Pour des raisons juridiques et de sécurité, Barack Obama aurait dû se défaire de son Blackberry, le mobile préféré des cadres pour envoyer leurs e-mails, au moment d'entrer à la Maison Blanche. Mais pour le cyberprésident américain, qui a utilisé internet comme personne durant sa campagne, pas question de se passer de son smartphone. Les services secrets ont donc cédé et fourni au nouveau président un téléphone ultra-sécurisé coûtant quelque 3 000€. Étanche et très solide, l'appareil, un peu mastoc, a été conçu par la firme Sectera en collaboration avec la NSA pour le cryptage des données. Barack Obama utilisera cet appareil unique en son genre pour communiquer avec ses proches collaborateurs et sa famille.








Jadis réservé à une élite fortunée, le téléphone mobile est en passe de devenir l'appareil technologique le plus partagé au monde. Selon une récente étude, 4 milliards de personnes ont un portable et dans les deux années à venir, le mobile devrait séduire encore un milliard de personnes supplémentaires, particulièrement dans les pays émergents.

C'est peut-être en raison de ces perspectives époustouflantes que le secteur des télécoms - frappé par la crise et contraint d'opérer des suppressions d'emplois - a gardé le sourire au cours du congrès mondial de la téléphonie mobile qui s'est achevé jeudi 19 février à Barcelone.

« Nous faisons face à un ralentissement sans précédent », a reconnu Rob Conway, directeur de l'association des opérateurs GSM évoquant une baisse des ventes de 5 à 15 %, mais « le mobile est devenu un outil tellement indispensable » que l'impact sur le secteur sera limité.

Un outil ? Un véritable couteau suisse plutôt, car ce sont bien les smartphones, ces téléphones intelligents multifonctions et multimédia qui ont été les vedettes du salon. Dans le sillage de l'insolent succès de l'iPhone d'Apple qui bouscule le marché depuis deux ans, tous les constructeurs ont présenté leurs modèles, chacun espérant capter un marché en plein boom, dont les ventes devraient grimper de 32 % cette année.

Nokia, LG, Sony Ericsson, HTC, Samsung… ont tous présenté des mobiles à large écran tactile qui font office de navigateur GPS, de baladeur audio-video, d'appareil photo numérique, de navigateur internet, de répertoire, d'agenda, de traitement de textes… On oublierait presque qu'on peut téléphoner avec ces mobiles dont il est de plus en plus difficile de se passer… D'autant plus que tous les constructeurs ont présenté à Barcelone des boutiques en ligne pour télécharger une foule de petites applications pour localiser la pizzeria ou la station-service dont on est le plus proche, consulter la météo, les dernières infos, etc. De quoi faire de son portable un outil réellement personnel.

« Quelqu'un peut me prêter un chargeur pour mon portable ? - Oui moi. - Ah non c'est pas le bon ! » Cette scène, des milliers d'utilisateurs de téléphones mobiles la vivent quotidiennement, en famille ou en entreprise. Heureusement, ce casse-tête dû à la différence de prises employées par les constructeurs, va bientôt prendre fin.

En effet, au deuxième jour du Congrès mondial de la téléphonie mobile 3GSM qui se tient à Barcelone jusqu'à demain, les industriels, sous la pression du commissaire européen à l'Industrie Günter Verheugen, ont décidé qu'ils allaient mettre au point un chargeur universel d'ici 2012, équipé d'une prise mini-USB. Dix-sept opérateurs et fabricants parmi lesquels Nokia, Samsung et Motorala, ont signé cet accord qui va grandement simplifier la vie des utilisateurs.

Car non seulement les chargeurs changent d'une marque à l'autre mais parfois aussi entre les différentes gammes d'un même constructeur.

Une aberration qui conduit les clients à stocker chez eux des chargeurs inutiles… dont le poids est estimé à 51 000 tonnes ! Le chargeur universel, qui pourra donc se conserver si l'on change de mobile, permettra aussi de limiter l'impact environnemental. Avec 50 % de chargeurs en moins chaque année, l'industrie pourrait diminuer de 13,6 à 21,8 millions de tonnes de gaz à effet de serre, selon l'association GSM. Au salon de Barcelone, cette tendance écolo se retrouve dans les gammes des constructeurs.

