Pouvoir payer les petits achats de la vie quotidienne, créditer sa carte de fidélité chez son commerçant préféré et prendre les transports en commun grâce à son téléphone portable transformé en porte-monnaie électronique. Telle est la promesse des services mobiles sans contacts basés sur la technologie NFC. Les terminaux mobiles et les lecteurs de puce sont fin prêts; les banques et les opérateurs télécoms aussi et les Français qui ont participé, ces derniers mois, aux diverses expérimentations plébiscitent le procédé. Il reste à mettre en musique les actions des uns et des autres pour que la France investisse un marché qui devrait traiter, à l'horizon 2011, rien moins que 34 milliards de dollars de transactions dans le monde.

Pour gérer cette partition très complexe le gouvernement a lancé le 26 mai dernier le Forum des services mobiles sans contact. Depuis le 1er août, celui-ci a désormais un chef d'orchestre en la personne de Jean-Yves Granger. Membre du comité exécutif du groupe Laser et directeur du pôle Etudes, prospectives et innovation, il a été chargé par Luc Chatel, secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation, «de présenter très rapidement une évaluation des coûts d'investisements et des retombées économiques» de ces nouveaux services.

Surtout, le ministre a souhaité «que les acteurs souscrivent à des engagements sur l'interopérabilité, la résolution des difficultés techniques [et] la protection des données personnelles.» Des gages données aux associations de consommateurs inquiètes à juste titre d'un flicage des utilisateurs des mobiles NFC, ces derniers pouvant également intégrer à l'avenir la carte Vitale... Concrètement, la carte SIM insérée dans le mobile sera partitionnée : chaque prestataire disposera d'un espace distinct. La banque, par exemple, ne pourra pas accéder aux informations de l'abonnement de transport. Le Forum devra apporter des réponses à bien d'autres questions comme la définition de celui qui suspendra tous les services du mobile sicelui-ci est perdu ou volé ; ou encore la façon dont les services pourront continuer à fonctionner même si la batterie du mobile est à plat, etc. Les premiers mobiles NFC devraient apparaître début 2009. La France rejoindra alors les pays pionniers comme le Japon ou la Corée du Sud.

Consultation sur le service universel

Si les mobiles sont de plus en plus présents dans notre quotidien, le service universel n'en demeure pas moins un dossier essentiel. Le service universel permet de garantir à tous un accès à des prix abordables au service téléphonique, aux annuaires et services de renseignement et aux cabines téléphoniques. France Télécom a été désignée en 2004 pour fournir ces services jusqu'en 2009. Le 31 juillet, Luc Chatel a lancé une consultation publique qui court jusqu'au 15 septembre. Elle porte notamment sur les zones géographiques, la durée de désignation des opérateurs qui seront choisis, sur les tarifs et sur le renforcement des dispositions relatives à la qualité de service.


Portables polluants

3,3 milliards de téléphones portables dans le monde fin 2007 selon l'UIT ; 56 millions d'abonnés en France selon l'Arcep en juin dernier. Et un taux de croissance mondial de quelque 22%. Le téléphone portable a le vent en poupe mais le traitement de son impact sur l'environnement tarde à décoller. C'est que les portables restent très polluants depuis leur fabrication (les appareils contiennent de nombreuses substances, parfois toxiques) jusqu'à leur recyclage. Dans son guide pour une high-tech responsable qui en est à sa 8e édition, Greenpeace note sur 10 les fabricants de téléphones selon trois critères : gestion des substances chimiques toxiques, gestion des déchets électroniques, prise en compte de l'enjeu climatique. Si des progrès ont été faits, seul Sony-Ericsson obtient la moyenne de justesse. Nokia, le n°1 mondial, obtient 4,8/10 mais entend corriger le tir. Le fabricant finlandais a lancé en juin le Nokia 3110 Evolve (photo) qui se présente comme le premier éco-mobile jamais construit, faisant appel à des matériaux d'origine biologique non polluants. Côté recyclage, les initiatives se sont multipliées. La réglementation française a prévu une éco-taxe pour financer la collecte et le traitement des déchets d'équipements électriques et électronique (DEEE). Les opérateurs télécoms ont mis en place une filière de recyclage qui mérite d'être mieux connue. 72% des Français voudraient bien recycler leur vieux mobile mais 57% ne savent pas comment faire...

Bic lance le mobile jetable

Après les rasoirs et les briquets, Bic lance le mobile (presque) jetable en partenariat avec Orange. Vendu 49 € depuis hier dans les commerces de proximité, le BicPhone (vert ou orange), est prêt à l'emploi : batterie chargée, carte SIM insérée et crédit de 60 minutes de communication. Fabriqué par Alcatel-TCL, le BicPhone est basique : émettre et recevoir des appels et des SMS. A la fin du crédit, on peut bien sûr conserver le BicPhone et le recharger avec des cartes prépayées.

