L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) vient de publier les résultats de son observatoire des marchés des communications électroniques pour le 4e trimestre 2010. Un observatoire qui montre, une nouvelle fois, l'engouement des Français pour les outils de communication.

Sur le le marche global, le revenu total des opérateurs de communications électroniques a atteint 11,5 milliards d’euros (10,3 milliards d'euros hors revenus annexes) soit une hausse de 1% sur un an.

Le dégroupage s'accélère : une ligne sur quatre concernée
La France compte 35,2 millions de lignes (40,4 millions d'abonnements téléphoniques). L'Arcep constate que le nombre d'abonnements téléphoniques fixes diminue depuis trois trimestres (-1,7% sur un an au 4e trimestre 2010). Les abonnements à la voix sur large bande (18,9 millions) se substituent de plus en plus aux abonnements classiques en RTC (21,5 millions) dont le recul s'accélère depuis le début de l'année 2010 (environ -2,6 millions en un an contre -2,1 millions en 2009). De plus en plus de clients choisissent en effet de ne pas conserver leur abonnements RTC lors de leur souscription à la VLB, ainsi, le nombre de lignes sur lesquelles deux abonnements téléphoniques coexistent (RTC et VLB) diminue de 500 000 en un an. Le dégroupage concerne plus d'une ligne fixe sur quatre (9,0 millions). A 85% il s'agit de dégroupage total, en forte expansion (7,8 millions et +1,4 million de lignes en un an).

La télé par internet en progression
Le nombre d'abonnements à l'internet en haut et très haut débit s'est accru de 1,5 million en un an et atteint 21,3 millions, explique l'Arcep. 95% des accès internet haut débit se font par ADSL (19,5 millions) et plus de la moitié (54%) de ceux-ci (soit 10,7 millions) sont couplés avec un service de télévision.

Les communications par internet repartent à la hausse
Le volume du trafic au départ des postes fixes, après un ralentissement au trimestre précédent, retrouve une croissance soutenue (29,7 milliards de minutes et +2,6% sur un an) grâce à la reprise de la croissance du volume de minutes IP (+2,1 milliards de minutes en un an au 4e trimestre 2010 contre +1,2 milliard au 3e trimestre 2010).
Le volume de communications en voix sur large bande (depuis une "box") atteint 17,7 milliards de minutes (soit 60% des minutes émises au départ des postes fixes). La proportion de minutes IP atteint 82% pour les communications internationales (62% pour les communications nationales et seulement à 29% pour les communications vers les mobiles).
Ce dernier pourcentage devrait toutefois se relever dans les mois à venir en raison des nouvelles offres Premium des fournisseurs d'accès à internet. Free, SFR, Orange proposent les appels illimités et gratuits de leurs box vers les mobiles tous opérateurs.

Mobile : 64,4 millions de clients
Le nombre de clients des services sur réseaux mobiles en France s’élève à 64,4 millions au quatrième trimestre 2010. Il continue d’augmenter sur un rythme annuel soutenu de 5 à 6% depuis le quatrième trimestre 2008, explique l'Arcep
La grande majorité de l’accroissement trimestriel s’explique par l’augmentation du nombre de forfaits (+8 à 9% depuis quatre années consécutives). En décembre 2010, sept clients sur dix détiennent un forfait mensuel et un abonné sur quatre un forfait lui permettant de maîtriser sa consommation (" forfait bloqué ").
Le revenu des services mobiles (téléphonie et transport de données) s’élève à 5,0 milliards d’euros au quatrième trimestre 2010. Il est toujours en progression (+2,4% en un an au quatrième trimestre), mais la croissance ralentit légèrement depuis deux trimestres. La consommation de minutes (26,7 milliards) n’a jamais été aussi dynamique en deux ans (+4,5% en un an) ; notamment, le trafic à destination du fixe national, qui déclinait depuis cinq ans, augmente ce trimestre de 1,5% en un an.

Le boom de l'internet mobile
Alors que certains experts estiment que 2010 constituent l'an 1 de l'internet mobile, l'Arcep constate que l'engouement pour l'internet mobile et les SMS se confirme. Le revenu lié à l’échange de données (1,2 milliard d’euros) augmente de façon continue d’environ 20% de taux de croissance annuel depuis trois ans. Le nombre d'utilisateurs de services multimédias progresse de 2,3 millions en un trimestre et concerne 44% des clients. Quant aux SMS, chaque client des opérateurs mobiles a envoyé en moyenne 30 SMS par mois de plus qu'au troisième trimestre 2010. 162 SMS émis en moyenne par client et par mois.

Alors que les ordinateurs du ministère de l'Economie et des Finances, à Bercy, ont récemment subi des attaques malveillante, le Club de la Sécurité des systèmes d'Information Régional (Clusir) de Midi-Pyrénées et le Club de la Sécurité de l'Information Français (Clusif) organisent à Toulouse, jeudi 14 avril 2011 à 9 heures à l’Institut National des Sciences Appliquées, une rencontre sur le thème : Panorama de la cybercriminalité.