Les mobiles sont construits avec des matériaux moins polluants et ils sont plus économes en énergie. Samsung a même présenté un mobile doté d'un capteur solaire sur sa coque…

Les Français sont de plus en plus accros aux textos, ces messages de texte de 160 caractères maximum que l'on s'envoie de mobile à mobile. L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) a publié lundi les chiffres du 4e trimestre 2008 pour les mobiles en France, qui permettent de constater que les SMS sont de plus en plus prisés par les Français avec une croissance trimestrielle de 33,5 % sur les trois derniers mois de 2008.Une croissance qui atteint 96,2 % en glissement ! Un véritable raz-de-marée. Ainsi, en décembre 2008, un mois marqué par les fêtes de fin d'année, 11 564 900 textos ont été envoyés. Le trafic de SMS mensuel par client actif atteint désormais le record de 69 SMS contre 37 en décembre 2007.

Il faut dire que les opérateurs ont déployé des offres spécialement calibrées pour les accros du textos, notamment à destination des adolescents. Certains forfaits mettent en avant non plus le nombre d'heure de communications mais celui de SMS que l'on peut envoyer par centaines. Sans compter les forfaits où l'envoie de SMS est illimité.

À l'autre bout de la chaîne, les constructeurs conçoivent des portables toujours plus faciles à utiliser pour rédiger ses messages. Le dictionnaire T9 s'est généralisé.

Cette fonctionnalité permet de proposer, de façon prédictive, plusieurs mots en fonction des premières lettres tapées.

Et de plus en plus de constructeurs proposent des mobiles dotés de claviers complets Azerty. Des claviers virtuels comme sur l'iPhone d'Apple ou le Player addict de Samsung. Ou bien des claviers physiques, coulissants ou fixes comme sur les Nokia ou le futur Googlephone HTC.

Reste que le langage texto reste souvent de mise car « c + pratik. »

Midi-Pyrénées équipé à 77,7%

L'Arcep constate que le parc total dépasse les 58 millions d'abonnés et qu'il a augmenté de 4,9 % en glissement annuel (7,1 % l'an dernier). La part de marché des MVNO (qui louent le réseau d'un des trois opérateurs) s'établit à 5,19 %. Le taux de pénétration progresse pour atteindre 90 % en métropole. En Midi-Pyrénées, le taux de pénétration atteint 77,7 % pour une population de 2,782 millions. En Languedoc-Roussillon, on passe à 84,4 % pour 2,548 millions. Enfin, pour l'Aquitaine, le taux de pénétration est de 83 % pour 3,123 millions d'habitants. Les tableaux de l'Arcep De nouveaux indicateurs sont désormais publiés par l'Arcep. Le parc de clés 3G (qui permettent de se connecter à internet à partir d'un ordinateur portable) atteint 986 000 unités (dont 391 000 en résidentiel). Un boom qui s'explique par la réalisation de nouvelles offres plus abordables et plus ciblées vers le grand public de la part des trois grands opérateurs mais aussi de certains MVNO comme Auchan.

La Saint-Valentin, samedi prochain, ne sera pas seulement le rendez-vous des amoureux. Elle sera aussi celui des pirates. L'éditeur de logiciel antivirus McAfee a lancé hier une alerte à destination de tous les internautes pour qu'ils se méfient des e-mails qu'ils sont susceptibles de recevoir ce 14 février ou les jours précédents. Des e-mails anodins et débordant d'amour vous invitant à cliquer sur un lien pour aller voir une carte postale, un petit jeu plein de cœurs rouge vif ou profiter d'une super-promotion sur un bijou pour l'être cher. Au lieu de quoi, le petit clic installera un virus sur votre ordinateur...

