D'aucuns pensaient qu'internet allait remplacer la télévision comme cette dernière avait ambitionné de le faire jadis avec la radio. Las ! Les futurologues en herbe en seront pour leurs frais car, en 2010, selon le bilan dressé ce jeudi par l'institut Médiamétrie, on n'a jamais autant regardé la télévision. 3 h 32 par personne et par jour, soit 7 minutes de plus qu'en 2009 ; un niveau d'audience jamais atteint. « Si cette performance est liée au contexte et aux événements de l'année 2010, elle reflète également une santé éclatante du média et du poste de télévision », observe Médiamétrie. Car au-delà des grands événements mobilisateurs et logiquement facteurs d'audience - coupe du monde de foot, actualité sociale et politique avec les retraites, informations météo (lire ci-dessous) - notre rapport à la télé et à ses programmes a très fortement évolué.
Après l'élargissement de l'offre avec les 18 chaînes gratuites de la télévision numérique terrestre (TNT) en 2005 dont le succès ne se dément pas, nous vivons, en effet, « un contexte de mutation technologique », explique Médiamétrie. De fait, les programmes télé ne se consomment plus seulement sur un simple poste de télévision mais aussi sur un ordinateur, un téléphone mobile, une tablette tactile comme l'iPad. Et au-delà des supports qui se diversifient, la révolution de la télé de rattrapage (catch up TV) nous a propulsés dans une autre dimension. Cette technologie qui permet de regarder de plus en plus de programmes à l'heure que l'on veut, faisant de chacun d'entre nous son propre directeur des programmes, devrait être généralisée à toutes les chaînes.
D'ores et déjà TF1, France Télévisions, M6, Canal Plus, Arte disposent de sites internet qui se posent en véritables banques d'images. La mutation technologique soulignée par Médiamétrie brouille également les pistes : si l'ordinateur se fait téléviseur, la télé se fait… ordinateur. Les nouveaux décodeurs télé livrés par les fournisseurs d'accès à internet - Free et SFR notamment - transforment ainsi le poste en un ordinateur capable d'aller sur internet.
 Mieux encore, les constructeurs de téléviseurs (Sony, Samsung, Philips, etc.) sortent de plus en plus de modèles capables de se connecter directement à internet sans rien ajouter de plus. Chaînes de télévision, opérateurs télécoms et fabricants de télé : voilà les trois acteurs engagés dans une guerre pour contrôler les contenus et la publicité. En regard de ces bouleversements, les contenus ne connaissent pas de grande révolution puisque le trio de tête des programmes les plus prisés reste le sport, la fiction et le cinéma. Mais sur ces deux derniers postes, les productions françaises sont plébiscitées. Les Français sont vraiment accros à leur télé.

Quand le téléspectateur s'invite dans l'écran


Les nouvelles façons de consommer les programmes de télévision donnent des idées aux concepteurs et producteurs pour captiver encore davantage les téléspectateurs. Ainsi, les nouveaux programmes se conçoivent comme des univers créés autour d'un personnage de fiction ou d'un thème de réflexion. Des univers qui se développent sur plusieurs médias : télévision bien sûr mais aussi réseaux sociaux sur internet, jeux, applications sur téléphone portable, etc. Ces nouveaux programmes sont appelés « transmédias » et entendent accompagner et impliquer au maximum le téléspectateur. Ce type d'expériences interactives a séduit les grandes chaînes. TF1 a ainsi lancé Clem, la première série « connectée » qui a fait un carton d'audience l'an dernier (9,4 millions de téléspectateurs). Ce téléfilm a été diffusé à la télé et simultanément sur le site internet de la chaîne. Les internautes pouvaient réagir, échanger et commenter cette fiction avec leur réseau d'amis sur Facebook pendant la diffusion. Mais aussi suivre la vie quotidienne de l'héroïne sur son blog.
Arte a exploité les mêmes ressorts multimédias fin 2010 avec sa série Addicts. « Addicts a été pensé autrement, conçu pour permettre au spectateur de s'introduire dans l'histoire comme il le souhaite, un peu comme par effraction », expliquait la chaîne franco-allemande, qui a consacré un budget de 1,18 M€ à cette expérience inédite. « Addicts est une fiction non-linéaire, son site exploite toutes les fonctionnalités du Web pour proposer une expérience numérique, une « sphère virtuelle » dans laquelle les téléspectateurs sont plongés au même titre que leurs héros.

Le trio de tête de vos programmes préférés


1. LE SPORT. Le sport reste une valeur sûre pour les chaînes de télévision et 2010 n'a pas dérogé à la règle ; notamment pour le football qui réalise les meilleures audiences dans 21 des 35 pays européens analysés par l'organisme Eurodata TV Worldwide. « Coupe du monde oblige, les matchs de l'équipe de France remportent les deux meilleures audiences de l'année. Sur TF1, le match France-Mexique (photo) a rassemblé 15,2 millions de téléspectateurs (56 % de part d'audience) et le match Uruguay-France 15 millions (57 %) », observe Médiamétrie. « Le football fait aussi recette sur les chaînes de la TNT : le match de Coupe de la Ligue Saint-Etienne-Bordeaux est la meilleure audience de l'année de France 4 et W9 compte deux matchs d'Europa League parmi ses 5 meilleures audiences de l'année », poursuit l'institut. « Sur France 2, le rugby est à l'honneur avec le match du tournoi des Six Nations France-Angleterre qui a réalisé la meilleure audience 2010 de la chaîne », détaille Médiamétrie. Le Tour de France représente, lui, 12 % de la consommation de programmes sportifs. Tout cela est de bon augure pour la coupe du monde de rugby en 2011.


