Le BRGM et ses partenaires, les services géologiques de 21 pays européens, lancent, le 27 octobre 2010, le nouveau portail OneGeology-Europe qui met en ligne, pour la première fois, la carte géologique de l'Europe. OneGeology-Europe propose une réalisation inédite : la toute première carte géologique de l'Europe, dynamique, harmonisée, multilingue et disponible sur http://onegeology-europe.brgm.fr/geoportal. Accessible à tous, cette carte telle un puzzle se construit instantanément en ligne lorsque l'on se connecte.
La région Midi-Pyrénées et l'Ardesi organisent les 29 et 30 novembre les 6es rencontres du e-tourisme institutionnel. En avant-première, elle dévoile le baromètre annuel du tourisme en ligne.
Plus d'un Français sur deux prépare désormais ses vacances sur internet. Tel est le principal enseignement du baromètre annuel sur les enjeux du tourisme en ligne dévoilé hier par la région Midi-Pyrénées et son agence régionale pour le développement de la société de l'information (Ardesi). Les deux organismes préparent activement les 6es rencontres du e-tourisme institutionnel, qui se dérouleront les 29 et 30 novembre prochains à l'espace des congrès Diagora à Labège, près de Toulouse. Depuis cinq ans, ces rencontres sont devenues un rendez-vous incontournable pour tous les acteurs régionaux et nationaux (offices de tourisme, syndicat d'initiatives, etc.)
Conçu par le cabinet Guy Raffour, le baromètre 2010 est riche d'indications sur la façon dont les touristes se sont approprié internet. « Sur 29 millions de Français partis en vacances en 2009, plus de la moitié (14,7 millions) ont préparé tout
ou partie de leur séjour sur internet », explique le cabinet Raffour « Ils ont consulté en moyenne 7 sites web. 35 % d'entre eux ont réservé ferme, en se servant uniquement de leur carte bleue. Cela concerne 10,2 millions d'e-touristes qui ont généré 8 milliards d'euros de réservation en ligne soit 32 % du total du e-commerce. »
Et cette tendance ne devrait pas s'arrêter en si bon chemin. « 76 % des agents de voyages interrogés prévoient une hausse des réservations en direct auprès des prestataires et 74 % d'entre eux annoncent une hausse des réservations sur les sites d'agences de voyages en ligne », explique le cabinet d'études, précisant que les internautes recherchent « la possibilité d'accéder à l'information quand on le souhaite, sans se déplacer, tout en pouvant comparer les prix. »
Autant d'éléments qui devraient inciter les offices de tourisme de la région à être encore plus présents sur internet. L'an dernier 60 % d'entre eux avaient un site internet.



