Sitôt sortis de l'école, ils se retrouvent pour « chatter » sur la messagerie instantanée Messenger, racontent leurs journées sur leur Skyrock blog et mettent à jour leur statut sur le réseau social vedette Facebook où ils collectionnent les amis et les amis des amis. Eux, ce sont les ados des années 2000, cette « génération Y » née avec internet et qui vit tellement au quotidien sur la Toile - les chiffres l'attestent enquête après enquête - qu'elle en oublie presque les pièges et les chausse-trappes du net. C'est bien pour éviter que les ados ne tombent dedans que les adultes et les associations se mobilisent et tirent aujourd'hui la sonnette d'alarme.

Le 9 février dernier, la 7e édition du « Safer internet day », une initiative internationale lancée par la Commission européenne, s'est déroulée autour du thème « Tu publies ? Réfléchis », avec conférence, ateliers et jeux en ligne pour les adolescents. Hier, en pleine polémique sur le site Chatroulette (lire ci-dessous), l'association Familles de France a lancé son opération « Tu t'es vu sur ton blog ? », qui se concrétisera par une série de conférences et des interventions en milieu scolaire. « Au moins 30 % des élèves de CM2 et 60 % des cinquièmes ont un blog, et si à l'époque des journaux intimes, les jeunes étaient auteurs, ils sont aujourd'hui devenus éditeurs et diffuseurs, et ce sans réaliser les conséquences », explique Michel Bonnet, soulignant que les enfants ne font pas le distinguo entre sphères privée et publique. « Ils ne prennent pas conscience que les informations peuvent être lues par tous, autres camarades de classe, mais également adultes pas toujours bien intentionnés », expose Familles de France.

Droit à l'oubli

« Les photos que nous mettons en ligne restent sur les réseaux et peuvent resurgir des années plus tard… Or, par exemple, une photo délirante d'une fête publiée aujourd'hui par un jeune sur internet peut s'avérer lourde de conséquence lors d'un entretien d'embauche des années plus tard », détaillait début février l'association Internet sans crainte.

Car derrière les dangers auxquels peuvent s'exposer les enfants en publiant des informations intimes sur internet, c'est bien la question du droit à l'oubli qui se pose à l'ensemble de la société et plus encore celle de la régulation - ou du filtrage et donc de la censure pour certains. Ce droit a l'oubli, qui fait l'objet d'une proposition de loi sénatoriale cosignée par la sénatrice aveyronnaise Anne-Marie Escoffier et que la CNIL voudrait voir inscrit dans la constitution.

Conseils. Enfants, parents : les solutions
L'association Internet sans crainte, membre de l'Insafe, est le relais en France du « Safer internet day » dont le thème cette année était « Tu publies ? Réfléchis. » L'association aide également les parents et vient d'éditer une plaquette « La sécurité sur Internet. Si on en parlait en famille », téléchargeable sur le site de l'association à l'adresse www.internetsanscrainte.fr
Pour les parents, Internet sans crainte donne plusieurs conseils, notamment le fait de mettre l'ordinateur dans une pièce commune ou encore, avant d'acheter un jeu vidéo, de consulter la classification PEGI.
L'association e-Enfance (www.e-enfance.org) insiste, elle, sur la mise en place d'un contrôle parental. « Depuis 2006 tous les fournisseurs d'accès à internet ont l'obligation de fournir à leurs clients un système de contrôle parental gratuit. Ces systèmes permettent de filtrer les contenus à risque selon l'âge de l'enfant. Cependant il faut savoir que si ces logiciels de sécurité sont de plus en plus performants, interdisant l'accès aux sites d'argent, de pornographie et même de chat, ils ne sont pas efficaces à 100 % », explique l'association. La création de session informatique pour chaque membre de la famille ; la limitation des horaires de connexion et de jeux ; le contrôle des contacts de messagerie ou sur Facebook sont aussi des pistes. Mais le dialogue parents-enfants reste le meilleur moyen de se protéger des risques du net.

Chatroulette : le porno en embuscade

C'est LE site web du moment par qui le scandale arrive ; et surtout, l'exemple parfait qui montre que derrière une idée anodine et sympathique peuvent se cacher des intentions malhonnêtes. Chatroulette, donc, est un site internet lancé fin 2009 par un jeune lycéen russe de 17 ans, Andrey Ternovskiy. Le principe est un jeu d'enfant. Une fois connecté avec votre navigateur sur www.chatroulette.com, le site - théoriquement interdit aux moins de 16 ans mais accessible à tous - vous met en contact, via la webcam de votre ordinateur, avec un autre internaute connecté de la même façon et choisi au hasard selon le principe de la roulette russe. S'engage alors, ou pas, un dialogue ; une touche, « next », permettant à tout moment de zapper vers un autre ami potentiel. Mais les échanges spontanés ont vite donné lieu à des dérapages. Scènes de nus, insultes, voire masturbation sont devenus le lot commun des utilisateurs, notamment les jeunes puisque le site n'était pas sur les listes noires des logiciels de contrôle parental.

L'association e-Enfance s'en est ouverte auprès des éditeurs et Chatroulette est donc passé de la catégorie « chat » à celle de « site avec un contenu à caractère illicite et inapproprié. »

Profitant de la polémique sur le site russe, la secrétaire d'État à la Famille, Nadine Morano, a souhaité mardi « une mobilisation de l'ONU » pour lutter contre les dangers encourus par les enfants confrontés à la pornographie sur internet, estimant qu'il fallait « réguler internet » au niveau mondial.