La Saint-Valentin, Noël, le jour de l'an, etc. autant de périodes festives durant lesquelles les pirates inondent les boîtes aux lettres électroniques avec des e-mails non sollicités.

Qu'ils soient malveillants ou inoffensifs mais agaçant, ces « pourriels » - pour reprendre le joli mot de nos cousins Québécois - constituent entre 80 et 95 % du trafic d'e-mails mondial. Un véritable fléau que ce spam.

En 2008, entre 150 et 200 milliards de spams ont été envoyés chaque jour, selon l'éditeur Symantec. Une croissance exponentielle qui suit celle d'internet et qu'il est toujours très difficile de combattre.

Car les expéditeurs utilisent des serveurs « zombies » hébergés partout dans le monde. Selon le rapport annuel de Sophos, les États-Unis restent le plus gros pays émetteur avec 17,5 % du total (contre 22,5 % en 2007). Suivent la Russie (7,8 %) et la Turquie (6,9 %).
Dur de s'en prémunir

Du Viagra à un prix défiant toute concurrence mais qui ne sera jamais expédié si vous en commandez ; une méthode révolutionnaire pour allonger votre pénis ou pour arrêter de fumer ; des téléphones mobiles gratuits ; une vidéothèque porno illimitée, etc. Le spam est un inventaire à la Prévert majusucule.

En ce moment, on ne compte plus les veuves de dignitaires africains tombés en disgrâce et qui sollicitent votre aide pour récupérer des millions de dollars dont un pourcentage vous reviendra en liquide…

Surtout, ne répondez pas à ces e-mails, même pour tenter de vous « désabonner. » Au contraire, vous valideriez votre adresse e-mail auprès des émetteurs qui vous inonderaient de spams de plus belle.

Pour se prémunir du fléau, on peut installer un logiciel antispam comme Spamhilator ; activer l'antispam de son fournisseur d'accès à internet ; Utiliser un webmail (Hotmail, Yahoo mail où Gmail qui ont développé des filtres antispam performants).

Mais il sera toujours difficile de ne pas recevoir de pourriels. D'autant plus que les spams s'attaquent maintenant aux réseaux sociaux comme Facebook et aux téléphones portables…

Les fans de la Guerre des étoiles et les autres en rêvent depuis des années en s'extasiant devant R2D2 : quand aurons-nous des robots pour nous assister dans notre vie quotidienne ? Très bientôt. Réservés aux activités spatiales, militaires et industrielles de haut niveau, les robots font leur entrée dans les foyers. La tendance s'est remarquée lors du dernier salon de l'électronique CES de Las Vegas, début janvier, et c'est une jeune start-up française, Gostai, qui va commercialiser d'ici l'été un service en ligne pour contrôler n'importe quel robot depuis un PC et même un téléphone mobile. Par exemple le robot Rovio de la société WowWee permet d'assurer un service de téléprésence pour surveiller ce qui se passe chez soi à travers les yeux (des webcams) du robot. Partenaire de Gostai, l'opérateur SFR lancera du 14 au 27 février à Paris une expérimentation dans son « Studio. » On découvrira là le robot « patrouilleur de la maison », le robot « conteur d'histoire », le robot « messager » qui lis les SMS à haute voix, etc. Si la population de robots industriels est en pleine croissance - 1 million en 2008 - les robots domestiques et de loisirs sont eux aussi en plein développement. Les robots aspirateurs et les robots de loisirs (comme le chien Aibo de Sony) gagnent du terrain. Pour des robots plus sophistiqués, plus humanoïdes, il faudra attendre entre cinq et dix ans.

Jojo le Mérou, le poisson-vedette du film «Le Monde du silence» du commandant Cousteau n'en reviendrait sans doute pas. Mais depuis le début du mois, tout un chacun peut explorer les fonds marins. En effet, Google a lancé la version 5.0 de son célèbre logiciel Google Earth qui, après la terre vue du ciel, permet désormais de donner à voir les océans en trois dimensions. ««Nous avons travaillé avec plus de 80 organismes scientifiques privés et publics», a précisé Florence Diss, responsable des partenariats géographiques pour Google France. La Cousteau Society est ainsi de la partie. Une vingtaine de zones sont particulièrement détaillées mais «Océan»fournit aussi aux utilisateurs des informations, des photos et des vidéos sur 20 thèmes ( zones marines protégées, observation de l'évolution de la faune ou encore les meilleurs emplacements de surfs dans le monde). Google Earth est disponible gratuitement en 40 langues. (http://earth.google.fr/).


