Vers la mi-novembre prochain va débarquer en France un OVNI. high-tech : l'EEE (Easy to learn, Easy to work, Easy to play : facile pour apprendre, travailleur, s'amuser). Cet ordinateur miniature du fabricant taïwanais Asus, qui est sorti aux États-Unis le 16 octobre, a bénéficié d'un buzz incroyable sur internet, plusieurs dizaines de sites et de blogs y faisant référence. C'est que cette petite machine à la robe blanche pourrait bien révolutionner notre approche de l'informatique personnelle et cela pour plusieurs raisons. En effet, entre nos ordinateurs portables actuels qui pèsent entre 2 et 3 kg pour la majorité d'entre eux et les organiseurs de type Palm ou les smartphones aux écrans forcément trop petits, un vide s'est créé. Intel et Microsoft avaient bien tenté de lancer pour le combler des Ultra mobile PC (UMPC) mais, trop chers, ils n'ont pas trouvé leur public. Avec son EEE, Asus va-t-il remporter ce défi ? Tout porte à le croire.
Disponible en 4 versions au départ, le EEE pèse 0,92 kg. Il a un écran de 7 pouces (17,78 cm), fonctionne avec un processeur ultra basse consommation permettant jusqu'à 3 h 15 d'autonomie, a une mémoire vive allant jusqu'à 1Go et un disque dur SSD de 2 à 8Go. Paré pour se connecter à internet par ethernet ou wifi b/g, il dispose d'une webcam, de haut-parleurs, etc. Mais surtout le EEE sera disponible entre 300 $ et 400 $ soit entre 210 et 280 € ! Une vraie prouesse et une réussite annoncée puisqu'il y aurait déjà 1,5 million de précommandes dans le monde.
L'EEE fonctionne au choix avec Windows XP ou une version spéciale de Linux. Dans ce dernier cas, dès l'ouverture de la machine, on dispose de tous les logiciels - quelque 40 programmes - pour travailler, se divertir ou se connecter à internet. Navigateur internet, client e-mail, téléphonie Skype, suite bureautique, gestion des photos importables grâce à un lecteur de cartes, mais aussi lecteur de musique numérique et de vidéos, et de nombreux utilitaires. Bref, avec son EEE Asus réussit à livrer une machine très intéressante tant pour les novices en informatiques, les étudiants ou les possesseurs d'un poste fixe désireux d'acquérir un portable d'appoint.

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Google Earth, le formidable logiciel conçu par Google qui agrège une multitude d'image satellites pour reconstituer le globe terrestre, se développe encore davantage en partenariat avec Spot Image. En effet, la société américaine propose l'accès à une sélection des meilleures images satellites issues de Spot, et ce sur la quasi-totalité du globe.

50000 images disponibles

Baptisé "Un monde, une année avec Spot", ce nouveau dossier de Google Earth propose 50000 images Spot " avec la couverture nuageuse la plus réduite, représentant environ 180 millions de km²", explique Spot Image. Et la société toulousaine de poursuivre : "L’ensemble sera mis à jour régulièrement en fonction des nouvelles images acquises par les trois satellites Spot en orbite (Spot 2, 4 et 5) ; en moyenne 10000 nouvelles images sont quotidiennement référencées dans le catalogue en ligne Sirius qui en compte aujourd’hui plus de 12 millions."

"L’essor de Google Earth a mis des images satellite à la portée du plus grand nombre. En fournissant des services supplémentaires, Spot Image souhaite faciliter l’accès à l’ensemble de ses images et les rendre plus simples d’emploi et plus faciles à intégrer » a déclaré Manuel Lagarde, directeur commercial de Spot Image.

En signant un tel partenariat, Spot Image va bénéficier de la belle vitrine que constitue Google Earth. Chaque photo pourra être achetée... à un prix toutefois très élevé : entre 1900 et 8000€. Les clients potentiels sont les instituts de cartographie, le secteur agricole voire des organismes de Défense.

Plusieurs fournisseurs pour les images de Google

Le partenariat entre Google et Spot fait suite à la fourniture de mosaïques Spot 5 à 2,5 m sur plusieurs pays européens que Google a intégrées au début de l’année sur son globe virtuel. Google agrège en effet des images satellites en provenance de plusieurs fournisseurs : Europa Technologies, Tele Atlas, Terrametrics, Bluesky, NASA, DigitalGlobe, etc.