"L’édition 2011 du Panorama de la Cybercriminalité s’est élargie aux phénomènes de société et à l’ensemble des risques numériques : jeux en ligne, stuxnet, hacktivisme, automobile, menaces sur ordiphone", expliquent les organisateurs. "Les réseaux sociaux, le web 2.0… modifient les comportements sur l’Internet, dans les mondes virtuels et dans la vie courante, pour créer de nouvelles formes de risques. Phénomènes de société ou événements accidentels, les enjeux sont énormes : protection de la vie privée, contrôle de son image pour une entreprise ; et les impacts aussi : destruction de salle informatique, arrêt de l’activité économique."

Pour évoquer ces menaces et décrypter les événements survenus en 2010, plusieurs spécialistes vont intervenir dont : Laurent Pelud (SCASSI Conseil), président du CLUSIR Midi Pyrénées ; Pascal Lointier, président du CLUSIF ; Pierre Caron d'Orange Labs, Networks and Carriers ; Eric Freyssinet, de la Gendarmerie Nationale ; François Paget de l'éditeur McAfee Labs et Hervé Schauer (HSC).

Panorama de la cybercriminalité 2010. Jeudi 14 avril 2011 à 9 heures, à l’Institut National des Sciences Appliquées, Salle 213 du département DGEI (Génie Electrique et Informatique – 2nd étage). 135 avenue de Rangueil. Campus universitaire de Rangueil. 31400 Toulouse.
En Juillet 2010, le groupe MAIF lançait, via le site www.assistancescolaire.com, le principe d'un accès gratuit à un service unique de soutien scolaire en ligne. En l'espace de 8 mois, le site internet a enregistré une hausse d'inscriptions (enseignants et élèves) sans précédent : + 67 %. La MAIF renouvelle ses propositions de solutions éducatives gratuites via une nouvelle page dédiée www.maif.fr/examen

Alors que la semaine du développement durable va s'ouvrir vendredi prochain, la question du recyclage des produits high tech reste souvent un vrai casse-tête. Heureusement les initiatives se multiplient, comme celle d'Orange.
Du 31 mars au 2 avril, l'opérateur télécom organise la seconde édition des Journées du Recyclage, en partenariat avec Emmaüs International, les Ateliers Du Bocage et le WWF France. Les 1 200 boutiques en France métropolitaine (boutiques Orange, Mobistore, PhotoService et Photostation) permettront aux clients d'Orange ou d'autres opérateurs de rapporter leurs mobiles, batteries ou chargeurs usagés.

Objectif 1 million

"Suite aux résultats encourageants de l’édition précédente, l’objectif est de collecter cette année 100 000 mobiles sur 3 jours et d’atteindre le millionième mobile recyclé depuis 2005. Orange rappelle son ambition : collecter un million de mobiles par an, à horizon 2015", explique l'opérateur. "L’intégralité des bénéfices des Journées du Recyclage sera reversée au Projet Afrique porté par Emmaüs International à travers les Ateliers du Bocage (ADB). Depuis mars 2010, le « Projet Afrique » a permis d’ouvrir au Burkina Faso d’abord, et au Bénin ensuite, deux centres de collecte de déchets de mobiles et de créer 10 emplois dans ces deux pays", poursuit Orange.
Cette fois-ci, ça y est ! Le basculement de l'analogique vers le tout numérique de la diffusion hertzienne de la télévision, qui n'a jusqu'à présent concerné que les régions au-dessus de la Loire, est arrivé cette nuit dans le Grand Sud. Et c'est l'Aquitaine qui a eu l'honneur de vivre cette petite révolution. Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon ont un peu plus de temps pour se préparer puisqu'elles abandonneront la télé analogique respectivement le 8 et le 29 novembre 2011.
Mardi 8 mars dernier, c'est la plus peuplée des régions françaises, l'Ile-de-France, qui a basculé en grandes pompes. Tous les patrons de chaînes s'étaient donné rendez-vous à la Tour Eiffel pour symboliquement appuyer sur un bouton rouge. Le basculement parisien s'est réalisé sans problème majeur pour ce bassin de 12 millions d'habitants et 3, 3 millions de « foyers TV. »
« La journée du 8 mars représente une date importante pour le développement de notre économie numérique : il s'agit de la principale étape avant le basculement de l'ensemble de la France, le 30 novembre prochain », expliquait alors Éric Besson, ministre de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie Numérique. « Aujourd'hui, avec les 12 millions de Franciliens, deux tiers de la population française sont désormais passés au tout numérique audiovisuel. »
Le basculement vers ce tout numérique des régions du sud de la France pourrait toutefois s'avérer plus compliqué, car les territoires montagneux (Alpes, Pyrénées, Massif Central) disposent de nombreuses zones blanches.
Le numérique, qui porte en lui la promesse d'une meilleure image, d'un meilleur son, d'une offre élargie de chaînes et de services interactifs, a un handicap : il fonctionne en tout ou rien. Soit l'on capte, soit l'on ne capte pas. Ainsi, des communes dont la réception analogique était moyenne pourraient ne plus rien recevoir du tout. Une crainte de l'écran noir qui a fait réagir de nombreux élus, comme l'Association nationale des élus de montagne (ANEM), qui réclame une couverture à 95 % du territoire et non pas de la population. La Région Midi-Pyrénées s'est aussi saisie du dossier (lire ci-dessous).
Heureusement, l'État et le consortium France Télé Numérique, chargé de gérer le basculement, ont prévu tout à la fois des aides pédagogiques, techniques et financières pour faciliter le basculement de tout le monde, et plus particulièrement des personnes âgées. Ces dernières pouvant être la cible de démarcheurs peu scrupuleux, France Télé Numérique recommande de s'orienter vers des revendeurs ou antennistes ayant signé la charte « Professionnels agrées Tous au numérique ». Et encas de doutes, ne pas hésiter à faire appel aux ambassadeurs de « Tous au numérique. »

