Voilà une initiative qui pourrait donner des idées aux partisans de la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées. L'Ouganda vient de lancer un site particulièrement original pour favoriser la protection des grands gorilles : www.friendagorilla.org. En versant un dollar par an, les internautes peuvent suivre les déplacements des gorilles 24 heures sur 24 grâce à des caméras placées dans la forêt de Bwindi. Une carte interactive permet de suivre leur progression. Quatre grandes familles d'une dizaine de gorilles chacune peuvent être ainsi suivies pas à pas. Le parrainage peut être réalisé par des individus ou des entreprises. Le site web trouve également une déclinaison sur le réseau social Facebook et sur Twitter. Enfin, une boutique permet l'achat de casquettes, t-shirt.
Une excellente vidéo "Did You Know?" (le saviez-vous) réalisée à l'occasion du 3e forum annuel sur la convergence des médias qui se tient à New York les 20 et 21 octobre. ; forum organisé par The Economist.


En dépit de la crise, les Français n'ont pas freiné leurs dépenses high tech. Selon l'Observatoire des dépenses médias et multimédias piloté par Médiamétrie, les foyers français ont dépensé 2 324 € (soit 4,3 % de plus par rapport à 2008) pour leurs achats dans les domaines des médias et du multimédia, hors redevance audiovisuelle. « Ils ont dépensé plus mais différemment », remarque l'Observatoire. Dopé par les offres tripleplay (internet haut débit, téléphone et télévision) à 30 € mensuels ou moins, mais également par le boom des netbooks, ces mini-PC très connectés (photo), le poste Internet occupe « la tête du peloton des augmentations » des dépenses médias et multimédias ; un poste qui marque une progression de 22 % par rapport à 2008.
« L'audiovisuel profite aussi d'une nette progression avec près de 8 % d'augmentation en un an, hors redevance audiovisuelle (il représente 635 € redevance incluse) », note l'Observatoire, qui explique cette belle progression par la volonté des ménages de s'équiper en « postes numériques » pour capter notamment les chaînes de la TNT. « La téléphonie (fixe et mobile) qui représente plus d'un tiers des dépenses médias et multimédias des foyers, marque une légère progression (+3%) et le poste de dépenses jeux vidéo et consoles progresse également (+4%).» En revanche, « les foyers consacrent moins d'argent à la musique et notamment à l'achat de CD. »

Certains couples en pleine rupture n'hésitent plus à exhumer les SMS échangés par la partie adverse au cours d'une procédure de divorce. Pour ceux qui n'ont pas encore atteint ce point de non-retour, la société américaine Intelius, a présenté cette semaine au salon « Demo » de San Diego, en Californie, une application qui ravira les méfiants chroniques ou les déçus des relations amoureuses. Baptisée DateCheck (vérification de rendez-vous galant), cette application qui fonctionne sur l'iPhone d'Apple, permet, à partir d'un simple nom ou d'un numéro de téléphone de fouiller dans la vie passée de son rendez-vous. Plus exactement, le logiciel se connecte sur la base de donnée d'Intelius pour savoir si votre contact a oublié de mentionner un passé criminel, ou s'il est marié. La recherche de base est gratuite, mais les analyses plus poussées peuvent coûter jusqu'à 40 dollars. Lors d'une recherche, Datecheck passe également en revue les principaux réseaux sociaux (Facebook, MySpace ou Flickr) et crée un résumé sur la personne dont vous voulez tout savoir. L'application devrait être téléchargeable sur l'AppleStore dans les jours à venir et plus tard sur les autres téléphones. Aux États-Unis, où la législation sur la protection des données personnelles est différente de la nôtre, de nombreuses sociétés se sont spécialisées dans la collecte d'informations nominatives. Raison de plus pour être vigilant sur les informations qu'on publie sur internet.