Comment accéder au nouveau service ?
Pour accéder à la couverture globale proposée par Spot Image, il faut d'abord avoir téléchargé le logiciel Google Earth. La dernière version 4.2 est disponible à cettre adresse : http://earth.google.com/intl/fr/
Une fois le logiciel installé, il faut cliquer dans le nouveau dossier "Spot Image", rubrique "Un monde, une année avec Spot" du panneau "Informations pratiques" de l’interface Google Earth. Lorsque l'option est cochée, le globe terrestre est quadrillé par la couverture des images Spot. Il suffit de cliquer au centre d'un carré sur le logo et une imagette de la carte est affichée avec notamment les coordonnées et la date de prise de vue. En cliquant sur le bouton dédié, on peut obtenir le devis sur le site internet de Spot.

50 ans d'imagerie spatiale


Acheter son ticket de bus ou de métro directement avec son téléphone mobile. Se servir de celui-ci pour localiser l’épicerie ou la pharmacie la plus proche de l’endroit où l’on se trouve. Recevoir sur son téléphone l’état du trafic routier relatif au trajet que l’on emprunte pour rentrer chez soi. Dialoguer avec ses amis pendant son voyage en train ou télécharger une chanson dans le hall d’attente d’un aéroport. Être guidé sur internet ou sur son téléphone dans ses démarches administratives comme dans ses loisirs. Jamais les possibilités offertes par les réseaux de télécommunications n’ont été si vastes. Quel rôle peuvent jouer les collectivités dans ce secteur nouveau et pour beaucoup d’entre elles méconnu ? Quelle doit être la place de services citoyens sur ces réseaux ? C’est pour répondre à ces questions qu’était organisé jeudi à la préfecture de Région, à Toulouse, en partenariat avec « La Dépêche du Midi », le séminaire « Mobilité citoyenne. »

Rencontre avec Gérard Hardy, directeur adjoint du cabinet Tactis, qui conseille les collectivités.

La Dépêche du Midi. Fin 2006, vous avez participé au lancement du projet Ville 2.0, un clin d'oeil au web 2.0 (web collaboratif). En quoi consiste ce programme et à quel stade est-il actuellement ?

Gérard Hardy. Ville 2.0 est un programme de prospective sur la ville du futur, la ville de demain. Il réunit Tactis, la Fondation pour un internet de nouvelle génération (Fing), le cabinet Chronos. Son objectif est de rassembler les acteurs clés que sont des collectivités (Paris, Pau, Bayonne...), des industriels (Orange, SFR, Alcatel...) et des fournisseurs de services (Decaux, Laser, RATP...). La phase de discussion durera au total 18 mois ; nous sommes actuellement à mi-chemin. A l'issue de cette phase, en juin 2008, nous pourrons livrer nos réflexions sous la forme d'un livre blanc et d'expérimentations autour de 4 défis.

Quels sont ces défis ?

Le premier c'est "la ville complexe et familière" c'est-à-dire que le tissu urbain est extrêmement complexe ; il y a une désynchronisation du temps entre nos différentes activités. Et en même temps, la ville est familière car il y a de plus en plus de liens qui se tissent par la toile.
Le second défi pose la question de la ville comme 5e écran. On a déjà l'écran de télévision, celui de l'ordinateur, celui du téléphone mobile. La ville peut-elle être un écran ? On en voit les prémisces avec les réseaux Bluetooth, les services de guidage, l'utilisation des puces RFID.
Les deux autre défis concernent la mobilité et le développement durable.
Une quinzaine de collectivités adhèrent au projet ville 2.0 ; nous devrions avoir 6 ou 7 expérimentations.

Les collectivités saisisent-elles l'importance des nouveaux enjeux ?

Oui, les Départements, les Régions investissent. Il y a maintenant de la part de la puissance publique une prise de conscience de l’importance des technologies de l’information (Tic) comme il y a eu une prise de conscience sur l’écologie, le développement durable. Aujourd’hui, nous sommes dans la même situation pour les Tic que pour l’énergie il y a 50 ans. Les Tic ne sont pas un outil d’aménagement du territoire mais elles ont un effet levier important. Beaucoup de collectivités, parfois poussées par la demande des habitants, engagent des projet de couverture en haut débit mais sans forcément une réflexion de fond sur la suite. Il faut que les collectivités jouent le rôle d'incubateur pour faire émerger les services.