2. LA FICTION. La fiction arrive en deuxième position des programmes les plus regardés, ce qui est assez logique car les séries télé américaines mais aussi françaises ont su se renouveler avec des scénarios très bien écrits. « La fiction représente plus d'un quart de la consommation télévisuelle des Français », explique Médiamétrie. Côté séries américaines, on a vu le succès de Mentalist(photo) sur TF1 dont le meilleur épisode a dépassé la barre des 10 millions de téléspectateurs. La Une profite également de Dr House. France 2 se maintient avec FBI portés disparus, Cold Case et maintenant Castle (jusqu'à 6 millions de téléspectateurs). Sur M6, NCIS a frôlé les 7 millions de téléspectateurs. La fiction française tire aussi son épingle du jeu, et fêtait récemment ses bonnes performances au festival de Luchon. Sur TF1, 9,4 millions de téléspectateurs ont suivi Clem et 8,5 millions la reprise d'Une famille formidable. Plus belle la vie sur France 3 a réuni plus de 6 millions de téléspectateurs en 2010. Sur France 2, Fais danser la poussière et Fais pas ci, fais pas ça ont rassemblé chacun plus de 5 millions de téléspectateurs.

3. LE CINEMA. Les records de fréquentation des salles obscures (La Dépêche du 25 février) se retrouvent aussi au niveau des audiences. La diffusion de films sur le petit écran, et notamment français, a suscité - et c'est nouveau - un réel engouement chez les téléspectateurs.
Après son succès historique en salles, Bienvenue chez les Ch'tis(photo) obtient la 3e meilleure audience de l'année (14,4 millions de téléspectateurs). Sur France 3, Camping remporte la meilleure audience 2010 avec 7 millions de téléspectateurs. Sur France 2 Les Choristes ont rassemblé 6,2 millions de téléspectateurs. Et sur M6, Ne le dis à personne est la 4e meilleure audience de l'année avec 5,5 millions de téléspectateurs. Cet engouement pour le cinéma se retrouve également sur les chaînes de la TNT. « Les films comptent parmi les meilleures audiences et les américains sont plus présents », explique Médiamétrie. « Sur W9, les épisodes 1 et 2 de Star Wars enregistrent les meilleures audiences de l'année, les cinq meilleures audiences de TMC sont des films et France 4 compte trois films parmi ses cinq meilleures audiences.»

La télé à la carte en plein boom



Ne plus dépendre des horaires auxquels sont diffusés les programmes, regarder ce que l'on veut, à l'heure que l'on veut et même sur le support que l'on veut : telles étaient les promesses de la télévision de rattrapage (catch up TV). Promesses tenues. Toutes les grandes chaînes ont lancé des sites internet qui permettent de revoir la plupart de leurs programmes en accès libre et gratuit pendant sept à quinze jours après leur diffusion. TF1 (http://videos.tf1.fr), France télévisions (www.pluzz.fr), M6 (www.m6replay.org), W9 (www.w9replay), Arte (http://videos.arte.tv), Canal + (http://player.canalplus.fr) proposent de retrouver journaux télévisés, émissions culturelles et de divertissements. Pour des questions de droits, les films sont en général exclus de ces offres. Si au début de la télé de rattrapage, on ne pouvait revoir les émissions que sur un ordinateur, des partenariats avec les opérateurs télécoms et les fabricants de télévision permettent de revoir des programmes directement sur sa télé. Plus récemment, TF1 et M6 ont lancé des applications pour la tablette iPad et les smartphones. Et le succès est au rendez-vous. « D'après l'étude Global TV, en 2010, plus de 11 millions d'individus ont déjà expérimenté [la catch up TV] », explique Médiamétrie, qui mesure déjà la télévision de rattrapage depuis les ordinateurs ou téléphones mobiles, et qui prépare pour 2012 une mesure d'audience de la catch up TV depuis le poste de télévision. Car les audiences croissantes de ce mode de consultation permettent aux chaînes d'ouvrir un nouveau canal pour vendre des écrans publicitaires différents ou complémentaires de ceux diffusés en direct à l'antenne.
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Si certains estiment que Midi-Pyrénées reste encore trop enclavée par la route ou le rail, il est des autoroutes qu'elle a prises à bras-le-corps : celles de l'information. En présentant, hier matin à Toulouse, le diagnostic 2010 de la société de l'information en Midi-Pyrénées, réalisée par son agence Ardesi, Martin Malvy, président du conseil régional, s'est réjoui de voir que Midi-Pyrénées a rattrapé son retard. « Notre région s'est transformée, elle est entrée dans la modernité technologique », a estimé le président du conseil régional. Une analyse corroborée par les chiffres de la 6e édition de ce diagnostic qui, tout à la fois, détaille l'équipement technologique des Midi-Pyrénéens et décrypte leurs usages numériques au quotidien (voir infographie).