La galère pour tout capter
Le passage au tout numérique n'est pas une sinécure même lorsque toutes les conditions semblent réunies pour que tout se passe bien. « Nous avons anticipé le passage au tout numérique en décidant l'été dernier de changer tout notre matériel. Nous avons donc acheté un écran plat et un enregistreur, chacun avec décodeur TNT intégré », racontent Marie et Charles, deux retraités ruthénois, qui n'avaient jusqu'à présent que les six chaînes historiques et quelques autres via une antique parabole. Le couple fait appel à un antenniste agréé qui leur demande de choisir entre une réception satellite ou par antenne râteau. L'intervention coûtera le même prix : 250€. Les retraités optent pour l'antenne râteau. Le réglage de cette dernière ne tiendra que quelques semaines. « Tout marchait bien et du jour au lendemain on n'a plus reçu certaines chaînes. » Appel à l'antenniste et 15 jours d'attente plus tard, le verdict tombe : en attendant le basculement prévu le 8 novembre, les émetteurs sont mis à jour et l'on peut perdre certaines chaînes. « Du coup, nous sommes obligés de jongler entre la réception numérique et l'analogique pour voir les chaînes manquantes », pestent les retraités.
Dans les Hautes-Pyrénées, dans la campagne lourdaise, Éric est dans une zone blanche et seule sa parabole lui permettait jusqu'à présent de capter les chaînes historiques. « Je me suis dit que j'allais passer par ma connexion internet ADSL pour avoir les chaînes numériques mais mon débit n'est pas suffisant », explique le Bigourdan, qui devra certainement investir dans une parabole et un adaptateur dernier cri. La mise à jour des émetteurs de TDF crée aussi quelques surprises. Dans le Lot, Renée avait reçu de ses enfants un adaptateur TNT. Problème : impossible de retrouver les programmes régionaux de France 3 du Lot ; ce sont les actualités du Lot-et-Garonne qui arrivaient sur son poste. La retraitée a préféré remiser au placard son adaptateur…

Les élus mobilisés contre l'écran noir
Face à la perspective de voir leurs administrés privés de télévision après le basculement dans le tout numérique, de nombreux élus sont montés au créneau pour interpeller le gouvernement.
En juillet dernier, Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, a écrit au Premier ministre François Fillon pour que l'on recense les zones d'ombres. Le Premier ministre a répondu à Martin Malvy en expliquant que le gouvernement a mis en place des « commissions départementales de transition vers la télévision numérique » et que, par ailleurs, une aide de 250 € sera destinée à « l'équipement des foyers situés dans une zone géographique où la continuité de la réception des services de télévision en clair ne peut être assurée par voie hertzienne terrestre en mode numérique ».
La TNT ne relevant pas de ses compétences, et compte tenu de ses contraintes budgétaires, la Région n'investira pas sur ce dossier. En revanche, elle investit fortement sur les infrastructures internet - depuis 2005, 2,6 M€ pour résorber les « zones blanches » dans 262 communes - qui peuvent acheminer les chaînes de la TNT.