Témoignage : « ça me fait un peu peur »

Patrice, jeune père toulousain de Jérôme, 11 ans, et de Coralie, 16 ans.

« Depuis quelques mois, ça me fait un peu peur de les voir passer leurs journées, pour le garçon entre l'iPod, la console PSP (où l'on peut charger des films ou des jeux violents) et l'internet ; et pour la fille avec son ordinateur portable sur Facebook, MSN, son blog Skyrock.

Sur Facebook, j'ai demandé à ma fille de devenir son ami, mais elle a refusé. Ce n'est pas grave, j'ai confiance en elle, mais c'est vrai que, comme parent, on est un peu inquiet de ne pas pouvoir maîtriser cela. Elle pourrait être confrontée sur le net à des images pornographiques ou être embêtée par un petit copain mal intentionné. En résumé, ils sont un peu devenus accros et ils ne sont donc pas à l'abri d'une mauvaise expérience sur le web.

Le principal, c'est de pouvoir fonctionner à la confiance avec eux car de toute façon on ne peut pas tout cadenasser avec un logiciel de contrôle parental. Parmi leurs copains il y en aura toujours un pour arriver à contourner les protections. Pour rester positif, il faut se dire que pour eux, se connecter à ces réseaux sociaux, échanger sur MSN, c'est une façon de rester ensemble après l'école, c'est un mode de relation qui est de leur génération. »
Il y a quelques semaines, les Toulousains médusés découvraient sur des panneaux 4x3 le portrait géant d'un gendarme, lunettes lasers en main, en train de les fixer. Un joli coup de pub en trompe l'œil pour vendre un nouveau modèle d'avertisseur de radars. C'est que depuis la mise en place du système des radars automatiques en France il y a huit ans, le marché de ces appareils qui permettent aux automobilistes, en temps réel, de connaître l'emplacement des radars mobiles, a littéralement explosé.

« C'est l'appel de phare du XXIe siècle », résume la société Coyote, qui revendique plus de 340 000 utilisateurs et 481 831 radars mobiles signalés.

Son concurrent, AlerteGPS affiche un chiffre d'affaires en hausse de 60 % (à 17M€ en 2008) et affirme avoir vendu 700 000 équipements en trois ans pour une communauté aujourd'hui riche de 850 000 membres. Les sociétés mettent également en avant le fait que leurs avertisseurs et leurs membres permettent de signaler, outre les radars mobiles, les « zones à risques » (accidents, bouchons, etc.) ; contribuant ainsi à sécuriser les trajets. « C'est se donner bonne conscience à peu de frais », peste Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière (LCVR), qui vient de demander au gouvernement d'interdire ces avertisseurs, comme l'ont fait certains autres pays européens (la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche). La Ligue, qui fait de la lutte contre la vitesse excessive son combat n° 1, veut même aller plus loin.

« Nous souhaitons que les constructeurs mettent en place dans leurs véhicules le système de limiteur s'adaptant à la vitesse autorisée (Livia) actuellement expérimenté dans les Yvelines », confiait hier à La Dépêche Chantal Perrichon.

Pour l'heure, le gouvernement reste dans l'expectative sur l'interdiction des populaires avertisseurs. Il est vrai que le dernier comité interministériel à la sécurité routière (CISR), qui s'est tenu le 18 février dernier, a suffisamment mis l'accent sur les contrôles de vitesse : apparition d'ici l'année prochaine des radars tronçons, qui mesureront la vitesse moyenne sur quelques kilomètres ; éloignement des panneaux annonçant un radar fixe à au moins 1 kilomètre ; installation de 250 nouveaux radars fixes cette année et de 250 radars aux feux rouges.


Faut-il les interdire ?

NON. Jean-Luc Nobleaux, journaliste spécialisé auto moto, auteur de « Radars, le grand mensonge » (Ed. Tatamis).
L'engouement pour les avertisseurs de radars est la conséquence d'un système injuste. À partir du moment où l'on multiplie les radars « pièges » sur des tronçons parfaitement sécurisés, on ne peut pas empêcher les gens - et notamment les gros rouleurs - de chercher à les éviter. Supprimer les détecteurs de radars serait vain, dans la mesure où les radars (à la française) n'ont jamais fait baisser le nombre d'accidents, comme le prouvent les chiffres. Si une telle interdiction venait à être prise ; il ne s'agirait pour les pouvoirs publics que de chercher à optimiser le chiffre d'affaire du système « radars » et rien d'autre. Car ce système tel qu'il est conçu chez nous, ne peut proliférer que s'il s'auto-finance. Il faut noter aussi que cette idée d'interdiction est portée par une association extrémiste et jusqu'au-boutiste qui n'est pas représentative mais qui, complice du gouvernement, bénéficie de la bienveillance des pouvoirs publics.

OUI. Chantal Perrichon, présidente de l'association Ligue contre la violence routière (LCVR).
Nous proposons d'interdire les avertisseurs car tout ce qui sert à affaiblir les contrôles de vitesse va à l'encontre de la sécurité routière. La preuve : les résultats inespérés que nous enregistrons depuis 2002 et qui ne concernent pas les grands excès de vitesse mais bien la vitesse de tous. Chacun a abaissé sa vitesse et cela a eu des conséquences immédiatement visibles. Abaisser de 1 % la vitesse conduit à diminuer de 4 % le nombre de tués sur les routes. Ce constat a été fait dans tous les pays européens. Ces systèmes - « chacal », « hyène » ou ce que vous voulez - sont des provocations. Il faut que les gens acceptent de respecter les limitations ; et cela d'autant plus que lors de la recherche des causes des accidents, la vitesse est sous-évaluée alors qu'elle est le premier facteur d'accident, ce n'est pas l'alcool. Rien n'a été fait sur ce facteur vitesse depuis 2002 ? Si on veut agir vite, il faut agir maintenant, c'est le sens de notre souhait d'interdiction des avertisseurs.