Tourisme participatif
Lieu d'échanges de bonnes pratiques, de sensibilisation aux nouveaux usages et de découverte de projets innovants - dinstingués par des trophées - les rencontres nationales du e-tourisme vont insister pour leur 6e édition sur le tourisme participatif en plein boom. Les sites de réservations en ligne comme TripAdvisor ou Expedia sollicitent de plus en plus les commentaires des internautes et ces derniers, tuojours plus experts, utilisent également des outils comme Foursquare ou Dismoiou pour conseiller à leurs amis leurs bons plans. Des données que les acteurs du touurisme doivent intégrer.
L'achat des cadeaux pour Noël ou les anniversaires relève parfois du casse-tête. Wigift.com est le premier outil web communautaire dédié à la recherche et au partage d'idées cadeaux. Une fois inscrit (ou connecté via Facebook), l'internaute peut exprimer ses souhaits de cadeaux, mais aussi partager en secret de bonnes idées pour ses proches.
En lançant hier en France ses premiers téléphones Windows Phone 7, Microsoft entend bien réaliser dans le mobile le succès qu'il a obtenu sur le marché des ordinateurs personnels avec Windows 7. Un vrai pari pour le géant américain des logiciels tant il a pris du retard sur le très lucratif marché des smartphones, dominé par les mobiles Google-Android, Apple iPhone et Blackberry de RIM.
Cinq terminaux Windows Mobile 7 sont d'ores et déjà disponibles chez Orange, SFR et Bouygues Telecom, sans que leur lancement ne se soit fait en grandes pompes, mais avec des tarifs plutôt intéressants (à partir de 29 € avec abonnement). Il est vrai que les appareils, conçus par HTC, Samsung et LG selon un cahier des charges très précis, ont tendance à se ressembler en reprenant des caractéristiques qui sont aujourd'hui devenues la norme (écran tactile, Wifi, Bluetooth, GPS, processeur à 1 GHz, etc.).
La nouveauté se situe surtout à l'intérieur des appareils. Du passé, Microsoft a fait table rase pour repenser et simplifier la navigation. « Avec beaucoup de smartphones, les utilisateurs rencontrent souvent des difficultés à trouver et à utiliser ce dont ils ont besoin », indiquait Steve Ballmer, PDG de Microsoft, lors du lancement mondial le 11 octobre. « Avec Windows Phone 7, nous apportons quelque chose de vraiment différent. » Les vignettes dynamiques de l'écran d'accueil personnalisable, la mise en œuvre d'univers thématiques appelés « hub » (contacts, photos…) constituent des innovations intéressantes. La présence de la suite bureautique Office, d'un magasin d'applications aux conditions plus souples que chez Apple, le lancement prochain d'un abonnement musical Zune Pass pour la musique et d'une section de jeux X-Box Live sont incontestablement de bonnes idées. Suffiront-elles à emporter l'adhésion du public ? L'avenir le dira.
En tout cas les Midi-Pyrénéens pourront voir les mobiles Windows Phone avec une petite pointe de fierté car l'application de messagerie instantanée Windows Live Messenger a été développée à Toulouse par un partenaire de longue date de Microsoft, la société Bewise.
Créé en octobre 2000, service-public.fr, édité par la Direction de l'information légale et administrative (DILA), a franchi hier le cap des 10 ans avec près de 5 millions de visites mensuelles. Plébiscité par les usagers en recherche d'une information administrative fiable ou d'un service en ligne, il est aujourd'hui un de leurs outils préférés. Le portail proposera bientôt de nouvelles fonctionnalités offrant une accessibilité et une personnalisation accrue (géolocalisation, etc.).
imusic-school.com, première école de musique sur internet avec des cours vidéos a développé une méthode unique d'apprentissage de la musique (guitare, basse, batterie, harmonica, Deejaying et MAO) sur internet pour les débutants et les confirmés, en s'appuyant sur des artistes de renom, comme Sanseverino, Farid Medjane (Trust), Michael Jones, Jean-Félix Lalanne, Romane, Joon Switon, etc. L'abonnement varie de 9,90 à 19,90 € par mois.
Vous envisagez de changer de fournisseur d'accès à internet ou de vous abonner pour la première fois à une offre internet haut débit/téléphone fixe illimité/télévision ? Cela vaut peut-être le coup d'attendre quelques semaines, le temps que les fournisseurs dévoilent leurs nouveautés. Car pour les fêtes de fin d'année, c'est bien une guerre des box qui se profile.
