Quel est l'impact des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans l'activité des villes ? Contribuent-elles à leur développement ? Quels usages nouveaux induisent-elles ?

C'est pour répondre à toutes ces questions que "La Mêlée numérique", "Petit Deviendra Grand" et SFR, avec le soutien de la mairie de Toulouse et de la Caisse des Dépôts, ont invité ce vendredi à Toulouse Daniel Kaplan, délégué de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) pour évoquer la Ville 2.0, en référence au web 2.0.

La montée en puissance de la cartographie

La ville et le numérique ? Voilà bien deux sujets qui semblent aux antipodes. Une ville n'étant pas par essence numérique. Et pourtant... "L'un des phénomènes majeurs est la montée en puissance de la carte. Elle ne sert plus seulement à se repérer mais à y projeter des informations", explique l'expert. Un engouement notamment permis par Google et son service GoogleMaps. La possibilité d'utiliser les fonds de carte de Google et de les combiner avec d'autres données (ce que l'on appelle le mashup) donne lieu d'une part à des cartes personnalisées (avec les restaurants que l'on préfère, des photos des lieux, la position de tel ou tel membre d'une communauté, etc.) et d'autres part à de nombreuses applications, comme celles réalisées par des utilisateurs des Vélib' parisiens qui voulaient savoir si des vélos ou des places étaient disponibles sur telle ou telle station.

"Aujourd'hui, la ville se dessine, s'organise, se contrôle numériquement. En collectant des données, on pense des aménagements qui ne pouvaient pas se penser en travaillant avec une planche et un crayon", explique Daniel Kaplan.

Des projets innovants reliant monde virtuel et réel

Mais si la population s'est appropriée les outils du web 2.0, et notamment les applications cartographiques, les cités en ont-elles fait autant ? "Tous les élus ne n'ont pas vu ce phénomène", concède Daniel Kaplan. D'où le travail pédagogique et d'éveil remarquable effectué par la FING et ses partenaires pour imaginer les passerelles entre le monde cybernétique du web 2.0 et le monde bien réel de la ville.

Aux points de jonction de ces deux mondes, de nombreux projets innovants sont conçus par des collectivités, des entreprises, des opérateurs, des citoyens. Comme le City wall. Ce mur électronique est en fait un écran tactile multipoint interactif qui constitue un média urbain et un nouveau mode de création.

Autre projet innovant, le City scan, qui consiste en la collecte d'un maximum de données possibles de la ville. Capteurs de pollution, de bruit, de trafic routier, de caméras de vidéosurveillance, etc. sont rassemblés pour donner des applications cartographiques à forte valeurs ajoutées.

Un autre projet, que porte avec beaucoup de force la FING, est celui intitulé City pulse, qui consiste en une montre un peu spéciale. Il s'agit de "multiplier par 1000 le nombre de capteurs environnementaux dans la ville et, en faisant participer les citoyens à la mesure environnementale, les associer d'une manière directe à la construction d'une ville durable", explique Daniel Kaplan. Cette montre en cours de conception est ainsi dotée de capteur de pollution et de bruit, d'un GPS et d'une carte SIM.

La multiplication des réseaux de télécommunication, la démocratisation - certes encore bien insuffisante - de l'accès à internet et des appareils le permettant, le dynamisme du web 2.0, la prise de conscience progressive des élus font que le concept de Ville 2.0 est peu à peu en train de prendre corps. Reste que sa mise en place devra s'accompagner d'un long travail d'explication et de concertation car les enjeux ne sont pas qu'urbanistiques ou techniques ; ils posent aussi de nombreuses questions éthiques relatives à la protection de la vie privée, aux règles qu'il convient de fixer pour limiter les abus, etc. La Ville 2.0 sera aussi celle que feront les citoyens.

Pour contrer Orange qui a l'exclusivité de commercialisation de l'iPhone, SFR fait feu de tout bois et vient de prendre une longueur d'avance dans l'internet mobile. En effet, Franck Esser, le PDG du 2e opérateur mobile français qui a récemment absorbé Neuf-Cegetel, a dévoilé jeudi, accompagné de représentants d'Asus et d'Intel, trois nouveaux appareils mobiles. C'est "la première gamme d’objets communicants connectés en 3G+", assurait le PDG.

Une tablette internet inédite

Le premier constitue une petite révolution puisqu'avant même le modèle S6 de BenQ qui doit arriver en fin d'année, SFR dégaine un Mobile Internet Device (MID) à ses couleurs, baptisée SFR M! PC Pocket. Construite par Compal, cette tablette dotée d'un clavier coulissant mesure 15,2x8x2,2 cm pour un poids de 325g. Dotée d'un processeur Intel Atom à 800Mhz et fonctionnant sous Linux, elle offre un bel écran tactile de 4,8" avec une résolution de 800x480. Elle dispose d'une webcam 0,3 Mp et d'un appareil photo numérique 3Mp. Sa connectivité est complète avec 3G°, Wifi et Bluetooth.

SFR la commercialise ce MID à 349€ avec actuellement une promotion de remboursement de 100€, avec des forfaits surf+mail illimités à 24,90€ par mois (ou 19,90€ si on est déjà abonné chez SFR) avec engagement de 24 mois.

Un baladeur multimédia connecté

Second produit. Un baladeur multimédia Archos 3G+. Inutile de revenir sur la qualité des baladeurs Archos, qui rivalisent sans mal avec des iPod touch. La nouvelle mouture a été remaniée par SFR avec une toute nouvelle interface. Connectivité 3G+ et WiFi, mémoire intégrée de 30Go, écran tactile de 4,8" de résolution 800X480, l'Archos offre des dimensions (13,2 x 7,9 x 1,3 cm) et un poids (250g) raisonnables. Il sera commercialisé à 249€ avec le même type d'abonnement que la tablette MID, mais agrémenté de la TV 3G+ illimitée.

