La guerre des moteurs de recherches sur internet reprend de plus belle. Largement distancé par Google qui truste 64,2% du marché mondial (beaucoup plus en France), Microsoft veut continuer d'y croire et a annoncé le lancement de Bing, son nouveau moteur de recherches qui sera disponible lundi, et qui va bénéficier d'une campagne publicitaire de plus de 100 millions de dollars.
Avec Bing, qui est l'aboutissement du projet "Kumo" et qui remplacera à terme l'actuel moteur Live Search, Microsoft veut "casser les habitudes des internautes" en proposant un moteur "d'aide à la décision." Selon le géant de Redmond, les recherches telles que nous les faisons actuellement peuvent être améliorées. D'ailleurs 15% d'entre elles, selon Microsoft, sont abandonnées faute d'avoir pu trouver la bonne réponse.
Bing met en jeu de nouveaux algorithme de recherches, pas mal d'innovations et aussi des reprises de ce qui se fait chez la concurrence.
Les informations sont ainsi classées en sous-rubriques. En tapant New York, on peut ainsi avoir accès à différents thèmes : vacances, culture, shopping, etc. Des outils d'aide à la décision sont ensuite incorporés (vol au meilleur prix, choix d'un restaurant selon son type de cuisine, etc.)
Ces fonctionnalités visant à faciliter ses recherches et à améliorer les résultats obtenus constituent actuellement la course à l'échalote pour les moteurs de recherches. Le 12 mai, Google a ainsi présenté plusieurs fonctionnalités très intéressantes comme Search Options, Wonder Wheel, Timeline, Google Squared et Rich Snippets.
Dans cette histoire, Yahoo! pourrait souffrir, lui qui a refusé de se laisser acheter par Microsoft doit faire face à deux poids lourds : Google et Microsoft.




Jusqu'où s'arrêtera l'iPhone ? Le smartphone vedette d'Apple a été utilisé par l'artiste Jorge Colombo pour réaliser la couverture du célèbre magazine The New Yorker. Jorge Colombo a utilisé l'application Brushes pour une résultat étonnant.

Voici la génèse ce cette superbe couverture


Le programme de la saison 2009-2010 de l'orchestre national du Capitole a été présenté lundi en même temps que le site web de la formation toulousaine a fait peau neuve. Accessible à partir d'une adresse qui aurait pu être simplifiée (http://www.ontc.mairie-toulouse.fr/), le site, réalisé par Studio Pastre en français et en anglais, présente en détail l'orchestre et son chef russe, Tugan Sokhiev, digne successeur de l'emblématique Michel Plasson, mais aussi la Halle aux Grains et une riche discographie. Outre la présentation détaillée de la programmmation musicale, les internautes peuvent découvrir les nombreuses activités réservées aux tout petits ou encore acheter des billets en ligne. à l'avenir, la direction souhaite diffuser des concerts en direct sur le site.

Le fournisseur d'accès à internet Free, toujours candidat à la 4e licence de téléphonie mobile, vient de lancer "le plus grand réseau wifi communautaire au monde avec 3 millions de hotspots wifi." Il s'agit pour la maison mère Iliad d'activer sur les Freebox le partage de la connexion internet des box qui sont en zones dégroupées, don,c essentiellement en ville.

"Ce service permet ainsi à tous les abonnés ADSL dégroupés de profiter d’un accès internet gratuit (inclus dans leur forfait ADSL) à travers ces points d’accès dans les zones dégroupées", explique Free. "Ce réseau est distinct du réseau privé wifi des abonnés Free. A la différence d’autres initiatives, FreeWifi est entièrement sécurisé, chaque Freenaute se connectant au réseau Wifi communautaire via une IP propre (et non l’adresse IP de la Freebox sur laquelle il se connecte). L’accès sécurisé à FreeWifi se fait par le biais d’une authentification sur une interface web : http://wifi.free.fr."

Les abonnés de Free pourront également utiliser le protocole SIP pour passer des appels téléphoniques comme s'ils étaient chez eux. En revanche, Free ne précise pas si l'activation de ce service sur les Freebox impactera le débit de l'abonné lorsque des freenautes de passage se connecteront. A noter aussi que ces Freenautes disposeront de leur propre adresse IP et non de celle de la freebox "hôte."

Ce type de service n'est pas nouveau. Des réseaux communautaires de partage de connexion existent depuis longtemps. L'espagnol FON fonctionne sur le principe de partage de sa connexion internet avec achat de crédits de connexion ou d'échange. Fon est d'ailleurs associé de longue date avec Neuf-SFR, le concurrent de Free.
Le Grenelle des ondes, lancé par le gouvernement le 23 avril dernier avec les associations, les opérateurs et des élus pour faire le point sur les risques sanitaires de la téléphonie mobile et les actions à mettre en place, a dévoilé hier ses premières mesures après trois tables rondes. Dix propositions qui restent finalement assez timides. Si sur le téléphone portable un consensus semble s'être dégagé, en revanche, sur les antennes relais, l'opposition entre associations et opérateurs reste vive et pourrait donner lieu, dans les mois à venir, à de nouveaux procès se concluant par le démontage d'antennes.
Sur le téléphone dont Roselyne Bachelot avait pointé les plus grands dangers, une mesure phare s'est dégagée : son interdiction à l'école primaire, une mesure qui est aujourd'hui du seul ressort des établissements scolaires. Parmi les autres mesures on trouve une meilleure information des utilisateurs notamment sur les normes d'émissions DAS des mobiles. Les opérateurs vont également plancher sur des mobiles utilisables seulement avec oreillette ; et une offre de SMS exclusive, sans service voix. Une offre étonnante qui renvoie presque aux débuts de la téléphonie mobile et des bippeurs Tatoo…
En ce qui concerne les antennes, le désaccord est flagrant entre associations et opérateurs. L'Association française des opérateurs mobiles (Afom) a expliqué, diagramme à l'appui, que le passage de la puissance d'émission de 41 à 0,6 V/m comme le réclament les associations couperait l'accès au téléphone dans de nombreuses zones, ce qui contreviendrait à l'obligation de couverture imposée par l'État aux opérateurs… En porte-à-faux, le gouvernement joue la carte de l'expérimentation, en attendant une étude de l'Afsset. Les ministres Bachelot, Kosciusko-Morizet et Jouanno ont retenu « le lancement de modélisations sur ordinateur » et « le cas échéant des expérimentations dans des villes volontaires », comme Grenoble. « Cette synthèse est un premier pas qui mérite que les associations applaudissent… d'une main ! Nous utiliserons la 2e pour prêter main-forte aux riverains afin d'obtenir de véritables mesures de précaution », objecte Stéphen Kerckhove, délégué, général d'Agir pour l'Environnement. Le débat et les batailles scientifiques et juridiques restent ouverts…
Et si malgré la crise et un budget vacances réduit, on partait quand même en voyage, en logeant chez l'habitant ? Voilà une idée séduisante. D'autant plus qu'un sondage Sofres d'avril 2009 indique que 25 % des Français disposant d'une pièce inoccupée sont prêts à la louer… Pour mettre en relation ces loueurs et les voyageurs, le site Bedycasa (www.bedycasa.com) a récemment ouvert ses portes, qui propose non seulement de répondre aux recherches de logement sur des critères classiques (taille du lit, salle de bain, etc.) mais aussi en tenant compte des centres d'intérêts des deux parties (système de matching). L'occasion de faire de belles rencontres, en France mais aussi à l'étranger puisque le site propose 40 modes d'hébergement dans 159 pays.

