La data journalism (journalisme de données) a le vent en poupe. En France Owni.fr s'en est fait une spécialité.

Mais le spécialiste incontesté est David McCandless, qu'Owni a rencontré, et dont le site Information is beutiful fait référence. Lors du séminaire TED, il a livré la vision de son travail :

Alors que les députés planchent en ce moment sur le sujet de la lutte contre le marché noir des billets, le site zePASS.com, toute première place de marché à avoir organisé la revente légale de billets sur Internet, fête ses 8 ans. Le site met à la disposition des particuliers une plate-forme sécurisée dédiée à leurs reventes occasionnelles (train, concerts, matchs, loisirs).
Le site internet de l'Assemblée nationale vient de faire peau neuve et sollicite ses lecteurs dans une enquête pour mieux les connaître. Le site vient également de se doter d'une version mobile accessible à l'adresse www.assemblee.mobi Ce site dont l'affichage est adapté aux petits écrans de tous les smartphones permet de consulter les actualités parlementaires, les agendas de la séance publique et des commissions, le «dérouleur» de la séance publique, les comptes rendus des dernières séances...
Les fournisseurs d'accès à internet engagent une nouvelle bataille : celle des box à tout faire sur fond de hausse des prix . Le traditionnel forfait à 30€, c'est désormais fini.
Payer plus pour en avoir plus. Tel semble être le nouveau credo des fournisseurs d'accès à internet (FAI) français tout à la fois pour conquérir ou se voler entre eux des abonnés ; et pour en finir avec le forfait ADSL à 30 € par mois. Lancé en 2002 par Free, ce dernier était devenu le maître étalon qui a fait de la France l'un des pays à l'accès internet haut débit le moins cher. Tout cela va changer. Profitant d'une modification à la hausse de la TVA (lire ci-dessous), les FAI vont tous augmenter leurs prix en janvier de 1 à 3€. Ils vont également segmenter leurs offres en proposant des forfaits « premium » à 35 € avec leurs nouvelles box.
SFR a tiré le premier le 16 novembre dernier en lançant sa NeufBox évolution. Cette nouvelle box a subi une cure de minceur, est dotée du Wifi N, dispose d'un mode « économie d'énergie », et d'un nouveau décodeur télé fabriqué par Netgem, doté d'un disque dur amovible de 200Go mais dont seuls 40 Go sont disponibles. SFR promet « une toute nouvelle expérience TV » à ses clients avec une interface de navigation très aboutie. En deux semaines, Évolution a conquis 35 000 internautes, a indiqué l'opérateur, annonçant de nouveaux services pour 2011, probablement la multi-TV.
Mais sur le front de la nouveauté, SFR s'est fait doubler par Free ce mardi (La Dépêche d'hier). Le trublion de l'internet a, en effet, dévoilé la 6e version de sa box, baptisée Révolution et designée par Starck, qui prend une sérieuse longueur d'avance sur ses concurrents. Wifi N, connectique complète, lecteur de DVD Blu-Ray, disque dur serveur de 250 Go, internet sur la télé, télécommande à gyroscope, jeux… N'en jetez plus. La nouveauté la plus percutante est sans doute l'intégration des appels de la box vers tous les mobiles sans frais supplémentaires là où la concurrence les facture en plus. Free, qui deviendra opérateur mobile en 2012, n'a donc pas attendu pour attaquer ses concurrents Orange, SFR et Bouygues.
Mais cette guerre sur la technologie, sur les services et sur la téléphonie mobile, pour séduisante qu'elle soit a deux écueils : elle freine l'engouement pour la fibre optique et, surtout, elle va peser lourd sur la facture des abonnés…
Une fois n'est pas coutume, Appsfire.com est une start up française qui s'est d'abord lancée à l'international avant de conquérir le marché français. Fort de ses 350 000 utilisateurs essentiellement basés aux USA et en Asie, Appsfire est désormais disponible en français pour les utilisateurs d'iPhone et mobiles Android. Un vrai guide indispensable.
Ces derniers mois, les publicités des opérateurs vantant les mérites de l’iPhone, ou de l’iPad, ont occupé les écrans. Ce mouvement de fond initié par Apple afin de développer l’usage des terminaux mobiles avec de fonctions nouvelles dépassant celles du téléphone traditionnel afin de contrôler le marché des applications mobiles (via ses « stores »).

Malgré des critiques souvent motivées par les choix discrétionnaires d’Apple sur la sélection des applications, Apple offre aux éditeurs la capacité de distribuer son offre sur un parc mondial de plus de 90 millions de terminaux.


Pourquoi Apple se lance-t-il sur le sur le marché de la publicité mobile ?

Le choix d’Apple de devenir une régie mobile avec le rachat de Quattro Wireless pouvait laisser perplexe. La volonté d’Apple de prendre pied sur le marché prometteur de la publicité sur mobile, pouvait sembler une démarche risquée, loin de son cœur de métier. Pourquoi ce choix?

Tout d’abord, si l’on en croit Apple, la qualité des créations publicitaires dans les applications n’est pour l’instant pas au niveau de ce que les utilisateurs peuvent en attendre. Nous pouvons en douter lorsque que l’on voit le succès et la qualité des publicités du magasine Wired ou du Point en France. De plus, même si Steve Job annonce avoir reversé plus d’un milliard de dollars aux développeurs depuis le lancement de l’Appstore, la plupart d’entre eux restent déçus par les revenus générés. Apple fera-t-il mieux en vendant lui-même la publicité ? En tout cas, cela permet à Steve Jobs de les faire patienter. Enfin, Apple voulait réagir au rachat de Admob par Google aux États-Unis. Loin de s’opposer, les actions de Google et d’Apple dans l’univers du mobile semblent plutôt se cordonner. Le patron de Google n’a quitté que récemment le board d’Apple. Les deux entreprises se connaissent bien et continuent à collaborer ensemble (Google reste le moteur de recherche par défaut de Safari, le navigateur d’Apple sur iPhone/iPad). L’interdépendance des deux sociétés peut laisser penser qu’elles ont un objectif commun : établir un « duopole » et se partager les principaux marchés liés à la mobilité.

Les grands perdants de cette bataille pourraient être Microsoft, Nokia ou Blackberry. Dans cette course effrénée à la commercialisation d’« iPhone killers », les constructeurs se réfugient désormais, dans les bras de Google via Android qui apparaît comme leur ultime recours. Quelles sont les options qui se présentent pour les opérateurs et les constructeurs pour échapper à ce nouveau « duopole » ?


De nouveaux acteurs pour une rupture sur le marché de l’Internet mobile ?

Seule l’arrivée de nouveaux acteurs disposant d’un important savoir faire technologique, de marques mondiales et d’une base de consommateurs installés puissante pourrait faire évoluer ce « statu quo ». Après son introduction en bourse en 2012, Facebook devra trouver des axes de développement nouveaux. Facebook pourrait tenter de développer ses propres solutions de recherche « sociale » pour concurrencer Google. Facebook pourrait aussi prendre des initiatives dans le domaine des terminaux mobiles, en rachetant des acteurs du secteur en difficulté ou en développant lui-même ses propres terminaux. Dans le même temps, le réseau social pourrait tenter de développer son propre système d’exploitation en se fondant sur l’expérience des usages mobiles que la société a accumulée (FaceBook étant de loin l’application mobile la plus utilisée au monde).

Si cette hypothèse devait se réaliser, nous pourrions connaître une nouvelle rupture dans le développement des usages de l’Internet mobile. Ces derniers ne seraient pas fondés, comme c’est le cas aujourd’hui, sur le téléchargement d’applications mobiles, mais sur à un mix intelligent entre les fonctions « sociales » et les autres fonctions de l’Internet mobile. Microsoft, actionnaire de Facebook, sera bien entendu tenté d’aider à trouver une nouvelle stratégie pour concurrencer Apple et Google. Microsoft et Facebook annonceraient-ils très prochainement le lancement d’un Facebook Phone ?

Paul Amsellem
CEO d’Appcity

A propos de Appcity
Fondé en 2010 par Paul Amsellem et Christophe Blaimont, Appcity est le premier moteur de recherche universel du marché. Précurseur sur le marché de l’Internet mobile en France, Paul Amsellem est le fondateur de Phonevalley, de la Mobile Marketing Association, de SBW Paris et désormais d’Appcity. Proposant plus de 300 000 applications pour les principaux constructeurs de smartphones, Appcity est présent en France, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Chine.
Après la nouvelle NeufBox de SFR, dévoilée le 16 novembre, Free était attendu au tournant pour le lancement de la 6e génération de sa Freebox. Et le trublion du net n’a pas déçu, ce mardi 14 décembre matin, lorsque Xavier Niel, le PDG de la maison mère Iliad (photo), a présenté son nouveau bébé baptisé Révolution. Le mot n’est pas trop fort tant la nouvelle box regorge d’innovation. La première d’entre elle est que Free s’est associé au célèbre designer Philippe Starck pour concevoir ses deux boîtiers : le modem et le décodeur TV. Le résultat est plutôt réussi. « J’ai passé ma vie à mener la bataille du design démocratique. J’ai té très honoré de travailler pour Free car c’est exactement le même esprit », confiait le designer. Pour le reste, Free entend se placer « au cœur du foyer numérique. » Compatible ADSL et fibre, le Freebox server inclut le wifi 802.11n, deux hauts parleurs pour écouter la musique, une connectique très complète et une base DECT pour connecter directement un combiné téléphonique. En attendant de bâtir son réseau de téléphonie mobile, Free permet d’ailleurs d’appeler depuis sa box tous les mobiles en illimité ! Le Freebox serveur dispose aussi d’un disque dur de 250 Go pour partager ses contenus sur tous les ordinateurs du foyer.
Côté décodeur, c’est aussi un festival avec rien moins… qu’un lecteur de DVD Blu-Ray. Mais aussi un navigateur qui permet d’apporter internet sur la télé. Une télécommande dotée d’un gyroscope et une manette pour des jeux 3D sont aussi de la partie. Free fait un sans faute pour un prix maintenu à 29,90 €/mois auquel il faut ajouter 5,99 €/mois pour bénéficier du dégroupage total.
Pour la 8e année consécutive, l'Autorité de régulation des communications et des postes (Arcep) et le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) publient les résultats de l'étude menée pour leur compte par le Centre de recherches et d'études des conditions de vie (CREDOC) sur la diffusion des technologies de l'information en France.

