En 2002, l'accès à internet pour le grand public n'en était encore qu'à ses balbutiements. Les débits n'étaient pas terribles, les fameuses "box" ne s'étaient pas encore généralisées - la première Freebox date d'octobre 2002 -, le dégroupage total était quasi inexistant, le triple play (internet-téléphone-télévision) n'était qu'une promesse. Et pourtant, chacun pressentait bien les potentialités extraordinaires que portait en lui le développement de l'accès à internet pour tous. Cette prise de conscience, la Région Midi-Pyrénées l'a eue très tôt et c'est en 2002 qu'elle a lancé le réseau cyber-bases avec, notamment, le soutien de la Caisse des dépôts et consignations.

Cyber-base, un joli nom, décliné partout en France, pour rassembler sous un même vocable des lieux en réseau où, guidés par des animateurs au plus près de chez eux, les citoyens, néophytes ou confirmés, apprennent à utiliser internet. Une initiative qui a très vite rencontré le succès.

Plus de 35000 abonnés

"Aujourd’hui, le réseau Cyber-base compte 35776 abonnés et 110 animateurs répartis dans les 51 espaces ouverts en Midi-Pyrénées. Le nombre d’usagers a quasiment doublé en 2008 et le seul mois de janvier 2009 enregistre 1719 nouveaux inscrits", se félicite l'Agence régionale pour le développement de la société de l'information (Ardesi), qui accompagne la croissance de ce réseau citoyen. "L’objectif de ce programme est la création d’un réseau d’espaces d’apprentissage, d’animation et d’échanges, mis à disposition de chaque Midi-Pyrénéen, néophyte ou utilisateur confirmé, pour s’initier à internet, rechercher un emploi, apprendre à télédéclarer, préparer un exposé, créer un blog ou un site web …", précise l'Ardesi.

La dernière étude de l'Agence confirme en tout cas le succès des cyber-bases, qui fourmille de bonnes nouvelles. "Une fréquentation hommes/femmes quasi équivalente avec une progression de + 60% de femmes dans les derniers inscrits ; une progression des publics de 40 à 60 ans (+3,25 points en deux ans) ; une stabilité pour les moins de 15 ans et les 25/40 ans (qui restent toutefois les plus nombreux) ; une fréquentation en hausse des + de 60 ans (+1,58 point en un an)."

Un moteur du développement économique

Surtout, les cyber-bases dont l'apprentissage reste la vocation première, ont su évoluer pour devenir un véritable moteur du développement économique en région. D'ailleurs, pour la 5e journée d’échanges du réseau Cyber-base Midi-Pyrénées qui s'est tenu à Auch mercredi 25 et jeudi 26 mars et qui a réuni quelque 250 acteurs du réseau et ses partenaires, c'est le développement économique qui était à l'ordre du jour.

Les outils du web 2.0, les réseaux sociaux, les univers virtuels, l'articulation des relais de services publics et des cyber-bases, le partenariat avec le monde scolaire, etc. Autant de thèmes qui ont été débattus avec des spécialistes au cours d'ateliers très concrets.

A l'heure où le Parlement discute d'une loi antipiratage Hadopi que certains jugent d'avance dépassée et inapplicable, à l'heure où certains ne voient en internet qu'un espace glauque où se développent toutes sortes de délinquance, il est heureux de voir que l'on peut avoir une autre vision d'internet. Les Cyber-base participent bien évidemment de cette vision, à la fois positive et généreuse, responsable et porteuse de développement culturel et économique.

Pour aller plus loin : la rubrique Cyber-base sur le site du conseil régional.

Lancée il y a quatre an, la télévision numérique terrestre (TNT) ne connaît pas la crise et reste l'une des innovations les plus plébiscitées par les Français. Depuis le 31 mars 2005, la part d'audience des 14 chaînes gratuites qui se sont invitées dans les foyers aux côtés des chaînes historiques (TF1, France 2, etc.) a atteint 14 % fin février 2009 et devrait continuer à progresser. NPA Conseil table ainsi sur une audience de 25 % à l'horizon 2012.

Selon le principe des vases communicants, si la TNT surfe sur un joli succès, les chaînes historiques sont à la peine et particulièrement TF1 et M6. Les deux chaînes privées escomptaient, tout d'abord, récupérer les marchés publicitaires perdus par France Télévisions depuis l'arrêt de la publicité après 20 heures. Las ! Ce sont justement les petites chaînes de la TNT avec leurs tarifs modiques qui ont séduit le plus les annonceurs. « Les recettes publicitaires de la TNT ont progressé de 74 % à 204 millions d'euros sur la période allant du 5 janvier au 15 mars 2009, comparé à l'année précédente », note François Lienart, directeur chez Yacast, qui recense les publicités sur tous les médias.

TF1, qui bénéficie depuis des années d'une « prime au leader » a fait l'erreur de profiter de l'arrêt de la pub sur France Télévisions pour augmenter dans un premier temps ses tarifs de soirée, ce qui a été mal accueilli par les annonceurs. De fait TF1 a subi un recul de 19 % de ses recettes sur les dix premières semaines 2009, tandis que M6 a essuyé un repli de 5 %, selon les données Yacast.

Si côté publicitaire, il y a le feu, côté programmes, il y a aussi urgence pour TF1 et M6. TF1, qui n'y croyait pas au lancement, cherche maintenant à prendre pied dans la TNT notamment par des prises de capital.

Car les petites chaînes de la TNT, après des hésitations sur leur ligne éditoriale, ont fait évoluer leur grille en proposant des programmes inédits et parfois de qualité. Des programmes pour tous les goûts qui font mouche à l'heure où chaque membre de la famille se concocte « sa » soirée télé. « On veut proposer du jamais vu sur les grandes chaînes », estime d'ailleurs Frédéric de Vincelles, directeur de W9. Documentaires, fiction et information vont ainsi se développer sur la TNT, qui conservera, budget oblige, les rediffusions de films ou séries.

La radio numérique arrive
Et si la radio suivait le même chemin que la télévision en passant au numérique ? La radio numérique terrestre (RNT) est dans les tuyaux, même si elle inquiète les petites stations FM - qui n'auront pas toutes le budget pour s'équiper pour la diffusion de leurs programmes en numérique. Le CSA doit faire son choix d'ici quelques jours parmi 358 dossiers de candidature. La plupart des radios de la bande FM sont candidates mais de nouvelles têtes arrivent dont TF1 ou LCI radio. Cette année, 19 grandes zones seront couvertes en France, soit 30 % du territoire. Les consommateurs vont devoir s'équiper d'un récepteur spécifique.

