Plus encore que l'année dernière, les smartphones vont être les stars de Noël. Ces téléphones « intelligents » grignotent de plus en plus de parts de marché. 17 millions de Français en possèdent déjà un et cela n'est pas prêt de s'arrêter car dans le sillage de l'iPhone - l'appareil vedette d'Apple - ou des Blackberry, très présents dans le monde de l'entreprise, sont apparus les smartphones Android produits par de nombreuses marques qui ont démocratisé l'usage de ces mobiles à tout faire.
Passer un coup de fil , pour ces appareils, constitue une caractéristique presque secondaire tant ils recèlent d'autres fonctionnalités : prendre des photos et des vidéos, gérer ses e-mails et son agenda, prendre des notes, se repérer automatiquement sur une carte grâce au GPS intégré, jouer à des jeux en ligne, dialoguer avec ses amis sur les réseaux sociaux Facebook ou Twitter, etc. Autant dire que dans ces petits ordinateurs de poche, chacun enregistre une partie de ses données et de son intimité.
C'est pour cette raison que la Commission informatique et liberté (CNIL) a voulu comprendre les pratiques des Français avec ces nouveaux outils, s'ils étaient conscients de la sensibilité des données qu'ils enregistrent et s'ils protègent bien l'accès à leur smartphone. L'enquête menée par Médiamétrie auprès de 2 315 utilisateurs est édifiante (fichier PDF disponible ici). Les informations personnelles sont stockées en masse sur les smartphones sans grande protection. Paradoxalement, 65 % des Français pensent que les données ne sont pas bien protégées mais 30 % déclarent n'avoir aucun code de protection actif !
Pour remédier à cette situation, la CNIL a délivré hier dix conseils dont certains sont déjà suivis… par les adolescents. Plus à l'aise que leurs parents avec les appareils numériques, les 15-17 ans sont bien plus prudents que les adultes.

10 règles d'or pour préserver ses données

1. N'enregistrez pas d'informations confidentielles (codes secrets, codes d'accès, coordonnées bancaires…) dans votre smartphone (vol, piratage, usurpation d'identité…).

2. Ne désactivez pas le code PIN et changez celui proposé par défaut. Choisissez un code compliqué. Pas votre date de naissance !

3. Mettez en place un délai de verrouillage automatique du téléphone. En plus du code PIN, il permet de rendre inactif le téléphone au bout d'un certain temps. Cela empêche la consultation des informations contenues dans le téléphone en cas de perte ou de vol.

4. Activez si possible le chiffrement des sauvegardes du téléphone. Pour cela, utilisez les réglages de la plateforme avec laquelle vous connectez le téléphone sur votre ordinateur. Cette manipulation garantira que personne ne sera en mesure d'utiliser vos données sans le mot de passe que vous avez défini.

5. Installez un antivirus quand cela est possible.

6. Notez le numéro «IMEI» du téléphone pour le bloquer en cas de perte ou de vol (taper *#06# sur le clavier pour l'obtenir).

7. Ne téléchargez pas d'application de sources inconnues. Privilégiez les plateformes officielles.

Vérifiez à quelles données contenues dans votre smartphone l'application que vous installez va avoir accès.

8. Lisez les conditions d'utilisation d'un service avant de l'installer. Les avis des autres utilisateurs peuvent également être utiles !

9. Réglez les paramètres au sein du téléphone ou dans les applications de géolocalisation (Twitter, Foursquare, Plyce...) afin de toujours contrôler quand et par qui vous voulez être géolocalisé.

10. Désactivez le GPS ou le WiFI quand vous ne vous servez plus d'une application de géolocalisation.


Attention aux virus
Les smartphones étant de vrais petits ordinateurs, pas étonnant qu'ils soient désormais la cible… des virus. Les malwares ciblant les appareils mobiles sont en nette progression, avec un risque plus élevé pour les téléphones sous Android. Dans son dernier rapport trimestriel, l'éditeur d'antivirus McAfee a révélé une augmentation de 76 % des malwares mobiles sur cette plateforme au 2e trimestre, par rapport au 1er trimestre 2011 (rapport PDF disponible ici). Dès lors, les applications antivirus pour smartphones vont se multiplier.
Google : une menace pour le consommateur dans l’industrie du voyage ?

A l’heure de l’hégémonie annoncée du moteur de recherche, Google, dans l’industrie du voyage, suite à l’intégration d’ITA software et au développement de Google Flights et de Google Hotel Finder, le voyageur doit désormais s’interroger profondément sur ses réflexes de consommation.

La recherche de destinations, de bons plans, de meilleurs prix et d’avis qualifiés est aujourd’hui très centralisée. Le voyageur ne prend pas forcément conscience que le moteur de recherche le plus utilisé au monde, classifie, filtre et délivre les résultats de recherche en fonction non pas de l’intérêt du voyageur mais en fonction de son modèle économique. Plus un site de voyage achète de mots clé pour optimiser son référencement, plus il est représenté dans les résultats de recherche des internautes voyageurs. Le voyage est le secteur le plus important du marché mondial du e-commerce (350 milliards de dollars)[1].

Faut-il laisser le voyageur à la merci de l’algorithme mathématique de Google? Le prix lui aussi peut être manipulé (options incluses ou non incluses) et les voyageurs sont nombreux à en avoir fait l’expérience. Quel est dans ce contexte la pertinence réelle d’un tel modèle ? L’argument mathématique peut-il continuer à rassurer le voyageur quand on voit les dérives des mathématiques appliquées à l’industrie de la finance?

Pourquoi Facebook peut-il jouer un rôle important dans le voyage ?

Jusqu’ici cantonné à un rôle plutôt ludique, le premier réseau social mondial, Facebook (800 millions de membres) vient d’ouvrir sa plateforme à de nombreuses applications verticales pour en accélérer l’usage “utile”. Les utilisateurs peuvent désormais découvrir la musique, les vidéos, les plats cuisinés et les voyages à travers les « partages » de leurs amis, en temps réel. Autrement dit, l’internaute n’a plus besoin d’aller chercher sur Google sa prochaine destination ou un bon plan voyage : les amis, qui en général ont des goûts communs, vont partager avec lui leurs « résultats » et propositions de voyages.

“Mes amis” plus forts que Google

Un utilisateur de Facebook a en moyenne 130 amis. Si chaque ami voyage en moyenne 3 fois par an, cela représente 390 voyages avec une probabilité très forte de couvrir 100% de nos destinations préférées et de nous faire découvrir de nouvelles destinations susceptibles de nous plaire. Chaque voyage donne lieu à des recherches pour trouver un vol, un train, un hôtel, un package, une activité…Et si l’internaute faisait confiance aux résultats de ses amis pour réserver le même vol, le même hôtel ou le même voyage ? Ces résultats représentent déjà des milliers de recherches sur le web et le voyageur peut les pondérer avec les goûts de ses amis plutôt qu’avec celui de millions de voyageurs anonymes…

Il s’agit donc d’un canal alternatif à Google. Les voyageurs vont gagner du temps en intégrant des paramètres humains dans leur décision d’achat tandis que les industriels du voyage vont économiser des budgets de référencement Google qu’ils pourront répercuter sur les prix des voyages.

Qui sera le gagnant ?

Le frein évident au développement du web social, c’est la crainte de l’individu par rapport à l’utilisation qui risque d’être faite de ses données personnelles, que ce soit par Facebook ou par ses amis… Faut-il partager ou bien ne pas partager ses voyages ? Faut-il se méfier plus de Facebook et de ses amis que de Google et de son algorithme ? Facebook, tout comme Google, doit protéger massivement la confidentialité des données de ses utilisateurs pour rester plateforme tiers de confiance. Si le débat est déjà virulent avec Facebook, il ne faut pas perdre de vue que Google possède déjà la plupart de nos informations personnelles et confidentielles : mots de passe, documents importants, données bancaires…

Au final, c’est bien le voyageur qui a le plus à gagner du développement du social web et du social commerce. Favorisons donc l’innovation dans ce domaine.


Matthieu Heslouin
Fondateur et PDG de Wipolo
Par Patrice NORDEY, CEO Asie de L’Atelier BNP Paribas

Depuis des années les analystes et les experts annoncent la révolution du téléphone mobile dans les habitudes de consommation. Un changement qualifié de « rupture » qui conduira les acteurs de la distribution et les grandes marques à revoir en profondeur non seulement leur modèle de ventes mais plus encore, leur mode de communication et d’interaction avec leurs clients.

Il est vrai que dans l’histoire (courte) des technologies, cette année les ventes cumulées de terminaux mobiles dans le monde (smartphones et de tablettes) dépasseront pour la première fois celles des ordinateurs (PC et ordinateurs portables) pour atteindre presque 500 millions d’unités. Cette inversion de tendance devrait d’ailleurs s’accentuer fortement dans les années à venir avec plus de 700 millions de terminaux mobiles vendus en 2013 contre seulement 400 millions d’ordinateurs à la même période (selon le cabinet KPCB).

Le mobile commerce, ou m-commerce tel que le nomme les spécialistes, va évidement bouleverser les pratiques actuelles du e-commerce qui a lieu principalement depuis la maison ou lieu de travail. Mais plus encore, il va changer les usages du commerce traditionnel, « l’achat en magasin », qui représente encore 90 à 95% des ventes aux particuliers dans les pays où l’Internet est le plus développé.

La meilleure illustration du moment est probablement la société Shopkick, lancée en août 2010 aux USA. La startup de Palo Alto propose à ses utilisateurs une application de géolocalisation sur mobile permettant de gagner des points et recevoir des coupons promotionnels s’ils visitent des magasins partenaires. En seulement un an, la startup à enregistré des résultats phénoménaux. Plus de 2,3 millions de consommateurs ont téléchargé l’application générant ainsi plus de 2 millions d’entrées physiques en magasin dans un réseau de plus de 3 000 points de ventes aux Etats-Unis. Une fois en magasin, des taux de conversion en clients de 15 à 20% ont été enregistrés selon que les consommateurs scannent ou non les étiquettes de produits l’aide de leur téléphone. Au total, plus 700 millions de produits ont été consultés via l’application dont 7 millions ont été scannés durant une visite en magasin.

Le nouveau terme à la mode résultant de ces services géolicalisés est le O2O (Online to Offline) : la connexion du monde physique avec l’Internet.