Leader de la diffusion de concerts classiques sur internet, medici.tv vient de lancer son nouveau site accessible partout, par tous (sur Internet, iPad et iPhone, et très prochainement via Androïd). medici.tv propose une offre sans équivalent de programmation en direct disponible gratuitement, à raison de 3 à 5 concerts en moyenne par mois.
Prendre une photo avec son téléphone, la partager instantanément avec les personnes, même inconnues, autour de soi (dans un périmètre limité à environ 45 mètres) : c'est le concept de « Color », un nouveau réseau social de proximité lancé par un crack de la Silicon Valley. L'application, gratuite, a été lancée jeudi pour les téléphones multifonctions iPhone d'Apple et ceux équipés du système d'exploitation Android (Google). www.color.com
La maison d'édition Hachette Éducation profite de la révolution numérique et lance, cette semaine, la toute première application de « Dictionnaire illustré » en français de l'Apple Store pour iPad, iPhone et iPod Touch. 3 000 illustrations (planches, dessins, schémas et photos) accompagnent les définitions et 285 cartes géographiques des pays régions et département enrichissent cette application disponible au prix de 3,99€. www.hachette-education.com
Volkswagen vient de dévoiler son musée virtuel dans la nouvelle version de son site Volkswagen.fr : www.volkswagen.fr/fr/marque/musee_volkswagen.html. Cette rubrique du site s'adresse aux passionnés de la marque, retrace l'histoire de Volkswagen au travers de ses véhicules mythiques (la Coccinelle, le Bulli, la Golf, la Polo…), et propose de (re)découvrir les spots TV, les innovations, etc.
Suite au séisme qui a frappé le Japon, la fondation Casques rouges a mis en ligne missing.net, un moteur de recherche humanitaire pour retrouver les disparus. Cette initiative est lauréate de l'appel à projets « Web innovant », lancé par le ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie et a été développée en partenariat avec Google, Bearstech et European Consulting Services.
L'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) en partenariat avec Hachette, lance l'application Alter Dico, la première encyclopédie des noms communs et propres, tournée vers l'Afrique et les pays francophones, illustrée en temps réel par ses utilisateurs sur iPhone. Alter Dico propose à ses utilisateurs de poster leurs clichés afin d'illustrer une ou plusieurs définitions. www.auf.org
À l'occasion de l'ouverture du Salon du Livre de Paris aujourd'hui, Babelio, le réseau social du livre et des lecteurs, offre une nouvelle dimension à la lecture, en lançant le Marque-Page Numérique. Il s'agit d'un clin d'œil sous la forme d'un jeu de 500 fiches de papier rigide, numérotées de 1 à 500.
www.babelio.com
L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) vient de publier les résultats des enquêtes menées en 2010 pour vérifier la fiabilité des cartes de couverture GSM publiées par les opérateurs mobiles. Ces derniers sont en effet tenus de publier leurs cartes de couverture et de les faire valider par des enquêtes de terrain conduites selon un protocole défini par l'Arcep. Ce protocole de mesure sur le terrain est accessible publiquement et peut être mis en œuvre par toute personne - physique ou morale - qui souhaite effectuer une nouvelle enquête dans un canton déjà audité, ou réaliser des mesures sur un canton non encore audité.

Correct à 98%

En 2010, des mesures ont été effectuées dans 249 cantons, notamment dans l'Aude (liste complète et résultats ici). Les résultats montrent que "les cartes de couverture publiées par les trois opérateurs sont à plus de 98% cohérentes avec les mesures faites sur le terrain", a annoncé l'Arcep.
"Si la fiabilité des cartes est globalement bonne au niveau national, elle doit être améliorée sur certains cantons : l’ARCEP a donc rappelé aux opérateurs la nécessité de corriger les cartes publiées, et a prévu que de nouvelles mesures soient réalisées en 2011", a expliqué l'Arcep, qui précise que "une différence peut subsister entre les cartes publiées et le ressenti de l’utilisateur." Toutefois, "il est encourageant de noter que la démarche engagée depuis 2007 avec les opérateurs pour l’amélioration de la fiabilité de leurs cartes de couverture produit ses effets avec un accroissement sensible de la fiabilité des cartes sur les départements audités."
"La carte de couverture produite par les opérateurs ne représente pas tous les types d’expériences des utilisateurs. Elle correspond à la possibilité de passer un appel téléphonique, et de le maintenir pendant une minute, à l’extérieur des bâtiments, avec un terminal classique, en position statique, avec un taux de succès supérieur ou égal à 95%."
En 2011, des audits de couverture seront réalisés par les opérateurs dans 286 nouveaux cantons. Des analyses à réaliser avant le 31 octobre 2011 et qui concerneront, pour le Midi-Pyrénées, des cantons du Lot et du tarn (liste complète ici)
Les 41 campus numériques francophones de l'agence universitaire de la francophonie (AUF) viennent de se doter d'une bibliothèque numérique conçue par Cyberlibris. Celle-ci permet à chaque étudiant, professeur ou chercheur, quelle que soit sa situation géographique, de disposer d'un catalogue pluridisciplinaire (sciences éco, de l'ingénieur, humaines et sociales), riche d'environ 15 000 ouvrages, provenant de 300 maisons d'édition, et consultable sur tous supports (PC, Mac, iPad). « Avec cette bibliothèque, l'AUF s'équipe d'un outil essentiel dans sa stratégie de désenclavement des institutions universitaires francophones » déclare Bernard Cerquiglini, recteur de l'AUF. http://auf.scholarvox.com
Dans le cadre du plan stratégique « Conquêtes 2015 » impulsé par le nouveau PDG Stéphane Richard, Orange déploie une nouvelle organisation en France.
La nouvelle organisation territoriale d’Orange en France sera désormais structurée en 11 directions recouvrant chacune deux à trois régions administratives, comme précédemment. De nouveaux postes de directeurs Orange, rattachés à Delphine Ernotte, directrice exécutive Orange France, sont ainsi créés.
Dans le Grand Sud, Brigitte Audy, directrice territorale France Télécom Orange Midi-Pyrénées-Languedoc Roussillon va rejoindre la direction Orange Sud Ouest à Bordeaux et cèdera sa place à Pierre Clément à la tête de la direction Orange Sud, basée à Toulouse. Leur nomination sera effective le 21 mars prochain.
Responsable de la performance économique et commerciale, et de la qualité du service offert aux clients d’Orange, il est tout particulièrement en charge de la mise en œuvre du contrat social de l’entreprise sur ces deux régions qui comptent 7748 collaborateurs.
Pierre Clément, 45 ans, est diplômé de l’école d’Ingénieur ESIGELEC de Rouen. Après avoir démarré sa carrière chez Giat Industries, il a intégré le Groupe en 1995. Il y a occupé des fonctions d’ingénieur d’affaires et de directeur des grands comptes. Depuis 2006, il était directeur de l’agence entreprises Rhône-Alpes Auvergne. Pierre Clément a, au cours de sa carrière, démontré sa capacité à accompagner tant le développement de l’entreprise que la gestion des hommes.
Adepte de course à pieds, de ski et natation, il se passionne pour l’œnologie et les voyages.
Éric Delattre, Toulousain d’origine installé à Tokyo, a expliqué ce dimanche soir à La Dépêche, l’angoisse qui étreint les tokyoïtes face au risque nucléaire alors que les répliques du tremblement de terre sont ininterrompues depuis vendredi. «Mais il n’y a pas de panique ; il y a une grande dignité, c’est très japonais. La situatino est normale à Tokyo. Les boutiques et les restaurants sont ouverts, tout est calme. Par contre, il y a bien moins de fréquenttion que d'habitude", raconte Eric.
"Il n’y a pas de consigne du gouvernement, les gens sont chez eux et prennent des nouvelles dans le calme. Quelques stocks d’eau sont faits et lundi des coupures d’électricité sont prévues. Beaucoup vont retourner au bureau, c’est mon cas », explique Éric, directeur des services informatiques du groupe français LVMH au Japon. En revanche, suivant une recommandation de l’ambassade de France, « tous les expatriés que je connais cherchent à quitter Tokyo. Soit ils prennent la voiture et vont vers Osaka pour s’éloigner, soit ils rentrent en France. »

