Organisée par Castres-Mazamet Technopole, le centre e-Santé et l'association la Mêlée, qui fédère quelque 450 acteurs du numérique en Midi-Pyrénées, la 5e université d'été de la e-santé va se dérouler à Castres du 6 au 8 juillet prochains. La e-santé ? Ce sont les technologies de l'information et de la communication (TIC) appliquées au domaine médical dans toutes ses composantes. De la collecte de données médicales au domicile des personnes âgées, à l'informatisation des dossiers médicaux ; en passant par la télémédecine ou les outils pour aider au maintien à domicile, etc. Les débouchés ne manquent pas et partout dans le monde, entreprises et chercheurs planchent sur ce marché qui a représenté plus de 50 milliards d'euros en 2010. Les entrepreneurs pourront d'ailleurs confronter leurs expériences lors de rendez-vous d'affaires organisés sur place. « Nous nous ouvrons d'ailleurs cette année plus largement sur l'Europe avec des représentants venant de Catalogne, d'Aragon, de Belgique ou du Luxembourg », expliquait, hier à Toulouse, Caroline Lapelerie, directrice générale de Castres-Mazamet Technopole. L'édition 2011 de l'Université s'articulera autour de trois thèmes : la dépendance des personnes âgées (dont le financement est au cœur de l'actualité), le développement de la e-santé et enfin les réalisations et les projets en Midi-Pyrénées et en Europe. Ces derniers pourront être récompensés par des trophées uniques en France, qui salueront des initiatives en terme d'usage ; de recherche et d'enseignement supérieur ; et de technologies. Un atelier sur le Mediator et la façon dont les TIC peuvent contribuer à la formation des médecins sera également organisé.
S'adressant aux entreprises du secteur des technologies et de la santé, professionnels de santé, associations de patients et d'aidants, élus, chercheurs, enseignants, étudiants, acteurs de la protection sociale… l'université proposera conférences, ateliers et table rondes des personnalités de premier plan comme le Pr Lareng, l'un des pionniers de la télémédecine.

Trois étudiants toulousains et un Valenciennois de l'école supérieure des métiers de l'informatique Ingésup de Toulouse vont s'envoler pour les États-Unis afin de participer, à New York du 8 au 14 juillet, à la finale internationale du concours de Microsoft « Imagine Cup. » Depuis 2003, ce concours mobilise des centaines de milliers d'étudiants du monde entier qui doivent concevoir un jeu vidéo ou une application Windows Phone 7 sur un thème particulier (pauvreté, santé, environnement et développement durable cette année). L'équipe toulousaine, baptisée Geekologics, a imaginé le projet « Brainergy », un jeu puzzle dans lequel le joueur doit gérer des énergies renouvelables pour venir à bout de la pollution. Médaille d'or au concours français, le jeu, qui sera commercialisé en fin d'année, espère décrocher le titre mondial à New York.


Comme il l'avait annoncé en avril dernier lors de la nuit des réseaux, Edouard Forzy, après dix années passées à la présidence de La Mêlée, l'association qui fédère quelque 430 entreprises du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) de Midi-Pyrénées, vient de passer la main.

Le conseil d’administration de La Mêlée, élu le 23 mai lors de l’assemblée générale de l’association s’est réuni jeudi 9 juin dans les locaux de l’école d’ingénieurs Epitech pour élire un nouveau bureau et un nouveau président : Thierry Bardy.

Directeur Général d’IMS (opérateur d’infrastructure et de connectivité IP comptant parmi ses références Pierre Fabre ou encore CGX) sera entouré d’une équipe composée de neuf autres membres issus des TIC et représentants chacun une branche spécifique.

Si Edouard Forzy se retire du pilotage stratégique et de la représentation officielle de La Mêlée, il conserve le management opérationnel des activités et de l’équipe de 8 permanents.

