010 ne laisse pas d’inquiéter les zones blanches.«Rien n’est prévu», pestent certains maires, qui s’interrogent sur le «bouquet satellitaire» promis par le gouvernement et surtout son coût final pour l’usager.

Qualité du service et rentabilité
On peut constater que selon la densité de population des zones de la région, la qualité de la réception des chaînes de la TNT est très variable. Robert, dirigeant de l’entreprise «SR Bastide» spécialisée dans la vente et la réparation de matériel numérique à Castres témoigne de ces disparités: «A Albi, où les émetteurs TNT se vendent en grandes quantités, il n’y a eu aucun problème depuis le lancement. Sur le versant nord de la Montagne Noire par contre, seules 13 chaînes sur 18 sont visibles actuellement. Les antennes relais ne sont pas encore réglées, nous attendons une solution dans un mois». Et il ajoute: «Bien que nous vendions des récepteurs, nous sommes contrariés d’avoir été lésés pour une question de rentabilité. Nous effectuons des déplacements chez des particuliers souvent âgés, et cette période d’attente bloque nos activités. Pour éviter plusieurs interventions successives, il faut attendre les bons réglages».
Marc de Boni


Téléphone mobile. Prévu pour tous fin 2007
Avec un taux de pénétration de près de 80 %, le succès du téléphone portable dépasse celui du fixe.Une raison de plus pour ne plus supporter les zones blanches. Sur la pression de l’Arcep et, surtout, celles des élus des communes et départements ruraux, l’État a très tôt compris l’urgence qu’il y avait à agir. Certes, lorsque l’on regarde les cartes des trois opérateurs Orange, SFR et Bouygues Telecom, le Grand Sud souffre toujours mais les choses bougent. Le 15 juillet 2003, l’État, l’Arcep, l’association des maires de France, l’assemblée des départements de France et les trois opérateurs de téléphonie mobile ont signé un accord pour résorber d’ici fin 2007 toutes les zones privées de portables. Ce plan prévoit l’édification de pylônes qui, ensuite, de façon mutualisée ou non y installent leurs équipements. Problème: le plan concerne la technologie mobile de 2e génération (GSM et GPRS)… et non pas la 3e génération (le haut débit UMTS) qui reste réservé aux villes. Dès lors s’ouvre une nouvelle fracture… Quant à la facture, les consommateurs pourraient enfin y trouver leur compte.La condamnation des trois opérateurs pour entente sur les tarifs et l’apparition des opérateurs mobiles virtuels (MVNO) devraient contribuer, sinon à une baisse global des tarifs, du moins à un élargissement du marché avec des offres plus pointues et, espérons-le, plus claires.


Lexique
ADSL. Asymmetric Digital Subscriber Line. L’accès le plus courant au haut débit pour internet.
WiFi. Technologie de réseau informatique sans fil.
WiMax. Comme le WiFi mais sur plusieurs kilomètres.
Dégroupage. Ouverture du réseau local de France Télécom à la concurrence.
FAI. Fournisseur d’accès à internet.
TNT. Télévision numérique terrestre.18 chaînes gratuites, 11 payantes.
MVNO. Mobile Virtual Network Operators, opérateur mobile virtuel.Il loue le réseau des 3 opérateurs (SFR, Orange, Bouygues)

Billet
L'autre fracture
Philippe Rioux
Au vu des taux élevés de couverture de la TNT, de l’ADSL ou de la téléphonie mobile, certains ont tôt fait de ranger la fracture numérique au rang des dossiers classés, estimant que les zones blanches, peu peuplées, finiraient par se résorber au fur et à mesure que les technologies progressent. Si cette analyse très jacobine est globalement vraieà long terme, elle reste inacceptable car elle bafoue à la fois le principe d’égalité de tous devant les nouvelles technologies et la conception d’un aménagement numérique du territoire harmonieux. Surtout, elle masque une autre fracture numérique : celle qui sépare, pour un même prix, ceux qui bénéficient de tous les services de ceux qui doivent se contenter de services au rabais...
François Bayrou, député des Pyrénées Atlantiques, président de l'UDF et candidat à l'élection présidentielle, était invité ce lundi à La Dépêche pour participer à un face aux lecteurs.
Pour écouter le podcast des échanges très riches entre nos six lecteurs et l'ancien ministre de l'Education nationale, utilisez le lecteur ci-dessous.



