Le maire de Castres et Google épinglés par les Big Brothers awards

Il y a les Césars, il y a les Oscars. Et puis il y a les… Orwell, du nom de l'auteur de « 1 984 » qui inventa le concept de Big Brother, synonyme dans le langage courant de système de surveillance des individus. Chaque année dans une quinzaine de pays sont ainsi décernés par Privacy International ces prix Big Brothers aux personnalités, États ou entreprises « s'étant distingués par leur mépris du droit fondamental à la vie privée ou par leur promotion de la surveillance et du contrôle des individus. » En France, la cérémonie - où Nicolas Sarkozy était nominé 6 fois sur 7 l'an passé - s'est déroulée à Paris le 21 mars. Dans la catégorie « État et élus », le Conseil constitutionnel remporte le 1er prix pour avoir validé la rétention de sûreté. En 3e place, on trouve Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale. Dans la catégorie « Entreprises », les drones de surveillance que Quadri-France voudrait voir survoler les banlieues reçoivent le 1er prix. Le 3e est attribué à Denis Olivennes, futur ex-PDG de la Fnac, « accusé de promouvoir la surveillance des internautes. » Si Google remporte son Big Brother « pour l'ensemble de son œuvre », le maire de Castres, Pascal Bugis, est lui épinglé dans la catégorie « Localités », « pour avoir été l'un des premiers maires à imposer un couvre-feu pour les mineurs dans certains quartiers, et d'avoir cette année institué, en avant première, un conseil pour les droits et devoir des familles. »

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