En Chine, où plus de 952 millions de personnes sont désormais équipés d’un téléphone mobile (septembre 2011), l’adoption en masse des smartphones et de la 3G n’est pas en reste. Plus de 312 millions d’individus surfent déjà sur Internet avec leur mobile, parmi lesquels 100 millions avec un smartphone. Dans les zones urbaines de Shanghai où Pékin, l’adoption du smartphone atteint même 35%. Un taux similaire aux grandes agglomérations américaines telles que New-York ou Washington. Et le rythme d’adoption ne cesse de s’accélérer. La Chine est ainsi déjà devenue le second pays au monde pour le téléchargement d’applications iPhone, juste derrière les Etats-Unis. Pas si mal si lorsque l’on sait que l’App Store n’a été lancé en Chine qu’en Octobre 2010… !

Si le phénomène du O2O est parti des Etats-Unis, on peut s’attendre à une amplification de très grande échelle en Chine à partir de 2012 qui compte déjà 172 millions de e-consommateurs. L’ère du consommateur hyper connecté peut commencer !
Le Montpellier In Game a réuni au Corum l’ensemble des acteurs du monde des jeux vidéo. Pour cette seconde édition, Montpellier Agglomération avait décidé d’étoffer la manifestation et de coupler sur 4 jours un salon professionnel, les 17 et 18 novembre et un salon grand public, gratuit, les 19 et 20 novembre. Avec l’accueil de 700 professionnels et la venue de 34 000 visiteurs, la collectivité est en passe de réussir son pari : faire du MIG un salon incontournable du jeu vidéo.

700 professionnels pour le salon "pro"
Le salon professionnel, les 17 et 18 novembre, a réuni près de 500 professionnels et plus de 200 étudiants. Les premiers étaient venus écouter les 39 intervenants des 9 conférences et s’associer aux rencontres BtoB ; les seconds, participer également aux 3 masters class organisées. Les rencontres d’affaires Pro’games ont ainsi permis concrètement la tenue de 90 entretiens auprès des 40 entreprises participantes.

34 000 visiteurs et véritable engouement pour le salon grand public
Samedi et dimanche, une multitude d’animations étaient programmées pour le salon "grand public", depuis les conférences de haut niveau avec des personnalités qui font figure de référence dans le monde du jeu vidéo (dont, notamment, Jordan Mechner, Michel Ancel, Philippe Ulrich, Eric Chahi, ou encore Frédérick Raynal), jusqu’à la pratique conviviale des jeux les plus en vogue. Playstation, Ankama, Konami, drone Parrot AR.… de nombreux exposants parmi les plus connus du secteur ont également initié les visiteurs à leurs produits-phares. Des consoles de salon aux terminaux mobiles, en passant par le jeu sur PC en solo ou en réseau, le visiteur a ainsi pu découvrir toutes les nouveautés du marché.
Montpellier accueille mercredi 16 et jeudi 17 novembre le 33e Digiworld summit, sommet international du numérique. Organisé par l'Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe (Idate), ce rendez-vous s'est imposé comme un moment unique en Europe pour prendre la mesure des changements à l'œuvre dans le secteur des télécoms, de l'internet et des médias.
Au centre des congrès du Corum, 80 exposants, plus de 1 200 participants et plus de 150 intervenants venus du monde entier, vont cette année plancher autour du thème « L'appareil sera-t-il le roi ? » Après les tablettes comme l'iPad, les lecteurs de livres électroniques (eReaders) ou encore les télévisons connectées à internet, quelles seront les prochaines innovations ? Qui choisira quoi chez les particuliers ou les professionnels ? Comment tous ces appareils vont-ils partager les accès hauts débits, fixes, nomades et mobiles ? Et que cherchent vraiment les consommateurs ?
Le congrès qui s'articule autour de séances plénières et de huit grands séminaires (mobile, médias, jeux vidéos, villes connectées, etc.) va dresser un panorama complet de l'état du monde numérique d'aujourd'hui et des perspectives de développement dans les années à venir. Éric Besson, ministre de l'Industrie, conclura les débats.
Hier à minuit, la région Midi-Pyrénées était privée de télévision. Les noctambules qui reçoivent la télé par une antenne râteau avaient beau zapper, leur écran est resté noir, quelques heures, pour la bonne cause : le basculement dans le tout numérique. A minuit, tous les émetteurs terrestres diffusant la télévision en mode analogique et en mode numérique devaient, en effet, s'éteindre. Les émetteurs analogiques de façon définitive ; les émetteurs numériques de façon temporaire, le temps d'effectuer les travaux nécessaires pour ajuster les puissances et les fréquences de diffusion.
Avant-dernière région à basculer - à l'exception de Castres qui est programmée avec le Languedoc-Roussillon le 29 novembre - Midi-Pyrénées a constitué pour France télé numérique (FTN), le groupement d'intérêt public chargé du passage au tout numérique, « un chantier record » pour reprendre l'expression de son président Louis de Broissia, interrogé hier dans La Dépêche.

Basculement progressif

Midi-Pyrénées devant étalonner rien moins que 252 émetteurs, le basculement a été prévu pour s'étaler entre aujourd'hui et jeudi, supervisé par un QG installé à Toulouse. Qu'on se rassure, avant 10 heures ce mardi, 81,1 % de la population de la région doit recevoir à nouveau la télévision ; et ce soir ce devrait être 91 % des foyers qui seront à même de profiter de la qualité de la télévision numérique terrestre (TNT). Car si la TNT a été lancée en France en 2005, tout le monde n'a pas pu en profiter. « Le passage au tout numérique permet également d'étendre la couverture des chaînes », rappelle Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).
« La couverture de M6 passe de 73 % à 95 % ; celles des chaînes en haute définition passe par exemple de 4 % à 89 % en Aveyron. Et de 63,8 % à 86,5 % au niveau régional. C'est un progrès fantastique », estime M. Boyon, qui est aujourd'hui à Toulouse pour saluer tous les acteurs de ce chantier historique.

RemémorisezIl est normal que le téléspectateur voit apparaître pour les chaînes qui ont changé de canal, le message « pas de signal » ou « no signal » en lieu et place de son programme habituel.
Avec le passage à la télé tout numérique, les canaux de certaines chaînes changent. Pour retrouver toutes les chaînes de la TNT il faudra donc effectuer une recherche et mémorisation des chaînes.


Michel Boyon : "La TNT est une réussite"

Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon sont les deux dernières régions à passer au tout numérique. Êtes-vous satisfait de l'organisation de ce basculement en France ?
 Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel -
Oui, le passage à la télévision entièrement numérique a été très bien maîtrisé. Ce n'était pas évident. Lors de la première expérience, il y a 3 ans, nous étions encore dans l'expectative. Mais, d'une région à l'autre, le processus s'est de mieux en mieux déroulé. On a constaté une très forte mobilisation de tous : les élus, les associations, les services des collectivités locales ; et partout France télé numérique a joué un rôle très efficace dans l'information et l'accompagnement du public. Sur les plans technique aussi bien que social et humain, j'affirme que le passage au tout numérique est vraiment une réussite.

Depuis 2005, la TNT a trouvé sa place dans le paysage audiovisuel français. Le CSA vient de lancer un appel à candidatures pour six nouvelles chaînes. Quels vont être les critères de sélections des différents candidats ? Les groupes qui étaient bénéficiaires des chaînes bonus seront-ils, d'une certaine façon, privilégiés ?
Les critères sont fixés par la loi. Le CSA doit s'assurer de la viabilité économique du projet, du respect des règles concernant la limitation des concentrations, notamment le nombre maximal de chaînes qu'un même groupe peut avoir sur la TNT. Et il y a bien sûr l'intérêt du projet : qu'apporte-il de nouveau au téléspectateur ? Le CSA y sera attentif ; il ne crée pas des chaînes pour se faire plaisir, il exige qu'elles fournissent un plus par rapport à l'offre actuelle.
Les dossiers de candidatures seront déposés pour le 10 janvier. Il est assez probable que nous aurons pas mal de candidats, mais aucun ne part avec un avantage par rapport aux autres. Tous seront placés sur un strict pied d'égalité. La procédure est transparente, avec des auditions publiques. Et le CSA choisira selon des critères totalement objectifs. Le lancement de ces nouvelles chaînes pourra se faire au début de l'automne 2012.

Dans le rapport sur l'évolution de la TNT que vous avez remis au Premier ministre en septembre, vous préconisiez un changement de norme de diffusion pour un passage au DVB-T2, ce qui aurait obligé les Français à changer la totalité de leur équipement. François Fillon n'a pas souhaité que cette norme du futur soit adoptée dans l'immédiat. Quel va être le calendrier ?
En deux mois, j'ai rencontré plus de cent personnalités et organismes : j'ai constaté un large consensus sur le fait que le changement de norme est un impératif. J'ai analysé le pour et le contre d'une application immédiate à toutes les chaînes nouvelles, formule qui avait ma préférence. Le gouvernement a tenu compte du nombre des foyers qui se sont équipés récemment pour accéder à la TNT en changeant de récepteur ou d'antenne, en achetant un adaptateur. Mais l'objectif clairement affiché est le passage à cette nouvelle norme qui est celle de l'avenir. Les textes nécessaires seront prochainement pris.

2012 est l'année de la présidentielle. Vous avez récemment mis en demeure les chaînes de télévision et des stations de radio de respecter sous peine de sanction les temps de parole. Craignez-vous d'autres dérapages ?
Je ne crains pas de nouveaux dérapages. Si nous avons décidé ces mises en demeure, c'est précisément pour éviter que les débordements ne se reproduisent. Les chaînes concernées vont être très vigilantes sur le respect du pluralisme politique. Le CSA a tenu à marquer très fermement les choses quand il a constaté des résultats extravagants par rapport aux règles. Nous étions d'autant plus choqués que, début juillet, nous avions mis en garde les rédactions à propos de la primaire socialiste en leur disant qu'elle pouvait occasionner des infractions aux règles sur les temps de parole. Malgré cela, certaines chaînes n'ont pas pris les mesures correctives avant la fin septembre. Nous leur avons rappelé les règles, car elles s'exposent à des sanctions en cas de récidive.


