L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) vient de publier les chiffres du 2e trimestre 2009 de l'Observatoire de l'internet haut débit. La France comptait 18,675 millions d'abonnements à Internet à haut débit au 30 juin 2009, dont 17,625 millions d'abonnements ADSL. Le nombre d'’abonnements a augmenté de 334 000 au cours du deuxième trimestre (+1,8%). Sur un an, l’accroissement est de 1,986 millions (+12%).

Tous les moyens sont bons pour sensibiliser la population aux dangers de la grippe A et aux mesures d'hygiène à respecter. Comme lors d'autres événements d'ampleur similaire, un jeu vient de voir le jour, réalisé par le centre médical de l'université Erasme de Rotterdam et développé par Ranj Serious Games. Ce jeu « sérieux » (serious game) c'est-à-dire à visée pédagogique, est un jeu de gestion, dans lequel le joueur doit enrayer la pandémie mondiale à l'aide d'un budget limité en prenant une série de mesures (informer les civils, distribuer des masques, établir des quarantaines, fermer les établissements publics…) L'évolution de la maladie est affichée sous forme de compteur et des flux de messages avertissent lorsqu'il y a de nouveaux cas. A voir ici : www.thegreatflu.com

Et si, à l'heure des e-mails et des textos, on retrouvait le goût d'envoyer des cartes postales ? Oui mais des cartes conçues à partir des fichiers numériques issus par exemple de son téléphone mobile ou de son appareil photo numérique. C'est ce que propose Xilopix (www.xilopix.com), fondée en 2008, en permettant de créer sur internet et d'envoyer par La Poste de véritables cartes postales, soit à partir des milliers d'images de la photothèque du site, soit à partir de ses propres photos. Après avoir téléchargé la photo souhaitée, rédigé un message et donné les coordonnées du destinataire, Xilopix se charge du reste : l'impression, le timbrage et l'envoi de la carte par La Poste n'importe où dans le monde pour un tarif unique de 2,49 euros, ou de 1,99 euro l'unité pour l'achat de 10 cartes postales.

Incroyable bévue que celle de Microsoft. Au moment d’adapter pour son site internet en Pologne une publicité américaine pour l’un de ses produits, le texte a bien sûr été traduit en polonais, mais les équipes du géant des logiciels sont allées plus loin et ont remplacé la tête d’une des trois personnes, un homme noir, par celle d’un homme blanc. Problème, ceux qui ont retouché la photo ont oublié de "blanchir" la main appuyée sur le bureau, dévoilant ainsi la modification pour le moins embarrassante pour l'éditeur de Redmond.
Mardi, le site PhotoshopDisaster (désastres sur Photoshop, le logiciel de retouches photo), spécialisé dans la traque des mauvais photomontages, a découvert le pot aux roses. La nouvelle s'est vite propagée sur internet, relayée par des blogs de prermiers plans comme Engadget, au point de devenir un scandale racial dont Microsoft se serait sans doute bien passé.
Les commentaires sur cette manipulation raciste sont sévères pour Microsoft. "La tête blanche et les mains noires symbolisent en fait l’harmonie interraciale. C’est censé montrer qu’une personne peut-être blanche et noire, vieille et jeune en même temps", ironise un internaute sur PhotoshopDisaster. D'autres dénoncent "la plus grosse bourde raciste de ces derniers temps."
Le message de diversité ethnique de l’image originale a-t-il été jugé inadapté pour le public polonais ? Mystère. Selon le site internet NowPublic, Microsoft Pologne justifierait la modification de l'imagine initiale par le fait qu'"il n'y a pas beaucoup de Noirs en Pologne." Un argument qui ne convainc guère puisque l'une des personnes de la publicité, un homme aux traits asiatiques, n'a pas été "retouché" alors même que la population asiatique en Pologne est tout aussi faiblement représentée...
Toujours est-il que devant le scandale et le buzz suscités sur internet par cette bourde raciste Microsoft a été contraint de présenter sur son compte Twitter ses «sincères excuses» pour «une erreur de marketing.» L’image polonaise a été retirée et remplacée par l’image américaine.
Mais Microsoft n'en a pas fini avec cette publicité, puisque de nombreux internautes ont repéré une autre retouche sur l'image : celle de l'ordinateur situé devant l'homme noir. Il s'agit d'un ordinateur Mac Book d'Apple - le concurrent direct de Microsoft dans les systèmes d'exploitation - dont le logo à la pomme normalement situé au dos de l'écran de l'ordinateur a été purement et simplement "gommé."