En organisant son concours « Le meilleur job du monde », l'office du tourisme du Queensland en Australie a créé un buzz inédit sur internet ces dernières semaines. Le poste de gardien de l'île paradisiaque de Hamilton étant désormais pourvu, les déçus pourront toujours postuler pour un autre poste : « Un job vraiment bien » (www.areallygoodejob.com), organisé par la société californienne Murphy Goode selon le même principe. Les candidats âgés de plus de 21 ans ont jusqu'au 5 juin pour réaliser une vidéo de présentation de 60 secondes. 50 candidats seront d'abord sélectionnés par les internautes puis 10 et le gagnant sera proclamé le 9 juillet. Le job en question : apprendre le métier de vigneron, surveiller le vignoble, goûter une centaine de vins différents, participer à l'élaboration d'un nouveau cépage et raconter le tout sur internet.

Alors que la France vient d'adopter dans la douleur la très controversée loi Hadopi et qu'en Europe, la question du téléchargement illégal sur internet donne lieu à des débats enflammés, en Suède, les «pirates» et les défenseurs des libertés individuelles ont décidé de passer à la vitesse supérieure en créant un parti politique et en se présentant aux prochaines élections européennes de juin.

Cela pourrait passer pour une blague très potache, mais le Parti pirate - «Piratpartiet» dans la langue de l'auteur de la saga littéraire Millenium- est non seulement une formation très sérieuse, mais elle commence à séduire de plus en plus de Suédois.

Le parti a été fondé en 2006 avec un objectif simple : réformer les droits de la propriété intellectuelle, abolir les brevets et renforcer les droits de la vie privée, particulièrement sur internet en diminuant la surveillance du Web.

Mouvement contestataire qui dénonce la dérive sécuritaire née après les attentats du World Trade Center à New York du 11 septembre 2001, le Parti pirate bénéficie d'un réel mouvement de sympathie en Suède et est devenue l'une des principales formation du pays. Il est vrai que la Suède, très attachée aux libertés individuelles, est la patrie du site internet «The Pirate bay» , considéré comme le plus grand site web au monde référençant des fichiers Bit-Torrents (musiques, films, etc.) dont certains sont des contrefaçons pirates d'œuvres culturelles. Les récents déboires judiciaires de ce site web accusé de favoriser le piratage ont mécaniquementpoussé vers le Parti pirate des centaines de personnes. Ainsi en 48 heures, au lendemain du procès de quatre fondateur de «The Pirate bay», le parti a reçu des milliers d'adhésion et affiche aujourd'hui 30 000 militants. «Si The Pirate Bay est Greenpeace, alors nous sommes comme le parti des Verts», expliquait récemment, Rick Falkvinge, président du PiratPartiet...

Deux partis en France

A quelques jours des élections européennes, le Parti pirate a plus que jamais le vent en poupe. Début mai, l'institut DN/Synovateu le créditait de 5% d'intentios de vite et selon une récente étude de la London School of Economics et du Trinity College de Dublin, le Parti Pirate pourrait arriver en troisième position, avec 8,5 % des voix. Le Parti disposerait alors de deux députés, quand des formations traditionnelles suédoises - Parti de Gauche, Parti du Centre, Verts, Libéraux et Démocrates Chrétiens - n'obtiendraient qu'un seul siège chacune. Un vrai séisme politique.

Le succès du Parti pirate en Suède a, en tout cas, donné des idées à d'autres. Des Partis pirates se sont ainsi créés dans une vingtaine de pays dans le monde. En France toutefois, la situation est plus compliquée puisqu'il existe un Parti pirate, affilié à son aîné suédois, et un Parti Pirate Français canal historique (PPFCH) qui a fait scission fin 2007.

Loi Hadopi : les «anti» préparent la riposte

La loi Hadopi contre le téléchargement illégal a été définitivement votée en France le 13 mai dernier mais la mobilisation des « anti » s'est remise en route de plus belle sur plusieurs fronts pour y faire barrage.

Sur internet, les appels au boycott et à l a résistance se sont ainsi multipliés. Certains proposent de « boycotter les cinémas, les CD et les DVD pendant un an » ; d'autres font circuler la liste des députés qui ont voté pour la loi afin qu'ils ne recueillent pas de suffrages aux Européennes s'ils s'y présentent. La Quadrature du Net, collectif très en pointe dans la contestation, s'est vue proposer par un vigneron du domaine de Bérénas dans le Languedoc, une cuvée Hadopi en série limitée de 1 000 bouteilles dont la vente financera le site.