"Il faut réguler la télé connectée à internet"

Depuis plusieurs années, le CSA souhaite pouvoir réguler certains contenus sur internet. Pourquoi, et est-ce toujours d'actualité ?
Cette question est de plus en plus d'actualité à cause de la télévision connectée, qui permet de recevoir sur le même écran tantôt des images de la télévision classique, tantôt des images provenant d'internet. Le phénomène n'est pas nouveau : sur un ordinateur, sur un téléphone mobile, sur une tablette, vous pouvez aujourd'hui recevoir ces différentes images. Mais que toutes puissent arriver sur le téléviseur familial change beaucoup les choses. On ne sait pas encore très bien comment les Français vont réagir face à la télévision connectée : actuellement un téléviseur vendu sur quatre est connectable à internet ; mais il faut qu'il soit effectivement connecté et que les gens prennent l'habitude de l'utiliser à cette fin. Il est difficile de dire à quelle date le mouvement prendra de l'ampleur, mais ma conviction est que la télévision connectée occupera une place grandissante. La question est de savoir si on peut durablement laisser venir sur le même écran des images classiques régulées par le CSA et des images d'internet qui ne sont pas régulées. Cela pose des problèmes pour la protection de l'enfance ; pour la lutte contre le racisme, l'antisémitisme, les discriminations ; pour le respect de la dignité de la personne. Comment faire pour introduire un minimum de régulation sur les images qui viennent d'internet ? Cette régulation sera différente, plus souple, plus simple, et elle fera très largement appel à l'autorégulation des professionnels. J'ai soulevé ce problème très régulièrement, les autorités françaises l'ont évoqué en mai dernier à l'e-G8. Je sens que les opinions publiques commencent à bouger en Europe. C'est un sujet difficile à cause de la mondialité d'internet. Il faut trouver les bons instruments juridiques et techniques. Mais on n'a pas le droit de rester inerte. Le CSA est la seule institution à avoir une expérience du suivi des contenus ; ce ne serait pas illégitime qu'on lui confie cette mission.

"Téléréalité : on a besoin de règles"

Vous vous êtes récemment montré très critique à l'encontre les programmes de téléréalité, qui ont connu certaines dérives. Que préconise le CSA ?
Le CSA est déjà intervenu dans le passé. Par exemple, Il a imposé dans les émissions de téléréalité où les candidats sont « enfermés » un espace sans caméra où ils puissent être tranquilles : c'est la « salle CSA ». Après un dialogue sérieux avec les professionnels, nous avons pensé qu'il fallait aller plus loin. Pas en édictant des règles, mais en formulant des recommandations, des principes dont tous pourraient s'inspirer. Par exemple, avoir un suivi psychologique beaucoup plus important à l'égard des candidats, non seulement pendant les émissions, mais au moment de la sélection et après les épreuves pendant plusieurs mois. Nous demandons qu'on s'abstienne de sélectionner des personnes paraissant fragiles. Nous avons rappelé aux chaînes et aux producteurs qu'il fallait être attentif au respect de la dignité de la personne.

La nuit prochaine, la diffusion analogique va être arrêtée au profit d'une diffusion numérique. Derrière cette révolution, un vrai défi technique pour Midi-Pyrénées, qui doit mettre en service 252 émetteurs. Le 29 novembre, ce sera au tour du Languedoc-Roussillon.
Il ne reste plus que quelques heures avant que Midi-Pyrénées n'enterre la diffusion analogique de la télévision par voie hertzienne au profit d'une diffusion tout numérique. À l'exception de la région de Castres, qui basculera le 29 novembre prochain (comme le Languedoc-Roussillon), les huit départements de la région, mais également des zones de quatre départements limitrophes - les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, le Lot-et-Garonne et le Cantal - vont entamer leur mue cette nuit de lundi à mardi… et peut-être aussi dans les deux jours qui suivent. Car Midi-Pyrénées a ceci de particulier qu'elle dispose d'un nombre record d'émetteurs : 252 précisément dont 50 gérés par les collectivités locales. « Le basculement va s'étaler entre mardi, mercredi et jeudi », indique à La Dépêche, Louis de Broissia, président de France télé numérique (FTN), le groupement d'intérêt public (GIP) chargé du basculement au tout numérique et qui regroupe l'État et les chaînes historiques.
Très concrètement ce soir « à minuit, tous les émetteurs terrestres diffusant la télévision en mode analogique et en mode numérique seront éteints. Les émetteurs analogiques s'arrêteront définitivement. Les émetteurs numériques seront temporairement arrêtés, le temps d'effectuer les travaux nécessaires pour ajuster les puissances et les fréquences de diffusion. Ils seront rallumés progressivement », indique FTN, qui installe un QG à Toulouse pour suivre toutes ces opérations.

Une nuit sans télévision

« À partir de lundi minuit, il n'y aura plus de signal de télévision hertzien terrestre : les foyers qui captent la télévision par l'antenne râteau ne recevront plus la télévision jusqu'au rallumage de leur émetteur. L'interruption de la diffusion du signal numérique permettra aux équipes techniques des opérateurs de diffusion (TDF, Itas Tim, OneCast, Towercast), qui interviendront sur les 4 émetteurs principaux (Tarascon-sur-Ariège Touassomalo, Millau Lévézou, Aurillac Labastide-du-Haut-Mont, Toulouse Pic du Midi) et sur les 198 émetteurs secondaires gérés par les chaînes, d'ajuster les puissances de diffusion et de mettre en place le nouveau plan de fréquences défini par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) », explique FTN.
Les 4 émetteurs principaux seront rallumés dès demain. Ainsi avant mardi 10 heures, 81,1 % de la population recevra à nouveau la télévision. Au final, la couverture atteindra 95,2 %.



"En Midi-Pyrénées, le tout numérique est un chantier record"

Le passage de Midi-Pyrénées à la diffusion tout numérique a lieu cette nuit. C'est l'une des dernières régions à basculer. Quel bilan tirez-vous de ce grand chantier ? Quelle en a été la principale difficulté ?
Louis de Broissia, président de France télé numérique. - Le chantier Midi-Pyrénées est peut-être le plus important du passage de la France par plaques régionales à la télé numérique. En population, c'est moins que l'Ile-de-France, mais il y a huit départements et le passage du nombre d'émetteurs impacte quatre autres départements (les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, le Lot-et-Garonne et le Cantal). Midi-Pyrénées compte des émetteurs principaux qui sont très puissants, comme celui du Pic du Midi. Ensuite, le nombre d'émetteurs qui vont être mis en service - 252 dont 50 pris en compte par les collectivités locales - est la plus importante installation qu'on n'ait jamais faite en France. Le nombre d'émetteurs est tel que le passage ne se passera pas en deux heures le 8 novembre. Ce n'est pas possible de faire tout d'un coup ; cela va s'étaler sur le 8, le 9 et le 10 novembre. Midi-Pyrénées est un chantier record, un des plus lourds à préparer.
La difficulté plus classique est de préparer les téléspectateurs aux nécessités de faire quelque chose, avant le jour du passage et après.

Les équipes de France télé numérique ont eu un rôle important d'information et d'accompagnement des Français et particulièrement auprès des personnes âgées.
Oui. Au début on peut penser que le mot numérique, elles ne le comprennent pas. Mais ce n'est pas parce qu'on a 70 ou 80 ans qu'on n'est pas capable de comprendre. Les Français ont bien compris qu'il faudra faire une nouvelle recherche et mémorisation des chaînes après le passage au tout numérique pour bénéficier de 19 chaînes (et TLT pour Toulouse). En Midi-Pyrénées, il y a 350 étudiants qui vont faire des visites à domicile sur rendez-vous, et 2 300 bénévoles ont été formés sur l'ensemble des départements. Par ailleurs, en Midi-Pyrénées, on estime que 4 000 foyers étaient couverts correctement et ils vont perdre cette réception. On leur doit une aide financière de 250€. Comme à ceux qui ne paient pas l'ex-redevance : on leur doit le changement d'antenne et l'adaptateur.

Après le passage au tout numérique, quelle sera la prochaine révolution pour la télé ?
De façon très claire l'arrivée de la HD est l'évolution normale déjà engagée. Cela va prendre 4 ou 5 ans. Quand tout sera en haute définition, il y aura effectivement ensuite la télévision connectée à laquelle tous les médias s'intéressent et qui apportera beaucoup d'avantages. Par exemple, vous interrompez votre programme, vous pouvez le reprendre là où il était. Vous voulez savoir, dans le match de rugby qui se déroule, quel est le palmarès du capitaine qui est en train de marquer un superbe essai, tout son palmarès est disponible. La télé connectée est une télévision de rattrapage permanent, c'est une télévision détemporalisée ; c'est le vrai décloisonnement de la télévision. Ce que la presse a vécu avec internet, la télévision va le vivre de façon définitive.

Quel avenir pour France télé numérique ?
Nous avions une mission éphémère : que 100 % des téléspectateurs passent à la télé numérique sans souffrir. La coopération avec les élus et la presse quotidienne régionale, notamment, a été déterminante. Nous allons nous arrêter. Certains imaginent de faire l'accompagnement des Français vers le très haut débit internet. L'Association nationale des élus de montagne (Anem) a déjà fait savoir que c'était une démarche qui l'intéresserait pour qu'il n'y ait pas de fracture. Demain, tous les habitants de Midi-Pyrénées vont avoir la télévision numérique ; maintenant, il va falloir faire une pédagogie pour expliquer comment on va s'en servir. Comme la TNT pour tous, le haut débit doit être pour tous. C'est d'ailleurs le sens d'une directive européenne qui dit qu'en 2020, chaque habitant doit avoir 30 Mbits de débit.

Ces dernières années, pour répondre à l'inquiétude légitime de parents d'élèves ou de riverains inquiets de voir s'installer une antenne de téléphonie mobile près d'une école ou d'un lotissement, de nombreux maires, invoquant le principe de précaution, ont pris des arrêtés municipaux pour empêcher les opérateurs d'installer leurs équipements. Le Conseil d'État vient de mettre un coup d'arrêt à ces pratiques. Par trois décisions du 26 octobre, le Conseil d'État a examiné la légalité d'arrêtés par lesquels les maires de trois communes (Saint-Denis, Pennes-Mirabeau et Bordeaux) avaient entendu réglementer de façon générale l'implantation des antennes de téléphonie mobile sur le territoire de la commune. « Le Conseil d'État juge que seules les autorités de l'État désignées par la loi (ministre, ARCEP, ANFR) sont compétentes pour réglementer de façon générale l'implantation des antennes relais de téléphonie mobile. Un maire ne saurait donc réglementer par arrêté l'implantation des antennes relais sur le territoire de sa commune, sur le fondement de son pouvoir de police générale », explique le Conseil, rappelant en outre que « le principe de précaution ne permet pas à une autorité publique d'excéder son champ de compétence. »

10000 antennes pour Free
« Bien mauvaise nouvelle pour tous les élus qui, confrontés à l'absence d'une réglementation nationale protectrice, tentent de protéger leurs administrés. Manifestement, une fois encore les préoccupations de santé publique ont pesé bien peu face aux intérêts et au pouvoir des lobbies de la téléphonie mobile », a réagi l'association Priartem (Pour une réglementation des implantations d'antennes relais de téléphonie mobile).
De leurs côtés, les opérateurs se réjouissent doucement de cette nouvelle, et peut-être plus encore Free, qui doit disposer de quelque 10 000 antennes pour couvrir 27 % de la population française début 2012 pour l'ouverture de son service. 5 000 sont déjà installées.
De son côté, la Fédération Française des Télécoms (FFT) a « pris acte » de la décision du Conseil d'État, et assure qu'elle « souhaite poursuivre le dialogue avec les élus et les citoyens, ainsi que l'information du public. »