De l'avertisseur au détecteur
Les avertisseurs de radars. Les avertisseurs de radars sont légaux en France puisqu'ils n'embarquent pas de technologies pour détecter et/ou brouiller les dispositifs de contrôle de vitesse des forces de l'ordre. On peut répertorier deux types d'avertisseurs. Le premier type consiste en des appareils, dont les plus petits ont la taille d'un briquet, qui embarquent une puce GPS, la liste publique de l'emplacement des radars fixes et celle, plus aléatoire, des zones susceptibles d'être l'objet de contrôles potentiels (radars mobiles, embarqués, jumelles). La plupart des terminaux GPS disposent des mêmes caractéristiques. Le second type d'avertisseur qui a le vent en poupe rajoute une fonction communautaire : l'avertisseur peut émettre et recevoir en temps réel des informations dès lorsqu'il se trouve dans le réseau de la communauté. Et ce sont les automobilistes qui, en appuyant sur un bouton, alertent la communauté de la présence d'un radar ou d'un événement routier. Coyote, AlerteGPS, Inforad, etc. proposent des modèles sans cesse plus sophistiqués et revendiquent chacune d'avoir la meilleure base de données de radars ou la plus grande communauté en France ou/et en Europe. Les avertisseurs s'invitent aussi de plus en plus dans les smartphones (iPhone, mobiles Android) via de petites applications.

Les détecteurs de radars. Les détecteurs de radars sont des appareils très sophistiqués et beaucoup plus chers que les avertisseurs (à partir de 250 €). Strictement interdits en France, ils se trouvent assez facilement sur des sites internet étrangers, notamment belges. Ces appareils permettent de détecter les ondes émises par les radars comme celle des jumelles lasers. Mais gare à vous si vous vous faites prendre lors d'un contrôle. L'article R413-15 du code de la route prévoit 1 500 € d'amende, une suspension du permis pouvant aller jusqu'à 3 ans, le retrait de 2 points et même la saisie du matériel et de la voiture.

Témoignage : « J'ai mon Coyote pour garder mon permis »
Robert, cadre carcassonnais dans une grande entreprise du Grand Sud.
« J'ai reçu un terminal Coyote en décembre, c'était mon cadeau de Noël. Depuis, je l'utilise tous les jours sur les routes de la région, en Aveyron, en Ariège. Si je veux garder mon permis de conduire, c'est un outil indispensable. Mon Coyotte est 100 % efficace, sauf la nuit où il y a moins de membres de la communauté sur les routes », explique Robert. « Cela ne sert pas à rouler vite, mais c'est une aide pour ceux qui, comme moi, on la tête en l'air et se retrouvent vite au-dessus des limitations. » Robert apprécie aussi l'entraide qui existe entre membres. « À Toulouse, je suis entouré de 250 Coyote et sur autoroute entre 35 et 50, en journée. Cela permet d'avoir des informations fiables », explique le quadragénaire, qui a déjà signalé à la communauté en appuyant sur un bouton de son appareil la présence de radars mobiles en bord de route, ou de perturbation du trafic. Le prix de la tranquillité « 200€ l'appareil et un abonnement mensuel de 12 € par mois. »
Lutter contre la fracture numérique a constitué ces dernières années en Grand Sud un combat de tous les instants pour offrir à tous, particuliers et entreprises, un accès à internet à haut débit. Et la mobilisation des collectivités territoriales comme celles des opérateurs a porté ses fruits. Ainsi entre 2002 et 2008, le nombre de foyers midi-pyrénéens recevant internet en haut débit est passé de 5 % à 44 % selon le dernier diagnostic de l'Agence régionale pour le développement de la société de l'information (Ardesi). Avec l'arrivée du très haut débit par fibre optique apparaît le spectre d'une nouvelle fracture numérique. Non plus entre ceux qui sont ou pas connectés, mais entre ceux qui auront une connexion normale et ceux qui bénéficieront d'une connexion « TGV ». Début janvier, le gouvernement a présenté un plan national de déploiement du haut débit, Nicolas Sarkozy souhaitant 100 % des Français connectés en très haut débit d'ici 2025. Trois zones ont été identifiées : zone 1, pour les centres urbains très peuplés ; zone 2, pour les régions moyennement peuplés et enfin zone 3, pour la ruralité. Pour cette dernière, qui concerne éminemment notre région, le gouvernement a retenu un schéma de cofinancement des projets des collectivités territoriales.

Dans l'entretien qu'il a accordé à « La Dépêche », Bruno Janet, directeur des relations avec les Collectivités locales du groupe France Télécom-Orange, confirme la mobilisation de l'opérateur historique pour répondre aux projets et éviter une nouvelle fracture numérique.


«Dans chaque département d'ici 2015»

La Dépêche du Midi - Quels sont pour vous les enjeux de la fibre optique ?

