Qu'il semble loin le temps où deux barres blanches se renvoyaient un petit pixel… En 25 ans, le jeu vidéo a fait sa révolution et a généré en 2006 un marché colossal de 1,9 milliard d'euros dans l'Hexagone, où l'institut GfK estime qu'un Français sur trois est un joueur. Alors que Vivendi est devenu cette semaine numéro un mondial du jeu et que la « french touch » est toujours autant appréciée, la guerre fait rage autour des consoles. Une guerre à trois : Microsoft, Sony et Nintendo avec respectivement la XBox 360, la Playstation 3 et la Nintendo Wii. Ces consoles next-gen (nouvelle génération) qui ambitionnent de devenir le centre multimédia du salon familial en permettant la lecture de DVD, de photos, de musiques, d'émissions TNT, proposent toutefois des expériences ludiques différentes.

Wii. Lancée en décembre 2006, la Wii, qui est la moins chère, propose une manette (la wiimote) dotée d'un capteur de mouvements qui permet de jouer comme jamais auparavant, debout devant sa télé, effectuant des gestes reproduits à l'écran. Cet atout compense un affichage de moindre qualité et l'absence de lecture de DVD.

Playstation. Chère, la 3e génération de la Playstation, que Sony a accouchée dans la douleur, est un concentré de technologies : de la lecture de DVD haute définition Blu-ray à la détection de mouvement, du navigateur web au récepteur TNT et au magnétoscope numérique, elle sait tout faire. Ses handicaps : son prix et l'absence de câbles et de télécommande !

XBox 360. La console de Microsoft apparaît plus classique mais elle offre un atout : le jeu en ligne, pour peu que l'on souscrive un abonnement de 5 € par mois.

Du côté des consoles portables, seuls Nintendo et Sony se retrouvent face à face. La Nintendo DS Lite (150 €) séduit avec son double écran tactile et sa liaison Wifi. La Sony Playstation portable (170 €) offre un grand écran 16/9e et est davantage multimédia.
Comment faire face au succès de l'iPod, le lecteur audio-vidéo d'Apple dont la dernière version « touch », avec son écran tactile (notre photo), a encore pris une longueur d'avance ? Telle est la question que se posent tous les constructeurs concurrents de la firme de Steve Jobs. Face à la puissance marketing d'Apple, la simplicité de l'interface de navigation et le nombre incalculable d'accessoires destinés aux iPod, difficile, en effet, de concevoir des machines alternatives pour séduire un marché où 5,7 millions de lecteurs se sont vendus en France en 2006, selon l'institut GfK. Samsung, Creative, Sony, iRiver ou Archos jouent alors sur plusieurs tableaux pour tenter d'exister : le prix - car à caractéristiques équivalentes, les iPod restent chers - et les fonctionnalités.

Ainsi, outre la lecture de musique ou de vidéo numériques, les appareils du moment peuvent proposer une radio FM, la réception de la TNT, la fonction magnétoscope numérique, la fonction dictaphone, GPS ou disque dur externe pour vider la carte mémoire de son appareil photo numérique. A ce petit jeu du toujours plus, le français Archos est particulièrement bien placé. Son baladeur 605 Wifi dispose d'un bel écran tactile et se fait également tablette internet.

Musique seulement. Pour les baladeurs qui ne lisent que de la musique, les prix démarrent à 15 € (lecteur sans écran). Mais le cœur du marché varie entre 40 € et 80 € pour 1Go de capacité (250 chansons maximum). Plus chers, les modèles à disque dur permettent davantage de stockage. Bien vérifier les formats lus par l'appareil (MP3, AAC, WMA), l'autonomie, l'interface USB (2.0 de préférence), la connectique et les éventuels accessoires inclus.

Vidéo en plus. Pour les baladeurs audio-vidéo dont les prix vont de 160 à 500 €, un écran de 2,5'' (6,35 cm) au format 16/9e est plus confortable. La capacité à lire les films DivX est un plus et pour héberger ces films (qui pèsent jusqu'à 1Go), mieux vaut une bonne capacité (30 Go minimum). L'autonomie minimale doit être de 4 heures. Enfin, la connectique audio-vidéo (connexion TV) est à examiner de près.
Ils avaient été les stars de Noël l'an dernier et il y a fort à parier qu'ils le resteront cette année encore. Eux, ce sont les GPS autonomes. Selon le cabinet Gfk, ces appareils, qui permettent de ne plus se perdre grâce à un guidage satellite, devraient se vendre à hauteur de 2,6 millions d'unités cette année, alors que le marché affichait 250 000 ventes il y a seulement deux ans. Aujourd'hui 16 % des foyers français motorisés possèdent un GPS. L'ère de la maturité s'est donc ouverte pour ces appareils qui sont toujours plus précis et, surtout, plus abordables. Dès 150 € on peut trouver un modèle avec cartographie de l'Europe ! Les évolutions à venir seront alors moins importantes qu'auparavant. Les cartes en 3 dimensions, qui donnent du relief à certains monuments, arrivent (chez Mio) mais l'intérêt reste limité. Tomtom de son côté propose une fonction Mapshare originale. Chacun des 10 millions de possesseurs d'un GPS Tomtom peut proposer de corriger les erreurs sur les cartes, ce qui garantirait une actualisation optimale.

