La loi antipiratage en passe d'être adoptée mais la fronde ne faiblit pas

Aujourd'hui reprennent à l'Assemblée nationale les débats sur la loi antipiratage « Création et internet », plus connue sous le nom de loi Hadopi, du nom de la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet, instance administrative chargée de mettre en pratique la riposte graduée et donc la coupure de l'accès au net. Pour laver l'affront du vote négatif du 9 avril, orchestré par les députés socialistes, le gouvernement et la majorité UMP veulent écourter les débats pour vite passer au vote solennel qui interviendra demain ou mercredi. Mais si cette fois la loi sera votée, la fronde contre ce texte n'en finit pas de grossir. Dans les rangs de l'UMP, au Nouveau Centre dans l'opposition, chez certains artistes, plusieurs mesures touchant aux libertés fondamentales passent mal. Quant aux fournisseurs d'accès à internet qui devront supporter la mise en place du complexe système de filtrage et de repérage des pirates, le coût de 70M€ fait tousser. Les opposants au texte font de plus valoir que les plus malins des internautes contourneront sans mal la loi Hadopi. Le gouvernement et la majorité UMP, brocardés sur le net pour leur méconnaissance du réseau, font la sourde oreille. La France a même menacé de ne pas voter le Paquet Télécom européen, si l'amendement adopté par le Parlement de l'Union rendant impossible la loi Hadopi était maintenu. Un compromis a cependant été trouvé à Bruxelles sur la protection de la vie privée et la nécessité d'un juge pour toute coupure du net. Les eurodéputés votent mercredi mais sont, eux aussi, très divisés sur le sujet.

Une parodie

Hadopi wars from Klakinoumi on Vimeo.



Les députés ne savent pas de quoi ils parlent



... Christine Albanel non plus



Politique fiction

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