Forte progression d'internautes
Parmi la masse de chiffres recueillis par l'enquête de l'Ardesi et de ses partenaires, trois sont à retenir, qui illustrent, après la stabilité observée l'an dernier, une nouvelle progression dans l'appropriation des technologies de l'information et de la communication (TIC) : 88 % des habitants de la région possèdent un téléphone mobile (81 % au plan national), 73 % un ordinateur (contre 71 %) et 66 % une connexion internet à domicile (contre 68 %). Mieux encore, la région compte désormais 71 % d'internautes, soit un point de plus que la moyenne nationale et, surtout, une progression spectaculaire de 16 points en un an !
Force est donc de constater que la région, pourtant handicapée par de nombreuses zones blanches dues à un relief compliqué, a su combler son retard et trouver une réelle dynamique. « 96 % de la population a aujourd'hui accès à l'internet à haut débit », se réjouit Martin Malvy, qui voit là les résultats tangibles d'une politique régionale ambitieuse en faveur du numérique, entamée il y a déjà plusieurs années autour des réseaux numériques ; des services numériques ; de l'accès et de l'accompagnement.
La Région, au-delà des infrastructures, s'est depuis particulièrement investie autour des accès publics Cyberbases (lire ci-contre) et de l'enseignement (ci-dessous), deux domaines primordiaux pour lutter efficacement contre la fracture numérique. Que celle-ci se situe au départ de la vie à l'école ou lorsque l'on aborde la retraite ; ou qu'elle se trouve entre zones urbaines et zones rurales.

Le diagnostic est consultable sur http://www.ardesi.fr/


Education, jeunes : le boom des usages
Préparer les générations futures à savoir utiliser et tirer parti des technologies de l'information et de la communication (TIC), tel est aussi l'un des objectifs de la Région, qui a massivement investi dans l'enseignement. Ainsi les lycées de Midi-Pyrénées disposent de 174 tableaux blancs interactifs (TBI). 245 établissements ont déployé des environnements numériques de travail (ENT), soit 85 de plus que l'an passé ; sur lesquels ont été créés 500 000 comptes utilisateurs, 200 000 de plus qu'il y a un an. Consulter les notes, utiliser un service de messagerie, les espaces partagés ou les services de la Vie scolaire sont quelques-uns des usages les plus prisés par la communauté éducative. Transposés au niveau de l'enseignement supérieur, ces dispositifs numériques constituent l'Université numérique en Région (UNR) avec entre autres la carte multiservice de l'Université de Toulouse (82 000 exemplaires) ou un bureau numérique (BUT) pour l'ensemble des établissements (47 000 utilisateurs). Mais surtout, Midi-Pyrénées s'est particulièrement illustrée cette année avec le lancement d'OrdiLib', des ordinateurs portables destinés aux élèves de seconde et achetés par les familles selon une échelle de prix indexée sur les revenus du foyer. Une première vague de 13 000 appareils a été mise en service. En y ajoutant les 35 000 postes informatiques fixes, la région arrive sans peine à dépasser l'objectif d'un ordinateur pour trois lycéens ; et c'est bel et bien l'objectif d'un pour un qui est en ligne de mire.
Autant d'efforts au service de jeunes multiconnectés. Le diagnostic de l'Ardesi confirme combien cette génération « Y » est friande de TIC puisque 97 % des 12-17 ans et 94 % des 18-24 ans sont des internautes. 76 % des jeunes possèdent un ordinateur personnel, 85 % un téléphone mobile, 61 % ont une connexion internet. Près de 6 jeunes sur 10 se connectent tous les jours avec une durée moyenne de 2 h 35 ! Utiliser Facebook, Twitter, Live messenger mais aussi créer son blog sont leurs activités préférées, qu'ils effectuent de plus en plus en mobilité.

Derrière le succès des Cyberbases, le lien social se renforce
« Avec la multiplication des connexions internet à domicile, nous pensions que la fréquentation des Cyberbases baisserait. C'est l'inverse qui se produit », s'amuse Martin Malvy. « En 4 ans, le nombre de ces espaces a doublé mais le nombre d'inscrits a été multiplié par cinq », précise Isabelle Hardy, responsable de la communication de l'Ardesi. « A Coussergues, en Aveyron, la Cyberbase a plus d'inscrits que d'habitants dans la commune. On s'aperçoit que ces lieux d'accès public à internet créent du lien social », rajoute Carole Delga, vice-présidente de la Région en charge de la ruralité, des services au public et des TIC.
Créé en 2002 par la région et la Caisse des Dépôts, le réseau Cyberbase compte 52 points d'accès public à internet (quatre en développement) pour accompagner jeunes et aînés, via des ateliers, dans leur découverte des outils numériques ou dans leurs démarches administratives en ligne. 132 animateurs sont au service de quelque 52 000 inscrits dans les huit départements de la région. À côté de ces Cyberbases, le conseil régional développe par ailleurs les points visio-public (PVP), qui permettent aux habitants de communes isolées d'entrer en contact par vidéoconférence avec plusieurs administrations. Neuf sont en place, six le seront trèsprochainement avec un objectif d'ici 2012 de 35 à 40 PVP.
Gonzague de la Tournelle,
Président de mbrand³