L'initiative de BeTomorrow fait sourire de prime abord. Mais à bien y réfléchir, l'application gratuite qu'elle vient de lancer pour l'iPhone d'Apple et les mobiles fonctionnant sous Google Android n'est pas si bête. « Où sont les toilettes ? » va, en effet, vous permettre de localiser sur un plan les toilettes publiques les plus proches de l'endroit où vous vous trouvez et cela partout dans le monde. Grâce aux coordonnées GPS de l'iPhone, le logiciel vous localise et vous indique l'itinéraire et la distance des WC publics. La base de données s'enrichit de 1 000 nouveaux WC chaque semaine et l'application, particulièrement bien conçue, a déjà été téléchargée plus de 200 000 fois. De quoi réjouir la société bordelaise BeTomorrow (http://www.betomorrow.com/), spécialisée dans les produits sur le web, le mobile et la télé.

Certains déplorent parfois - et souvent à tort - le manque d'adaptation de l'État aux nouvelles technologies. Ce n'est pas le cas du ministère des Affaires étrangères et européennes (www.diplomatie.gouv.fr) qui vient de dévoiler une application pour iPhone, Ipod Touch et téléphones fonctionnant sous Google Android. Téléchargeable gratuitement, l'application « Conseils aux voyageurs » « permet de trouver toutes les réponses à vos questions grâce à des mises à jour en temps réel, une navigation intuitive et une organisation simple par pays et par thèmes (grippe A H1N1, séisme, accident, etc.) », explique le Quai d'Orsay. Pour chaque pays, on peut s'informer sur la sécurité, les numéros utiles, l'entrée/séjour, les transports, la santé et prendre connaissance des alertes de dernière minute pour les risques en cours. Le ministère est la première administration à offrir ce type de service aux internautes.
Depuis le lancement en 2005 de la télévision numérique terrestre (TNT), ses 18 chaînes gratuites et son véritable succès d'audience auprès du public et notamment des jeunes, la diffusion hertzienne analogique n'est plus vraiment fantastique et ses jours sont désormais comptés. Comme d'autres pays dans le monde, la France va, en effet, basculer totalement dans le tout numérique en abandonnant progressivement la diffusion analogique. Ce bouleversement se fera selon un calendrier d'extinction défini région par région (cf. infographie) de février 2010 à novembre 2011.
Ce passage, présenté par le gouvernement comme « la plus grande évolution depuis l'arrivée de la couleur » en 1967, ne va pas aller sans poser quelques difficultés techniques (lire ci-dessous) et de vraies craintes, notamment parmi les téléspectateurs âgés. 17 % des foyers reçoivent encore exclusivement la télévision en analogique, en majorité des personnes de plus de 70 ans.
« Alors que le changement peut engendrer chez certains un vertige numérique, le gouvernement veut répondre à la question Pourquoi on nous embête », a expliqué Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique, lors du lancement, d'une vaste campagne d'information. À partir de demain, les Français vont découvrir des spots télé mettant en scène deux personnages en forme de téléviseur. La campagne explicative entend aussi éviter les « arnaques. » Une « charte » a d'ailleurs été élaborée avec les distributeurs pour qu'ils proposent des adaptateurs TNT bon marché à brancher sur les télés existantes (conçues après 1981). La réussite du basculement dépendra aussi des campagnes d'informations régionales. Le groupement France Télé Numérique a d'ores et déjà prévu d'impliquer les collectivités locales, les médias, des élus locaux, etc.
Une mobilisation générale pour faire comprendre aux téléspectateurs qu'« on n'éteint pas. On allume un nouveau foyer d'épanouissement culturel » selon la formule du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand.

Qualité d'image mais… zones d'ombre
La télévision numérique apporte un réel confort pour le téléspectateur en terme de qualité d'image, de son et bien sûr d'offre puisqu'on passe de 6 chaînes à 18 gratuites. De plus, les fréquences analogiques libérées vont servir à la radio numérique, à la télévision mobile personnelle (sur téléphone ou baladeur) très en retard en France ou encore à l'internet à haut débit. Mais le passage au numérique n'ira pas sans soucis. 5 % des Français installés dans des zones montagneuses ou des cuvettes qui parvenaient à capter la télé analogique ne pourront pas capter la télé numérique avec leur antenne râteau. Seule solution : le satellite. Un fonds d'aide gouvernemental de 40M€ a été prévu pour les aider à s'équiper.