Le nouveau bureau

- Président : Thierry Bardy
- Présidents délégués (en soutien au Président sur les Usages et le secteur IT – attributions en cours de définition) : Alix Howard (Directrice commerciale et Marketing d’Agoranet) et Stéphane Contrepois (PDG de PCKADO S.A. / vente-du-diable.com et cofondateur de La Mêlée)
- Vice-présidents : Ludovic Le Moan, (DG de SigFox Wireless et Président de la TIC Valley), Antonio Güell, (chef du service Applications et Valorisation au CNES) et Jean-Pierre Carsalade (Directeur Commercial Aéronautique chez C&S)
- Trésorier : Daniel Luciani (PDG d’ICOM)
- Trésorier adjoint : Jean-François Renac (DG de la SEM So Toulouse)
- Secrétaire : Christian De Montmagner (Rédacteur en chef du magazine InToulouse)
- Secrétaire adjoint : Robin Calot (DR de Grande Armée Conseil)


Sur la photo, de gauche à droite : Robin Calot, Edouard Forzy, Jean-François Renac, Thierry Bardy, Alix Howard, Ludovic Le Moan, Stéphane Contrepois, Jean-Pierre Carsalade et Christian De Montmagner.

Quoi qu'ils disent de l'arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile ; quels que soient leurs arguments pour assurer que le trublion d'internet ne bouleversera pas le marché, les opérateurs télécoms se préparent à l'arrivée de la société de Xavier Niel qui a promis de diviser par deux la facture mobile des français.
Ainsi, ce mardi 7 juin, SFR a dévoilé une nouvelle gamme tarifaire (disponible à partir du 15 juin) qui récompense fortement la fidélité de ses clients et qui se traduit par une réelle baisse de tarifs. Le PDG du 2e opérateur français, Franck Esser, avait d'ailleurs annoncé une petite révolution dans la relation clients la semaine dernière lors d'un Comex du groupe.
Il s'agissait alors de prendre en compte les nouvelles habitudes des consommateurs qui ne veulent plus forcément changer de mobiles, avec la création d'offres "SIM only."
"Pour la première fois sur le marché français, les clients en fin de période d’engagement verront baisser le prix de leur forfait mensuel (jusqu’à 9€) et ce, sans contrepartie. Une remise encore plus importante (jusqu’à 14€) sera accordée pour les clients se réengageant 12 mois." a indiqué SFR. "Les clients souhaitant opter pour un nouveau terminal, pourront le faire au meilleur prix, soit celui réservé jusqu’alors aux nouveaux clients.
Dans un ultime souci de clarté, toutes les offres pourront être désormais souscrites : avec ou sans terminal ; avec ou sans engagement. Enfin, toutes les offres sont éligibles au programme Multi-Packs. Ainsi, avec le système « prix éco » (sans mobile) et avec un engagement 12 mois, la baisse de la facture mobile pourra atteindre 45%."

Musique avec Spotify


Comme en réponse à Orange qui a conclu un partenariat avec Deezer, SFR s'allie avec Spotify. "SFR lancera [le 5 juillet] une édition spéciale intégrant le service de musique en ligne : Carré Spotify, avec trois formules. Les Formules Carrées Connect Spotify 2h et 3h, à partir de 21€ TTC/mois et 31€ TTC/mois ; et la Formule Carrée Web Spotify 2h, à partir de 32€ TTC/mois."
Cette offre de musique sur mobile intervient au lendemain de l'offensive d'Apple sur la musique avec son offre iCloud.

Steve Jobs, l'emblématique patron d'Apple, va-t-il à nouveau révolutionner la musique ? En tout cas c'est le pari qu'a fait hier à San Francisco le créateur de l'iPod et de son écosystème iTunes, devenue en quelques années la première plateforme légale au monde de vente de musique numérisée avec 15 milliards de chansons vendues.
Ce lundi soir, le PDG a certes dévoilé plusieurs nouveautés (intégration poussée de Twitter, système d'exploitation OS X Lion ou iOS5 pour iPhone notamment) mais il a surtout donné corps à iCloud. Cloud (nuage en anglais) pour matérialiser ce que l'on appelle l'informatique « dans les nuages » c'est-à-dire que les fichiers dont nous avons besoin ne sont plus stockés sur notre ordinateur mais sur des serveurs accessibles via internet de n'importe où dans le monde. C'est cette fonctionnalité que iCloud va appliquer à la musique achetée, aux vidéos, aux photos et aux autres fichiers. Toute notre production numérique pourra ainsi être consultée de n'importe où, y compris depuis son mobile… Le nouveau service iCloud, gratuit pour certaines fonctions et à 25 $ par an pour avoir ses propres musiques en ligne, sera mis en service d'ici la rentrée.
Le nouveau site de Deezer sera « cinq fois plus rapide » et permettra à l'utilisateur d'écouter en direct la musique de ses amis sur Facebook. Les catalogues resteront libres d'accès mais l'écoute gratuite sera limitée à cinq heures par mois. Avec ce nouveau dispositif, Deezer veut « accélérer la conversion des utilisateurs les plus actifs vers des offres payantes ».