SFR et Free doivent ainsi lancer leurs nouvelles box d'ici Noël. Une nécessité surtout pour Free dont la 5e version de son boîtier - sortie en avril 2006 - commence à dater.
À l'époque, Free avait pris une longueur d'avance technologique en proposant des fonctionnalités inédites (TNT haute définition, enregistrement par disque dur, etc.), ce qui lui avait permis de rafler entre 22 et 26 % de parts de marché des nouveaux abonnés ADSL sur les trimestres qui avaient suivi le lancement. Depuis, SFR, qui a absorbé Neuf, mais aussi Bouygues Télécom et Orange sont revenus dans la course.
Pour la 6e version de la Freebox, Maxime Lombardini, directeur général de Free, a récemment promis une « innovation majeure ». Du coup les rumeurs vont bon train. La future Freebox pourrait être dotée d'un processeur plus puissant ; d'un module 3G (femtocell) pour améliorer à domicile la couverture de son mobile ; disposer d'une offre de jeux en ligne ; permettre de naviguer sur internet directement depuis le poste de télévision, voire disposer d'un lecteur DVD Blu-ray.
Du côté de SFR - qui doit lancer aujourd'hui une offre de jeu à la demande - on prépare aussi une nouvelle box, « avant la fin de l'année », selon Frank Cadoret, directeur général grand public et professionnel de SFR. Le 2e opérateur - qui dispose d'un réseau de téléphonie mobile, contrairement à Free - devrait jouer à fond la carte des services avec une offre basique et premium quadrupleplay. L'objectif, commun à tous les fournisseurs d'accès à internet, étant bien sûr d'augmenter le revenu mensuel par abonnés.
Si SFR et Free sont concurrents sur le net voire en franche opposition - SFR refuse d'ouvrir son réseau 3G à Free - les deux fournisseurs se retrouvent en accord sur un point : la hausse de la TVA sera répercutée sur la facture du client, signant la fin du forfait à 29,90€.
Difficile de s'y retrouver dans les catalogues de vidéos à la demande (VOD). D'où l'idée de Myskreen.com. «Nous souhaitons rendre l'offre plus lisible en permettant à l'internaute de trouver facilementle contenu qu'il recherche à un seul et même endroit. Nous lui offrons l'assurance que la source est légale et la garantie de payer le prix le plus juste», indique Frédéric Sitterlé, président de mySkreen.com
De quoi j'ai l'air ? Nous nous posons tous cette question. Mais il est très difficile d'obtenir un avis objectif de la part de ses proches ou amis. D'où l'idée de Look'n'Be, premier réseau social dédié aux questions liées à l'image personnelle et aux échanges sur le look et sur l'image que les autres peuvent avoir de nous. Sous forme de commentaires, de questions/réponses, de conseils, www.looknbe.com est un peu un Facebook du look. « Notre objectif : recruter 50 000 membres avant janvier 2011 » commentent Olga et Stéphane Castellani, les fondateurs du site, dont l'inscription, gratuite, donne accès à tous les outils communautaires (cercles d'amis, suivi de leur actualité, messagerie intégrée, forum, etc.).
Ceux qui aimeraient bien aller sur internet mais trouvent trop complexe l'utilisation d'un ordinateur ou d'une tablette électronique vont pouvoir se réjouir : internet va s'inviter directement dans leur téléviseur. Dévoilées lors de plusieurs grands salons de l'électronique grand public (CES de Las Vegas, IFA de Berlin), les télévisions connectées à internet devraient être mûres pour être les vedettes des fêtes de fin d'année.
Sur le berceau de ces nouveaux appareils se sont penchés tous les grands fabricants (Philips, Sony, Samsung, LG…) et les géants d'internet, comme Google. Le célèbre moteur de recherche s'est allié à Sony et vient de dévoiler, cette semaine sa première Google TV.
La Sony Internet TV sera disponible le 24 octobre prochain, aux États-Unis dans un premier temps, à des prix allant de 425 à 990€. Elle sera disponible en 24, 32, 40, et 46 pouces de diagonale avec un écran LED Full HD, le Wifi, et une foule d'innovations comme un mode « dual screen » grâce auquel on pourra regarder la télé tout en surfant sur internet.

