La radio numérique, c'est pas fantastique. Telle est l'analyse que font de plus en plus de petites stations de radios locales ou associatives, confrontées au très coûteux passage au tout numérique, programmé d'ici la fin de l'année après plus d'un an de retard sur le calendrier initial.

Jusqu'à présent, ces stations - nées pour certaines d'entre elles il y a 25 ans avec le mouvement des radios libres - diffusaient elles-mêmes leurs programmes sur la bandes FM ; une bande de plus en plus encombrée au fil des ans. Avec la radio numérique terrestre, les stations vont devoir abandonner cette autodiffusion pour adopter un nouveau schéma d'émission. Celui-ci fait appel à un prestataire technique, le multiplexeur, qui va coordonner le flux de neuf radios sur une même fréquence numérique.

Une petite station qui voudra émettre en numérique devra donc nouer un partenariat avec huit autres consœurs et payer les services fournis par le multiplexeur, dont les tarifs seront variables selon la qualité d'écoute voulue ou les informations à diffuser (lire encadré). Philippe Frézières, président de Radio FMR à Toulouse estime le coût pour émettre en numérique à 15000 € supplémentaires par an… Ailleurs, on parle de 40 à 70 000€. Des sommes colossales pour les petites stations dont certaines ont déjà beaucoup investi dans le passage au numérique non pas pour la diffusion de leurs programmes mais pour leur fabrication.
Les grands groupes impatients

Dès le lancement du projet de radio numérique en octobre 2006 par le conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), les radios associatives ont fait part de leurs inquiétudes. En mars 2008, le CSA a lancé un appel à candidature et en octobre dernier 358 dossiers avaient été reçus par l'instance de régulation qui doit affiner d'ici fin mars un calendrier de déploiement zones par zones. Parmi ces dossiers, on trouve ceux de radios existantes et de nouveaux projets de radios déposés par les grands groupes (Radio128 pour RTL, BFM Bourse pour NextRadio par exemple) qui attendent impatiemment la radio numérique.

Reste que sur les 600 radios locales ou associatives (50 à 60 en Midi-Pyrénés), certaines ont déposé un dossier sans savoir si elles pourraient suivre ; d'autres ont renoncé.

Le collectif « Radios en lutte », qui regroupe de nombreuses stations, notamment du Grand Sud, tire le signal d'alarme et voit dans le passage au numérique « une mise en danger des radios associatives non commerciales, une volonté d'uniformisation du paysage radiophonique et la consécration d'une conception technocratique de l'audiovisuel. »

Le collectif dénonce le choix technique de la norme numérique (T-DMB) initialement créée pour la télévision, la « logique de consommation » qui impose aux auditeurs d'acheter de nouveaux postes et, surtout, le risque de voir les multiplexeurs « jouer un rôle dans l'attribution des places des radios », en lieu et place de ce que fait le CSA avec la FM aujourd'hui.

Le collectif a lancé une pétition et veut croire que le gouvernement tiendra la parole de Christine Albanel, la ministre de la Culture et de la Communication, qui promettait en décembre des aides financières à ces petites stations très appréciées des Français.

«Il y a des incertitudes sur notre avenir»

Ancien président de la Confédération nationale des radios associatives (CNRA) et président de la radio locale toulousaine Radio FMR, Philippe Frézières ne cache pas ses inquiétudes sur le dossier du passage au numérique. Un passage selon lui à marche forcée voulu par le gouvernement mais dont les choix technologiques et le calendrier sont contestables.

«On est contre le processus qui est en train de se mettre en place. Comme lorsque la France avait misé, pour la télévision, sur la norme Secam au lieu de la norme Pal, pour la radio numérique, on a choisi une technologie qui risque de nous isoler du reste du monde. Ensuite cette technologie coûte cher, d'autant plus que nous devrons émettre en numérique et en analogique le temps que toute la population soit équipée de nouveaux postes dont aucun n'est pour l'instant commercialisé. Pour nous, la diffusion en numérique représente 15000€ par an contre 1000 à 2000€ pour notre diffusion analogique actuelle, que nous réalisons nous-même ; ce que nous ne pourrons plus faire avec le numérique, du moins dans les premières années», expose Philippe Frézières. «Dans le doute, comme beaucoup de radios associatives, nous avons tout de même fait acte de candidature mais sans savoir comment financer», poursuit l'homme de radio, plus pragmatique que les plus virulents opposants au numérique, qui craignent pour l'indépendance des petites stations. «Le dossier est complexe et l'Etat fait lasourde oreille. La commision Juppé qui a piloté le projet ne nous a jamais reçus et Christine Albanel n'a pas formalisé par écrit les promesses d'aides qu'elle a faites aux radios associatives», analyse Philippe Frézières. «Il y a des incertitudes sur notre avenir et sur la diversité que nous apportons dans le paysage radiophonique», poursuit-il, estimant que le passage au numérique, tel qu'il est enclenché, est davantage calibré pour les grands groupes de radios, àl'assise financière solide. Comme le grand public, peu au fait de la radio numérique, les stations locales estiment qu'on est dans le flou et qu'un lancement en fin d'années reste aléatoire. «Ce projet est mal ficelé et peut capoter», prévient Philippe Frézières.