Fin de l'analogique : ce que vous devez savoir
Selon la loi, 95 % du territoire devra être couvert le 30 novembre 2011, date à laquelle s'éteindra complètement en principe la diffusion analogique. Les 5 % du territoire inaccessible par la diffusion classique seront arrosés par une diffusion satellitaire gratuite.
Environ 1 300 émetteurs doivent encore être installés pour atteindre une couverture du territoire à 95 %, soit, selon le Conseil supérieur de l'audiovisuel, environ 40 par mois jusqu'au 30 novembre 2011.
L'extinction de la diffusion en mode analogique se fera par « plaques régionales », correspondant aux régions de diffusion de la chaîne France 3.
La première région à basculer dans la télévision 100 % numérique sera l'Alsace, le 2 février 2010, suivi de la Basse-Normandie, le 9 mars 2010, puis des régions Pays de Loire, Lorraine, Champagne-Ardennes, Bretagne et Franche-Comté.
Le Premier ministre a annoncé une enveloppe de 277 millions d'euros sur les trois ans qui viennent pour financer le dispositif national d'accompagnement du public vers le tout numérique. Les chaînes historiques (TF1, France 2, France 3, Canal +, M6 et Arte) devraient contribuer au dispositif pour 120 millions d'euros supplémentaires.

Présenté en octobre dernier, la nouvelle version de la console portable de Nintendo, la DSi débarque en France le 3 avril prochain.

Le constructeur japonais conserve la forme de la DS qui s'est vendu depuis 2004 à 77,5 millions d'exemplaire dans le monde, mais y apporte de nombreuses améliorations

Les deux écrans tactiles de la console ont été agrandis, passant de 3 à 3,5 pouces ce qui offre 17 % de surface en plus. La console, se dote de deux appareils photos numériques. Comme sur de nombreux téléphones mobiles, le premier, à l'extérieur, offre 3 mégapixels et le second, de type VGA, est à l'intérieur, ouvrant peut-être la voie à des jeux en visiophonie.

La nouvelle DS abandonne par ailleurs son connecteur propriétaire pour cartouches GBA au profit d'un port pour cartes mémoires SD bien plus répandues… La console permet, comme les modèles précédents, de se connecter en Wifi à internet ou à une autre console identique. Elle bénéficie d'ailleurs d'un navigateur qui permettra à l'utilisateur de visiter une toute nouvelle plateforme en ligne afin d'y télécharger des jeux. Ces derniers seront gratuits ou payants sous forme de points (200, 500 ou 800 points). Cette « DSi shop » n'est pas sans rappeler l'Apple Store de l'iPhone…

Venez la tester chez Micromania

Depuis le 20 mars jusqu'au 02 avril, 14 équipes de démonstrateurs armés de 10 DSi se déplaceront partout en France dans les magasins Micromania.

Les démonstrations se dérouleront de 11h à 14h et de 16h à 19h. En dehors des dates de la tournée, chaque magasin Micromania disposera d’1 à 3 exemplaires en démonstration.






Les démonstrateurs seront présents dans les magasins Micromania suivants :

MICROMANIA LABEGE TOULOUSE le MERCREDI 1 AVRIL
Centre commercial LABEGE 2 - Zac la Grande Borde
31670 LABEGE
Tel : 01 55 94 86 23

MICROMANIA TOULOUSE PORTET le SAMEDI 28 MARS
Centre commercial CARREFOUR - Bld de l'Europe
31127 PORTET SUR GARONNE
Tel : 01 55 94 86 23

MICROMANIA TOULOUSE SAINT-ROME le JEUDI 2 AVRIL
5 rue Saint Rome
31000 TOULOUSE
Tel : 01 55 94 86 23
Le conte du petit chaperon rouge revu par des infographistes. Un travail étonnant réalisé par un étudiant suédois, Thomas Nilsson.


Une voiture bourrée d'électronique pour assurer davantage de confort, de sécurité, d'agrément de conduite. Telle est l'auto qui se dessine par petites touches depuis plusieurs années. Les innovations - dont certaines sont conçues chez nous à Toulouse, notamment au Laboratoire d'Analyse et d'Architecture des Systèmes (LAAS) - équipent bien sûr les plus récents concepts cars comme ci-contre la Citroën C-Sport lounge ; mais également les véhicules haut de gamme des constructeurs. Et petit à petit, ces technologies innovantes s'intègrent dans la voiture de monsieur tout le monde ; l'ABS en étant une belle illustration.

Les véhicules intelligents sont fortement soutenus par l'Europe qui a lancé un programme « Intelligent car initiative » 2010 pour recenser et encourager les nombreuses innovations des constructeurs et laboratoires qui contribueront à fluidifier et sécuriser le trafic dans l'Union.

Protection des piétons. Il s'agit de systèmes pour éviter les collisions avec des usagers faibles (piétons, cyclistes) et aider à les protéger. Des airbags extérieurs logés dans les pare-chocs peuvent se déclencher.

Les phares adaptatifs. Ces phares peuvent diriger les faisceaux en déplaçant chaque phare vers la gauche, la droite, le haut ou le bas en fonction de l'angle du volant, de la vitesse et du mouvement du véhicule.

L'avertisseur d'obstacle et de collision. Combinaison de plusieurs systèmes de détection avec capteurs radar à longue/courte portée, l'avertisseur prévient le conducteur et préventivement le système de freinage.

Vision nocturne. Ce système offre une visibilité accrue pendant la nuit grâce à des détecteurs infrarouges (lointains ou proches) d'une portée équivalant à celle des feux de route. Images affichées sur écran.

Le régulateur de vitesse adaptatif. Il va plus loin qu'un régulateur de vitesse standard car il adapte automatiquement la vitesse du véhicule et sa distance par rapport au véhicule précédent.

Affichage tête haute. Il s'agit de projeter directement sur l'écran des informations nécessaires la conduite (vitesse, navigation GPS). L'avantage est que le conducteur garde le regard sur la route.

Surveiller la pression des pneus. Le TPMS fournit en temps réel des informations sur la pression. Le conducteur est informé soit au moyen d'une jauge, soit au moyen d'un témoin lumineux de sous-pression.

Détection d'angle mort. Ce système et celui d'assistance au changement de bande surveillent en permanence les angles morts de part et d'autre du véhicule. Une vibration du volant alerte le conducteur.

Alerte des secours. C'est le système eCall qui sera généralisé en 2010. Déclenché manuellement ou automatiquement en cas d'incident, il indique aux secours la position du véhicule, l'heure de l'impact, etc.

Le système anti-somnolence. Il suit les traits du visage, les mouvements des mains, des pieds du conducteur, en analysant la fermeture des yeux, la position de la tête, le rythme cardiaque… Une vibration donne l'alerte.


Ce n'est pas le moindre des paradoxes que de voir Microsoft, le pionnier des systèmes d'exploitation pour mobiles (PDA et smartphones), devancé par des concurrents qui n'étaient rien il y a quelques années. Apple et son iPhone, RIM et ses Blackberry, Google et son système Android, Palm qui renaît avec son prometteur Pre : la concurrence est rude pour le géant de Redmond, dont le système d'exploitation (OS) Windows mobile 6.1 est peu adapté à une utilisation avec les très prisés écrans tactiles.

Alors pour ne pas louper l'un des grands virages high tech de l'histoire comme il l'avait fait avec la navigation internet avant de se rattrapper, Microsoft a mis le paquet pour développer son nouvel OS. En attendant un très prometteur Windows Mobile 7, le constructeur sortira à l'autonome Windows Mobile 6.5, dévoilé en février au salon international 3GSM de Barcelone.