Un mini-clavier

Ces télés connectées seront livrées avec une télécommande et un mini-clavier sans fil pour utiliser l'ensemble des applications développées par Google. Rechercher une information sur internet, mettre à jour son profil Facebook, commenter une émission en direct sur son compte Twitter, consulter à tout moment la météo ou la grille des programmes sera particulièrement simple. Nul doute aussi que Google, qui s'est taillé la part du lion dans la publicité sur internet, saura adapter son modèle économique à la Google TV pour proposer des publicités ciblées.
D'autres acteurs sont également en piste. Le moteur de recherche Yahoo ! concurrent de Google a lui aussi développé l'idée d'une télé internet, la Yahoo ! connected TV, qui propose de petites applications (widgets) pratiques pour s'informer. Apple de son côté a remis au goût du jour son Apple TV, un boîtier à brancher sur n'importe quelle télé pour connecter celle-ci au net.
Mais l'une des initiatives les plus abouties concerne le standard HbbTV (Hybrid Broadcast Broadband TV) qui va permettre aux chaînes d'interagir en direct avec leurs téléspectateurs. France Télévisions lancera ses premiers services interactifs en mars 2011.





Tribune libre de Xavier Paulik, CEO de Tiki’Labs

Avec la sortie du Windows Phone cette semaine, et du nouveau Samsung Wave à la fin du mois, sommes-nous en train d'assister à une évolution majeure du marché du mobile ? Evolution qui coïncide avec la montée en puissance des usages de l’Internet mobile - en complément, sinon au détriment, à terme, des applications ? Utilisateurs et éditeurs vont-ils suivre le rythme ?

Apple dépassé sur le terrain ?
Jusqu'à cet été, la situation paraissait simple et la messe presque dite : Apple, avec son iPhone, fédérait les médias et écrasait la concurrence. La sortie de l'iPad marquée par un keynote historique de Steve Jobs, la rupture de stock opportunément organisée dès son lancement ainsi que l'arrivée de l’iPhone 4, rendant pour la première fois palpable la promesse de la visiophonie … tout concourrait à asseoir l’hégémonie de l’iPhone, qui a éduqué le marché, et a fini par convaincre le grand public de franchir le pas des forfaits illimités sur téléphone, malgré un prix encore élevé.
Cependant, depuis quelques semaines, Apple a été détrôné dans les ventes de smartphones en France. Notamment au profit de deux grandes puissances, l’une du marché de la téléphonie, l’autre du marché de l’Internet.

Samsung, leader des ventes en France
Avec le Wave, Samsung a en effet supplanté en quelques semaines Apple en termes de ventes, d’abord sur la catégorie des smartphones, puis sur l’ensemble des téléphones. Les clés de son succès ? Samsung a réussi à créer une synergie avec les opérateurs, ce qui lui a assuré une distribution exceptionnelle et lui a permis d’élargir considérablement le public cible. Inspiré de l’iPhone mais à un prix moindre, le Wave contient, certes, moins d’applications dans son store, mais il permet une navigation Internet mobile au moins équivalente.

La dynamique Android
Avec Android, son propre système d’exploitation, Google est l’autre grand rival d’Apple révélé cet été. Après des débuts timides, les constructeurs et opérateurs ont lancé une large offensive Android, en s’associant parfois dans des campagnes de communication très efficaces notamment aux Etats-Unis (Verizon et Motorola pour le Droid notamment).
Et les résultats sont là : les premiers smartphones en mesure de concurrencer l’iPhone ont enfin fait leur apparition (HTC Evo, Samsung Galaxy S) et ont aisément trouvé leur public. Samsung annonçait ainsi avoir vendu 5 millions de Galaxy S dans le monde en 45 jours et vise 25 millions de smartphones vendus en 2010. Le store concurrent d’Apple (Android market) contient déjà près de 100.000 applications (contre bientôt 250.000 sur l’Apple store).

Le pari osé de Microsoft
Si la majorité des acteurs parie sur Android et se contente de le décliner en ajoutant leur propre interface graphique, Windows avec son Windows Phone choisit une approche radicalement différente. Grâce à son implantation dans les entreprises, une compatibilité sans faille avec les applications PC et une ergonomie entièrement nouvelle, Windows espère reconquérir les clients hauts de gamme, notamment les professionnels.
Un pari non seulement osé, mais risqué, l’iPhone ayant déjà créé des habitudes et placé la barre haut en termes d’ergonomie.