Bruno Janet. - Aujourd'hui, après le plan haut débit pour tous et les chartes des départements innovants, le haut débit arrive quasiment partout. La fibre optique constitue une nouvelle étape. Dès 2007, nous avions réalisé un prédéploiement dans dix villes, dont Toulouse. Il s'agissait alors de vérifier trois scénarios : la faisabilité technique de cette nouvelle technologie ; l'appétence des clients ; les conditions du cadre réglementaire. En 2009, ce dernier point n'étant pas clarifié, les investissements ont été gelés. Aujourd'hui, après les annonces du Premier ministre sur le grand emprunt, nous redémarrons car le cadre réglementaire, annoncé par l'Arcep, est clair avec trois zones de déploiement. Entre 2010 et 2015 France Télécom-Orange va investir 2 milliards d'euros. Concrètement sur le terrain, cela va se traduire par la reprise du fibrage des immeubles et l'ouverture à des quartiers comme Le Mirail et Saint-Cyprien.

Et ailleurs dans la région ?

D'ici 2015, au moins une ville de chaque département de Midi-Pyrénées sera fibrée. Le calendrier du plan de déploiement sera finalisé d'ici cet été. Ce que nous souhaitons, c'est assurer aux élus qui nous sollicitent une position claire. Pour les zones 1 et 2, l'investissement pour la fibre doit être privé ; pour la zone 3, la moins importante en population mais la plus vaste en territoire, nous sommes prêts à des partenariats (partenariats public-privé, délégation de service public). Ceux-ci doivent permettre une accélération de l'arrivée de la fibre bien sûr, mais aussi une montée en débit si le cadre réglementaire le permet. Aujourd'hui, beaucoup d'élus ont des projets qui nécessitent des débits plus importants ; nous sommes ouverts pour répondre à leurs demandes.

Que va nous apporter le très haut débit ?

Passer de l'ADSL à la fibre, c'est comme passer d'une autoroute à 2 voies à une autoroute à 10 voies. La fibre, avec ses 100 mégas de débit montant et descendant, va déjà booster les usages actuels. Les clients sont de plus en plus utilisateurs de services qui ont besoin d'un fort débit, comme l'échange de vidéos, de photos, ou la diffusion de programmes sur plusieurs télés.
La fibre va également libérer de nouveaux usages pour la télévision haute définition et en 3D, pour les jeux multijoueurs en 3D et en réseau. La fibre va aussi intéresser le monde professionnel pour le télétravail, la visioconférence, etc. C'est un nouvel horizon qui s'ouvre.
On avait connu la guerre des étoiles lancée par l'administration Reagan dans les années 80, on va découvrir la cyberguerre avec Barack Obama. La cyberguerre ? C'est la guerre électronique avec pour armes des virus informatiques aux conséquences dramatiques. La semaine dernière à Washington, d'anciens hauts fonctionnaires américains ont simulé une « cyberattaque » massive sur les États-Unis, pour sensibiliser la population à cette nouvelle menace. Le scénario catastrophe concocté par le Bipartisan Policy Center (BPC) était digne des meilleurs films d'Hollywood : réseaux de téléphonie mobile et fixe au tapis ; internet devenu si lent que toute l'économie se grippait et que les avions restaient coulés au sol ; le réseau électrique, touché lui aussi, plongeait des dizaines de millions d'Américains dans l'obscurité. Et personne ne savait d'où venait l'attaque. Cette simulation, baptisée « Cyber ShockWave » et qui fera l'objet d'un documentaire sur CNN, s'est déroulée dans la suite d'un hôtel transformée en « Situation Room » de la Maison Blanche, la pièce ultra-sécurisée où le président américain se réunit avec ses services de sécurité en cas de crise. C'est que la crainte d'une cyberattaque est devenue un sujet de préoccupation majeur aux USA, confrontés depuis plusieurs mois à des attaques de pirates, notamment chinois. Mais le phénomène est mondial. La société NetWitness vient ainsi de révéler qu'une attaque informatique géante avait permis de prendre le contrôle de 74 000 ordinateurs dans 196 pays ! Et depuis un an, 2 411 organisations ont été attaquées, dont 374 aux USA. Plus inquiétant, Al Qaïda serait en mesure de lancer un cyberjihad…

Conscient des enjeux, Barack Obama a récemment nommé à la Maison Blanche un spécialiste reconnu de la sécurité informatique qui a fait ses armes dans l'armée comme chez Microsoft. Howard Schmidt, un ancien de l'équipe Bush, est devenu « Monsieur cybersécurité. »

Et en France ? Pas de poste équivalent à l'Élysée, mais lors du récent 12e conseil des ministres franco-allemand, la France et l'Allemagne sont convenues de travailler ensemble au « renforcement des mesures de protection contre les attaques cybernétiques, notamment dans les instances internationales appropriées ».

C'était en 1985. Le Mac d'Apple avait un an et l'ordinateur personnel d'IBM se cantonnait au monde de l'entreprise lorsque le gouvernement Fabius décidait de lancer le plan informatique pour tous (IPT). Objectif : initier 11 millions d'élèves à l'outil informatique - et à la programmation - et soutenir par la même occasion l'industrie informatique française à coup de Thomson TO7 et d'ordinateur Goupil. Excellent en théorie, le plan IPT a fait long feu.

Vingt-cinq ans plus tard, alors que l'internet haut débit équipe un foyer sur deux en France et que les élèves appartiennent tous à la « génération Y » (connectée au Net en permanence), le gouvernement Fillon entend reprendre en main le dossier du numérique à l'école.