Le fait de ne pas pouvoir essayer des vêtements lorsqu'on les commande sur des sites web constitue un frein important pour le cybercommerce. Mais des solutions existent comme l'a démontré récemment l'agence de marketing interactif Zugara (www.zugara.com). Celle-ci a développé une application de « social shopping » mêlant réalité augmentée et capture de mouvements. Concrètement, l'on se place devant son ordinateur doté d'une webcam. Après avoir étalonné la capture vidéo, on verra sur l'écran de l'ordinateur sa propre image avec en surimpression les images des vêtements. Vous pouvez ainsi savoir si le T-shirt qui vous plaît vous va bien ou pas et en changer la couleur d'un geste de la main. Etonnant. Le service est encore expérimental mais il préfigure déjà ce que pourrait être le cybercommerce de demain.


On trouve de tout sur internet. La formule a fait école depuis longtemps et, en cette rentrée scolaire 2009, plusieurs sites web se proposent de venir en aide aux parents pour l'achat de la liste de fournitures pour leur progéniture. Ainsi le site www.ma-papeterie.com propose grâce à ses 14 000 références des packages « rentrée des classes », des ensembles de fournitures complets classés par niveau (CP, CM1/CM2) ou par thème (pack écolo, petits prix, etc.) ainsi que le package « Les essentiels de la rentrée » conçu à partir de la liste de fournitures scolaires essentielles établie par le ministère de l'éducation nationale à 40,13€. Le site a également obtenu les meilleurs résultats aux critères de l'association Famille de France, notamment en ce qui concerne l'affichage des prix TTC et le respect des droits des consommateurs.
Les États-Unis viennent de mettre au jour la plus vaste fraude à la carte bancaire jamais réalisée : 130 millions de comptes ont, en effet, été piratés entre fin 2006 et début 2008. À l'origine de ce cyberbraquage, Albert Gonzales, un jeune et génial crack en informatique de 28 ans, qui n'est pas un inconnu pour les autorités américaines, loin s'en faut.
Le jeune homme, fils d'immigrants cubains et féru de technologies depuis le lycée, a été arrêté une première fois en 2003 dans le New Jersey pour une affaire de piratage. Comme souvent dans ce type de dossiers, il lui avait été proposé, pour bénéficier d'une réduction de peine, d'aider le FBI à traquer ses complices, ce qu'il avait accepté. Sous le pseudonyme « CumbaJohny », il permet d'identifier 28 cyberdélinquants. Sauf que le petit génie joue double jeu et mène de front des activités criminelles. Il parvient alors à pirater 40 millions de cartes de crédit. En dépit des fortes sommes que lui rapporte le piratage, il vit dans un appartement miteux de Miami mais vise toujours plus haut. Il parvient sans mal, avec deux complices russes, à profiter de failles informatiques pour s'introduire dans les réseaux de supermarchés et d'organismes financiers pour voler les coordonnés bancaires des clients ; coordonnées ensuite envoyées sur des serveurs aux États-Unis, en Lettonie, aux Pays-Bas et en Ukraine puis revendues. Cette fraude géante coûterait 90 à 305 $ par dossier piraté, selon une étude de l'institut Forrester Research. Albert Gonzales, arrêté lundi, risque la prison à vie. Cette histoire, dont Hollywood fera sans doute un film, repose en tout cas la question de la sécurité et du vol des données bancaires ; un problème qui concerne tous les pays. En France, où les fraudes aux cartes ont augmenté en 2008 particulièrement pour les paiements sur Internet - Nicolas Sarkozy en a lui-même été victime - le gouvernement a renforcé en janvier les moyens de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLTIC). Mais sans une réponse internationale bien coordonnée, les cyberpoliciers risquent d'avoir une longueur de retard.
Du côté des banques et des entreprises, on s'organise pour mieux protéger les données des clients, avec l'aide des éditeurs de logiciels antivirus. Le secteur bancaire a mis en place des normes internationales qui devraient se renforcer pour assurer la fiabilité et la sécurité des transactions sur internet. Ainsi pour faire un achat, après le numéro de carte et les trois chiffres du cryptogramme, les internautes vont devoir préciser leur date de naissance sur certains sites d'achat en ligne. L'obligation de répondre à des questions personnelles (date de naissance, etc.) est aussi dans les tuyaux.
Enfin, en amont, chez le consommateur, il faut que celui-ci soit très vigilant avant de donner son numéro de carte et se méfie des e-mails fantaisistes qu'il peut recevoir. Si la sécurité est affaire de moyens, elle est aussi question de pédagogie.