Il y a des couacs dont on se passerait bien. Fin 2003, dans les salles blanches de Lockheed Martin, le satellite météo américiain NOOA-N Prime subissait une lourde chute. 200 millions de dollars de réparation et quatre années de retard pris sr le programme, le satellite a enfin été mis sur orbite le 6 février.

Dernier né d'une série de 5 satellites météo à orbite polaire (POES : Polar Operational Environmental Satellite), NOAA-N Prime a été construit pour la NASA et la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration). Ce satellite clôture un programme d'observation météo américain qui remonte au lancement, en 1960, de TIROS-1, le premier satellite d'observation météo au monde.

Le CNES est de la partie

Le nouveau satellite effectuera des observations de la surface terrestre et de l'atmosphère qui fourniront des donnnées importantes à la NOAA pour que celle-ci fournisse des prévisions météo, notamment pour la prévention de risques naturels, et des analyses sur le changement climatique. Les données seront recueillies par des stations situées en Virginie, en Alaska et en Norvège, appartenant soit à la NOAA soit à Eumetsat (European Organisation for the Exploitation of Meteorological Satellite).

NOAA-N Prime comprend plusieurs instruments notamment deux radiomètres et trois sondeurs ainsi que des détecteurs de particules pour l'observation des tempêtes solaires. Un système de recueil de données de nouvelle génération, conçu par le CNES, est également embarqué à bord du satellite et permettra de relayer des données environnementales. Le CNES a aussi fourni Sarsat-3, un système qui fonctionne dans le cadre du programme de secours COSPAS-SARSAT. Celui-ci, qui fête se 20 ans et regroupe 40 pays et organisations internationales a permis de sauver 25000 vies depuis 1982.

Pour suivre toute la mission : cliquez ici.



En ces temps de crise, plusieurs municipalités, notamment celles de Toulouse et de Paris, ont décidé cette année, au moment des fêtes, de réduire les plages horaires d'éclairage nocturne de leurs monuments. Ce souci d'économie d'énergie est de plus en plus d'actualité pour les collectivités qui envisagent de faire appel à l'éclairage par diodes (LED).

Par rapport à l'éclairage classique avec des lampes au sodium (couleur orangé), les lampadaires avec des LED permettent de réaliser jusqu'à 80 % d'économie d'énergie. Les LED ont par ailleurs une durée de vie très importante (100 fois plus qu'une ampoule classique, soit jusqu'à quinze ans) ; leur allumage est instantané et leur résistance aux chocs très importante.

Des expérimentations ont d'ores et déjà lieu à Fréjus et ailleurs en Europe. En Allemagne, la ville de Darmstadt envisage de s'équiper complètement avec des lampadaires LED. « Notre travail est de produire des produits et des solutions qui aideront à réduire la consommation d'énergie dans l'éclairage d'un tiers des normes actuelles, et nous croyons que nous pouvons le faire dans un délai de 5 à 10 ans », expliquait récemment Michael Hartl, directeur de recherche et de développement pour Siteco, l'éclairagiste qui travaille sur le projet de Darmstadt.

« Les LED sont la technologie d'éclairage public du futur. Comparées aux autres techniques d'éclairage connues, elles présentent de nombreux avantages, à la fois sur les plans économique et écologique. Ce projet pilote est une première européenne. Les performances de ces lampadaires à LED vont être comparées à celles des anciens grâce à des mesures d'intensité lumineuse. De même, les impressions des habitants et des automobilistes seront recueillies », explique le professeur Tran Quoc Khanh, responsable du projet. Amsterdam s'est elle aussi lancé dans la course en installant des réverbères le long de la piste cyclable longeant l'Amstel. Ces lampadaires sont conçus par Philips et devraient fonctionner 13 ans sans entretien.

