La Dépêche du Midi franchit un nouveau pas dans son développement numérique en lançant aujourd'hui un nouveau service inédit dans la presse quotidienne régionale : Dépêche Premium. Cette nouvelle offre est ouverte en phase de test auprès de nos abonnés papier les plus fidèles* avant une ouverture au grand public à la rentrée prochaine.
Dans un monde où l'information va très vite, souvent sans valeur ajoutée, dupliquée de sites en sites, La Dépêche propose avec Dépêche Premium des actualités et des services exclusifs à forte valeur ajoutée.
Dépêche Premium, qui a nécessité plusieurs mois de développement, se compose ainsi de quatre grands volets.

1. Un site internet
En vous connectant sur www.premium.ladepeche.fr, vous pouvez consulter un fil d'informations en continu sur l'actualité locale et régionale et avoir un accès illimité, 24 heures sur 24, à des articles et reportages exclusifs réalisés par la rédaction. Des diaporamas photos ainsi que des vidéos sur l'actualité du Grand sud seront également disponibles. Enfin, vous pouvez réagir à chacun des articles et partager ceux que vous préférez sur trois grands réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Google +).

2. Le e-journal
Exit le PDF, place à la version numérique du journal. Plus facile à consulter à partir de n'importe quel ordinateur connecté à internet, la version électronique de La Dépêche est plus agréable à lire, avec différents niveaux de zoom et la possibilité de visualiser les articles en mode plein texte. Cette version numérique s'enrichit également, sur certains articles, de photos sous forme de diaporamas et de vidéos.
Enfin, les nombreux suppléments édités régulièrement par La Dépêche bénéficieront aussi d'une version électronique, comme le dernier hors série TFC-Lyon, dont le match se joue ce soir.
Vous pouvez également consulter la version électronique de La Dépêche et ses suppléments sur iPad en téléchargeant sur l'Apple Store l'application La Dépêche du Midi (section iPad).

3. Le club abonnés
Le site internet du Club abonnés, accessible directement à l'adresse www.clubabonnes-ladepeche.fr, vient de faire peau neuve. Un nouveau design, plus aéré, plus moderne, plus clair se met au service d'une nouvelle navigation plus facile et plus intuitive.
À partir de ce site, les abonnés peuvent gérer en ligne de façon autonome leur abonnement (suspension pendant les vacances, etc.). Le club décline également de nombreux avantages réservés aux abonnés : des invitations à des spectacles, à des épreuves sportives ou à des manifestations culturelles ; mais également des offres spéciales concoctées par nos partenaires. Vous trouverez ci-dessous notre sélection d'avril.

4. Avec vous, pour vous
Le dernier volet de l'offre Dépêche Premium, toujours accessible à partir du site web, entend célébrer les liens forts qui unissent les lecteurs et La Dépêche. Dans la rubrique « Contact », vous pouvez ainsi, par l'intermédiaire d'un formulaire, écrire directement à la rédaction ou au service des abonnements. Vous pouvez également transmettre à la rédaction des informations par l'envoi de textes et/ou de photos, notamment si vous êtes témoin d'un événement particulier. Cette communauté de Dépêchenautes bénéficiera dans les mois qui viennent d'autres services en cours de développement.

* Durant la phase de test, Dépêche Premium est réservé aux abonnés à La Dépêche du Midi du lundi au samedi ou du lundi au dimanche pour 3 mois minimum.

Le mouvement s'était esquissé en 2007, il devrait s'amplifier cette année : alors que les bureaux de vote des grandes villes seront toujours ouverts - ils ferment à 20 heures - des sites internet entendent publier dès après 18 heures les premières estimations en sortie des urnes. Une pratique interdite par la loi française : le code électoral prévoit 3 750 €d'amende pour qui diffuserait un résultat avant l'heure et 75 000 € en cas de publication d'un sondage…

Surveillance de Twitter et Facebook
Des sanctions qui laissent indifférents les sites internet de médias étrangers, belges et suisses plus particulièrement. « Dès que nous aurons des résultats, nous les donnerons. En tant que journaliste, nous considérons qu'il faut donner une information fiable et recoupée le plus vite possible à la radio, à la télévision et sur internet », a indiqué au Nouvel Observateur Johanne Montay, rédactrice en chef à la Radio télévision belge francophone (RTBF), qui consacrera une émission spéciale à la présidentielle française qui passionne la Belgique. « Nous ne sommes pas confrontés aux restrictions de la loi française et nous comptons publier des sondages de sortie des urnes dès que nous les aurons », a indiqué de son côté Mathieu Coutaz, responsable du site suisse 20minutes.ch. Idem du côté de la télévision suisse romande (TSR).