Pour La Dépêche du Midi, Frédéric Brandt, chef de produit mobilité chez Microsoft France, revient sur les principales améliorations qu'apportera le futur système.

"Plus qu'un OS, c'est une expérience que nous allons proposer", explique le dirigeant, qui souligne combien, au nom de la stratégie horizontale de Microsoft, la collaboration entre l'éditeur, les opérateurs et les constructeurs de mobiles a été maximisée. "Cette nouvelle expérience se fera autour de cinq grands axes : la simplicité, la connectivité, la personnalisation, la sécurité et le prix", expose Frédéric Brandt.

Simplicité. "Avec la version 6.5, c'est une véritable cure de jouvence dont va bénéficier Windows Mobile. Toute l'interface a été revue", explique Frédéric Brandt. De fait, selon les premiers éléments graphiques dévoilés, l'affichage de la page d'accueil se fait en nid d'abeille ; chaque hexagone présentant une icône. Celle-ci est aisément cliquable au doigt. La navigation sans stylet a d'ailleurs été une des priorités de Microsoft pour répondre aux besoins des nombreux terminaux à écran tactile.
Les derniers rendez-vous, les e-mails, les statuts Facebook, les flux RSS... seront accessibles directement sur la page d'accueil.

Connectivité. En terme de connexion à internet, la principale nouveauté de la version 6.5 sera - enfin - l'arrivée d'un nouveau navigateur internet : Internet explorer mobile 6.0 ; qui bénéficiera d'office d'Adobe Flash Light (un atout face à l'iPhone). Mieux : "IE mobile partage le même moteur que IE version Windows ; ainsi il permet d'afficher correctement n'importe quel site, optimisé ou non", précise Frédéric Brandt.
A l'intar d'Apple ou de Rim, Microsoft déploiera sur la version 6.5 une application spécialement développée pour Facebook. Windows mail (pour consulter ses e-mail Hotmail), Windows Live Messenger et Windows Live Spaces (3 éléments de la vaste suite de logiciels online Live) seront adaptés pour la version 6.5.

Personnalisation. Là encore, comme Apple avec son AppleStore ou Google avec son AndroidMarket, Microsoft accompagnera la sortie de la version 6.5 avec son Market Place. Depuis 1997, des milliers de personnes - entreprises et particuliers - ont développé des applications pour Windows Mobile. Microsoft espère donc capitaliser sur ce savoir-faire et propose aux concepteurs de lui soumettre leurs applications. Ces dernières seront certifiées compatibles par une autorité indépendante. "Nous proposerons également à l'éditeur un vrai suivi de façon tout à fait transparente", précise Frédéric Brandt.
Parmi les autres éléments de la version 6.5 relatifs à la personnalisation, on trouvera bien sûr des fonds d'écrans, des sonneries, etc.

Sécurité. Dans ce domaine, Microsoft va lancer Myphone. Comme Apple avec MobileMe, il s'agit de réaliser une sauvegarde/synchronisation des données du téléphone sur un espace de stockage sécurisé sur internet, consultable de plusieurs façons (mobile, PC). "Au-delà des contacts et des e-mails, toutes les donnnées pourront être sauvegardées : photos, musiques, vidéos, etc.", détaille Frédéric Brandt, précisant que ce service, accessible avec un identifiant Live, sera gratuit. Il offrira plusieurs niveaux dont le premier sera doté d'un espace de stockage de 200 Mo.


La version 6.5 de Windows Mobile sortira à l'automne 2009 à une date non encore précisée. Microsoft travaille avec ses partenaires habituels, côté opérateurs et constructeurs, pour proposer un large choix de téléphones qui fonctionneront avec ce nouveau système d'exploitation.



La Commission européenne vient de donner raison à tous ceux qui se désolent devant le montant élevé de leur facture de téléphonie mobile. Dans son 14e rapport d'activité sur le marché unique européen des télécommunications - un instantané du marché des télécoms en Europe et l'état de la concurrence dans ce domaine entre les 27 États membres - la Commission épingle, en effet, les tarifs français qui sont parmi les plus élevés de l'Union, juste derrière ceux de l'Espagne. La France dégringole un peu plus cette année dans ce classement puisque l'année dernière, elle était en 4e position.

Un consommateur français faisant un usage moyen de son téléphone portable paie une facture de 29,77 € par mois, très éloignée de la moyenne européenne qui s'établit à 19,49 € par mois, selon les calculs de la Commission. Ces calculs sont basés sur le prix de la meilleure offre nationale pour un usage moyen soit 65 appels et 50 SMS envoyés chaque mois. Dans ce classement, qui fait toutefois état d'une baisse globale des prix, les plus chanceux sont les consommateurs des Pays-Bas qui s'acquittent d'une facture mensuelle de 10 € pour des services équivalents.

Pour expliquer les mauvais résultats de la France, qui compte 58 millions de lignes, la Commission pointe le fait que ce sont les consommateurs les plus bavards qui sont les mieux traités par les opérateurs, au détriment des clients les moins gourmands qui paient plus chers leurs communications.

Le marché français de la téléphonie souffre selon la Commission d'un « dynamisme limité », c'est-à-dire que « les parts de marché des opérateurs n'ont pas beaucoup changé en 2008 » et que « les opérateurs virtuels font face à des conditions restrictives qui rendent difficile pour eux d'être concurrentiels ». Ces opérateurs virtuels qui construisent des offres commerciales en louant le réseau d'Orange, de SFR ou de Bouygues Télécom ne manquent toutefois pas d'idée (lire ci-dessous).

Mais pour l'Europe, seule « l'arrivée d'un quatrième opérateur mobile pourrait contribuer à améliorer la concurrence et le choix pour les consommateurs » français. En lice pour emporter cette 4e licence de téléphonie mise en vente par lots par le gouvernement, le fournisseur d'accès à internet Free a d'ailleurs promis par la voix de son fondateur Xavier Niel de « diviser par deux » la facture de téléphonie mobile des Français.

En attendant, les pipelettes ou les accros du texto qui partiront en vacances à l'étranger cet été peuvent se réjouir. Mardi, la Commission, le Parlement et le Conseil européens ont trouvé un accord pour faire baisser progressivement chaque année la facture des appels vocaux et des SMS à compter du 1er juillet. Ainsi à l'été 2011, la minute ne coûtera plus que 0,35 € HT et un SMS 0,11€.


Payez moins, osez le low cost

Les opérateurs mobiles virtuels (MVNO) restent encore peu connus en France et peinent à bousculer la domination des trois opérateurs Orange, SFR et Bouygues télécoms. En décembre dernier, selon l'Observatoire des mobiles de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), les 15 MVNO qui opèrent en France comptabilisaient 2 896 100 clients soit une part de marché de 5,19 % (contre 4,88 % un an auparavant). Bien loin devant

En dépit de la difficulté à exister, les MVNO ne manquent pas d'idées pour bâtir des offres, notamment à destination des jeunes et des petits consommateurs, comme le montrent deux exemples récents.