Il y a dix ans, Microsoft lançait en France « MSN Messenger », un service de messagerie instantanée gratuit pour tous les internautes. Ce n'était certes pas le premier du genre puisqu'il y avait alors bien d'autres outils pour s'échanger des messages écrits en temps réel entre ordinateurs connectés au Net. On peut citer le pionnier ICQ, AIM du fournisseur d'accès AOL ou encore Yahoo Messenger. Mais MSN a été très tôt été adopté par les adolescents qui l'ont propulsé à la première place en France. Pas encore équipés en téléphone portable, les ados se sont approprié MSN pour communiquer, « tchatter » entre eux. Dès après l'école, le petit logiciel a souvent été le compagnon de soirée grâce auquel on se dévoile à ses amis plus facilement qu'on ne le ferait dans la cour de récréation. MSN est devenu une « alcôve électronique » propice à la confidence pour reprendre le mot de la sociologue Laurence Le Douarin. Le succès auprès des ados s'est très vite étendu et MSN a conquis d'autres utilisateurs : la famille (parents ou grands parents) voire l'entreprise, certaines sociétés incitant leurs collaborateurs à utiliser la messagerie instantanée et ses 16 services associés (partage de fichiers, téléphonie, vidéoconférence, etc.) MSN est aujourd'hui transgénérationnel et 22 % des 22 millions d'utilisateurs en France ont plus de 50 ans ; 70 % ayant plus de 25 ans selon Médiamétrie.
Récemment rebaptisé Windows Live Messenger, le logiciel a entamé une mue pour relever le pari de devenir un vrai réseau social, à l'instar de Facebook. Messenger permet d'ailleurs d'établir des passerelles avec les principaux sites participatifs (Flickr, Twitter, Daylimotion, Facebook, MySpace ou encore Skyrock Blogs). Enfin, pour fêter les 10 ans de sa messagerie, Microsoft a lancé un concours sur http://www.messengerpartenlive.com/.

Messenger en chiffres
22 millions d'utilisateurs en France.
330 millions dans le monde.
2 millions d'adeptes de la conversation vidéo.
2,5 millions d'utilisateurs sur téléphone.
8 milliards de messages échangés par jour.

Un nouveau cartable, une nouvelle trousse… et un nouveau téléphone portable ? Plus que jamais, les écoliers et collégiens accros aux textos réclament à leurs parents un mobile et la tentation est grande pour ces derniers d'offrir le téléphone dernier cri si pratique pour garder le contact avec leur progéniture. 20 % des écoliers et 73 % des collégiens posséderaient un mobile. Mais cette facilité ne présente-t-elle pas des risques pour la santé de ces enfants ?
De nombreuses associations et des scientifiques au premier rang desquels le médecin et chercheur David Servan-Schreiber, réclament des pouvoirs publics la prise en compte d'un principe de précaution qui passerait par l'interdiction du portable pour les enfants.
L'association PRIARTéM, qui s'est notamment opposée à la commercialisation de mobiles spécifiquement destinés aux enfants de moins de 8 ans, a compulsé plusieurs études édifiantes. « Une équipe de chercheurs américains et danois indique que les enfants exposés aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile in utero ou pendant leur enfance ont 80 % plus de risques de souffrir de problèmes comportementaux et d'hyperactivité », explique l'association, qui souligne également que « des chercheurs de l'Université de Porto Alegre ont montré que le cerveau d'un enfant absorbe 60 % de plus de rayonnement que celui d'un adulte. »
Pour l'heure, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) recommande depuis 2005 une meilleure information des parents sur les risques d'exposition. L'Association française des opérateurs mobiles (Afom) a ainsi édité des fiches explicatives. L'agence demande aussi aux professionnels du secteur de renoncer aux mobiles pour enfant et de ne pas cibler les enfants dans leurs publicités.
Aujourd'hui, les pouvoirs publics vont aller plus loin. Dans le cadre du Grenelle 2, actuellement en cours d'examen au Parlement, la commission des Affaires économiques du Sénat a proposé début juillet une interdiction du portable aux élèves de moins de 14 ans. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, au sortir du Grenelle des Ondes s'était déjà prononcée pour une interdiction à l'école primaire.
En attendant que soit officiellement décidée une interdiction, plusieurs chefs d'établissements, excédés notamment par les sonneries intempestives des appareils en cours, ont décidé de bannir le portable.