Un mini-PC avec 3G+ intégrée

Troisième produit, plus classique, un netbook Asus. SFR, imité depuis par Orange, a été un des pionniers de la commercilisation de netbooks avec clé USB 3G+. Avec l'EeePC 901 3G+, SFR propose l'intégration du module 3G+ : la carte SIM s'insère directement dans le mini-PC. Les caractéristiques de celui-ci sont les suivantes : 16Go de mémoire flash SSD ; 1.1 Kgs ; 5h d’autonomie ; écran 8,9" ; Windows XP ; 3 ports USB ; Wifi ; lecteur de carte SD ; processeur Intel Atom à 1.6Ghz.

Vendu 279€ avec un abonnement mails + surf+ chat illimités à 34,90€ par mois (ou 29,90€ si on est déjà abonné chez SFR) avec engagement de 24 mois.

Un kiosque de téléchargement d'applications

Enfin, à côté de ses terminaux qui seront disponibles le 19 novembre, SFR a annoncé le lancement pour le 19 novembre de son Appli Store. A l'instar de l'Application Center de RIM (Blackberry), de l'App Store d'Apple ou de l'Android Market de Google, SFR lance donc à son tour un kiosque de téléchargements de programmes gratuits et payants.

D'abord réservé aux PC et au tout nouveau MID, ce kiosque doit s'ouvrir aux smartphones sous Windows mobile en fin d'année. SFR s'est associé à Adobe et Intel pour utiliser la technologie Air qui permet de créer des applications multi-écrans (TV, PC, baladeur audiovideo, s smartphones, etc.). Si 50 applications seront disponibles au lancement, SFR espère mobiliser les développeurs (70% du prix des applications leur sera reversé) et a même lancé un concours qui se tiendra du 30 octobre au 31 janvier 2009 et qui récompensera les meilleures "applications mobiles de demain."

Le paysage des fournisseurs d'accès à internet (FAI) français vient de voir arriver un nouvel acteur : Bouygues Telecom. Depuis hier, en effet, le 3e opérateur de téléphonie mobile, à l'instar d'Orange ou de SFR, commercialise lui aussi sa box, baptisée BBox. Pour se différencier de la concurrence, Bouygues propose pour son offre la plus évoluée l'intégration - outre l'accès à internet, de la téléphonie fixe illimitée et de la télé - d'un forfait de 3 heures d'appels vers les mobiles de tous les opérateurs (ou 6 heures si l'on est déjà client de Bouygues). Cette offre est disponible à 39,90 € en zone dégroupées. Deux autres offres suivent : du tripleplay classique (internet, téléphonie et télé) à 29,90 € et une offre d'accès à internet seul, à 19,90€. En zones non-dégroupées, les tarifs vont de 34,90 à 54,90 €.

L'articulation fixe-mobile se traduit par une approche de messagerie unifiée. Ainsi, on a la possibilité de recevoir sur son mobile les e-mails envoyés sur la BBox ; et d'être alerté par SMS sur son mobile de la réception de messages vocaux sur le répondeur de la BBox.

Côté télé, Bouygues fournit un décodeur-enregistreur (jusqu'à 100 heures) conçu par Thomson qui délivre les flux vidéos (télévision et vidéo à la demande) au format Mpeg-4. Avantage : le débit nécessaire à la réception n'est que de 4,4 Mbits/s, ce qui signifie que davantage d'internautes, en zones rurales notamment, pourront recevoir la télévision numérique. Comme SFR, Bouygues met également l'accent sur une meilleure assistance des clients ; une demande très forte des internautes. La BBox sera disponible sur internet et dans les 560 boutiques clubs Bouygues Telecom.

Retardée pour cause de crise financière internationale, la présentation du plan du gouvernement pour le développement de l'économie numérique doit avoir lieu ce lundi. C'est le chef de l'État en personne qui présentera les mesures finalisées par le secrétaire d'état au développement de l'économie numérique, Éric Besson. Preuve que Nicolas Sarkozy entend bien faire de ce plan, baptisé « Numérique 2 012 », un axe fort de son quinquennat. Au contraire de son prédécesseur qui a découvert sur le tard le « mulot » des ordinateurs, Nicolas Sarkozy, plus à l'aise avec internet, a bien compris l'urgence de voir la France rattraper son retard et, surtout, éviter qu'après la fracture sociale, notre pays soit coupé en deux par une fracture numérique qui pointe son nez. Car entre les principales agglomérations dont les immeubles commencent à être câblés avec la fibre optique et sa promesse de débit à 100 Mbits/s (5 à 10 fois plus que l'ADSL) ; et les zones rurales qui restent bloquées avec de faibles débits quand elles ne sont pas carrément coupées du monde, le risque est grand de voir la France scindée en deux.

Les mesures que va annoncer le Président ont été jalousement gardées. Tout juste Éric Besson a-t-il confirmé que le plan comportera « quatre ou cinq mesures clés », dont l'une sera issue des suggestions des internautes. Les autres ayant été élaborées sur la base des 27 pistes proposées au gouvernement par les quelque 130 ateliers des Assises du numérique qui se sont tenues de la fin mai à la mi-juillet.

Le plan numérique vise à faire de la France à l'horizon 2 012 « une puissance numérique à l'égal des économies les plus dynamiques de notre planète. » Pour l'heure, l'Hexagone est à la traîne.
Haut débit : 100 % des Français

La part de l'économie numérique dans le PIB s'élève à 6 % contre 18 % en Finlande, 17 % en Corée du Sud et 13 % aux États-Unis. Nicolas Sarkozy entend donc porter à 70 % d'ici 2 010 la part des ménages équipés d'un ordinateur (contre 55 % actuellement) et, à l'horizon 2012, connecter 100 % des Français à l'internet haut débit (contre 44 % fin 2007). Préparer le développement de la fibre optique, le devenir du dividende numérique (les fréquences hertziennes libérées quand la télévision sera entièrement diffusée en numérique fin novembre 2011), libérer la création de valeur et favoriser la diffusion des contenus, mettre en musique une meilleure collaboration entre l'Autorité de régulation des télécoms et le Conseil supérieur de l'audiovisuel, équiper les écoles de mini-PC, autoriser un 4e opérateur de téléphonie mobile, etc. Le plan s'annonce « ambitieux. » Reste à connaître les moyens qui y seront affectés.