Simpleo. En octobre dernier, l'opérateur virtuel Debitel a lancé la marque Simpleo, bâtie sur le réseau SFR. « Notre parti pris est de prendre le contre-pied des offres actuelles, basées sur une fuite en avant dans la complexité et les technologies mais sans réel bénéfice pour le consommateur et sans effort de prix », précisait alors Jean-Michel Neyret, PDG de Debitel. Simpleo propose trois formules : une carte prépayée avec une recharge à partir de 5 € ; des forfaits sans engagement à partir de 9,90 € par mois et des forfaits avec mobile avec engagement à partir de 14,90 € par mois. Il consent 20 % de réduction aux familles nombreuses et chômeurs.

Zéro forfait. Lancé tout récemment par Call in Europe, société fondée en 2006 aux États-Unis, Zéro forfait, comme son nom l'indique, ne propose de payer que les communications. Il mise sur la simplicité : 0,095 € la minute vers 5 numéros préférés et 0,19 € pour les autres appels 24 heures sur 24 ; et 0,085e par SMS. On accède au service après un paiement de 9,50 €et la ligne reste active tant qu'une consommation de 15 € par trimestre est constatée.

Rendre la ville interactive afin d'améliorer la qualité de vie des étudiants comme des autres citoyens ? Telle était la feuille de route du jury régional qui a eu la lourde tâche de trouver, parmi une cinquantaine de projets candidats, le lauréat du premier concours SFR Jeunes talents innovation, dont « La Dépêche du Midi » était partenaire. Hier au Capitole, Catherine Guien, maire-adjointe en charge de l'Innovation, et Jérôme Richez, directeur des relations extérieures de SFR, ont remis le trophée à Lætitia Gazel-Anthoine, fondatrice de la jeune start-up parisienne Connecthings, pour son projet Mobulles. Un projet particulièrement novateur, qui va permettre à la ville de rose d'être la première en France à déployer à grande échelle la technologie flashcode.

Ces codes barre d'un nouveau genre (lire encadré) vont essaimer dans la ville début octobre prochain, à la faveur d'une semaine internationale de l'innovation, partie prenante du Grand projet Ville numérique de Toulouse.

Durant l'été, des flashcodes seront déployés en ville avec quatre thématiques : transport, quartier, culture, transport. Derrière chaque flashcode, un contenu spécifique d'informations pratiques qui pourra être affiché sur n'importe quel téléphone portable. Prioritairement destinée à la jeunesse, étudiante ou non, l'information par flashcode peut bien sûr s'adresser à tous les Toulousains comme aux gens de passage. D'ici l'été, la Ville va cogiter sur les contenus qui pourront être actualisés régulièrement tandis que Connecthings apportera son savoir-faire.

« Mobulles correspond bien à la vision de l'innovation qu'a SFR, c'est-à-dire une innovation qui s'adresse au plus grand nombre et non à une élite », estime Jérôme Richez, bluffé par la qualité des candidats en lice à Toulouse mais aussi à Bordeaux et Nantes, les deux autres villes où le concours s'est déroulé.

Pour Catherine Guien, le projet Mobulles s'inscrit parfaitement dans la politique de la ville en direction de la jeunesse et des étudiants, mais également dans celle en faveur d'un aménagement urbain plus respectueux de la cité. « Avec ce projet utile, innovant et accessible, nous apportons de l'information, nous créons du lien sans rajouter de bornes interactives ou de mobilier urbain supplémentaire. »

Le flashcode, comment ça marche ?
Le code barre 2D ou flashcode est un code barre de forme carrée, en deux dimensions, qui contient des informations cryptées qui peuvent être lues, décodées et interprétées par les téléphones mobiles. Concrètement, il suffit de prendre en photo avec son mobile un tel code pour que le téléphone - tous les modèles sont compatibles une fois dotés d'un petit logiciel - se connecte à internet pour rappatrier des informations géolocalisées (informations spécifiques à un lieu, horaires de passages d'un bus, etc.) On pourra à terme trouver des flashcodes dans la rue, dans des boutiques, dans des magazines, etc.

C'est un peu Big Brother en culottes courtes que vient d'inventer l'allemand Leoworx. Plus sérieusement, cette société spécialisée dans les systèmes de géolocalisation vient de dévoiler un concept original : iNanny, que l'on pourrait traduire par « nounou électronique. »

Le principe est simple. Les parents glissent dans le cartable de leur enfant un petit appareil GPS (avec une puce de dernière génération SirfStar III) doté d'une carte SIM (comme celle des téléphones mobiles).

Pesant moins de 80 grammes, mesurant 55 x 40 x 20 mm et doté d'une autonomie de 48 heures, le iNanny va localiser à chaque instant l'endroit où se trouve l'enfant, et transmettre cette position à ses parents.

« La localisation permanente via GPS/GRPS est enregistrée par les services de iNanny. Dès lors, le signal est redirigé directement sur le téléphone portable (par SMS) et/ou sur un ordinateur PC relié à Internet ; et/ou aussi directement sur un téléphone portable qui propose une fonction GPS (du type iPhone ou Smartphone). La différence fondamentale en comparaison des systèmes existants est la non-utilisation d'un téléphone portable », explique le constructeur, observant là la réticence de nombreux parents à doter les jeunes enfants d'un téléphone - principe de précaution oblige.

Le logiciel livré avec l'appareil (« Geofence ») permet d'établir des périmètres de sécurité. « Si la personne munie du iNanny quitte un secteur défini ou se déplace plus rapidement que le réglage préalablement enregistré, des messages d'alertes par SMS sont envoyés sur quatre numéros de téléphones portables sélectionnés et sur PC », détaille Leoworx.

Le concept de géolocalisation de iNanny peut d'ailleurs être appliqué aux animaux - plusieurs sociétés commercialisent des colliers pour chiens et chats - ou aux personnes âgées, notamment celles atteintes de la maladie d'Alzheimer. Leoworx a ainsi développé toute une gamme d'appareil de 129 à 199€.



Quand Google piste vos amis

Jamais à court d'idées, Google a dévoilé début février dans 27 pays dont la France un nouveau service de géolocalisation baptisé Latitute. Comme dans le cas de l'iNanny, il s'agit de localiser des personnes, mais cette fois, nul besoin d'un boîtier GPS supplémentaire. Car il s'agit en fait d'une extension de son service de cartographie Google Maps. Vous téléchargez en premier lieu sur votre téléphone portable (toutes les marques sont supportées) un petit logiciel qui va permettre de vous localiser, soit avec le GPS intégré à votre téléphone, soit grâce à l'antenne relais sur laquelle votre mobile est connecté. Pour des raisons évidentes de confidentialité, on choisit où non de dévoiler sa position ; d'être en mode « caché », ou de choisir de dire que l'on est à New York, même si l'on est à Toulouse ou à Rodez.