Radio numérique : qu'est-ce que c'est ?

La radio numérique terrestre (RTN), déjà lancée aux États-Unis, en Asie, en Allemagne, et au Royaume -Uni et qui doit arriver en France d'ici la fin 2009, est l'équivalent de la télévision numérique terrestre (TNT). Elle porte en elle les promesses d'un nouveau confort d'écoute. Par rapport à la radio FM, la radio numérique promet une meilleure qualité sonore, et une meilleure couverture qu'aujourd'hui. L'auditeur peut également mettre en pause puis reprendre une émission (time shifting) et il reçoit des informations supplémentaires. Le RDS que l'on connaît déjà permet d'afficher le nom de la station ; avec la radio numérique, on pourra visualiser en plus le nom des artistes, des pochettes d'albums, des titres d'actualité… et de la publicité. Si le passage au tout numérique est coûteux pour les stations, il le sera aussi pour les auditeurs. Comme pour la TNT, il faudra disposer de nouveaux postes de radios dont les prix démarrent à partir de 90€. Très concurrencée par l'écoute de la radio sur internet, la RNT pourrait toutefois ne pas avoir le même succès que la TNT .

La numérotation téléphonique va connaître sa 2e révolution. Après le passage de 8 à 10 chiffres pour la téléphonie fixe en octobre 1996, c’est la téléphonie mobile qui va inaugurer de nouveaux numéros l’année prochaine, toujours à dix chiffres, mais commençant non plus par 06 mais par 07. « Pourquoi ? Parce que nous arrivons à saturation du nombre de numéros commençant par 06 », a expliqué Jean-Claude Mallet, nouveau président de l’Autorité de régulation des télécommunications électroniques et des postes (Arcep). En effet, mathématiquement, il n’y a que 100 millions de combinaisons possibles pour des séries de numéros à dix chiffres commençant par 06. Et environ 90 millions de ces numéros ont déjà été attribués. Si les premiers numéros en 07 apparaîtront en milieu d’année prochaine, une violente bataille s’est déclenchée pour profiter des 10 millions de numéros restant en 06… Afin que le 4e opérateur qui doit prochainement voir le jour ne soit pas pénalisé, l’Arcep a choisi de réserver une partie des derniers numéros en 06 à ce nouvel entrant, vraisemblablement 3 millions de numéros. Une décision qui a déclenché la colère des trois opérateurs historiques Orange, SFR et Bouygues Télécom. « Il apparaît important que cette réserve dédiée à l’éventuel 4e opérateur ne soit pas surdimensionnée », prévient Orange, tandis que Bouygues Télécom pense qu’il « ne paraît pas souhaitable » que le nouveau venu bénéficie de numéros en 06. Si la bataille pour les derniers numéros en 06 fait rage, c’est surtout parce que les opérateurs craignent que les consommateurs soient trop méfiants vis-à-vis du 07, trop proche des 08 perçus à tort comme des numéros surtaxés.

Nombreux sont les professionnels obligés à jongler avec deux téléphones mobiles : l'un pour leur ligne professionnelle, l'autre pour leur ligne personnelle. Une problématique que rencontrent ausi les personnes faisant de fréquents déplacements transfrontaliers et qui ont préféré s'abonner chez un opérateur étrangers pour bénéficier de tarifs plus abordables que ceux pratiqués en roaming par leru opérateur habituel.

Jusqu'à présent, il existait peu de solutions pour n'avoir qu'un seul mobile gérant deux cartes SIM. Plusieurs sociétés proposaient juste des découpages de deux cartes SIM pour en reconstituer une à glisser dans son mobile, comme Simore.

Les constructeurs de mobiles se sont enfin penchés sur le problème. Après Samung et ses D780, D880 et plus récemment le D890 tacile, c'est Glofiish qui présente le premier smartphone à gérer deux cartes SIM.