Une région à la peine mais pas sans idées

En Midi-Pyrénées. Dans son diagnostic 2 007 sur la société de l'information en Midi-Pyrénées - actuellement en cours de mise à jour - l'Agence régionale pour le développement de la société de l'information (Ardesi) indiquait que 4 % de la population était en zone blanche, ce qui classait la Région à la 20e place nationale ; et parmi les 8 départements, seule la Haute-Garonne était au-dessus de la moyenne nationale en terme de couverture ADSL. Le Conseil régional de Midi-Pyrénées s'est très tôt intéressé à cette problématique en lançant, dès 2003, un plan « Midi-Pyrénées à haut débit », qui a permis l'émergence de réseaux d'initiatives publiques portés par les Départements, les communautés d'agglomérations, etc. 12M€ ont été mobilisés pour favoriser le déploiement de la fibre optique et la Région a réalisé un accompagnement technique, juridique et financier remarquable auprès des collectivités désireuses d'avoir au moins un opérateur fournissant internet.

En Languedoc-Roussillon. À l'instar d'autres départements du Grand Sud, l'Aude connaît elle aussi des zones blanches en matière de couverture ADSL. À côté d'initiatives locales ou départementales, la réalisation d'un programme de couverture régionale en WiMax (internet sans fil) devrait améliorer la donne. A noter aussi que la fibre optique court tout au long de l'A75.

En Aquitaine. Le Lot-et-Garonne tire son épingle du jeu grâce à un très fort dynamisme régional (Pôle Aquitain pour la Société de l'Information ; délégation aux TIC créée en 1999 à la Région). Il existe plusieurs programmes, financés par l'Europe, visant à améliorer la couverture des réseaux.

Zoom : la fibre arrive

La fibre optique, qui offre des débits 5 à 10 fois supérieurs à l'ADSL, arrive à Paris et dans les grandes villes, comme à Toulouse. Une arrivée qui ne se fait pas sans heurts. Là où l'internet par ADSL utilisait le fil de cuivre du téléphone, la fibre optique nécessite un nouveau câblage, avec un point d'achoppement : les derniers mètres de câble entre le réseau dans la rue et l'appartement des clients. Câbler les immeubles nécessite, en effet, des travaux et l'autorisation du syndic. Et pour éviter que chaque fournisseur d'accès tire ses câbles, l'Arcep plaide pour une mutualisation.
A Grenade, on attend parfois encore le téléphone...

Quand il a pris en mars dernier les fonctions de maire de Grenade, une petite ville de 8 000 habitants à 25 kilomètres de Toulouse, Rémy André n'a pas caché ses inquiétudes quant à la connexion de sa commune aux réseaux de télécommunication ; un point essentiel pour attirer les entreprises. « Depuis 10 ou 15 ans, la population a doublé mais nous n'avons pas doublé l'accueil des entreprises. Notre communauté de communes a fait du développement économique une priorité, mais comment séduire des entreprises lorsqu'elles ont toutes les difficultés du monde à obtenir une simple ligne téléphonique ? » déplore le maire, qui ne décolère pas contre France Télécom. « Les tuyaux ne sont pas assez gros, notre réseau est sous-dimensionné. Ce qui me gêne, c'est que l'opérateur historique n'a pas pris les devants alors qu'on demande aux maires de faire de la prospective. Il aurait dû prévoir notre développement », se désole Rémy André, dont les administrés s'impatientent eux aussi. « J'ai reçu de nombreuses pétitions, que je répercute. Les gens ne sont pas déconnectés et nous ne sommes pas dans un désert. Ils ont internet et le téléphone par ADSL, mais ils ne peuvent pas obtenir la télé, à moins de passer par les seules offres d'Orange », regrette Rémy André.

« Nous ne demandons pas l'impossible mais d'avoir une qualité correcte. Nous sommes, certes dans un milieu rural, mais nous ne sommes pas des bouseux. Comment justifier qu'à 25 kilomètres de Toulouse, il soit très difficile d'obtenir l'ouverture d'une simple ligne téléphonique ? » s'interroge un maire exaspéré, qui estime « réel » le « risque d'une fracture numérique » entre petites et grandes villes.

« France Télécom nous assure qu'il va changer les tuyaux mais aucun calendrier n'est fixé », poursuit Rémy André. À son arrivée à la tête de Grenade, l'élu a bien songé à faire comme plusieurs de ses homologues dans le Grand Sud, c'est-à-dire investir dans des équipements de télécommunication par satellite afin d'apporter le haut débit plus rapidement à sa commune. Mais le contexte budgétaire municipal en a décidé autrement. « Nous y avons pensé mais ces équipements sont très chers et la commune a d'autres priorités. », explique Rémy André.

Il a construit le pont multihaubanné le plus haut du monde, le viaduc de Millau ; il pourrait réaliser un projet pharaonique à Monaco. L'architecte britannique Norman Foster est, en effet, bien placé parmi les cinq groupements candidats à l'extension en mer de la principauté.

Ce projet, dont le coût s'élèvera entre 5 et 10 milliards d'euros, vise à donner au petit état de 2 km² une dizaine d'hectares supplémentaires gagnés sur la mer. Dans le prolongement de ce qu'ont fait ses ancêtres pour agrandir son pays, le prince Albert II a lancé en juillet 2006 un nouveau programme d'urbanisation de la baie.