Mais c'est surtout du côté politique que les choses vont se passer. Les députés PS soutenus par leurs collègues Verts et Communistes ont saisi le Conseil constitutionnel et tous les regards se tournent vers le Parlement européen. C'est là que l'eurodéputé PS Guy Bono avait déposé avec succès l'amendement interdisant la coupure de l'accès internet ; amendement mettant ainsi la France hors la loi européenne. Si Nicolas Sarkozy persistait, Guy Bono a d'ores et déjà annoncé qu'il demanderait à la Commission de saisir la Cour de justice des communautés européennes. Le piratage sur internet reste malgré tout un vrai dossier européen d'autant plus que chaque pays expérimente dans son coin : amendes en Allemagne, taxation des sites en Espagne, etc. En Suède, le débat fait rage sur la loi Ipred et le procès du site The Pirate Bay. La mobilisation des internautes est d'ailleurs parfois payante : en Nouvelle-Zélande, le gouvernement a retiré sous la pression populaire un texte similaire à celui adopté en France.

La multiplication des appareils photos numériques au fur et à mesure que leur prix baissait n'a pas enlevé l'envie de regarder et de toucher une belle photo tirée sur papier. C'est fort de ce constat que Jean-Baptiste Rousset a fondé Ma belle photo (http://www.mabellephoto.com/). L'objectif : accrocher à ses murs de belles photos, les siennes ou celles d'amateurs et de professionnels sélectionnées par le comité éditorial du site web. En trois clics, on choisit son cliché, on choisit son encadrement parmi un vaste choix et on reçoit à domicile sa photo parfaitement encadrée. Un simulateur d'encadrement permet de mieux faire son choix. Le site permet de fait pour les photographes de disposer d'une vitrine pour faire découvrir leur travail sans se soucier de logistique.

Pour admirer les 25 000 objets, et le million de photographies du musée français de la photographie qui préserve l'une des plus importantes collections au plan international, il fallait se déplacer jusqu'à présent à Bièvres. Mais depuis le 13 mai, grâce au soutien financier du conseil général de l'Essonne, le musée vient d'ouvrir un nouveau site internet (http://www.museedelaphoto.fr/) qui permet de présenter au grand public pas moins de 7 000 clichés. Plusieurs expositions sont accessibles dont « Histoire de la photographie » qui propose un voyage dans deux siècles de photos. Internet offre aussi des possibilités d'observation des objets inédites : zoom, interprétation positive des négatifs, verso annotés des images, vue intérieure des appareils, pages intérieures des ouvrages,…

La Société Royale de Zoologie d'Anvers qui gère le zoo de la ville a fait les choses en grand pour accueillir la naissance d'un bébé éléphant. Pour se préparer à cet événement inédit en Belgique, le zoo a créé un site internet spécial (http://www.bebe-elephant.be/) qui a permis de suivre la grossesse de 22 mois de Phyo Phyo. Echographie, nouvelles de la mère et du bébé, découverte du zoo, des conditions de vies des éléphants, etc. Et hier à 8 h 45, c'est en direct sur internet que l'on a pu assister à la naissance de l'éléphanteau, après un travail de 48 heures ! Le prénom de l'éléphanteau, provisoirement baptisé « Baby K » doit être dévoilé demain. D'ores et déjà, les internautes ont fait des propositions.
Le marché de la téléphonie mobile et de l'accès à internet haut débit va-t-il s'orienter vers une guerre des prix ? Il est encore trop tôt pour le dire, mais plusieurs signaux montrent que les choses vont bouger et que les consommateurs français vont peut-être voir enfin leur facture baisser.
Alors que se profile l'arrivée en France d'un 4e opérateur de téléphonie mobile - Free et Virgin sont candidats à l'achat de la licence - censé favoriser la concurrence, c'est Bouygues Télécom qui a ouvert les hostilités jeudi en lançant une offre inédite .
Baptisée « Ideo », celle-ci propose une box « BBox » pour un accès internet ADSL haut débit, la téléphonie fixe en illimitée, un bouquet de quelque 90 chaînes de télé et, grande nouveauté, la téléphonie mobile. Le fournisseur d'accès à internet Alice, aujourd'hui dans le giron de Free, avait déjà inclus 4 heures de communications vers les mobiles depuis la box. Mais Bouygues va bien plus loin, car la partie mobile de son offre propose un forfait vraiment dans l'air du temps : 2 heures d'appels, des appels illimités le soir dès 18, 19 ou 20 heures et/ou le week-end, des SMS illimités, le web mobile et les e-mails illimités. Le tout facturé entre 44,90 € et 75,90 € par mois selon les options. Et pour 10 € de plus, on a droit à 3 heures d'appels entre la box et les mobiles. Du jamais vu en France
« Ideo permet de gagner jusqu'à 384 € par an sur son budget annuel », estime Bouygues Télécom, dernier arrivé sur le marché de l'ADSL et pas peu fier de son coup.
En lançant cette offre quatre-en-un très attendue par les consommateurs, Bouygues bouscule d'évidence un marché internet figé sur le tarif de 29,90 € mensuels inventé par Free et ouvre une brèche pour enfin baisser les prix de la facture mobile.
Car c'est bien sûr ce poste important du budget des ménages que le bas blesse. L'association de consommateurs UFC-Que Choisir dénonce depuis plusieurs années le manque de dynamisme du marché mobile en France, qui compte 58,2 millions de clients selon le dernier pointage de l'Observatoire de l'Arcep, le régulateur des télécoms. SMS toujours trop chers par rapport aux prix pratiqués chez nos voisins européens alors qu'ils ne coûtent presque rien aux opérateurs, prix de communication à la minute trop élevé, difficulté de résiliation des contrats, complexité des forfaits aux « options » parfois obligatoires, etc. N'en jetez plus.
Sous la pression des autorités européennes, les opérateurs ont récemment dû revoir à la baisse le prix des SMS et des appels entre pays de l'Union. Un premier pas mais insuffisant. C'est bien sur le marché intérieur français que les efforts doivent désormais porter et la guerre des prix qui se dessine pourrait accélérer le mouvement.