"Ce terminal Glofiish s’adresse aussi bien aux professionnels qu’au grand public grâce à la richesse de ses fonctionnalités : 3G+, GPS Sirf III, Wifi, Bluetooth, APN 3MP, etc…", explique Partelec, distributeur français officiel des mobiles d’E-TEN Glofiish depuis 2002.

"Le DX900 propose également en standard, une interface utilisateur intuitive avec SPB Mobile, et le logiciel de navigation GARMIN Mobile XT livré sur Micro SD pour profiter au mieux de toutes ses fonctionnalités", précise Partelec. A noter que le DX900 a reçu le prix “Best Choice” au Computex 2008.
Caractéristiques
Processeur : Samsung 6400 533 MHz
Mémoire : 256 Mo Flash ROM + 128 Mo de RAM
Batterie/Autonomie : Batterie Lithium Ion de 1.530 mA/h rechargeable et amovible
Ecran : Résolution VGA 640 x 480, tactile 2¨8, mode paysage et portrait
Dimensions : 106.5 x 60 x 17 mm
Poids batterie incluse : 146 grammes
Extension Mémoire : MicroSD (jusqu’à 32 Go)
Gestion Double cartes SIM : 3G/3G+/EDGE/GPRS
Accéléromètre
Communications : 3G – HSDPA/UMTS (2100 /1900 /850 MHz) – GSM quadribande Bluetooth v2.0
GPS : GPS Sirf Star III, AGPS Instant Fix
APN : 3 Millions de pixels, VGA en façade, Macro Focus (reconnaissance de CV)
UI : SPB Mobile
Apple fête aujourd'hui les 25 ans du Macintosh. Même si la firme californienne n'a rien prévu, retour en image sur le 24 janvier 1984.

La première pub Apple



La présentation par Steve Jobs


Depuis le lancement, en 2005, de Google Earth, son logiciel de cartographie vedette qui rassemble intelligemment des photos satellites de la Terre, Google n’a cessé de faire évoluer son dispositif. Outre les images brutes, de plus en plus de points du globe terrestre que l’on parcourt à l’écran se sont enrichis : articles de Wikipedia, du CNES, photos fournies par les internautes membres du réseau Panoramio, présence de multiples points d’intérêts géolocalisés (restaurants, services, etc.), présentation en 3D de monuments, etc.

14 millions de pixels

Et depuis début janvier, Google Earth propose une nouvelle expérience inédite qui amène chez vous plusieurs œuvres du célèbre musée du Prado, à Madrid. « Vous pourrez admirer les peintures dans leurs plus fins détails, jusqu’aux mouvements du pinceau ou la craquelure du vernis. La résolution des images est à peu près de 14 millions de pixels, c’est-à-dire 1 400 fois plus précise que ce que prendrait un appareil de 10 megapixels », explique Google.
Quatorze chefs-d’œuvre sont ainsi proposés à la découverte. « Les fusillades du 3 mai » de Goya, « L’annonciation » de Fra Angelico, « Le Cardinal » de Rafael, « Le jardin des délices » de Jérôme Bosch, « Les trois grâces » de Rubens, etc. Pour chacun des tableaux, il a fallu 8 200 photographies pour en saisir tous les détails. Le résultat est exceptionnel de finesse et constitue un joli succès pour Google, même si certains spécialistes estiment que pour admirer comme il se doit ces toiles, il faut les voir dans leur écrin. C’est-à-dire profiter de tout le travail muséographique (lumière, disposition, etc.) effectué dans les galeries.
C’est la première fois que Google collabore avec un musée. Le choix des œuvres présentées a d’ailleurs été fait avec le Prado en fonction de ce que choisissent le plus souvent les visiteurs quand ils arrivent sur la page web du musée et qu’ils programment une visite d’une heure.

Pour visiter le Prado avec Google Earth, télécharger gratuitement le logiciel sur http ://earth.google.fr


Fiat veut connecter votre voiture… à votre ordinateur. Objectif : vous faire économiser du carburant. Ce projet inédit avait été présenté au dernier Mondial de l'automobile à Paris et le constructeur italien vient d'opérer son lancement généralisé. Baptisé « Ecodrive », ce programme concerne les Fiat 500 et les Fiat Grande Punto équipées du système Blue and Me. Cette option, conçue avec Microsoft, permet, entre autres, de disposer d'un kit main libre bluetooth, d'écouter des MP3. Concrètement, le conducteur télécharge un logiciel sur son ordinateur à partir du site www.fiat.com/ecodrive. Il branche ensuite une clé USB sur laquelle va s'installer une partie du programme. Cette clé est alors insérée sur un port USB dans la voiture. Durant le trajet, le logiciel Ecodrive analyse alors le style de conduite et recueille des données. De retour chez lui, le conducteur connecte la clé sur son ordinateur et va recevoir une note sur 100, l'Ecoindex ainsi que des conseils de conduite pour réduire ses émissions de CO2 et sa consommation d'essence. Fiat estime que l'on peut économiser jusqu'à 15 % de carburant. Enfin, les conducteurs peuvent échanger leur expérience grâce à la communauté Ecoville.