Côté équipements, l’étude 2010 confirme le niveau élevé d'équipement en téléphonie fixe et mobile avec respectivement 87% et 83% et le fort multi-équipement avec 70% de personnes disposant à la fois d'un fixe et d'un mobile. Sept Français sur dix ont accès à internet à leur domicile et plus d’un sur deux (54%) utilise désormais une " box " pour téléphoner. Pour l'accès à internet, l’ADSL demeure largement majoritaire avec 92% des accès. Mais le débit de l'internet fixe est jugé insuffisant par les utilisateurs (44% en 2010, + 8 points en un an) surtout dans les zones rurales. Quant à l'internet mobile, plus de la moitié des utilisateurs jugent le débit insuffisant, surtout dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants.

Côté usages, internet s'est installé dans la vie quotidienne avec 53 % de la population connectée quotidiennement. L'internet mobile poursuit sa croissance : la proportion d’individus utilisant leur mobile pour consulter Internet a doublé en deux ans et s’établit à 15%, soit 7 millions de personnes. Le téléchargement d’applications est pratiqué par 9% des personnes équipés d’un mobile grâce à la diffusion des smartphones.
Par contre, près de la moitié des équipés mobiles sont confrontés à des pratiques frauduleuses (46%) notamment les spams invitant à rappeler un numéro surtaxé (35%). Enfin, parmi les points saillants de l’étude 2010, notons l'explosion des réseaux sociaux, avec plus du tiers de la population française inscrite sur un réseau social (36 % des Français contre 23 % l’année dernière), soit 7 millions de nouveaux utilisateurs. C’est la diffusion la plus rapide d’un usage jamais mesurée par cette enquête.
Alors que le fondateur de WikiLeaks est en prison et que son site web est menacé de fermeture partout où il est hébergé, les partisans de Julian Assange ont déclenché une cyberguerre contre les adversaires du site qui a révélé les dessous de la diplomatie américaine.

Après la guerre froide qui prit fin avec la chute du mur de Berlin ; après la guerre des étoiles chère à Ronald Reagan dans les années 80, voilà la cyberguerre. Une guerre d'un nouveau genre, bien plus complexe et redoutable, qui n'oppose plus seulement des États entre eux mais des groupes d'intérêts face à un ou des pays, une ou des organisations.
On assiste ainsi depuis deux jours à un genre particulier de cyberguerre : celle déclenchée par les partisans de WikiLeaks. Depuis que ce site internet a fourni à cinq grands quotidiens dans le monde quelque 250 000 télégrammes du Département d'État des États-Unis - dévoilant ainsi l'arrière-cuisine pas toujours reluisante de la diplomatie US - il est devenu la cible de certains États qui veulent l'empêcher de fonctionner. Que ce soit au niveau de son hébergement - WikiLeaks a dû changer plusieurs fois d'adresse - ou de son financement avec le blocage de toute transaction en sa faveur par les réseaux Visa et Mastercard.
Les partisans de WikiLeaks et de son fondateur Julian Assange, actuellement incarcéré, ont décidé de lancer une « opération riposte. » Hier ces hackers ont accru leurs cyberattaques contre Visa et Mastercard, contre le site du gouvernement suédois et celui de Sarah Palin, figure des ultraconservateurs américains, qui estimait qu'Assange avait « du sang sur les mains.»
« C'est une guerre informatique, nous voulons que l'internet reste libre et ouvert à tous », a expliqué le porte-parole d'un groupe de pirates, soulignant là un autre enjeu de cette guerre d'influence mondiale : celui de la censure sur internet. La Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Navi Pillay, s'est d'ailleurs dite inquiète hier des pressions exercées sur les compagnies offrant des services au site WikiLeaks. Des pressions qui « peuvent être interprétées comme une tentative de censure contre la publication d'informations, et pourraient potentiellement constituer une violation du droit à la liberté d'expression de WikiLeak.» Mais dans ce conflit, il y a peu de risques de voir apparaître des cyber casques bleus…

«Une bataille pour l'info»

Jean-Philippe Bichard est analyste chez Kaspersky Lab, et spécialiste en cybercriminalité.

A-t-on raison de parler de cyberguerre avec l'opération riposte des partisans de WikiLeaks ?
C'est exagéré. Il y a eu une première cyberguerre il y a trois ans en Estonie, un pays très numérisé, qui a vu ses réseaux de distributeurs de billets, ses réseaux électriques, d'essence victimes d'attaques informatiques massives. Dans le cas de WikiLeaks, nous sommes plutôt dans une info-guerre, une guerre de l'information, de l'influence par rapport à une forme de transparence. Internet est utilisé pour faire valoir ses arguments. Les États sous-estiment la puissance d'internet et la démultiplication que permet l'économie dématérialisée.

Justement, les États, les gouvernements ont-ils pris la mesure des risques ?
Oui, face aux attaques informatiques, de nombreux États ont mis en place des cyberforces. C'est le cas au États-Unis avec plusieurs milliers de personnes mobilisées. En France, c'est le grand secret. On a bien sûr des cybergendarmes mais ils n'ont pas de rôle en matière de défense. Pour le reste, il y a en France beaucoup de discrétion.

Quelles sont les cyber armes auxquelles on doit faire face ?
Ce sont des malwares, des logiciels malveillants qui infectent les machines pour bâtir des botnets, c'est-à-dire des réseaux de machines infectées à l'insu de leurs utilisateurs, et qui vont se réveiller pour attaquer tel site internet, tel service. Ces botnets sont gérés par des organisations criminelles d'un nouveau genre, qui vendent leurs services illégaux, notamment à des sociétés qui ont pignon sur rue, voire à des États. On est entré dans l'ère des cyber-mercenaires.

Face à ces menaces, que doivent faire les particuliers ?
Pour se protéger des attaques - il y en a une toutes les trois minutes - et éviter que son ordinateur ne soit infecté, il faut disposer d'un logiciel de sécurité anti-malware qui soit régulièrement mis à jour.


Les États-Unis et l'Europe mal protégés face aux pirates
Paradoxalement, les fuites de WikiLeaks ont permis de révéler que la Chine était en mesure de lancer des cyberattaques défensives et offensives et qu'il y avait de fortes chances pour qu'elle soit derrière les attaques de Google en janvier dernier.
Si les États ont désormais bien compris l'importance de la cybercriminalité, c'est parce qu'ils ont pris conscience de leur vulnérabilité. En février dernier, d'anciens hauts fonctionnaires américains ont simulé une cyberattaque massive sur les États-Unis, pour sensibiliser la population à cette nouvelle menace.
Le scénario catastrophe concocté par le Bipartisan Policy Center (BPC) était digne des meilleurs films d'Hollywood : réseaux de téléphonie mobile et fixe au tapis ; internet devenu si lent que toute l'économie se grippait et que les avions restaient cloués au sol ; le réseau électrique, touché lui aussi, plongeait des dizaines de millions d'Américains dans l'obscurité. Et personne ne savait d'où venait l'attaque..
En août dernier, un expert de la NSA estimait que l'invasion informatique des USA pouvait se faire en deux ans pour seulement 100 millions de dollars. Pour faire face et préparer une cyberarmée, Barack Obama a nommé un « Monsieur cybersécurité », une première. L'Union européenne, très vulnérable elle aussi, a effectué une simulation « Cyber Europe 2010 » début novembre pour mesurer la capacité de réaction des pays à éviter une paralysie d'internet. La France travaille depuis 2004 au très confidentiel Piranet, une sorte de Vigipirate du net.
Ancienne ministre de la Culture et Toulousaine de cœur, Christine Albanel, directrice exécutive chargée de la communication interne, externe, du mécénat et de la stratégie contenus du groupe Orange-FranceTelecom, était hier à Toulouse dans le cadre des rencontres Campus organisées par le groupe de télécoms.

Quelles sont vos fonctions au sein du groupe Orange-FT ?
Depuis avril dernier, j'ai intégrée cette nouvelle équipe menée par Stéphane Richard, qui écrit un nouveau chapitre de notre histoire autour de deux axes : le retour aux fondamentaux, c'est-à-dire remettre le client au cœur des projets et avoir une ambition vers le futur, un esprit de conquête vers l'international avec une dimension sociétale et citoyenne qui est l'ADN du groupe. La communication interne que je porte va dans le même sens. Il faut que les salariés soient associés, mieux informés et retrouvent une vraie fierté de travailler dans ce grand groupe.