Les autres acteurs en embuscade
Nokia et RIM (Blackberry) dominent toujours le marché des téléphones classiques. Blackberry semble trouver une seconde jeunesse Outre-Atlantique avec le Blackberry Curve, tandis que l’alliance de Nokia avec Intel devrait lui permettre de pousser son nouveau système d’exploitation « Meego ».
Editeurs et utilisateurs vont-ils arriver à suivre ?
Apple, Android, Samsung - Bada, Blackberry, Windows Phone, et bientôt Meego … et autant « d’application stores » sans compter ceux des opérateurs et des indépendants : le consommateur ne risque-t-il pas de s’y perdre ? Le même casse-tête existe pour les éditeurs de contenu et les entreprises : sur quelle plateforme investir ? Quelle audience cibler ? Pour quel retour sur investissement ?
Face à cette complexité, les éditeurs et les utilisateurs ne vont-ils pas in fine privilégier les « dénominateurs communs » qu’ils retrouveront à coup sûr d’un modèle à l’autre ? Et donner raison à Google qui prône depuis longtemps, avec son système Android, les « web applications » disponibles sans aucun téléchargement et (presque) compatibles avec toutes les plateformes ? Ainsi, avec l’entrée en lice des nouveaux constructeurs et des systèmes concurrents à Apple, c’est potentiellement tout le modèle d’usage qui pourrait se trouver bouleversé.

Le web mobile supplantera-t-il les applications ?
En réponse à la multiplication des plateformes, va-t-on assister au retour en force de l’Internet « ouvert » sur mobile ?Même sur un système unique comme l’iPhone, les utilisateurs ont déjà de plus en plus de mal à s’y retrouver au sein de centaines de milliers d’applications. Ils tolèrent de moins en moins le contenu web mobile encapsulé sous forme d’applications, alors que les navigateurs mobiles récents permettent de retrouver un confort de lecture équivalent.
Plusieurs études récentes semblent aller dans ce sens, en guise de réponse à Chris Anderson qui prophétisait cet été « la mort du web » au profit des applications.L'étude Orange – TNS Exposure 2010 indique ainsi que 70% des internautes anglo-saxons (ou britanniques) préfèrent consulter du contenu média depuis le navigateur internet mobile plutôt qu’au travers des applications. Parallèlement, une autre étude (commanditée par Adobe) indique que 80% des entreprises envisagent de créer un site mobile contre seulement 8% qui souhaitent créer uniquement une application mobile.

Une nouvelle page se tourne, riche en rebondissement
Incontestablement, les semaines à venir vont être déterminantes et marquent une nouvelle étape dans l’évolution du monde mobile. Il va être particulièrement intéressant de vivre le succès (ou l’échec) des initiatives de Samsung et de Microsoft qui attaquent de front le géant Apple, et suivre en parallèle l’évolution des usages et la compétition entre applications et Internet mobile.
Alors qu'est sorti mercredi 13 octobre sur les écrans le film de David Fincher « The social network » sur la saga de la création de Facebook ; et que plusieurs faits divers ou décisions de justice récents ont mis en cause le respect de la vie privée sur le réseau social vedette aux 500 millions de membres, la France vient de franchir un premier pas sur le droit à l'oubli. Hier matin, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État à la Prospective et au Développement de l'économie numérique, a présenté devant des représentants des réseaux sociaux, blogs, moteurs de recherche, associations familiales et de protection de l'enfance, le bilan de la première année de concertation sur ce sujet et une charte des sites collaboratifs et des moteurs de recherches.

Les acteurs de l'Internet s'engagent à donner une traduction concrète aux principes de consentement, de droit à l'information et de droit d'opposition, prévus par la loi. Parmi les dispositions les plus significatives et

les plus attendues, on trouve la mise en place d'un « bureau des réclamations » virtuel et la facilitation de la suppression d'un compte, mesures plébiscitées par les internautes. Quant aux moteurs de recherche, ils s'engagent à ne plus référencer des données qui ont fait l'objet d'une demande de suppression ou qui figurent dans des espaces personnels réservés », explique le ministère pour lequel « Le dispositif de droit à l'oubli est désormais complet. »

« Cette charte constitue un point de départ. J'espère que de nouveaux signataires y adhéreront rapidement», a dit la ministre.