Air France sur la sellette

Très solidaire sur internet, la communauté française s’est offusquée hier des prix exorbitants pratiqués par Air France ; certains accusant sur Twitter la compagnie aérienne de profiter de la situatino pour gonfler ses tarifs. En fait, les prix affiché sur les sites internet d'Air France étaient conformes à ceux pratiqués d'habitude pour une réservation à 24 ou 48 heures avant un départ pour un Tokyo-Paris. Mais ces prix apparaissaient en décalage par rapport à la situation exceptionnelle que vit le Japon ; et Air France a semble-t-il tardé à mettre en place une cellule de crise à la hauteur de la situation et à même de répondre aux nombreuses questions des expatriés et de leur famille. Au téléphone ou sur Twitter, comme l'explique Erwan Gaucher sur son blog.
En revanche, les services de l’ambassade de France a Tokyo ont été très mobilisés. « Le consulat m’a fait à 1 h 30 le passeport de mon bébé d’un mois », se réjouissait Éric ce soir dont la famille va pouvoir rentrer en France d'ici mardi.

Internet, les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) et le logiciel de vidéocommunication Skype jouent un rôle déterminant depuis le déclenchement du tremblement de terre survenu vendredi à 7 heures (heure française).
Lors du tsunami asiatique de 2004, déjà, les nouvelles technologies avaient joué un rôle important. Ainsi, le journal norvégien VG s'était mis en contact avec ses lecteurs en vacances sur place en développant un mini-site web adapté à leur téléphone mobile. Dans l'autre sens, les Norvégiens victimes du tsunami ont envoyé au journal des informations et des photographies spectaculaires.
Sept ans plus tard, l'internet s'est développé plus encore, s'est orienté vers les réseaux sociaux de manière massive, et plus encore dans un pays très technologique comme le Japon.

Tous les interlocuteurs qui habitent Tokyo et que nous avons contactés vendredi nous le confirment. "Twitter est très populaire ici au Japon. De plus, même si c'était difficile, j'ai pu communiquer avec ma femme par e-mail alors que c'était impossible par téléphone", nous expliquait Eric Delattre, directeur des services iinformatiques du groupe LVMH à Tokyo. Ce bloggeur a été l'un des premiers à twitter la survenue du séisme sur son compte @eriiiic. La communauté francophone sur Twitter a été d'ailleurs particulièrement active pour couvrir en live les événements. Eric Delattre a également pu donner des interviews par e-mail, Twitter ou Skype, outre à La Dépêche du Midi, à de nombreux médias français et étrangers.
Leila, qui a vécu à Tokyo de nombreuses années et qui vit actuellement à Singapour, a pu contacter tous ses amis par Skype. Lionel, ostéopathe, a également utilisé internet pour communiquer et s'informer. "J'ai utilisé Skype et Facebook avec mes amis à Tokyo et en Europe. J'ai aussi regardé la télé en live sur internet. Oui, internet a été essentiel pour s'informer et communiquer", explique le jeune homme.