François Bayrou s'est ensuite mis au clavier pour entamer un chat.

Bonjour à toutes et à tous, nous avons le plaisir d'accueillir François Bayrou, président de l'UDF, à l'occasion de chat oragnisé par La Dépêche, en partenariat avec Canalchat.com !
Salut à tous

thom:Aujourd'hui, êtes-vous sûr et certain d'être candidat à l'élection présidentielle ?
à votre avis ?

lisa:Ne pensez-vous pas que l'on s'oriente vers un duel Sego-Sarko et que tous les autres candidats vont passer au second plan ?
Je pense exactement le contraire. Il y a une pression forte, médiatique et politique, pour qu'il en soit ainsi. Mais les Français ne se laisseront pas conduire par le bout du nez. Ils vont, comme à toutes les élections précédentes, changer le jeu et créer une surprise..

Quentin:Aujourd'hui, et malgré l'avertissement de 2002, la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour reste encore et toujours possible.. Y a t'il un espoir que cela change d'ici les élections ?
Oui, s'il existe une autre alternative, crédible et républicaine : un candidat qui porte la certitude que les pratiques politiques peuvent changer.

eddy:Monsieur avez l'intention ,si vous arrivez aux responsabilites de toucher au regime speciaux

thom:Bonjour ! Sur la question de la réforme des régimes spéciaux de retraite, quelle est votre position en tant que candidat ?
Oui, je pense que la réforme des régimes spéciaux est nécessaire, ne serait-ce que pour des questions de justice. Cette réforme doit être juste, c'est-à-dire prendre en compte les engagements pris au moment de la signature du contrat à l'égard des salariés. Cela ne pourra se faire qu'en adoptant un régime de retraites par points.

Fabio: M. Bayrou, que pensez-vous de la nouvelle offensive contre les 35 heures? êtes-vous en faveur de leur suppression?
Je pense que la manière dont les 35 heures ont été mises en place a été une grave erreur.
Je pense que certains salariés ont trouvé une nouvelle organisation de leur vie avec les 35 heures et que d'autres en ont souffert.
Il faut donc permettre une souplesse nouvelle, par une organisation différente des heures supplémentaires, entre 35 et 39 heures, qui apportent un plus significatif au salarié qui fait cet effort sans pénaliser l'entreprise.

Séverine:Bonjour, sur le mariage gay, Ségolène a dit non puis oui. Sarko dit encore non. Et vous?
Le mariage signifie pour beaucoup de Français l'union d'un homme et d'une femme. Une union civile, y compris à la mairie, peut permettre l'égalité de droits, en particulier fiscaux et de transmission d'héritage.

EnkWill:Si vous êtes élu, que comptez vous faire des institutions qui régissent notre vie politique ? Vers une VIeme République ? Quel rôle souhaitez vous au Parlement ?
Je suis pour une sixième République qui donnera à tous les Français le droit d'être représentés au parlement et qui interdira au gouvernement de passer en force en méprisant le parlement qui représente les Français. Je suis pour que les élus ne puissent plus être absents à l'Assemblée nationale.
.

Fabio:Bonjour monsieur Bayrou. Comment vivez-vous avec l'image que donne de vous la marionnette des guignols de l'info?
Je ne peux pas dire que ça me fasse plaisir. .

Dv:Salut François, comptes tu te rallier à la droite au second tour ?
Je compte être présent au second tour et que les ralliements se fassent autour du projet que je porte.