Le ministre appelle au dialogueEric Besson, Ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique se félicite des clarifications apportées par le Conseil d’Etat concernant l’implantation des antennes relais de téléphonie mobile. Le Ministre tient à souligner que cette décision ne constitue en aucun cas une restriction du rôle des maires. Les maires ont au contraire un rôle important à jouer au niveau local pour accompagner les projets d’implantation d’antennes relais. Eric Besson souhaite encourager les maires à discuter et conclure des partenariats avec les opérateurs de réseaux mobiles.
C'est un peu le combat de David contre Goliath. Un étudiant en droit autrichien de 24 ans, Max Scherms, a déposé 22 plaintes contre le réseau social Facebook pour non-respect des lois européennes relatives à la protection de la vie privée. À l'origine de l'affaire, la requête envoyée par le jeune homme au célèbre site pour récupérer les données de son profil. À force d'insister, il a fini par recevoir un CD-rom contenant 1 222 pages d'informations le concernant. L'étudiant se rend alors compte que non seulement figuraient dans ce listing des informations qu'il avait pourtant effacées; mais qu'il y avait aussi des informations concernant des personnes avec lesquelles il avait eu une interaction mais qui n'étaient même pas membres de Facebook ! Le site créerait en quelque sorte et à leur insu des « profils fantômes » pour les non-membres… Régulièrement épinglée pour sa gestion des données personnelles, Facebook assure que la conservation de ces données est purement technique, mais cette fois-ci, pas sûr que la justice européenne se contente de cette explication.
« Nous ne voulons pas tuer Facebook », assurent Max Sherms et ses amis qui viennent de lancer une campagne européenne (europe-v-facebook.org) pour ramener le site à la raison…
Anticipant l'arrivée du fournisseur d'accès à internet Free sur le marché de la téléphonie mobile en 2012 et la révolution tarifaire qu'il a promise, les trois opérateurs Orange, SFR et Bouygues Telecom ont déployé tous les trois des marques low cost. De nouveaux forfaits, moins chers, qui s'adressent à un public à l'aise avec les nouvelles technologies et qui gère tout par internet

SFR a ainsi lancé Red, Bouygues B and You et Orange Sosh. L'opérateur historique entend bien séduire les plus jeunes et s'est lancé dans un tour de France pour faire découvrir sa nouvelle marque. Pour cela, pas d'animations dans les boutiques Orange-France Télécom mais des boutiques éphémères, baptisées pop-up Sosh, qui trouvent place dans des magasins de prêt-à-porter par exemple.
"Sosh souhaite entretenir un lien durable avec sa communauté et crée ainsi ses pop-up stores, de véritables lieux de rencontre et d’échange. Il n'y a ucun espace de vente physique. Cet espace de rencontre est une véritable mise en scène de l’esprit Sosh. A travers divers produits emblématiques et originaux ; casques, combinés rétros, enceintes pour smartphones, …", explique Orange qui entame un tour de France dans huit grandes villes dont Toulouse du 20 au 29 octobre.

Dans la ville rose, rendez-vous est donné à la boutique Cirezone (9, rue du coq d'inde). Les visiteurs découvriront l’univers et les offres Sosh ; les services et mobiles proposés et accéderont aux espaces digitaux de la marque grâce aux PC mis à leur disposition : Sosh.fr, Twitter, Facebook, Dailymotion, YouTube et Flickr. La photocabine Sosh leur permettra de réaliser leur Sosh card.

Enfin le van (combi WV Sosh) sillonnera les alentours pour informer les visiteurs et les inviter à se rendre dans le pop-up store.
Flickr, premier service de partage photos de Yahoo! dans le monde, lance aujourd'hui deux nouveautés : « Photo Session » ainsi que l’application Flickr pour Android. Ces deux nouveautés rendent le téléchargement, la découverte et l’échange de photos encore plus interactifs et permet à ses 80 millions de visiteurs uniques*  d’interagir plus fortement encore avec sa famille et ses amis quel que soit le support choisi (PC ou mobile).

 « Photo Session » de Flickr

« Photo Session » de Flickr propose, de manière interactive, de partager ses galeries photos, albums et classeurs avec de petits groupes, famille ou amis, afin de les visualiser et les commenter en temps réel, que ce soit depuis un ordinateur, un iPhone ou bien un iPad. Créé lors du dernier Yahoo! Hack Day, le lancement de « Photo Session » souligne la passion et l’engagement de Yahoo! dans l’innovation et son soutien à Flickr.
Débuter une « Photo Session » s’apparente à l’envoi d’un lien à un ami, qui pourra ainsi accéder aux photos via son ordinateur, iPhone ou iPad, peu importe où il se trouve. Grace à « Photo Session », les utilisateurs de l’application peuvent partager leurs photos avec au maximum 10 personnes simultanément, commenter les photos à l’aide d’une fenêtre de discussion intégrée, voire même annoter directement sur les photos avec des outils de dessin.
Si vous venez tout juste de rentrer de votre safari en Afrique, conviez vos amis à une « photo session » pour leur donner envie de voyager. Vous souhaitez fêter un heureux évènement ? Pour permettre à votre famille d’admirer bébé, rien de plus simple, utilisez « photo session » pour leur présenter les tous premiers clichés.
Découvrez l’expérience « Photo Session » sur le lien suivant : http://yhoo.it/ogMKpP

Application Flickr pour Android



Nouvelle sur le marché Android, l'application Flickr pour Android (uniquement disponible en anglais) vous permet de saisir, personnaliser, modifier et partager des photos de grande qualité directement depuis votre mobile :
> L’application Flickr pour Android avec appareil photo intégré : avant de prendre un cliché, réglez votre  appareil photo sur l'application Flickr – fonctions de flash, format d'image et mise au point. Vous voici prêt à immortaliser de remarquables images que vous pourrez partager dans la foulée, grâce au très novateur appareil photo intégré à l'application. Choisissez 10 filtres et effets de haute qualité pour personnaliser vos photos ; téléchargez automatiquement vos clichés sur Flickr et partagez-les aussitôt sur Twitter, Facebook et Tumblr.
> Accès instantané à toutes vos photos : que vous disposiez de 20 ou 20 000 photos, vous pouvez les parcourir en effleurant l'écran et en touchant l'image pour l'afficher en plein écran ou en mode diapositive.
> Gardez le contrôle : gérez les paramètres de vie privée directement depuis votre téléphone et définissez qui est autorisé à télécharger vos images.

« En tant que marque leader dans le domaine de la mobilité, Yahoo! s'est fixée pour mission de faire vivre aux utilisateurs de Flickr les expériences les plus riches et les plus engageantes possibles, sur tout type d'appareil. » explique Markus Spiering, responsable du produit Flickr. « Nous savons que vous adorez votre téléphone et votre appareil photo. Venez vite découvrir les nouveautés, sans poser votre téléphone. Les plus beaux instants de votre vie ne sont qu'à un clic! »

81,4 % des mobinautes pensent que c’est la faute des éditeurs en cas de non fonctionnement d’une application ; 76,5 % des mobinautes sont influencés par les commentaires dans les applications stores ; 46,7 % des mobinautes sont plus tolérants concernant la qualité des applications gratuites ; 43,7 % des mobinautes trouvent que la qualité insuffisante d’une application nuit de façon significative à l’image de la Marque ; 20% des femmes se déclarent intéressées par des applications de marque pour 10% chez les hommes ; 27% des femmes se déclarent intéressées par des applications de M Commerce pour 18% chez les hommes.

Ces chiffres sont les premiers résultats de la première enquête Stardust sur la Qualité des Applications Mobiles, afin d’établir un état des lieux du niveau de satisfaction des utilisateurs vis-à-vis des applications téléchargées.

Stardust invite les internautes à contribuer à cette enquête en cliquant ici : www.stardustspm.com/survey

Alors que les licences 4G viennent d'être mises en vente, les opérateurs continuent à muscler leurs réseaux mobiles 3G, qui doivent faire face à l'engouement pour l'internet mobile consultable à partir des smartphones (iPhone, Blackberry, Android-phones).

En avril dernier, l'Arcep, le gendarme des télécoms, saluait d'ailleurs ces efforts. "Les vérifications de la couverture 3G effectuées par l’Autorité début 2011 font apparaître que Bouygues Telecom satisfait son obligation de couverture d’au moins 75% de la population; qu’Orange France et SFR ont respecté l’obligation de couverture de 91% et 88% de la population respectivement; cette obligation leur était faite au titre de l’étape intermédiaire de leur mise en demeure prononcée le 30 novembre 2009."

Toujours plus de débit
A l'occasion d'un déplacement à Marseille le 22 septembre, Franck Esser, PDG de SFR, a fait un point sur les dernières avancées technologiques de son réseau. D'ici la fin du mois, 97% de la population française seront couverts par le réseau 3G+. "Fin septembre, grâce au déploiement du HSPA+, qui représente aujourd’hui la plus performante des technologies mobiles, 43% de son réseau (les 12 premières agglomérations françaises) sont compatibles à 21 Mbit/s. 21% (les trois premières agglomérations) seront à 42 Mbit/s fin 2011", a expliqué SFR, indiquant qu'il travaillait à "la densification de son réseau 3G+ pour répondre aux attentes de ses clients dans les zones de fort trafic, de villégiature et le long des axes TGV."

La technologie Femto Cell

Densifier le réseau passera aussi par la technologie Femto Cell, que SFR est le seul à utiliser en France. Lancée en 2009, l'offre de SFR consiste en un boîtier que l'on branche sur sa box internet, quel que soit son fournisseur d'accès à internet. Ce boîtier améliore ainsi la couverte 3G+ pour les clients mobiles SFR dont le domicile était jusqu'à présent mal couvert par la 3G. Ce service est désormais gratuit (49€ remboursés automatiquement dès la connexion du boitier.)

Du WiFi à la 3G en toute transparence
Enfin, comme les autres opérateurs, SFR mise sur les hotspots WiFi pour soulager son réseau 3G. "SFR dispose aujourd’hui d’une couverture de près de 4 millions de Hotspots, représentant l’un des plus grands réseaux au monde", explique l'opérateur. Seul hic pour les possesseurs de smartphone, la complexité parfois pour se connecter à un hotspot. Pour résoudre cela, SFR expérimente sur trois départements le service Auto Connect WiFi, qui permettra de passer d’un réseau à un autre - 3G+ ou WiFi - sans discontinuité ni manipulation.
Par Fabrice SERGENT
Fondateur - Directeur Général du Groupe CELLFISH
Fondateur et ancien PDG de Club-Internet

Facebook va annoncer prochainement un renforcement de sa présence sur le marché de la musique. C’est important pour Facebook et pour le monde de la musique...