Mais au contraire des réalisations précédentes, comme le quartier de Fontvieille - 22 ha dans les années 70 - le nouveau projet intègre de sévères contraintes environnementales, de développement durable et de protection d'un milieu marin exceptionnel. « Il faudra qu'on ait l'impression que cette extension a toujours existé », a prévenu Jean-Paul Proust, le chef du gouvernement.

Parmi les cinq projets en lice, ceux de Norman Foster et de Daniel Libeskin ont davantage séduit les autorités, même si le choix définitif n'interviendra au plus tard qu'en février 2009. Tous deux proposent, en effet, de constituer une presqu'île pouvant s'étendre sur un kilomètre au large, sur une dalle reposant sur des méga-caissons. Sur les 275 000 m² que ce nouveau quartier va offrir, on trouvera des surfaces commerciales, des locaux d'activités, des infrastructures touristiques, des logements haut de gamme, des équipements publics (crèches, écoles, etc.), des parkings, un parc, des quais et une plage publique. Et surtout un « équipement phare » de 15 000 à 20 000 m² dans le domaine de la culture, du sport de l'éducation, de la science ou du développement durable ; des thèmes chers au prince Albert. 3 000 habitants pourraient loger dans ce nouveau quartier dont les travaux commenceraient début 2010 pour s'étaler sur quinze ans…

La crise invitée surprise

Mais dans ce dossier dont le financement procède d'un partenariat public-privé, un invité surprise est apparu : la crise financière internationale. « Nous allons être conduits à privilégier l'apport en fonds propres par rapport aux prêts bancaires », a récemment indiqué M. Proust. Toutefois, cette extension maritime qui fait suite à l'enfouissement de la gare, à l'édification de l'hôpital princesse Grâce ou à la nouvelle contre-jetée, ne sera pas remise en cause car ce projet est capital pour l'avenir touristique et économique de la principauté.

Polders et îles artificelles à Dubaï

Étendre son territoire sur la mer n'est pas l'apanage de Monaco et partout dans le monde, des projets ont vu le jour, qu'ils soient portés par des micro-états à l'étroit ou par des consortiums industriels.

> Les polders. Il s'agit d'étendues artificielles de terre dont le niveau est inférieur à celui de la mer. On pense immédiatement aux Pays-Bas dont la majorité de la surface a été gagnée sur la mer. Un quart du territoire hollandais se situe, en effet, sous le niveau de la mer avec un record d'Europe à -6,76 mètres sous le niveau zéro. Des polders existent aussi dans le nord de la France dans la région des Watergangen, près de Dunkerque. Le point le plus bas de l'Hexagone (-4 mètres) est situé sur un polder dans la commune Les Moëres. Les polders existent aussi dans la région de Kamouraska, au Québec.

> Les îles artificielles. Elles ont parfois des vocations industrielles, notamment au Japon. Ainsi l'aéroport international du Kansai près d'Osaka, mis en service en 1994, a été construit sur une île artificielle de 1 055 hectares avec le terminal le plus long du monde conçu par l'architecte italien Renzo Piano.

Autres projets à vocation touristique et de prestige, ceux en vogue à Dubaï, qui ont d'ailleurs reçu l'appui d'experts venus des Pays-Bas. Le projet de trois îles palmiers baptisées Jumeirah, Jebel Ali et Deira et entièrement gagnées sur la mer sera achevé en 2 013. Chacune des 17 palmes entourées d'un croissant de 11 km de long accueille des infrastructures de transport, des commerces, des services, des attractions touristiques et de loisir et des immeubles résidentiels haut de gamme. Plus fort encore avec « The World. » Toujours à Dubaï et prévu pour être terminé en 2011, ce projet consiste en la création d'îles imitant un planisphère, entouré d'une digue. En tout l'archipel, de neuf kilomètres de long et sept de large, comptera de 250 à 300 îles qui accueilleront des résidences de luxe.

Pour la première fois MySpace, le site web de réseau social, s'est déplacé dans la Ville rose pour organiser un concert dans le cadre de son programme "Me, MySpace and My band". Cinq groupes toulousains ont été sélectionnés par MySpace France selon des critères d'audience pour se produire sur la scène du Bikini, jeudi 16 octobre. Comme 300000 groupes en France (5 millions dans le monde), ces cinq formations (www.myspace.com/lekkcorchestra ; www.myspace.com/enterresousx ; www.myspace.com/lesptitsthommes ; www.myspace.com/khodbreaker ; www.myspace.com/pro7breaks) ont profité de MySpace comme d'une plateforme pour se faire connaître.

"Nous avons déjà organisé 25 concerts de ce type en France", se réjouit Olivier Hascoat, directeur général de MySpace France, interrogé par La Dépêche. "Notre idée est donner un tremplin à ces groupes régionaux qui ont entre 4 et 8000 fans autour d'eux sur MySpace."

Racheté par le groupe de Rupert Murdoch, News Corp., en juillet 2005, MySpace totalise quelques 230 millions d'utilisateurs dans le monde et réalise un chiffre d'affaires d'un milliard de dollars ; 95% de ces revenus provenant de six pays dont les Etrats-Unis et la France. La version française de MySpace, lancée en août 2006, affiche une fréquentation de 3,6 millions de visiteurs uniques par mois.
90% des artistes sont sur MySpace

"MySpace est connu pour faire émerger des groupes de musique, mais nous sommes aussi un réseau social à part entière", assure Olivier Hascoat. "A la différence de Skyblog qui s'adresse plutôt aux teen-agers ou de Facebook qui est un carnet d'adresse évolué, MySpace vise le public des 25-35 ans et leur offre un réel espace d'expression et de communication avec leurs amis. Sur MySpace on est vraiment connecté aux gens que l'on connaît", explique le directeur général.

