La data journalism (journalisme de données) a le vent en poupe. En France Owni.fr s'en est fait une spécialité.

Mais le spécialiste incontesté est David McCandless, qu'Owni a rencontré, et dont le site Information is beutiful fait référence. Lors du séminaire TED, il a livré la vision de son travail :

Alors que les députés planchent en ce moment sur le sujet de la lutte contre le marché noir des billets, le site zePASS.com, toute première place de marché à avoir organisé la revente légale de billets sur Internet, fête ses 8 ans. Le site met à la disposition des particuliers une plate-forme sécurisée dédiée à leurs reventes occasionnelles (train, concerts, matchs, loisirs).
Le site internet de l'Assemblée nationale vient de faire peau neuve et sollicite ses lecteurs dans une enquête pour mieux les connaître. Le site vient également de se doter d'une version mobile accessible à l'adresse www.assemblee.mobi Ce site dont l'affichage est adapté aux petits écrans de tous les smartphones permet de consulter les actualités parlementaires, les agendas de la séance publique et des commissions, le «dérouleur» de la séance publique, les comptes rendus des dernières séances...
Les fournisseurs d'accès à internet engagent une nouvelle bataille : celle des box à tout faire sur fond de hausse des prix . Le traditionnel forfait à 30€, c'est désormais fini.
Payer plus pour en avoir plus. Tel semble être le nouveau credo des fournisseurs d'accès à internet (FAI) français tout à la fois pour conquérir ou se voler entre eux des abonnés ; et pour en finir avec le forfait ADSL à 30 € par mois. Lancé en 2002 par Free, ce dernier était devenu le maître étalon qui a fait de la France l'un des pays à l'accès internet haut débit le moins cher. Tout cela va changer. Profitant d'une modification à la hausse de la TVA (lire ci-dessous), les FAI vont tous augmenter leurs prix en janvier de 1 à 3€. Ils vont également segmenter leurs offres en proposant des forfaits « premium » à 35 € avec leurs nouvelles box.
SFR a tiré le premier le 16 novembre dernier en lançant sa NeufBox évolution. Cette nouvelle box a subi une cure de minceur, est dotée du Wifi N, dispose d'un mode « économie d'énergie », et d'un nouveau décodeur télé fabriqué par Netgem, doté d'un disque dur amovible de 200Go mais dont seuls 40 Go sont disponibles. SFR promet « une toute nouvelle expérience TV » à ses clients avec une interface de navigation très aboutie. En deux semaines, Évolution a conquis 35 000 internautes, a indiqué l'opérateur, annonçant de nouveaux services pour 2011, probablement la multi-TV.
Mais sur le front de la nouveauté, SFR s'est fait doubler par Free ce mardi (La Dépêche d'hier). Le trublion de l'internet a, en effet, dévoilé la 6e version de sa box, baptisée Révolution et designée par Starck, qui prend une sérieuse longueur d'avance sur ses concurrents. Wifi N, connectique complète, lecteur de DVD Blu-Ray, disque dur serveur de 250 Go, internet sur la télé, télécommande à gyroscope, jeux… N'en jetez plus. La nouveauté la plus percutante est sans doute l'intégration des appels de la box vers tous les mobiles sans frais supplémentaires là où la concurrence les facture en plus. Free, qui deviendra opérateur mobile en 2012, n'a donc pas attendu pour attaquer ses concurrents Orange, SFR et Bouygues.
Mais cette guerre sur la technologie, sur les services et sur la téléphonie mobile, pour séduisante qu'elle soit a deux écueils : elle freine l'engouement pour la fibre optique et, surtout, elle va peser lourd sur la facture des abonnés…
Une fois n'est pas coutume, Appsfire.com est une start up française qui s'est d'abord lancée à l'international avant de conquérir le marché français. Fort de ses 350 000 utilisateurs essentiellement basés aux USA et en Asie, Appsfire est désormais disponible en français pour les utilisateurs d'iPhone et mobiles Android. Un vrai guide indispensable.
Ces derniers mois, les publicités des opérateurs vantant les mérites de l’iPhone, ou de l’iPad, ont occupé les écrans. Ce mouvement de fond initié par Apple afin de développer l’usage des terminaux mobiles avec de fonctions nouvelles dépassant celles du téléphone traditionnel afin de contrôler le marché des applications mobiles (via ses « stores »).