Constatez-vous une différence entre zones urbaines et zones rurales ?

Les études montrent qu'on n'est pas moins équipé en zones rurales. La population est plus diverses qu'on ne le croit, il y a des agriculteurs innovants dans leurs pratiques, des élus dynamiques, des collectivtités qui investissent. En revanche, la nature des services entre ville et campagne sera différente

Certains s'inquiètent de voir l'importance que prennent dans la vie citoyenne les réseaux ; craignent un fichage généralisé. Ont-ils raison ?

On est au début, il n'y a pas de prédestination. On peut avoir une ville avec un réseau de caméras de surveillance présentes partout ; ou alors on peut avoir une ville ou les personnes âgées sont toutes sous monitoring. Il faut bien sûr être vigilant sur les usages mais, en France, il y a des gardes fous comme la CNIL qui fait très bien son travail.


De Paris au Sud Aveyron, ils disent oui au Wifi

Avant de lancer des services à destination de leurs administrés, nombre de collectivités se sont souciées de l’accès à internet de ces derniers. À cet égard, l’acheminement des données sans fil par ondes Wifi est plébiscité tant dans les grandes villes que dans les petits villages. Ainsi à Paris, Bertrand Delanoë a récemment inauguré le réseau Wifi gratuit de la capitale. C’est au retour d’un voyage à San Francisco que le maire de Paris a lancé un vaste chantier Paris Ville Numérique qui doit transformer la capitale en l’une des villes les plus branchée du monde. 315 bornes réparties sur 225 sites différents (espaces verts municipaux, mairies d’arrondissement, musées, bibliothèques et maisons des associations) proposent ainsi un accès à internet totalement gratuit aux heures d’ouverture. Le parvis de l’Hôtel de Ville et le Champ-de-Mars sont eux connectés en permanence. En sud Aveyron, le petit village de Saint-Jean d’Alcapiès est sorti de son isolement numérique en installant une liaison internet par satellite sur la mairie reliée par Wifi aux habitations du village. Un dispositif qui a fait école dans plusieurs communes.
Du 8 au 14 octobre se déroule la Fête de la science, une manifestation de plus en plus appréciée par les Français qui découvrent à cette occasion, notamment, l'étendue du travail des chercheurs. Et si, cette année, nous poussions la curiosité un peu plus loin en nous impliquant aux côtés des scientifiques ? Cela est désormais possible sans compétence particulière, tout simplement en partageant sur internet un peu de la puissance de calcul inutilisée de nos ordinateurs personnels. C'est le principe des « grilles de calcul » (grid computing), c'est-à-dire que des milliers d'ordinateurs ont la capacité de calcul d'un supercalculateur.
Concrètement, il suffit de télécharger sur internet un logiciel qui tournera en tâche de fond ou remplacera l'écran de veille de son ordinateur. Ce logiciel va analyser des parties de codes envoyées par une université ou un centre de recherche et les leur renverra décryptées.
Le premier projet grand public qui a vu le jour sur ce principe s'appelait SETI@Home, c'est-à-dire Search for ExtraTerrestrial Intelligence (recherche d'une intelligence extraterrestre) à la maison. Ce programme de calcul réparti a été lancé en 1999 par l'université américaine de Berkeley et a connu un succès considérable… même si, scientifiquement, aucune intelligence extraterrestre n'a été trouvée. Depuis, ce projet a été étendu à d'autres domaines et le logiciel SETI@Home est devenu Boinc (Berkeley Open infrastructure for Network Computing). Ce logiciel libre permet désormais de choisir à quel projet scientifique l'on veut offrir la capacité de calcul de son micro-ordinateur. Boinc travaille sur les domaines de la biologie, la médecine, la physique, les nanotechnologies, la climatologie, les mathématiques, l'informatique et bien sûr l'astronomie. Au total, on dénombre une vingtaine de projets scientifiques. Il y a également d'autres projets n'appartenant pas à Boinc mais fonctionnant sur le même principe comme le World Community Grid proposé par IBM qui comprend FightAIDS@Home (programme de recherche sur le Sida) ou encore le français Decrypthon, lancé en 2001 par le Téléthon.