Pour endiguer le piratage de musique sur internet, les majors ont lancé, avec beaucoup de retard, des plateformes légales vendant des chansons au format MP3. Problème : ces fichiers comportent des verrous, les fameux DRM (digital righ management) qui limitent le nombre de copies ou la possibilité d'écouter le morceau sur certains baladeurs. Ainsi l'honnête internaute pouvait se retrouver avec un fichier illisible. De quoi entrer en piraterie…

L'industrie du disque l'a bien compris et change son fusil d'épaule pour assurer enfin une vraie interopérabilité. Depuis plusieurs mois, de nombreux labels indépendants et certaines majors ont mis en ligne sur internet tout ou partie de leur catalogue sans DRM.

Mais pour aller plus avant, il fallait que le leader fasse un pas dans ce sens. C'est désormais chose faite. Apple, le père de l'iPod qui occupe 70 % du marché de la musique numérique avec son magasin iTunes, a annoncé le 6 janvier dernier qu'elle renonçait aux DRM d'ici fin mars et qu'elle mettait en place de nouvelles tarifications. Exit le fichier au prix unique de 0,99 € et place à des prix à 0,69 €, 0,99 € et 1,69€.

Selon un effet domino, les autres maisons de production vont suivre Apple. Après EMI et Warner, les branches françaises des majors Universal et Sony Music ont annoncé qu'elles renonçaient aux verrous elles aussi. Les deux principales plateformes françaises de vente de fichiers musicaux, FnacMusic et Virginmega, devraient donc se défaire entièrement de leurs DRM.

En supprimant les DRM, les majors anticipent en fait un des engagements des accords Olivennes, signés en novembre 2007, et qui ont donné naissance au projet de loi « Création et internet. » Ce projet, adopté au Sénat, veut instaurer la controversée riposte graduée pour lutter contre le piratage et prévoit effectivement la fin des DRM.
L'industrie du disque attend la loi antipiratage
Le marché de la musique en France a connu en 2008 sa 6e année de baisse, en perdant 696 M€ depuis 2002, époque où il était de 1,3 milliard d'euros. « Nous avons perdu en six ans plus que le chiffre d'affaires réalisé en 2008, soit 606M€», a précisé le Snep, principal syndicat de producteurs français, hier lors de son bilan annuel au Midem à Cannes. Dans ce total, les ventes de CD et DVD ont chuté de 132 M€ (-19,9 %) en 2008, pour atteindre 530 millions. Cette forte baisse est toujours loin d'être compensée par les ventes sur internet et les téléphones mobiles, qui connaissent certes une augmentation notable (+25 M€, soit +49,9 % par rapport à 2007) mais ne représentent que 76 % M€ sur les 606M€ du total. Pour faire décoller le marché de la musique numérique légale, l'industrie mise donc sur la fin des DRM mais surtout sur l'adoption de la loi antipiratage « Création et internet », qui doit passer prochainement devant l'Assemblée nationale. Le principal dispositif de cette loi est l'instauration de la riposte graduée, c'est-à-dire une série d'avertissements par e-mail puis la coupure de l'accès à internet du « pirate » ; coupure décidée par la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi). Reste que la coupure du net apparaît disproportionnée à beaucoup d'élus et aux associations de consommateurs qui dénoncent un texte « liberticide. »

À côté d'Orange, de SFR et de Bouygues Télécom va prendre place d'ici l'été un 4e opérateur de téléphonie mobile avec la perspective d'une baisse de la facture télécom des Français. Telle est l'annonce faite lundi par François Fillon lors d'un point presse présentant l'avancée de la mise en place du plan France numérique 2 012. Après de nombreux débats sur la façon d'attribuer une 4e licence de téléphonie de 3e génération (3G), le gouvernement a donc tranché. Il a demandé à l'Autorité de régulation des communications et des postes (Arcep) de lancer « avant la fin du mois de février » un appel à candidature reposant sur trois lots de 5 mégahertz des fréquences à pourvoir dont un sera réservé à ce 4e opérateur.
Free ou Numéricâble ?