Avec ses 750 millions d’inscrits, Facebook n’est pas une plateforme inconnue des artistes et des fans, bien au contraire. Par le lancement des pages Artistes, des pages Fans et des boutons “ J’aime ”, Facebook a permis aux artistes d’établir leur présence sur sa plateforme et aux fans de manifester leur support. Ainsi, les artistes ont-ils accumulé de nombreux “ Fans ”, par millions parfois comme David Guetta (plus de 20 millions), Rihanna (45 millions) ou encore Justin Bieber (35 millions). Bien plus nombreux d’ailleurs que les fans accumulés via d’autres plateformes comme Myspace.

Facebook pour autant a choisi d’accélérer sur la musique en dépassant son positionnement “ d’utilitaire social ”. C’était déjà le cas pour le jeu que Facebook a très tôt identifié comme un attracteur et un lien entre les utilisateurs. Il a ainsi facilité l’émergence de nouveaux éditeurs comme Zynga qui a permis en retour d’augmenter le temps de présence passé par les utilisateurs sur la plateforme, leur fidélité et le caractère viral de la plateforme.


Quoi de plus fondamentalement sociale que la musique ?

La musique semble offrir un potentiel comparable au jeu en termes d’usage, de fidélisation et d’échange entre les utilisateurs. La musique est un lien universel que les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Myspace) peuvent propager et développer. Mais jusqu’ici, la musique a déferlé sur le Web de façon très virale et sociale, facilitant la promotion des artistes mais aussi l’usage de plateformes d’échanges illégales.

Ce qui semble intéressant et important dans le dispositif envisagé par Facebook, c’est la création d’un environnement facilitant le partage, la promotion des artistes mais aussi la monétisation de la musique.

Cette préoccupation économique a très tôt existé dans le domaine du jeu où Facebook est devenu une vraie plateforme de distribution mais aussi de création de revenus via Facebook Credits. Il suffit de regarder Zynga dont les revenus ont explosé en moins de deux ans par la vente de Virtual Goods et ce, par centaine de millions de dollars.

Facebook va-t-il faciliter la monétisation de la musique comme il l'a fait pour les jeux ?

Il semble déjà que de nombreux acteurs parient sur l’impact important de ces initiatives : on a assisté ces deux dernières années à l’arrivée de nouveaux acteurs de l’abonnement musical et plus récemment au lancement réussi de Spotify aux Etats-Unis. Cette forme de vente que d’autres avaient tentée depuis de nombreuses années sur le Web (Rhapsody, EMusic..) semble croire à une nouvelle vie via les réseaux sociaux à travers la création de start-up comme Rdio ou MOG soutenues par les Venture Capital Fund les plus prestigieux.

La promotion des artistes, la vente de merchandising ou de billets, la promotion des concerts est un secteur également en pleine évolution grâce a ReverbNation, Root Music (qui vient de lever 16m$), Turntable.fm ou BandsInTown, le leader du Live et des concerts sur Facebook qui a récemment été acquise par Cellfish.

Nouveaux financements de start-up, lancements ambitieux de nouveaux projets permettant la découverte ou la promotion des artistes, soutien de plateformes comme Facebook ou Twitter, fusions et acquisitions. Peut-être un vent de fraîcheur dans l’industrie de la musique ?!

On y croit et pensons que le bal ne fait que commencer…
…Stay tuned !

Des pirates viennent de prendre d'assaut un Parlement. L'histoire se passe en Allemagne et n'a heureusement rien de guerrier. Dimanche, lors des élections régionales de la ville-Etat de Berlin, le parti pirate (Die Piratenpartei) a obtenu, à la surprise générale 8,9 % des suffrages, ce qui lui garantit d'entrer pour la première fois dans un parlement régional en Allemagne. Ce jeune parti - qui n'avait obtenu que 3,5 % des voix lors des législatives de 2009 - devance les Libéraux du FDP, qui gouvernent l'Allemagne avec Angela Merkel, et qui n'ont obtenu que 1,8 % des voix… Le Parti pirate prône la démocratie directe sur internet, la création d'un réseau WiFi gratuit, la diffusion publique des données et des procédures administratives, l'installation de logiciels libres et, bien sûr, la fin de l'utilisation de programmes de filtrage… Le succès allemand fait rêver le Parti pirate français, dont le candidat n'avait obtenu que 2 % des voix lors de législatives dans les Yvelines. Pour les législatives de 2012, le Parti pirate français a d'ores et déjà prévu d'organiser des pique-niques pour expliquer son opposition aux lois Hadopi et Loppsi 2.


Une page de l'histoire de l'informatique s'est tournée mercredi 24 août avec la démission de son poste de PDG de Steve Jobs, l'emblématique patron d'Apple.
C'est par une lettre émouvante rendue publique mercredi que Steve Jobs a annoncé sa démission. «J'ai toujours dit que si jamais je venais à ne plus être en mesure d'assumer mes fonctions et obligations en tant que directeur général d'Apple, je serais le premier à vous le faire savoir. Malheureusement, ce jour est arrivé», a écrit Steve Jobs, qui conservera toutefois la présidence du conseil d'administration d'Apple. Pour lui succéder, Jobs a choisi Tim Cook qui était, jusqu'à présent n°2 de la société. Steve Jobs, 55 ans, qui a survécu à un cancer du pancréas en 2004 en subissant une transplantation, était en congé maladie depuis janvier. Sa démission ne signifie pas que son état de santé se soit aggravé ; elle est plutôt le signe de sa volonté de préparer en douceur une transition que chacun savait inéluctable.

Qu'on l'adule ou qu'on le déteste, force est de reconnaître que le co-fondateur, avec Steve Wozniak en 1976, de la marque à la pomme aura marqué le secteur des nouvelles technologies en lui donnant bien souvent le tempo. Apple aura été, en effet, à l'origine d'au moins cinq révolutions. En 1984, après l'Apple II, Jobs lance le Macintosh qui aura ouvert l'ère de l'ordinateur personnel. En 2001, Apple lance l'iPod, un baladeur qui va bouleverser la façàn dont on écoute de la musique. En 2007, la firme à la pomme s'attaque à la téléphonie mobile en lançant l'iPhone, qui reste toujours une référence pour le secteur en plein boom des smartphoners. Enfin, en 2010, Steve Jobs ouvre l'ère post-PC avec l'iPad, sa tablette tactile qui n'a toujours pas trouvé de concurrents à sa hauteur.

Ces quatre révolutions ont également signé une profonde évolution dans la philosophie Apple qui est passée d'un esprit ouvert et libertaire à un écosystème des plus fermés. C'est cette fermeture, ces verrouillages qui agacent le plus... mais qui séduisent aussi le plus le grand public, reconnaissant pour la simplicité d'usage et l'ergonomie des machines.

Enfin, on peut mettre au crédit de Steve Jobs une 5e révolution : celle d'avoir mis au-dessus de la technique le design de ses appareils. Là aussi, qu'on adule ou qu'on déteste Apple, on ne peut que reconnaître que le design des ordinateurs ou des tablettes de la marque donnent souvent la tendance gébérale du secteur. De l'iMac aux couleurs acidulées au dernier ultraportable MacBook Air tout en finesse et en aluminium les produits - conçus par Jonathan Ive - sont toujours beaux avec une finition irréprochable qui se retrouve bien évidemment dans ds tarifs plus élevés que la moyenne.

La démission de Steve Jobs ajoute enfin un nouveau chapitre à un parcours réellement exceptionnel, de ceux dont on dit qu'il constituent un destin. Viré d'Apple en 1985, Steve Jobs était parti fonder NeXT, des stations confidentielles haut de gamme. En 1996, il revient pour prendre les rennes d'une entreprise au bord de la faillite qu'il va conduire de succès en succès jusqu'à aujoud'hui, au point de devenir, il y a quelques jours, la première entreprise mondiale...

Que deviendra Apple sans son "gourou" ? Difficile à dire. Jeudi le cours d'Apple a été suspendu et à la reprise, l'action a chuté de 5%. Mais dernièrement Steve Jobs, qui a toujours eu le culte du secret jusqu'à la paranoïa, assurait qu'il avait mis la société à l'abri avec des innovations pour les dix ans à venir. Apple n'a pas fini de nous surprendre...

Illustration : le portrait de Steve Jobs réalisé avec les produits Apple, publié par Fortune Magazine en 2008.

De l'affaire DSK au cours laquelle chaque minute de la vie du couple Strauss-Kahn-Sinclair a été disséquée dans les médias ; à l'histoire insolite de ce couple toulousain de chauffeurs de bus qui a vu resurgir du passé le film X qu'ils avaient tourné en amateur il y a plus de dix ans ; en passant par tous ces adolescents férus des réseaux sociaux qui laissent derrière eux, sans penser aux conséquences messages, photos et vidéos de soirées plus ou moins arrosées ; jusqu'aux nombreux projets de lois qui ont créé de multiples fichiers aux contours flous : force est de constater que la notion de vie privée a évolué à un point tel que l'on pourrait se demander si elle existe encore.
Bien sûr, entre l'homme politique qui a un rôle public et Monsieur tout-le-monde il y a un gouffre ; tout comme entre la publication volontaire de photos sur sa page Facebook et le fichage commercial ou administratif. Mais l'ensemble constitue, d'évidence, un faisceau d'atteintes au respect de la vie privée, l'une des libertés fondamentale de toute démocratie.
Les associations de défense des consommateurs ou des droits de l'Homme ; et la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) ont plusieurs fois tiré la sonnette d'alarme et travaillent sur deux fronts principaux : la pédagogie et le juridique.
La pédagogie consiste essentiellement à mieux informer les citoyens. Ces derniers se retrouvent souvent fichés dans des bases de données - la plupart du temps commerciales - sans même s'en rendre compte (lire ci-dessous). Et sur internet, tout un chacun laisse des traces dont il n'a pas idée. C'est tout le sens d'ailleurs de l'initiative de la CNIL qui a mis en place sur son site internet un outil pour comprendre les traces qu'on laisse sur le web. La Commission européenne a par ailleurs lancé il y a plusieurs années le Safer internet day (journée de l'internet sûr) dont la dernière édition, destinée aux jeunes, s'intitulait « Tu publies ? Réfléchis ».
Alors que les géants du net comme Google et Facebook sont souvent pointés du doigt pour leur politique de confidentialité des données, l'idée d'un « droit à l'oubli » fait peu à peu son chemin. Une proposition de loi sénatoriale a été cosignée par la sénatrice aveyronnaise Anne-Marie Escoffier et la CNIL voudrait voir ce droit inscrit dans la Constitution.
Le second angle d'attaque concerne les fichiers administratifs qui se sont multipliés ces dernières années. Le nombre de fichiers policiers a ainsi augmenté de 169 % depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, en 2002, et a parfois donné lieu à de fortes mobilisations citoyennes. En 2008, le fichier Edvige qui devait recenser les personnes « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical » avait soulevé un tollé.
La future carte d'identité biométrique, promue par le gouvernement pour lutter contre les usurpations d'identité et qui doit être examinée par le Parlement à la rentrée, soulève les mêmes inquiétudes. Pour traquer les quelques usurpateurs, il faudrait ficher toute la population sans qu'aucune garantie ne soit donnée sur l'utilisation finale du fichier… Le rapporteur UMP de la proposition de loi parle d'un « fichier des gens honnêtes » qui, de fait, sacrifierait la liberté et la vie privée au nom de la sécurité.