Ils seront la coqueluche de la rentrée 2008 et soulageront les parents par leur prix doux. Eux ce sont les mini-PC portables dont la mode a été lancée par le constucteur taïwanais Asus avec son EEE. Ces mini-PC se situent à mi-chemin entre les smartphones - les téléphones portables sophistiqués de type Blackberry ou iPhone - et les ordinateurs portables conventionnels. Ils se distinguent par une taille réduite (format A5), un poids allégé (en général moins de 1kg), une autonomie appréciable (de 2 à 4 heures ou plus) et, surtout, par un prix très agressif de 200 à 400€.

Pour parvenir à ces prouesses, les constructeurs remplacent le disque dur par un disque SSD (sans partie mécanique) et le système d'exploitation est souvent une version adaptée de Linux ; même si Windows XP, l'ancien système de Microsoft y retrouve une nouvelle jeunesse. Ces mini-PC disposent d'une panoplie de logiciels pour faire l'essentiel des tâches bureautiques et sont équipés du Wifi qui leur permet de se connecter sans fil à internet, d'où le nom de Netbook.

Asus prévoyait initialement de toucher les ménages désireux d'avoir un second poste informatique à moindre coût, les seniors souhaitant avoir un PC avec une interface utilisateur simplifié ou les adolescents. Mais le succès a débordé ces seules catégories et ce qui ne devait être qu'un marché de niche est devenu un vrai marché à part entière.

De fait, dans le sillage d'Asus - qui ne cesse de faire évoluer sa gamme - tous les constructeurs informatiques sortent leur Netbook. Les grands du secteur comme Acer, Hewlett-Packard, Dell, MSI, etc. mais également de petits nouveaux qui cherchent à percer. C'est que les Netbooks ont le vent en poupe. Selon une étude de l'institut Gartner, ils ont représenté 10,6% des ventes de portables en France. Fort du succès de son EEEPC, qui a représenté 74% de ses ventes au deuxième trimestre, Asus grimpe à la quatrième place des constructeurs avec 6,5% de parts de marché, détrônant le japonais Toshiba.

Pour le troisième trimestre, Gartner table sur une "forte performance" des ventes de PC portables "avec l'introduction de nouveaux modèles de mini-PC", notamment par HP avec son MiniNote.


Les ordinateurs que nous utilisons chaque jours vont-ils perdre leur souris ? Voire. Toujours est-il que les constructeurs multiplient les initiatives pour réinventer les interfaces homme-machine.

Alors que HP va sortir en septembre un étonnant PC, le Touchsmart, qui pourra (presque) se piloter entièrement au doigt via un écran tactile, Microsoft poursuit ses recherches pour imaginer l'interface du futur qui nous rapproche peu à peu de ce que parvient à faire Tom Cruise dans le film de science fiction Minority Report.

Après avoir imaginé l'an passé Surface, une table basse dont le plateau est composé d'un écran tactile multitouch, la firme de Redmont vient de présenter, à l'occasion de l'édition 2008 de DemoFest, Sphere. Le concept est similaire mais l'on a affaire à une écran... sphérique.

Les ingénieurs ont eu du pain sur la planche pour parvenir à projeter de façon uniforme des images sur cette sphere de 60 cm de diamètre. La Sphere, qui dispose de capteurs infrarouge et d'une webcam, réagit

au contact des mains ou des doigts.

Microsoft destine sa Sphere à des applications commerciales voire pédagogiques. Quoi de mieux qu'une sphère pour dédcouvrir une mappemonde à plusieurs personnes ? Les visiteurs du musée du Quai Branly à Paris qui s'agglutinent devant un écran concave qui projette les expéditions des explorateurs ne diront pas le contraire.

Sphere est en tout cas un concept à suivre...


Les Français sont de plus en plus nombreux à téléphoner de chez eux grâce à internet (VoIP) via les fameuses box (Freebox, Neufbox, Livebox, Dartybox, etc.). L'Autorité de régulation des communicatinos électroniques et des Postes (Arcep) relève, dans la dernère livraison de son Observatoire des télecomunication que les 30% des abonnements passent par VoIP.

"Avec 11,9 millions d’abonnements à la fin du premier trimestre 2008,

[la VoIP] représente désormais près de 30% de l’ensemble des abonnements téléphoniques, et s’accroît d’environ un million chaque trimestre. Le nombre d’abonnements téléphoniques sur des accès bas débit (28,1 millions à la fin du trimestre) baisse depuis le début de l’année 2007 au rythme de 700000 par trimestre", note l'Arcep. Les utilisateurs des box internet bénéficiant des appels illimités vers les postes fixes en France et das plusieurs pays étrangers, ils ont tendance à parler davantage. "En moyenne, un service téléphonique sur IP fait l’objet d’une utilisation plus intensive que celui d’un service de téléphonie " classique " (respectivement 5h34 et 3h16 de communications par abonné et par mois au premier trimestre 2008)", observe l'Arcep, qui précise "La proportion de trafic IP dans les communications au départ des réseaux fixes varie selon la destination des appels, notamment pour les destinations qui bénéficient d’offres dites "illimitées" (incluses dans les forfaits multiplay). Elle est nettement majoritaire pour les communications internationales (59% de minutes IP au premier trimestre 2008) et importante (42% de minutes IP) pour les communications nationales vers les postes fixes." En revanche les communications entre poste fixe et mobile restant payantes, ce qui explique que seuls "18% des minutes des communications fixes vers mobiles" passent par internet. A noter que si l'Arcep s'intéresse à la téléphonie IP incluse avec les abonnements tripleplay, on peut également téléphoner par internet sur son ordinateur connecté à internet grâce à des solutions logicielles comme Skype ou les messageries instantanées comme Windows Live messenger (ex-MSN), Yahoo messenger, etc. Plusieurs constructeurs comme Siemens, Philips proposent d'ailleurs des téléphones qui permettent d'interagir avec ces services sans paramétrages compliqués.