Reste qu'au delà des outils, classiques, de blogs, de partage de photos ou de vidéos, MySpace reste résolument LE réseau musical sur lequel les artistes en herbe ou confirmés se plaisent à évoluer. "90% des artistes qui sont sous contrat avec des labels ou qui sont amateurs ont une page sur MySpace", assure Lucile Morin, directrice de la communication du site français. Les maisons de disques ne s'y sont pas trompées, qui souhaitent promouvoir leurs artistes, et de plus en plus de marques (Cartier, McDonald's, etc.) n'hésitent plus à payer pour avoir leur page sur MySpace et toucher ainsi de plus près la cible jeune qui boude souvent les autres médias.
Un nouveau service d'écoute et d'achat en 2009

De plus en plus, MySpace veut devenir un acteur essentiel de la musique. Aux Etats-Unis, en partenarit avec Amazon, un nouveau service vient d'être lancé. Un partenariat avec Universal, Warner, Sony-BMG et EMI permet aux internautes d'écouter en streaming les catalogues de ces maisons de disque ou bien d'acheter en les téléchargeant des fichiers MP3 sans DRM, ces verrous de protection qui provoquent parfois incompatibilité entre fichiers et baladeurs audio. Ce nouveau service, concurrent direct d'autres plateformes comme celle d'Apple iTunes music store, devrait arriver en France en 2009.

Le changement dans la continuité. Tel est l'enseignement que l'on peut retirer de la présentation des nouveaux ordinateurs portables MacBook, organisée mardi soir à Cupertino, le siège d'Apple aux Etats-Unis.

Portant jean et pull noir à col roulé, l'emblématique PDG, Steve Jobs, a présenté les nouvelles versions des portables de la marque, toujours designés par Jonathan Ive, le père des premiers iMac. "Apple a inventé une façon totalement nouvelle de construire des ordinateurs portables à partir d'un seul bloc d'aluminium", a expliqué le PDG. Le choix de l'aluminium a été fait bien sûr pour des questions esthétiques mais également environnementales. "Ce sont les ordinateurs portables les plus verts", a assuré le patron d'Apple, qui s'est souvent fait épingler par Greenpeace et son traditionnel baromètre de la high tech verte.

Des machines "vertes"

Les diodes électroluminescentes (LED) qui équipent le nouveau MacBook 13 pouces, le nouveau MacBookPro 15 pouces mais aussi l'écran CinemaDisplay 24 pouces sont en effet moins consommatrices d'énergie que les éclairages courants. Les portables et le moniteur ont également été fabriqués avec un minimum de plastique, l'aluminium et le verre étant privilégiés. Apple met également en avant l'utilisation de verre sans arsenic, de composants internes sans retardateurs de flamme bromés, de câbles internes sans PVC et une conformité aux exigences de la norme ENERGY STAR.

Au niveau des nouvelles fonctionnalités, on trouve un touchpad (le pavé tactile qui permet de piloter la souris)... sans bouton pour cliquer. On peut ainsi cliquer à n'importe quel endroit de cette grande surface tactile qui met également en avant une technologie reprise de l'iPhone, le multipoint, ce qui permet d'un mouvement de doigts de feuilleter son album photos par exemple.

Dotés du Wifi N et du Bluetooth, les portables bénéficient d'un clavier rétroéclairé, très appréciable.

Le MacBook 13 pouces est disponible à partir de 1199€. Le Macbook Pro est disponible à partir de 1799€.


Une semaine après une panne nationale qui a privé de portable quelque 15 % des 19,43 millions d’abonnés de SFR, le 2e opérateur français de téléphonie mobile a été confronté, mardi matin, à une nouvelle panne, qui a concerné des milliers de clients du Grand Sud.

Une panne dont la genèse pourrait illustrer la théorie du papillon qui veut qu’un battement d’aile au Japon provoque un ouragan aux Antilles. C’est, en effet, un enchaînement incroyable de circonstances qui a abouti à l’interruption du service ce mardi entre 8 heures et 10 h 35.

Tout a commencé dans la nuit de lundi à mardi par une panne sur le réseau de fibre optique qui achemine, à côté des antennes relais, les communications de SFR de la région Sud Ouest (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes et Limousin). Ce dysfonctionnement est immédiatement détecté par le centre de surveillance de l’opérateur et le trafic bascule sur un réseau de fibre optique de secours, le temps que la panne soit réparée.

Un peu plus tard, dans la région de Sète, des individus décident de partir à la chasse au cuivre le long d’une voie ferrée. Le cours élevé de ce métal donne lieu depuis plusieurs mois, en effet, à un lucratif trafic au préjudice de la SNCF ou des opérateurs télécoms. Peu avant 8 heures, les vandales languedociens s’en prennent alors à des fourreaux de fibre optique de SFR qu’ils ouvrent dans l’espoir d’y prélever les câbles faits du métal tant convoité… Las ! La bande de pieds nickelés a dû rester sur sa faim puisque, bien évidemment, il n’y a pas de cuivre dans les fibres optiques, qui ne sont constituées que de verre ou de plastique.

Mais si les vandales sont repartis bredouille, leur forfait, en paralysant le réseau de secours de SFR au moment même où celui-ci était utilisé, a eu des conséquences sur l’ensemble du réseau mobile SFR de Midi-Pyrénées. Des milliers de clients ont ainsi vu s’afficher sur leurs mobiles SFR le message « Service indisponible sauf numéros d’urgence. »
Toute la région touchée par la panne

L’interruption de service a concerné les réseaux 2G (voix) et 3G (haut débit mobile) de plusieurs villes de la région.« Pour la 2G, nous avons eu des difficultés sur Toulouse (sauf en centre ville et sur l’Est de la ville), Castres, Albi et Agen. Pour la 3G, cela a concerné Toulouse, Tarbes, Albi, Castres, Rodez, Montauban et Agen », expliquait Jérôme Richez, directeur régional de SFR, interrogé mardi après-midi par La Dépêche, précisant toutefois « Quand la 3G ne fonctionne pas momentanément mais que la 2G reste active, on peut toujours téléphoner et recevoir des appels. »

« Entre 8 heures et 10 h 35, notre centre de surveillance et nos techniciens en région ont détecté, localisé et réparé la panne occasionnée. Même si toute coupure est par définition trop longue pour un client, la rapidité de résolution est remarquable », assure M. Richez. SFR devrait déposer plainte, les vandales courent toujours.