Des experts réunis par l'Organisation mondiale de la Santé ont estimé mardi que l'utilisation des téléphones portables pouvait être cancérogène. Après de nombreuses études controversées, cette décision, que tempèrent les opérateurs, devrait modifier notre rapport au mobile.

L'utilisation d'un téléphone portable peut être cancérogène pour l'homme. La conclusion des experts du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), réunis mardi à Lyon sous l'égide de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), n'est certes pas une surprise, mais elle officialise, pour la première fois, le risque que l'on entrevoyait dans les très nombreuses études sur le sujet - souvent controversées - menées ces dernières années, notamment l'étude internationale Interphone. Ce sont d'ailleurs les résultats épidémiologiques de ces études sur les champs électromagnétiques de radiofréquence qui ont conduit les experts du CIRC à classifier l'ensemble des ondes radio comme « peut-être cancérogènes pour l'homme » (catégorie 2B). Jusqu'à présent, le classement se situait un cran en dessous. « Les preuves, qui continuent à s'accumuler, sont assez fortes pour justifier » le changement de classification, a indiqué Jonathan Samet, président du groupe d'experts. Les ondes sont ainsi rangées au même niveau que la laine de verre et les vapeurs d'essence et donc susceptibles d'avoir une influence sur le développement de cancers du gliome et du neurinome de l'acoustique. Pour les autres types de cancers, le CIRC a indiqué ne pas pouvoir se prononcer.
Les experts du CIRC, qui ont distingué les ondes des téléphones mobiles de celles émises par les antennes, préconisent « que des recherches complémentaires soient menées sur l'utilisation intensive, sur le long terme, des téléphones portables. » Car la décision de l'OMS ne va pas éteindre la polémique sur la dangerosité des ondes. D'une part, toutes les études menées jusqu'ici n'ont pas le recul nécessaire pour l'analyse scientifique incontestable d'une technologie encore jeune ; et d'autre part, la technologie des téléphones évolue sans cesse, ce qui rend d'autant plus complexes les études…
En tout cas, cette nouvelle classification impulsée au niveau mondial va sans doute modifier notre façon d'utiliser nos mobiles en y appliquant un sage principe de précaution, réclamé depuis longtemps par les associations écologistes, notamment pour les plus jeunes.
« Il est important de prendre des mesures pragmatiques afin de réduire l'exposition [aux ondes] » estime ainsi Christopher Wild, directeur du CIRC. Privilégier la communication par SMS ou utiliser un kit mains libres, qui éloigne l'appareil du cerveau pour les appels, sont deux attitudes qui permettent d'abaisser l'exposition de 10 fois selon les experts.
En France, plusieurs initiatives de sensibilisation ont d'ailleurs été menées ces dernières années, et notamment à la suite du Grenelle des ondes de mai 2009. Mardi, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a d'ailleurs rappelé qu'elle a mis en place un groupe de travail permanent « Radiofréquences et santé », un programme de recherche doté de 2M€ par an et un comité de dialogue dont la première réunion aura lieu le 15 juin prochain.

Les opérateurs tempèrent
La décision de l'OMS est bien sûr un coup dur pour les opérateurs, qui tentent toutefois de tempérer. La Fédération Française des Télécoms a pris acte « que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classifié l'ensemble des ondes radio comme peut-être cancérogènes pour l'homme (catégorie 2B). En choisissant 2B, catégorie qui concerne 266 autres agents dont le café et les légumes vinaigrés, le CIRC indique que le lien entre cancer et ondes radio n'est pas démontré en l'état des données scientifiques acquises », analyse la FFT. « Les ondes radio n'ont aujourd'hui pas la même classification que, par exemple, l'alcool, le tabac et l'amiante (catégorie 1 : cancérogène), ni que, par exemple, le trichloréthylène et les fumées des moteurs diesel (catégorie 2A : probablement cancérogène). »
Les opérateurs de téléphonie mobile rappellent qu'ils appliquent, depuis plusieurs années, l'approche de précaution de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES). « Par exemple en incluant un kit oreillette dans chaque coffret de téléphone mobile ou en informant les utilisateurs sur les précautions d'usage. »
Mais les opérateurs, qui ont diffusé leur dépliant sur la santé à plus de 30 millions d'exemplaires, devront sans nul doute affiner leur communication auprès de leurs clients.