Malgré des critiques souvent motivées par les choix discrétionnaires d’Apple sur la sélection des applications, Apple offre aux éditeurs la capacité de distribuer son offre sur un parc mondial de plus de 90 millions de terminaux.


Pourquoi Apple se lance-t-il sur le sur le marché de la publicité mobile ?

Le choix d’Apple de devenir une régie mobile avec le rachat de Quattro Wireless pouvait laisser perplexe. La volonté d’Apple de prendre pied sur le marché prometteur de la publicité sur mobile, pouvait sembler une démarche risquée, loin de son cœur de métier. Pourquoi ce choix?

Tout d’abord, si l’on en croit Apple, la qualité des créations publicitaires dans les applications n’est pour l’instant pas au niveau de ce que les utilisateurs peuvent en attendre. Nous pouvons en douter lorsque que l’on voit le succès et la qualité des publicités du magasine Wired ou du Point en France. De plus, même si Steve Job annonce avoir reversé plus d’un milliard de dollars aux développeurs depuis le lancement de l’Appstore, la plupart d’entre eux restent déçus par les revenus générés. Apple fera-t-il mieux en vendant lui-même la publicité ? En tout cas, cela permet à Steve Jobs de les faire patienter. Enfin, Apple voulait réagir au rachat de Admob par Google aux États-Unis. Loin de s’opposer, les actions de Google et d’Apple dans l’univers du mobile semblent plutôt se cordonner. Le patron de Google n’a quitté que récemment le board d’Apple. Les deux entreprises se connaissent bien et continuent à collaborer ensemble (Google reste le moteur de recherche par défaut de Safari, le navigateur d’Apple sur iPhone/iPad). L’interdépendance des deux sociétés peut laisser penser qu’elles ont un objectif commun : établir un « duopole » et se partager les principaux marchés liés à la mobilité.

Les grands perdants de cette bataille pourraient être Microsoft, Nokia ou Blackberry. Dans cette course effrénée à la commercialisation d’« iPhone killers », les constructeurs se réfugient désormais, dans les bras de Google via Android qui apparaît comme leur ultime recours. Quelles sont les options qui se présentent pour les opérateurs et les constructeurs pour échapper à ce nouveau « duopole » ?


De nouveaux acteurs pour une rupture sur le marché de l’Internet mobile ?

Seule l’arrivée de nouveaux acteurs disposant d’un important savoir faire technologique, de marques mondiales et d’une base de consommateurs installés puissante pourrait faire évoluer ce « statu quo ». Après son introduction en bourse en 2012, Facebook devra trouver des axes de développement nouveaux. Facebook pourrait tenter de développer ses propres solutions de recherche « sociale » pour concurrencer Google. Facebook pourrait aussi prendre des initiatives dans le domaine des terminaux mobiles, en rachetant des acteurs du secteur en difficulté ou en développant lui-même ses propres terminaux. Dans le même temps, le réseau social pourrait tenter de développer son propre système d’exploitation en se fondant sur l’expérience des usages mobiles que la société a accumulée (FaceBook étant de loin l’application mobile la plus utilisée au monde).

Si cette hypothèse devait se réaliser, nous pourrions connaître une nouvelle rupture dans le développement des usages de l’Internet mobile. Ces derniers ne seraient pas fondés, comme c’est le cas aujourd’hui, sur le téléchargement d’applications mobiles, mais sur à un mix intelligent entre les fonctions « sociales » et les autres fonctions de l’Internet mobile. Microsoft, actionnaire de Facebook, sera bien entendu tenté d’aider à trouver une nouvelle stratégie pour concurrencer Apple et Google. Microsoft et Facebook annonceraient-ils très prochainement le lancement d’un Facebook Phone ?