Servan-Schreiber pour interdire
Le 15 juin 2008, un groupe de 20 experts internationaux rassemblés par le chercheur David Servan-Schreiber, auteur du best-seller « Anticancer », alertait l'opinion à propos de l'utilisation des téléphones portables. L'appel insistait sur le fait que les champs électromagnétiques émis par les téléphones portables doivent être pris en compte en matière de santé. Et cela avant même les résultats, imminents, de l'étude internationale Interphone, d'ores et déjà controversés. « Interphone ne pourra pas trancher la question qui lui a été posée parce qu'elle manque de recul », déclarait hier au Point le docteur Servan-Schreiber. « Les enfants sont en première ligne. Des chercheurs suédois ont montré qu'utiliser un téléphone portable avant 20 ans pourrait augmenter d'un facteur cinq le risque de cancer. Il faut proscrire l'usage du portable au-dessous de 12 ans et le déconseiller avant 15 », poursuit le chercheur. Un vrai défi au vu de l'explosion des usages : selon le baromètre TNS-Sofres-Afom 73 % des 12-14 ans et 94 % des 15-17 ans possèdent un mobile qui sert tout à la fois à téléphoner, filmer, photographier et surfer sur internet. La génération mobile ne semble pas prête à déconnecter…

On connaissait déjà le site mon-depute.fr qui permet de savoir quel est le vote de chaque député. Un nouveau venu révolutionne l'observation de l'activité parlementaire. Nosdeputes.fr, conçu par les équipes du site Députés Godillots et du collectif Regards Citoyens, ambitionne de devenir « la trousse à outils du bon fonctionnement de la démocratie représentative. » Chaque député dispose de sa fiche où l'on peut trouver sous forme de graphes sa participation globale dans l'hémicycle et en commissions, ses questions écrites et orales, etc. Une analyse lexicale des interventions du député permet de visualiser les thématiques le plus souvent abordées. Le site, indépendant de tout parti, recense à partir de données publiques environ 1 Go de données (300 000 interventions, 60 000 questions écrites, etc.)

Gérard Vallès, directeur régional de France 3 Sud, a dévoilé ce vendredi à Toulouse avec ses équipes les nouveautés de la rentrée pour la chaîne des régions. Alors que se profile pour l’an prochain la création d’un pôle grand sud ouest mutualisant les moyens de plusieurs antennes (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Langedoc-Roussillon, Limousin, Poitou-Charentes), France 3 Sud se développe en cette rentrée sur l'information et les documentaires.

De nouveaux rendez-vous d'infos

L’info de proximité - "Notre ADN" selon Véronique Quillet, directrice de la communication - va se trouver renforcée. En premier lieu avec l’extension du 19/20. Cette nouvelle tranche d'infos de 15 minutes, baptisée «18h30 aujourd’hui» et présentée par Laurent Bignolas à parti de lundi 14 septembre, mettra à l’honneur chaque soir 4 ou 5 rédactions régionales. "Il s'agit de montrer la diversité des régions et le travail en réseau de nos journalistes", explique Gérard Vallès ; France 3 Sud disposant de 11 implantations sur Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon et de 6 éditions locales. Sur ces dernières, une réflexion a été engagée, par exemple à Toulouse où l'édition locale est présentée en extérieur.
France 3 Sud va également multiplier les prises d’antenne exceptionnelles pour coller davantage à l’actualité. "On a des cases d'information mais on rate peut-être des choses, on n'est pas assez réactif. C'est pour cela que chaque fois que ce sera nécessaire, à n'importe quelle heure de la journée, on prendra l'antenne", assure Gérard Vallès. Prochaines prises d'antenne exceptionnelles : les matches de Pro D2, le festival du cinéma méditerranéen de Montpellier qui pourrait donner lieu à une nuit spéciale.