Les fraudes à la carte bancaire augmentent
Selon le rapport annuel 2008 de l'Observatoire de la sécurité des cartes de paiement, organisme émanant de la Banque de France, les fraudes à la carte bancaire progressent en France, à 50 000 cas. « La progression des montants de fraude (320,2 millions d'euros en 2008 contre 268,5 en 2007, soit une hausse de 19,3 %) est plus importante que la croissance du montant des transactions (464,0 milliards d'euros en 2008 contre 430,7 en 2007, soit une hausse de 7,7 %). Le montant moyen d'une transaction frauduleuse est stable à 131 euros », expliquait l'Observatoire le 9 juillet dernier. La part la plus importante revient aux paiements à distance (Internet mais aussi arnaques par courrier et téléphone). Le taux de fraude s'élève à 0,252 % pour un montant de 67,2 millions d'euros. « Les paiements à distance, qui représentent 6 % de la valeur des transactions nationales, comptent désormais pour 51 % du montant de la fraude Cette hausse de la fraude est toutefois à relativiser compte tenu de la croissance très dynamique du volume et de la valeur des paiements à distance », détaille l'Observatoire, qui constate que l'origine de fraude la plus importante est désormais celle liée à l'usurpation de numéros de cartes utilisés pour les paiements frauduleux à distance.



« Une police internationale pour Internet est urgente »

Jean-Philippe Bichard est expert en cybercriminalité, porte-parole de l'éditeur de logiciels Kaspersky Lab.

Une fraude massive comme celle survenue aux États-Unis est-elle possible en France ?
Cette affaire soulève plusieurs aspects de la cybercriminalité. Il faut tout d'abord dire qu'en France nous sommes davantage protégés du piratage car nos cartes bancaires sont dotées d'une puce électronique, ce qui n'est pas le cas aux États-Unis où les cartes ne fonctionnent qu'avec une piste magnétique. Par ailleurs le paiement par carte de crédit est plus développé que chez nous. Ceci dit, les techniques employées pendant plusieurs années par ce jeune hacker - qui avait été recruté par le FBI avant de retourner sa veste - pour voler des numéros sont bien sûr reproductibles chez nous. La constitution de réseaux d'ordinateurs « zombies », c'est-à-dire la prise de contrôle d'ordinateurs d'une entreprise ou d'un particulier à leur insu pour mener des activités de piratage sont possibles. Surtout cette affaire illustre le caractère international de ces fraudes ; le hacker américain a bénéficié de complicité à l'étranger. La cybercriminalité devient mondiale et tentaculaire comme une sorte de mafia.

Les États et les entreprises sont-ils bien préparés pour faire face à cette cybercriminalité mondiale ?
Il est clair qu'il est urgent de créer un Interpol pour internet, une police internationale spécialisée. Il existe bien une agence européenne dans ce sens mais qui n'a pas fait ses preuves. La réponse ne peut en tous cas pas n'être que franco-française. Par ailleurs, il faut que les politiques se saisissent réellement de ces problèmes. Il y a près de 20 millions d'internautes en France, notamment les jeunes générations, et on constate un vrai décalage entre cette réalité et la sensibilisation des politiques aux questions technologiques.