Iliad, la maison mère du fournisseur d'accès à Internet Free, a dévoilé ce lundi les chiffres du 1er semestre 2008.

"Free a confirmé au cours du 1er semestre 2008 le dynamisme de sa croissance organique en recrutant 230.000 nouveaux abonnés ADSL (net de résiliation). La base d’abonnés ADSL a ainsi progressé de 2.904.000 au 31 décembre 2007 à 3.134.000 au 30 juin 2008 (dont 83,4% dégroupés). Avec 93.000 nouveaux abonnés ADSL (net de résiliation), et une part de marché sur les recrutements nets de 25%1 au 2ème trimestre 2008, Free a clairement affirmé son positionnement de premier opérateur alternatif fixe en terme de recrutements nets", s'est félicité le groupe dans un communiqué.

Au cours du 2e trimestre 2008, Iliad a proposé plusieurs innovation. La Freebox HD intègre désormais la dernière génération de WiFi (802.11n) depuis avril 2008. Le lancement du service de télévision de rattrapage de Canal+ s'est fait en avant première chez Free en mai. En juin, deux programmes de télévision en Haute Définition (HD) ont été lancés : M6 HD et France 2 HD. Enfin, toujours en juin, free s'est distingué en proposant aux nouveaux abonnés un an d’abonnement à Canal+ Le Bouquet pour 1€ supplémentaire (juin 2008).

Le chiffre d'affaires consolidé s'élève à 692,2 M€ et les services optionnels à valeur ajoutée ont généré un chiffre d’affaires de 168,9 millions d’euros, soit une progression de 41% par rapport au 1er semestre 2007.
Rachat d'Alice

Fort de ces bons résultats, Iliad aborde sereinement l'opération du rachat du fournisseur d'accès Free. "Le 9 juin 2008, Iliad est entré en négociations exclusives avec Telecom Italia Spa en vue de l’acquisition de LibertySurf Group SAS. Liberty Surf Group SAS opère principalement des activités de fourniture d’accès internet en France commercialisées sous la marque Alice. Avec cette opération, Iliad s’affirmera comme premier opérateur alternatif fixe français", explique le groupe. Le rachat d'Alice doit être finalisé avant lafin du 3e trimestre de cette année.

Les Français sont de plus en plus accros au téléphone portable. Tel est le principal enseignement qui ressort de l'étude annuelle réalisée par l'Idate pour l'Association française des opérateurs mobiles (Afom). Ce document de synthèse s'intéresse à l'équipement des Français, à l'usage qu'ils font de leur mobile et au budget qu'ils lui consacrent.

Sur l'équipement, la France se situe pile dans la moyenne des 27 pays européens : 79% des 15 ans et plus possèdent un mobile. Nous devançons l'Allemagne (76%) ou l'Espagne (75%) mais sommes encore loin de la Suède (95%) ou de la Finlande (93%) la patrie de Nokia, n°1 mondial des constructeurs. Fin 2007, il circulait en France 55,4 millions de cartes SIM (+7,1%). 65,6% des clients sont abonnés avec un forfait ; 34,4% préfèrent les cartes prépayés.

La voix reste le premier usage du mobile avec 132 minutes (2h12) d'appels par mois. Les Français sont les plus bavards des Européens, devançant les Italiens pourtant inséparables de leur telefonini (122 minutes) et les Allemands (96 minutes).

Le trafic des SMS et des MMS est en hausse. Deux clients sur trois s'y adonnent et en envoient en moyenne 30 à 40 par mois. En 2007, 19,1 milliards de messages ont ainsi été expédiés soit un bond de +24%. A 0,103€ en moyenne par message, voilà une vraie poule aux œufs d'or pour les opérateurs et un cheval de bataille pour la commissaire européenne en charge de la Société de l'information.
SMS encore trop chers

Viviane Reding plaide, en effet, pour une diminution des prix des textos, mais aussi de l'échange de données multimédia. Se connecter à internet avec son mobile reste un usage marginal (9%, mais 22% chez les 12-24 ans). En revanche 53% des clients prennent des photos, 48% utilisent leur téléphone comme calculette et 22% comme baladeur audio. Preuve que les mobiles multimédia ont de beaux jours devant eux.

Côté budget, la minute d'appel coûte 0,182€, un des plus bas prix en Europe. Auprès des 14 opérateurs français qui réalisent 21,8 milliards de chiffre d'affaires les ménages dépensent 27,68€ par mois en moyenne, soit 1,4% de leur budget total.