Les forfaits sociaux arrivent
Orange vient de lancer cette semaine un forfait mobile à 10 € par mois (40 minutes de communication, 40 SMS) pour les allocataires de minima sociaux ; SFR planche sur une offre sociale qui sera commercialisée d'ici l'été à 15,90 € et Bouygues propose la sienne depuis janvier à 14,90€. Les opérateurs sont-ils devenus philanthropes pour proposer de telles offres aux Français modestes ? La réalité est plus prosaïque. Baisse du pouvoir d'achat oblige, 26 % des Français envisagent de passer à un forfait mobile moins cher selon une étude Bain-Company. Et nombreux sont ceux qui s'orientent vers les opérateurs mobiles virtuels (MVNO), qui proposent de petits forfaits très avantageux pour qui téléphone peu. Avec leurs nouveaux forfaits pour personnes modestes - qui sont de toute façon prévus par la loi LME - les trois grands opérateurs visent donc à éviter la fuite d'une partie de leur clientèle. L'UFC Que Choisir a salué l'initiative d'Orange sur le mobile mais reste opposée à une autre idée de l'opérateur : une offre internet triple-play à 20 € mensuels pour le même public. L'UFC craint qu'Orange - seul opérateur à pouvoir faire cette offre - ne créé un monopole. Elle suggère que les offres d'accès à internet entrent dans le service universel pour qu'il se crée un tarif social comme pour la téléphonie fixe.

Comment payer moins cher
Payer moins cher sa facture mobile ? C'est possible en jouant sur plusieurs leviers.
1. Choisir un opérateur virtuel. Ces « petits » opérateurs construisent des offres simplifiées, souvent ciblées sur des niches de clientèle (jeunes, petits consommateurs, etc.) en louant le réseau de l'un des trois grands opérateurs. On peut citer par exemple NRJ Mobile qui joue sur les SMS illimités avec 2 places de concerts (à partir de 19,90 €/mois). Simpleo propose de construire votre forfait à partir d'un montant en euros donné et en jouant entre le nombre de minutes de communications et le nombre de SMS. Zeroforfait, comme son nom l'indique, propose une offre sans forfait avec des tarifs alléchants : 0,095€ par minute vers 5 numéros favoris, 0,19€ par minute pour les autres appels fixes ou mobiles ; et des SMS à 0,085€.
2. Résilier son abonnement pour passer à la concurrence. Mettre un terme à son contrat pour profiter des offres intéressantes réservées aux nouveaux abonnés est tentant. Mais beaucoup sont freinés par la complexité avérée ou supposée de la procédure de résiliation ; qui est d'ailleurs le 2e type des plaintes recensées par l'Association française des utilisateurs de télécommunications (Afutt). Les opérateurs virtuels l'ont bien compris et proposent de prendre en charge toute la procédure de résiliation et de portage du numéro ; c'est-à-dire la possibilité de changer d'opérateur sans changer de numéro. Plusieurs sites internet, moyennant quelques euros font de même en proposant des modèles de lettre de résiliation à télécharger. On peut citer notamment resilier.com ou meilleurmobile.com

3. Comparez les offres. Pour se retrouver dans la jungle des forfaits, on peut aller sur des sites internet comparatifs comme www.budget-telecom.fr ; www.edcom.fr ou www.forfaitmobile.com.



Le solaire photovoltaïque, énergie renouvelable par excellence, connaît un très fort développement depuis plusieurs années et rencontre un succès sans cesse croissant tant en zone urbaine qu'en zone rurale, tant auprès des particuliers que des entreprises. « A l'échelle mondiale, la puissance cumulée des installations est passée de 1 428 MWc en l'an 2000 à 9 162 MWc en 2007 », selon la dernière étude d'Enerplan, l'association professionnelle de l'énergie solaire, qui représente l'ensemble de l'offre solaire industrielle et commerciale en France (industriels, ensembliers, bureaux d'études, installateurs, architectes, énergéticiens…). Au niveau européen, l'étude montre que le parc cumulé a été multiplié par 10 entre 2001 et 2006 pour atteindre 4 700 MWc dont 80 % sont apportés par l'Allemagne, un pays en pointe.
L'étude Solar Generation, menée par l'Epia et Greenpeace annonce un développement futur du photovoltaïque très prometteur. L'industrie photovoltaïque table d'ores et déjà sur 12 % de l'électricité consommée en Europe en 2020. « A l'horizon 2030, la production mondiale d'électricité photovoltaïque correspondrait à 60 % des besoins en électricité des pays européens de l'OCDE, et d'ici 2040, le photovoltaïque représenterait entre 20 et 28 % de la production mondiale d'électricité », explique Enerplan.
« Historiquement, le marché photovoltaïque français était un marché orienté vers les applications photovoltaïques en sites isolés. C'est à partir de 1999 grâce à l'implication des acteurs français du photovoltaïque et de l'Ademe au sein du projet européen HIP HIP que le marché français s'est réorienté vers les applications dites raccordé réseau », explique l'Ademe. La France, qui va s'engager avec les autres pays européens dans l'objectif des « 3x20 % », a accéléré le mouvement avec le Grenelle de l'environnement. Celui-ci a prévu un objectif de 5 400 MWc cumulés d'ici 2020. Un objectif ambitieux qui va permettre de doper la situation française, en retrait du mouvement mondial entre 2000 et 2006. La hausse du tarif d'achat de l'électricité en 2006 a marqué un tournant. « C'est ce signal tarif d'achat qui a positionné la France dans le top 10 des marchés mondiaux du photovoltaïque », estime Enerplan, qui observe que toutes les régions de métropole sont dans une dynamique de croissance.
« Le photovoltaïque associé à l'efficacité énergétique du bâtiment, pourrait conduire à couvrir près de 3 % de l'électricité consommée en France en 2020, avec 13 400 MWc ; alors que le Grenelle prévoit 1 % », se réjouit Enerplan, qui plaide pour un maintien des mesures incitatives et leur développement pour que la France reste « dans la course industrielle et technologique mondiale. »
Une course que la France - à la 4e place européenne - entend bien courir. Hier, Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, a lancé l'appel d'offres pour la construction d'ici 2011 d'au moins une centrale solaire par région française, pour une puissance cumulée de 300 mégawatts (MW).