Certains parlent d'affichage en évoquant le nouveau contrat social. Qu'en est-il ?
Mais cet affichage correspond à une réalité, c'est la visibilité de ce que nous faisons. Des accords ont été signés, des espaces de dialogue ouverts, 10 000 embauches sur trois ans vont se faire, l'atmosphère a changé.

Orange semble avoir pris un virage à 180° dans sa stratégie de contenus. Abandonnez-vous la production ?
Ce n'est pas un virage mais une évolution. Là aussi, nous revenons aux fondamentaux. Il y a eu différentes époques. La stratégie de contenus qui avait été mise en place était sous-tendue par un modèle de double exclusivité. L'idée était qu'en proposant des contenus exclusifs, nous attirerions les abonnements. Cela a été un succès pour le cinéma et les séries télé ; un peu moins pour le sport que nous avons payé très cher au moment où il y avait les accords Canal +/TPS. Nous ne renonçons pas aux contenus, mais nous voulons nous diversifier et être plus agrégateur qu'éditeur. C'est la raison pour laquelle nous allons nouer des partenariats gagnants-gagnants, sur les jeunes, sur la presse avec notre kiosque Read & Go accessible sur les tablettes, sur la télévision 3D. Il y a beaucoup à faire pour porter de grands projets numériques et citoyens.

(Photo © François Maréchal pour Orange)

Fondation
Christine Albanel a également en charge la fondation du groupe qui mène des actions autour de la thématique «la conversation sans les mots.» (la musique, l'aide aux enfants autistes, aux déficients auditifs). Avec un volet Orange solidarité numérique, la fondation va soutenir des actions éducatives (e-learning) en Afrique ou chez nous contre la fracture numérique.
Par petites touches, Facebook, le réseau social aux 500 millions de membres dans le monde, opère des changements dans son fonctionnement ; changements qui vont bien sûr susciter la méfiance des utilisateurs quant à l'utilisation que fait la société de leurs données privées.

Cela sera sans doute d'autant plus vrai que les changements, annoncés par le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, touchent au profil même des utilisateurs. Les nouveaux profils ont commencé à être déployés le 6 décembre et ce mardi 7 décembre, tous les utilisateurs doivent pouvoir en profiter. Revue de détail des nouveautés.

Immédiatement sous le nom figure un résumé des principales informations (statut amoureux, employeur, ville de naissance, etc.) puis une frise des dernières photos publiées ou dans lesquelles l'utilisateur apparaît. L'idée est de connaître en un instant les principales caractéristiques d'un utilisateur.

A droite de tous ces éléments, les boutons pour démarrer une discussion instantannée et pour envoyer un poke sont plus accessibles.

Le nouveau profil fait également apparaître plus lisiblement les centres d'intéret de l'utilisateur qui apparaissent, là encore sous forme de frise.

En complément des listes que l'on peut faire pour trier ses amis, le nouveau profil permet de mieux mettre en évidence les relations les plus proches (famille, amis, collègues). Les amis avec lesquels on a le plus d'interaction sont d'ailleurs placés à gauche à la verticale.

Enfin, le nouveau profil permet de repérer rapidement les points communs que l'on partage avec ses contacts.


Pour célébrer ses dix ans d'existence au centre de congrès Diagora-Labège lundi 6 décembre, la Mêlée numérique, association qui fédère en Midi-Pyrénées quelque 400 acteurs de l'économie numérique, avait convié un hôte de marque : Jacques Attali. L'ancien sherpa de François Mitterrand, essayiste et fin observateur des évolutions technologiques de nos sociétés contemporaines, a brossé devant un auditoire de 800 personnes, ce que la "révolution numérique" célébrée par la Mêlée va changer dans les dix ans qui viennent et, surtout, comment Midi-Pyrénées pourrait se positionner sur cet échiquier aujourd'hui largement dominé par les Etats-Unis et les dragons asiatiques, notamment sur trois domaines clés (objets nomades connectés, centres serveurs et interfaces homme-machine).
Pour Jacques Attali, l'Europe, d'évidence, souffre. "Aucune entreprise européenne n'est dans les premières places du secteur numérique et, en France, seules l'Île-de-France et Grenoble (avec les nanotechnologies) tirent leur épinge du jeu. Comment dans ces conditions une région peut jouer un rôle dans le numérique ?" s'est interrogé le spécialiste, qui n'a pas manqué de citer tous les domaines dans lesquels le numérique va s'immiscer dans les années à venir. De l'éducation à la santé avec de nouveaux médicaments, de la domotique des logements aux réseaux mobiles 4G, de la géolocalisation aux vêtements high-tech, les champs du possibles sont immenses.
Pour Midi-Pyrénées, Jacques Attali a proposé "quelques recettes de base" : "il faut de l'industrie et pas que des services ; il faut de la recherche fondamentale ; et il faut de la formation supérieure. Ce triptyque est à faire sur le long terme pour bâtir en 30 ans une région numérique. Vous avez des atouts, l'aéronautique, le spatial, la géolocalisation. A Toulouse vous avez une chance : être n°1 mondial de l'aéronautique. C'est dans le voisinage de ces domaines de l'aéronautique, du spatial, de la géolocalisation, qu'il vous faut bâtir un projet avec une grande ambition, celle d'être n°1", a expliqué Jacques Attali, largement approuvé par les chefs d'entreprises présents, demandeurs eux aussi d'une ambition visionnaire pour le numérique en Midi-Pyrénées. "Vous avez vos atouts, le grand emprunt qui peut apporter des financements. Ne laissez pas passer votre chance. Vous avez une fenêtre de tir", a assuré Jacques Attali.
Philippe Rioux

La cuisine de la Mêlée
Avant d'annoncer qu'il passerait prochainement la main à la tête de l'association, Edouard Forzy, président de la Mêlée numérique, a annoncé hier la création à Toulouse d'un nouvel espace numérique : la Cantine. Situé 27, boulevard Matabiau, cet espace sera un lieu d'échange, de travail, de sensibilisation et d'apprentissage du numérique, ouvert à tous. www.lamelee.com