Pour les particuliers, y a-t-il des conseils de prudence à observer ?
Il ne faut pas être naïfs et ne pas oublier qu'internet n'est que le miroir de la société. À côté des formidables possibilités d'internet, il faut avoir à l'esprit qu'il y a des escrocs, des commerçants malhonnêtes, etc. Il faut donc savoir se méfier. Ensuite, on peut s'équiper de logiciels de protection comme des antivirus, des outils antispam pour éviter de recevoir des e-mails indésirables dans sa boîte e-mail ou des outils antiphishing qui détectent les faux sites bancaires conçus par les pirates pour tromper les internautes et leur voler leurs coordonnées bancaires.

(Photo carte de crédit : Channel R)

On connaissait la semaine de l'internet pour favoriser le développement de l'usage de la toile, voici que la fondation Mozilla à qui l'on doit le navigateur Firefox va lancer du 14 au 21 septembre la toute première « Mozilla Service Week. » Cette initiative originale vise à inciter les internautes à partager leurs connaissances de façon bénévole.
"Tout le monde devrait avoir la possibilité de savoir comment utiliser Internet, y accéder facilement, et avoir une expérience enrichissante lors de la navigation. Cette nouvelle initiative s’adresse aux personnes ayant un talent pour l'écriture, la conception, la programmation, le développement, ou tout savoir-faire technique. Les compétences en matière d'internet, quelles qu’elles soient, peuvent changer la vie des gens et aider à créer un « Web meilleur » pour tous.", explique la fondation, qui liste quelques exemples.
- Apprendre aux personnes âgées à utiliser le Web.
- Montrer à une organisation à but non-lucratif comment utiliser les réseaux sociaux pour augmenter le nombre de ses adhérents.
- Aider à installer un réseau sans fil dans une école.
- Créer des tutoriels Web pour une bibliothèque en ligne.
- Reconditionner du matériel informatique pour une organisation.
- Mettre à jour le site Web d'une organisation à but non-lucratif
- Apprendre les valeurs du Web ouvert à d'autres organisations d'intérêt public.

La fondation invite donc les internautes à s'inscrire sur son site. Ce mercredi déjà 2813 heures d'entraide étaient comptabilisés

Pour plus de renseignements, cliquez ici.


L'Association française des opérateurs mobiles (AFOM) a lancé lundi sa nouvelle campagne de spots radios "Les bons gestes avec son téléphone mobile" avec un ton très en-deça de ce qui peut se faire à l'étranger. Pour sensibiliser la population aux dangers d'envoyer des textos depuis son téléphone portable lorsque l'on est au volant, la police de Gwent, comme le rapporte la BBC, a employé les grands moyens en faisant réaliser par Peter Watkins-Hughes un film choc où l'on voit trois jeunes ados avoir un très violent accident de la circulation. Le film a été réalisé avec des acteurs locaux. Il sera diffusé dans les écoles.

A noter que fin juillet, une étude américaine réalisée par le Virginia Tech Transport Institute a conclu que taper un texto en conduisant multiplie par 23 le risque d'accident. Aux Etats-Unis, seuls 14 Etats sur 50 interdisent l'envoi de SMS en conduisant. En France, téléphoner ou "textoter" sont interdits depuis mars 2003, avec pour les contrevenants une perte de 2 points sur le permis de conduire et une amende de 35 euros.

Lundi 17 août l'Association Française des Opérateurs Mobiles (AFOM) a lancé une nouvelle campagne radio de sensibilisation aux usages responsables du téléphone portable. "Cette campagne d’intérêt général est réalisée en partenariat avec les Pouvoirs Publics (Ministère du Développement Durable, Ministère de l’Education Nationale, Secrétariat d’Etat à la Famille, Sécurité Routière et Association Prévention Routière). Elle est soutenue par les principaux fabricants de mobiles : Nokia, Samsung, HTC et LG", explique l'association.
La campagne durera jusqu'au 11 septembre et les spots seront diffusés sur Europe 1 et RMC, à raison de 4 à 5 spots quotidiens (de 35 secondes), soit au total près de 200 passages.