Joel C.:Quelles sont vos relations avec Gilles de Robien ?

malouda:Pourriez-vous nous expliquer les raisons de votre désaccord avec Gilles de Robien ?
Gilles de Robien pense que nous devrions nous définir dans une relation exclusive avec l'uMP, donc forcément dans une relation de dépendance à l'égard de ce parti. Je pense le contraire : il faut que nous soyons indépendants, et capables de réunir des personnalités venant de droite et venant de gauche pour une majorité nouvelle, pas pour la majorité ancienne, d'un bord ou de l'autre.
.

pat64:allez- vous vous presentez a la 2ieme circonscription des pyrenées atlantiques?
Pas si je suis élu président de la République, c'est incompatible.

Toulousaiiin:M le Ministre, la recrue d'elus toulousains à l'UDF est-elle l'annonce d'une liste UDF aux municipales à Toulouse? Qu'en sera-t-il des législatives dans la ville "rose"?
Il y a à Toulouse un besoin de renouvellement profond. Ne pensez-vous pas ?.

Gilles:Etes vous favorable au mandat unique pour les hommes politiques ?
Oui, en tout cas pour les députés à l'Assemblée nationale.

KingBee:Petite question, à 6 mois des élections de très nombreux sujets sur la sécurité reviennent à la une des journaux comme lors de la précédente élection ? Une coincidence pour vous ?
Je crois assez peu aux coincidences.

sru14229:que pensez vous du temps choisi et qui serait votre premier ministre ?
Un premier ministre choisi.

Philippe:Bravo pour votre dénonciation des médias rattachés aux puissances de l'argent et qui favorisent Sarkozy ou Royal. Mais cela existe depuis longtemps : pourquoi ne pas l'avoir dénoncé plus tôt ?
Peut-être parce que c'était moins lourd, moins fort qu'aujourd'hui. Peut-être aussi parce que mon analyse était encore inachevée.

guest:pourquoi le candidat de l'UDF ferait-il un meilleur score en 2007 qu'en 2002 ?
Parce que vous allez voter pour lui.

Luis O.:Comment expliquez-vous le succès de Ségolène Royal dans les sondages ?
Parce que c'est pour l'instant un succès dans les sondages.

Centre:M Bayrou on parle bcp de M.Cavada à Toulouse. Qu'en est-il exactement. Info ou intox?
Je suis obligé de vous dire que l'on parle de Jean-Marie Cavada partout.

KingBee:Pour vous quels vont être les thèmes de campagne sur lesquels vont se jouer l'élection ?
1/ le gouffre entre le peuple et les pouvoirs (ce que j'appelle le tiers état) 2/ le modèle français, républicain,social, face à la mondialisation
.

john:Pensez-vous que Jacques Chirac se présentera ?
Ajout à la question précédente : pour moi, le thème prioritaire, ce sera l'éducation
Non, je ne crois pas. Mais je n'exclue jamais les surprises, surtout avec J. Chirac.

Gilles:Allez vous regarder le documentaire sur Chirac ce soir et demain ?
Je vais le regarder en DVD.

Luis O.:Vos réponses sont courtes. Voici une question qui mérite un développement. En tant qu'ancien ministre de l'éducation, citez une ou deux réformes qui doivent abosulement et rapidement être entreprises ?
Vous lirez ma réponse demain matin dans la Dépêche. Nous venons d'y consacrer un long moment dans le face aux lecteurs. (Les lecteurs étaient très bien).

Daniel:Si Sarkozy devient président iriez vous dans son gouvernement ou bien serez vous dans l'opposition ?
Comme vous l'aurez compris, je ne suis pas candidat pour que d'autre soient élus -.

Lucas:Vous dites être prêt à être premier Ministre en 2007. Oui, mais de qui ?
Non. Ce n'est pas à Matignon que les choses essentielles se jouent : c'est à l'Elysée que l'on peut changer les choses.
.

julien:Que pensez-vous du mode désignation du candidat PS ? Ces débats devant les militants sont-ils positifs selon vous ?
Ce ne sont pas vraiment des débats, puisqu'ils ne peuvent pas parler entre eux.