Eloge de la machine à café 
Jacques Attali est peut-être fan de Caméra café, la mini-série de M6 ; toujours est-il qu'il a fait ce lundi l'éloge de la machine à café. "Dans les entreprises, la chose la plus importante, c'est la machine à café", a-t-il déclaré devant une salle ravie. "Il faut des lieux de rencontres, d'échange, des endroits conviviaux, des cafétérias", assure-t-il comme autant de gages pour développer une ambiance productive.
Comme chaque année, le moteur de recherche sur internet Yahoo ! - qui est fréquenté par quelque 600 millions d'utilisateurs par mois dans le monde dont près de 17,5 millions en France - livre son classement des mots clés les plus recherchés de l'année. Véritable « observatoire du Web », cette rétrospective permet de dégager les grandes tendances dans plusieurs catégories. Sans grande surprises « le divertissement est toujours au cœur des centres d'intérêt des internautes puisque la téléréalité et le sport dominent le classement de l'année 2010 », indique Yahoo !
« Toutes rubriques confondues, le phénomène Secret Story (l'émission de téléréalité diffusée sur TF1) arrive en tête des recherches des internautes français en 2010 comme c'était déjà le cas en 2008 et 2009. » À noter également la belle performance de Plus belle la vie, le feuilleton de France 3 qui cartonne en audience. Côté sports, « depuis 2 ans également, l'Olympique de Marseille reste le club de foot le plus recherché sur le moteur de Yahoo ! France. Fait surprenant, le Paris Saint-Germain disparaît du classement malgré un contexte sulfureux cette année », analyse l'équipe française du moteur.
Carla Bruni fait une entrée remarquée derrière le roi de la pop Michaël Jackson ; Rachida Dati et Rama Yade talonnent Nicolas Sarkozy qui les a évincées du gouvernement. Enfin en 2010, Apple fait un carton avec ses iPhone et ses iPad, aux premières places du podium high-tech.
À l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida/VIHaujourd'hui, l'association Sida Info Service met à la disposition de tous les mobinautes une application iPhone interactive et accessible.
Conçue par Forecomm, elle donne accès à tous les services proposés par l'association Sida Info Service (www.sida-info-service.org) qui est, depuis 20 ans, à l'écoute de tous.
La chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Montpellier, très en pointe sur l'utilisation des nouvelles technologies, va à la rencontre de ses ressortissants avec la première application pour iPhone et iPad du genre. L'utilisateur reçoit des informations économiques privilégiées éventuellement géolocalisées et avec textes et vidéos. Plus d'infos sur www.montpellier.cci.fr
Le magazine Tourisme et Gastronomie du site ViaMichelin.fr est désormais accessible sur iPhone grâce à la toute nouvelle application gratuite : ViaMichelin Magazine.
Des reportages et des vidéos sur de nouvelles destinations, des idées de balades et de sorties, des actus insolites, en Europe et dans le monde... Mais aussi des vidéos de recettes, des itinéraires gourmands, des suggestions de restaurants et de produits du terroir, des portraits de chefs et de vignerons, etc.
Selon le baromètre annuel sur les enjeux du tourisme en ligne (ci-contre), 63 % des Français préparent leurs vacances sur internet. Son importance est devenue capitale pour le secteur du tourisme, que ce soit pour les acteurs privés comme pour les acteurs publics. Ces derniers se retrouvent aujourd'hui pour deux jours à Toulouse à l'occasion des 6es rencontres du e-tourisme institutionnel. Organisées par la Région Midi-Pyrénées et son agence pour la société de l'information Ardesi, ce rendez-vous incontournable va réunir quelque 630 participants (offices de tourisme, syndicats d'initiatives, municipalités, créateurs de sites web, experts, etc.) venus de toute la France et de l'étranger pour confronter leurs expériences. Vingt-et-un ateliers pratiques (web social, technique, mobilité et stratégique), plus de 60 intervenants nationaux et internationaux, des animations, un espace d'entreprises et de projets innovants, une matinée de conférences « 15 minutes chrono » vont émailler ces deux journées couronnées par la remise des trophées du e-tourisme.
Cette 6e édition sera notamment placée sous le signe de la mobilité avec le boom des applications pour smartphones, mais elle s'intéressera aussi à l'importance du web social qui va de Twitter et Facebook aux nombreux sites où les touristes donnent leurs avis.
Wikileaks est devenu aujourd’hui la bête de noire de tous les services secrets dans le monde et fait actuellement trembler l’Amérique par ses révélations embarrassantes sur les guerres en Irak et en Afghanistan.
Fondé par l’Australien Julian Assange en 2006, ce site internet d’un nouveau genre, volontiers chantre de la liberté d’expression et de la transparence des données publiques, mais au fonctionnement opaque – puisque les révélations se font de manière anonymes, non identifiables et sécurisées – s’était donné pour mission de révéler au grand public des informations sensibles jusqu’alors secrètes.
Informations venant de pays occidentaux comme des pires dictatures de par le monde ; voire d’entreprises dont les activités sont tout sauf éthiques. D’abord confidentiel, Wikileaks, qui ambitionne de devenir « l’organe de renseignements le plus puissant au monde », est devenu l’un des sites les plus visités d’Europe. A son crédit, la publication de nombreux scoops comme la mise en ligne de l’intégralité du procès du pédophile Marc Dutroux en avril 2009 ou le dévoilement, le 5 avril dernier, d’une vidéo de l’armée américaine montrant deux photographes de Reuters tués par un hélicoptère Apache lors d’un raid à Bagdad en 2007.
Mais le principal fait d’armes est survenu en juillet dernier. En partenariat avec de prestigieux quotidiens, Wikileaks rend public des War Logs, c’est-à-dire 91 000 documents militaires américains secrets sur la guerre en Afghanistan, qui attestent que le nombre de victimes civiles a été minoré et que l’armée US a couvert de possibles crimes de guerre. En octobre, rebelotte, Wikileaks met en ligne 391 832 documents secrets sur l’Irak, qui attestent notamment de la pratique de la torture par l’armée américaine.
Les États-Unis, mais aussi la Suède, où Julian Assange voulait s’installer, ont tout fait – en vain –  pour discréditer ou mettre hors d’état de nuire le patron de Wikileaks, âgé de 39 ans, qui réfute l’argument de ses opposants selon lequel ses publications mettent en jeu la vie des militaires sur le terrain. Ce dimanche soir, quelques heures avant les nouvelles révélations et alors que le site web subissait des attaques, Wikileaks citait Truman : « Il n’y a rien de nouveau dans ce monde, sauf l’histoire vous ne connaissez pas. »

Wikileaks s'est associé à l'excellent site français Owni pour mettre en ligne les documents dont il disposait.
Owni a ainsi réalisé une application interactive qui permet de naviguer dans la masse de documents.


Quand l'Amérique espionne ses alliés
Depuis la polémique sur Echelon, ce vaste réseau d’espionnage américain des télécommunications du monde entier, on savait que les États-Unis étaient les grandes oreilles du monde entier. Cet état de fait s’est confirmé ce dimanche soir avec la publication par le site internet Wikileaks et ses journaux partenaires – dont Le Monde et Owni.fr en France – de 251 287 documents diplomatiques datant de 2004 à 2010 et estampillés « Secret », « Confidentiel», ou « non classifiés. » L’analyse approfondie de ces derniers, qui prendra du temps, jette une lumière crue sur les méthodes de la diplomatie américaine, notamment à l’égard de ses alliés. Les télégrammes diplomatiques éclairent le rôle des agents diplomatiques et consulaires américains, encouragés à collecter des informations confidentielles et personnelles sur un certain nombre de ressortissants, faisant fi de l’immunité diplomatique et bien sûr de la vie privée. À l’ONU, un lieu pourtant symbolique, les diplomates américains ont allègrement espionné leurs homologues pour récupérer « numéros de téléphone fixes, cellulaires ; annuaires téléphoniques et listes d’e-mails ; mots de passe internet et intranet ; numéros de cartes de crédit ; numéros de cartes de fidélité de compagnies aériennes ; horaires de travail… » Cela concerne les équipes du secrétaire général Ban Ki-Moon comme les diplomates du Conseil de sécurité – et donc des Français – dont les Américains recherchent même les données biométriques (empreintes digitales, ADN et scanners de l’iris).
Dans la masse de documents révélés ce dimanche, on apprend aussi qu’Israël a poussé les USA à la fermeté en 2009 estimant vaine la politique de la main tendue à l’Iran. Un Iran qui inspire la peur à nombre de pays arabes de la région.
Le magazine littéraire ActuaLitté a lancé une application iPhone gratuite, compatible iPad. Deux ans et demi après le lancement du magazine sur la toile, et trois mois après la création de son mensuel, l'application « ActuaLitté » permet ainsi aux professionnels, amoureux des livres ou simples curieux, de retrouver toutes les informations publiées, en temps réel, dans le domaine de l'édition, avec un flux d'actualités centrées sur les parutions des critiques littéraires, les faits de société et le numérique.
Amateurs du pays du soleil levant, et autres accros de bandes dessinées vont pouvoir prendre les traits de leurs héros, sous la palette des graphistes de www.votreportraitmanga.fr, le premier site dédié aux portraits personnalisés imprimés en version Manga. Avec des styles et des formats de portraits Manga pour tous : kawaii, samouraï, tokyoïte, Cyborg, écolière japonaise, etc. Le site web est édité par la société marseillaise Pixtory fondée en 2003 par Cédric Jouve.
La fréquentation des salles obscures dans le Grand Sud a connu un vrai boom ces dernières années. Les multiplexes comme les petites salles séduisent les spectateurs et se préparent à la révolution de la numérisation.

Ceux qui pensent que le cinéma n'est à l'aise que sur la riviera cannoise ou le long des plages de Deauville en seront pour leurs frais. Le Grand Sud apparaît comme une terre de cinéma, une région où l'on aime les films comme ceux qui les font, si l'on en croit les derniers chiffres compulsés par le Centre national de la cinématographie (CNC) dans sa très complète étude annuelle « La géographie du cinéma », dont la dernière édition a été publiée en septembre.
« Le public de la région Midi-Pyrénées est relativement assidu. C'est l'une des seules régions, après l'Ile-de-France, où la part d'assidus est plus élevée que la moyenne nationale à 5,6 %, contre 4,7 % en France », observe le CNC, tandis qu'en Aquitaine et en Languedoc-Roussillon, cette assiduité est moindre.

79 écrans à Toulouse

Midi Pyrénées peut également se targuer de figurer sur plusieurs podiums. Montauban affiche ainsi la plus forte progression d'entrées dans la catégorie des aires urbaines de 50 000 habitants : +23,1%. Le Gers et l'Ariège se distinguent de leur côté en proposant les tarifs les plus bas. Une donnée qui se retrouve d'ailleurs au plan régional puisque Midi-Pyrénées affiche la place de cinéma parmi la moins chère de l'Hexagone, à 5,63 € le ticket. Le grand Toulouse, qui dispose de rien moins que 79 écrans, affiche de belles performances avec une évolution des entrées entre 2008 et 2009 de +21,8 %, pour des recettes au guichet de 11,639 M€. Cela profite aussi aux salles art et essai de la Ville rose dont le taux d'occupation des fauteuils affiche une progression de +24,9 %, l'une des trois plus fortes au plan national.
Autant de données chiffrées qui traduisent le bon maillage du territoire en terme de salles. Des salles qui sont soutenues à la fois par le CNC et les collectivités, notamment la Région. « Le CNC alloue un budget national de 20 à 25 millions d'euros s'agissant des aides sélectives à l'exploitation qui visent les salles les plus fragiles », explique Stéphanie Gavardin, du CNC. La région Midi-Pyrénées intervient elle aussi en faveur de la modernisation ou la création de salles. Prochainement, elle examinera les dossiers de projets à Albi, Beaumont-de-Lomagne, Muret et Auch.
En 2011, la numérisation des salles sera au cœur des préoccupations. Un plan gouvernemental de 125 millions d'euros sur trois ans est prévu. Il sera abondé par des aides régionales. « Les critères d'aide à la projection numérique seront définitivement adoptés le 15 décembre prochain. Une centaine d'établissements sur l'ensemble de Midi-Pyrénées devrait être concernée », indique la Région.