Des produits financiers pour s'équiper
Pour financer l'équipement en matériel photovoltaïque d'une habitation en construction ou en rénovation, il y a bien sûr les incitations de l'État sous forme de crédit d'impôts, les subventions de certaines collectivités territoriales, mais aussi les produits financiers développés par les banques.La Banque Populaire Occitane, par exemple, a décliné toute une gamme de produits qui s'inscrit dans une démarche poussée visant à favoriser le développement durable. Ainsi, la banque propose déjà CODEVair, qui est le premier livret d'épargne dédié exclusivement au développement durable et à la protection de l'environnement ; AUTOVair, qui est un crédit auto éco-citoyen et PREVair Plus. Il s'agit pour ce dernier d'une extension de PREVair, qui est un livret de développement durable (LDD). Adossé au CODEVair, PREVair Plus permet de proposer un taux inférieur au taux de marché (autour de 4 %) et de financer ce que les PREVair ne peuvent financer : les équipements dans les bâtiments neufs ; les équipements hors liste crédit d'impôt en neuf et restauration ; les maisons clés en mains avec performance énergétique (par exemple des Bâtiments Basse Consommation Effinergie).Enfin, la Banques Populaire Occitane propose bien sûr des prêts écologiques à taux zéro Eco-PTZ. Ils permettent de réaliser un bouquet de travaux sur un logement en rénovation ayant un fort impact sur l'efficacité énergétique de l'habitation ; ou des travaux visant performance énergétique globale de l'habitation ou encore des travaux de réhabilitation du dispositif d'assainissement, vers un dispositif ne consommant pas d'énergie.

Quels sont les tarifs d'achat ?

Les tarifs d'achat du photovoltaïque, actualisés au 1er janvier 2009 sont les suivants. Tarif de base : 0,32823 €/kWh Métropole et 0,43764 €/kWh Corse et DOM-TOM. Prime à l'intégration : 0,27353 €/kWh Métropole et 0,16412 €/kWh Corse et DOM-TOM. Tarif intégré : 0,60176 €/kWh Métropole et 0,60176 €/kWh Corse et DOM-TOM. Selon l'étude réalisée par Enerplan basée sur le potentiel de production d'électricité photovoltaïque, ainsi que sur les évolutions des tarifs de l'électricité conventionnelle et du coût de l'électricité photovoltaïque, la « parité avec le réseau » (lorsque l'électricité solaire produite chez un consommateur est compétitive par rapport à l'électricité conventionnelle du réseau) serait atteinte entre 2010 et 2019 en fonction des types de consommateurs et grâce au développement de centrales photovoltaïques de grande puissance.


Secrets de fabrication
Tous les panneaux photovoltaïques ne se ressemblent pas. Il existe, en effet, trois technologies différentes de fabrication des modules solaires photovoltaïques.Les modules solaires monocristallins qui possèdent un meilleur rendement au m2. Ils sont bien adaptés aux espaces restreints, mais sont logiquement plus onéreux.Les modules solaires polycristallins constituent actuellement le meilleur rapport qualité/prix et sont logiquement les plus utilisés. Ils bénéficient d'un bon rendement, d'une durée de vie de plus de 35 ans et peuvent être fabriqués à partir de déchets électroniques.Enfin, les modules solaires amorphes, constitués de silicium, ont la particularité d'être souples et sont capables de travailler même par faible lumière. Ces modules auront un bon avenir car ils peuvent être souples et ont une meilleure production par faible lumière. Le rendement étant divisé par deux, il faut en revanche davantage de surface.Les cinq plus grandes firmes fabriquant des cellules photovoltaïques se partagent 60 % du marché mondial. Il s'agit des sociétés japonaises Sharp et Kyocera, des entreprises américaines BP Solar et Astropower, et de l'allemande RWE Schott Solar. Le Japon produit près de la moitié des cellules photovoltaïques du monde.

Le solaire thermique a le vent en poupe. Selon Enerplan, l'association professionnelle de l'énergie solaire, qui représente l'ensemble de l'offre solaire industrielle et commerciale en France (industriels, ensembliers, bureaux d'études, installateurs, architectes, énergéticiens…), le marché du solaire thermique a bondi de 20 % en 2008 par rapport à 2007. Plus de 42 000 chauffe-eau solaires individuels (CESI) ont ainsi été installés en 2008 contre 39 000 en 2007 et 5800 systèmes solaires combinés (SSC) ont été mis en œuvre l'an passé contre 5 000 en 2007. Les installations d'eau chaude solaire collective - 3e grande application du solaire thermique - affichent elles aussi une belle progression avec 57 000 m2 installés en 2008 contre 40 000 en 2007. « Ainsi, le marché solaire thermique 2008 de France métropolitaine s'élève à 313 000 m2 contre 260 000 m2 en 2007 soit 219,1 MWth installés », se félicite Enerplan, qui concède toutefois que cette belle progression « demeure insuffisante pour être dans la dynamique du Grenelle de l'Environnement et de son objectif de 23 % d'énergies renouvelables en 2020.
Mais les professionnels, qui ont établi de remarquables critères de qualité - Qualisol pour la qualité de mise en œuvre des installations et le label ô solaire pour la qualité des matériels - restent mobilisés et optimistes. En 2009, ils attendent beaucoup sur « l'Eco PTZ » pour le marché du particulier, et sur l'initiative « So Col » et le Fonds chaleur pour le développement du solaire thermique collectif.
L'Eco-PTZ, prêt à taux zéro lancé début mars 2009 destiné à financer les rénovations thermiques des habitations, peut ainsi ramener le prix d'un CESI à 25 € par mois sur 10 ans (avec un crédit d'impôt). L'initiative « So Col » vient en appui du Fonds chaleur pour accompagner le développement de l'offre solaire thermique collective. Elle est soutenue par l'Ademe, qui avait lancé au début de la décennie un Plan Soleil, programme national pour favoriser l'émergence des solutions solaires thermiques.
Ces solutions sont aujourd'hui bien ancrées et la filière, sous l'impulsion d'Enerplan, bien établie. Le label ô Solaire s'applique ainsi à 62 marques en CESI (soit 3 441 kits) et 40 marques en SSC (soit 1 310 kits). « Le label ô solaire pour les matériels est la référence qualité choisie par les opérateurs énergétiques historiques tels que GDF Suez (pour son offre Dolce Vita) et EDF (pour son offre Bleu Ciel)», explique Enerplan, qui participe à la gestion interprofessionnelle de l'appellation Qualisol qui fédère 13 000 entreprises d'installations en 2008.