« J'ai choisi de favoriser la possibilité d'un nouvel entrant [car] plus il y a d'opérateurs, plus il y a de concurrence, sans déstabiliser et en permettant aux opérateurs existants d'obtenir une partie des lots », a expliqué le Premier ministre. Lors du précédent appel d'offres organisé en 2007, seul Free avait déposé un dossier de candidature, qui avait été rejeté par l'Arcep. Le régulateur estimait, en effet, que Free mobile n'avait pas la capacité à payer les 619 M€ que coûte la licence. Si Orange préfère « attendre de connaître les conditions financières et opérationnelles de l'octroi envisagé », SFR et Bouygues n'ont pas souhaité réagir. En revanche l'UFC-Que Choisir salue une « très bonne surprise » et Maxime Lombardini, directeur général de Free (groupe Iliad) s'est dit « très heureux. » Free s'estime « très légitime » pour devenir le 4e opérateur. Une position logique car à l'heure de la convergence, il lui manque la brique « téléphonie mobile » pour faire une offre globale internet-télé-téléphonie fixe et mobile que peuvent déjà proposer Orange et SFR. Pour les mêmes raisons que Free, Numéricâble pourrait également se porter candidat. À moins qu'un autre acteur, encore inconnu à ce jour, ne se déclare. La position du futur opérateur sera toutefois délicate car en ne disposant que de 5 mégahertz, il ne pourra pas couvrir l'intégralité du territoire national et devra donc louer des fréquences à d'autres opérateurs (comme les opérateurs « virtuels » de type M6-Mobile, Simpléo…). Selon les chiffres de l'Arcep, la facture mensuelle moyenne en téléphonie mobile est passée de 28,70 € au 2e trimestre 2004 à 27,60 € au 2e trimestre 2008. Les quelque 56 millions d'abonnés attendent donc sans doute beaucoup du futur opérateur, même si les tarifs français sont parmi les plus bas en Europe. En 2007, Free avait promis de diviser la facture mobile par deux…


Free veut lancer une offre nationale

A la suite de notre article, l'opérateur Free a souhaité apporter des précisions sur la possibilité de déployer une offre nationale.

"Avec 5 Mhz dans la bande des 2.1 Ghz : un 4ème opérateur pourrait tout à fait avoir une couverture nationale et accueillir des millions d'abonnés. (ça existe déjà dans d'autres pays) De plus, l'opérateur qui obtiendrait ce lot de 5 Mhz récupérerait automatiquement 5 Mhz dans la bande de fréquences 900 Mhz ; en effet, les opérateurs mobiles existants ont pris l'engagement dans leur licence il y a quelques années de libérer 5 Mhz dans cette bande de fréquences ( 900 Mhz) dès lors qu'un 4ème opérateur arriverait sur le marché avant mi 2010. Donc un 4ème opérateur aurait 5 Mhz + 5 Mhz = 10 Mhz.", expose une responsable d'Iliad, la maison mère de Free.

"Par ailleurs: rien n'empêche cet opérateur de se porter candidat à un autre lot de 5 Mhz qui sera ouvert à tous les opérateurs (existants et nouveaux) Dernier point : de nouvelles fréquences seront libérées dans quelques temps : il s'agit des fréquences militaires (bande des 2.6 ghz) etle dividende numérique. En ce qui concerne Free, si nous sommes candidat et que notre candidature est retenue: il n'est bien évidement pas question de lancer une offre sur quelques grandes agglomérations mais bien une offre au niveau national."
Télé mobile : ça avance

La télévision sur téléphone portable (comme ci-dessus le Nokia N77) reste encore un serpent de mer en France. Pour « lever les blocages actuels issus de divergences de vue entre les acteurs concernés sur le modèle économique », le gouvernement a décidé hier de lancer dans les prochains jours une mission. Son objectif sera de définir « d’ici au 31 mars » le modèle économique à partir duquel seront enfin déployées les infrastructures.

Lors de la présentation du plan France numérique 2 012 en octobre dernier, l'une des mesures phare annoncée était de connecter 100 % des Français à internet à haut débit avant le 1er janvier 2010, où qu'ils habitent, à un tarif maximum de 35 € par mois, matériel compris. 500 000 foyers (soit 1,7 % de la population) sont privés de connexion haut débit. Dans cette perspective, François Filon a annoncé hier la création d'un label « Internet haut débit universel. » Et dès ce mardi, Orange va proposer une première offre qui répondra à cette dénomination et qui consiste en un accès haut débit par satellite.