Le chiffre : 5,63 euros. Le prix de la place. Selon le Centre national de la cinématographie (CNC), en 2009, le prix moyen d'une entrée de cinéma en Midi-Pyrénées était l'un des plus bas de France.

La phrase : « L'Etat va débloquer une enveloppe de 125 millions d'euros pour alimenter le fonds de numérisation des salles de cinéma». Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication.

Cinéma numérique : qu'est-ce que c'est ?
120 ans après son invention, la pellicule 35 mm va céder sa place à des disques durs. Fini les grandes bobines, les appareils de projections ; et fini également une qualité d'image qui n'était pas toujours optimale… Avec le numérique, on change d'ère. Réaliser la copie numérique d'un film coûtera, en effet, environ dix fois moins cher qu'une copie sur bobine. Le fichier numérique du film, stocké sur disque dur, va ajouter de la souplesse à la programmation des films, en permettant une plus large diffusion. Les projecteurs gagnent également en qualité puisque les modèles numériques disposent d'une résolution de 2 080 points sur 1 080 et affichent jusqu'à 144 images par seconde. Le son est aussi bien meilleur, comparable à celui d'un CD audio. Pour l'heure 1 500 écrans sur 5 400 en France sont en numérique. L'objectif prévu dans la loi sur l'équipement numérique adopté en septembre dernier, est de numériser l'intégralité du parc d'ici trois à cinq ans.

A Toulouse, l'innovation est dans les salles
Dans le Grand Sud, en matière de cinéma, Toulouse est plus que jamais à la pointe. Au-delà des bons chiffres de fréquentation de ses salles obscures, la Ville rose peut s'enorgueillir d'être particulièrement innovante. En voici deux exemples.
Le film sur clé USB
Première innovation, celle développée par les cinémas d'art et essai Utopia, présents à Toulouse, Tournefeuille, Bordeaux et Montpellier, baptisée « Vidéo en poche. » « Le principe est simple : vous venez à la caisse d'une des salles membres du réseau Vidéo en Poche, avec votre support amovible type clé USB ou carte mémoire, et on vous copie dessus le film de votre choix au format ouvert Matroska (.mkv), sans DRM, contre la modique somme de 5 €», explique Utopia.
« Les 5 € comprennent 3 € pour l'ayant droit, 0,82€ de TVA et 1,18 € pour la salle. La résolution minimale de la vidéo est celle d'un DVD, et quand la source le permet la vidéo sera à une résolution HD (720p). » « Non au Mac Drive », réalisé par Frédéric Chignac, fut le premier film à être proposé en copie sur support amovible à Utopia Bordeaux en septembre 2009. Le système est en place à Toulouse et Tournefeuille depuis septembre dernier.
Les sensations Imax
Depuis le 20 octobre, le multiplexe Gaumont-Labège près de Toulouse dispose d'une salle Imax, la 5e en France. Un mur sonore est placé derrière un écran plus enveloppant, qui place les spectateurs plus près pour une immersion époustouflante au cœur des films.
Le temps d'un week-end, Toulouse va devenir la capitale du jeu vidéo avec la quatrième édition du Toulouse Game Show, TGS* pour les intimes, le plus grand salon du sud de la France dédié aux jeux vidéo, aux mangas, à la culture asiatique et à la science-fiction.
« Après trois éditions réussies, avec plus de 11 000 visiteurs en 2007, plus de 15 000 en 2008, et 16 000 en 2009, le TGS revient cette année dans l'intégralité du complexe Diagora pour sa 4e édition.
Un pôle culturel renforcé grâce à la participation du Centre culturel franco-japonais toulousain, des invités exceptionnels et de nombreuses animations seront au programme, dont la venue, pour la première fois, d'un guest japonais, en collaboration avec Shibuya International », expliquent les organisateurs, Frédéric Devèze, Sébastien Laurens et Romain Duchêne.
Organisé en partenariat avec Shibuya international, le salon aura pour invité d'honneur Shinji Hashimoto, vice-président de Square Enix, et producteurs de plusieurs jeux à succès (Final Fantasy 8 et 9, Kingdom Hearts 1 et 2, Final Fantasy XIII Versus).

Bernard Minet en guest star

Le public pourra parcourir 85 stands, des magasins de produits dérivés aux constructeurs de jeux, et assister à des concerts, comme ceux de Next et Lamia Cross, deux groupes japonais ou de… Bernard Minet, le frenchy de feu le club Dorothée qui chantait le générique de Bioman.
Les séries télé ne seront d'ailleurs pas oubliées avec la présence de Peter Williams, acteur dans la saga Stargate SG1, ou de Richard Hatch que l'on voit dans Battlestar Galactica.
Le salon sera aussi l'occasion de découvrir toute l'évolution des jeux vidéos avec notamment le Kinect de Microsoft, ce nouvel accessoire déjà vendu à 10 millions d'exemplaires et qui permet de jouer sans manette sur une console XBox.
Le succès attendu du Toulouse Game Show devrait en tout cas correspondre au succès du jeu vidéo en général, dont l'industrie pèse 50,4 milliards d'euros en 2010 selon l'Idate. L'institut Gfk prévoit que le budget moyen en équipement high-tech sera de 233 € pour ce mois de décembre par foyer, soit 20 € de plus que l'an passé.
Les consoles, devenues de vrais centres multimédias, devraient tirer leur épingle du jeu, notamment grâce à leur connexion internet et aux modèles portables.

www.toulouse-game-show.fr
Déjà disponible chez SFR, la tablette tactile de Samsung Galaxy Tab, concurrente sérieuse de l'iPad d'Apple, est commercialisée à partir d'aujourd'hui par Orange. Fonctionnant sous le système Google Android, cette tablette dotée d'un écran de 7 pouces pèse seulement 380 grammes et dispose de deux caméras pour la visiophonie, les photos ou la vidéo ; et de la possibilité de passer des appels. « Le marché des tablettes, qui seront LE cadeau de Noël, va connaître une forte croissance. 300 % de hausse attendus en 2011 et une soixantaine de constructeurs vont proposer des tablettes au premier trimestre ave une segmentation des formats entre 10 ou 7 pouces », expliquait hier matin à l'agence Orange Toulouse Wilson Frédéric Caillé, directeur de l'Agence distribution Midi-Pyrénées. « On se lance avec Samsung car ce produit est complémentaire de l'iPad que nous allons aussi commercialiser début décembre et qu'il est de grande qualité », assure-t-il. Orange a toutefois ajouté sa patte à la tablette avec quatre applications maison : Deezer pour la musique, un kiosque Read & Go pour la presse, le Suivi internet et la TV pour regarder quelque 60 chaînes. Les tarifs s'échelonnent de 699 € pour l'appareil nu à 599 € avec un abonnement sans engagement, 399 € et 299 € pour des abonnements avec engagement sur 12 et 24 mois. Les forfaits s'échelonnent de 31 à 39€.
Overbooke.com est le premier réseau social dédié à la musique « Live. » Artistes, salles de concerts et clubs, public, producteurs, chacun y joue un rôle : c'est le concept du live participatif. Le public peut (re) découvrir des groupes et voter pour les voir jouer ; les artistes peuvent développer une fanbase ; les salles et les clubs se rapprochent de leur communauté et promeuvent leurs événements.
EcoCités, villes intelligentes, quartiers high-tech. A Montpellier, Bordeaux et Toulouse, on prépare les villes de demain. Ce phénomène international a fait l'objet d'un premier colloque la semaine dernière, à Montpellier.

Comment seront les villes de demain ? Comment vivra-t-on dans les cités du futur ? Tels étaient les thèmes abordés la semaine dernière à Montpellier lors d'un premier séminaire consacré aux villes intelligentes (smart cities), organisé par l'Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe (Idate) dans le cadre de son 32e Digiworld summit.
« Peut-on identifier les principaux domaines aujourd'hui concernés : transport et mobilité, travail nomade, base de données ouvertes, e-paiement, cartographies numériques et systèmes en réalité augmentée… ? Quels sont les méthodes et les outils pour réfléchir et intégrer ces innovations dans la ville ? Comment déployer les facilités de la gestion numérique de la ville sans susciter, à tort ou à raison, une réaction de rejet par le citoyen et consommateur ? » s'interrogeait Alain Veyret, de l'Idate, qui avait invité des représentants de Barcelone et de San Francisco à faire part de leurs expériences.
À Barcelone, il s'est agi, dans le sillage des Jeux olympiques de 1992, de donner vie à un quartier portuaire de 198,26 ha en combinant des zones institutionnelles, universitaires et industrielles. « C'est l'économie du savoir », explique Jose Pique, directeur de 22@ Barcelona. Avec 200 M€ d'investissements, le nouveau quartier intègre des technologies avancées. « La fibre optique est la colonne vertébrale du quartier à laquelle tous les services (transports, eau, énergie), sont reliés », explique M. Pique.
Aux États-Unis, San Francisco expérimente l'open government, l'administration ouverte. « C'est-à-dire partager les nombreuses données publiques qui sont collectées (transports, énergie, etc.) pour les mettre à disposition des citoyens. Ces derniers sont un vivier de talents et peuvent faire des applications », explique Chris Vein, directeur des services informatiques de la ville et du comté. 200 ensembles de données ont été ainsi libérés pour donner lieu à quelque 55 applications (horaires des bus en temps réel, forum sur téléphone mobile pour les parents d'élèves, etc.).
En France, les trois métropoles du Grand Sud s'inscrivent pleinement dans ce vaste mouvement. Montpellier, Toulouse et Bordeaux fourmillent ainsi de projets pour transformer des quartiers entiers.