Si on choisit de dévoiler l'endroit où l'on se trouve, les personnes qui disposent d'un compte e-mail Gmail de Google pourront alors savoir, avec votre numéro de portable, où vous vous trouvez en visualisant une petite icône à votre effigie sur une carte. Cette carte peut être vue directement sur le téléphone portable ou bien sur le portail internet iGoogle. Une telle application de géolocalisation est bien connue des sociétés de transport routier désireuses de localiser l'ensemble de leur flotte. Le grand public va désormais pouvoir s'y adonner puisque ce type de service se multiplie. À côté de Google Latitude, on trouve aussi Yahoo !, BuddyMob, Loopt ou Where.com. Bref, on ne pourra plus dire « Tu m'appelles d'où ? » car on aura la réponse…

Les réseaux sociaux ont le vent en poupe - Facebook compte 175 millions de membres dans le monde - et plusieurs d'entre eux commencent à se spécialiser autour de thèmes. Ainsi Babelio (www.babelio.com) se propose de réunir les lecteurs. Sitôt inscrit, l'utilisateur peut créer et classer sa bibliothèque virtuelle (miroir de sa bibliothèque réelle), noter et critiquer ses livres et discuter avec les autres membres dont il peut visiter les bibliothèques. L'utilisateur peut également visionner des vidéos d'auteurs, télécharger des extraits d'œuvres, etc. Babelio propose en outre des fonctionnalités innovantes telles que la possibilité d'ajouter des livres à sa bibliothèque en scannant le code barre par webcam. À l'occasion du 29e salon du livre de Paris, Babelio a annoncé avoir dépassé les 300 000 livres enregistrés par ses membres.

Et si chaque fois que l'on faisait une recherche sur internet, on contribuait à faire une bonne action humanitaire ? Tel est le pari fait par Doona (www.doona.fr). Ce moteur de recherches, piloté depuis 2006 par l'association éponyme, a un fonctionnement original. L'internaute fait une recherche et la page de résultats est assortie de publicités. L'argent des annonceurs est gardé par Doona qui le reversera intégralement sous forme de dons à l'association dont le projet présenté sur le site aura recueilli le plus de suffrages. Doona propose aux internautes qui voudraient s'investir plus avant d'adhérer avec une cotisation à 6 ou 12€. Le moteur de recherches vient de lancer sa nouvelle version avec plusieurs améliorations comme les suggestions de recherches ou les vignettes des résultats.

Une nouvelle poule aux œufs d'or des opérateurs télécoms va-t-elle être sacrifiée pour alléger le budget des Français ? C'est en tout cas la volonté affichée par le gouvernement qui souhaite voir intégrer dans les forfaits mobile et internet le coût élevé des numéros surtaxés.

Le ministre du Budget, Eric Woerth, et le secrétaire d'Etat à la Consommation, Luc Chatel, ont écrit en ce sens le 11 mars à la Fédération française des télécoms (FFT), qui regroupe tous les opérateurs.

Prix multiplié par 28 !

«Alors que les services publics et les entreprises font des efforts financiers importants pour diminuer le coût des appels en faveur des usagers et consommateurs, ils sont actuellement détournés par certains opérateurs de communications électroniques fixes et mobiles», écrivent les deux ministres, qui soulignent que «la tarification de ces appels suscite l'incompréhension et le mécontentement de la majorité des Français.»

A l'appui de leur demande, les ministres citent l'exemple du Pôle Emploi qui a indigné de nombreux chômeurs. Téléphoner à son numéro d'appel unique, le 39 49, coûte en principe 11 centimes d'euro TTC par appel... mais 28 à 29 fois plus cher depuis certains mobiles. La faute au système de tarification du mobile puisque ces numéros spéciaux sont facturés au prix fort, hors forfait. Avec une carte prépayée l'appel peut coûter jusqu'à 3,11 euros TTC. Pire, une surtaxe baptisée «airtime» et correspondant au coût d'acheminement de l'appel par l'opérateur, peut également être appliquée.

Côté téléphone fixe, ce n'est guère mieux puisque les Français qui passent leurs appels via leur box internet voient les numéros surtaxés facturés, là aussi, au prix fort, hors forfait.

Les deux ministre ont fixé un «délais restreint» pour que les numéros spéciaux soient inclus dans les forfaits et qu'un message vocal diffusé en début d'appel indique clairement les tarifs applicables.

La FFT a indiqué qu'elle allait «monter un groupe de travail sur le sujet» mais d'ores et déjà Orange a déclaré hier qu'une telle mesure aurait «des impacts financiers sur l'économie globale des services à valeur ajoutée.»

La fin des numéros surtaxés a toutefois de bonnes chances d'être mise en place rapidement. Déjà, en janvier 2008, Luc Chatel avait imposé le numéro d'appel local pour joindre les hotlines (services d'assistances) et la gratuité des souvent très longs temps d'attente.

Les Chantiers de l'Atlantique, aujourd'hui dans le giron de STX Europe, n'en finissent pas de surpendre. En juin dernier, ils avaient dévoilé le plus grand paquebot du monde, l'Osasis of the Seas. Ce géant des mers de 220000 tonneaux, qui disposera d'une avenue centrale et de huit "blocs" d'immeubles, doit être mis en service en décembre 2009.

Mais lundi 16 mars, les Chantiers ont présenté un paquebot d'un genre nouveau : le paquebot écolo. Le navire, baptisé Eoseas, est l'une des constructions imaginées par STX dans le cadre du programme Ecorizon mené depuis deux ans. L'objectif de ce programme est de trouver des solutions écologiques pour ces paquebots devenus de vraies villes flottantes et dont le marché ne cesse de croître

Le Eoseas, long de 305m, est un pentamaran, c'est-à-dire qu'il dispose de cinq coques. Doté de cinq mâts, il offre 12440 m² de voiles semi-rigides et peut, avec des vents soutenus, avancer uniquement sous voile. Par vent faible, les voiles contribuent à 10% de l'apport énergétique pour propulser le navire.

Autre innovation, ce paquebot "vert" est doté d'une centrale de trigénération au Gaz naturel liquéfié (GNL) avec stockage innovant du GNL, un système avancé de récupération de la chaleur, un traitement des eaux usées et une valorisation énergétique des déchets.
Un système de lubrification à air sous la coque fait par ailleurs gagner 17% au niveau des frottements et fait donc réaliser des économies de carburant.

Outre la propulsion révolutionnaire, l'Eoseas présente des caractéristiques innovantes pour sa constuction, réalisée avec des matériaux récyclables ; et pour la gestion de l'énergie. Ainsi, le bâtiment - comme les plus récents gratte-ciel - dispose d'une double peau et de panneaux solaires.

STX a d'ores et déjà déposé cinq brevets pour son paquebot du futur. Le navire , qui embarque 3311 passagers et 1089 membres d'équipages, pourrait voguer sur les mers d'ici 3 à 5 ans. Il devrait coûter 30% de plus qu'un paquebot conventionnel.


C'est l'une des dernières grandes inventions modernes, de celles qui changent la vie de millions d'hommes et bouleversent l'organisation de la société. Vendredi 13 mars dernier, le world wide web a fêté ses vingt ans d'existence. La toile (le « web »), principale application d'internet, a été inventée à Genève, en mars 1989, au Centre européen de recherche nucléaire (Cern) par le Britannique Tim Berners-Lee avec le Belge Robert Cailliau.

