A une époque où l'on commémore à tout va, où l'on invoque le devoir de mémoire à tout crin, un anniversaire est presque passé inaperçu alors qu'il a véritablement ouvert une nouvelle voie pour la science et la société : le 40e anniversaire de la première transplantation cardiaque réalisée en Europe.

C'est, en effet, le 27 avril 1968 que le professeur Christian Cabrol, alors âgé de 43 ans, réalisait cet exploit à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, quelque 4 mois après celle de son ami le professeur Chris Barnard au Cap en Afrique du Sud le 3 décembre 1967. Le patient du professeur Cabrol, Clovis Roblain, 66 ans, devait décéder d'une embolie au bout de 53 heures.

Cabrol et Barnard se connaissaient très bien, puisqu'ils avaient été formés tous les deux aux Etats-Unis auprès de Norman Shumway. Sous la houlette de ce pape de la greffe cardiaque, les deux jeunes chirurgiens s'étaient longuement entraînés sur... des chiens, avant de passer sur l'Homme.

Cette première transplantation cardiaque, aujourd'hui devenu un acte quasi-routinier, a ouvert la voie à d'autres prouesses comme la première transplantation cardio-pulmonaire en 1982 et la première implantation de coeur artificiel en France en 1986, toutes deux réalisées par le professeur Cabrol.

Le professeur Cabrol a longuement évoqué son parcours exceptionnel dans plusieurs ouvrages, notamment son autobiographie "Une histoire de coeur" (Editions les Belles Lettres, 1999) ou dans son plus récent livre "De tout coeur" (Editions Odile Jacob, 2006).

Député européen RPR, conseiller et maire-adjoint de Paris, Christian Cabrol est président-fondateur de l'ADICARE (Association pour la recherche, le Développement et la diffusion d'Innovations en Cardiologie) depuis 1989.


Les greffes en France : quelques chiffres

Les derniers chiffres publiés datent de 2006.

L'âge moyen des donneurs prélevés est de 49,7 ans. 58,9% sont des hommes ; 41,1% des femmes.
En 2006 pour des prélèvements sur des sujets en état de mort encéphalique, il y avait 3067 sujets recensés ; 1442 sujets ont été prélevés. La cause des décès de ces personnes sont un accident vasculaire cérébral (1665 personnes), un traumatisme (876 personnes) ou une autre cause (526 personnes).
Les causes de non-prélèvement d'organes sur ces personnes décédées sont dues à une opposition au prélèvement (pour 32%), à des antécédents médicaux (9,9%), à un obstacle médical (10,2%) ou à une autre cause (0,9%).

Au 31 décembre 2006, 240 personnes attendaient une greffe du coeur ; 33 une greffe coeur-poumon ; 131 une greffe de poumon ; 538 une greffe du foie ; 6152 une greffe de rein ; 169 une greffe de pancréas ; 13 une greffe d'intestins. Soit un total de 7276 personnes sur liste d'attente.

En 2006, il y a eu 358 greffes de coeur ; 22 greffes coeur-poumon ; 182 greffes de poumon ; 1037 greffes de foie ; 2731 greffes de rein ; 90 greffes de pancréas ; 8 greffes d'intestin. Soit un total de 4428 greffes réalisées en France.

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Du Viagra à un prix défiant toute concurrence ; une méthode révolutionnaire pour allonger votre pénis ou pour arrêter de fumer ; des téléphones mobiles gratuits ; une vidéothèque porno illimitée, une fortune à gagner si vous aidez la fille d'un industriel africain à accéder à ses comptes bancaires ; etc. Il y a bien peu de chance que votre boîte e-mail n'ait jamais accueilli un message non sollicité de ce genre, ce que l'on appelle le spam. Ces courriers électroniques, joliment baptisés « pourriels » au Québec, constituent un véritable fléau, une pollution numérique de grande ampleur qui se double parfois d'une intention malveillante lorsque des virus entrent en jeu. Dans un récent rapport mensuel sur l'état du spam dans le monde, l'éditeur de logiciels Symantec affirmait, en se basant sur l'analyse de 450 millions de boîtes, que 72 % du trafic généré par les e-mails était du spam. En décembre dernier, Barracuda Networks affirmait que 90 à 95 % des courriers électroniques échangés en 2007 étaient du spam. Surtout, l'étude a démontré que les spammeurs sont de plus en plus malins pour contrer les solutions antispam.

Tout récemment, les captchas ont été « crackées. » Sur beaucoup de sites, l'inscription est conditionnée par la saisie d'un enchevêtrement de caractères, ce qui permet de vérifier que l'utilisateur est bien un humain. Désormais, les spammeurs disposent de logiciels qui arrivent à lire ces captchas…

Face au spam, les grandes entreprises et les États se mobilisent. Aux États-Unis, la loi Can-Spam vise à s'attaquer aux responsables d'envoi de spam. En France, la commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a signé une convention de partenariat avec l'association Signal Spam. Les internautes français peuvent ainsi signaler d'un clic les courriers indésirables et la Cnil peut plus facilement être saisie de plaintes contre les spammeurs.