Bordeaux : métropole 3.0
À Bordeaux, après 15 ans de grands chantiers qui ont profondément transformé la ville, la métropole souhaite, comme Montpellier, franchir une nouvelle étape et a engagé pour cela une démarche de réflexion prospective : « Bordeaux Métropole 3.0. » Jusqu'en 2011, dans le cadre d'une démarche participative, les Bordelais sont invités à imaginer leur ville dans 20 ans. Ateliers, tables rondes et conférences vont déboucher sur une série de scenarii début 2011 et des orientations stratégiques pour la communauté urbaine de Bordeaux (CUB) à l'automne. Parallèlement, la CUB, engagée dans un Agenda 21, a lancé en juillet dernier un appel à projets « de nouvelles technologies aux services de la métropole. » Trois orientations étaient ainsi proposées aux candidats : les nouvelles technologies pour optimiser les services publics (gestion des déchets, de l'eau…) ; favoriser les échanges de services entre citoyens (entraide, mise en relation, échanges d'informations, de compétences, de biens…) ; imaginer de nouvelles formes de services (lutte contre l'exclusion, renforcement de la citoyenneté…).

Montpellier : cap sur la mer
La capitale du Languedoc-Roussillon se concentre sur l'ambitieux objectif fixé par Georges Frêche : « De Montpellier à la mer. » Ce projet fait partir des 13 EcoCités retenues par le ministère de l'Écologie dans le cadre du plan Ville durable. « La grande marche de Montpellier vers la mer est un projet engagé depuis 30 ans dont plusieurs phases ont déjà été réalisées comme le quartier Antigone de Ricardo Bofill ou Port Marianne, le tramway, etc. », explique Yves Nurit, directeur général de Montpellier Agglomération. La dernière phase va concerner l'aménagement de 2 500 ha sur quatre communes (Castelnau-le-Lez, Montpellier, Lattes et Pérols) avec des équipements structurants (tramway, gare TGV, salles culturelles, pôle gérontologique, etc.). Dans cette « ville solidaire », selon l'expression d'Yves Nurit, les nouvelles technologies seront mises à profit pour offrir aux citoyens des services innovants actualisés en temps réel (prédiction de certains événements comme les inondations, meilleure gestion de l'énergie, de l'eau, trafic routier, etc.) et aux autorités la capacité à réagir plus vite.

Toulouse : une fabrique urbaine
Alors qu'elle va inaugurer samedi sa première ligne de tramway, Toulouse s'est lancée dans une vaste entreprise de modernisation urbaine, après une phase de consultation inédite auprès de sa population. Pierre Cohen a, en effet, lancé en 2009 la Fabrique urbaine, devenue Fabrique toulousaine lors de son extension à la communauté urbaine. «Nous voulons répondre aux défis des prochaines décennies», confiait le maire en juin. La Fabrique a ainsi dégagé de grands projets : axe Garonne ; secteur Matabiau avec la création d'un éco-quartier ; Mirail-Garonne ; plaine Campus, sans compter le secteur de l'ex-usine AZF et le centre ville qui sera réaménagé par le catalan Joan Busquets. A chaque fois, le soucis environnemental est présent et les services rendus aux citoyens impliquent les nouvelles technologies à l'instar de Mobulles, les flash codes apposés sur le mobilier urbain et dont La Dépêche est partenaire ; ou de Trafic Zen, une solution d'informations sur le trafic basée sur les données créées par les mouvements des téléphones mobiles Orange, dont la convention a été signée hier avec Autoroutes du Sud de la France et France Télécom.

Photo : La future avenue de la mer à Montpellier. Derrière les éco-quartiers, des centaines de bases de données informatiques.
Le Centre national d'études spatiales (CNES) est reconnu depuis longtemps pour la pertinence de sa politique numérique. Il franchit aujourd'hui un nouveau pas en sortant une application pour l'iPhone d'Apple. « En surfant dans le contenu de cette application inédite, vous y trouverez une sélection de films et reportages, les images satellites les plus marquantes du moment, téléchargeables en fond d'écran, des chroniques audio mensuelles à podcaster, les dernières actualités et sorties spatiales près de chez vous, un jeu de construction tactile de la fusée Ariane, plein de goodies à télécharger, et la possibilité de partager toutes ces infos avec ses amis sur Facebook et Twitter », explique le CNES. Plus d'infos sur www.cnes.fr
Au 2e jour du 32e Digiworld Summit, organisé à Montpellier par l'Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe (Idate), une table ronde a mis en évidence la bataille de géants qui va se livrer dans les mois à venir autour de la télévision connectée.
Chaînes de télévisions, sociétés du monde numérique, opérateurs télécoms et constructeurs portent chacun une vision différente de cette télévision connectée dont tout le monde sent bien qu'elle va prendre beaucoup d'ampleur.

Les chaînes sur leurs gardes

Pour Laurent Souloumiac, directeur de France Télévisions Interactive, les chaînes de télévision traditionnelles doivent conserver le contrôle de ce qui s'affiche sur le téléviseur. "Nous voulons maîtriser les contenus s'affichant en surimpression", explique-t-il, proposant là un système fermé, notamment avec la norme Hbbtc, mais qui pourrait laisser place à des partenariats avec les opérateurs de télécoms et les constructeurs. Une position qui semble bien éloignée des nouveaux usages que l'on constate aujourd'hui, comme le live-tweet des programmes. France Télévisions, qui est arrivé sur le tard sur le marché de la télé de rattrappage, en fait désormais "un axe majeur" de développement, déclinable "sur tous les supports (câble, ADSL, mobiles, tv connectées)" avec un modèle de VOD gratuit mais avec publicité.
L'expérience de la BBC, présentée par Edouard Benroubi, semble différente mais reste là-aussi assez fermé. "La BBC propose des expériences à son public pour qu'il profite de la richesse de ses contenus", explique le responsable, qui entend "panacher le linéaire et le non-linéaire" avec un objectif : "que le multiplateforme soit intégré des la production des contenus." La BBC a d'ores et déjà tagué ses programmes éducatifs, créé un moteur de recherche et une plateforme multimédia innovante.
Enfin, pour Nonce Paolini, PDG de TF1, la télé connectée n'est "pas un danger" ; à condition que les chaînes restent en pôle position. "Les studios de création préféreront signer des accords avec les chaînes. Nous avons notre métier d'éditeur et de diffuseur à faire, nous le ferons", a estimé le PDG mettant en garde contre toute réglementation qui ne serait pas équitable entre tous les acteurs.

Google veut laisser le choix au consommateur

Face aux chaînes de télé, Carlo d'Asaro Biondo, vice-président EMEA de Google, a joué les trouble fête. Il a tout d'abord rappelé combien YouTube, propriété de Google, avait évolué pour gagner en matutité. Le service de partage de vidéos - qui accueille 35 heures de nouvelles vidéos chaque minute - est prêt à "grandir aux côtés des créateurs de contenus" en proposant de la location, du live streaming, un meilleur contrôle de la contrefaçon et de la publicité ciblée. Surtout, Google a bien l'intention de transposer sur la télé connectée le modèle des applications des smartphones Android ; une vision opposée donc à cette de France Télévisions. "Au final c'est le consommateur qui décidera", estime Carlo d'Asaro Biondo, qui a indiqué que Google était prêt à des partenariats avec créateurs de contenus ou constructeurs (Sony).

Les constructeurs veulent devenir le point central

Troisième acteur à intervenir, le constructeur Technicolor. "Qui va gagner la bataille du consommateur ? Aucune idée", assène Frédéric Rose, son président. Mais pour lui, il faut dépasser la situation actuelle où les boîtiers se multiplient dans les foyers. "Aujourd'hui, il faut dépasser les goulets d'étranglement et il fait des contenus", explique le président de Technicolor qui propose sa solution : une passerelle multimédia connectant d'un côté les fournisseurs de VOD (payante essentiellement) et de l'autre les différents appareils du foyer (téléviseurs, tablettes, mobiles) avec de puissants outis de recherches de contenus faisant appel aux métadonnées combinées aux données des utilisateurs.