Davantage de documentaires

France 3 Sud souhaite miser sur les documentaires. A l'instar de la chaîne soeur France 2 qui programme des docs en prime time, France 3 a engagé une réflexion. Pour France 3 Sud, cela se traduit par l'apparition d'une nouvelle case dans la grille : "Des histoires de vies", programmée les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 10 à 11 heures. "Programmer des documentaires le matin, c'est un pari et l'occasion de toucher de nouveaux publics" assure Gérard Vallès, qui précise que la chaîne, qui dispose déjà de ses "Carnets du Sud", investit plus que jamais dans la production de documentaires en région. "Les demoiselles de Bagatelle" et un docu-fiction sur le camp d'Argelès seront ainsi prochainement à l'antenne. Et ce lundi, place au documentaire de 52 minutes sur Claude Nougaro "Nougaro : à tombeau ouvert et à guichets fermés.".

Des Web TV sur internet

La présence de France 3 Sud sur internet va monter en puissance dans les mois à venir. Avec les documentaires justement qui sont consultables en ligne sur l'excellent site Culturebox . L'information sera aussi à l'honneur avec la création de WebTV. "Il s'agit pour nous d'apporter de l'hyper-proximité, de la réactivité et du service", explique Gérard Vallès. Le lancement de ces WebTV est prévu dans quelques mois. En revanche le lancement d'un "site de référence" consacré aux Pyrénées est imminent.

Pour télécharger la grille des programmes au format PDF, cliquez ici.

Le cybercommerce - dont les ventes ont bondi de 25 % au premier semestre -, c'est bien, mais on a parfois envie de trouver les bonnes affaires dans des commerces de proximité. D'où l'idée de Médiapost, filiale de La Poste et spécialiste de la distribution ciblée d'imprimés publicitaires en boîte aux lettres, de lancer un moteur de recherches d'un nouveau genre. Baptisé Venduoo (prononcez vendu où ?), ce site (www.venduoo.fr) permet de s'informer sur les magasins (l'internaute est automatiquement géolocalisé), de trouver un produit particulier, de consulter les catalogues et les prospectus du moment, d'être mis au courant des opérations spéciales et d'être alerté par e -mail. Près de 60 000 points de vente, des milliers de produits et des centaines de catalogues sont déjà en ligne sur le site, réactualisé quotidiennement.

La conférence de rentrée d’Apple, la fameuse «keynote», a débuté ce mercredi à San Francisco (19 heures à Paris) par un moment d’émotion : le retour du big boss et gourou de la marque, Steve Jobs, après 5 mois d’absence pour raison de santé. Le PDG, heureux du succès de l’iPhone (30 millions d’exemplaires vendus dans le monde), et de l’iPod Touch (20 millions) a annoncé une petite mise à jour (3.1) gratuite. iTunes, la plateforme de musique aux 8,5 milliards de chansons vendues, passe, elle, à la version 9 avec quelques nouveautés ergonomiques. De nombreux jeux sont désormais disponibles pour les iPod/iPhone, ce qui en fait de redoutables concurrents pour les consoles Nintendo DSi ou Sony PSP, d’autant plus que Steve Jobs a annoncé des baisses de prix sur toutes les gammes. Le PDG a également dévoilé un iPod Nano revisité avec caméra vidéo et radio FM. Seule déception : la fameuse tablette internet tactile tant attendue n’a pas été présentée.