Reste que sans une vraie concertation internationale, l'éradication du spam, dont 20 % viennent de Chine et de Corée du Sud, est bien illusoire. Surtout, après la boîte e-mail, le spam a trouvé un nouveau terrain de jeu : le téléphone mobile…

Comment s'en protéger ?

Installer un logiciel anti-spam. Spamhilator par exemple va filtrer vos e-mails au moment où vous relevez votre boîte. Les messages dont les expéditeurs ou le sujet sont inscrits dans une liste noire actualisée en permanence, sont mis de côté.

Activer l'antispam de son fournisseur d'accès à internet. Les prestataires, comme Free, proposent d'activer un filtre antispam directement sur leurs serveurs. L'opération est alors transparente et seuls les « bons » e-mails seront relevés.

Utiliser un webmail. Hotmail, Yahoo mail où Gmail ont développé des filtres antispam particulièrement performants.

Ne pas répondre à un spam. Certains spam proposent un lien pour se désinscrire. Ne surtout pas cliquer dessus car cela permet au spammeur de savoir… que vous avez bien reçu son spam.
En annonçant le 16 octobre dernier aux États-Unis le lancement d'un nouvel ordinateur à mi-chemin entre les organiseurs ou les chers UMPC (ultra-mobile PC) et les ordinateurs portables classiques, le Taïwanais Asus ne pensait pas qu'il déclencherait une petite révolution et qu'il serait imité par tous ses concurrents dont le n° 1 mondial Hewlett-Packard.

L'Asus EEE - Easy to learn, Easy to work, Easy to play, soit facile pour apprendre, travailler, jouer - était à l'origine destiné aux jeunes adolescents ou aux seniors peu familiarisés avec l'informatique. De fait, l'EEE de base fonctionne sous Linux avec, d'emblée, quelque 40 programmes pré-installés : navigateur internet, traitement de texte, client e-mail, logiciel de messagerie instantanée, de lecture de photos ou vidéos, etc. Pesant 0,92 kg, offrant une autonomie de 3 h 15, doté d'une webcam, d'un disque flash et du Wifi, et affichant un tarif record de 299 €, ce petit PC à emporter partout a dépassé toutes les prévisions de son constructeur. En quelques semaines 500 000 exemplaires ont été vendus.

Surtout, la cible initiale s'est élargie à tous ceux qui désiraient un PC portable pas cher ou un 2e ordinateur, un poste d'appoint. Et, en France, l'offre proposée par SFR permettant, avec une clé USB 3G+ de surfer sur internet de façon illimitée de n'importe où, a fini de consacrer l'EEE comme un véritable phénomène de société.

Un phénomène auxquels tous les constructeurs se sont depuis rattachés. Pour concurrencer l'EEE, Acer, Parckard-Bell, Everex mais aussi des fabricants moins connus proposent des machines similaires. Hewlett-Packard vient même de sortir une machine. Car ce qui n'aurait pu être qu'un marché de niche est devenu un véritable segment pour l'industrie informatique. Face à la déferlante, Asus entend bien garder le leadership en améliorant sa machine. Le prochain EEE sera plus puissant embarquera WindowsXP, et disposera d'un écran plus grand, peut-être tactile. Les ordinateurs portables classiques d'entrée de gamme n'ont qu'à bien se tenir...


Un foyer français sur deux (47%) est équipé d'au moins cinq télécommandes et 88% d'entre eux en possèdent trois ou plus, selon une enquête réalisée par le cabinet Lightspeed Research pour le fabricant suisse d'électronique grand public Logitech. C'est qu'entre le téléviseur, l'enregistreur à disque dur ou le magnétoscope, le démodulateur satellite, le lecteur de DVD ou encore la box de son fourniseur d'accès à internet, les télécommandes sur la table du salon se sont multipliées comme des petits pains, tout comme le nombre de leurs fonctionnalités. Toujours selon l'enquête de Lighspeed Research, dans un foyer français sur quatre (26 %), un seul membre de la famille est en mesure de faire fonctionner ces appareils. Et près de la moitié des personnes interrogées (44,8 %) rêveraient de posséder une télécommande unique facile à utiliser. La tendance actuelle est donc d'investir dans une seule télécommande pour les remplacer toutes. Si l'idée n'est pas nouvelle, elle s'est singulièrement améliorée. Les premières zapettes «tout-en-un» se contentaient de stimuler les fonctions principales des télécommandes qu'elles remplaçaient.

Aujourd'hui, ces supertélécommandes sontde véritables petits ordinateurs avec écran couleur, parfois tactile, et la possibilité de lancer des macros. En appuyant sur un seul bouton, on allume la télé, le lecteur de DVD, le home cinéma et la lecture du film commence.