Les box n'ont pas dit leur dernier mot

Le 4e acteur de cette guerre, absent de la table ronde, est l'opérateur de communication. Alors que Frédéric Rose enterrerait bien les box internet, les opérateurs les transformeraient bien en vraies passerelles mutimédias. SFR a donné le ton mardi avec sa nouvelle Neufbox Evolution. Free devrait suivre d'ici quelques jours.
Pour l'heure, difficile de savoir qui sortira vainqueur de cette guerre à quatre dont l'un des enjeux est à la fois l'exploitation multisupport des contenus, la compréhension de l'audience et l'adaptation de la pub à de nouvelles formes de publicités ciblées.
Au surlendemain de l'annonce par son PDG Marck Zuckerberg du lancement d'un service de messagerie universelle, Facebook a présenté marcredi 17 novembre devant le 32e Digiworld Summit de l'Idate, à Montpellier, les éléments de sa stratégie pour les années à venir.
Henri Moissinac, patron de la division mobile du plus célèbres des réseaux sociaux, a d'emblée sondée la salle pour savoir qui avait un compte Facebook et qui utilisait sa version mobile. La majorité des personnes présente utilise cette dernière possibilité (via les applications dédiées pour iPhone, Android ou le site web mobile), comme 200 millions de personnes dans le monde.
"On est passé d'un internet statique il y a 5 ans à un internet social d'échange", explique M. Moissinac, qui a indiqué que Facebook "veut aller plus loin sur les mobiles" en terme d'interactions avec les fonctionnalités des smartphones. Il n'a toutefois pas indiqué si Facebook développerait un jour son propre système d'exploitation pour mobile.
En revanche, pour séduire les utilisateurs mobiles qui sont deux fois plus engagés que les autres, Facebook a développer de nouveaux outils comme Places (géolocalisation et partage de positions) et Deals, un service pas encore disponible en Europe qui veut mettre en relation les consommateurs et les boutiques. Ainsi, on pourrait présenter son mobile à la caissière d'un magasin pour bénéficier d'une promotion ; une sorte de couponing numérique. "Tout ce qui est mobile sera social", assure Henri Moissinac.
Facebook entend également promouvoir le développement des applications, fonctionnant tant sur mobile, sur PC que sur consoles de jeux. "Local + mobile + social ; voilà la stratégie de Facebook dans les années à venir."
La commissaire européenne à l'Agenda numérique a adressé mercredi 17 novembre un message vidéo à l'attention des participants du 32e Digiworld Summmit, organisé à Montpellier par l'Idate, qui se penche cette année sur l'internet du futur et le rôle de l'Europe.
"Sans internet universellement accesssible, il n'y a pas d'Europe compétitive", estime la commissaire qui porte l'agenda numérique de l'Union européenne et notamment son paquet haut débit, présenté en september, et qui prévoit une converture de l'Union en haut débit à l'horizon 2020. D'où viendra l'argent pour financer les infrastructures nécessaires à la réalisation de cet objectif ambitieux ? "D'un panachage public-privé", estime Mme Kroes, qui a par ailleurs annoncé qu'une décision de la Commission sur la neutralité des réseaux interviendrait l'année prochaine.
Présent au congrès, Anthony Whelan, directeur de cabinet de la commissaire, a apporté plusieurs précisions concernant le paquet haut débit. La couverture totale de l'Union pour undébit de 100 Mb coûtera entre 180 et 270 milliards d'euros. La Commission souhaite dès lors développer des fonds régionaux européens pour le haut débit, à même de financer des projets dans des zones mal couvertes. Mais la facture "devra être partagée", a indiqué Anthony Whelan. Pour l'heure, l'Europe finance quelque 140 projets de recherche avec une enveloppe de 200 millions d'euros. 300 millions d'euros supplémentaires sont prévus d'ici fin 2013.
Le 32e Digiworld Summit organisée par l'Idate, l’un des principaux centres d’études et de conseil en Europe, s'est ouvert ce mercredi 17 novembre pour deux jours au Corum de Montpellier autour de l'internet du futur. Pas de pays invité cette année mais l'Europe au premier plan des interrogations. Comment se positionne l'Union européenne dans la bataille pour le très haut débit, férocement engagée entre Etats-Unis et pays asiatique ?
Pour Francs Lorentz, président de l'Idate, cette bataille, notamment pour la conquête et le contrôle de l'audience se conduit sans que les Européens n'en soient des acteurs significatifs. "Que pèse un opérateur comme France Télécom, aussi brillant soit-il face aux 43 milliards de cash de Google ? ", s'est intérrogé Francis Lorentz, rappelant que l'Europe a perdu jadis la bataille des matériels et des logiciels.
Mai, le président de l'Idate veut rester optimiste car l'Europe a des atouts : ses infrastructures télécoms performantes (le triomphe du GSM) et des services (Skype, Price minister) convoités ailleurs dans le monde.
Pour Francis Lorentz, l'Europe doit mener "une action vigoureuse sur les usages d'intérêt collectif : gestion de l'énergie, gestion des transports, gestion de l'espace urbain, de la santé, etc. Il y a la des gains d'activités et de qualité de vie", estime-t-il.
Dans la lignée des sites regroupant les avis de consommateurs, vient d'être lancé Postavoice.com. «C'est le site du consomm-acteur qui partage son avis sur des équipements et qui obtient de l'aide rapidement «, explique les fondateurs, mettant en avant la PostaBox, une boîte d'entraide dans laquelle l'internaute peut poser des questions.
Un satellite révolutionnaire, actuellement en cours d'assemblage chez Astrium à Toulouse, va apporter internet à haut débit à tous ceux qui en sont privés. Ce sera la fin des zones blanches en 2011.

Au printemps prochain, la fracture numérique ne sera plus qu'un lointain souvenir. Ceux d'entre nous qui, dans le Grand Sud, sont privés d'internet à haut débit ou ne disposent que d'un accès avec un faible débit car ils habitent dans une sinistre zone blanche - à la campagne ou la montagne mais aussi en ville - pourront enfin bénéficier d'une connexion à la Toile avec suffisamment de puissance pour profiter de tous les services numériques qui sont aujourd'hui devenus indispensables aux particuliers comme aux entreprises.
Cette révolution, on la doit à Eutelsat, l'opérateur de communications leader mondial de la diffusion de programmes de télévision. Celui-ci a passé commande à Astrium, la filiale d'EADS, d'un satellite de nouvelle génération exclusivement dédié à l'accès à internet. Ce satellite, actuellement en cours d'assemblage à Toulouse, exploitera la bande de fréquence Ka et la technologie multispot (voir infographie) et couvrira toute l'Europe et une partie du bassin méditerranéen (Maghreb, Égypte, Lybie, etc.).
Le satellite Ka-Sat fournira une nouvelle génération de services Tooway, le nom commercial de la technologie de communication bidirectionnelle entre l'abonné et le satellite. Tooway existe déjà avec les satellites Hot Bird 6 et Eurobird 3, avec des débits de 1024 kps en émission et 384 kbps en émission. Avec Ka-Sat, on passera au niveau supérieur avec des débits de 10 Mbps en réception et de 4 Mbps en émission ; bien supérieurs à ceux que l'on connaît avec les traditionnelles connexions ADSL.
Mieux, le coût pour l'abonné sera très raisonnable, de l'ordre d'une trentaine d'euros par mois contre plus de 200 aujourd'hui si l'on veut de tels débits. « Ce satellite de nouvelle génération permet aux satellites de revenir dans la course de l'accès à internet à haut débit », explique Yves Blanc, directeur des affaires institutionnelles et internationales d'Eutelsat. « Pour couvrir en haut débit 95 % de la population, il faut investir 10 M€ par voie terrestre contre 200 000 € avec le satellite », explique-t-il.

Un élément qui séduit les opérateurs de télécommunication. La semaine dernière à Toulouse, plusieurs fournisseurs d'accès à internet (FAI) sont ainsi venus de toute l'Europe pour découvrir le satellite et peaufiner leurs offres. « Ka-Sat sera lancé d'ici Noël et commercialement opérationnel en mars 2011 pour 1 million de clients potentiels en Europe dont 200000 en France », précise Yves Blanc.

Ka-Sat fabriqué à Toulouse
Dans la salle blanche Astrolabe 1, le site d'assemblage d'Astrium à Toulouse, on ne peut pas manquer le satellite Ka-Sat, qui se distingue de ses voisins par une plus grande taille et par une complexité évidente. « Ka-Sat embarque quatre fois plus d'équipements qu'un satellite classique de six tonnes », expliquent Aziz Bouhia, chef du projet Ka-Sat chez Astrium et Jean-François Charrier, directeur du marketing et des relations institutionnelles.
Le satellite est actuellement dans la phase finale de son assemblage, qui a été réalisé par les équipes d'Astrium en étroit partenariat avec celles du client Eutelsat. Ce satellite unique au monde a mobilisé 400 personnes et nécessité quelque 800 mètres de tuyaux guideurs d'ondes. Ses pièces ont été fabriquées sur dix sites d'Astrium situés dans quatre pays (France, Espagne, Allemagne et Grande-Bretagne). Au final, il aura fallu trois ans pour construire ce premier satellite HTS (high throughput satellite).
Ka-Sat va encore subir plusieurs tests pour voir comment il se comportera dans l'espace. Tests acoustiques, de réception-émission, de températures (de - 170 °C à +120 °C). Un vrai parcours du combattant réalisé sans sortir du site toulousain d'Intespace.
Une fois cette ultime étape franchie, Ka-Sat quittera Toulouse par un gros-porteur en direction de la base de lancement de Baïkonour au Kazakhstan. Un lanceur Proton l'enverra dans l'espace avant Noël où il rejoindra sa position géostationnaire à 9° Est. Une nouvelle phase de tests commencera alors entre le satellite et les stations au sol reliées à internet. Les premières offres commerciales sont prévues fin mars 2011.