Hier, le député UMP Jean-Michel Fourgous a remis au ministre de l'Éducation nationale Luc Chatel le rapport « Réussir l'école numérique. » Le parlementaire et chercheur au CNRS, qui a consulté tous les acteurs du monde de l'éducation et qui se réjouit du « climat très positif, très constructif » des contributions, a dressé 12 priorités et 70 mesures pour que la France « rattrape son retard en équipements et par conséquent en résultats. » « L'objectif est de passer de l'expérimentation à la généralisation », précise le député, qui salue les nombreuses initiatives pédagogiques menées partout en France. « Afin de réaliser le passage au numérique pour tous à l'école, il est nécessaire d'intensifier l'équipement en Technologies de l'information et de la communication pour l'éducation (Tice) dans tous les établissements », explique Jean-Michel Fourgous, qui a chiffré à 1 milliard d'euros le coût de ses mesures. Ainsi dès 2012, les élèves et les enseignants devraient voir se concrétiser cette école numérique. D'ici deux ans, 100 % des établissements devront être connectés en haut ou très haut débit et seront dotés de tableaux numériques interactifs.

Le rapport préconise aussi la numérisation tous azimuts des manuels scolaires. En 2011, la publication en numérique des ouvrages sera d'ailleurs obligatoire et en 2012 devraient apparaître des manuels interactifs intégrant par exemple des jeux vidéos sérieux (serious games). Pour peu que les élèves soient dotés d'une tablette ou d'un ordinateur portable et l'on pourrait enfin dire adieu aux cartables lourds ! Enfin, pour muscler l'équipement des établissements, sous l'égide d'une future Agence pour l'accompagnement au développement numérique, le rapport Fourgous plaide pour une baisse de la TVA à 5,5 % pour le numérique pédagogique.

Les syndicats enseignants, qui ont accueilli favorablement le rapport, attendent maintenant du ministre « des mesures d'urgences. » Luc Chatel a annoncé pour avril un plan pluriannuel « très ambitieux. »


La Région rattrape son retard

Dans le dernier diagnostic de la société de l'information en Midi-Pyrénées, l'Ardesi a analysé la façon dont les technologies de l'information et de la communication dans l'éducation sont utilisées. En 2008, il y avait 15,1 élèves par ordinateur dans les écoles, 5,9 dans les collèges et 3,2 dans les lycées. Les lycées sont donc proches de l'objectif national de 3 élèves par ordinateur.

Établissements connectés. Si le rapport Fourgous préconise 100 % des établissements connectés à internet, c'est déjà le cas pour les lycées, grâce au réseau Aster mis en place par le conseil régional. Les collèges sont connectés à hauteur de 98 % et les écoles à 57 %. Le plan national « Écoles numériques rurales » qui concerne 5 000 écoles est donc particulièrement pertinent pour rattraper le retard. À noter qu'une connexion Wifi équipe 10,8 % des écoles, 24,8 % des collèges et 32,7 % des lycées.

Tableau blanc interactif. Le tableau blanc interactif (TBI), dont le rapport Fourgous souhaite également la généralisation, monte en puissance dans la région. Un tableau blanc classique qui fonctionne avec un vidéoprojecteur et un ordinateur. L'écran devient comme une tablette tactile sur laquelle intervient l'enseignant avec un stylet pour dessiner, annoter, etc. Toutes les modifications peuvent être enregistrées et répercutées sur les ordinateurs des élèves par exemple. Si les écoles sont relativement peu équipées (une quarantaine de TBI), les collèges et les lycées se dotent de plus en plus de cet équipement. A la rentrée prochaine 75 TBi s'ajouteront aux 72 déjà présents dans les lycées.

ENT. L'espace numérique de travail propose un ensemble de services pour les enseignants, les élèves et leurs parents. A terme 136 000 élèves pourront consulter leur note ou rendre leurs devoirs. En dépit de quelques problèmes de connexions, l'ENT de Midi-Pyrénées est en tête des projets nationaux.
Aujourd'hui se déroule dans plus de 60 pays la 7e édition du « Safer Internet Day. » Cette initiative lancée par Insafe, le réseau européen des programmes de sensibilisation à un internet plus sûr, co-fondé par la Commission européenne avec des partenariats en Argentine, en Australie et aux États-Unis, vise à donner aux internautes, petits et grands, les moyens de profiter au mieux des opportunités d'internet tout en évitant ses risques potentiels. Cette année, le thème retenu concerne la gestion de son image personnelle en ligne autour du slogan « Tu publies ? Réfléchis. » Alors que le réseau social vedette Facebook vient de franchir les 400 millions d'utilisateurs et qu'un débat sur le droit à l'oubli numérique a été initié en France, il est devenu capital, pour les adolescents comme pour les adultes, de bien réfléchir aux traces qu'on laisse, volontairement ou non, sur internet.

« Tout en nous offrant de nouveaux modes d'expression personnelle et de nouvelles opportunités créatives, ces nouvelles technologies peuvent aussi être la source de situations embarrassantes, voire traumatisantes », explique l'association internet sans crainte, membre d'Insafe.