Luis O.:Sarkozy a des idées très claires et très précises, un programme en rupture, un franc parlé, pourquoi ne le soutenez-vous pas ?
Je me demande si vous ne seriez pas un peu partisan de Sarkozy ?.

Daniel:Seriez vous pour l'abandon du rôle du premier ministre remplacé par l'action du président ?
C'est vrai que pour moi il faut que le président assume directement sa responsabilité devant le pays. Le premier ministre doit être le chef d'équipe, le capitaine du gouvernement.
.

EnkWill:Comment expliquez cette multiplication des candidats ? Est ce bon pour la démocratie ? Ne craignez vous pas avec votre candidature de faire perdre la droite ? De faire votre 21 avril ?
Je pense qu'il y aura beaucoup moins de candidats qu'en 2002. Le pluralisme est indispensable pour que le pouvoir ne soit pas confisqué, mais il doit être organisé. Autrement dit, c'est du bon sens.
.

EnkWill:Vous êtes vous fait taper sur les doigts par TF1 après vos propos sur la collusion des médias et de Sarkozy ?
Disons que nous avons eu une explication orageuse (très orageuse).

Merci beaucoup François Bayrou, le mot de la fin ?
Il reste beaucoup de questions, mais le chat s'achève. J'ai été très heureux de passer ce moment directement avec vous.

pat64:il doit y avoir des internautes pro-bayrou

Luis O.:Merci beaucoup. Dommage, les réponses sont un peu courtes !

Fabio:Bonne chance

sam:merci d'avoir répondu à nos questions !

luc:très intéressant, merci..

thierry:bonne journée !

gaudin:Merci de nous répondre directement !
La bonne vieille cassette VHS vient de fêter ses 30 ans le mois dernier. Certes, il y avait bien eu des enregistreurs audiovisuels avant septembre 1976, mais c’est en lançant le massif HR-3300 que JVC remporta la bataille des formats face au Betamax de Sony, pourtant de meilleure qualité. Ironie du sort, les deux géants de l’électronique se retrouvent encore aujourd’hui face à face pour déterminer le format qui doit succéder au DVD (lire encadré).
Chassée par les DVD ou cantonnée au mieux à une petite étagère dans les vidéoclubs depuis déjà quatre ans, la cassette a vu sa mort programmée par les studios hollywoodiens qui ont décidé d’arrêter de commercialiser leurs films sur ce support fin 2006.
Restait un atout à la cassette VHS: l’enregistrement des programmes télé chez soi. Las, l’apparition des lecteurs-enregistreurs de DVD et, surtout, ceux dotés d’un disque dur, ont sonné le glas de la cassette VHS, encombrante et offrant une piètre qualité à l’heure de la TNT et des écrans plats. Aujourd’hui, difficile de trouver un magnétoscope dans les rayons hi-fi des hypermarchés. Tout est fait pour franchir le pas. Entre l’appareil qui combine VHS et DVD, celui qui grave et celui qui peut enregistrer sur disque dur, le choix est vaste et complexe.
Outre une capacité d’enregistrement colossale (jusqu’à 700h) l’enregistreur à disque dur (personal video recorder [PVR] en anglais) présente de nombreux avantages: plus besoin de support vierge, enregistrements et effacements illimités, gravage sur DVD des enregistrements à conserver, etc. Mieux, beaucoup de ces PVR affichent à l’écran un guide des programmes télé et presque tous permettent le «time shifting» (on peut s’absenter un instant, revenir et reprendre là où on l’avait laissé le programme, enregistré en mémoire tampon).
Aux États-Unis, les PVR ont depuis longtemps le vente en poupe et ont fait frémir les chaînes de télé: en 1998, TiVo permettait de zapper… les écrans de pub! Les networks ont fait annuler en justice cette possibilité, mais le succès des PVR, qui permettent de consommer autrement la télé, s’est poursuivi. Aujourd’hui, il se vend 19 millions de PVR dans le monde. La France en compte 1,5 million dont 250000 inclus dans les décodeurs satellites ou ADSL.

