C'était il y a dix ans. Déjà. Le 15 septembre 1997, deux étudiants de 24 ans de l'université de Stanford en Californie déposaient le nom de domaine google.com, clin d'œil à « googol » (le nombre 10 puissance 100 (. Un an plus tard, dans la lignée de Steve Jobs (Apple) ou de Bill Gates (Microsoft), c'est dans un garage que les deux amis créent le groupe Google qui va révolutionner l'internet grâce à un concept à deux faces. Simplicité d'un côté avec une interface dépouillée à l'extrême (un champ de recherche sur une page blanche) ; complexité de l'autre avec un algorithme (le Pagerank) d'une grande qualité et des liens publicitaires (adSenses) liée à la recherche effectuée par l'internaute.LEADER EN FRANCE
Le moteur de recherches de ceux qui se présentent comme « trieurs du web » va alors connaître un succès fulgurant et planétaire. Multilingue, il est numéro un dans la quasi-totalité des pays du globe sauf en Chine, Japon et Russie et détient 60 % de la part de marché mondiale. En France, 85,8 % des requêtes sont effectuées par Google selon une étude publiée ce mardi par ComScore loin devant Yahoo ! (3,8 %) et Microsoft (3,4 %). Entré en bourse en 200, Google présente une capitalisation qui s'élève aujourd'hui à… 164 milliards de $.
Ne se reposant jamais sur ses lauriers, Google développe une culture de l'innovation inscrite au cœur de son management : chacun des 13 700 salariés est prié de passer 20 % de son temps à des projets personnels…
Une culture qui a permis à Google de se diversifier en interne ou en externe en offrant des services ou des logiciels gratuits. Après la recherche , Google a ainsi lancé son client e-mail Gmail, il a racheté la plateforme de blog Blogger, lancé son logiciel de photo Picasa, puis Google Maps, Google Earth pour voir la Terre vue du ciel… et le ciel vu de la Terre. Concurrençant Microsoft et son très cher Office, Google lance une suite bureautique en ligne. Il acquiert aussi Doubleclick (régie pub) et Youtube, leader du partage de vidéo. Et Google a le projet de lancer un Google phone.
Mais l'omniscience de Google - dont le slogan est « Ne fait pas de mal » - inquiète défenseurs des libertés publiques et partisans du multiculturalisme. Son projet de librairie mondiale, sa politique de confidentialité des données ou d'autocensure dans certains pays prêtent le flan à la critique. Pour l'heure, rien ne semble arrêter la star-up devenu colosse. Mais tout peut changer. Qui eut cru il y a dix ans que deux étudiants allaient damer le pion de Microsoft sur internet ?
L'industrie électronique mondiale a, d'évidence, pris conscience qu'il fallait développer des politiques durables et responsables en matière d'environnement. Tel est l'enseignement que l'on peut tirer de la 5e version du « Guide pour une high tech responsable » rendu public cette semaine par Greenpeace, qui salue « des changements majeurs. » « Une véritable compétition s'est mise en place entre les grandes entreprises du secteur pour décrocher le leadership environnement al sur l'élimination des substances dangereuse et la mise en place de collecte de recyclage responsables. » C'est que l'industrie électronique est l'une des plus polluante. Ordinateur, téléviseurs, lecteurs de DVD, téléphones portables, etc. Nombre de produits comportent du PVC ou des retardateurs de flamme bromés (RFB). Grâce au guide de Greenpeace, le consommateur peut savoir quels sont les produits exempts de ces substances. Les progrès mesurés par l'organisation écologiste sont tangibles. « Il y a un an, notre guide ne donnait pas la moyenne à plus de la moitié des entreprises notées. Aujourd'hui elles ont toutes franchi ce cap », explique Yannick Vicaire, chargé de campagne Toxiques à Greenpeace international. En forte progression on trouve LG (noté 7/10) et Sony, (7,7/10) ; ce dernier venant de lancer aux États-Unis un ambitieux programme de reprise gratuite et de recyclage des produits obsolètes. Greenpeace note que HP (5,3/10, 13e) est descendu dans le classement et qu'Apple (5,3/10, 12e), malgré les annonces de Steve Jobs, n'a aucun programme nouveau de lancé… En 14e place on trouve Panasonic. Le podium est constitué de Nokia (8/10), Sony-Ericsson (7,7/10) et ex æquo Dell et Lenovo (7,3/10).