Si parmi les signataires de la charte - qui n'a pas la valeur juridique d'une loi - on trouve Skyrock blogs, Microsoft ou Copainsdavant.com, on cherche en vain Google et Facebook…


Quatre mois après un premier lancement en version d'essai et déjà 3 000 billets vendus, PasseTonBillet lance sa version grand public. PasseTonBillet.fr est une place de marché dédiée exclusivement à l'achat et à la revente de billets entre particuliers : train, concert, spectacle, sport, loisirs. Le principe est de permettre aux particuliers qui ont acheté un billet mais qui ne peuvent finalement plus l'utiliser, de pouvoir le revendre facilement dans un cadre 100 % dédié. Le service, imaginé par Cyril Benhamou, et incubé par la pépinière Essec Ventures, est gratuit et ne prélève aucune commission sur les billets proposés à la vente ou même vendus. Enfin, les internautes peuvent se créer des alertes e-mails pour ne pas rater un billet.
Il y avait les Razzie Awards pour le cinéma américain, les Gérard pour la télévision française. Voici désormais les Craypion d'or pour les sites web. Les récompenses, imaginées par le blogueur Henry Michel, visent à distinguer les sites « les plus visuellement déroutants, ergonomiquement improbables, conceptuellement différents. » Plusieurs catégories ont été créées et les internautes peuvent proposer des sites sur http://lescraypiondor.com. Hier, la version 1 du site de Ségolène Royal, Désirs d'avenir, arrivait en tête de ce classement.
Pourrez-vous regarder les Guignols ce mercredi 13 octobre sur Canal+ ? Si vous n’êtes pas passé à la TNT, vous serez privé de PPD... Car Canal + donne aujourd’hui le top départ du basculement de la diffusion des programmes de l’analogique vers le numérique pour deux régions du Grand Sud, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. La région Aquitaine a déjà franchi le pas le 6 mai dernier. Le changement de mode de diffusion de la chaîne payante – mais qui concerne aussi tous les programmes en clair – constitue une répétition générale de ce qui se passera l’année prochaine avec le basculement de toutes les grandes chaînes. TF1, M6, les chaînes publiques de France Télévisions ne seront plus diffusées qu’en numérique à compter du 29 mars 2011 pour l’Aquitaine, du 8 novembre 2011 pour Midi-Pyrénées et du 29 novembre 2011 pour Languedoc-Roussillon.

Zones d’ombres

Un calendrier régional choisi volontairement par l’État – les États-Unis ont eux basculé d’un coup en totalité – pour permettre un passage en douceur. Si les régions comme l’Alsace, la Bretagne ont globalement réussi leur passage, en Midi-Pyrénées, il pourrait y avoir quelques complications en raison du relief.
Les zones d’ombres du numériques pourraient être paradoxalement plus nombreuses que lorsque la diffusion se faisait en analogique. Car avec le numérique, c’est tout ou rien ; ou l’on a l’image ou l’on ne l’a pas, il n’y a pas d’entre-deux avec une image dégradée.
De fait, ceux des Midi-Pyrénéens qui recevaient mal, par exemple France 3, pourraient ne plus rien recevoir du tout. Un problème qui va concerner les zones montagneuses. L’Association des élus de montage (Anem) tout comme la Région Midi-Pyrénées ont d’ores et déjà interpellé le gouvernement ; Martin Malvy a ainsi demandé en juillet au Premier ministre de mieux recenser les zones d’ombres en vue de trouver des solutions, par exemple l’extension du nombre de personnes éligibles au fonds d’aide national.
Mais les téléspectateurs qui disposent de tout le matériel nécessaire (télé TNT ou télé avec adaptateur hertzien), qui résident dans des zones couvertes et qui captaient jusqu’à présent parfaitement les chaînes de la TNT, pourraient eux aussi subir quelques tracas. Car après le basculement en numérique, il faut remettre en mémoire toutes les chaînes, les fréquences de diffusion ayant changé avec l’apparition de nouveaux canaux. Et c’est parfois là que l’on s’aperçoit que l’antenne collective de l’immeuble ou de la maison n’est pas assez récente…
Pour l’heure, six régions en, France sont passées au tout numérique et les problèmes n’ont concernés que 1% des foyers.