L'idée était d'offrir une nouvelle façon d'échanger de l'information aux chercheurs, notamment aux physiciens des hautes énergies. Internet était alors, en effet, très peu ergonomique. Berners-Lee va imaginer de lier entre elles les adresses web, l'Hypertext Transfer Protocol (HTTP) et l'Hypertext Markup Language (HTML). À la fin de l'année 1990, Berners-Lee et ses équipes font fonctionner le premier serveur et le premier navigateur web au sein du Cern. L'année suivante, d'autres laboratoires de physique des particules vont profiter de cette invention.

Le web pour le grand public verra réellement le jour en avril 1993, année où les pages web qui ne contenaient que du texte s'ouvrent aux images… Et c'est en novembre de cette année-là que se produira comme un passage de témoin entre les équipes du Cern et le National Center for Supercomputing Applications (NCSA). Basé aux États-Unis, cet organisme propose au public le premier navigateur internet baptisé Mosaic. À partir de lui verront le jour d'autres navigateurs : Netscape qui perdra la guerre des navigateurs en 1998 au profit de Microsoft Internet Explorer - dont la version 8 vient de sortir - utilisé actuellement par quelque 60 % des internautes en France. La concurrence est d'ailleurs rude dans le domaine des navigateurs, l'hégémonie de Microsoft étant attaqué par Firefox, Opera, Google Chrome, ou encore Safari.

Loin de ces batailles commerciales, le Cern a choisi de renoncer, en 1995, à percevoir des royalties sur son incroyable invention.

Vingt ans plus tard, le web est devenu tout à la fois un formidable outil de communication, l'application d'internet la plus prisée, celle qui conditionne souvent chez les familles l'acte d'achat d'un ordinateur.

Le web est devenu web 2.0 dans les années 2000, proposant de nouvelles applications conçues pour que l'internaute soit réellement au centre du web, et que de spectateur il devienne aussi producteur de contenus. Certes le web est arrivé dans nos vies avec sa part d'ombres, mais aussi avec des sites comme Wikipédia, Facebook, Twitter, les blogs, etc. Autant d'applications dont on n'imagine plus se passer.

Le web : du positif... et du négatif

Le world wide web est la technologie qui manquait à internet pour conquérir le grand public. À côté de l'e-mail ou des serveurs de données qui existaient dès le départ, il a pris une telle ampleur aujourd'hui qu'il peut remplacer tous les services.

@ La connaissance. Les plus grandes bibliothèques, les universités, les instituts offrent tous avec le web l'accès instantané et simple au savoir universel comme jamais l'humanité ne l'avait connu.
@ Le partage. Le web est facteur de solidarité. Que ce soit pour les logiciels libres ou la connaissance avec des sites comme Wikipedia, il permet de tisser des liens entre les internautes. Les sites web de socialisation comme Facebook ou Myspace en sont l'illustration.
@ L'expression. Les blogs ont libéré la créativité, bousculé l'establishment littéraire, journalistique, politique… Et dans les pays les moins démocratiques, ils représentent toujours un moyen de conquête de libertés.
@ Le commerce. Démarches administratives, cybercommerce, gestion bancaire, ventes aux enchères, musiques et vidéos numériques, cybersexe aussi, etc. Internet a décuplé les possibilités du commerce.

Comme toute invention, le web a apporté d'immenses innovations, mais aussi un côté plus obscur qu'il convient de ne pas ignorer mais, n'en déplaise à certains, qu'il ne faut pas non plus exagérer.

@ Les virus. Déconnectés, les ordinateurs étaient plutôt préservés. Connectés à internet, ils sont plus que jamais vulnérable à toutes sortes de virus, comme ce 1er avril 2009, date à laquelle le virus Conficker devrait infecter des millions de machines selon les éditeurs de logiciels spécialisés.
@ La cybercriminalité. Très tôt les organisations criminelles et terroristes ont utilisé le web tant pour communiquer entre elles que pour délivrer leurs sombres messages à l'instar d'Al Qaeda. La petite délinquance profite aussi du web pour diffamer à tout va ou se jouer des contrôles. Comme l'a constaté hier le dernier rapport annuel des douanes, la contrefaçon s'appuie sur des sites web aux multiples ramifications pour écouler bijoux imités et faux médicaments. La cyber-pédophilie reste également une priorité de toutes les polices.
@ La fracture numérique. Un milliard d'internautes mais six milliards d'humain. Donner au plus grand nombre l'accès au web reste un défi majeur.


Demain, tous les objets seront connectés
Il y a eu le premier web, celui des pionniers de Genève. Puis le web 2.0 des années 2000, centré sur les utilisateurs avec des sites comme Wikipedia, Youtube, Dailymotion, Facebook, Twitter, etc.. Quel va être l'avenir du web ? Bien malin qui pourrait le dire. Certains imaginent le web 3.0 comme la commercialisation des services du web 2.0. Voire. Une piste toutefois fait l'unanimité : le web de demain sera sans doute le web… des objets. Les ordinateurs, les téléphones mobiles, certaines bornes dans les gares et aéroports sont connectés au web. Demain, ce sont des objets non-informatiques qui s'y connecteront pour effectuer des tâches bien précises. Votre frigo à écran tactile qui aura scanné vos courses saura passer commande sur internet de ce qu'il vous manque. Votre machine à laver en panne vous alertera ainsi que le réparateur. En revenant de l'école, votre enfant déposera son porte-clés doté d'une étiquette RFID sur un support pour qu'un e-mail soit envoyé à votre travail pour indiquer qu'il est bien rentré. Et à la maison, on surfera sur le web de multiples façons (écran de télé, tablette numérique portable, PC, etc.). Le web n'a pas fini de nous étonner.


A noter que le Cern a mis en place un site web spécial pour ce 20e anniversaire : http://info.cern.ch/www20/

Le Futuroscope vient de mettre en ligne la nouvelle version de son site www.futurokids.com, qui développe les activités d’éveil et de découverte. Créé en 2006, le site junior Futurokids.com affiche une fréqientation qui s'établit en moyenne à 100000 visites par mois. La nouvelle version du site, conçue en collaboration avec l’agence « La Compagnie Hyperactive », apporte une navigation plus riche et plus intuitive et s’articule autour de rubriques interactives (joue, colorie, regarde, bonus, Futuroscope, écris) et de jeux d’éveil en lien avec les thèmes et attractions présentés sur le Parc.

Futurokids.com s’adapte constamment au quotidien du Futuroscope avec des zones modulables en fonction de l’actualité. "Vous pouvez dès à présent créer votre Animal du Futur, affronter les monstres de Xana, devenir une graine de pilote ou encore profiter de nombreux autres divertissements en lien avec la vie sur le Parc", explique les reezsposables du parc technologique. Enfin le site est complété par un accès réservé « le coin des parents » qui permet un rappel des services et avantages tarifaires.

Sony Ericsson a dévoilé quatre nouvelles interfaces pour son smartphone X1 fonctionnant sous Windows mobile 6.1. Ces « panels » offrent aux consommateurs "l’opportunité d’aller toujours plus loin dans la personnalisation de leur mobile avec leur contenu préféré."