Le guide de Greenpeace est téléchargeable ici
Asus propose un ordinateur portable... en bambou
Si elle ne figure pas parmi les sociétés ciblées par l'enquête de Greenpeace, Asus, fabricant taïwanais de carte mère et d'ordinateur portable, est félicité par l'organisation écologiste.
« Asus a opéré des changements substantiels dans sa politique environnementale.
En Inde, une version locale du guide publiée cet été a produit le même effet sur
les deux leaders du marché indien Wipro et HCL », observe Greenpeace. La
politique verte d'Asus note le programme a pour nom Asus Green RoHs Compliant
concerne toutes les étapes de fabrication des produits, du design à l'emballage
en passant par les procédures de retour du SAV. Au-delà de ce programme, Asus a
lancé comme en clin d'œil un EcoBook, un ordinateur portable paré de… bambou, un
produit naturel, biodégradable, disponible facilement. Cet EcoBook a même été
embarqué dans une expédition sur l'Everest pour prouver sa résistance. Son
emballage comme ses composants ont des qualités de recyclage et d'économie
d'énergie.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Steve Jobs, le patron d'Apple, s'y connaît en suspense. À peine était connue la date de la conférence de presse de mercredi dernier qu'internet bruissait de mille rumeurs sur ces fameux nouveaux iPod qui devaient y être annoncés. Un buzz si important qu'il a relégué au second plan le pourtant toujours intéressant salon de l'électronique IFA de Berlin… Seul devant un immense écran, comme il en a l'habitude, Steve Jobs a donc présenté la nouvelle génération d'iPod. Une génération dont l'objectif est clair : rester le n° 1 du secteur. Pour ce faire, Apple a misé sur deux tableaux : le coût, à la baisse, et les innovations, à la hausse.
Au sommet d'une gamme cohérente se trouve l'iPod touch. Très attendu, il reprend toutes les caractéristiques de l'iPhone - le téléphone vedette de la marque - sans les fonctions de télécommunication. Ce baladeur audio-vidéo épais de 8 mm possède un écran de 3,5'' tactile multipoints. Breveté, ce dispositif permet d'appuyer avec deux doigts simultanément pour effectuer certaines actions (zoom photo, etc.). L'iPod touch dispose aussi d'une connexion Wifi qui lui permet de se connecter à internet et d'accéder ainsi à une version spéciale de l'iTunes store. On peut ainsi acheter des morceaux de musique sans passer par l'ordinateur. Des morceaux que l'on retrouvera bien sûr sur son PC ou Mac à la prochaine synchronisation. L'iPod touch (dont l'affichage pivote automatiquement) est également un lecteur vidéo évolué qui permet notamment de visionner les vidéos de YouTube. Le plus évolué des iPod sort en Europe le 28 septembre à 309 € (8Go) et 409 € (16Go).
Les autres modèles
Avant l'iPod touch, Steve Jobs a dévoilé un nouvel iPod shuffle (ci-contre). Ce mini-baladeur sans écran qui se clipse aux vêtements a une capacité de 1Go soit 240 chansons. Il est disponible avec de nouvelles couleurs : argent, cyan, vert, mauve et rouge, cette dernière couleur étant en édition limitée en faveur de la lutte contre le Sida. À 79 €, l'iPod shuffle reste cher face à la concurrence. Apple a ensuite mis à jour
l'iPod nano. Celui-ci (photo du centre) gagne en embonpoint. Plus large que son prédécesseur mais toujours très fin (6,5 mm), il dispose d'un écran plus lumineux et plus grand (2'') qui lui ouvre les portes de la vidéo. Sa batterie lui permet de voir 5 heures de films ou de podcasts. On navigue dans les fichiers, via la célèbre molette, avec à l'écran les pochettes qui défilent avec la fonction Cower flow. L'iPod nano est disponible à 159 € (4Go, argent) et 209 € (8Go, 5 coloris). Enfin, l'iPod classic (ci-dessous) bénéficie d'une nouvelle version, qui conserve le look traditionnel qui a fait son succès mais qui est beaucoup plus fine que la précédente génération avec un boîtier tout métal (10,5 et 13,5 mm selon la version). Ce baladeur permet de visualiser des films sur un écran de 2,5'' plus lumineux et embarque des disques durs de haute capacité : 80Go soit 20 000 chansons ou 100 heures de vidéos pour la première (259 €) ou 160 Go (40 000 chansons, 200 heures de vidéos) pour la seconde (359 €). L'iPod classic est disponible en noir ou en argent.
La nouvelle gamme est d'ores et déjà disponible sur le site d'Apple (www.apple.fr).
En lançant son nouveau service Sky, extension de son célèbre logiciel Google Earth (http://earth.google.com), Google frappe un grand coup. En effet, après avoir cartographié la terre en agençant de la plus belle façon qui soit une multitude d' images satellites reconstituant le globe terrestre, la firme américaine de Mountain View part à la conquête de l'espace. Pas moins. Et le résultat dépasse toutes les espérances. Les passionnés d'astronomie, les professeurs et leurs élèves où même le grand public qui se presse chaque été au rendez-vous de la Nuit des étoiles devraient apprécier de pouvoir disposer d'un véritable planétarium interactif et gratuit à domicile.

Bénéficiant d'un accord avec la Nasa mais aussi avec de grands organismes spatiaux internationaux (Digital Sky Survey, United Kingdom Astronomy Technology Centre, Anglo-Australian Observatory), Google propose, en effet, en collaboration avec le Space Telescope Science Institute (STSI) qui a dirigé ce formidable projet, de découvrir l'univers. D'un clic on zoome sur 100 millions d'étoiles et 200 millions de galaxies prises en photo de la terre mais également du télescope spatial Hubble.

Un effort tout particulier a été fait pour guider l'internaute et enrichir les images proposées. Grâce à plusieurs niveaux de lectures, on peut obtenir un simple renseignement sur la position précise d'une étoile afin de l'observer réellement dans le ciel ; ou bien des informations très détaillées fournies par le STSI. Des tutoriels ont également été mis en place pour observer en accéléré le mouvement des planètes, des étoiles ou de la lune.