Paul Amsellem
CEO d’Appcity

A propos de Appcity
Fondé en 2010 par Paul Amsellem et Christophe Blaimont, Appcity est le premier moteur de recherche universel du marché. Précurseur sur le marché de l’Internet mobile en France, Paul Amsellem est le fondateur de Phonevalley, de la Mobile Marketing Association, de SBW Paris et désormais d’Appcity. Proposant plus de 300 000 applications pour les principaux constructeurs de smartphones, Appcity est présent en France, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Chine.
Après la nouvelle NeufBox de SFR, dévoilée le 16 novembre, Free était attendu au tournant pour le lancement de la 6e génération de sa Freebox. Et le trublion du net n’a pas déçu, ce mardi 14 décembre matin, lorsque Xavier Niel, le PDG de la maison mère Iliad (photo), a présenté son nouveau bébé baptisé Révolution. Le mot n’est pas trop fort tant la nouvelle box regorge d’innovation. La première d’entre elle est que Free s’est associé au célèbre designer Philippe Starck pour concevoir ses deux boîtiers : le modem et le décodeur TV. Le résultat est plutôt réussi. « J’ai passé ma vie à mener la bataille du design démocratique. J’ai té très honoré de travailler pour Free car c’est exactement le même esprit », confiait le designer. Pour le reste, Free entend se placer « au cœur du foyer numérique. » Compatible ADSL et fibre, le Freebox server inclut le wifi 802.11n, deux hauts parleurs pour écouter la musique, une connectique très complète et une base DECT pour connecter directement un combiné téléphonique. En attendant de bâtir son réseau de téléphonie mobile, Free permet d’ailleurs d’appeler depuis sa box tous les mobiles en illimité ! Le Freebox serveur dispose aussi d’un disque dur de 250 Go pour partager ses contenus sur tous les ordinateurs du foyer.
Côté décodeur, c’est aussi un festival avec rien moins… qu’un lecteur de DVD Blu-Ray. Mais aussi un navigateur qui permet d’apporter internet sur la télé. Une télécommande dotée d’un gyroscope et une manette pour des jeux 3D sont aussi de la partie. Free fait un sans faute pour un prix maintenu à 29,90 €/mois auquel il faut ajouter 5,99 €/mois pour bénéficier du dégroupage total.
Pour la 8e année consécutive, l'Autorité de régulation des communications et des postes (Arcep) et le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) publient les résultats de l'étude menée pour leur compte par le Centre de recherches et d'études des conditions de vie (CREDOC) sur la diffusion des technologies de l'information en France.

Côté équipements, l’étude 2010 confirme le niveau élevé d'équipement en téléphonie fixe et mobile avec respectivement 87% et 83% et le fort multi-équipement avec 70% de personnes disposant à la fois d'un fixe et d'un mobile. Sept Français sur dix ont accès à internet à leur domicile et plus d’un sur deux (54%) utilise désormais une " box " pour téléphoner. Pour l'accès à internet, l’ADSL demeure largement majoritaire avec 92% des accès. Mais le débit de l'internet fixe est jugé insuffisant par les utilisateurs (44% en 2010, + 8 points en un an) surtout dans les zones rurales. Quant à l'internet mobile, plus de la moitié des utilisateurs jugent le débit insuffisant, surtout dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants.