Revers de la médaille, ces télécommandes complexes sont difficiles à manier. Les constructeurs l'ont bien compris, qui prennent en main tout le fastidieux paramétrage, notamment en connectant leur supertélécommande à internet où elles vont chercher les bons codes dans d'immenses bases de données. Ces télécommandes dont le coût s'étale de 99 à 1000€ deviennent le centre de pilotage de la maison. Elles se dotent parfois de fonctions domotiques (gestion de l'éclairage, du chauffage, des volets, etc.) et informatiques (consultation d'internet), voire servent, ultime paradoxe... de télévision portative.

Le robot-télécommande de Toshiba obéit à votre voix

Pour régler le problème de la complexité des télécommandes, le Japonais Toshiba a présenté lundi dernier un robot domestique intelligent. Baptisé «ApriPoco», ce petit robot tout en rondeurs de 21cm de hauteur est à poser sur la table du salon. Doté de l'ouïe et d'une fonction de compréhension sémantiqe, il est capable de mémoriser des termes nouveaux après entraînement. Par exemple, le robot demande «Que fais-tu?» à son interlocuteur qui a préalablement appuyé sur une touche. «Je regarde Nouvelle Star», répond le propriétaire qui appuie sur le bouton permettant de passer sur M6. La prochaine fois, il suffira de dire «Regarder Nouvelle Star» et le robot zappera de lui-même. ApriPoco répond aux ordres donnés dans un rayon déterminé. Pilotable à distance via internet, ses yeux peuvent aussi servir de système de vidéosurveillance.

Le 31 mars 2008 marquera à coup sûr la longue histoire de la télévision. En effet, depuis hier, la diffusion analogique des programmes peut théoriquement commencer à s'éteindre pour être définitivement arrêtée le 30 novembre 2011. À cette date il en sera terminé de la réception hertzienne des six chaînes nationales ; et la télévision numérique terrestre (TNT) avec ses 18 chaînes gratuites sera reine partout en France. Vraiment partout ? Là est toute la question car le déploiement de la TNT se heurte à des zones d'ombre auxquelles, - comme la téléphonie mobile à ses débuts - le Grand Sud est pour l'heure abonné. Prudent, le législateur ne prévoit d'ailleurs qu'une couverture TNT pour 95 % de la population en 2 011…
Casse-tête pour le CSA

Car le basculement de l'analogique vers le tout numérique est plus complexe que prévu. Côté diffuseur, il faut tout d'abord que la TNT desserve tout le territoire, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui : 85 % de la population seulement est éligible. Côté consommateur, il faut disposer d'un adaptateur TNT ou d'un téléviseur déjà équipé ; ce qui concerne 45 % des foyers seulement.

À l'aune de ces chiffres, on mesure le travail qui reste à accomplir pour éviter « toute fracture numérique territoriale » selon la formule du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Le CSA et le gouvernement - Éric Besson, nouveau secrétaire d'État à l'économie numérique pourrait hériter du dossier - doivent arrêter d'ici mi-2008 les conditions du basculement de l'analogique vers le numérique et trancher pour cela entre deux options. L'une, soutenue par TDF, propose de déployer d'abord la TNT, puis, en 2010, d'effectuer le basculement de façon globale en dix-huit mois. La seconde option, soutenue par les chaînes de télé, propose d'éteindre l'analogique progressivement par grandes régions : Bretagne et Alsace en 2009, huit autres régions en 2010 et les onze dernières en 2 011.
aide à l'équipement

Autre casse-tête pour le CSA : que faire pour les Français que le basculement vers le tout numérique laisserait au bord du chemin de la télé du futur en raison de leurs faibles revenus ou de leur lieu de résidence en zone d'ombre ? La Commission européenne a autorisé la création d'un « fonds d'aide à l'équipement. » Alimenté à parts égales par l'État et le groupement d'intérêt public des éditeurs de services de télévision, ce fonds, doté de 150 millions d'euros sur une période de trois à quatre ans, aidera les ménages (selon leur revenu) à s'équiper d'un récepteur numérique. D'un récepteur… ou d'une parabole. En effet, les zones d'ombre qui seraient inaccessibles à la TNT diffusée par des émetteurs terrestres, seront vraisemblablement desservies, gratuitement et sans abonnement, par le satellite. Le Grand Sud peut donc souffler…

Recevoir la TNT

1. TNT intégrée. Le récepteur est déjà intégré à votre téléviseur, à votre enregistreur vidéo ou à votre ordinateur. Pour les télés, ce qui n'était que facultatif est devenu obligatoire le 5 mars dernier : les télés sans décodeurs ne peuvent plus être vendues en France.

2. Un décodeur externe. Si vous possédez déjà une télé, vous pouvez y brancher un récepteur externe. Certains possèdent deux tuners pour regarder une chaîne et en enregistrer une autre. Vous pouvez également brancher un tuner TNT (clé ou boîtier USB) sur votre ordinateur.
3. Par l'ADSL. Si vous êtes abonnés à internet via les offres triple-play de Free, Neuf, Orange, etc. Les chaînes de la TNT sont incluses dans le bouquet de chaînes.

4. Par le satellite. Il faut avoir une parabole pointée vers le satellite Astra à 19.2°Est et acheter un décodeur dédié (250€).