Les trois principales applications du solaire thermique

Chauffe-eau solaire
Le chauffe-eau solaire individuel (CESI) est l'application la plus simple du solaire thermique. Selon l'Ademe, un CESI peut produire tout au long de l'année 50 à 70 % de l'eau chaude sanitaire nécessaire aux besoins de la famille. Application la plus répandue, elle a séduit plusieurs dizaines de milliers de foyers depuis le lancement du Plan Soleil. Robuste et fiable, le CESI comprend des capteurs solaires (placées en général sur le toit) et un ballon de stockage (installé à l'intérieur ou à l'extérieur près des capteurs) reliés par une tuyauterie calorifugée. Le prix d'un CESI moyen (3 à 5 m2 de capteurs et ballon de 200 à 300 litres) varie de 3800 à 5500€ TTC (pose comprise). L'installation d'un CESI dans une résidence principale bénéficie d'un crédit d'impôts. Les collectivités territoriales octroient parfois des subventions.

Système combiné
Le système solaire combiné (SSC) permet, outre la production d'eau chaude à l'instar d'un CESI, de couvrir une partie des besoins de chauffage. Mis en œuvre par des installateurs-chauffagistes, ces systèmes ont été développés notamment au début des années 80 avec des « planchers solaires directs » (PSD) dont le principe a été mis au point par des thermiciens et des ingénieurs. Ainsi, plusieurs milliers d'installations fonctionnent déjà en France. Plus complexe que les chauffe-eau solaires individuels, les SSC sont souvent mis en œuvre dans le cadre de projets immobiliers neufs. Toutefois, plusieurs opérateurs ont lancé des modèles de SSC standardisés et proposés sur catalogue pour une installation plus souple. Là aussi, comme pour le CESI, on peut bénéficier d'un crédit d'impôt et d'éventuelles subventions des collectivités.

Eau chaude collective
Le principe du chauffe-eau solaire individuel, s'il est pertinent pour une famille logeant dans une maison ou un appartement peut être étendu pour satisfaire des consommations plus importantes d'eau chaude sanitaire. Il s'agit alors de réaliser un chauffe-eau solaire collectif. Immeubles, maisons de retraites, hôpitaux, hôtels, centre de vacances, bureaux d'entreprises, etc. Les possibilités de déploiement sont particulièrement nombreuses. La complexité de la mise en œuvre nécessite toutefois une bonne préparation. Chaque opération étant spécifique, une phase de diagnostic préalable est d'études techniques est primordiale. L'Ademe a notamment édité plusieurs guides de conception pour apporter une aide technique au maître d'ouvrage ou au bureau d'études. Des aides à l'investissement sont, là aussi, prévues.

Le solaire thermique, qu'est-ce que c'est ?

Selon l'Agence régionale de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), « le solaire thermique correspond à la conversion du rayonnement solaire en énergie calorifique, à plusieurs niveaux de température. Traditionnellement, ce terme désigne les applications à basse et moyenne température dans le secteur du bâtiment. Les plus répandues sont le chauffage de piscines, la production d'eau chaude sanitaire et le chauffage de locaux.»

Du froid... avec du chaud !

Parmi les applications futures du solaire thermique se trouvent des systèmes de rafraîchissement solaire. Faire du froid avec du chaud en quelque sorte. Ces nouveaux systèmes offrent une réelle alternative aux systèmes de refroidissement par compression de vapeur classiques avec plusieurs avantages : consommation électrique jusqu'à 20 fois inférieure, fluides frigorigènes sans impact sur la couche d'ozone, faible niveau sonore.
Deux grandes familles sont expérimentées : des systèmes fermés et ouverts. Pour les premiers, les plus nombreux, il s'agit de machines à absorption et adsorption qui produisent de l'eau glacée, utilisée ensuite pour le refroidissement ou la déshumidification de l'air. Pour les seconds, ouverts, l'air est directement traité (refroidissement, déshumidification) par mise en contact avec le réfrigérant (l'eau) et des organes de dessiccation.

France Domicile, fondée en 2005 par l'UNA (Union Nationale de l'Aide, des Soins et des Services aux domiciles), l'UNCCAS (Union Nationale des Centre Communaux d'Action Sociale) et la Mutualité Française, et soutenue par le Groupe Macif, le Crédit Coopératif, Esfin-Ides et la Casden, vient de lancer la première centrale de réservation des services à la personne. ResaZen (http://www.resazen.com/) permet en quelques clics de réserver le service voulu dans quatre grandes catégories : entretient de la maison, garde d'enfants, soutien scolaire et personnes âgées. Bricolage, repassage,nounou, livraisons de course, etc. Sous 48 heures, ResaZen trouve le meilleur interlocuteur près de chez vous et plus vous réservez tôt les heures de prestation, moins elles coûtent.

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C'est une énergie ancestrale qui vient de la nuit des temps et qui est, aujourd'hui, aux premières loges des « cleantech », ces technologies propres, et vertes, en plein boom. L'énergie solaire apparaît non plus comme l'énergie du futur mais bien comme l'énergie du présent tant son développement, partout dans le monde, s'est accéléré ces dernières années.