Cinq spots pour cinq problèmes

La civilité dans les transports en commun
Le spot a été réalisé avec le ministère du Développement Durable. Il s'agit d'un nouveau thème. "D’après la dernière enquête TNS Sofres pour l’AFOM (2008), 84% des personnes interrogées ne jugent pas convenable de parler d’un sujet intime sur son portable dans un lieu public. C’est pourquoi l’AFOM conseille de parler doucement au téléphone dans les transports en commun", explique l'association.
Pour écouter le spot, cliquez ici

Le recyclage des mobiles
Le spot a été réailsé avec le ministère du Développement Durable. "Toujours selon TNS Sofres, 42% des utilisateurs qui changent de mobiles rangent leur ancien téléphone, 27% le donnent à un proche, 6% le jettent et 9% le recyclent (les autres l’ont perdu, l’ont rendu à leur employeur, ne savent pas ce qu’il est devenu etc). Dans un contexte marqué par une importance croissante accordée à l’environnement et au développement durable, le spot rappelle la simplicité de la démarche de recyclage. Il suffit de rapporter le téléphone et sa batterie dans un point de vente", suggère l'AFOM.
Pour écouter le spot, cliquez ici

Le mobile en voiture
Le spot a été réalisé avec la Sécurité Routière et l’Association Prévention Routière. "Conduire est une activité à part entière qui nécessite une parfaite concentration. L’AFOM recommande de ne pas utiliser son téléphone en conduisant et de laisser la messagerie répondre en cas d’appel", explique l'association, qui ne mentionne pas pour autant les kits (oreillette ou sans fil bluetooth) qui sont autorisés.
Pour écouter le spot, cliquez ici

Le téléphone dans les établissements scolaires
Spot réalisé avec le ministère de l’Education Nationale "94% des jeunes de 15 à 17 ans sont aujourd’hui équipés d’un téléphone portable. Dans une démarche de prévention, l’AFOM rappelle aux jeunes d’éteindre leur mobile en cours", explique l'AFOM. A noter que la commission des Affaires économiques du Sénat a proposé d'exclure l'usage du téléphone mobile de la maternelle au collège dans les travaux préparatoires du projet de loi Grenelle 2.
Pour écouter le spot, cliquez ici

Le contrôle parental
Spot réalisé avec le Secrétariat d’Etat à la Famille. "Un adolescent sur cinq surfe sur Internet depuis son téléphone mobile. Le “contrôle parental” permet aux parents qui le souhaitent de bloquer l’accès à certains contenus “sensibles” du web. Le spot rappelle aux parents l’existence de ce service gratuit, mis en place facilement sur simple demande auprès de leur opérateur. Déjà plus d’un million de parents l’ont fait activer", explique l'AFOM.
Pour écouter le spot, cliquez ici