Côté usages, internet s'est installé dans la vie quotidienne avec 53 % de la population connectée quotidiennement. L'internet mobile poursuit sa croissance : la proportion d’individus utilisant leur mobile pour consulter Internet a doublé en deux ans et s’établit à 15%, soit 7 millions de personnes. Le téléchargement d’applications est pratiqué par 9% des personnes équipés d’un mobile grâce à la diffusion des smartphones.
Par contre, près de la moitié des équipés mobiles sont confrontés à des pratiques frauduleuses (46%) notamment les spams invitant à rappeler un numéro surtaxé (35%). Enfin, parmi les points saillants de l’étude 2010, notons l'explosion des réseaux sociaux, avec plus du tiers de la population française inscrite sur un réseau social (36 % des Français contre 23 % l’année dernière), soit 7 millions de nouveaux utilisateurs. C’est la diffusion la plus rapide d’un usage jamais mesurée par cette enquête.
Alors que le fondateur de WikiLeaks est en prison et que son site web est menacé de fermeture partout où il est hébergé, les partisans de Julian Assange ont déclenché une cyberguerre contre les adversaires du site qui a révélé les dessous de la diplomatie américaine.

Après la guerre froide qui prit fin avec la chute du mur de Berlin ; après la guerre des étoiles chère à Ronald Reagan dans les années 80, voilà la cyberguerre. Une guerre d'un nouveau genre, bien plus complexe et redoutable, qui n'oppose plus seulement des États entre eux mais des groupes d'intérêts face à un ou des pays, une ou des organisations.
On assiste ainsi depuis deux jours à un genre particulier de cyberguerre : celle déclenchée par les partisans de WikiLeaks. Depuis que ce site internet a fourni à cinq grands quotidiens dans le monde quelque 250 000 télégrammes du Département d'État des États-Unis - dévoilant ainsi l'arrière-cuisine pas toujours reluisante de la diplomatie US - il est devenu la cible de certains États qui veulent l'empêcher de fonctionner. Que ce soit au niveau de son hébergement - WikiLeaks a dû changer plusieurs fois d'adresse - ou de son financement avec le blocage de toute transaction en sa faveur par les réseaux Visa et Mastercard.
Les partisans de WikiLeaks et de son fondateur Julian Assange, actuellement incarcéré, ont décidé de lancer une « opération riposte. » Hier ces hackers ont accru leurs cyberattaques contre Visa et Mastercard, contre le site du gouvernement suédois et celui de Sarah Palin, figure des ultraconservateurs américains, qui estimait qu'Assange avait « du sang sur les mains.»
« C'est une guerre informatique, nous voulons que l'internet reste libre et ouvert à tous », a expliqué le porte-parole d'un groupe de pirates, soulignant là un autre enjeu de cette guerre d'influence mondiale : celui de la censure sur internet. La Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Navi Pillay, s'est d'ailleurs dite inquiète hier des pressions exercées sur les compagnies offrant des services au site WikiLeaks. Des pressions qui « peuvent être interprétées comme une tentative de censure contre la publication d'informations, et pourraient potentiellement constituer une violation du droit à la liberté d'expression de WikiLeak.» Mais dans ce conflit, il y a peu de risques de voir apparaître des cyber casques bleus…

«Une bataille pour l'info»

Jean-Philippe Bichard est analyste chez Kaspersky Lab, et spécialiste en cybercriminalité.

A-t-on raison de parler de cyberguerre avec l'opération riposte des partisans de WikiLeaks ?
C'est exagéré. Il y a eu une première cyberguerre il y a trois ans en Estonie, un pays très numérisé, qui a vu ses réseaux de distributeurs de billets, ses réseaux électriques, d'essence victimes d'attaques informatiques massives. Dans le cas de WikiLeaks, nous sommes plutôt dans une info-guerre, une guerre de l'information, de l'influence par rapport à une forme de transparence. Internet est utilisé pour faire valoir ses arguments. Les États sous-estiment la puissance d'internet et la démultiplication que permet l'économie dématérialisée.

Justement, les États, les gouvernements ont-ils pris la mesure des risques ?
Oui, face aux attaques informatiques, de nombreux États ont mis en place des cyberforces. C'est le cas au États-Unis avec plusieurs milliers de personnes mobilisées. En France, c'est le grand secret. On a bien sûr des cybergendarmes mais ils n'ont pas de rôle en matière de défense. Pour le reste, il y a en France beaucoup de discrétion.