Internet à 100%
La technologie Tooway développée par Eutelsat et qui sera boostée par le satellite Ka-Sat, va permettre à partir des offres proposées par les opérateurs de couvrir 100 % de la population de Midi-Pyrénées en haut débit. De nombreuses zones rurales et montagneuses - voire certains quartiers urbains - vont ainsi découvrir les joies du net avec une qualité optimale. Selon le dernier diagnostic de la société de l'Information en Midi-Pyrénées réalisé par l'Ardesi, l'agence de la Région chargée du numérique, en 2009, 97 % de la population pouvait accéder à internet à haut débit… mais seulement 57,39 % avec une offre dégroupée en ADSL 512Kb/s, en 2009, contre 70 % au niveau national. L'offre de connexion par satellite trouve donc là toute sa pertinence pour offrir le choix entre plusieurs opérateurs. C'est la raison pour laquelle la technologie Tooway (commercialisée par SFR notamment) est la seule pour l'instant à avoir reçu du gouvernement le label « Haut débit pour tous. »

Le chiffre : 375 millions > d'euros. Eutelsat est le seul opérateur à avoir décidé d'investir 375 millions d'euros dans le satellite de nouvelle génération Ka-Sat
Kizoa.com vient de lancer une nouvelle application Facebook qui va permettre aux utilisateurs du célèbre réseau social d'accéder en quelques clics à la puissance de traitement d'un logiciel photo en ligne. En associant votre compte Facebook à votre compte Kizoa, vous retrouvez tous vos albums photos ainsi que tous les albums partagés de vos amis sans avoir à télécharger une seule photo. Libre ensuite de faire de la retouche créative (morphing, diaporamas personnalisés, etc.).
Mister Recycle est un site internet de recyclage de téléphones portables et appareils numériques qui évalue leur valeur et les rachète pour leur donner une deuxième vie. « Aujourd'hui, le taux de recyclage des téléphones portables en France n'est que de 7 %, alors qu'en Grande Bretagne, où ce service est très répandu, le taux a atteint 35 % en 2009 », explique l'équipe de www.misterrecycle.com. L'argent peut être récupéré par chèque ou être reversé à une association partenaire.
Les sites web communautaires qui permettent aux internautes de donner leur avis sur tel produit ou service sont légion. Looneo.com, l'un des pionniers du genre, peut se targuer d'avoir 150 000 internautes sur sa plateforme. Rapport qualité-prix, performances, design, chaque produit est noté sur les critères les plus utiles. Mieux, sur les espaces thématiques de Looneo, les marques sont à l'écoute des internautes et répondent à leurs questions.
L'enseigne Nature & Découverte (articles liés à la nature, la randonnée, le jardin...) qui fête actuellement ses 20 ans, vient de mettre en ligne le site web www.terraludo.com.
Face à une demande très forte des parents pour des produits de premier âge, Antoine Lemarchand, vice-président, et Stéphane Blondeau, administrateur, ont imaginé une nouvelle boutique en ligne qui propose douze vitrines sur les moments clés et les rituels plaisirs de l'enfance avec 2 000 références.
La Chambre nationale des huissiers de justice (CNHJ) vient d'inaugurer la nouvelle version de son site www.huissier-justice.fr. Le site s'accompagne également d'une application pour iPhone. Un espace est dédié aux professionnels et un autre aux particuliers. Argent, conflit, logement, famille, etc. Autant de fiches pratiques pour mieux comprendre les procédures.
Les organisateurs de spectacles vont adorer la version 2 de www.weezevent.com. Fondé en 2009 par de jeunes diplômés de l'ESCP et de Dauphine, ce site permet de créer son module d'inscription ou de billetterie en ligne pour vendre ses tickets sur le web. Mieux, la nouvelle version supporte différentes monnaies, et interagit avec les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Linkedin,…).
Le BRGM et ses partenaires, les services géologiques de 21 pays européens, lancent, le 27 octobre 2010, le nouveau portail OneGeology-Europe qui met en ligne, pour la première fois, la carte géologique de l'Europe. OneGeology-Europe propose une réalisation inédite : la toute première carte géologique de l'Europe, dynamique, harmonisée, multilingue et disponible sur http://onegeology-europe.brgm.fr/geoportal. Accessible à tous, cette carte telle un puzzle se construit instantanément en ligne lorsque l'on se connecte.
La région Midi-Pyrénées et l'Ardesi organisent les 29 et 30 novembre les 6es rencontres du e-tourisme institutionnel. En avant-première, elle dévoile le baromètre annuel du tourisme en ligne.
Plus d'un Français sur deux prépare désormais ses vacances sur internet. Tel est le principal enseignement du baromètre annuel sur les enjeux du tourisme en ligne dévoilé hier par la région Midi-Pyrénées et son agence régionale pour le développement de la société de l'information (Ardesi). Les deux organismes préparent activement les 6es rencontres du e-tourisme institutionnel, qui se dérouleront les 29 et 30 novembre prochains à l'espace des congrès Diagora à Labège, près de Toulouse. Depuis cinq ans, ces rencontres sont devenues un rendez-vous incontournable pour tous les acteurs régionaux et nationaux (offices de tourisme, syndicat d'initiatives, etc.)
Conçu par le cabinet Guy Raffour, le baromètre 2010 est riche d'indications sur la façon dont les touristes se sont approprié internet. « Sur 29 millions de Français partis en vacances en 2009, plus de la moitié (14,7 millions) ont préparé tout
ou partie de leur séjour sur internet », explique le cabinet Raffour « Ils ont consulté en moyenne 7 sites web. 35 % d'entre eux ont réservé ferme, en se servant uniquement de leur carte bleue. Cela concerne 10,2 millions d'e-touristes qui ont généré 8 milliards d'euros de réservation en ligne soit 32 % du total du e-commerce. »
Et cette tendance ne devrait pas s'arrêter en si bon chemin. « 76 % des agents de voyages interrogés prévoient une hausse des réservations en direct auprès des prestataires et 74 % d'entre eux annoncent une hausse des réservations sur les sites d'agences de voyages en ligne », explique le cabinet d'études, précisant que les internautes recherchent « la possibilité d'accéder à l'information quand on le souhaite, sans se déplacer, tout en pouvant comparer les prix. »
Autant d'éléments qui devraient inciter les offices de tourisme de la région à être encore plus présents sur internet. L'an dernier 60 % d'entre eux avaient un site internet.



Tourisme participatif
Lieu d'échanges de bonnes pratiques, de sensibilisation aux nouveaux usages et de découverte de projets innovants - dinstingués par des trophées - les rencontres nationales du e-tourisme vont insister pour leur 6e édition sur le tourisme participatif en plein boom. Les sites de réservations en ligne comme TripAdvisor ou Expedia sollicitent de plus en plus les commentaires des internautes et ces derniers, tuojours plus experts, utilisent également des outils comme Foursquare ou Dismoiou pour conseiller à leurs amis leurs bons plans. Des données que les acteurs du touurisme doivent intégrer.
L'achat des cadeaux pour Noël ou les anniversaires relève parfois du casse-tête. Wigift.com est le premier outil web communautaire dédié à la recherche et au partage d'idées cadeaux. Une fois inscrit (ou connecté via Facebook), l'internaute peut exprimer ses souhaits de cadeaux, mais aussi partager en secret de bonnes idées pour ses proches.
En lançant hier en France ses premiers téléphones Windows Phone 7, Microsoft entend bien réaliser dans le mobile le succès qu'il a obtenu sur le marché des ordinateurs personnels avec Windows 7. Un vrai pari pour le géant américain des logiciels tant il a pris du retard sur le très lucratif marché des smartphones, dominé par les mobiles Google-Android, Apple iPhone et Blackberry de RIM.
Cinq terminaux Windows Mobile 7 sont d'ores et déjà disponibles chez Orange, SFR et Bouygues Telecom, sans que leur lancement ne se soit fait en grandes pompes, mais avec des tarifs plutôt intéressants (à partir de 29 € avec abonnement). Il est vrai que les appareils, conçus par HTC, Samsung et LG selon un cahier des charges très précis, ont tendance à se ressembler en reprenant des caractéristiques qui sont aujourd'hui devenues la norme (écran tactile, Wifi, Bluetooth, GPS, processeur à 1 GHz, etc.).
La nouveauté se situe surtout à l'intérieur des appareils. Du passé, Microsoft a fait table rase pour repenser et simplifier la navigation. « Avec beaucoup de smartphones, les utilisateurs rencontrent souvent des difficultés à trouver et à utiliser ce dont ils ont besoin », indiquait Steve Ballmer, PDG de Microsoft, lors du lancement mondial le 11 octobre. « Avec Windows Phone 7, nous apportons quelque chose de vraiment différent. » Les vignettes dynamiques de l'écran d'accueil personnalisable, la mise en œuvre d'univers thématiques appelés « hub » (contacts, photos…) constituent des innovations intéressantes. La présence de la suite bureautique Office, d'un magasin d'applications aux conditions plus souples que chez Apple, le lancement prochain d'un abonnement musical Zune Pass pour la musique et d'une section de jeux X-Box Live sont incontestablement de bonnes idées. Suffiront-elles à emporter l'adhésion du public ? L'avenir le dira.
En tout cas les Midi-Pyrénéens pourront voir les mobiles Windows Phone avec une petite pointe de fierté car l'application de messagerie instantanée Windows Live Messenger a été développée à Toulouse par un partenaire de longue date de Microsoft, la société Bewise.