Chez soi, des LED surtout pour la déco
Pour l'heure, l'éclairage par LED perce chez les particuliers dans le cadre de la déco. Philips, toujours lui, a lancé y a un an sa gamme Living Colors. Il s'agit de petites lampes à poser qui, dotées de quatre diodes et d'une télécommande, permettent de créer des ambiances en choisissant une couleur parmi des milliers. Malgré un prix élevé (150 €), le succès a été au rendez-vous et Philips a lancé fin 2008 un nouveau modèle mini plus abordable (99 €). Les LED vont cependant investir toutes les lampes de la maison. Encore plus économes que les lampes fluocompactes qui doivent remplacer nos vieilles ampoules à filament d'ici fin 2010, les douilles surmontées de nombreuses petites diodes font leur apparition (entre 12 et 45 €).

Alors que le commerce électronique est en plein boom - 20 millions de personnes ont effectué un achat en ligne au premier trimestre 2008 - La Poste vient de lancer jeudi 5 février un service aussi inédit que pratique : l'impresion des timbres chez soi à partir d'internet, à partit du site www.laposte.fr/montimbrenligne ! La Poste avait déjà lancé il y a quelques années un service permettant aux internautes de choisir l'illustration de timbres dont les planches, après paiement en ligne, étaient expédiées à domicile. Cette fois-ci, une nouvelle étape est franchie avec l'impression des timbres directement sur une enveloppe à partri de n'importe quelle enveloppe.

"Avec ce nouveau mode d’affranchissement en ligne, La Poste renforce son offre sur Internet à destination des particuliers et des TPE", explique le groupe, qui précise "L’affranchissement se fait au plus juste, pour tout format, poids, destination… en quelques clics. Le visuel du timbre est choisi dans une bibliothèque de 200 visuels. Le tarif est identique à celui d’un timbre physique."

Le timbre ainsi imprimé est légèrement différent des timbres que l'on connaît. A côté de l'illustration choisie et de la valeur faciale, est imprimé, en effet, un code barre. Celui-ci garantit l'inviolabilité du système.

La SNCF pour certains de ces billets et Air France-KLM pour la carte d'embarquement de cerains de ces vols permettent également aux internautes d'imprimer chez eux les documents nécessaires à leur voyage.

Quatre étape pour créer et imprimer son timbre
Etape 1. « Personnalisation » : choix du visuel du timbre parmi une bibliothèque de 200 visuels classés par thèmes (évènements, vie de l’entreprise…).
Etape 2. « Caractéristiques » : sélection des caractéristiques du courrier (lieu d’envoi, destination, poids…) afin que le tarif d’affranchissement soit automatiquement calculé.
Etape 3. « Récapitulatif et paiement » : le paiement sécurisé en ligne est possible par carte bancaire ou par compte prépayé.
Etape 4. « Impression »: impression des timbres directement sur le support de son choix : étiquettes ou enveloppes.
Une fois affranchis, les courriers peuvent alors être déposés dans n’importe quelle boîte aux lettres ou pour les professionnels, intégrés à un service de collecte.

Sequoia. En choisissant comme nom pour son futur supercalculateur celui d'un des arbres les plus grands au monde, IBM a fixé une nouvelle limite dans la course à la puissance que se livrent les géants de l'informatique. Sept mois après avoir dévoilé le supercalculateur le plus puissant du monde, le "Roadrunner", à plus d'un petaflop par seconde, IBM, qui a signé le 4 février avec le Department of Energy, prépare un système doté d'une puissance de calcul de 20 petaflops par seconde, soit 20 millions de milliards d'opérations à virgule flottante par seconde. Une puissance jamais atteinte.

Le "Sequioa" sera disponible à l'horizon 2012. Il sera installé au Lawrence Livermore National Laboratory et aura pour principal objectif de simuler des explosions nucléaires pour le compte de chercheurs de la National Nuclear Safety Administration.