Bataille de format
Comme il y a 30 ans pour le VHS et le Betamax, l’industrie électronique se déchire sur le format qui succédera au DVD. D’un côté le Blu-Ray soutenu par Sony, Apple, Philips, Samsung, Thomson, etc. et les studios Disney, MGM. De l’autre le HD-DVD mis en avant par Toshiba, Microsoft, Nec et les studios Warner, Paramount. Au centre, le consommateur qui ne sait que choisir. Mieux vaut donc attendre.
En rachetant mardi pour la somme colossale de 1,65 milliard de dollars le célèbre site internet de partage de vidéos You Tube, à peine vingt mois après sa création, le géant américain Google fait d’une pierre deux coups : il conforte sa position sur la vidéo, devenu l’eldorado d’internet ; et, plus globalement, il ouvre une nouvelle page de l’histoire de la télévision.
Malgré sa notoriété, le service de partage de vidéos de Google lancé en même temps que You Tube plafonnait à 11 % de parts de marché contre 46 % pour son concurrent. Avec ce rachat, Google passe ainsi de la 3e place à la première, devançant MySpace (21 %), propriété de New Corp.
Bien que You Tube ne dégage pour l’heure aucun bénéfice, l’opération de Google a été saluée par les analystes financiers qui y voient une bonne affaire. «Le marché de la publicité liée à la vidéo devrait atteindre 640 millions de dollars en 2007 et 1,5 milliard en 2009», explique la banque d’affaires Merrill Lynch. En 2010, l’on prévoit 2,3 milliards de dollars soit 10 % de la publicité totale sur internet.
Le rachat de You Tube par Google signe aussi la rencontre de deux success stories humaines et industrielles, comme l’Amérique en raffole. Google a été fondé dans un garage de la Silicon Valley le 7 septembre 1998 par deux étudiants, Larry Page et Sergey Brin. You Tube a été créé en février 2005, dans un garage également, par d’anciens employés de PayPal (un moyen de paiement sur Internet) : Chad Hurley, Steve Chen.
Zapping mondial
Le succès fulgurant de You Tube rappelle aussi celui de Google : la simplicité et la rapidité pour répondre à un besoin des internautes, en l’occurrence l’envie de partager des vidéos. Sous le slogan du site «Broadcast yourself» (diffusez vous-même) chacun y est allé de sa contribution. Du gag familial à l’anniversaire du petit dernier, du concert auquel on assiste à sa publicité préférée, You Tube, c’est le grand zapping mondial, une vraie télé-réalité du quotidien.
Mais le site s’est attiré les foudres des majors de l'audiovisuel qui l’ont accusé d’être complice de la diffusion d’œuvres protégées par les droits d’auteurs. Google et You Tube ont d’ailleurs, avant leur contrat, donné des gages de bonne conduite : détection et filtrage des contenus pirates. Face au succès sans précédent de You Tube et sa possibilité de faire de chacun d’entre nous un directeur de télé élaborant sa propre grille de programmes, les majors, finalement en position de faiblesse, ont dû négocier : des accords avec Google et You Tube ont été signés pour la diffusion légale d’extraits vidéos avec partage des revenus publicitaires. Car on n’arrête pas un raz-de-marée…