« Les photos que nous mettons en ligne restent en effet sur les réseaux et peuvent resurgir des années plus tard… Or, par exemple, une photo délirante d'une fête publiée aujourd'hui par un jeune sur internet peut s'avérer lourde de conséquence lors d'un entretien d'embauche des années plus tard. C'est pourquoi il est important d'apprendre aux enfants et aux adolescents d'une part à gérer de façon responsable leur propre identité en ligne afin de la maîtriser, et d'autre part à respecter le choix des autres, et de ne pas publier les informations et photos les concernant qu'ils ne souhaitent pas voir en ligne. »

L'association, qui a édité un guide à l'usage des parents, propose ainsi un jeu en ligne, « 2025 ex machina. » (www.2025exmachina.net). Destiné aux 12-16 ans, ce Serious Game produit par Tralalere incite les jeunes à porter un regard critique sur leurs différents usages d'internet fixe et mobile.

Enquête. Les jeunes accros des réseaux
Selon une enquête Opinion Matters pour l'éditeur de logiciel de sécurité Trend Micro, les principales informations partagées par les enfants sur le web sont relatives à leur adresse e-mail (67,5 %), leurs photos (43,7 %), leurs amis (34,7 %). Plus ils grandissent, plus ils partagent : entre 10 et 16 ans, la mise en ligne de photos progresse de 382 %. Et la mise en ligne de leur statut sur les réseaux sociaux (Facebook, MSN) en temps réel explose : +514 %. Si 49 % des enfants déclarent ne pas mettre en ligne d'informations que leurs parents ne souhaiteraient pas voir, cette proportion chute littéralement pour les plus âgés, puisque cela concerne 27 % des adolescents de 16 ans contre 74,7 % des enfants 10 ans. La majorité des enfants prend conseil auprès de leurs parents (67 %) ou de leurs amis (44 %) sur ce qu'il est sûr ou non de mettre en ligne. En revanche, dès qu'ils ont soufflé leur 15e bougie, ils privilégient leurs amis (61,5 % des 15 ans et 56,8 % des 16 ans), puis le web (16,2 %) pour se renseigner.
L'enquête complète : cliquez ici.
Alors que se déroule aujourd'hui la 7e édition du Saffer Internet Day pour un internet plus sûr, l'éditeur de jeux vidéo Kazago va lancer d'ici quelques semaines « Nooja » (www.nooja.com) son premier jeu destiné aux enfants à partir de 7 ans. « Nooja est un jeu en ligne communautaire dans lequel on retrouve ses amis pour tchatter, danser, faire la fête et jouer en toute sécurité », expliquent les concepteurs. Créer et personnaliser son avatar, s'ouvrir aux autres et s'entraider pour mener à bien des missions, etc. Une équipe de modérateurs professionnels anime le jeu ; un système de filtrage en temps réel évite les incivilités et les échanges de données personnelles ; et un écran de contrôle parental permet de gérer les plages horaires de jeu. Nooja, qui ne comporte pas de publicité, sera disponible gratuitement avec une option à 5 € par mois.
Il y a dix ans, l'écrivain Phil Marso lançait les premières Journées mondiales sans mobile, un 6 février, jour de la saint Gaston, en clin d'œil à la chanson de Nino Ferrer « Gaston y'a l'téléphon'qui son'et y a jamais person'qui y répond. »

Sauf que depuis dix ans, c'est de moins en moins vrai tant le portable a envahi notre quotidien. Selon les derniers chiffres de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) dévoilés jeudi soir, la France comptait, au 31 décembre 2009, 61,46 millions d'abonnements au téléphone portable. Face à cet éclatant succès, certains s'interrogent sur l'impact qu'ont sur nos vies ces compagnons électroniques toujours plus sophistiqués. Au-delà du débat de santé publique sur la nocivité des ondes et des antennes relais - toujours en cours - il s'agit là de réfléchir à la place qu'occupe le portable dans notre quotidien. Le portable est si pratique mais aussi si agaçant quand les sonneries intempestives se déclenchent en pleine séance de cinéma ; quand des individus sans-gêne vocifèrent dans leur appareil au milieu d'un bus ; que des élèves passent des appels en plein cours ; ou encore quand le conjoint consulte compulsivement son Blackberry ou son iPhone à tout moment pour répondre à ses e-mails.

Alors certains ont envie de dire stop et de faire une pause, comme Phil Marso. « Cet outil de communication à distance empiète petit à petit sur notre vie privée. Vous n'avez plus aucun répit pour votre intimité, puisque vous devez être connecté 24 heures sur 24 avec ce fil à la patte : pour la connexion avec internet et ses réseaux sociaux (Facebook, Twitter), l'attrait de la téléréalité en buzz continu (You Tube, Dailymotion) et les applications de plus en plus oppressantes sous couvert d'indispensable », explique Phil Marso. Pour la 10e édition qui se tient pendant trois jours à partir d'aujourd'hui avec pour sous-titre « Captez pas ma vie privée ! », Phil Marso propose à chacun de tester sa dépendance avec trois tests : couper 24 heures son mobile, privilégier les SMS dans les lieux publics, et éteindre son mobile de 6 à 10 heures et de 17 à 21 heures quand on est au volant. Alors, chiche ?

Comment c'était avant ?