« Nous avons travaillé d'arrache-pied pour proposer avec notre filiale Nordnet, une offre baptisée Pack internet satellite », expliquait, lundi 12 janvier à La Dépêche, Bruno Janet, conseiller spécial du PDG d'Orange, et directeur des relations avec les collectivités locales. Cette nouvelle offre comprend une connexion autorisant jusqu'à 2Mb/s de débit et 2Go de volume de données échangées mensuellement ; un kit parabole complet mis à disposition ; un routeur Wi-Fi pour profiter de l'internet dans toute la maison, sans fil ; 6 adresses électroniques filtrées contre le spam et les virus ; et 100 Mo d'hébergement pour créer sa page personnelle. Le tout pour le prix record de 34,90 € par mois. La parabole peut être installée par le client lui-même grâce à un guide complet à suivre étape par étape. « Dans le courant 2009, nous ferons évoluer cette offre pour qu'elle comprenne la téléphonie fixe en VoIP et un bouquet de chaînes de télévision dont celles de la TNT », précise Bruno Janet.

Pour plus de renseignements, rendez-vous sur la page de Nordnet.


Et si, pour mieux mesurer la qualité de l'air dans les grandes villes, chaque citadin était doté d'un capteur individuel logé dans une montre ? Ce n'est pas de la science fiction mais bel et bien un vrai projet baptisé « Montre verte/ City pulse », porté par la fondation internet nouvelle génération (Fing) dans le cadre d'un vaste programme « Ville 2.0 », qui s'inspire d'expériences menées à Londres, New York et San Francisco. L'objectif de la montre verte, qui sera expérimentée en région parisienne cette année, est de « multiplier par 1 000 le nombre de capteurs environnementaux dans la ville et, en faisant participer les citoyens à la mesure environnementale, les associer d'une manière directe à la construction d'une ville durable. » De fait Airparif, l'organisme qui mesure la qualité de l'air à Paris disposera non plus de 60 capteurs publics fixes répartis dans la Capitale, mais de centaines de capteurs mobiles.

Concrètement, la montre verte est dotée de deux capteurs environnementaux pour le CO2 et le bruit ; et d'une puce GPS permettant de localiser son porteur, dont l'anonymat est préservé. Les informations collectées à un rythme prévu à l'avance ou à la demande, sont stockées dans la montre puis expédiées vers une plate-forme ouverte Citypulse, soit en temps réel soit lorsque le porteur la connecte sur un socle à son domicile. Les données stockées par Citypulse, horodatées et géolocalisées, sont mises à disposition de tous. « Les exploitations des données peuvent être publiques (cartographie, débats publics…), citoyennes (alertes, analyses alternatives…), artistiques ou commerciales. La fabrication des montres vertes est d'ores et déjà lancée.

« Les quinze premiers prototypes seront disponibles en juin », a indiqué Thierry Marcou, responsable du projet Ville 2.0. Ce projet inédit en France est porté par le laboratoire Citu (Universités Paris I et VIII) en partenariat avec Altran Orange et SFR. Un projet similaire va être développé aux Pays-Bas ; les Néerlandais remplaçant la montre par une écharpe.
Téléviseurs, lecteurs de DVD, décodeurs, radios-réveils, ordinateurs, imprimantes, box internet… Les produits high tech se sont multipliés dans les foyers des Français - 15 en moyenne - et ont fait grimper leur facture d'électricité. Car la plupart de ces appareils ne sont jamais totalement déconnectés du réseau électrique mais sont en position de veille, prêt à être réactivité d'un coup de télécommande. Un confort certain pour un coût certain du côté du porte-monnaie - 300 € par an soit quatre fois plus qu'il y a dix ans - mais aussi du côté de l'environnement. L'Union européenne l'a bien compris, qui s'est penchée sur la question pour établir une directive sur l'écoconception des appareils. « C'est là une contribution importante à la réalisation des objectifs d'efficacité énergétique et de protection du climat, mais c'est aussi un bon moyen de faire économiser de l'argent à nos concitoyens », expliquait récemment Andris Piebalgs, membre de la Commission chargée de l'énergie. L'Union a donc adopté mi-décembre un règlement pour réduire la consommation des appareils en mode veille. A partir de 2010, celle-ci devra être inférieure à 1 ou 2 watts, des seuils divisés par deux en 2013 ; alors qu'actuellement les appareils en veille consomment près de 4 watts.