Que faire lorsque l'on est en déplacement et que l'on souhaite accéder à internet ? On peut utiliser son smartphone (iPhone, HTC Diamond, Samsung Player Addict, Blackberry, etc.), mais l'écran reste peu confortable. On peut utiliser son ordinateur portable ou mieux son netbook, ces mini-PC très en vogue, mais on se retrouve alors avec un appareil plus encombrant. Reste la tablette internet.

Plusieurs constructeurs s'y sont essayé comme Nokia. Le constructeur n°1 mondial de téléphones mobiles a lancé sa N770 wifi sans fonction de téléphonie (sic). Le français Archos a doté plusieurs de ses baladeurs audiovidéo de capacité internet. Mais le succès n'a pas vraiment été au rendez-vous. Une nouvelle étape vient d'être franchie avec BenQ.

Le constructeur américain propose ainsi son BenQ S6 qui le premier Mobile internet device (Mid) au monde. Equipé du dernier processeur d'Intel Atom peu gourmand en énergie, ce terminal est plus puissant qu'un smartphone, dispose d'un écran de 4,8 pouces d'un accès aux réseaux 3G+ et Wifi, du bluetooth, d'un micro intégré, d'une prise casque et d'un haut-parleur. De la taille de la main pour un poids de 330g, cet appareil pourrait intéresser les Geeks, ces mordus de high tech, comme les cadres itinérants.

« Avec le S6, BenQ réalise son ambition de créer des produits attrayants, beaux et contribuant à améliorer le quotidien des consommateurs. Ce MID offre aux utilisateurs un accès complet à Internet à partir d’un appareil ultra compact. L’interface hautement intuitive rend la navigation entièrement naturelle et même extrêmement plaisante » explique Giorgio Bignoli, vice-président de BenQ Europe.

Pour préparer l'ère de l'après-pétrole, certains misent sur les sources d'énergie vertes comme la géothermie, le solaire, l'hydraulique ou l'éolien. D'autres prennent une direction radicalement différente, aussi osée qu'inattendue : le réacteur nucléaire personnel.

Très sérieusement, la société américaine Hyperion Power Generation est en train de mettre au point de petits réacteurs nucléaires, baptisés Hyperion Power Module (HPM). Ces HPM ont été inventés par le docteur Otis Peterson, un scientifique qui travaille au Laboratoire national de Los Alamos, le LANL où a été mené le projet Manhattan et inventée la première bombe H américaine.

Pour commercialiser l'invention du mini-réacteur - encore à l'état de prototype - le LANL a donné une licence exclusive à Hyperion dans le cadre d'un programme de transfert de technologies. Le projet a été présenté l'an passé dans l'incrédulité générale, et pourtant, la jeune société confirme bien ses objectifs. John R. Deal, son PDG, qui a présenté le concept à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) la semaine dernière, a récemment déclaré qu'il prévoyait de livrer les premiers produits en juin 2013.

25 à 30 millions de dollars pièce

« Notre combustible est unique. C'est de l'hydride d'uranium. Sa formule chimique est UH3. Peu enrichie, environ 10 % de 235, le reste étant du U-238. Par comparaison, un combustible de bombe est enrichi à environ 98 % », affirme le PDG, précisant par là que ses mini-réacteurs ne peuvent contribuer à la fabrication d'une bombe.

D'ailleurs, Hyperion souscrit au programme GNEP (global nuclear energy partneship) de non -prolifération nucléaire. Reste l'épineuse question des résidus à retraiter. « Les déchets produits par [le] réacteur après avoir alimenté 20 000 foyers pendant 8 à 10 ans sont à peu près de la taille d'un ballon de football », précise le PDG, qui a reçu fin septembre le prix national de meilleur projet de transfert de technologie. Hyperion, qui devait être hier l'une des vedettes d'un colloque sur l'énergie nucléaire organisé à Washington par le ministère du Commerce, a déjà reçu des engagements pour dix HPM dont le prix unitaire est de 25 à 30 millions de dollars. La société prévoit de construire trois usines dans le monde pour produire environ 4 000 unités de son mini-réacteur.

8 à 10 années d'autonomie

Le mini-réacteur nucléaire d'Hyperion est de la taille d'un petit jacuzzi. Il loge dans un tube de 1,5 mètre de diamètre, qui est ensuite inséré dans un caisson étanche. Le tout pèse 20 tonnes. Enterré sous l'habitation, il produit 70 MW d'énergie thermique ou 27 MW d'électricité, soit les besoins d'environ de 20 000 foyers américains. Le mini-réacteur, qui peut être transporté par train ou par bateau, affiche une autonomie de 8 à 10 ans. Après cette période, il doit être retourné à l'usine pour un rechargement. Hyperion précise que le mini-réacteur n'est jamais ouvert sur son site d'accueil. La société vante les avantages de son mini-réacteur : propre (pas de gaz à effet de serre), sûr, abordable et fiable ; et estime que ses mini-réacteurs pourraient être la bonne solution pour apporter l'électricité (et donc l'eau potable) dans les endroits les plus reculés de la planète.

Le plus professionnel des smartphones du marché, le fameux Blackberry du canadien RIM, part à l'attaque de l'iPhone d'Apple en sortant son premier modèle à écran tactile, le Storm (tempête en anglais). La société, qui a bâti son succès avec ses smartphones à clavier capables de recevoir en temps réels les e-mails (50% du marché aux Etats-Unis), aborde un tournant dans son histoire.