Le chiffre : 7 % des Français disent avoir subi directement les conséquences de photos compromettantes postées sur internet selon une étude Louis Harris Interactive pour l'assureur Swiss Life.


Tous pistés pendant 24 heures
Notre vie quotidienne est de moins en moins privée, chaque geste, chaque action étant désormais enregistré dans une multitude de bases de données.
7 heures. Le réveil sonne. M. Dupont consulte les prévisions météos de la journée sur son iPhone. L'appareil, qui dispose d'un GPS, le géolocalise immédiatement pour lui donner le temps autour de lui.
Avant de partir de son domicile, Pierre, son fils, se connecte à internet pour vérifier si son programme télé sera bien diffusé le soir. Pour pouvoir commenter les articles du site web, il s'est créé un compte. Les connexions et les articles consultés sont enregistrés par le site, dont les partenaires peuvent lui envoyer des offres commerciales.
8 heures. Départ de la maison. M. Dupont, qui habite dans la banlieue de Toulouse, prend l'autoroute pour se rendre au centre de la Ville rose. Par commodité, il a choisi le badge Télépéage. Chaque passage à une poste de péage est ainsi enregistré ; la facture électronique est envoyée dans son e-mail. Le long du trajet, sa voiture est filmée par les caméras de surveillance du trafic.
8 h 30. Arrivée à sa société, M. Dupont dispose d'un badge qui ouvre la barrière, permet de payer les repas à la cafétéria et les friandises au distributeur. Le badge permet l'accès à certaines salles de l'entreprise. Il doit en plus présenter son doigt sur un lecteur d'empreintes digitales ; ces données biométriques ayant été enregistrées par son employeur.
10 heures. De son poste informatique, M. Dupont vérifie ses e-mails personnels pour réserver un week-end à Paris. Son employeur a la possibilité - même si une jurisprudence l'interdit - de consulter ces e-mails. Sur le site d'Air France, M. Dupont se connecte avec son compte Flying Blue avec lequel il gère ses miles. Air France sait ainsi à quelle heure il se connecte.
12 heures. M. Dupont veut déjeuner en ville. Il emprunte le métro dont il a la carte Pastel qui contient une puce RFID. Son déplacement est enregistré.
12 h 15. Place du Capitole, il est suivi par les caméras de vidéosurveillance. Il retire 20 € à un distributeur dont la caméra de sécurité le filme. Sa banque enregistre la date, l'heure et le lieu du retrait.
13 heures. M. Dupont règle le repas avec sa carte bleue. Le nom du restaurant la date, l'heure et le lieu sont enregistrés. Il passe plusieurs appels avec son iPhone, envoie deux SMS. Tout est enregistré.
13 h 30. M. Dupont fait un saut à la FNAC pour acheter un CD de jazz. L'achat est enregistré par sa carte de membre. Le site web de la FNAC lui enverra par e-mail des suggestions d'autres disques de jazz. Il va ensuite chez le coiffeur, paie en liquide, mais, pour profiter d'une promotion, accepte de figurer dans le fichier client.
17 h 30. À la maison, Pierre, de retour de l'école, se connecte sur internet pour tchatter avec ses amis. Il poste des photos sur Facebook qui sont repartagées par ses amis. Il consulte ses e-mails sur une boîte Gmail ; le contenu de chaque e-mail est analysé et Google propose des liens commerciaux en relation.
18 h 30. Mme Dupont a repéré une recette sur un site web gastronomique dont elle est membre. Elle passe commande de ses courses sur le site internet d'un supermarché ; elle retirera ses courses au point de retrait.
20 h 30. Toute la famille est devant la télé et décide de louer un film via sa box internet, qui enregistre les préférences familiales et le prix à facturer.


"Internet est un piège fabuleux"

Y a-t-il un danger pour la vie privée à poster des données personnelles sur internet ?
Jean-Claude Vitran, responsable du groupe de travail informatique-TIC à la Ligue des droits de l'Homme. Il faut rester prudent. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce ne sont pas les jeunes les plus vulnérables car ils savent utiliser des pseudonymes, des avatars ; ce sont les 55-75 ans qui oublient des choses, ne sécurisent pas leurs mots de passe, etc.

Dans un cas comme dans l'autre, faut-il un droit à l'oubli ?
Bien sûr. Internet est un piège fabuleux. Les informations que vous mettez sur le web peuvent ne jamais disparaître pour peu qu'un de vos amis sur Facebook, par exemple, ait téléchargé une photo avant que vous ne l'ayez supprimée. La photo réapparaîtra 5, 10 ans plus tard. Mais mettre en place un droit à l'oubli est une gageure car il faudrait une législation internationale très difficile à mettre en place. C'est une question de cultures latines, anglo-saxones différentes. Dans l'équilibre qu'il faut trouver, certains États seraient facilement enclins à pratiquer une censure, comme on a pu le voir en Grande Bretagne, où le gouvernement a montré du doigt les réseaux sociaux. Il y a un équilibre à trouver mais très difficile.

À côté d'internet, il y a les autres fichiers qui hébergent des données personnelles, comme les fichiers commerciaux.
Il y a effectivement des abus. Certaines grandes surfaces détiennent des informations qui ne les regardent pas mais qui sont très utiles au point marketing. On pourrait légiférer et contrôler. Il y a 3 millions de fichiers et la CNIL n'a que 25 contrôleurs. Il faut lui donner plus de moyens.

Que pensez-vous de la carte d'identité biométrique ?
Nous sommes contre et envisageons un recours devant le conseil d'État. Cette carte contiendra des photos face et profil qui pourront être mises en relation avec la future reconnaissance faciale des caméras de surveillance. Ensuite, il y a un mélange des finalités puisque cette carte sert à indentifier et à faire du commerce électronique. C'est le point de départ de la fin de la vie privée.
Lancée en onze langues et présente dans toute l'Europe, en Asie et en Amérique du Nord et du Sud. Wimdu.fr, nouvelle plateforme mondiale de location d'hébergements privés pour de courtes durées, propose à l'occasion de Noël une sélection d'hébergements uniques. Wimdu propose actuellement sur sa plateforme plus de 25000 offres.
SFR, 2e opérateur français, poursuit le dégroupage de ses lignes ADSL dans plusieurs communes du Lot-et-Garonne et de Haute-Garonne. "Avec le dégroupage, les particuliers peuvent bénéficier, à des tarifs encore plus compétitifs, du meilleur des services de la gamme neufbox de SFR, avec plus de débits", explique l'opérateur.
Les particuliers de la commune de Sérignac-sur-Garonne (47300) peut ainsi avoir accès aux services tels que l’internet Haut Débit, la téléphonie illimitée en France vers les fixes (plus de 100 destinations à l’international) et les mobiles.
La commune de Brax (47040) peut bénéficier de la toute dernière offre "neufbox Evolution" de SFR qui propose une expérience client inédite associant performance et éco conception.
Les particuliers des communes de Cuguron (31158), Pointis-de-Rivière (31426), et Seilhan (31542), peuvent ainsi avoir accès aux services tels que l’Internet Haut Débit, la téléphonie illimitée en France vers les fixes (plus de 100 destinations à l’international) et les mobiles.
Enfin, pour les commmunes de Ponlat-Taillebourg (31430), Gagnac-sur-Garonne (31205), Gourdan-Polignan (31224), Huos (31238), Lespinasse (31293), Les Tourreilles (31556), Ausson (31031) et Montréjeau (31390) peuvent bénéficier, à des tarifs plus compétitifs, du meilleur des services de la gamme neufbox de SFR (y compris Neufbox Evolution), avec plus de débits et la possibilité d’accéder aux services de télévision HD par ADSL.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. En annonçant à la surprise générale son retrait du marché des tablettes et des smarphones sous WebOS la semaine dernière, Hewlett Packard est à l'origine d'un énorme buzz depuis mardi 22 août au soir en France. En effet, le constucteur américain, plutôt que de rapatrier ses stocks a décidé de les brader. Et quelle braderie. La tablette Touchpad (version 16Go Wifi) est passée ainsi de 399€ à 99€ (99$ aux Etats-Unis) ! La version 32Go passe de 499€ à 129€.
Aux Etats-Unis, les grandes enseignes ont vu leurs stocks fondre comme neige au soleil ce week-end alors que la tablette, sortie en juillet, ne se vendait pas très bien jusque là (10% des stocks écoulés à peine).
En France, la FNAC et Darty ont également vidé leur stocks en quelques heures à peine mardi soir. Et ce mercredi après-midi, le site CDiscount a flanché devant le nombre de connexions. A Toulouse, certaines enseignes ont été dévalisées...
L'engouement pour cette tablette pourrait paraître curieux puisqu'il s'agit d'un système qui ne sera plus mis à jour à l'avenir, HP arrêtant le développement de WebOS, acquis 1,2 milliards de dollars en 2010. Mais c'est sans compter la mobilisation d'une communauté de passionnés qui travaille au projet Touchdroid : installer le système d'exploitation de Google Android pour tablette sur la Touchpad. Ainsi, celle-ci continuera à évoluer.
L'engouement pour la Touchpad bradée permet en tout cas de mesurer l'intérêt pour les constructeurs à proposer une tablette performante et bon marché. Une idée à creuser pour concurrencer l'iPad d'Apple, dont la 3e version est prévue début 2012.
Le buzz devrait continuer dans les jours à venir avec cette fois le smartphone Pre3 que HP va également brader. Celui-ci pourrait être vendu 75€ contre 349€ jusqu'à présent.