Inquiétude chez les seniors
Le passage à la télé numérique vire parfois au cauchemar pour les personnes âgées. Habituées pour la majorité d’entre elles à disposer des six grandes chaînes nationales sur leur poste de télévision, les promesses de la TNT d’avoir plus de chaînes avec une meilleure qualité d’image et de son ne se vérifient pas toujours.
Dans le Lot, à Vire-sur-Lot, Sabine a décidé d’offrir à sa mère, âgée de 85 ans, un adaptateur TNT à brancher sur son téléviseur. « Alors qu’elle recevait parfaitement les programmes régionaux de France 3 Midi-Pyrénées, elle a découvert qu’avec sa nouvelle installation elle ne pouvait plus regarder que les programmes de France 3 Aquitaine », raconte sa fille à La Dépêche. « Je suis allée me renseigner auprès de l’antenniste qui m’a dit que d’autres clients recevaient France 3 Auvergne. C’est une histoire de relais et il semble ne pas y avoir de solution. » Résultat : la mamie lotoise a tout débranché pour revenir à son installation analogique en attendant le basculement de novembre 2011. À Rodez, Charles re, contre aussi des problèmes. « J’ai acheté un écran plat à l’occasion de la coupe du monde. Un antenniste a remplacé ma vieille antenne râteau par une nouvelle. L’installation marche bien mais je constate parfois une pixellisation ou un gel de l’image très agaçants. Heureusement qu’il reste l’analogique en attendant un changement de relais », explique le Ruthénois.
Au-delà des soucis de réception, les seniors se heurtent aussi à la complexité des appareils. « J’ai entraîné ma mère toute une matinée à manier la télécommande qui est trop petite et vraiment pas ergonomique », explique Sabine.
France Télé Numérique, l’organisme public créé pour accompagner les Français vers le tout numérique, l’a bien compris, qui a pris une série de mesures pour les seniors : intervention gratuite à domicile pour les plus de 70 ans ou dont le taux d’incapacité permanente est supérieur à 80 % et qui reçoivent uniquement les chaînes analogiques ; assistance téléphonique (du lundi au samedi, de 8 à 21 heures au 0970 818 818 ou www.tousaunumerique.fr) ; aides financières à l’équipement et à l’antenne.

Antennes, adaptateurs TNT, téléviseurs : gare aux arnaques
Les changements de technologies sont souvent l’occasion pour quelques petits malins de profiter de l’ignorance du grand public pour monter des arnaques. Le basculement de la télévision au tout numérique est l’occasion pour les mafrats de tenter d’arnaquer les plus vulnérables des téléspectateurs en leur vendre à prix d’or des équipements inadaptés ou parfaitement inutiles. Pour limiter les abus, le groupement France Télé Numéruque propose aux antennistes, distributeurs et revendeurs-installateurs d’adhérer à une charte de bonne conduite. « L’idée, c’est que les signataires s’engagent à fournir aux consommateurs une information loyale, à leur proposer des produits premiers prix et des prestations à des tarifs conventionnés raisonnables », soulignait Pierre Costanzo, responsable technique de France Télé Numérique, interrogé par la très vigilante association UFC-Que Choisir.
Bien organiser ses linéaires, procéder dans la mesure du possible à des démonstrations sur les modalités de branchement des différents équipements (adaptateur, TV, décodeur, box), de raccordements des appareils périphériques (TV, magnétoscope, etc.) sont quelques uns des engagements de la charte.