Vivre sans portable ? Si certains trouvent aujourd'hui l'idée impensable, il suffit pourtant de remonter à une dizaine d'années pour retrouver une France où le diktat « être joignable partout » était inconnu. Sans tomber dans le « 22 à Asnières », les Français communiquaient alors avec les seules lignes fixes, soit à leur domicile, soit avec un réseau de cabines publiques qui était bien plus étoffé qu'aujourd'hui ; puisque 60 % des cabines ont disparu depuis 1997 car n'étant utilisées que moins de 5 minutes par jour.
Trouver à l'époque une ces cabines puis un peu de monnaie (ou une télécarte) devenait parfois un vrai casse-tête. Les Français qui n'étaient pas encore entrés dans la société de la communication, faisaient montre de patience pour joindre leur interlocuteur ; au mieux laissaient un message sur un répondeur à cassette… Avoir un téléphone « transportable » comme le vénérable Radiocom 2 000 était le luxe des décideurs. Ironie de l'histoire, aujourd'hui, le vrai luxe pour ces derniers, c'est justement de n'avoir pas de mobile…

Avec ou sans, de gré ou de force

15 jours sans. J'ai 29 ans, et ça va bientôt faire 15 jours que je n'ai plus de portable. Et ça se passe bien. Et quelle économie de textos en ce moment. Avec mes mails et le téléphone fixe en illimité à la maison, le portable n'est plus nécessaire. Vous allez me dire « Et si tu es en panne de voiture ? » Eh bien, comment faisait-on avant ?

C'est un fléau. ça file des cancers, c'est utile réellement que 10 % du temps, à la limite dans le cadre professionnel… ça fait pousser des antennes toutes moches et des ondes super-dangereuses et en plus ça te massacre ton budget du mois… Et les sonneries… sans compter les gens qui gueulent dans leur téléphone. Je l'utilise de moins en moins, genre 3 fois par semaine maxi.

Je suis heureux sans. Je n'en ai pas et survis quand même… Je vis même ! Bien sûr que l'on peut se passer du portable. ça rendrait même les rapports entre les gens beaucoup plus francs. Plutôt que de guetter son portable du coin de l'œil toute la journée en stressant « m'appellera ? m'appellera pas ? », plutôt que de dépenser ses économies (ou celles de ses parents), plutôt que de manquer de respect à n'importe qui sous prétexte qu'« il faut absolument que je réponde », plutôt que de devenir franchement insupportable en sonnant à n'importe quelle heure, plutôt que de pouvoir vous faire joindre à n'importe quelle heure par votre patron pour « une petite heure un samedi matin », plutôt que de devoir prévenir votre maman que vous rentrerez un peu tard, plutôt que de vous faire agresser par la pub sur votre mobile… Alors oui, il paraît que l'on peut vivre sans et que l'on pourrait même être heureux sans.

Pas équipé mais prêt à craquer. Je n'ai pas de téléphone mobile… simplement parce que je n'en ai pas besoin. Mais je suis à deux doigts de craquer, pour un iPhone. Pas pour le téléphone, mais pour tout le reste…

Ceux qui en ont plusieurs…
L'analyse des derniers chiffres de l'Arcep montre que dans certaines régions, le taux de pénétration dépasse 100 % : 102,9 % en Corse, 107,4 % en PACA et 138,9 % en Ile-de-France. C'est-à-dire qu'il y a plus de mobiles que d'habitants. Un phénomène qui s'explique notamment par ceux qui disposent de plusieurs mobiles. Une ligne fixe et une ligne professionnelle ; ou alors deux opérateurs différents en raison de la couverture de l'un ou l'autre. Certains modèles de portables ont d'ailleurs prévu 2 emplacements pour carte SIM.

Nora Berra a participé jeudi 4 février à une réunion de travail au siège toulousain de la direction régionale Sud-Ouest de SFR. Aux côtés de Cyrille-Frantz Honegger, directeur régional, et de Thierry Launois, directeur « nouveaux marchés et innovation » du 2e opérateur mobile, la secrétaire d’État entendait initier la réflexion sur la place que peuvent prendre les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le plan national « Bien vieillir », lancé en 2007.
« Les trois quarts de nos aînés préfèrent rester chez eux, mais il faut que les conditions soient réunies. Les TIC peuvent contribuer à cela car elles peuvent créer du lien social, apporter des services à domicile et assurer leur sécurité », a expliqué Nora Berra. Courses sur internet, télésurveillance, applications de e-santé, etc. Autant de pistes explorées par SFR et les start-ups avec lesquelles l’opérateur noue des partenariats comme H2AD, Sigma Méditerranée ou Link Care Service.
La ministre a annoncé qu’elle allait mettre sur pied un groupe de travail national pour « organiser le modèle économique » de ces services innovants.

(Photo Francis Bacon : Nora Berra, Secrétaire d’Etat en charge des Aînés, Cyrille-Frantz Honegger, Directeur Régional SFR Sud Ouest, Thierry Launois, Directeur Nouveaux marchés et Innovation SFR.)

Trois start-up innovantes


1. H2AD




H2AD opère une plateforme médicalisée 24 heures sur 24 proposant des solutions entièrement sécurisées qui permettent le suivi à distance, le maintien et le retour à domicile des personnes fragiles (maladies chroniques, vieillesse) ou temporairement vulnérables (suite d’une intervention).

Les équipes du plateau sont composées de médecins salariés présents 24 heures sur 24 disposant de chambres de garde ; d'infirmières
et de permanenciers régulateurs. Elles sont complétées et assistées par des ingénieurs informaticiens responsables du développement et de la maintenance de l'infrastructure technique.

Actuellement, H2AD travaille sur plusieurs projets comme le projet H2BOX (boîtier résidentiel autonome et communiquant permettant la détection infraclinique d'une détérioration du comportement) ; le projet Casper (recherche avancée en détection et transmission Home Care), le projet D2C (Dossier Client Communiquant. Appel à projet lancé par l’Agence Nationale de Service à la Personne, où H2AD est chargé de réaliser une plateforme informatisée de coordination sociale ayant pour objet le référencement des différents services à la personne, l’évaluation des prestations et l’orientation du public vers les bonnes solutions.)