Quelles sont les cyber armes auxquelles on doit faire face ?
Ce sont des malwares, des logiciels malveillants qui infectent les machines pour bâtir des botnets, c'est-à-dire des réseaux de machines infectées à l'insu de leurs utilisateurs, et qui vont se réveiller pour attaquer tel site internet, tel service. Ces botnets sont gérés par des organisations criminelles d'un nouveau genre, qui vendent leurs services illégaux, notamment à des sociétés qui ont pignon sur rue, voire à des États. On est entré dans l'ère des cyber-mercenaires.

Face à ces menaces, que doivent faire les particuliers ?
Pour se protéger des attaques - il y en a une toutes les trois minutes - et éviter que son ordinateur ne soit infecté, il faut disposer d'un logiciel de sécurité anti-malware qui soit régulièrement mis à jour.


Les États-Unis et l'Europe mal protégés face aux pirates
Paradoxalement, les fuites de WikiLeaks ont permis de révéler que la Chine était en mesure de lancer des cyberattaques défensives et offensives et qu'il y avait de fortes chances pour qu'elle soit derrière les attaques de Google en janvier dernier.
Si les États ont désormais bien compris l'importance de la cybercriminalité, c'est parce qu'ils ont pris conscience de leur vulnérabilité. En février dernier, d'anciens hauts fonctionnaires américains ont simulé une cyberattaque massive sur les États-Unis, pour sensibiliser la population à cette nouvelle menace.
Le scénario catastrophe concocté par le Bipartisan Policy Center (BPC) était digne des meilleurs films d'Hollywood : réseaux de téléphonie mobile et fixe au tapis ; internet devenu si lent que toute l'économie se grippait et que les avions restaient cloués au sol ; le réseau électrique, touché lui aussi, plongeait des dizaines de millions d'Américains dans l'obscurité. Et personne ne savait d'où venait l'attaque..
En août dernier, un expert de la NSA estimait que l'invasion informatique des USA pouvait se faire en deux ans pour seulement 100 millions de dollars. Pour faire face et préparer une cyberarmée, Barack Obama a nommé un « Monsieur cybersécurité », une première. L'Union européenne, très vulnérable elle aussi, a effectué une simulation « Cyber Europe 2010 » début novembre pour mesurer la capacité de réaction des pays à éviter une paralysie d'internet. La France travaille depuis 2004 au très confidentiel Piranet, une sorte de Vigipirate du net.
Ancienne ministre de la Culture et Toulousaine de cœur, Christine Albanel, directrice exécutive chargée de la communication interne, externe, du mécénat et de la stratégie contenus du groupe Orange-FranceTelecom, était hier à Toulouse dans le cadre des rencontres Campus organisées par le groupe de télécoms.

Quelles sont vos fonctions au sein du groupe Orange-FT ?
Depuis avril dernier, j'ai intégrée cette nouvelle équipe menée par Stéphane Richard, qui écrit un nouveau chapitre de notre histoire autour de deux axes : le retour aux fondamentaux, c'est-à-dire remettre le client au cœur des projets et avoir une ambition vers le futur, un esprit de conquête vers l'international avec une dimension sociétale et citoyenne qui est l'ADN du groupe. La communication interne que je porte va dans le même sens. Il faut que les salariés soient associés, mieux informés et retrouvent une vraie fierté de travailler dans ce grand groupe.

Certains parlent d'affichage en évoquant le nouveau contrat social. Qu'en est-il ?
Mais cet affichage correspond à une réalité, c'est la visibilité de ce que nous faisons. Des accords ont été signés, des espaces de dialogue ouverts, 10 000 embauches sur trois ans vont se faire, l'atmosphère a changé.