Internet protecteur des arts. La formule pourrait interpeller mais c'est bel et bien le sens du site internet qu'a lancé cet été Interpol. L'organisation internationale des polices de 187 pays, installée à Lyon, permet désormais à tout un chacun - après une inscription où l'on fournit son numéro de passeport - d'accéder à la base de données qui répertorie déjà 34 000 œuvres d'art volées dans le monde entier depuis 1947 et qui est mise à jour en permanence. Pour le coordinateur du service d'Interpol chargé des œuvres d'art, Karl Heinz Kind, il s'agit là d'« un outil important permettant de lutter efficacement contre le trafic de biens culturels » dont sont victimes musées ou églises. Avec l'ouverture plus large du site web, il sera en effet plus difficile pour un vendeur ou un acheteur d'affirmer qu'il n'avait pas la possibilité de vérifier si un objet est volé ou non.
Après la polémique sur les conditions de la visite de Luc Chatel à la rentrée dans un supermarché où des employées jouaient des clientes ravies, l’exécutif doit faire face à une nouvelle polémique soulevée par des journalistes de la télévision belge. Ceux-ci ont mis le doigt sur les conditions particulières de la visite effectuée par Nicolas Sarkozy à l’usine Faurecia de Caligny jeudi dernier. Enquêtant sur les coulisses du déplacement présidentiel, les journalistes ont interrogé l’une des salariés qui se trouvait placée sur la tribune présidentielle pour lui demander si elle avait été sélectionnée pour sa petite taille. La réponse fut « oui », laissant penser que Nicolas Sarkozy ne voulait pas être placé devant des personnels plus grand que lui.
L’extrait vidéo tourné par la RTBF a suscité un incroyable buzz sur internet – 80 000 visionnages sur Dailymotion, 27 000 sur YouTube – et ouvert une nouvelle polémique pour savoir si c’est à la demande de l’Élysée que les « petits » de Faurecia avaient été convoqués. Le palais présidentiel juge l’histoire « grotesque » ; Frédéric Lefebvre (UMP) dénonce des « allusions malveillantes » et assure que c’est l’usine qui avait la « maîtrise totale de l’organisation de la visite », ce qu’a confirmé la direction de Faurecia. Sauf qu’un syndicaliste CFDT de la société a appuyé hier la version présentée par la télévision belge, précisant que le casting des « petits » était une demande de l’Élysée.
L’épisode a fait en tout cas la joie de la presse européenne. La mise en scène a évoqué les années Ceaucescu à un quotidien roumain et l’Independant de Londres a rappelé que Napoléon était plus grand que Sarkozy. Perfide Albion…

Dans une rentrée télé assez atone cette année, la seule vraie nouveauté a été mise à l'antenne lundi par M6 qui, après une longue réflexion, a lancé son journal télévisé de 20 heures, concurrent direct des grands-messes de TF1 et de France 2 ; mais aussi du bien installé 19/20 de France 3. Car celle qui fut longtemps appelée « la petite chaîne qui monte » programme son JT à l'horaire plutôt inhabituel de 19 h 45, un joli coup pour griller TF1 et France 2. M6 en a d'ailleurs fait le nom de sa séquence info : « 19.45. » Une séquence qui ambitionne de bousculer les codes du JT dont on a fêté cette année les 60 ans.
« Il était temps de faire évoluer le JT » proclame d'ailleurs la campagne publicitaire lancée par M6, qui place beaucoup d'espoirs dans ce journal à 15 M€ de budget : se hisser au niveau des grandes chaînes hertziennes historiques et récupérer ceux de ses téléspectateurs qui se sont laissés séduire par les chaînes de la TNT, en plein boom depuis quatre ans.
Depuis plusieurs semaines jusqu'à hier, c'était donc branle-bas de combat au siège de M6 à Neuilly-sur-Seine où, chaque jour, l'équipe qui compte quelque 110 personnes et 50 journalistes, a lancé des numéros « blancs » pour s'entraîner à faire un JT différent de ce qu'on a l'habitude de voir en France. Car M6 est allé puiser son inspiration aux États-Unis chez CNN et en Angleterre chez la BBC. La journaliste Claire Barsacq, 28 ans, qui a gagné ses galons aux commandes de Zone Interdite le temps du congé maternité de Mélissa Theuriau, présentera donc les infos debout, en jean et de façon plus décontractée que ne peuvent l'être Laurence Ferrari sur TF1 ou David Pujadas sur France 2.
Pendant les dix-huit minutes que durera le journal, Claire Barsacq sera filmée de pied en cap et sous tous les angles par cinq caméras haute définition qui la suivront dans ses déplacements.
Autre nouveauté du 19.45, le partenariat noué par M6 avec le portail internet de Microsoft MSN, dont le logiciel de tchat Messenger, très prisée des ados, est n°1 en France. Les internautes pourront ainsi interagir et poser des questions. Une première en France, inspirée là aussi de ce que peut faire CNN aux États-Unis avec par exemple iReport ou Facebook. En choisissant MSN plutôt que son propre site internet, M6 entend capter un public plus jeune.
Nicolas de Tavernost, le patron de M6, a fixé un objectif d'audience «important» au nouveau journal ; il ne saurait, en effet, descendre en deçà des 10 % de parts d'audience que réalisait auparavant le flash « Six minutes. »