> Les critères de choix principaux. L'écran des GPS varie entre 3,5'' format 4/3 et 4,6'' format 16/9e (8,9 et 11,7 cm), ces derniers permettant l'affichage de plus d'informations. L'autonomie est aussi à prendre en compte (de 2 à 6 heures) et il faut vérifier que le chargeur allume-cigare est bien livré. La précision du guidage varie d'un GPS à l'autre ; vérifier tout de même que la puce est une Sirf Star III. Enfin, si votre auto dispose d'un pare-brise athermique, vérifier que le GPS fonctionnera derrière, sinon il faudra ajouter une antenne externe.

> Des services et fonctions en plus. Certains modèles incluent des « points d'intérêts » bien utiles (stations service, parkings, hôtels…) et carrément les guides verts et rouges pour les GPS de chez Viamichelin. D'autres proposent la liste des radars (parfois payante, à vérifier). Certains sont dotés de l'infotrafic, c'est-à-dire la possibilité de recevoir par ondes radio des informations sur l'état du trafic routier (fonction parfois payante là aussi). Enfin, les GPS les plus chers se transforment en lecteur MP3 ou en kit main libre bluetooth pour votre téléphone portable.
S'il est bien un domaine high tech qui concerne la quasi-totalité des Français, c'est bien celui de la photo numérique qui a conquis, en quelques années, les pros comme les amateurs. En 2007, selon l'étude GfK-Sipec, 5 millions d'appareils photo numérique (APN) ont été vendus et 60 % des foyers sont désormais équipés. Facilité d'emploi, capacité dépassant largement celle des pellicules 24x36, partage avec ses proches par internet, impression des photos à domicile, le numérique dans la photo n'a que des avantages et peut-être un inconvénient : l'embarras du choix ! Trois familles se présentent.

> Les compacts. Les prix vont de 150 à 700€. Un capteur de 5 à 6 millions de pixels est suffisant pour des tirages 20x30cm. Le zoom optique varie de 3x à 4x. La focale courante est 38-114 mm mais certains appareils notamment chez Panasonic ou Ricoh proposent un grand-angle. Beaucoup ont un stabilisateur qu'il faut préférer optique. L'écran de visualisation (2 à 2,8'') est de qualité souvent variable. Un critère à bien regarder surtout que les viseurs sont de plus en plus rares. Vérifier enfin quels accessoires sont ou non livrés.

> Les brigdes. Situés entre les compacts et les reflex, on les a souvent donnés pour mort mais ils ont trouvé un public d'amateurs éclairés, séduits par leurs superzooms. (jusqu'à 12x). Préférer les bridges avec zoom grand angle. Vérifier la sensibilité (1 600 iso suffisent), le poids et les accessoires livrés.

> Les reflex. Jadis réservés aux pros, les reflex se démocratisent et les grands constructeurs, Canon, Nikon ont à leur catalogue des premiers prix aux qualités réelles. Des qualités qui augmentent à mesure que les prix baissent : 750 € en 2007 contre 830 € en 2006. pour des appareils très évolutifs avec une vaste gamme d'optique (qui gonfle la facture). À vérifier le mode rafale, le poids de l'appareil qui peut atteindre 1 kilo, la présence d'un système anti-poussières et d'une connexion USB 2.0. Et pour tous les APN, penser à la carte mémoire…


Un téléphone mobile pour appareil photo ?

Les téléphones portables étant devenus de plus en plus des photophones, la question se pose de savoir s'ils peuvent réellement remplacer un appareil photo numérique classique. Pour certains modèles avec des capteurs entre 1,3 et 3,2 millions de pixels, un zoom, un flash et parfois un autofocus la réponse est oui, même s'ils n'égalent pas un appareil classique. Les constucteurs y travaillent, comme LG avec son Viewty ou Samsung avec son G800 aux capteurs de 5 millions de pixels !
Qu'il semble loin le temps où les ordinateurs portables n'avaient de portable que le nom… En 1982, le premier d'entre eux, l'Osborne, pesait… 11 kg ! Que de progrès depuis en terme de poids, de puissance, de confort d'utilisation et de prix d'achat. Ces dernières années, les portables n'ont cessé de gagner du terrain chez les professionnels comme chez le grand public. Selon le cabinet d'études Gartner, 60 % des 1,85 million d'ordinateurs vendus en France au second trimestre 2007 étaient des portables ; de véritables locomotives pour les constructeurs.