Disponibles en téléchargement à partir de mi-mars 2009, ces nouveaux « bureaux » sont les suivants :
- Pour les « info-vores », une nouvelle interface CNN avec notamment un accès à l’outil de journalisme citoyen de CNN, « i-Report ». En indiquant son emplacement, on obtient immédiatement des informations « localisées ».
- Pour les adeptes des réseaux sociaux, une nouvelle interface Skype permet d’accéder facilement et rapidement à Skype sur le X1.
- Pour les amateurs de jeux, une nouvelle interface Mytopia permet de jouer au bingo ou au poker avec d’autres joueurs du monde entier.
- Enfin, l’interface On the Road a spécialement été pensée pour les utilisateurs souvent en déplacement. Elle offre par exemple une disposition simple et de larges icônes. Avec un accès direct à vos playlist, des outils de navigation optimisés et une procédure d’appel particulièrement simple, cette interface facilite la conduite et permet un divertissement partout, à tout instant.

"Depuis son lancement au 4ème trimestre 2008, près de 420 000 interfaces ont été téléchargées sur les mobiles X1 du monde entier avec un demi-million de connexions pour les interfaces X1 disponibles sur le service Sony Ericsson Fun & Downloads", explique Sony Ericsson.

C'était le 8 mars 1979. Philips, l'inventeur de la cassette audio qui avait rendu la musique vraiment nomade, présente le prototype d'un futur support révolutionnaire : le compact disc. Une galette dorée de polycarbonate de 115 mm de diamètre pour 1,2 mm d'épaisseur, lisible par un rayon laser, et dont la qualité sonore doit surpasser tout ce qui était connu jusqu'alors. Associé aux japonais Sony et Hitachi, Philips peaufine son concept l'année suivante.

A lui de concevoir le disque proprement dit et les lentilles de lecture. À Sony de définir le format de numérisation de la musique et la méthode pour corriger les erreurs. Dans cette période de cogitation, la légende veut que Sony, qui voulait un encodage en 16 bits avec une durée de 74 minutes, a fait augmenter la taille du disque à 120 mm pour y loger la 9e symphonie de Beethoven…

Les amateurs de musique classique restaient d'ailleurs le cœur de cible des premiers albums commercialisés à l'été 1982 même si le groupe Abba a été le premier à inaugurer le CD. Très vite le support réservé aux mélomanes fortunés s'est démocratisé pour gagner toutes les couches de la société.

Depuis 1982, il s'est ainsi vendu 3,5 milliards de platines et quelque 240 milliards de disques.

Une vraie success-story. Mais une histoire qui semble vivre ses dernières années. À 30 ans, le CD pourrait bien prendre sa retraite. En cause : la croissance exponentielle des fichiers MP3.

Une dématérialisation de la musique qui a fait le succès d'Apple et de son iPod et qui est aujourd'hui plébiscitée par les jeunes. Une étude de Jonathan Berger, professeur de musique à l'université de Stanford, en Californie, a d'ailleurs démontré qu'entre l'écoute d'un CD ou du fichier MP3 d'un même morceau, les jeunes préfèrent le MP3…

Ironie du sort, le CD doit également faire face à la concurrence de celui qu'il avait terrassé et qui pourrait lui survivre : le disque vinyle. Des bourses d'échange pour les aficionados du microsillon aux éditions collectors des plus récents albums en passant par les besoins des DJ, les 33 tours ont retrouvé une belle cote d'amour. Le presseur français MPO sort ainsi 8 millions de disques vinyle par an dont 1,2 pour la France.
Il est de curieux hasards de calendrier. Alors qu'hier on fêtait les 30 ans du compact disc, l'Assemblée nationale examine aujourd'hui, en urgence, le très controversé texte Création et Internet, voulu par Nicolas Sarkozy pour lutter contre le piratage de musiques et de films, défendre le droit d'auteur des artistes et endiguer la baisse des ventes - le chiffre d'affaires du disque ayant été divisé par deux en cinq ans…

Mais si le projet gouvernemental est passé quasiment comme une lettre à la poste au Sénat le 30 octobre dernier, c'est vers un bras de fer que s'orientent les débats à l'Assemblée. À droite comme à gauche, des députés montent au créneau pour dénoncer un texte inadapté, inapplicable, voire liberticide. Principal cœur de cible, la riposte graduée qui peut aller jusqu'à la suspension de l'abonnement à internet. Une suspension décidée sans l'aval d'un juge par une nouvelle instance administrative, l'Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet), dotée d'un budget de fonctionnement de 6,7 millions d'euros et qui prévoit d'envoyer 10 000 e-mails par jour !

Coupure ou amende ?

Plutôt qu'une coupure de l'accès au net, de nombreux députés, qui craignent que la loi n'apparaisse comme « une provocation pour les jeunes », préféreraient une amende ; solution écartée par les sénateurs mais que l'Union européenne pourrait favoriser. Car avec les offres actuelles dites triple play, couper l'internet revient à couper le téléphone et la télévision… Paradoxal à l'heure où le gouvernement veut développer le numérique. Des parents pourraient ainsi se voir couper internet parce que le fiston a écouté quelques fichiers ou… parce que la « box » connectée au net à domicile a été piratée par un tiers. Quant au blocage des sites illégaux qui pourrait se dessiner, il est d'autant plus compliqué que les fichiers « pirates » se partagent plutôt de poste à poste via des logiciels peer-to-peer. Ce serait un filtrage-censure, véritable usine à gaz, évalué par les fournisseurs d'accès à 70 millions d'euros… et facilement contournable. Bref, si tout le monde s'accorde à dire qu'il faut lutter contre le piratage, le « tous pirates » brandi par le gouvernement n'est d'évidence pas la bonne solution…



Le Net drapé de noir pour s'opposer

Face à la loi « Création et internet », le Net se mobilise. Dans leur grande majorité, les internautes sont vent debout contre le texte de Christine Albanel, la ministre de la Culture et de la Communication. Les internautes contestent en premier lieu les chiffres du piratage présentés par les industriels qui ne sont que des estimations parfois grossièrement surévaluées. Mais c'est sur le terrain des libertés individuelles que la grogne se fait le plus entendre et le risque de censure qui pourrait toucher certains sites. La perspective de voir les points d'accès publics wifi ne pouvoir accéder qu'à une « liste blanche » de sites web choque les internautes.

Pour protester, l'humour est de mise comme les clips vidéos de l'UFC-Que Choisir intitulés « Dédé va couper » où l'on voit un policier incarnant l'Hadopi prêt à couper l'accès à au net. Plus sérieusement, le collectif « La Quadrature du Net », appelle à un « black-out » de l'internet français en fournissant des banderoles noires à afficher sur les blogs et sites web. Une idée absurde pour plusieurs blogueurs en vue ou la ministre qui a raillé hier «5 gus dans un garage» (sic) Mais la mobilisation peut payer. En Nouvelle-Zélande, seul pays à avoir adopté une riposte graduée similaire à celle discutée ce mardi en France, les internautes ont fait reculer leur gouvernement.
24 heures d'existence et puis s'en va ! Le site internet polémique Faismesdevoirs.com, victime d'une forte affluence jeudi et de critiques nombreuses a décidé de fermer purement et simplement.