Faut-il interdire le portable aux adolescents ?
Plus que toute autre population parmi les 64,92 millions de lignes mobiles ouvertes en France, les adolescents constituent un public à part. Difficile, à l'heure de l'internet mobile et des réseaux sociaux, d'imaginer interdire aux moins de 15 ans le téléphone portable, comme le préconise Michèle Rivasi (lire par ailleurs), mais l'impact des ondes sur leurs jeunes cerveaux encore en formation mérite plus encore que pour les adultes d'appliquer le principe de précaution.
Dès 2008, l'Association française des opérateurs mobiles (AFOM, aujourd'hui intégrée à la Fédération française des télécoms) en partenariat avec le programme « Internet sans crainte » de la Délégation aux Usages de l'Internet a diffusé une plaquette « Mon mobile et moi » afin de sensibiliser les adolescents à une utilisation responsable de leur téléphone mobile.
Cette plaquette, que l'on retrouve sur le site internet www.internetsanscrainte.fr à la rubrique « s'informer », est aussi un outil précieux pour les parents s'ils choisissent d'équiper leurs enfants. Parmi les conseils « santé », les deux organismes préconisent plusieurs attitudes. équiper les enfants de moins de 12 ans de téléphone portable est déconseillé. Il est recommandé de choisir un appareil avec le Débit d'Absorption Spécifique (DAS) le plus bas possible (de préférence inférieur à 0,7 W/kg). Le DAS, qui mesure le niveau de radiofréquences absorbées par le corps, est obligatoirement mentionné sur les étiquettes des mobiles en magasin ou sur catalogue. éloigner le mobile de la tête, ne pas le porter dans sa poche près des parties génitales, ne pas dormir avec son téléphone sur son chevet… sont autant de conseils à suivre.

Expert : « Mieux vaut tard que jamais »

Quelle est votre réaction sur la décision de l'Organisation mondiale de la Santé de classer « possibles cancérogènes » les rayonnements des champs électromagnétiques de radiofréquence ?
Michèle Rivasi, députée européenne Europe-Ecologie Les Verts. - J'ai envie de dire mieux vaut tard que jamais. Cela fait plusieurs années qu'il existe des études menées dans différents pays. Il y a également l'étude Interphone, lancée en 1999 et financée notamment par l'Union européenne et les opérateurs, qui a conclu qu'il y avait un risque accru pour les gros utilisateurs. Enfin, une toute récente étude israélienne et chinoise a montré les risques sur les glandes salivaires. La décision de l'OMS, qui reconnaît enfin le risque cancérogène du téléphone mobile, est importante et doit rapidement être suivie d'effets, en particulier auprès des enfants et adolescents.

Comme ils ont récemment interdit les phtalates et les parabènes, les parlementaires doivent-ils légiférer sur les ondes ?
Les États membres de l'Union européenne doivent se saisir de ce problème et prendre des mesures car le téléphone mobile n'est pas un objet banal. Il faut d'une part abaisser la puissance des antennes. Sur ce point il y a urgence. Il faut diminuer les seuils actuels (de 41 m/V, 58 m/V et 61m/V à 0,6m/V) et multiplier les petites antennes. Les opérateurs ne veulent pas le faire parce que cela coûtera cher. À cet égard, la décision de l'OMS donne des arguments aux collectivités pour empêcher l'installation de ces grosses antennes près des écoles. Ensuite, il faut mieux informer les utilisateurs comme les vendeurs de téléphones portables, par exemple sur le Débit d'absorption spécifique (DAS) qui doit être le plus bas possible.

Faut-il aller jusqu'à une interdiction du téléphone portable pour les adolescents ?
Oui. On interdit bien l'alcool et plein d'autres choses. Pourquoi pas les mobiles aux moins de 15 ans ? Il faut aussi interdire la publicité qui cible les plus jeunes.