Aujourd'hui, les portables n'ont plus rien à envier aux PC fixes et, surtout, répondent à tous les usages.

> Les ultraportables. Chéris par les professionnels mobiles, ils intéressent de plus en plus le grand public. Légers (moins de 2 kg), ils offrent un écran de 11, 12 ou 13'' (28, 30 ou 33 cm) en format 4/3 ou 16/9e avec webcam parfois intégrée. Leur processeur mobile à basse consommation peut être double cœur à 1,66GHz. Leur mémoire est au minimum de 1Go. Le lecteur-graveur de DVD est parfois externe ou en option. L'autonomie est leur point fort (jusqu'à 7 heures). Les handicaps : une plus faible puissance et le prix ; de 1 000 € jusqu'à 3 000 € pour un Sony TZ dernier cri.

> Les polyvalents. Le gros des troupes. C'est là notamment qu'on trouve les super-promos de fin d'année à moins de 500€. Pourquoi pas, mais bien vérifier les possibilités d'extension, notamment en mémoire vive. Vista n'est à l'aise qu'à partir de 1 Go. Ensuite, le choix est très vaste avec des écrans de 14, 15 ou 17'' voire 20'' chez HP ou Dell. Le poids varie entre 2,5 et 3 kg. Les différences se font sur le processeur (privilégier un double cœur AMD ou Intel), sur la capacité du disque dur (120 Go minimum), sur la carte graphique intégrée ou dédiée. Vérifier le nombre de prises USB et les autres connecteurs (Ethernet, Firewire, HDMI, VGA, DVI, etc.). Ne pas hésiter, en magasin, à apprécier l'écran, estimer le bruit de fonctionnement et tester le clavier. Sur ce point mention spéciale à Asus, Sony et Apple. A 1 000 €, on peut avoir un très bon portable polyvalent. Certains, notamment chez Asus, sont livrés avec des accessoires (sacoche, souris.) Enfin, une constante, tous les portables sont désormais équipés d'une connexion Wifi b/g voire d'une liaison Bluetooth, pratique pour échanger les photos avec son téléphone mobile.

> Mini-PC et tout-en-un. L'engouement des portables ne doit pas faire oublier les PC fixes. Proposant davantage d'évolutivité et de puissance, ils se font mini avec de petites tours (HP ou Acer) ou jouent la carte du tout-en-un. Le PC est alors dissimulé derrière l'écran comme chez Sony ou chez Apple et ses élégants nouveaux iMac.

L'EEE, portable à 300€, se fait attendre

Il aurait pu être la star de Noël. Las ! Le très attendu ultraportable d'Asus, le EEE PC (easy to learn, easy to play, easy to work, facile pour apprendre, jouer, travailler) ne devrait sortir en France que vers fin janvier 2008. Initialement destiné aux enfants et aux seniors, ce mini-PC pourrait faire un tabac. Pesant 920g, le EEE dispose d'un écran de 7'', d'un disque flash de 4 Go, d'une webcam et de tous les logiciels bureautiques et de loisir pour se distraire, travailler et se connecter à internet. L'appareil, de qualité, sera disponible en plusieurs coloris pour... 299€.
Sur le front de la téléphonie mobile, ce Noël 2007 s'annonce mouvementé. La raison : l'irruption d'Apple dans le secteur avec son téléphone vedette iPhone. (La Dépêche du 29 novembre). Vendu en exclusivité par Orange au prix (élevé) de 399 € avec la souscription pour 24 mois d'un forfait allant de 49 à 119 €, l'iPhone présente une interface de navigation révolutionnaire sur son écran tactile mais il a de sérieux handicap. La concurrence est vive chez Samsung, LG ou Nokia dont le modèle le plus évolué - le N95 8Go - est en exclusivité chez SFR avec, là aussi, une gamme de forfait proposant l'internet mobile (quasi) illimité. En quelques années, les téléphones portables se sont enrichis de fonctions. À telle enseigne qu'offrir pour ce Noël un de ces appareils, c'est aussi offrir un appareil photo numérique, un lecteur audio et parfois vidéo, une radio, un GPS, un caméscope, une tablette internet, des fonctions d'agendas (smartphones).