Google en première ligne

Face à cet accroisement des utilisations dans ce moment de crise, les grandes compagnies ont réagi. De la même façon qu'il avait créé un service de textos pour les Egyptiens privés d'internet par le pouvoir lors de leur révolution, ou un service d'aide pour les sinistrés des inondations de Nouvele-Zélande, Google a créé une application dès vendredi : Person Finder. Celle-ci permet de rechercher quelqu'un ou fournir des informations sur une personne disparue.
Google a également créé une page de "cellule de crise" avec  bulletins d'alertes officiels, informations des opérateurs télécoms, état de la circulation des trains et fonctionnement des réseaux électriques. Si de nombreux sites web ont créé des pages spéciales comme Gizmodo, la réactivité de l'ambassade de France au Japon est à souligner. A destination des 9000 Français présents au Japon, elle a créé une page spéciale.

Pour tourner une page difficile de son histoire avec la vague de suicides qui l'a ébranlé, le groupe France Télécom Orange, sous l'impulsion de son PDG Stéphane Richard, entend bien remettre l'humain au coeur de sa stratégie et regonfler le moral des troupes. Parmi les outils utilisés par le premier opérateur télécom français figure le Hello Tour, qui est à Toulouse depuis ce mercredi et jusqu'au 14 mars.
Lancé à Lille le 2 novembre dernier, le Hello tour est comme un tour de France qui propose aux salariés du groupe de (re)découvrir leurs métiers et de partager leur expérience grâce à un dispositif original. Les trois camions qui sillonnent la France offrent 350 m² d'espaces de démonstration avec six ateliers et un espace Wifi.
"L'idée du Hello tour est à la fois de permettre aux salariés de découvrir très concrètement les métiers du groupe puisque ce sont leurs collègues qui présentent leur activité ; et aussi de découvrir tous les services du futur développés par la Recherche et Développement", explique Eric Depret, directeur des ressources humaines pour Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Outre les 2000 salariés de la région qui seront accueillis, des personnels des CFA et des IUT seront également reçus. "C'est important car nous sommes dans une dynamique de recrutement qui va se poursuivre dans les mois à venir", explique Eric Depret, déjà satisfait des retours très positifs enregistrés auprès des salariés. Des salariés qui peuvent aussi découvrir des opportunités de mobilité interne.
"Ils apprécient vraiment les échanges qu'ils ont entre eux. Nous avons conçu le Hello tour sans papier, sans présentation institutionnelle. Tout est dans l'échange et la découverte" , explique Agnès Vannessen, qui accompagne la "caravane" de ville en ville. La prochaine étape du Hello tour se fera à Montpellier du 16 au 18 mars.

Innovations : c'est déjà demain

Découvrir le fonctionnement de la nouvelle Livebox, toutes les possibilités de la télé numérique, la façon dont on peut rétablir une ligne ADSL ou conseiller au mieux un client, mais aussi comment on connecte les logements à la fibre optique, tels sont quelques uns des ateliers proposés dans le cadre du Hello tour.
Mais celui-ci permet aussi de découvrir certaines des innovations du groupe qui a déposé rien moins que 8500 brevets.
Parmi celles-ci le son spatialisé. Orange recrée une écoute naturelle en trois dimensions pour des interfaces sonores innovantes (écrans tactiles, TV 3D), des mondes virtuels, les conférences téléphoniques. Sur l'atelier, les visiteurs coiffés d'un casque ont pu percevoir les mouvements des ciseaux d'un coiffeur autour de leur tête !
Autre projet très innovant : b-link, qui a reçu la médaille d'or à la 38e édition du Salon international des inventions à Genève en mai 2010. Conçu par Orange Pologne et l'université de Lodz, il s'agit d'une technologie qui permet aux personnes atteintes d'un handicap lourd (paralysie, hospitalisation) de commander un PC à partir du mouvement de leurs paupières. D'autant plus bluffant que cette technologie fonctionne avec un simple PC et une webcam. Mieux encore : Orange offre son logiciel gratuitement. L'application Open source est téléchargeable ici : http://b-Link.sourceforge.net
www-52-tiki.com : pour la première fois un site de curation « nouvelle génération » accompagne un livre. Que cela change-t-il ? En quoi cela modifie-t-il le travail de l’auteur et pour quelle valeur ajoutée ? Quelles tendances lourdes sur l’industrie du livre cela préfigure-t-il ? Jacques Birol, l’auteur du livre « 52 Conseils Eternels »1, et Xavier Paulik, CEO de la startup Tiki’Labs, à l’origine des technologies du site, décryptent ce mariage inédit.