Le match des journaux du soir

TF1 ==
Dans le décor du JT qui est aussi celui du 13 heures, Laurence Ferrari est assise devant la grande table en bois, drapée dans une robe gris clair. Derrière elle une nuée d'écrans. Souriante, elle ouvre sur la grippe A qui suscite « beaucoup de question sur le site internet de TF1. » Un sujet sur l'infanticide d'Aix, Sarkozy au Brésil puis une longue respiration avec une enquête sur les forçats du nucléaire. Le Gabon, le Soudan, l'Italie, deux sujets hi-tech avant une interview en duplex avec le capitaine des Bleus. Un journal classique terminé à 20 h 35.

France 2 == Costume sombre, chemise blanche et cravate mauve, David Pujadas se tient derrière sa table de verre et ouvre sur la journaliste soudanaise condamnée pour port de pantalon. Suit une très longue mais très complète séquence sur la grippe A avec un duplex de l'hôpital Broussais avec le Pr Gentilli et un renvoi vers le site internet pour la question de la semaine. À mi-journal, une relance avec annonce des sujets à venir : le TGV, les pesticides (dossier de la rédaction) et les déboires de Domenech. Fin d'un journal habituel à 20 h 32.

France 3 == Dans le décor bleu et blanc du 19/20, la longue séquence d'infos de France 3, la journaliste Marlène Blin - doublure de Laurent Bignolas, titulaire du poste - apparaît debout à 19 h 29. Bronzée, pantalon blanc et chemisier coloré, elle annonce les titres de l'édition nationale en voix off alors que défilent les images. On la retrouve ensuite assise pour ouvrir sur un fait divers à Belley, un sujet remonté par une des rédactions en régions qui sont la force du 19/20 avec sa partie consacrée à l'actualité régionale. Fin à 19h54. Efficace.

M6 == Après un bulletin météo relooké, « le 19.45 » démarre sur un générique moderne, une mappemonde parcourue par des mots clés. À l'écran Claire Barsacq, debout. En jean couleur marine et chemisier noir très sobre, stylo Montblanc et bloc-notes, la journaliste ouvre sur la grippe A. Derrière l'un des deux comptoirs du plateau où l'a rejoint un spécialiste un écran où défilent des infographies animées et des questions des internautes. Ton vif et dynamique, sujets bien rubriqués. Le JT s'achève en recevant Mathieu Chedid. Mission accomplie.



E-mail, chat, login, password, hacker, bug… Les mots d'internet sont souvent en anglais et il faut bien dire qu'au contraire de nos cousins Québécois qui ont inventé « courriel » pour « e-mail » ou « babillard » pour « chat », les Français ne font guère preuve de créativité. Pour autant, les initiatives ne manquent pas pour défendre la langue française sur la Toile. La Délégation générale à la langue française et aux langues de France concourt ainsi, en lien avec la Commission générale de terminologie et l'Académie française, à l'élaboration de néologismes permettant à chacun de disposer d'équivalents français aux termes étrangers. Déjà 5 000 termes ont été publiés au Journal officiel et sont accessibles sur www.franceterme.culture.fr. Un dépliant « Vous pouvez le dire en français » propose de nouveaux mots comme « arrosage » pour le spamming.