Parmi les points à vérifier et qu'on oublie parfois : la sensibilité pour capter le réseau, l'autonomie en veille ou en communication, le temps de charge de la batterie. Ajoutons la possibilité d'étendre la mémoire avec une carte, la présence du Bluetooth voire du Wifi, le capteur photo (1,3 méga minimum), les fichiers audio compatibles. A vérifier également si la puce est haut débit UMTS (3G) ou HSDPA (3G +). Dernier critère à vérifier et non des moindre, le débit d'absorption spécifique (DAS) qui mesure le niveau d'exposition des utilisateurs aux champs électromagnétiques. L'affiche du DAS est obligatoire. Il doit être inférieur à 2 W/kg.

Prix. Un téléphone classique coûte entre 80 et 300€. Les mobiles multimédias ont des prix entre 250 et 800€. Les smartphones s'affichent entre 250 et 900€. Des prix qui peuvent être plus bas lors de la souscription ou du renouvellement.
C'est le cadeau familial par excellence, celui qui plaira aux enfants comme aux parents et dont l'achat se décidera parfois en famille : un téléviseur à écran plat. Réservé, il y a à peine deux ans, à un public fortuné, les écrans à technologie LCD ou plasma ont vu leur prix fondre comme neige au soleil en même temps que leur part de marché augmentait au détriment des traditionnels téléviseurs cathodiques.

Selon l'institut GfK, ces derniers ne devraient détenir que 33 % des ventes sur 2007. Boostées par le mondial de football, puis par la coupe du monde de rugby, les ventes d'écrans plats devraient réaliser de jolis scores à Noël pour lequel les grandes enseignes multiplient les promotions. Le LCD se taille la part du lion avec 3,8 millions d'unités vendues (86 % du marché des écrans plats) contre 600 000 unités pour le plasma. Et les perspectives sont prometteuses puisque GfK prévoit 8,5 millions de foyers équipés en écran plats en 2007 soit un tiers du total. Quand on sait que les Français possèdent 1,8 téléviseur par foyer, les fabricants se frottent les mains et font tout pour séduire l'acheteur potentiel. Full HD, écrans géants, technologie 100 Hz, Ambilight, intégration d'un disque dur, tuner TNT, nombre de prises HDMI, design, etc.

Entre le jargon technique et le foisonnement de l'offre, difficile de s'y retrouver. Quelques points clés cependant, résumés ci-dessous, sont à étudier de près avant de se lancer pour savourer le jour de Noël son premier film sur écran plat.
Achat : les points à vérifier avant de se décider

LCD ou plasma ?

Tout est fonction de la taille de l'écran. Sous 42'' (107 cm), on trouve en général des LCD ; au-dessus, les plasmas. Mais les écrans LCD gagnent en taille chaque année. Les LCD consomment moins, proposent des écrans 4/3 et 16/9e et sont moins chers. Les plasmas proposent de grandes tailles et des noirs plus profonds, mais sont plus chers. Enfin, il faut un recul égal à 3 fois la diagonale.

HD Ready ou Full HD ?

C'est la question du moment et l'argument marketing de cette fin d'année. HD Ready (prêt pour la haute définition, 78% des ventes) : repérés par le logo ci-contre, ces écrans permettent d'afficher les signaux HD 720p ou 720i (720 lignes de 1024 points progressifs ou entrelacés) et peuvent adapter les signaux supérieurs de la HD1080. Ces écrans ont une résolution souvent égale à 1366x768. Ils sont bien adaptés aux programmes télé actuels.

Le Full HD permet l'affichage de 1080 lignes de 1920 points. Problème : il y a peu de programmes en Full HD sauf si on dispose d'un lecteur de HD DVD ou de Blue Ray. Les chaînes de télé vont progressivement proposer de tels programmes. En attendant, l'affichage des programmes actuels sur ces écrans Full HD peut être paradoxalement moins bon que sur des écrans HD Ready ! En tout état de cause, mieux vaut se rendre compte du résultat de visu en magasin.

La bonne connectique.

Vous étiez sans doutre habitué à labonne vieille prise Péritel. Celle-ci existe toujours mais aux côtés d'une batterie de nouveaux connecteurs. Les écrans plats disposent ainsi d'une ou de plusieurs prises HDMI (High definition multimedia interface). Cette prise, qui véhicule en numérique le son et l'image, succèdera à la Péritel. Attention: la nouvelle norme est la 1.3. On trouve sur certains écrans une prise DVI qui ne véhicule que l'image. On peut également trouver des prises YUV qu'affectionnent les consoles et même une prise VGA pour un ordinateur.

Des technologies propriétaires.

Chaque constructeur déploie ses technologies pour améliorer l'image ou le confort d'utilisation. Affichage à 100Hz, compensation de mouvement ou, chez Philips, le système Ambilight qui crée autour de l'écran un éclairage qui suit les couleurs des programmes.