Il y a deux semaines, le système d’exploitation (OS) de Google, Android, dépassait celui du leader jusque là incontesté et incontestable, Symbian de Nokia. Le secteur du Smartphone – segment de la téléphonie mobile à plus forte valeur ajoutée – a ainsi fait couler beaucoup d’encre autour d’une question centrale : quel pourra être le salut du Finlandais ?
La récente annonce de son partenariat avec Microsoft apporte un élément de réponse, mais saura-t-elle rassurer les acteurs de l’écosystème du monde mobile ?

Changements des usages et ouverture de l’écosystème grâce à Apple

En imposant une marque forte grâce à une politique marketing offensive, Apple a su conquérir l’imaginaire, le quotidien et le style de vie de plus de 50 millions de consommateurs rien qu’en 2010. Ne serait-ce que sur le plan des usages, l’explosion du nombre d’applications – 320 000 applications sur l’Appstore, déjà 200 000 sur l’Android store… - démontre à elle seule l’instauration d’un réflexe de téléchargement depuis mobile et son ancrage dans les mœurs.
Cette prolifération d’applications a non seulement permis le développement de l’usage de l’Internet mobile, mais nourrit aujourd’hui tout un écosystème autour des stores : des développeurs d’applications aux acteurs de la publicité mobile, ce véritable phénomène sociétal a ouvert de nouveaux marchés porteurs et réinventé plus d’un métier.
Tandis qu’Apple a misé sur l’émergence et la confirmation de ces usages, les autres constructeurs tentent de se démarquer et d’imposer leurs propres OS.

Stratégie de la gratuité « payante » et positionnement clé de Google

Ainsi, la stratégie de la gratuité de l’OS de Google semble aujourd’hui porter ses fruits, les plus grands équipementiers - Samsung, LG, Motorola, Sony Ericsson, Acer ou encore HTC – l’ayant
adopté. En effet, le consommateur ne payant plus le système d’exploitation embarqué sur son Smartphone, il s’intéressera naturellement à ceux utilisant Android, même si l’OS reste perfectible. Une boucle vertueuse sera donc initiée : plus la communauté grandira, plus l’OS de Google s’améliorera, assurant ainsi un gain de parts de marché.
Un autre choix stratégique de Google a été de se placer à la porte d’entrée de l’Internet - qu’il soit fixe ou mobile. L’observation du marché à un niveau mondial a montré que beaucoup de pays en voie de développement ont fait leur révolution digitale en adoptant directement le mobile, sans passer par l’ordinateur. Cela fait du positionnement de Google un gage de succès, le nombre de mobinautes devant dépasser le nombre d’internautes dès 2011.
Le graal de Google est-il donc là ? Ne plus être présent uniquement sur chaque ordinateur, mais se glisser aussi dans la poche de chaque consommateur et pouvoir y proposer aux annonceurs un accès direct ? Car le géant l’a bien compris : géolocalisation, ciblages thématiques ou encore socio- démographiques sont autant d’axes à observer. « Dis moi quel est ton téléphone et comment tu le consommes, et je te dirai qui tu es… » : Une aubaine pour les marques.
Nokia avait pourtant segmenté sa base, justement en fonction de profils sociaux et comportementaux depuis des années. Cet historique n’a pourtant pas empêché Google de le dépasser aujourd’hui. Le modèle gratuit lui aura donc permis de prendre la première place, et ce en moins de 2 ans, juste le temps que le marché des constructeurs de terminaux se restructure pour rivaliser avec la révolution Apple.

La riposte de Nokia et de Microsoft

L’hégémonie décennale de Nokia semble bel et bien finie, mais le constructeur saura-t-il rebondir grâce à l’intégration de l’OS et des services de Microsoft ? L’annonce de leur partenariat présente tout d’un accord gagnant-gagnant : Nokia profitera en effet du moteur de recherche Bing et de la régie publicitaire de Microsoft, tandis que ce dernier bénéficiera des services de cartographie et de géolocalisation de son partenaire.
Partageant des enjeux publicitaires similaires à ceux de Google, l’ogre de Seattle pourrait revenir rapidement dans la course en intégrant ses services dans les 100 millions de smartphones vendus chaque année par Nokia. Laissant derrière lui ses quelques 4-5% de parts de marché, le voilà prêt à débarquer sur le devant de la scène en proposant avec son allié une troisième alternative aux consommateurs, aujourd’hui principalement tournés vers l’iPhone ou les Android.
Le duo Nokia/Microsoft saura certainement offrir une palette de services mobiles complets, les forces de l’un pouvant compenser les faiblesses de l’autre : l’association d’un vendeur de services et d’un constructeur semble ici tout à fait pertinente. Tout porte à croire que les cartes ne sont aujourd’hui pas toutes distribuées. Le marché pourrait donc encore changer radicalement de visage dans les 18 prochains mois.