Voici l'explication du fondateur :

Il y a bientôt un mois, nous avons eu l’idée de mettre à disposition des Internautes un outil pédagogique innovant. Nous tenons à vous présenter toutes nos excuses dans la mesure où nous réalisons à ce jour, à quel point ce site va à l’encontre de nos propres valeurs.
Enfin, nous souhaitons faire en sorte que les générations futures soient meilleures que les précédentes, et FaisMesDevoirs.com ne pourra en rien y contribuer.
Les nouvelles technologies doivent servir à nous améliorer et non à nous assister.
Au nom de toute l’équipe de FaisMesDevoirs.com,
Stéphane (stephane@faismesdevoirs.com)
Le fondateur du site faismesdevoirs.com
Choqué l'an passé par un site internet qui ambitionnait de noter nominativement chaque professeur, le monde enseignant est à nouveau en ébullition face à l'ouverture, aujourd'hui, du site internet faismesdevoirs.com, qui propose, moyennant 5 à 30€, de faire les exercices scolaires à la place des collégiens et lycéens.

«Le meilleur endroit pour être éduqué et pour avoir des copies corrigées, c'est l'école de la République, je n'encourage nullement des dispositifs payants qui permettent de rendre ces services-là», a dénoncé, hier, Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, poursuivant : «Je considère que le rôle de l'Education nationale, c'est d'offrir gratuitement à tous des services, y compris des services de corrections de copies, je souhaite que ce ne soit pas par les revenus des parents que se fassent l'échec ou la réussite scolaire.»

Même son de cloche du côté des syndicats d'enseignants. La secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat dans les collèges et les lycées, Frédérique Rolet, juge «lamentable» l'initiative, «qui participe à l'idée de la marchandisation de l'éducation». «C'est une tromperie pour les familles, une marque de mépris pour les enseignants qui vont devoir corriger des devoirs faits par d'autres, et cela peut mettre les enfants en situation d'échec», a-t-elle ajouté hier, tandis que les parents d'élèves de la FCPE estiment que les auteurs de ce site n'ont rien compris à la pédagogie et «dénaturent tout.»

«L'important dans un devoir, ce n'est pas la note, c'est de confronter l'élève à la difficulté, qu'il essaie de la résoudre», explique Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE. «Ils vendent du vent à des gogos, ça ne s'appelle pas du racket, mais du parasitage».

Stéphane Boukris, le fondateur du site polémique qui a pour slogan «Tu n'y arrives pas... nous sommes là», se frotte les mains. Depuis plusieurs jours, faismesdevoirs.com bénéficie, en effet, d'un buzz tel que son succès est quasiment assuré.

Un marché de 1 à 2 milliards d'euros

«Avant même notre naissance, nous avons plusieurs milliers de pré-inscriptions, c'est-à-dire que dès [jeudi] nous aurons plusieurs milliers de devoirs à rendre», se félicite Stéphane Boukris, qui reconnaît que son site puisse choquer.«Nous sommes un site 100% légal, ce que nous proposons, c'est du conseil en stratégie», poursuit sans rire le fondateur de ce site web unique au monde, ancien élève de l'Essec qui a minutieusement peaufiné son modèle économique.

Reste que derrière la polémique se trouve un réel problème de société, celui du soutien scolaire, qui concerne un élève du secondaire sur six. Pour répondre à l'angoisse légitime des parents quant à l'avenir de leur enfant et la peur de les voir en échec scolaire, le business des cours particuliers a explosé ces dernières années avec l'émergence de sociétés privées désireuses de capter une manne estimée entre 1 et 2 milliards d'euros.


De 5 à 30 € le devoir

Le modèle économique imaginé par le fondateur de faismesdevoirs.com est très malin puisque les devoirs s'achètent avec des « points. » 50 sont attribués à l'inscription puis les utilisateurs créditent leur compte via SMS surtaxé, numéro Audiotel ou compte Paypal, soit des moyens accessibles pour ceux qui n'ont pas de carte bancaire… comme les élèves. Mieux, des cartes prépayées (25 € pour 500 points) seront bientôt disponibles dans des salles de jeux ou des vidéoclubs. Le paiement par CB reste bien sûr possible.

Pour commander un devoir, l'utilisateur indique la matière parmi les sept disponibles, le type de devoir (exercice court ou long, exposé, etc.) et saisi l'énoncé de celui-ci ou envoie carrément une copie numérisée de l'exercice posé en classe. En coulisses, des étudiants de grandes écoles voire des enseignants ou avocats désireux d'arrondir leurs fins de mois avec une rémunération de 15 à 35 € de l'heure ont 24 à 72 heures pour rendre le devoir.
Qui a dit que l'informatique était un monde froid ? Voici un petit court métrage, "World builder", qui prouve que l'on peut faire des merveilles. Il a été réalisé par Bruce Branit, co-créateur de "405", en un seul jour mais avec deux années de post-production !

L'histoire : un homme étrange construit un monde en utilisant des outils holographiques pour la femme qu'il aime.



Le jury régional de Toulouse du concours national SFR Jeunes talents innovation, dont La Dépêche du Midi est partenaire, s'est réuni lundi 2 février au siège de SFR à Paris-La Défense. Les sept jurés toulousains et les quatre jurés nationaux ont longuement débattu pour départager les 52 projets présentés et se sont mis d'accord sur un projet. Le lauréat sera présenté d'ici la fin du mois lors d'une conférence de presse en mairie de Toulouse. Les jurys de Bordeaux et Nantes ont également choisi un lauréat.

L'objectif de ce concours inédit était de permettre à des jeunes de concrétiser leurs projets. Les start-up et entreprises innovantes (existantes ou en cours de création), les associations, et les étudiants majeurs inscrits dans l'enseignement supérieur pour l'année 2008-2009 avaient jusqu'au 15 janvier pour déposer leurs projets en lien avec la citoyenneté et l'innovation au service de la cité et de ses habitants.
HADOPI - Le Net en France : black-out

A l'occasion de l'examen par l'Assemblée nationale de la loi Hadopi (ou "Création et internet"), l'association la Quadrature du net" invite les internautes à s'opposer à ce texte qui veut instituer la riposte graduée.

"Devant le ridicule d'un gouvernement qui s'entête à vouloir déconnecter du Net des familles entières sans preuves valables ni procès, la Quadrature appelle les citoyens épris de liberté à procéder au « black-out » de leurs sites, blogs, profils, avatars, etc. Comme en Nouvelle-Zélande, seul pays avec la France où la « riposte graduée » devait être imposée par la loi, pour finalement être repoussée : pour protester contre cette loi imbécile et sa « liste blanche » de sites autorisés, le Net français doit agir et se draper de noir", explique l'association sur son site web.

"La Nouvelle-Zélande était à ce jour le seul autre pays à part la France où devait être votée une loi aussi stupide que la « riposte graduée » voulue par N. Sarkozy, défendue par C. Albanel dans la loi HADOPI, et bientôt votée à l'Assemblée nationale. Elle vient d'être repoussée grâce à une mobilisation massive, durant laquelle le web néo-zélandais a procédé à son « black-out » volontaire", poursuit l'association.
A l'occasion de la Wharton Business Technology Conference à Philadelphie, Microsoft a livré sa vision de l'informatique en 2019.

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