Voilà une affaire, révélée mardi par La Provence, dont Apple se serait sans doute bien passé et dont on ne sait pas encore si elle va affecter le succès de l'iPhone, son téléphone vedette vendu en France à plus de 1,3 million d'exemplaires. Romain, un jeune homme de 18 ans habitant Aix-en-Provence, a été atteint à l'œil par un morceau de verre, après l'éclatement de l'écran de l'iPhone de sa petite amie Delphine.
« Vendredi, l'appareil a commencé à faire du bruit, une espèce de crépitement insolite et comme on fait bêtement dans ces cas-là, on le prend en main et on regarde de plus près. À ce moment-là, le verre de l'iPhone s'est fissuré et des morceaux ont été projetés en l'air », a expliqué la mère du jeune Romain au site internet de SVM Mac.
Le jeune homme a reçu un petit morceau de verre dans l'œil. « Je lui ai immédiatement enlevé et le lundi matin, un ophtalmo n'a constaté aucune séquelle », a expliqué Marie-Dominique Kolega, médecin à Aix-en-Provence.
Lundi matin, la mère de famille a contacté le service client d'Apple, qui, selon elle, a mis en doute sa version après l'avoir fraîchement accueillie ; et n'a pas proposé un remplacement de l'appareil, acheté il y a deux mois. « Que Apple fasse celui qui n'est au courant de rien, ça me dépasse, je trouve cela inadmissible ! », explique Mme Kolega qui va prendre conseil auprès d'un avocat et envisage de porter plainte. Sollicitée par la presse, la firme à la pomme s'est refusée à tout commentaire.
Ce nouvel incident avec l'un de ses produits - le premier concernant un iPhone - tombe au plus mal pour Apple, qui a essuyé la semaine dernière un flot de critiques pour sa gestion d'une affaire similaire.
Ken Stanborough, un habitant de Liverpool, a entendu un « bruit sifflant » sortant de l'iPod Touch de sa fille de 11 ans Ellie. Il a alors jeté à l'extérieur de sa maison le baladeur d'Apple qui a dégagé de la fumée et a explosé 30 secondes plus tard. Apple aurait alors proposé à Ellie et ses parents de rembourser intégralement le baladeur à condition qu'ils signent une clause de confidentialité. Les parents ont refusé. L'affaire a fait grand bruit sur internet tant pour dénoncer les pratiques commerciales de la société de Steve Jobs que pour s'inquiéter de la sûreté des appareils.

Faut-il avoir peur des produits Apple ?
Affichant malgré la crise une insolente santé financière - sa capitalisation boursière a été multipliée par 12 en 5 ans pour s'établir à 154 milliards de dollars, devant celle de Google - Apple, qui surfe sur le succès de l'iPhone et de ses ordinateurs portables MacBook, semble perdre tous ses moyens pour régler les incidents concernant ses produits et tente à chaque fois d'en limiter la portée médiatique. Baigné dans le culte du secret imposé par Steve Jobs, Apple essuie donc logiquement les critiques. Pour autant faut-il avoir peur des produits d'Apple ? En regard du nombre d'exemplaires vendus (200 millions de baladeurs), les incidents constituent une goutte d'eau. La chaîne de télé américaine « Kiro7 » a mené pendant 7 mois une enquête difficile pour pouvoir compulser quelque 800 pages de la Consumer Product Safety Commission, la commission américaine de sécurité des produits. Celle-ci a comptabilisé 15 incidents concernant des iPod qui s'enflamment. La plupart du temps, une surchauffe de la batterie au lithium-ion serait à l'origine de l'incident. De nombreux constructeurs (Sony, Dell, etc.) sont eux aussi confrontés à des séries de batteries défectueuses nécessitant des rappels massifs. Sur son site internet, Apple, conscient des problèmes de batteries indique que si l'on constate des signes de surchauffe (décoloration, déformation), il faut contacter son service AppleCare.

Il n'y a pas si longtemps, l'on apprenait comment rédiger correctement une lettre : en-tête, formule de politesse selon le destinataire, présentation générale du courrier, etc. Mais à l'heure du courrier électronique, 2e usage d'internet après la recherche, adopté par 89% des internautes Français selon le dernier observatoire des usages de Médiamétrie, quid de la bonne façon de rédiger un e-mail ? Que faut-il faire pour respecter la netiquette, l'étiquette du Net, c'est-à-dire l'ensemble des règles de savoir vivre ?

Yahoo!, dont le service d'e-mail gratuit a été adopté par quelque 295 millions de personnes dans le monde, s'est posé la question et vient d'éditer "Le guide des bonnes manières pour l'usage du courriel ou comment communiquer à travers des écrans interposés." Au départ de son initiative, Yahoo! a interrogé les utilisateurs de son service pour identifier les pratiques qui les agaçaient le plus chez leurs correspondants.

Parmi ce qui énerve le plus on trouve ainsi l'utilisation du langage texto (22%) ; l'envoi d'e-mails groupés à plus de cinq destinataires (16%) ; l'utilisation des majuscules (16%) ; l'absence d'objet clair et précis (12%) et la présence d'accusés de réception (10%).