A propos de
mbrand³ a un rôle d’interface entre les annonceurs et les éditeurs. Elle bénéficie en outre de partenariats technologiques pour la mise en œuvre de ses offres. Créée en mars 2009 par Gonzague de la Tournelle, la société est déjà leader des régies mobiles indépendantes en France.
mbrand³ a convaincu les plus grands noms de secteurs très diversifiés tels :
- la banque et l’assurance (BNP, Axa, Allianz…),
- l’automobile (Jaguar, Citroën…),
- l’high-tech (IBM, Microsoft, hp…),
- la téléphonie (SFR, Orange, Bouygues…),
- l’alimentaire (Nestlé, McDonald’s…),
- le luxe, soins et beauté (L’Oréal, Din Vahn, Cartier…),
- le retail (Leclerc, H&M, Etam…)
- les média et divertissement (Canal+, 20minutes, Dailymotion…),
- le sport (PMU, Puma…)
- ou encore le voyage (Club Med, SNCF, Accor…).
mbrand³ a développé un réseau d’éditeurs très vaste, dont font partie entre autresLes Echos, Mondadori, Le Point, Groupe Nouvel Obs, Allociné, Dailymotion, Marie Claire, CCM Benchmark, Universal, FNAC, Inrocks, Nova, Auto Plus, Shazam, AFP, RFI, France24, ou encore SPIR…

Effectif : 9 personnes
CA 2010 : 3 millions d’euros
Site web: www.mbrand3.com
Fin de la Guerre froide, nouveaux types de conflits sur de nouveaux territoires, attaques terroristes et naturelle évolution des équipements : tout a concouru, ces dernières années, à ce que les armées réfléchissent à de nouvelles tenues de combat. Future Warrior concept (concept de guerrier du futur) et Future Force Warrior aux États-Unis, programme FIST au Royaume-Uni, IdZ en Allemagne. Depuis 2004, la France a planché elle aussi sur un nouvel uniforme high-tech : le Félin, soit fantassin à équipement et liaisons intégrées.
L’armée de terre a officiellement présenté mardi au 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg (Moselle) ce nouvel équipement conçu par Sagem Défense Sécurité, filiale de Safran. Félin inclut une nouvelle tenue de combat, plus souple, plus légère et plus ergonomique ; des armes équipées de moyens optroniques modernes (lunettes à intensification de lumière et thermiques infrarouges, commandes du poste radio et du terminal informatique intégrées à la poignée avant du fusil Famas) ; des équipements de tête (viseurs, afficheurs, vision nocturne) ; de puissants moyens de communication ; et des sources d’énergie individuelles. Le tout est régi par une plateforme électronique portable. L’objectif poursuivi par l’armée est de rendre le soldat plus efficace, mieux protégé et équipé et, surtout, moins isolé sur le champ de bataille. L’armée a commandé 22 588 exemplaires du Félin à 23 000 € l’unité. Mais le programme de recherche global aurait coûté près d’un milliard d’euros. Le Félin devrait être utilisé pour la première fois cette année en Afghanistan.
Yahoo ! a soutenu mardi 8 février la Journée mondiale pour un Internet plus sûr en lançant dans 26 pays et en 14 langues un nouveau site Yahoo ! Safely (http://fr.safely.yahoo.com). Le site fournit des informations et conseils pour faire les bons choix en ligne, à destination des parents, éducateurs et adolescents sur des questions comme la gestion de la réputation numérique, la prévention de la cyber-intimidation.
« La sécurité des internautes a toujours été une priorité pour Yahoo! et nous sommes fiers cette année de soutenir la Journée mondiale pour un Internet plus sûr en lançant dans 26 pays un site de sensibilisation destiné aux parents, éducateurs et mineurs eux-mêmes » souligne Christophe Pelletier, directeur de la communication, Yahoo! France. « Yahoo! Safely donne des conseils et astuces pour aider chacun à prendre les bonnes décisions et ainsi mieux se protéger sur Internet. Nous devons être proactifs et travailler ensemble au niveau mondial pour aider à créer une expérience en ligne plus sûre pour nos enfants.
TF1 a commencé à afficher lundi 7 février des icônes sur ses publicités afin d'informer le téléspectateur de la possibilité de bénéficier de promotions ou d'informations supplémentaires sur internet, qui devraient bientôt être « interactives. » Ces « tags » sont intitulés « coupon » pour ceux qui renvoient vers la possibilité de télécharger des bons de réductions sur www.tf1conso.fr
Les trois grands opérateurs télécoms français - France Télécom, Bouygues Telecom et SFR - vont lancer Buyster.fr, un service de paiement sécurisé sur internet et les téléphones mobiles, avec pour objectif de devenir le numéro deux en France après la carte bancaire, en lieu et place de PayPal (groupe américain eBay). Le service sera disponible mi-2011.
De la même façon qu'il photographie les rues de plusieurs pays, Google a ouvert son nouveau site Google Art Project.com qui permet de découvrir les musées du monde comme si l'on y était. Pour la France, c'est le château de Versailles qui a été retenu et qui se retrouve à côté de la Galerie des Offices à Florence ou du MoMA de New York…