Orange semble avoir pris un virage à 180° dans sa stratégie de contenus. Abandonnez-vous la production ?
Ce n'est pas un virage mais une évolution. Là aussi, nous revenons aux fondamentaux. Il y a eu différentes époques. La stratégie de contenus qui avait été mise en place était sous-tendue par un modèle de double exclusivité. L'idée était qu'en proposant des contenus exclusifs, nous attirerions les abonnements. Cela a été un succès pour le cinéma et les séries télé ; un peu moins pour le sport que nous avons payé très cher au moment où il y avait les accords Canal +/TPS. Nous ne renonçons pas aux contenus, mais nous voulons nous diversifier et être plus agrégateur qu'éditeur. C'est la raison pour laquelle nous allons nouer des partenariats gagnants-gagnants, sur les jeunes, sur la presse avec notre kiosque Read & Go accessible sur les tablettes, sur la télévision 3D. Il y a beaucoup à faire pour porter de grands projets numériques et citoyens.

(Photo © François Maréchal pour Orange)

Fondation
Christine Albanel a également en charge la fondation du groupe qui mène des actions autour de la thématique «la conversation sans les mots.» (la musique, l'aide aux enfants autistes, aux déficients auditifs). Avec un volet Orange solidarité numérique, la fondation va soutenir des actions éducatives (e-learning) en Afrique ou chez nous contre la fracture numérique.
Par petites touches, Facebook, le réseau social aux 500 millions de membres dans le monde, opère des changements dans son fonctionnement ; changements qui vont bien sûr susciter la méfiance des utilisateurs quant à l'utilisation que fait la société de leurs données privées.

Cela sera sans doute d'autant plus vrai que les changements, annoncés par le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, touchent au profil même des utilisateurs. Les nouveaux profils ont commencé à être déployés le 6 décembre et ce mardi 7 décembre, tous les utilisateurs doivent pouvoir en profiter. Revue de détail des nouveautés.

Immédiatement sous le nom figure un résumé des principales informations (statut amoureux, employeur, ville de naissance, etc.) puis une frise des dernières photos publiées ou dans lesquelles l'utilisateur apparaît. L'idée est de connaître en un instant les principales caractéristiques d'un utilisateur.

A droite de tous ces éléments, les boutons pour démarrer une discussion instantannée et pour envoyer un poke sont plus accessibles.

Le nouveau profil fait également apparaître plus lisiblement les centres d'intéret de l'utilisateur qui apparaissent, là encore sous forme de frise.

En complément des listes que l'on peut faire pour trier ses amis, le nouveau profil permet de mieux mettre en évidence les relations les plus proches (famille, amis, collègues). Les amis avec lesquels on a le plus d'interaction sont d'ailleurs placés à gauche à la verticale.

Enfin, le nouveau profil permet de repérer rapidement les points communs que l'on partage avec ses contacts.


Pour célébrer ses dix ans d'existence au centre de congrès Diagora-Labège lundi 6 décembre, la Mêlée numérique, association qui fédère en Midi-Pyrénées quelque 400 acteurs de l'économie numérique, avait convié un hôte de marque : Jacques Attali. L'ancien sherpa de François Mitterrand, essayiste et fin observateur des évolutions technologiques de nos sociétés contemporaines, a brossé devant un auditoire de 800 personnes, ce que la "révolution numérique" célébrée par la Mêlée va changer dans les dix ans qui viennent et, surtout, comment Midi-Pyrénées pourrait se positionner sur cet échiquier aujourd'hui largement dominé par les Etats-Unis et les dragons asiatiques, notamment sur trois domaines clés (objets nomades connectés, centres serveurs et interfaces homme-machine).
Pour Jacques Attali, l'Europe, d'évidence, souffre. "Aucune entreprise européenne n'est dans les premières places du secteur numérique et, en France, seules l'Île-de-France et Grenoble (avec les nanotechnologies) tirent leur épinge du jeu. Comment dans ces conditions une région peut jouer un rôle dans le numérique ?" s'est interrogé le spécialiste, qui n'a pas manqué de citer tous les domaines dans lesquels le numérique va s'immiscer dans les années à venir. De l'éducation à la santé avec de nouveaux médicaments, de la domotique des logements aux réseaux mobiles 4G, de la géolocalisation aux vêtements high-tech, les champs du possibles sont immenses.
Pour Midi-Pyrénées, Jacques Attali a proposé "quelques recettes de base" : "il faut de l'industrie et pas que des services ; il faut de la recherche fondamentale ; et il faut de la formation supérieure. Ce triptyque est à faire sur le long terme pour bâtir en 30 ans une région numérique. Vous avez des atouts, l'aéronautique, le spatial, la géolocalisation. A Toulouse vous avez une chance : être n°1 mondial de l'aéronautique. C'est dans le voisinage de ces domaines de l'aéronautique, du spatial, de la géolocalisation, qu'il vous faut bâtir un projet avec une grande ambition, celle d'être n°1", a expliqué Jacques Attali, largement approuvé par les chefs d'entreprises présents, demandeurs eux aussi d'une ambition visionnaire pour le numérique en Midi-Pyrénées. "Vous avez vos atouts, le grand emprunt qui peut apporter des financements. Ne laissez pas passer votre chance. Vous avez une fenêtre de tir", a assuré Jacques Attali.
Philippe Rioux