Boire ou conduire, il faut choisir. Le slogan de la prévention routière a fait florès mais il reste toujours difficile de savoir si l'on a trop bu pour prendre le volant car on ne dispose pas toujours d'un alcootest jetable et encore moins d'un éthylomètre électronique. En revanche, on a toujours sur soi son téléphone portable. D'où l'idée des assurances Maaf de proposer un logiciel pour évaluer son taux d'alcoolémie. En se rendant sur www.alcootel.com, on peut télécharger le logiciel disponible pour les iPhone ou les mobiles fonctionnant sous Windows Mobile. Une fois le logiciel lancé, il suffit d'indiquer plusieurs paramètres : les diverses boissons que l'on a bues et à quelle heure, son sexe, son âge, son poids. On peut alors consulter une courbe d'alcoolémie et son évolution dans le temps, ce qui permet de savoir à partir de quelle heure on pourra conduire.

On le sait peu mais Wikipédia, la célèbre encyclopédie sur internet, est l'un des nombreux projets de la Wikimedia fondation. Cette dernière promeut bien d'autres sites (Wikitionnaire, Wikinews, etc.) et notamment une bibliothèque multimédia baptisée Wikimedia Commons (http://commons.wikimedia.org/wiki/Accueil). Celle-ci s'est enrichie cette semaine de son 5 millionième fichier, qui est la numérisation d'un article de presse de 1838 sur la constitution du Danemark. Un joli record puisque cette médiathèque collaborative n'a été créée que le 7 septembre 2004. Depuis, des centaines de bénévoles ont téléchargé des fichiers, des photos, des cartes, des diagrammes librement utilisables. Wikimedia Commons a noué de nombreux contacts avec des institutions qui choisissent de lui faire confiance pour diffuser leurs images d'archives au plus grand nombre.

Peut-on faire un jeu vidéo bâti sur la souffrance physique, morale et sociale des personnes qui vivent dans la rue ? Pour la société allemande Farbflut Entertainment, basée à Hambourg, la réponse est clairement oui. Après avoir lancé « Clodogame » (le jeu du clochard) Outre-Rhin en 2008 et comptabilisé depuis quelque 2,2 millions de joueurs pour 3 milliards de pages internet vues par mois, elle vient d'ouvrir une version française.
Le joueur doit multiplier les « stratégies » pour survivre dans la rue parisienne et devenir « châtelain » à Versailles : attraper un animal pour organiser des combats, créer sa bande pour attaquer des sans-logis et contrôler un arrondissement, jouer d'un instrument dans le métro, partir mendier, etc. Au pays des droits de l'Homme, de l'abbé Pierre et des Don Quichotte, autant dire que ce jeu exploitant tous les clichés passe mal.
« Il ne s'agit aucunement de se moquer de ces personnes. On est plutôt dans le pur deuxième degré, sans méchanceté. On donne de la visibilité à un problème de société », explique benoîtement à nos confrères de 01net Jean-Baptiste Bertrand, porte-parole de l'éditeur en France, qui promet que si le jeu, gratuit et financé par la publicité, trouve son public, il reversera une partie des bénéfices, comme en Allemagne, à des associations caritatives. Clodogame.fr pourrait ne pas en avoir l'opportunité.
Après le tollé et les réactions négatives des associations, Benoist Apparu, secrétaire d'État au Logement, a vivement condamné « les créateurs de jeux qui utilisent la souffrance humaine pour se faire un coup de pub » et demandé à ses services juridiques « d'étudier les différentes possibilités d'intervention contre ce jeu en ligne. » Reste qu'une interdiction de Clodogame paraît difficile, le jeu ne contrevenant à aucune loi.

Il n'y a pas que Google Maps dans la vie. Face au service cartographique vedette de Google, Mappy, filiale du groupe PagesJaunes, vient de relooker entièrement son site web. Disponible en version bêta à l'adresse www.mappy.fr pour les navigateurs Firefox et Internet Explorer 7 et 8, le nouveau Mappy se veut plus fiable et plus rapide, mais il s'est surtout doté de nouvelles fonctionnalités. Ainsi, outre le plan et l'itinéraire, l'internaute peut consulter la météo, le trafic routier, des idées de sorties et un agenda culturel local établi dans 97 départements français et 30 métropoles européennes (le site est disponible également en Allemagne, Belgique, Espagne, Italie et Royaume Uni). Une télécommande virtuelle propose par ailleurs des points d'intérêts (banque, bureau de poste) affichables sur la carte.