Symantec, n°1 des logiciels de sécurité dans le monde, organise son City tour partout en France pour ses clients et partenaires. Cette manifestation fait étape à Toulouse ce jeudi 3 février (Hôtel Pullman, 84 allées Jean-Jaurès). "Notre City tour se compose de conférences et, pour la première fois, de démonstrations de produits que pourront découvrir nos clients, DSI, directeurs de projet, chefs de projets, etc.", explique à La Dépêche Stéphane Gaillard, porte parole de Symantec.

Il est vrai que dans le monde de l'entreprise comme chez les particuliers, les menaces qui pèsent sur les systèmes informatiques sont de plus en plus nombreuses. Symantec les analyse en permanence. "Parmi les ressources dont dispose Symantec, nous avons quelque chose de fondamental, le global intelligent network (GIN). Il s'agit d'un réseau de surveillance, de capture et d'analyse de ce qui se passe dans les entreprises et sur internet. Notre centre au Canada collecte les données qui sont transmises à des analystes. Ces derniers préconisent ensuite des mesures à court, moyen et long terme", explique Laurent Heslault, directeur des technologies de sécurité chez Symantec.

La cybercriminalité explose

Le spécialiste, qui est à Toulouse ce jeudi, dégage quatre grandes tendances du monde informatique sur lesquelles travaille Symantec : l'émergence de la mobilité professionnelle (avec les smartphones) ; les réseaux sociaux de plus en plus présents dans le monde de l'entreprise ; la consumérisation informatique dans les entreprises (les collaborateurs veulent utiliser leurs propres appareil) ; et enfin le cloud computing.

En terme de risques, Laurent Heslault dégage trois grandes vagues. La première (1995-2005) était le fait de jeunes gens très doués en informatique et qui s''amusaient à créer de petits virus de type I love you. Pas méchants mais pénibles. La Seconde vague, à partir de 2005, atteste de l'explosion de la cybercriminalité avec une motivation financière. "Il s'agit de gagner rapidement de l'argent par tous les moyens. Et cette vague perdure", explique Laurent Heslault. Enfin, la troisième vague que l'on connaît actuellement est celle des hacktivistes, c'est-à-dire des gens très compétents dont la motivation est politique et idéologique.

Nécessité de bien se protéger

Face à toutes ces menaces de "maliciels", Symantec redouble d'efforts. "En 2006, nous avons isolé 150000 signatures de virus, en 2009, 3 millions et en 2010, 7 millions", explique Laurent Heslault. "Le développement est exponentiel car il y a un retour sur investissement considérable. Par ailleurs on assiste à un glissement de l'envoi en masse à la micro-distribution."

Dans ces conditions, plus que jamais il convient de se protéger. Pour les particuliers, Laurent Heslault conseille de faire trois choses : avoir un système aussi à jour que possible (Windows, Apple ou smartphone) ; s'éduquer et être vigilant quand on surfe sur la toile ; enfin installer une suite de protection. "Avoir un logiciel anti-virus n'est pas suffisant. Il faut avoir une suite de sécurité qui comprend, un anti-virus, un anti-spam, un anti-phishing, etc. Et il ne faut pas oublier de sauvegarder ses données régulièrement."
À partir de ce mardi 1er février, la TVA dans les télécoms augmente : elle passe de 5,5 à 19,6 % pour la partie « télé » des forfaits de téléphonie mobile et d'accès à internet haut débit. Plus de 22 millions de clients vont ainsi être touchés par une hausse de leurs abonnements, mais de façon très diverse car tous les opérateurs n'ont pas tous ajusté leurs prix de la même façon.

Chez Orange, 3 millions de clients mobiles verront ainsi leur facture augmenter de 1 à 3 € par mois ; les 9 millions de clients ADSL de 1,10 à 3 € par mois. SFR ajuste la hausse de la TVA au centime près : 5,2 millions de clients mobiles sont concernés. La hausse ADSL va de 1 à 2€. Bouygues Télécom a, lui, décidé de ne pas répercuter la hausse de la TVA pour ses clients mobiles et en a fait un argument marketing. En revanche sur l'ADSL, la hausse sera de 1,88 € par mois. Free, qui s'était fait le chantre de la simplicité avec le forfait ADSL à 29,90 € par mois, complexifie son offre : la télé sur laquelle la TVA augmente est désormais une option…

Autant de changements qui font que jamais les tarifs télécoms n'ont été aussi complexes. Pire, la jungle qui semblait ne concerner que les mobiles touche désormais les forfaits internet (voir infographie).