Mais si l'on (re) découvre aujourd'hui le Roi Soleil considéré comme un dieu par les civilisations égyptienne et incas, c'est bien dès l'Antiquité que les Anciens ont su utiliser cette énergie sans fin. Socrate n'a-t-il pas enseigné en 350 avant notre ère la construction bioclimatique ? Et Archimède n'a-t-il pas inventé le moyen d'incendier les navires ennemis en utilisant les rayons du soleil 150 ans plus tard ?

La fascination pour l'énergie du soleil n'a de fait jamais cessé. Du célèbre chimiste et physicien Lavoisier qui invente au XVIIIe siècle un four solaire pour fondre ses métaux à Albert Einstein qui explique au début du XXe siècle l'effet photovoltaïque ; de la centrale solaire Thémis lancée en 1983 à Targasonne dans les Pyrénées-Orientales, tout près du four solaire d'Odeillo de Font-Romeu - et récemment réactivée - à feu la station spatiale Mir ; on le voit, l'utilisation de l'énergie solaire par l'homme est consubstantielle au progrès scientifique. Mais c'est justement en sortant du champ scientifique pour envahir notre quotidien que le solaire apparaît aujourd'hui comme énergie de pointe.

Beaucoup d'entre nous ont découvert l'énergie solaire… sur une calculette. Quelques cellules remplaçaient alors les piles pour notre plus grand bonheur. Aujourd'hui, ces cellules ont essaimé partout : chargeurs pour ordinateurs portables, éclairage urbain ou de jardins, chauffage, etc. Mais ce sont bien sûr les projets de grande ampleur qui confortent la position du solaire sur le marché de l'énergie. Des toits solaires pour les particuliers aux gigantesques fermes solaires qui voient le jour, aux États-Unis, en Europe et en France mais aussi en Chine ou dans les Émirats. Les levées de fonds capitalistiques des entreprises du secteur ne trompent pas et se chiffrent en milliards.

Énergie inépuisable à l'heure où la prise de conscience de la fin et du coût sans cesse croissant des énergies fossiles - pétrole, gaz, charbon - s'accentue, l'énergie solaire, qu'elle soit passive, photovoltaïque ou thermique, semble promise à un bel avenir. La Commission européenne pour les énergies renouvelables prévoit ainsi que l'énergie solaire représentera une part de 20 % dans les énergies renouvelables, ces dernières devant apporter 20 % de l'énergie en 2020 et 50 % en 2040. Mieux encore, au regard des changements climatiques et de la lutte contre l'effet de serre, l'énergie solaire est une énergie éminemment propre et surtout, en ces temps de crise, un secteur qui recrute.

80 manifestations en Grand sud

En France, Enerplan, l'association professionnelle de l'énergie solaire, organise la 2e édition des Journées européennes. Dans les 22 Régions, les Français vont pouvoir s'informer grâce à des opérations portes ouvertes dans les usines et les entreprises du solaire ; des journées d'information sur le solaire dans les communes ou chez les professionnels ; des stands d'information sur le solaire dans les agences clientèle des opérateurs énergétiques, dans les communes ; des + sur le solaire dans les écoles, etc. 1 500 manifestations sont attendues partout en France dont près de 80 en Midi-Pyrénées, dans l'Aude et en Lot-et-Garonne.

Le rendez-vous européen du solaire

Les premières Journées du Solaire se sont déroulées en Autriche en 2002. L'idée a ensuite été étendue en Suisse puis en Allemagne où une semaine entière est consacrée à cette campagne d'intérêt public pour l'énergie solaire. Les Journées du Solaire ont pour but de promouvoir l'utilisation de l'énergie solaire comme source d'énergie renouvelable pour la production de chaleur et d'électricité. Les premières Journées européennes du solaire se sont tenues en mai 2008 dans 13 pays. La 2e édition est programmée du 15 au 22 mai 2009 ; elle se tient les 15 et 16 mai 2009 en France.
Ces journées européennes sont organisées dans le cadre du projet européen European Solar Day, soutenu par la Commission Européenne, avec plusieurs pays partenaires : l'Allemagne, l'Autriche, l'Italie, l'Espagne, les Pays Bas, le Portugal, la Slovénie, ainsi que la Suisse. L'objectif est de mobiliser en Europe plus de 100 000 citoyens sur le thème du solaire, à travers plus de 4 000 événements.
Cette manifestation à l'échelle du Vieux Continent permet de rassembler les principaux acteurs du solaire thermique et du photovoltaïque à l'échelle de chaque pays et de l'Europe. Les Journées, coordonnées par l'European Solar Thermal Industry Federation (ESTIF), avec le soutien de l'European PhotoVoltaic Industry Association (EPIA), sont soutenues par 25 organisations, au niveau national et européen.


Plus d'infos sur internet
Pour retrouver la liste des manifestations organisées en France et dans le Grand Sud durant ces journées, vous pouvez vous connecter sur le site internet des Journées européennes du solaire à l'adresse : http://www.journees-du-solaire.fr/
Au terme d'un interminable marathon parlementaire qui restera l'une des passes d'armes les plus marquantes du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la très controversée loi antipiratage « Création et internet » plus connue sous le nom de loi Hadopi, a été adoptée hier par l'Assemblée nationale par 296 voix contre 233 et devrait l'être aujourd'hui par le Sénat.

Mais les chiffres du scrutin parlementaire traduisent le malaise et la pagaille qu'a provoqués ce texte. L'UMP et le Nouveau Centre ont certes lavé l'affront du rejet surprise du 9 avril orchestré par la gauche, mais ils n'ont pas atteint les 340 voix dont ils disposent. 44 députés de la majorité ont refusé hier de voter le texte tandis que Jack Lang a été le seul du PS à voter pour. Six députés UMP ont bravé les consignes de l'Élysée et ont voté contre ; tout comme 12 des 23 députés NC dont le maire d'Agen Jean Dionis du Séjour. Et au Sénat ce mercredi, les élus socialistes ont annoncé qu'ils ne prendraient pas part au vote, tandis que les députés PS préparent un recours devant le Conseil constitutionnel.