En se lançant dans le tactile, elle rejoint les principaux constructeurs de téléphones intelligents : Apple et son iPhone, Samsung ou HTC avec des appareils équipés de Windows Mobile, Nokia avec son nouveau modèle sous S60 et Google qui espère bien équiper de nombreux terminaux tactiles. Elle fait également un pas de plus vers le grand public en proposant un mobile qui n'a plus rien à envier à ses concurrents en matière d'équipements multimédias (3G+, APN, GPS, Wifi, Bluetooth, lecteur audio-vidéo, etc.).

Un tel tournant présente toutefois un risque : celui de voir se détourner les professionnels. RIM y a bien pensé et propose un écran tactile particulièrement ingénieux puisqu'il permet de recréer la sensation du clavier désormais absent. Malin. Le Blackberry Storm benéficie, en effet, d'un bel écran de résolution 480 x 360 sur lequel on peut enfoncer son doigt comme on enfoncerait une touche. Avec cette technologie "feedback" révolutionnaire, contrairement à l'iPhone et consorts, on saisit beaucoup mieux les lettres affichées à l'écran.

Pour le reste, le Blackberry présente une interface sobre, sans chichi. L'appareil est livré en standard avec une mémoire Flash MicroSD de 8 Go. De quoi pourvoir accueillir musiques et vidéos dans une grande variété de formats.

De dimensions similaires à celles des précédents modèles (11,2 x 6,2 x 1,3 cm), le Blackberry Storm bénéficie d'un meilleur appareil photo numérique que l'iPhone : 3,2 mégapixels avec un flash et un autofocus (contre 2 mégapixels pour l'iPhone). Et il permet, lui, l'enregistrement de vidéos en 640 x 480 avec 30 images/seconde (au format H264).

En revanche, là où l'iPhone peut compter sur une multitude d'applications téléchargeables dans l'App Store, le Blackberry part de zéro. RIM espère toutefois séduire les développeurs avec un kit de développement et réfléchit à mettre en place comme Apple une boutique en ligne.

Le Storm sera commercialisé en France avant Noël, en exclusivité chez SFR, avec un forfait illimité spécifique.




Alors que le site MétéoConsult, qui fournit des services météorologiques payants aux professionnels et aux portails internet et qui édite les sites Meteoconsult.fr et Lachainemeteo.fr, vient d'être racheté par Le Figaro, le site internet de Météo-France, qui vient de changer de formule, vient d'être distingué.

Météo-France s’est, en effet, vu remettre le 24 septembre le Lutèce d’Or par la Fédération Nationale des Industries du Logiciel Libre pour la refonte de son site internet www.meteofrance.com, réalisée avec Atos Worldline, filiale du Groupe Atos Origin. Ce trophée récompense le « Meilleur Projet Libre réalisé par une administration ou une collectivité publique » en 2008.

"Avec ce nouveau site mis en ligne le 28 août 2008, Météo-France propose aux internautes un portail d’informations météorologiques enrichi. Ainsi les prévisions sont accessibles gratuitement à 7 jours sur la France et à 3 jours localement. L’information de sécurité (carte et bulletin Vigilance) est mieux mise en évidence. De nouveaux services gratuits, comme un service d’abonnement aux prévisions du week-end, sont par ailleurs disponibles", explique Météo France dans un communiqué.

"Ce Lutèce d’Or récompense les efforts apportés à l’amélioration de notre site grand public, les nombreux enrichissements et services gratuits dont nous l’avons doté. D’ici la fin de l’année, l’espace services dédié aux professionnels fera à son tour peau neuve. Nous espérons ainsi rendre accessible au plus grand nombre d’internautes l’expertise météorologique dont ils ont besoin", indique Michel Assouline, Directeur commercial de Météo-France.

Le nouveau site web apporte un réel confort d'utilisation par rapport à son ancienne version. De nombreuses informations apparaissent au seul survol par la souris. Des onglets clairs permettent une navigation aisée dans les différentes rubriques. Les cartes météo ont été revues avec un graphisme plus léché et des animations sont souvent au rendez-vous. La personnalisation est aussi à l'ordre du jour pour pouvoir afficher la météo de ses villes favories.

Avec son nouveau site, Météo-France se met donc au niveau des grands sites d'informations météo comme les américains WeatherChannel ou AccuWeather.

Face à des téléphones portables qui pourraient bientôt devenir de vraies consoles, Nintendo, l'un des trois grands du jeu vidéo avec Sony et Microsoft a présenté, hier, à Tokyo, la nouvelle version de sa console vedette portable, baptisée Nintendo DSi. Le constructeur japonais conserve la forme de l'appareil qui s'est vendu depuis 2004 à 77,5 millions d'exemplaire dans le monde, mais y apporte de nombreuses améliorations, d'une part pour relancer les ventes au Japon qui ont marqué le pas, et d'autres part pour élargir le champ des divertissements. Pour la 3e génération de sa DS, Nintendo a résolument mis le cap sur le multimédia, ce qui lui permettra de concurrencer la Play station portable (PSP) de Sony.