La seule bonne nouvelle pour les clients était que cette augmentation de TVA leur permettait de résilier leur abonnement sans se soucier de leur obligation d'engagement. Une bonne solution pour faire jouer la concurrence. Las ! Les opérateurs qui craignent de perdre des abonnés - SFR gérerait 17 000 demandes de résiliation par jour contre 7 500 habituellement selon nos confrères de ZDNet, ce que l'opérateur dément - semblent multiplier les obstacles pour compliquer ces résiliations pourtant parfaitement légales.

Hier, l'UFC-Que Choisir, qui présentait son Observatoire des résiliations bâti à partir de témoignages et annonçait la création d'un Baromètre des fournisseurs d'accès, a dénoncé des « pratiques scandaleuses. » L'association en appelle au ministre de la Consommation, Frédéric Lefèbvre et se réserve le droit d'ester en justice… Ambiance…

Comment réduire sa facture mobile

1. Abandonner les options inutiles ajoutées dans le forfait. Au forfait de téléphonie de base, les opérateurs proposent une multitude d'options qui alourdissent les factures. Entre les packs de SMS, les heures soirs et week-end, les numéros préférés, le service de navigation GPS, les passeports pour l'Europe, et aussi l'assurance du téléphone portable, difficile de s'y retrouver. Il faut vraiment regarder ce dont on a besoin et savoir dire non à des opérateurs souvent très insistants, conseille l'UFC-Que Choisir.

2. Profiter de la hausse de la TVA pour changer d'opérateur. La hausse de la TVA et donc l'augmentation de l'abonnement amènent une modification du contrat qui permet aux abonnés, s'ils le souhaitent, de résilier leur abonnement de façon anticipée puisqu'ils sont ainsi délivrés de leur période d'engagement initiale (12 ou 24 mois). Il s'agit là de la simple application du Code de la Consommation (article L121-84) qui connaîtrait quelques entorses selon l'UFC-Que Choisir. Cette résiliation doit se faire sans pénalité. On peut la réaliser à partir du moment où l'on a été informé par son opérateur de son projet de modification des conditions tarifaires et au plus tard dans les quatre mois suivant l'entrée en vigueur de cette modification (aujourd'hui). En déménageant chez un autre opérateur, on peut par ailleurs conserver son numéro de téléphone (c'est la portabilité). L'UFC explique la démarche pas à pas et propose des modèles de lettres sur son site internet (www.quechoisir.org)

3. Comparer les offres sur internet en fonction de ses besoins. Pour choisir son opérateur et tenter d'y voir plus clair dans le maquis des tarifs, plusieurs sites internet proposent de faire des comparaisons entre opérateurs en fonction de critères (nombre d'heures de communication, volume de SMS-MMS, internet illimité, etc.). On peut citer www.budgetelecom.com, ou www.meilleurmobile.com, ou encore www.edcom.fr.

4. Essayer les opérateurs mobiles virtuels. Il n'y a pas qu'Orange, SFR et Bouygues Télécom dans la vie. Il existe en France une quarantaine de MVNO, des opérateurs mobiles virtuels. Ces sociétés, petits Poucets des télécoms louent les réseaux de téléphonie mobile des trois grands acteurs et concoctent sous leur propre marque des forfaits. Auchan Telecom, NRJ Mobile, Virgin font partie de ces MVNO. Au contraire d'autres pays européens, ils ont du mal à décoller et ne représentent que 6,3 % du marché soit quelque 3,8 millions de clients. La hausse de la TVA pourrait leur être profitable. « A forfait équivalent, choisir ZeroForfait ou Simplicime plutôt qu'Orange, SFR ou Bouygues peut vous faire économiser 50 à 170 €par an », observe le magazine l'Ordinateur individuel-SVM qui consacre un dossier sur le sujet dans son numéro de février.

5. Privilégier la box si l'option appels illimités vers mobiles est active. Enfin, pour réduire sa facture de téléphonie mobile, il suffit de réduire son forfait mobile et… d'utiliser sa box internet pour peu qu'elle propose les appels gratuits et illimités vers les mobiles. Tel était le raisonnement de Xavier Niel, le PDG de Free lorsqu'il a annoncé que sa nouvelle Freebox Révolution permettrait d'appeler les mobiles gratuitement. Depuis, SFR lui a emboîté le pas ; et Orange a également suivi. Mais attention, l'illimité dans le vocabulaire des opérateurs n'est pas celui du Larousse. De fait, les appels des box vers les mobiles sont bien gratuits mais limités en durée (3 heures par exemple chez SFR).