Plus d'informations ici : www.h2ad.net

2. Sigma-Méditerranée

Holding de 30 personnes, le Groupe Sigma-Méditerranée recouvre tous les métiers de l’informatique, de l'impression numérique, des systèmes de gestion et d'encaissement. Sigma Méditerranée est affilié à Résadia, 1er réseau national de distribution et de services informatiques & télécommunications.

Sigma a récemment reçu le « 1er Prix des Technologies et Services de la E-Santé » remis lors de la manifestation « l’Hôpital du Futur » à Castres-Mazamet Technopole en juillet par la Mêlée Numérique de Toulouse et AG2R pour son produit AlloBox TV. AlloBoxTV est un moyen de communiquer avec la télévision. Elle permet à un senior de discuter et voir en direct sur son téléviseur famille et amis, où qu’ils se trouvent dans le monde, sans limite de temps.

"Les systèmes sur le marché, y compris les plus récents, utilisent tous des ordinateurs qui, même tactiles, sont souvent difficiles d’utilisation pour les anciens. AlloBoxTV en facilite au contraire l’accès : le senior ne manipule rien et il n’utilise qu’une télécommande très simple avec son téléviseur. Famille, amis ou médecins contactent le téléviseur depuis n’importe quel ordinateur relié à internet sans aucun logiciel", explique Sigma qui commercialisera l'AlloBox TV por le grand public cette année.

Plus d'informations ici : www.sigma-mediterranee.fr

3. Link Care Services

Link Care Services, créée en 2006 par Richard Saccone et Laurent Hirsch, est la première société française de services dédiés à la surveillance et à la sécurité des personnes en perte d’autonomie basés sur les Technologies de l’Information et de la Communication.

Link Care Services (LCS) propose un service de vigilance spécialement imaginé pour accompagner les patients atteints de maladie d’Alzheimer et leurs aidants. LCS a mis au point avec les professionnels de santé (gériatres, ergothérapeutes, psychiatres…), un nouveau système de vigilance assistée par ordinateur basé sur l’analyse des comportements, ne nécessitant aucune intervention du patient. Le dispositif veille sur le patient, dans le plus grand respect de son intimité, sur son lieu de résidence.

Link Care Services a reçu, jeudi 10 décembre, le Grand Prix Malakoff Médéric Technologie Autonomie pour son dispositif.

Plus d'informations ici : www.linkcareservices.com
En dépit de la crise, tous les indicateurs sont au vert pour le commerce électronique pour lequel 2009 aura été l'année de tous les records. Selon l'étude publiée hier par la Fédération de l'e-commerce et de la vente à distance (Fevad) et le Secrétariat d'État chargé du Commerce, à l'occasion du bilan du commerce électronique 2009, les ventes en ligne ont progressé de 26 % en 2009. Le chiffre d'affaires global des ventes sur internet a atteint 25 milliards l'an passé. Entre 2000 et 2009 l'e-commerce aura vu son chiffre d'affaires multiplié par 35. Il devrait en 2010 selon la Fevad dépasser les 30 milliards d'euros. Le panier moyen en 2009 s'élève à 90 euros, en baisse de 2 %, observe la Fevad. Selon les derniers résultats de l'Observatoire des Usages Internet de Médiamétrie, le nombre de cyber-acheteurs au 4e trimestre 2009 a poursuivi sa progression avec une croissance de 9 % sur un an. Au total, on compte 24,4 millions d'acheteurs en ligne soit 2,1 millions de cyberacheteurs supplémentaires en un an avec une progression de +13 % du nombre de cyberacheteurs âgés de 50 à 64 ans. Selon une étude Kelkoo, le secteur devrait connaître une croissance de 31 % en 2010. La France se situe à la 3e place européenne derrière le Royaume-Uni et l'Allemagne.
Régulièrement, les éditeurs de logiciels anti-virus nous mettent en garde contre le pourriel ou le spam, c'est-à-dire les e-mails non sollicités qui inondent nos boîtes électroniques. Un véritable fléau confirmé, s'il en était encore besoin, par l'Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information (Enisa), qui vient de publier son 3e rapport sur le spam. L'enquête a ciblé 92 fournisseurs de services de messagerie électronique de différentes tailles dans toute l'Union européenne, qui gèrent au total près de 80 millions de boîtes aux lettres. Moins de 5 % de la totalité du trafic concerne de « vrais » courriels ; 95 % sont donc du spam. Même si le spam représente seulement 10 % des appels à leur service d'assistance, il impacte très fortement leurs budgets. Parmi les très petits fournisseurs, un sur quatre attribue à la lutte contre le spam un budget supérieur à 10 000 € par an. Et chez les grands fournisseurs d'e-mails, un sur trois consacre plus d'un million d'euros par an à la lutte contre le spam. Diverses mesures anti-spam sont bien sûr mises en œuvre : techniques, de sensibilisation, politiques et juridiques. Les listes noires restent toutefois l'outil le plus employé. Pour lutter davantage contre « ce fardeau inutile, coûteux et chronophage », Udo Helmbrecht, directeur exécutif de l'Enisa, préconise une meilleure surveillance du spam, notamment pour « en identifier la source » ; et une clarification réglementaire sur « les conflits entre le filtrage du spam, la confidentialité et l'obligation de livraison. »