La cuisine de la Mêlée
Avant d'annoncer qu'il passerait prochainement la main à la tête de l'association, Edouard Forzy, président de la Mêlée numérique, a annoncé hier la création à Toulouse d'un nouvel espace numérique : la Cantine. Situé 27, boulevard Matabiau, cet espace sera un lieu d'échange, de travail, de sensibilisation et d'apprentissage du numérique, ouvert à tous. www.lamelee.com

Eloge de la machine à café 
Jacques Attali est peut-être fan de Caméra café, la mini-série de M6 ; toujours est-il qu'il a fait ce lundi l'éloge de la machine à café. "Dans les entreprises, la chose la plus importante, c'est la machine à café", a-t-il déclaré devant une salle ravie. "Il faut des lieux de rencontres, d'échange, des endroits conviviaux, des cafétérias", assure-t-il comme autant de gages pour développer une ambiance productive.
Comme chaque année, le moteur de recherche sur internet Yahoo ! - qui est fréquenté par quelque 600 millions d'utilisateurs par mois dans le monde dont près de 17,5 millions en France - livre son classement des mots clés les plus recherchés de l'année. Véritable « observatoire du Web », cette rétrospective permet de dégager les grandes tendances dans plusieurs catégories. Sans grande surprises « le divertissement est toujours au cœur des centres d'intérêt des internautes puisque la téléréalité et le sport dominent le classement de l'année 2010 », indique Yahoo !
« Toutes rubriques confondues, le phénomène Secret Story (l'émission de téléréalité diffusée sur TF1) arrive en tête des recherches des internautes français en 2010 comme c'était déjà le cas en 2008 et 2009. » À noter également la belle performance de Plus belle la vie, le feuilleton de France 3 qui cartonne en audience. Côté sports, « depuis 2 ans également, l'Olympique de Marseille reste le club de foot le plus recherché sur le moteur de Yahoo ! France. Fait surprenant, le Paris Saint-Germain disparaît du classement malgré un contexte sulfureux cette année », analyse l'équipe française du moteur.
Carla Bruni fait une entrée remarquée derrière le roi de la pop Michaël Jackson ; Rachida Dati et Rama Yade talonnent Nicolas Sarkozy qui les a évincées du gouvernement. Enfin en 2010, Apple fait un carton avec ses iPhone et ses iPad, aux premières places du podium high-tech.
À l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida/VIHaujourd'hui, l'association Sida Info Service met à la disposition de tous les mobinautes une application iPhone interactive et accessible.
Conçue par Forecomm, elle donne accès à tous les services proposés par l'association Sida Info Service (www.sida-info-service.org) qui est, depuis 20 ans, à l'écoute de tous.