«Résilier, c'est la galère»

À Noël dernier, Dominique, jeune retraitée dynamique toulousaine, craque pour une tablette Samsung Galaxy Tab dans la boutique d'un opérateur. Étant abonnée pour son téléphone mobile chez un autre opérateur, elle décide de tout avoir chez le même. Du bon sens qui a débouché sur une vraie galère. « J'ai appelé le service client de mon opérateur mobile presque tous les jours. Impossible d'avoir un télé-opérateur en ligne », raconte Dominique. « Il y a trois jours, je suis allée dans la boutique où j'ai acheté la tablette ; on m'a dit qu'on ne pouvait rien faire pour moi. J'ai alors écrit une lettre de résiliation à mon opérateur mobile mais je n'ai toujours pas de réponse. J'ai finalement obtenu quelqu'un en trichant avec leur automate et en faisant croire que j'avais un problème technique. On m'a renvoyé vers le service client que j'ai enfin eu à 8 heures et qui a pris en compte ma résiliation. »
Mais pour Dominique, l'histoire ne s'arrête hélas pas là. « Comme j'avais résilié mon abonnement mobile, je me suis rendue dans la boutique de la tablette pour prendre un nouvel abonnement chez eux. Lorsque j'ai demandé si je conserverai le même numéro de téléphone, on m'a répondu que non car il aurait fallu que ce soit la boutique qui fasse la résiliation ! »

Expert : «Des pratiques scandaleuses»

Édouard Barreiro, chargé d'étude à l'UFC-Que Choisir

Les nouveaux tarifs dans la téléphonie mobile et l'internet entrent en vigueur ce mardi et déjà vous pointez de nombreuses irrégularités, via votre Observatoire des résiliations ?
Effectivement, les opérateurs ne communiquent pas de chiffres mais on voit, à travers les nombreux témoignages que nous recevons, qu'ils ont peur de la transhumance de leurs clients vers les concurrents ; et cela les amène à des pratiques scandaleuses. Les opérateurs dressent des obstacles pour empêcher le départ de leurs clients : refus de prendre en compte les résiliations sans frais ; facturation de frais importants, refus de la portabilité du numéro, etc. Les opérateurs se comportent mal avec les consommateurs ; nous leur demandons de respecter la loi. Faute de quoi, l'UFC-Que Choisir engagera toutes les démarches judiciaires pour préserver les droits des consommateurs. Par ailleurs nous interpellons le gouvernement et le secrétaire d'État à la consommation Frédéric Lefèbvre, qui avait mis sous surveillance les opérateurs. Qu'il tape du poing sur la table.

Quels conseils donneriez-vous aux utilisateurs de téléphones mobiles ?
La seule opportunité de la hausse des tarifs est que les consommateurs vont pouvoir aller là où ils n'allaient pas, c'est-à-dire les offres sans engagement et celles offertes par les opérateurs mobiles (MVNO), comme Virgin Mobile.

Avec la fin du tarif de 29,90 € par mois, la jungle tarifaire des mobiles semble également arriver sur les forfaits internet ?
C'est vrai qu'il y a un effet de contagion. La fin du forfait à 29,90 € par mois, les opérateurs en rêvaient et le gouvernement leur a donné le prétexte de le faire avec la hausse de la TVA sur la partie télé des forfaits. Les consommateurs se retrouvent du coup face à une pléthore d'offres. Mais le marché est en train d'évoluer. Les consommateurs doivent comparer les offres et s'intéresser à ce que proposent les autres opérateurs que les trois grands (Orange, SFR et Bouygues). Il y a des offres intéressantes chez Darty, Auchan, Virgin bientôt. Par ailleurs, il faut bien regarder les options incluses et dont on n'a pas forcément besoin (télévision, appels vers les mobiles, etc.).

Téléphoner gratuitement entre mobiles c'est possible

Pour faire baisser sa facture de téléphonie mobile, il y a bien sûr les cinq pistes que nous vous proposons ci-contre, mais il en existe une autre, actuellement très en vogue : celles des applications de téléphonie mobile par internet (voix sur IP ou VoIP) que l'on peut désormais installer sur son smartphone (iPhone, mobile Android, etc.).

Il s'agit là de reprendre dans les mobiles ce qui a si bien réussi avec les ordinateurs, par exemple avec le logiciel gratuit Skype. Installé sur deux ordinateurs connectés à internet, Skype permet de téléphoner gratuitement, et même de faire de la vidéoconférence de très bonne qualité.

Dès que les téléphones mobiles ont pu se connecter à internet avec simplicité, l'idée de reproduire le modèle de Skype était tentant : passer des appels gratuits et illimités en se connectant à internet et ainsi s'affranchir du forfait de quelques heures de son opérateur. Seul hic, les opérateurs, craignant une trop forte sollicitation de leurs réseaux et un manque à gagner certain, avaient interdit cette pratique. Ce n'est que dernièrement qu'ils ont levé l'interdiction.

Parmi les applications que l'on peut utiliser, citons Viber. Le principe est simple : après avoir téléchargé l'application iPhone (Android et Blackberry prochainement) vous pouvez appeler gratuitement vos amis à condition qu'ils aient eux aussi l'application. Dans le cas contraire, l'appel bascule sur votre opérateur mobile et sera donc décompté du forfait. Plus vous aurez d'amis avec l'application, plus le dispositif sera intéressant.

Outre Viber, il existe d'autres applications qui investissent ce marché comme Nimbuzz, Fring, FriendCaller et Skype.