1. La crise de l’édition, quelle crise ?

Derrière le discours ambiant de crise sur fond de "google-isation" de l'information, et à quelques jours de l'ouverture du salon du livre à Paris, il est important de mettre en lumière une réalité méconnue : le livre se porte bien. Certes, l'appétit assumé de Google, qui veut "numériser la bibliothèque mondiale", peut sembler menaçant pour toutes les formes traditionnelles de l'écrit, et en particulier pour LE support écrit. Le livre pourrait finir par paraître "archaïque" face aux nouveaux supports multimédia.
Et pourtant, grâce aux nouvelles technologies et contrairement à ce qu’on aurait pu croire, le livre s’offre une seconde jeunesse. D'une part, loin d'enterrer le livre, les avancées technologiques comme l'iPad l'ont remis sur le devant de la scène grâce à un meilleur confort de lecture sur écran tactile et l'accès, en un clic, à la bibliothèque géante "iBooks". D'autre part, l'édition elle-même a déjà entamé sa mutation et se modernise à vitesse grand V, y compris dans ses modes de distribution. La première maison d'édition gérée par les internautes, "My Major Company", a fait son apparition en novembre dernier, en association avec XO édition. De nouveaux concepts de librairies à thème émergent et deviennent des lieux de convivialité où l'on vient faire des rencontres et échanger tout autant qu'acheter des livres. Le e-Book est la première génération de livre numérisé. La deuxième arrive et propose une collaboration bien plus riche entre le livre imprimé et d'autres formes de contenu numérique.


2. La curation ou l’art de mettre en scène des contenus

Exemple de paper.li avec Technomedia

Le phénomène du moment qui cristallise cette évolution déjà bien engagée, c'est celui de la "curation". Mise en vedette en France lors de la social media week en ce début d'année, la curation existe sous diverses formes depuis 2009, notamment aux Etats Unis.
Le terme « curation », difficile à traduire en français, désigne l'action de choisir, rassembler, puis mettre en scène du contenu numérique pour le partager (photo, video, article, fil d'info..), tout comme un conservateur de musée expose et fait découvrir des œuvres, selon une scénographie étudiée.
Le besoin n'est pas nouveau, certains estiment qu'il est même à l'origine du web (les premières pages web jouant ce rôle là initialement), mais il est aujourd'hui formidablement exacerbé sous la double impulsion de la mobilité et des réseaux sociaux : en effet, l'avalanche d'informations en temps réel, que génèrent aujourd’hui les Twitter, réseaux sociaux, et autres blogs, rend les moteurs de recherche comme Google de plus en plus inefficaces quand on veut approfondir un sujet ou un thème donné.
Face à cela, il existe un besoin croissant de référents, d’experts, capables de sélectionner le contenu à notre place, et nous tolérons de moins en moins la perte du temps quand il faut chercher soi-même. En quelque sorte, nous assistons à un retour aux sources du web lorsque les annuaires « humains » comme Yahoo avaient la part belle avant l'émergence des « robots » Google.
A première vue, cela pourrait signifier un déplacement de valeur vers ceux qui organisent et filtrent l’information plutôt que vers les producteurs de contenu. Des voix s'élèvent déjà pour dénoncer ce « vol organisé de la création »…
En réalité, c'est une opportunité formidable pour les auteurs qui sauront en tirer parti. L’intégration de la curation dans son travail d'auteur, c'est assumer et accepter de jouer avec ses sources et ses influences, et de les publier pour en faire un prolongement de son œuvre. Proposer des contenus visuels en relation avec un ouvrage, c'est penser également à l'œil du lecteur en ajoutant de l’émotionnel. L’auteur devient « metteur en scène de l’information ».
Certains auteurs ont déjà fait appel à la curation. Ils ont généré des communautés de plusieurs centaines de milliers de fans, et font de la sortie de chacun de leurs livres un évènement très attendu. Guy Kawasaki par exemple a été parmi les premiers à créer son "journal de curation", paper.li2.

3. Du multimedia au plurimedia, l’expérience ergonomique

L'idée de prolonger l'expérience d'une œuvre sur le net et d'entrer en contact direct avec son public n'est pas nouvelle en soi. Elle a déjà été exploitée notamment par les agences marketing à la sortie d'un film ou d'un album musical ou encore par les auteurs d'un livre sur leur blog ou leur page facebook.
En revanche, ce qui est vraiment nouveau, c'est la prolongation de la création par la fourniture d'un autre contenu qui lui donne une nouvelle perspective. L'œuvre devient plurimedia au lieu d'être tout simplement déclinée en format numérique et/ou accompagnée d'un support promotionnel multimédia.
Dès lors, la question du format et de l'ergonomie devient fondamentale. Il faut pouvoir allier profondeur et simplicité d'utilisation, organiser la découverte tout en préservant la liberté du lecteur. Sur ce plan également, les innovations apportées par la curation donneront à l'auteur de nouvelles formes d'expression.
Le format le plus répandu est le "journal" généré à partir de plusieurs sources d'informations, le plus souvent twitter ou facebook. C'est le cas de paper.li, un des premiers formats de ce type, ou encore flipboard3 sur iPad. Ce format est bien adapté à un contenu qui change rapidement et qui est souvent généré automatiquement.

L'exemple de Qwiki

Plus "cinémascope", Qwiki4, qui met en scène une thématique sous forme de petit film alliant photos, vidéos, et bande son générée à partir de textes. Le processus est encore peu connu mais le résultat est prometteur même si le format reste un peu trop linéaire.
La forme nouvelleexplorée par 52-tiki, une navigation par touches visuelles, est particulièrement adaptée aux contenus imagés ainsi qu’aux écrans tactiles (smartphones et tablettes). La complémentarité avec le livre est très travaillée, les formats site et livre se sont nourris mutuellement. Chaque support « vit » de façon autonome, mais rassemblés, ceux-ci apparaissent naturellement indissociables. Le script complète le manuscript.