Selon la Commission européenne, avec ces nouvelles normes il devrait être possible d'économiser 30 TWh par an soit la consommation électrique annuelle de la Hongrie ! La consommation annuelle des Français devrait tomber à 90 kWh contre 350 aujourd'hui, soit une économie de plus de 30€. Mais pour arriver à cela, les constructeurs vont devoir faire de gros efforts. « La consommation des postes audiovisuel et informatique a complètement explosé, dépassant les plus voraces appareils du foyer, les réfrigérateurs-congélateurs », s'alarme Alain Anglade, spécialiste du dossier à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Pourtant les technologies vertes (green tech) ont le vent en poupe et le CES de Las Vegas qui s'est ouvert hier va présenter de nombreux appareils plus économes. Le gouvernement, qui a renoncé à l'extension du bonus-malus écologique aux produits high tech, envisage cependant d'instaurer une « étiquette énergie » sur les téléviseurs, pour encourager l'achat des modèles les moins gourmands.

Aujourd'hui s'ouvre à Las Vegas le plus grand salon de l'électronique grand public au monde. Pour sa 42e édition, le Consumer electronic show (CES) va se tenir dans une ambiance morose. Sur fond de crise financière internationale, de grands constructeurs (Sony, Philips) se désengagent de certains secteurs ou licencient. Mais une fois encore, cette grand-messe - la première du début de l'année suivie par 2 700 exposants et 130 000 professionnels - va fixer les tendances et présenter sont lot de nouveautés.

La télévision reste, une fois encore, au centre du salon. La bataille de la taille des écrans ou celle entre dalles LCD et Plasma est depuis longtemps dépassée et les constructeurs mettent désormais l'accent sur deux tendances : des écrans avec une épaisseur toujours plus fine (jusqu'à 6,5 mm) ; et des écrans de plus en plus connectés. Sony et Samsung proposent ainsi des téléviseurs capables de visionner, via le réseau domestique, les photos ou les films stockés sur son ordinateur, d'afficher des contenus en provenance d'internet (infos, météo, bourse, etc.) et accéder à des catalogues de vidéos à la demande (VOD). Autant de choses qui sont déjà réalisables avec les box internet actuelles, les ordinateurs et les téléviseurs ; mais l'objectif des nouvelles télés est de proposer tout cela, simplement, à ceux qui ne sont pas férus d'informatique. Yahoo ! et Intel devrait ainsi dévoiler leur vision de la télé connectée.

Connectés également les GPS. Avec un abonnement mensuel, on aura le trafic en temps réel ou la station essence aux prix les plus bas. Côté informatique, les constructeurs vont peaufiner le succès fulgurant enregistré en 2008 par les netbooks, ces mini-ordinateurs portables très abordables. Plus légers, plus puissants et… plus autonomes. Car le point faible de tous ces gadgets (baladeurs, ordinateurs, téléphones) reste l'autonomie des batteries, dont quelque 10 milliards sont utilisés caque année. Fuji ou encore Apple proposent ainsi des batteries qui durent plus longtemps (de 8 à 12 heures soit une journée de travail) et qui, contenant moins de métaux polluants, sont plus faciles à recycler.

Montre-téléphone

Mais le CES de La Vegas, c'est aussi l'endroit où présenter quelques folies. Après l'écran géant de Panasonic l'an dernier, on découvrira par exemple un traducteur de langue des signes pour téléphoner ; un système de mixage qui tient dans la main ; un ordinateur portable à deux écrans ; des appareils photos tout terrain ou encore une étonnante montre téléphone.

Déjà les premières nouveautés
Le salon n'ouvre ses portes que ce jeudi mais, d'ores et déjà, plusieurs constructeurs ont dévoilé leurs nouveautés. Pour Lynksys, spécialiste des réseaux, 2009 est placée sous le signe de la musique sans fil. Chaîne hi-fi, lecteurs portables, télécommande : autant de dispositifs permettant d'écouter dans plusieurs pièces de la maison de la musique depuis plusieurs sources. Asus, le père du premier mini-ordinateur portable creuse son filon et a dévoilé le T101H. Derrière ce nom barbare se cache un ordinateur très mobile avec un écran tactile. Plus besoin de souris ou presque. Toujours côté ordinateur, Apple a présenté mardi soir son MacBook Pro avec un superbe écran de 17'' et une autonomie de 8 heures. Une fois n'est pas coutume, Kodak, le spécialiste de la photo a présenté un petit caméscope de poche. Conçu pour résister à la pluie et à la poussière, il permet de capturer des vidéos en haute définition sur de banale cartes mémoire. Son prix de 150 € devrait l'aider à trouver ses fans parmi ceux qui veulent réaliser de petites vidéos à poster sur Youtube. Enfin le suisse Logitech a dévoilé la Rolls Royce des télécommandes. Cette Harmony 1100, toute d'aluminium couverte, est dotée d'un écran de 3,5'' tactile et permet de piloter plus de 225 000 appareils de plus de 5 000 marques ! À 500 € c'est bien le moins…