L'histoire rocambolesque de la loi Hadopi pourrait bien s'achever sur l'air du « tout ça pour ça. » Car au-delà du débat de fond sur les atteintes aux libertés individuelles par l'instauration de mesures très dures, ce texte censé lutter contre le piratage - qui a paradoxalement baissé en France l'an passé pour les logiciels - pourrait être mort-né. Enterré sur le plan du droit tout d'abord. Le Parlement européen ayant redit le 6 mai son opposition à une coupure « administrative » de l'accès à internet, la loi Hadopi devient donc incompatible. À moins que le forcing de la France auprès de la Commission européenne soit payant mais rien n'est moins sûr.

Enterré aussi sur le plan technique ensuite. La plupart des acteurs d'internet - qui ont beaucoup raillé la méconnaissance du réseau mondial des promoteurs de la loi Hadopi - pensent qu'en l'état, le texte est inapplicable. Les opposants estiment que non seulement la loi ne rapportera pas un centime aux artistes mais que pour mettre en place cette usine à gaz, il en coûterait quelque 70 millions d'euros… pour une efficacité toute relative. Les internautes les plus calés ont, en effet, déjà pris leurs dispositions pour la contourner.

Est-ce à dire qu'une loi antipiratage serait impossible à mettre en œuvre ? Fort heureusement non. Si dans le monde, les pays soucieux de protéger les droits d'auteurs expérimentent des solutions différentes, la riposte graduée, des amendes et la licence globale (téléchargement légal illimité moyennant un forfait) sont les pistes qui reviennent le plus souvent.


Contourner, c'est possible
Contourner les dispositifs de contrôles prévues par la loi Hadopi ? Cela est d'autant plus facile que les internautes chevronnés ont déjà pris les devants.
1. Le réseau privé. Plutôt que de télécharger films et musiques sur les serveurs qui subiront le filtrage Hadopi, on crée un réseau privé, comme le propose le site Peer2me. L'adresse IP de l'ordinateur de l'internaute est immédiatement changée à sa connexion. Il devient alors indétectable.
2. Le cryptage. PirateBay le bien nommé site suédois dont les fondateurs ont maille à partir avec la justice propose «ipredator» pour 5€ par mois. On crée un réseau privé (VPN) entre les internautes et les servveurs de PirateBay, et les fichiers échangés sont cryptés.
3. Pirater la connexion Wifi du voisin. Toutes les box internet en France (Livebox, Freebox) disposentdu Wifi, protégé par une clé Wep ou Wap. Sauf que celle-ci - l'UFC-Que Choisir l'a montré - peut être facilement «cassée» par de petits logiciels gratuits come Backtrack.
4. Détourner le streaming légal. Des logiciels gratuits comme Freezer permettent d'enregistrer la musique diffusée (légalement) par des sites de streaming (écoute en continu quand on nest connecté.) comme Deezer.

On connaissait la colocation, le covoiturage, voici le partage… de place de parking. Une idée lancée par Lachhab Azzedine qui pourrait bien faire école particulièrement dans les grandes villes où se garer est de plus en plus difficile. « Pendant que de nombreuses places de parking restent inoccupées la journée, des centaines d'automobilistes tournent chaque jour à la recherche d'une place de parking proche de leur lieu de travail. Le même type de scénario se produit la nuit où des places restent vacantes alors qu'elles pourraient être utilisées », explique le fondateur de www.sharedparking.fr qui estime que toutes les places de parking peuvent être concernées par ce système : parc extérieur, parking souterrain, parc d'entreprise.

Si internet permet bien sûr de suivre en direct tous les développements de l'actualité relative à la Grippe A, notamment grâce aux sites web de l'OMS (www.who.int/fr) ou du ministère de la Santé (www.sante.gouv.fr), il permet aussi de décompresser. Ainsi, un site web a mis au point un jeu pour « combattre » le virus de la grippe porcine. Swine fighter, tiré du nom anglais de la gripper porcine (« swine flu »), accessible à l'adresse www.swinefighter.com consiste à vacciner le maximum de cochons verts volants à travers le monde. Lorsque la seringue du joueur parvient à les toucher, les porcs deviennent orange et le joueur marque un point. Il fait vacciner le maximum de cochons en un minimum de temps. Le jeu connaît un véritable succès et 7 millions de cochons ont été piqués…
Aujourd'hui reprennent à l'Assemblée nationale les débats sur la loi antipiratage « Création et internet », plus connue sous le nom de loi Hadopi, du nom de la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet, instance administrative chargée de mettre en pratique la riposte graduée et donc la coupure de l'accès au net. Pour laver l'affront du vote négatif du 9 avril, orchestré par les députés socialistes, le gouvernement et la majorité UMP veulent écourter les débats pour vite passer au vote solennel qui interviendra demain ou mercredi. Mais si cette fois la loi sera votée, la fronde contre ce texte n'en finit pas de grossir. Dans les rangs de l'UMP, au Nouveau Centre dans l'opposition, chez certains artistes, plusieurs mesures touchant aux libertés fondamentales passent mal. Quant aux fournisseurs d'accès à internet qui devront supporter la mise en place du complexe système de filtrage et de repérage des pirates, le coût de 70M€ fait tousser. Les opposants au texte font de plus valoir que les plus malins des internautes contourneront sans mal la loi Hadopi. Le gouvernement et la majorité UMP, brocardés sur le net pour leur méconnaissance du réseau, font la sourde oreille. La France a même menacé de ne pas voter le Paquet Télécom européen, si l'amendement adopté par le Parlement de l'Union rendant impossible la loi Hadopi était maintenu. Un compromis a cependant été trouvé à Bruxelles sur la protection de la vie privée et la nécessité d'un juge pour toute coupure du net. Les eurodéputés votent mercredi mais sont, eux aussi, très divisés sur le sujet.

Une parodie

Hadopi wars from Klakinoumi on Vimeo.



Les députés ne savent pas de quoi ils parlent



... Christine Albanel non plus



Politique fiction