"Sequoia" sera équipé de 1,6 million coeurs, quand l'ordinateur de monsieur tout le monde en compte deux. Il aura 1,6 pétaOctets de mémoire. Le tout sera logé dans 96 armoires de calcul. Paradoxalement, même s'il est plus puissant que le "Roadrunner", il n'aura besoin que de 480 mètres carrés. Cela s'exp^lique par la loi de Moore, qui dit que l'on peut construire des systèmes deux fois plus de puissants sur la même surface de circuit tous les deux ans. Le "Sequioa" sera également plus économe en énergie puisqu'il n'utilisera que 6 megawatts par an, soit la consommation de 500 foyers.

A Toulouse, MeteoFrance dispose également d'un supercalculateur IBM, Blue Gene/L, installé depuis novembre 2007. Le "Sequioa" sera 17 fois plus puissant.
Ce nouveau titre de la populaire série Web Design se penche sur les systèmes de navigation de pointe, où la facilité d’utilisation et d’explication est prise en compte dans le développement des sites web. Faisant figurer plus de 80 projets en provenance de plus de 15 pays différents, ainsi que des études de travaux des studios de pointe tels que Farenheit, Clusta et Sequence, cette sélection montre l’ingéniosité des solutions apportées à l’un des aspects les plus importants du design internet.

Web Design: Navigation
Ed. Julius Wiedemann
Couverture souple, 14 x 19.5 cm, 192 pages, € 6.99
ISBN: 978-3-8365-0496-6
Edition trilingue: anglais, français, allemand

Une avancée majeure pour la médecine est en train d'être réalisée dans la discrétion qui sied souvent au monde de la recherche. En ce début 2009, le premier robot permettant de réaliser des échographies à distance est, en effet, entré en phase de test grandeur nature, concrétisant ainsi six années de recherches. Le test se fait dans le cadre du projet ARTIS (advanced robotic tele-echography intergrated service), né en novembre 2007, financé par l'ESA et piloté par le Medes (Institut de médecine et de physiologie spatiales) à Toulouse. L'idée de réaliser des échographies pilotées à des centaines de kilomètres de distance est née en 1997 dans l'esprit du professeur Philippe Abeille du CHU de Tours. Le praticien reçoit alors le soutien de l'Agence spatiale européenne (ESA) et du Centre national d'études spatiales (Cnes). En 2003 le premier robot permettant de réaliser des télé-échographies, baptisé Teresa voit le jour. Le principe repose sur un bras robotisé portant une sonde ultrasonore qui est placé sur le ventre du patient par un infirmier. A distance, l'échographiste dirige les mouvements de la sonde à l'aide d'un joystick et réalise son diagnostic en direct grâce à un écran de contrôle. La liaison se fait par satellite. Depuis 2003, plusieurs versions du robot se sont succédé pour valider le concept. L'heure de test en conditions réelles est désormais venue. « A travers le projet ARTIS, nous allons vérifier que le service d'échographie à distance fonctionne de bout en bout. On va également étudier le marché, s'assurer que le service répond à une vraie demande. Il doit par ailleurs rester accessible», explique Nathalie Ribeiro, responsable du programme Désenclavement sanitaire au CNES.

Les robots seront installés sur des sites pilotes dans le courant du premier trimestre 2009. Si l'évaluation est concluante, des hôpitaux secondaires pourraient en être équipés, tout comme des villages isolés en Afrique ou en Amérique du Sud.






L'administration électronique n'est plus un vain mot en France. Depuis l'an 2000 et le lancement du site internet service-public.fr, notre pays se situe aux tous premiers rangs européens des Etats qui offrent à leurs citoyens des services sur internet pour leurs démarches administratives. Et le Plan d'action gouvernementale pour la société de l'information (Pagsi), lancé par Lionel Jospin en 1998 s'est depuis décliné en de multiples branches, notamment celles de la décentralisation.