4. Retour aux sources et ouverture, pour une nouvelle dimension relationnelle

Le mariage gagnant de la curation et du livre implique donc deux virages fondamentaux :
Retour aux sources d’une part : la gourmandise des lecteurs est renouvelée pour de beaux livres à la prise en main, l’esthétique de lecture, la mise en page, la typographie soignée. Le livre imprimé n’a de justification à l’ère numérique que s’il s’assume comme un bel objet.
Ouverture d’autre part : la curation crée une dimension relationnelle inédite entre auteur et lecteur. Une nouvelle dimension de plaisir apparait, comme celle du making off par rapport au film.
Aujourd'hui introduite par des auteurs professionnels, cette forme d'expression sera-t-elle demain adoptée par les auteurs / curateurs en puissance - comme les blogs en leur temps sont passés des journalistes /webmasters au grand public ?


Xavier Paulik, CEO de Tiki’Labs et Jacques Birol, auteur de « 52 CONSEILS ETERNELS…»


A propos de Xavier Paulik
Xavier Paulik, diplômé de Polytechnique et de Télécom Paris, a travaillé à la tête de services informatiques d’entreprises comme France Télécom et Immostreet, avant de prendre la tête de la start-up Tiki’Labs. Tiki’Labs a conçu une nouvelle génération d’interfaces utilisateur simplifiés pour tous les équipements électroniques (téléphones mobiles, PC, tablettes, TV) et édite le navigateur tactile TikiSurf sur iphone et Samsung ainsi qu’une plateforme de curation sur laquelle est basée le site http://www.52-tiki.com

A propos de Jacques Birol
Jacques Birol, diplomé HEC, formé en Californie, est expert en conduite de l’innovation et du changement. Il dirige son cabinet LESS MORE, après avoir notamment cofondé le site d’emploi KELJOB.COM et présidé l’agence PUBLICIS ETOILE. Il enseigne à HEC et intervient à l’école des mines.

L'accès à internet à haut débit par ADSL est un élément capital du développement des territoires : le récent diagnostic de l'Ardesi l'a encore démontré. Pour autant, si en Midi-Pyrénées 96% de la population est éligible à une offre haut débit par ADSL, certains ont encore un débit trop faible ou sont en zone blanche. La faute notamment aux limites technologiques de l'ADSL.

Des limites que France Télécom Orange entend repousser avec un plan de modernisation de son réseau. Le groupe va ainsi investir 60 millions d'euros au niveau national dans ce plan qui a été présenté ce lundi dans le Lot.

"Le Groupe avait donné en septembre 2010 le coup d’envoi d’un programme triennal destiné à rendre possible l’accès au haut débit ADSL à encore plus de foyers en neutralisant les équipements multiplexeurs. Ce programme illustre deux des axes stratégiques annoncés par Stéphane Richard, Président Directeur Général de France Télécom Orange, début juillet 2010 lors de la présentation de conquêtes 2015 : conquête des réseaux et conquête du client qui passe notamment par une amélioration de la qualité de service", explique le groupe, qui précise que "cette modernisation permettra, à l’issue de ce programme fin 2013, d’augmenter la part de lignes éligibles au haut débit de 91,3% dans le Lot à 97,3%."

Concrètement, les chantiers de neutralisation des plus gros multiplexeurs, financés sur fonds propres, ont démarré dans le Lot. 1500 foyers accéderont à l’ADSL sur les communes de Cahors, Pradines, Trespoux Rassiels, Calamane, Mercues, St Pierre Lafeuille, Cabrerets, Orniac, Sauliac sur Celé.

Le conseil général du Lot, qui, à l'instar d'autres départements, mène une politique volontariste de lutte contre la fracture numérique (notamment pour établir en commun le schéma directeur d'aménagement numérique du Lot avec la Fédération départementale d'électricité), s'est réjoui hier du choix du Lot par France Télécom Orange pour entamer son plan d'investissement.

"Fin 2010, le département du Lot restait un des 5 départements métropolitains les moins bien desservis en ADSL avec près de 10 % des lignes inéligibles. L’effacement des multiplexeurs s’engage, ce qui devrait permettre sur les trois années à venir de rendre éligibles à l’ADSL les 2/3 des lignes qui n’en bénéficiaient pas : environ 5 500 sur 9 000. Le Conseil général se félicite de cette annonce qui doit permettre, à terme, à tous les Lotois de bénéficier de l’ADSL", a déclaré le conseil général hier.

De gauche à droite : Mireille Garcia, Directrice Régionale France Télécom Orange Midi-Pyrénées ; Bruno Janet, Directeur national des collectivités locales, Gérard Miquel, Président du Conseil Général du Lot ; Michel Bourgade, Directeur Général adjoint du Conseil Général du Lot. Photo FT Orange.