Les deux écrans tactiles de la console ont été agrandis, passant de 3 à 3,5 pouces ce qui offre 17 % de surface en plus. La console, se dote de deux appareils photos numériques. Comme sur de nombreux téléphones mobiles, le premier, à l'extérieur, offre 3 mégapixels et le second, de type VGA, est à l'intérieur, ouvrant peut-être la voie à des jeux en visiophonie. La nouvelle DS abandonne par ailleurs son connecteur propriétaire pour des cartouches GBA au profit d'un port pour cartes mémoires SD bien plus répandues… La console permet, comme les modèles précédents, de se connecter en Wifi à internet ou à une autre console identique. Elle bénéficie d'ailleurs d'un navigateur qui permettra à l'utilisateur de visiter une toute nouvelle plateforme en ligne afin d'y télécharger des jeux. Ces derniers seront gratuits ou payants sous forme de points (200, 500 ou 800 points). Cette « DSi shop » n'est pas sans rappeler l'Apple Store de l'iPhone… Satoru Iwata, PDG de Nintendo, refuse toutefois de pousser trop loin la comparaison avec la téléphonie mobile. « La possibilité de prendre des photos et la fonction de lecture audio ne sont pas là pour concurrencer le téléphone portable polyvalent mais pour servir de support à de nouveaux jeux photographiques et sonores », a souligné M. Iwata. La DSi sera commercialisée en 2 versions (noire et blanche) le 1er novembre prochain au Japon pour 18 900 yens (125 €). Elle débarquera courant 2009 dans le reste du monde.
Voilà une décision de justice qui va, à n'en pas douter, relancer la polémique sur la dangerosité des ondes émises par les antennes relais de téléphonie mobile. Bouygues Telecom a, en effet, été condamné le 18 septembre par le tribunal de grande instance de Nanterre à démonter, d'ici 4 mois et sous astreinte de 100 € par jour, une de ses antennes à Tassin-la-Demi-Lune (Rhône) pour « risque de troubles » à la santé, en application du principe de précaution. Le tribunal donne donc raison à trois couples qui se plaignaient du risque sanitaire posé par ces antennes relais installées depuis 2006 sur un pylône jouxtant leurs habitations. Bouygues Telecom, qui doit aussi faire face dans les Yvelines à une plainte au pénal pour « administration de substances nuisibles », a annoncé qu'il allait faire appel. Selon l'Association française des opérateurs mobiles (Afom), qui souligne qu'« aucune antenne n'a jamais été démontée pour raison sanitaire », cette décision, révélée hier, pourrait être cassée.

Reste que le tribunal s'est bien gardé de trancher le débat, estimant que la « discussion scientifique reste ouverte. » Une discussion que de nombreuses associations souhaiteraient voir s'engager plus intensément en France comme cela s'est fait dans plusieurs pays européens dont certains reconnaissent les syndromes dit des micro-ondes (maux de têtes, troubles du sommeil, etc.). Mais le temps de latence entre l'exposition aux champs électromagnétiques et le développement éventuel de maladies est un sérieux obstacle aux études épidémiologiques qui n'ont pas assez de recul. Ceci explique l'existence de résultats contradictoires. Toutefois, cet automne, l'étude internationale Interphone réalisée dans 13 pays européens sur l'influence de l'usage du téléphone mobile sur le risque de cancer, pourrait apporter de nouveaux éléments.
Perdre ou se faire voler son téléphone portable - ce compagnon de tous les jours qui contient de plus en plus de données personnelles - n'est bien sûr jamais agréable. Mais, demain, ce ne sera peut-être plus une fatalité. Alors qu'en France, les vols de mobiles ont baissé, plusieurs sociétés travaillent à sécuriser les téléphones portables et leurs contenus. Des options « antivol » en quelque sorte qui exploitent plusieurs pistes.

Parce qu'il avait perdu deux portables, Sujit Jain, le PDG d'une jeune start up indienne récemment primée au salon américain Demo, a imaginé un logiciel révolutionnaire baptisé « Maverick Secure Mobile. »

Sirène non stop pour les portables volés

Installée sur le mobile et indétectable, cette application est capable de déclencher toute une série d'actions si une nouvelle carte SIM est insérée par le voleur : verrouillage du carnet d'adresse initial, renvoi sur un autre numéro de téléphone des numéros ou des textos composés par le voleur. Mieux encore, les propriétaires du téléphone volé ont la possibilité d'éteindre leur appareil à distance… ou de faire sonner une alarme stridente qui ne s'éteindra que lorsque la batterie sera épuisée ; alarme qui reprendra de plus belle si le voleur la recharge !

Une autre société, Yougetitback, propose à ceux qui se sont fait voler leur téléphone ou qui l'ont tout simplement perdu, de le localiser par GPS ou triangulation. Baptisé « Mobile SuperHero », ce logiciel permet, lui aussi de verrouiller à distance le portable.

Ces applications qui ne sont pour l'heure compatibles qu'avec certains modèles de mobiles, ne sont pas encore arrivées en France.

Dans l'Hexagone toutefois, les pouvoirs publics et les acteurs du secteur ont mis en place des actions de sensibilisation mais également, depuis 2003, un dispositif qui vise à rendre inutilisable les portables voler. Concrètement, les mobiles volés sont bloqués à distance à partir de leur numéro IMEI, un numéro de série unique pour chaque appareil. Tous les opérateurs français ont créé une base de donnée commune où sont enregistrés les numéros IMEI des mobiles qui ont été volés et pour lesquels une plainte a été déposée.

Ce double dispositif - sensibilisation et blocage des mobiles volés - a porté ses fruits au vu des chiffres communiqués par l'Association française des opérateurs mobiles (Afom), la Police et la Gendarmerie. Le nombre de vols pour 1 000 mobiles est passé de 4,4 en 2003 (185 000 mobiles volés) à 3,1 en 2007 (174 250 mobiles volés). Le recul des vols est constant malgré un parc qui est toujours en croissance et malgré l'attractivité des nouveaux mobiles multimédias.

Que faire après un vol ?

Au préalable, il faut noter et conserver le code IMEI, qui identifie chaque téléphone. Il apparaît sur l'écran lorsqu'on compose :

* # 0 6 #

Il est inscrit sous la batterie et sur l'étiquette du coffret d'emballage.
En cas de vol, bloquer à la fois sa ligne téléphonique et l'appareil volé :
- en appelant immédiatement le service client de son opérateur (pour le blocage de la ligne) ;
- en portant plainte, avec le code IMEI, auprès du service de police ou de gendarmerie le plus proche ;
- en envoyant par courrier une copie du récépissé ou du procès-verbal de la plainte au service client de son opérateur (pour le blocage du téléphone).