A l'issue de cette enquête Yahoo! a donc concocté un guide pratique détaillant 10 conseils :

1. Bien choisir son adresse mail pour communiquer avec l'ensemble des destinataires ;
2. Préférer un objet court et précis ;
3. Bien mesurer l'importance de son mail avant d'utiliser la fonction "urgent"
4. Ne pas utiliser de majuscules dans les mails pour ne pas agresser le destinataire ;
5. Ne pas utiliser le langage texto ;
6. Bien adapter les formules de politesse à ses destinataires ;
7. Utiliser avec modération les demandes d'accusés de réception ;
8. Ne pas répondre trop vite à un mail ;
9. Eviter les mails groupés qui paraissent froids et impersonnels ;
10. Ne pas se cacher derrière un mail.

Le guide de Yahoo! est téléchargeable en version électronique à l'adresse : http://ymailfr.com

L'été est aussi l'occasion de tirer quelques bilans avant la rentrée. Ainsi un rapport de la Commission européenne dévoilé le 4 août a comptabilisé que 56% des Européens étaient devenus des internautes réguliers en 2008, soit un bond d'un tiers comparé à 2004. La moitié des ménages et plus de 80% des entreprises disposent donc d'une connexion à haut débit.

Nombre d'entre eux sont des adeptes du réseau de socialisation Facebook qui vient de délivrer quelques uns de ses chiffres clés, arrêtés en ce mois d'août 2009. Des chiffres par millions en quelque sorte.

Croissance Générale
Plus de 250 millions d’utilisateurs actifs (membres qui ont utilisé leur profil dans les 30 derniers jours).
Plus de 120 millions se connectent au moins une fois par jour.

Engagement utilisateur
Un utilisateur moyen a 120 amis sur Facebook.
Chaque jour, plus de 5 milliards de minutes sont passées sur le site dans le monde.
Plus de 30 millions d’utilisateurs mettent leurs statuts à jour au moins une fois par jour.
Plus de 8 millions d’utilisateurs deviennent fans de « pages » chaque jour.

Applications
Plus d’un milliard de photos chargées chaque mois.
Plus de 10 millions de vidéos chargées chaque mois.
Plus d’un milliard de contenus partagés chaque semaine (hyperliens, histoires, posts, notes, photos, etc.).
Plus de 2,5 millions d’événements créés chaque mois.
Plus de 45 millions de groupes actifs.

Croissance Internationale
Plus de 50 traductions du site sont disponibles, et plus de 40 sont encore en développement.
Plus de 70% des utilisateurs de Facebook sont hors des Etats-Unis.

Plateforme
Plus d’un million de développeurs et entrepreneurs de plus de 180 pays.
Chaque mois plus de 70% des utilisateurs s’inscrivent à des applications.
Plus de 350 000 applications actuellement disponibles.
Plus de 200 applications ont plus d’un million d’utilisateurs actifs par mois.
Plus de 15 000 sites internet ont implémenté Facebook Connect depuis son lancement en décembre 2008.
Plus de 30 millions d’utilisateurs actifs accèdent à Facebook depuis leur mobile.

Facebook continue donc sa croissance et garde le leadership des sites de socialisation. Un site qui restera en tout cas interdit pour les Marines américains. Le corps d'élite US a renouvelé mardi l'interdiction faite à ses membres d'utiliser certains réseaux sociaux sur internet, dont Facebook et Twitter, pour des raisons de sécurité informatique. Dans une note datée du 31 juillet, le secrétaire adjoint à la Défense, William Lynn, indique avoir demandé au responsable de l'information du Pentagone d'évaluer les menaces et les avantages de ces nouveaux outils.

Sans attendre la fin de l'été, on peut d'ores et déjà affirmer que cette année 2009 aura vu une présence renforcée sur internet de tous les acteurs du tourisme régional au bénéfice de tous ceux qui visitent le Grand Sud. Les offices de tourisme et syndicats d'initiatives (OTSI) de Midi-Pyrénées ont, en effet, massivement investi la toile. Le récent Diagnostic de la société de l'information 2008, dressé par l'Ardesi (Agence régionale pour le développement de la société de l'information en Midi-Pyrénées) indiquait d'ailleurs que sur les 276 OTSI de la région, 160 avaient un site web, soit 58% ; en hausse de 12 points depuis 2006.