Les Français se passionnent depuis longtemps pour la généalogie et, le Minitel hier, internet aujourd'hui ont permis à bien des familles de compléter leur arbre généalogique. Quand celui-ci commence à s'étoffer en remontant les siècles, des logiciels permettent de tenir à jour les fiches mais l'impression d'un arbre reste délicate. C'est là qu'intervient le site famille unie (www.familleunie.fr). Celui-ci propose l'impression de poster en grand format d'arbres généalogique pouvant aller jusqu'à 20 000 personnes. Sept formats sont disponibles de l'A2 au format géant 4,5 mètres de large pour 1,5 mètre de haut ! La création de l'arbre généalogique se fait simplement et rapidement sur le site internet. On peut partager son arbre avec les membres de sa famille et sur différents logiciels spécialisés. Familleunie.fr est présent en Europe et en Amérique latine.
Plus abordable que ces concurrentes Sony PlayStation III ou Microsoft XBox 360, la console Wii de Nintendo a fait son entrée dans de nombreuses familles à Noël. Petit compilation du déballage des cadeaux...


En 2008, à l'heure des voyages low cost et du tourisme de masse qui laissent à penser qu'aucun recoin de la planète n'est plus inconnu des hommes, il est encore des lieux qui n'ont jamais été cartographiés ni explorés. Telle est la démonstration que viennent de faire des scientifiques britanniques du Royal Botanic Garden de Kew (ouest de Londres) en mettant au jour une forêt jusqu'alors inconnue et recélant des espèces jamais observées sur les contreforts du mont Mabu, au Nord du Mozambique. Mais le plus extraordinaire est qu'à l'origine de cette découverte se trouve… Google et son logiciel vedette d'images satellites Google Earth.

Cette étonnante histoire commence lorsque les scientifiques londoniens décident de délimiter, dans le cadre d'un projet Darwin, une vaste zone de protection et de conservation au Mozambique, ce pays d'Afrique australe longtemps ravagé parla guerre civile de 1972 à 1995. En utilisant le logiciel Google earth, ils repèrent sur le mont Mabu, découvert en 2005, une zone colorée différemment. Se procurant des images satellites de meilleure définition, ils acquièrent alors la certitude de l'existence d'un vaste domaine forestier de quelque 80 km².


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Après plusieurs voyages de repérage en octobre et novembre derniers, Jonathan Timberlake conduit une expédition de 28 chercheurs et 70 porteurs, soutenue par le Royaume-Uni, le Mozambique, le Malawi, la Tanzanie et la Suisse. Pendant quatre semaines, à 1 700 mètres d'altitude et à la manière des grandes expéditions du XIXe siècle, l'équipe va arpenter cette forêt luxuriante dont la cime des arbres culmine à 45 mètres au-dessus du sol. Seulement connue par quelques villageois qui y trouvaient refuge durant la guerre, la forêt est intacte et recèle de véritables trésors : une centaine d'espèces inconnues. Les scientifiques décrivent environ 2 000 nouvelles espèces chaque année, mais il est très rare d'en découvrir autant en un seul endroit.

Les scientifiques craignent désormais que le retour de la population et, surtout, que l'économie du Mozambique en pleine croissance pousse à une exploitation forestière de la zone. Mais cette forêt « Google » au nom du patrimoine qu'elle représente pour l'humanité devrait pouvoir être préservée.


Des centaines d'espèces inconnues

L'expédition du Royal Botanic Garden de Kew a permis d'inscrire dans la littérature des centaines de nouvelles espèces inconnues jusqu'à présent. Des milliers de plantes, des oiseaux, des papillons - plus de 200 espèces - des singes, des antilopes, des serpents géants, une vipère qui peut tuer un homme d'une simple morsure, ont ainsi été mis au jour. « La diversité est phénoménale », confiait à son retour le chef de l'expédition, qui assure qu'il doit encore rester dans le monde des zones vierges comme celle du mont Mabu.

Très belle année 2009 pour tous les lecteurs du blog et ceux du journal.