Dans les années 80, la domotique, c'est-à-dire l'informatique implantée au coeur de la maison, devait révolutionner notre façon de vivre, piloter le chauffage, surveiller l'habitation à distance avec des caméras, etc. Le concept prometteur a fait florès ; faute d'absence de standards et en raison de coût très élevés.
Aujourd'hui, la domotique se veut plus modeste et plus accessible. De nombreux constructeurs informatiques comme DLink ou Logitech proposent des kits de vidéosurveillance ou de téléalerte ; des établissements bancaires et d'assurances proposent des dispositifs d'alerte pour les seniors ; et les opérateurs de télécoms imaginent autour de leurs box un environnement numérique intelligent.
C'est notamment le cas d'Orange. L'opérateur a imaginé ce que pourrait être la maison de demain et a conçu un container dédié qui parcourt la France jusqu'au 23 juillet, faisant étape dans 20 villes dont la Ville Rose. L'opérateur invite ainsi les Toulousains à découvrir cette "Maison connectée" (Vendredi 15 et samedi 16 juillet, parking Carrefour Portet s/Garonne- entrée 2 ; de 10 heures à 19 heures, entrée libre et gratuite) et se propose de "les accompagner dans l’adoption des nouveaux usages autour de la TV, de la musique, du jeu et de la téléphonie."

"Cet espace éphémère est organisé autour de 4 pôles de démonstration thématiques qui présentent l’univers numérique d’Orange à travers les écrans TV, mobile, ordinateur et tablette", explique l'opérateur.
> Un pôle TV pour des soirées télé sur-mesure avec le film ou le programme de son choix : où on veut et quand on veut avec la TV à la demande, la VoD, le contrôle du direct et le partage de ses photos et vidéos.
> Un pôle musique pour accéder à tous ses morceaux préférés en un clic, où que l’on soit, avec Deezer Premium.
> Un pôle Voix, pour découvrir tout le confort d’écoute de la téléphonie HD et faire l’expérience inédite du mobile 3D.
> Et enfin, un pôle Jeux, pour profiter en famille des derniers jeux vidéos en réseau, sur ordinateur ou sur mobile : des jeux ludo-éducatifs, des jeux de détente pour les parents, des jeux multi-joueurs pour s’amuser entre amis.
"A la fin de leur parcours, des coachs équipés de tablettes tactiles pourront mettre virtuellement en scène le projet de maison connectée des visiteurs à partir de leur propre équipement existant. Un dossier présentant des conseils pratiques et astuces pourra leur être remis pour clarifier d’éventuels problèmes d’installation et de connexion.", explique Orange qui présentera par ailleurs en avant-première le premier mobile 3D, le LG Optimus 3D.

Plus d'infos sur www.orange-innovation.tv mot clé : « maison connectée »



Alors qu'il y avait fin mars en France seulement 138 000 abonnés à internet par fibre optique selon le dernier observatoire de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) publié hier, cette technologie d'avenir, qui offre des débits cent fois supérieurs à l'ADSL et des usages multiples (cf. infographie), devrait enfin décoller.
« Avec Lyon et Marseille, Toulouse est l'une des villes les plus dynamiques puisqu'elle est passée de 2 500 à 5 000 abonnés en un an. 76 % des immeubles de plus de 12 logements sont fibrés et on atteindra 80 % d'ici la fin de l'année. En 2012, nous allons déployer la fibre dans les derniers quartiers », indique Patrick Bonnefoi, directeur du projet fibre chez Orange qui rappelle que son groupe va investir 2 milliards d'euros sur cinq ans au niveau national.
Concrètement, l'Arcep a divisé la France en deux zones : très denses (148 villes dont Toulouse, Bordeaux, Montpellier) et moins denses. Dans cette dernière, l'on trouve les petites communes rurales (qui seront éventuellement couvertes en fibre optique par l'État via le Grand emprunt) et les villes moyennes. Dans ces dernières, afin d'éviter que chaque opérateur ne construise son propre réseau, il y aura une mutualisation et l'État a fait un appel à manifestation d'intention d'investissement. Orange a répondu à cet appel et envisage de fibrer 3 600 communes sur le plan national. En Midi-Pyrénées, hors Toulouse, ce sont 13 villes qui devraient ainsi être prochainement raccordées à partir de l'année prochaine. Toutes les villes-préfectures de la région sont concernées ainsi que Millau, Albi, Pamiers, Lourdes, Muret. En 2012, Orange envisage de poursuivre son déploiement dans trois villes de la ceinture toulousaine (Blagnac, Colomiers, Tournefeuille) ainsi qu'à Montauban. Ces villes vont pouvoir profiter du confort de connexion et de rapidité de la fibre ; et expérimenter de nouveaux usages, notamment ce qui concerne la télévision et les vidéos haute définition en 3D, mais aussi le partage de fichiers.

Organisée par Castres-Mazamet Technopole, le centre e-Santé et l'association la Mêlée, qui fédère quelque 450 acteurs du numérique en Midi-Pyrénées, la 5e université d'été de la e-santé va se dérouler à Castres du 6 au 8 juillet prochains. La e-santé ? Ce sont les technologies de l'information et de la communication (TIC) appliquées au domaine médical dans toutes ses composantes. De la collecte de données médicales au domicile des personnes âgées, à l'informatisation des dossiers médicaux ; en passant par la télémédecine ou les outils pour aider au maintien à domicile, etc. Les débouchés ne manquent pas et partout dans le monde, entreprises et chercheurs planchent sur ce marché qui a représenté plus de 50 milliards d'euros en 2010. Les entrepreneurs pourront d'ailleurs confronter leurs expériences lors de rendez-vous d'affaires organisés sur place. « Nous nous ouvrons d'ailleurs cette année plus largement sur l'Europe avec des représentants venant de Catalogne, d'Aragon, de Belgique ou du Luxembourg », expliquait, hier à Toulouse, Caroline Lapelerie, directrice générale de Castres-Mazamet Technopole. L'édition 2011 de l'Université s'articulera autour de trois thèmes : la dépendance des personnes âgées (dont le financement est au cœur de l'actualité), le développement de la e-santé et enfin les réalisations et les projets en Midi-Pyrénées et en Europe. Ces derniers pourront être récompensés par des trophées uniques en France, qui salueront des initiatives en terme d'usage ; de recherche et d'enseignement supérieur ; et de technologies. Un atelier sur le Mediator et la façon dont les TIC peuvent contribuer à la formation des médecins sera également organisé.
S'adressant aux entreprises du secteur des technologies et de la santé, professionnels de santé, associations de patients et d'aidants, élus, chercheurs, enseignants, étudiants, acteurs de la protection sociale… l'université proposera conférences, ateliers et table rondes des personnalités de premier plan comme le Pr Lareng, l'un des pionniers de la télémédecine.

Trois étudiants toulousains et un Valenciennois de l'école supérieure des métiers de l'informatique Ingésup de Toulouse vont s'envoler pour les États-Unis afin de participer, à New York du 8 au 14 juillet, à la finale internationale du concours de Microsoft « Imagine Cup. » Depuis 2003, ce concours mobilise des centaines de milliers d'étudiants du monde entier qui doivent concevoir un jeu vidéo ou une application Windows Phone 7 sur un thème particulier (pauvreté, santé, environnement et développement durable cette année). L'équipe toulousaine, baptisée Geekologics, a imaginé le projet « Brainergy », un jeu puzzle dans lequel le joueur doit gérer des énergies renouvelables pour venir à bout de la pollution. Médaille d'or au concours français, le jeu, qui sera commercialisé en fin d'année, espère décrocher le titre mondial à New York.


Comme il l'avait annoncé en avril dernier lors de la nuit des réseaux, Edouard Forzy, après dix années passées à la présidence de La Mêlée, l'association qui fédère quelque 430 entreprises du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) de Midi-Pyrénées, vient de passer la main.

Le conseil d’administration de La Mêlée, élu le 23 mai lors de l’assemblée générale de l’association s’est réuni jeudi 9 juin dans les locaux de l’école d’ingénieurs Epitech pour élire un nouveau bureau et un nouveau président : Thierry Bardy.

Directeur Général d’IMS (opérateur d’infrastructure et de connectivité IP comptant parmi ses références Pierre Fabre ou encore CGX) sera entouré d’une équipe composée de neuf autres membres issus des TIC et représentants chacun une branche spécifique.

Si Edouard Forzy se retire du pilotage stratégique et de la représentation officielle de La Mêlée, il conserve le management opérationnel des activités et de l’équipe de 8 permanents.

Le nouveau bureau

- Président : Thierry Bardy
- Présidents délégués (en soutien au Président sur les Usages et le secteur IT – attributions en cours de définition) : Alix Howard (Directrice commerciale et Marketing d’Agoranet) et Stéphane Contrepois (PDG de PCKADO S.A. / vente-du-diable.com et cofondateur de La Mêlée)
- Vice-présidents : Ludovic Le Moan, (DG de SigFox Wireless et Président de la TIC Valley), Antonio Güell, (chef du service Applications et Valorisation au CNES) et Jean-Pierre Carsalade (Directeur Commercial Aéronautique chez C&S)
- Trésorier : Daniel Luciani (PDG d’ICOM)
- Trésorier adjoint : Jean-François Renac (DG de la SEM So Toulouse)
- Secrétaire : Christian De Montmagner (Rédacteur en chef du magazine InToulouse)
- Secrétaire adjoint : Robin Calot (DR de Grande Armée Conseil)


Sur la photo, de gauche à droite : Robin Calot, Edouard Forzy, Jean-François Renac, Thierry Bardy, Alix Howard, Ludovic Le Moan, Stéphane Contrepois, Jean-Pierre Carsalade et Christian De Montmagner.

Quoi qu'ils disent de l'arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile ; quels que soient leurs arguments pour assurer que le trublion d'internet ne bouleversera pas le marché, les opérateurs télécoms se préparent à l'arrivée de la société de Xavier Niel qui a promis de diviser par deux la facture mobile des français.
Ainsi, ce mardi 7 juin, SFR a dévoilé une nouvelle gamme tarifaire (disponible à partir du 15 juin) qui récompense fortement la fidélité de ses clients et qui se traduit par une réelle baisse de tarifs. Le PDG du 2e opérateur français, Franck Esser, avait d'ailleurs annoncé une petite révolution dans la relation clients la semaine dernière lors d'un Comex du groupe.
Il s'agissait alors de prendre en compte les nouvelles habitudes des consommateurs qui ne veulent plus forcément changer de mobiles, avec la création d'offres "SIM only."
"Pour la première fois sur le marché français, les clients en fin de période d’engagement verront baisser le prix de leur forfait mensuel (jusqu’à 9€) et ce, sans contrepartie. Une remise encore plus importante (jusqu’à 14€) sera accordée pour les clients se réengageant 12 mois." a indiqué SFR. "Les clients souhaitant opter pour un nouveau terminal, pourront le faire au meilleur prix, soit celui réservé jusqu’alors aux nouveaux clients.
Dans un ultime souci de clarté, toutes les offres pourront être désormais souscrites : avec ou sans terminal ; avec ou sans engagement. Enfin, toutes les offres sont éligibles au programme Multi-Packs. Ainsi, avec le système « prix éco » (sans mobile) et avec un engagement 12 mois, la baisse de la facture mobile pourra atteindre 45%."