La vidéo bientôt sur madepeche.com
Le partage et la diffusion de vidéo à la demande (VOD) sont en plein boom. DailyMotion est un petit You Tube francophone ; TF1 a lancé WAT (vidéo et audioblogs). M6 a sa plateforme Wideo ; Canal+ a lancé, avec succès, Canalplay, un vidéoclub à domicile, et France Télévisions, TF1 , Arte ont toutes leur service de VOD. Sans compter des sociétés spécialisées (Francetvod, 24/24 video, etc.). Le nouveau site de www.madepeche.com ne sera pas en reste et très bientôt vous pourrez expédier vos vidéos à partir du site ou par MMS au 06 20 99 60 00.
You Tube
Créé en février 2005
72 millions de visiteurs par mois
100 millions de vidéos regardées chaque jour
600000 nouveaux clips hébergés chaque jour
67 salariés
46% de parts de marché
Le Mondial de l’Auto qui se tient à Paris démontre plus que jamaisle mariage entre l’informatique et la voiture : tout un stand est réservé, pour la première fois, à l’électronique embarquée. Longtemps annoncées comme étant pour l’auto de demain, les nouvelles technologies sortent de plus en plus vite des prototypes pour la voiture de monsieur tout le monde.
Les voitures se parlent. Tous les constructeurs ont développé des technologies visant à sécuriser la conduite. Les autos se dotent ainsi de nombreux capteurs. Toutes les technologies illustrées ci-contre sont déjà opérationnelles. Mais, surtout, la voiture «communicante» que l’on connaît aujourd’hui – celle dotée du Bluetooth pour le téléphone mobile et d’un récepteur GPS – va connaître un spectaculaire bouleversement avec la possibilité de communiquer… avec les autres voitures et… avec la route.
Concernant le dialogue entre autos (vehicle to vehicle ou V2V), BMW a déjà présenté une berline capable d’avertir les voitures qui la suivent d’éventuelles altérations de la chaussée.General Motors a imaginé «sixième sens»: une lumière clignote dans votre rétroviseur extérieur pour vous avertir qu’une voiture va vous doubler! Reste le problème de l’interopérabilité de tous ces systèmes.
Concernant la communication entre la route et la voiture, l’on connaît déjà l’alerte de franchissement de ligne continue, disponible entre autres chez Citroën. Mais les chercheurs vont plus loin. Aux États-Unis, pays des interminables highway, on réfléchit à des convois routiers de poids lourds guidés par le seul camion de tête. Mieux, il y a déjà eu des expérimentations de bus sans conducteurs; les véhicules étant guidés par des pistes magnétiques intégrées à la chaussée. Le hic, c’est que les investissements dans les infrastructures pour arriver à la voiture sans conducteur seraient très chers.
Internet et télé. Au-delà des questions de sécurité, l’électronique embarquée trouve un champ d’applications pour tout ce qui concerne le confort et l’agrément à bord. Pour faire patienter les chères têtes blondes sur le trajet des vacances, le multimédia vient au secours des parents. d’ores et déjà, le DVD a fait son entrée dans l’habitacle, sous forme de kit bon marché à installer soi-même, ou, mieux, sous forme d’option (les écrans plats LCD sont intégrés aux appuis-tête ou au plafond). Prochainement, c’est la télévision TNT qui va embarquer dans les autos. La technologie est prête. Le constructeur Archos propose déjà un baladeur multimédia capable de capter la télé dans une voiture qui roule. La société française DibCom propose, pour 800 €, d’équiper les voitures avec un décodeur TNT et une antenne afin de capter la TNT – dans les zones couvertes – en roulant jusqu’à 200 km/h. Enfin, ultime étape pour la voiture connectée: internet. Ici, il sera moins question de surfer sur le net et d’envoyer des e-mails – quoique ces usages devraient être possible – mais plutôt de pouvoir télécharger des informations utiles (restaurants, hôtel, parking, stations services), plus détailles et actualisées que celles que peuvent fournir certains GPS.

Le GPS
Véritables stars, les récepteurs GPS portables sont moins chers (dès 19€) et plus performants. Cartographie de la France ou de l’Europe, points d’intérêts, liste des radars : ce sont de véritables compagnons de voyage.
Le Bluetooth
Directement installés par les constructeurs, l’équipement Bluetooth permet de téléphoner en profitant de son système audio. Des kits dès 100€ à installer soi même permettent de faire de même.
Les DVD
En attendant la démocratisation de la TNT, les écrans LCD envahissent les habitacles. Chers lorsqu’ils sont proposés en option par les constucteurs,ils se trouvent en kits (lecteur et deux écrans) dès 230€.