Aujourd'hui, au niveau des conseils régionaux, des initiatives voient le jour régulièrement pour rapprocher le citoyen de son administration. En Midi-Pyrénées, L'Agence régionale pour le développement de la société de l'information (Ardesi), qui dépend de la Région, créé ainsi les conditions de la réflexion.

Après les 4e rencontres nationales du e-tourisme institutionnel, l'Ardesi organise, jeudi 5 février la 3e conférence "Dématérialisation et collectivités territoriales en Midi-Pyrénées", avec le CNFPT (Centre National de la Fonction Publique Territoriale) et en collaboration avec l’OTEN (Observatoire des Territoires Numériques) et la Caisse des Dépôts et Consignations.

"Cette conférence, destinée aux techniciens et décideurs des collectivités territoriales, s’intéresse cette année aux thématiques transversales de l’administration électronique, après deux premières éditions axées sur la dématérialisation des relations Etat – Collectivités territoriales (Actes et Hélios). Les stratégies possibles de modernisation seront abordées ainsi que la découverte des interlocuteurs qui guideront les collectivités présentes dans ces démarches", explique l'Ardesi.


Deux nouveautés pour cette 3e édition :
- une formule d’ExplorCamp (format d’animation où les participants changent d’ateliers toutes les 20 minutes) qui permettra de choisir des sujets en phase avec les enjeux de chaque collectivité (Archivage électronique légal, dématérialisation des délibérations, infrastructures haut-débit en Midi-Pyrénées …). Chaque atelier est animé par un expert.

- un atelier dédié aux équipes de direction (Directeur généraux des services, directeurs généraux adjoints …) permettant de les aider à conduire des projets complexes pour des non-spécialistes et face à la logique de l’Etat, aux stratégies des élus, aux choix et contraintes techniques et budgétaires. Cet atelier sera marqué par les interventions des Directeurs Généraux des Services de Salon de Provence et de Parthenay, ville pilote.

>> Les inscriptions – réservées aux salariés des collectivités territoriales de Midi-Pyrénées – se font auprès du CNFPT : pascale.lepage@cnfpt.fr ou nicole.familiades@cnfpt.fr / 05 62 11 38 27.

Il a créé un buzz d'enfer sur internet depuis sa présentation il y a un an maintenant. Le premier représentant de la gamme Xperia de Sony-Ericsson, le X1, dont La Dépêche a eu un exemplaire entre les mains, est désormais accessible à toutes les bourses ; tout au moins les plus fortunées puisque ce smartphone coûte environ 650€ sans abonnement.

Cher, mais on en a pour son argent. Pesant 158g pour des dimensions de style brique assez éloignées de la finesse d'un iPhone (11x5,3x1,7cm), le X1 bénéficie d'une fintion quasi irréprochable mêlant beaux plastiques et aluminium. L'appareil bénéficie d'un clavier azerty complet qui coulisse de façon incurvée sous l'écran. Ce dernier, d'une diagonale de 7,6 cm propose une définition exceptionnelle de 800x480 points. Sa finesse impose toutefois de se servir du stylet, inséré dans l'appareil. Car avec le X1, la navigation au doigt est quasi impossible. Sony-Ericsson l'a bien compris et a doté son X1 d'une élégante surcouche logicielle (8 panneaux animés personnalisables à cliquer accessibles par ailleurs avec une touche dédiée) qui tente de masquer le système d'exploitation Windows Mobile 6.1. Car c'est bien l'OS mobile de Microsoft qui handicape ce beau smartphone.

Pour égaler l'ergonomie d'un iPhone, certains rêvent d'ailleurs de pouvoir installer Android, le système d'exploitation pour smartphone de Google. Toutefois, le X1 surpasse l'iPhone en matière d'autonomie (6 heures en communication, 640 en veille) et de techologioes embarquées : radio FM, connexions Wifi et 3G+, GPS, appareil photo numérique (un peu chiche) de 3,2 mégapixels avec flash...

Pour aller plus loin : le site de Sony-Ericsson