Musique avec Spotify


Comme en réponse à Orange qui a conclu un partenariat avec Deezer, SFR s'allie avec Spotify. "SFR lancera [le 5 juillet] une édition spéciale intégrant le service de musique en ligne : Carré Spotify, avec trois formules. Les Formules Carrées Connect Spotify 2h et 3h, à partir de 21€ TTC/mois et 31€ TTC/mois ; et la Formule Carrée Web Spotify 2h, à partir de 32€ TTC/mois."
Cette offre de musique sur mobile intervient au lendemain de l'offensive d'Apple sur la musique avec son offre iCloud.

Steve Jobs, l'emblématique patron d'Apple, va-t-il à nouveau révolutionner la musique ? En tout cas c'est le pari qu'a fait hier à San Francisco le créateur de l'iPod et de son écosystème iTunes, devenue en quelques années la première plateforme légale au monde de vente de musique numérisée avec 15 milliards de chansons vendues.
Ce lundi soir, le PDG a certes dévoilé plusieurs nouveautés (intégration poussée de Twitter, système d'exploitation OS X Lion ou iOS5 pour iPhone notamment) mais il a surtout donné corps à iCloud. Cloud (nuage en anglais) pour matérialiser ce que l'on appelle l'informatique « dans les nuages » c'est-à-dire que les fichiers dont nous avons besoin ne sont plus stockés sur notre ordinateur mais sur des serveurs accessibles via internet de n'importe où dans le monde. C'est cette fonctionnalité que iCloud va appliquer à la musique achetée, aux vidéos, aux photos et aux autres fichiers. Toute notre production numérique pourra ainsi être consultée de n'importe où, y compris depuis son mobile… Le nouveau service iCloud, gratuit pour certaines fonctions et à 25 $ par an pour avoir ses propres musiques en ligne, sera mis en service d'ici la rentrée.
Le nouveau site de Deezer sera « cinq fois plus rapide » et permettra à l'utilisateur d'écouter en direct la musique de ses amis sur Facebook. Les catalogues resteront libres d'accès mais l'écoute gratuite sera limitée à cinq heures par mois. Avec ce nouveau dispositif, Deezer veut « accélérer la conversion des utilisateurs les plus actifs vers des offres payantes ».


Des experts réunis par l'Organisation mondiale de la Santé ont estimé mardi que l'utilisation des téléphones portables pouvait être cancérogène. Après de nombreuses études controversées, cette décision, que tempèrent les opérateurs, devrait modifier notre rapport au mobile.

L'utilisation d'un téléphone portable peut être cancérogène pour l'homme. La conclusion des experts du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), réunis mardi à Lyon sous l'égide de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), n'est certes pas une surprise, mais elle officialise, pour la première fois, le risque que l'on entrevoyait dans les très nombreuses études sur le sujet - souvent controversées - menées ces dernières années, notamment l'étude internationale Interphone. Ce sont d'ailleurs les résultats épidémiologiques de ces études sur les champs électromagnétiques de radiofréquence qui ont conduit les experts du CIRC à classifier l'ensemble des ondes radio comme « peut-être cancérogènes pour l'homme » (catégorie 2B). Jusqu'à présent, le classement se situait un cran en dessous. « Les preuves, qui continuent à s'accumuler, sont assez fortes pour justifier » le changement de classification, a indiqué Jonathan Samet, président du groupe d'experts. Les ondes sont ainsi rangées au même niveau que la laine de verre et les vapeurs d'essence et donc susceptibles d'avoir une influence sur le développement de cancers du gliome et du neurinome de l'acoustique. Pour les autres types de cancers, le CIRC a indiqué ne pas pouvoir se prononcer.
Les experts du CIRC, qui ont distingué les ondes des téléphones mobiles de celles émises par les antennes, préconisent « que des recherches complémentaires soient menées sur l'utilisation intensive, sur le long terme, des téléphones portables. » Car la décision de l'OMS ne va pas éteindre la polémique sur la dangerosité des ondes. D'une part, toutes les études menées jusqu'ici n'ont pas le recul nécessaire pour l'analyse scientifique incontestable d'une technologie encore jeune ; et d'autre part, la technologie des téléphones évolue sans cesse, ce qui rend d'autant plus complexes les études…
En tout cas, cette nouvelle classification impulsée au niveau mondial va sans doute modifier notre façon d'utiliser nos mobiles en y appliquant un sage principe de précaution, réclamé depuis longtemps par les associations écologistes, notamment pour les plus jeunes.
« Il est important de prendre des mesures pragmatiques afin de réduire l'exposition [aux ondes] » estime ainsi Christopher Wild, directeur du CIRC. Privilégier la communication par SMS ou utiliser un kit mains libres, qui éloigne l'appareil du cerveau pour les appels, sont deux attitudes qui permettent d'abaisser l'exposition de 10 fois selon les experts.
En France, plusieurs initiatives de sensibilisation ont d'ailleurs été menées ces dernières années, et notamment à la suite du Grenelle des ondes de mai 2009. Mardi, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a d'ailleurs rappelé qu'elle a mis en place un groupe de travail permanent « Radiofréquences et santé », un programme de recherche doté de 2M€ par an et un comité de dialogue dont la première réunion aura lieu le 15 juin prochain.

Les opérateurs tempèrent
La décision de l'OMS est bien sûr un coup dur pour les opérateurs, qui tentent toutefois de tempérer. La Fédération Française des Télécoms a pris acte « que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classifié l'ensemble des ondes radio comme peut-être cancérogènes pour l'homme (catégorie 2B). En choisissant 2B, catégorie qui concerne 266 autres agents dont le café et les légumes vinaigrés, le CIRC indique que le lien entre cancer et ondes radio n'est pas démontré en l'état des données scientifiques acquises », analyse la FFT. « Les ondes radio n'ont aujourd'hui pas la même classification que, par exemple, l'alcool, le tabac et l'amiante (catégorie 1 : cancérogène), ni que, par exemple, le trichloréthylène et les fumées des moteurs diesel (catégorie 2A : probablement cancérogène). »
Les opérateurs de téléphonie mobile rappellent qu'ils appliquent, depuis plusieurs années, l'approche de précaution de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES). « Par exemple en incluant un kit oreillette dans chaque coffret de téléphone mobile ou en informant les utilisateurs sur les précautions d'usage. »
Mais les opérateurs, qui ont diffusé leur dépliant sur la santé à plus de 30 millions d'exemplaires, devront sans nul doute affiner leur communication auprès de leurs clients.

Faut-il interdire le portable aux adolescents ?
Plus que toute autre population parmi les 64,92 millions de lignes mobiles ouvertes en France, les adolescents constituent un public à part. Difficile, à l'heure de l'internet mobile et des réseaux sociaux, d'imaginer interdire aux moins de 15 ans le téléphone portable, comme le préconise Michèle Rivasi (lire par ailleurs), mais l'impact des ondes sur leurs jeunes cerveaux encore en formation mérite plus encore que pour les adultes d'appliquer le principe de précaution.
Dès 2008, l'Association française des opérateurs mobiles (AFOM, aujourd'hui intégrée à la Fédération française des télécoms) en partenariat avec le programme « Internet sans crainte » de la Délégation aux Usages de l'Internet a diffusé une plaquette « Mon mobile et moi » afin de sensibiliser les adolescents à une utilisation responsable de leur téléphone mobile.
Cette plaquette, que l'on retrouve sur le site internet www.internetsanscrainte.fr à la rubrique « s'informer », est aussi un outil précieux pour les parents s'ils choisissent d'équiper leurs enfants. Parmi les conseils « santé », les deux organismes préconisent plusieurs attitudes. équiper les enfants de moins de 12 ans de téléphone portable est déconseillé. Il est recommandé de choisir un appareil avec le Débit d'Absorption Spécifique (DAS) le plus bas possible (de préférence inférieur à 0,7 W/kg). Le DAS, qui mesure le niveau de radiofréquences absorbées par le corps, est obligatoirement mentionné sur les étiquettes des mobiles en magasin ou sur catalogue. éloigner le mobile de la tête, ne pas le porter dans sa poche près des parties génitales, ne pas dormir avec son téléphone sur son chevet… sont autant de conseils à suivre.

Expert : « Mieux vaut tard que jamais »

Quelle est votre réaction sur la décision de l'Organisation mondiale de la Santé de classer « possibles cancérogènes » les rayonnements des champs électromagnétiques de radiofréquence ?
Michèle Rivasi, députée européenne Europe-Ecologie Les Verts. - J'ai envie de dire mieux vaut tard que jamais. Cela fait plusieurs années qu'il existe des études menées dans différents pays. Il y a également l'étude Interphone, lancée en 1999 et financée notamment par l'Union européenne et les opérateurs, qui a conclu qu'il y avait un risque accru pour les gros utilisateurs. Enfin, une toute récente étude israélienne et chinoise a montré les risques sur les glandes salivaires. La décision de l'OMS, qui reconnaît enfin le risque cancérogène du téléphone mobile, est importante et doit rapidement être suivie d'effets, en particulier auprès des enfants et adolescents.

Comme ils ont récemment interdit les phtalates et les parabènes, les parlementaires doivent-ils légiférer sur les ondes ?
Les États membres de l'Union européenne doivent se saisir de ce problème et prendre des mesures car le téléphone mobile n'est pas un objet banal. Il faut d'une part abaisser la puissance des antennes. Sur ce point il y a urgence. Il faut diminuer les seuils actuels (de 41 m/V, 58 m/V et 61m/V à 0,6m/V) et multiplier les petites antennes. Les opérateurs ne veulent pas le faire parce que cela coûtera cher. À cet égard, la décision de l'OMS donne des arguments aux collectivités pour empêcher l'installation de ces grosses antennes près des écoles. Ensuite, il faut mieux informer les utilisateurs comme les vendeurs de téléphones portables, par exemple sur le Débit d'absorption spécifique (DAS) qui doit être le plus bas possible.

Faut-il aller jusqu'à une interdiction du téléphone portable pour les adolescents ?
Oui. On interdit bien l'alcool et plein d'autres choses. Pourquoi pas les mobiles aux moins de 15 ans ? Il faut aussi interdire la publicité qui cible les plus jeunes.