C'est dans ce contexte que se tiendront en novembre prochain à Toulouse les 5èmes rencontres nationales du e-tourisme institutionnel, grand rendez-vous de tous les acteurs organisé par l'Ardesi.

"En 2007, les rencontres nationales du e-tourisme posaient la question de l’utilité du web 2.0. L’édition 2008 a permis d’identifier les outils les plus performants du web collaboratif pour les mettre à disposition des professionnels du tourisme. Cette année, l’objectif est de présenter aux comités départementaux et régionaux du tourisme, aux offices de tourisme et aux syndicats d’initiative les premiers chiffres et retours d’expériences de ces nouvelles pratiques", explique l'Ardesi.

Quelque 600 professionnels du e-tourisme institutionnel, venus de toute la France, sont attendus lundi 16 et mardi 17 novembre à l'espace des congrès Diagora de Toulouse-Labège, pour partager leurs expériences.

Enfin, les rencontres 2009 conforteront leur ouverture à l’international. "Plébiscité l’année dernière, le Québec revient présenter les derniers outils évolutifs d’outre-Atlantique. Le Danemark, autre précurseur du tourisme sur Internet, vient faire partager ses innovations", détaille l'Ardesi.

Pour en savoir plus : le programme sur le blog : http://rencontres-etourisme.ardesi.fr

Après avoir révolutionné l'accès à internet à haut débit par ADSL en inventant la Freebox en 2002 (téléphonie fixe, internet haut débit et télévision) et le tarif mensuel d'abonnement à 29,90 €, Free va-t-il bousculer de la même façon le marché de la téléphonie mobile s'il arrivait à s'emparer de la 4e licence pour laquelle il est candidat ? C'est en tout cas la promesse faite depuis des mois par Xavier Niel (photo), l'emblématique PDG d'Iliad, la maison mère du fournisseur d'accès.

« Nous pourrions réduire de mille euros par an la facture d'un foyer ayant trois forfaits. Cela revient à diviser par deux la facture de téléphonie mobile. Aujourd'hui, il n'y a pas de concurrence, et les opérateurs mobiles maintiennent délibérément des prix très élevés. Ils ont déjà été condamnés pour cet oligopole à trois. Les prix des forfaits mobiles sont trop chers », déclarait l'an dernier au Point Xavier Niel. Et le PDG iconoclaste, qui a fait fortune dans les années 80 avec des services de Minitel rose puis cofondé Worldnet, l'un des premiers fournisseurs d'accès à internet en France, d'expliquer alors qu'il envisageait de proposer « des forfaits illimités » avec sa 4e licence.

D'aucuns mettent en doute la capacité de Free de pouvoir se lancer dans l'aventure de la téléphonie mobile. Mais le fournisseur d'accès à internet, n° 2 en France derrière Orange avec 4,337 millions d'abonnés ADSL, dispose de 500 millions d'euros de trésorerie et affiche des résultats toujours croissants. 482 millions d'euros de chiffre d'affaires consolidé au premier trimestre 2009 en hausse de +42 % sur un an. Même s'il joue cavalier seul face aux trois opérateurs en place - comme dans le développement de l'accès à internet à très haut débit par fibre optique où il s'est opposé avec succès à Orange - Free a donc les capacités financières de devenir le 4e opérateur mobile français. Surtout, sa capacité d'innovation et le flair marketing de Xavier Niel pourraient concocter un forfait quadruple play (téléphone fixe et mobile, télé, internet) dont le tarif constituerait un mètre étalon sur lequel tout le secteur télécoms devrait à terme s'aligner. Free gagnerait alors son pari, pour peu toutefois qu'il améliore son très décrié service relation clients.

D'ici là, la concurrence prépare ses armes, Orange comme SFR ont établi des passerelles entre leurs forfaits mobiles et ADSL. Bouygues a lancé un premier forfait ADSL intégrant le mobile. La guerre des prix ne fait que commencer…