La Commission de contrôle de la campagne électorale, qui a mis en place un « dispositif de surveillance » d'une dizaine de personnes, n'exclut pas de poursuivre ces médias étrangers s'ils venaient à diffuser des résultats en France. La Commission va également surveiller les réseaux sociaux Facebook et Twitter et les sites d'actualité français et se dit prête à poursuivre tout internaute qui relaierait des résultats avant 20 heures. Reste qu'à l'heure de la société numérique, la législation apparaît dépassée. Deux blogueurs politiques français entendent bien la braver pour en démontrer l'absurdité. Sur un blog itinérant lancé vendredi ils affirment « nous diffuserons les sondages sous embargo la veille du scrutin et les résultats de sorties des urnes. »
Tribune Libre par Renaud Edouard-Baraud, Directeur de la veille de l’Atelier BNP.

En se frottant à l’écosystème issu du web, la production de biens pourrait devenir un des principaux générateurs d’innovation.

Ré-in-dus-tri-a-li-ser. C’est un des rares points sur lesquels s’accordent les grandes formations politiques à quelques mois des élections présidentielles. Autre consensus, l’impact du numérique, des magnats du web et des startups, comme facteur de croissance en France et en Europe. Et si l’on mélangeait les deux ?

C’est le créneau d’entreprises comme myfab, Cosyforyou, IDbyME qui proposent de personnaliser des vêtements, des accessoires de cuisine, ou de décoration. L’innovation de chacun de ces sites de e-commerce européens porte principalement sur la personnalisation de ces produits de masse grâce à l’accès presque direct au système de production. Avec IDbyME, il est ainsi possible de « customiser » très profondément des chaussures, des vêtements, et de se faire livrer en moins d’un mois. Une des clefs de leur réussite est la proximité des dirigeants de la start-up avec les systèmes de production basés en Asie.

Mais ces réussites mêlant numérique et objets ne se trouvent pas qu’en Asie. Plus près de chez nous, par exemple, Seb, Somfy ou encore Atol les Opticiens, trois groupes bien hexagonaux qui assurent en France une grande partie de leur production pour le marché domestique, travaillent également dans cette direction. Si leurs innovations se concentrent encore surtout sur les produits, elles portent néanmoins de plus en plus sur de nouvelles façons de toucher leurs clients.

Les fondements de ces approches reposent sur le numérique. Le spécialiste de l’électroménager tente ainsi de séduire les amateurs de cuisine non plus seulement avec ses ustensiles, mais également au moyen d'un livre électronique qui agrège des recettes. À terme, les stratèges de l’entreprise de la région lyonnaise imaginent que ce livre sera potentiellement capable de communiquer avec l’électroménager de la marque. De son côté, Somfy, bien connue pour ses automatismes pour stores, à l’origine spécialisée dans les petits moteurs, s’essaie aussi à cette architecture d'innovation. Également issue des environs de Lyon, l’entreprise s’est lancée depuis 2011 dans le pilotage des systèmes mécaniques depuis une interface web. Oui, c’est de la domotique, mais offrant désormais pour le service après-vente un accès direct au client, même si ce sera au prix de relations à reconstruire avec son circuit de distribution. Quant à Atol, dont des ateliers se trouvent dans le Jura, il se détache aussi sur des projets de personnalisation partielle des montures de lunettes pilotée par l’internaute. Cette innovation se fait certes en ligne, mais c’est également un moyen de faire revenir les internautes dans les boutiques de la coopérative. La livraison des objets personnalisés, pour être gratuite, se fait en effet en magasin.

La force de tous ces acteurs est de savoir mêler soit des technologies web et du pilotage de la fabrication, soit des technologies web et du pilotage des objets. Pas étonnant que dans des pays partiellement désindustrialisés comme la France, des initiatives de type Fab Lab (soit des laboratoires mêlant fabrication d’objet et projets web) se multiplient, encouragées par la multiplication d’imprimantes capables de reproduire des objets en trois dimensions.

En Chine, où l’appareil de production commence doucement à se délocaliser dans des pays à plus faibles coûts, le mouvement est également en marche. Shanghai, dont certaines rues hébergent encore des micro industries, possède maintenant ses Fab Lab, dont le hackerspace 新车间, XinCheJian, soit littéralement "zinguerie". Dans celui-ci, des Chinois, des Français, ou des Nord-Américains « bidouillent » des composants électroniques fabriqués à quelques centaines de kilomètres. De ces manipulations sortiront des dispositifs souvent pilotés à distance par des téléphones. Faut-il y voir un hasard si ce laboratoire de fabrication est lié très étroitement à un espace de travail partagé où se retrouvent de nombreuses jeunes pousses agissant dans le web ?

C’est le mélange entre accès rapide à la production de biens de bas niveau et maîtrise des outils web ou mobile qui crée l’innovation. Le gouvernement à Beijing l'a compris et s’empare toujours plus du thème de l’internet des objets – ou objets connectés sans fil à des services sur le web : récemment, la Chine a confirmé vouloir mettre en place dix zones spéciales consacrées au sujet pour 2015. Certains industriels français l’ont également bien compris. On aimerait maintenant que des exemples adaptés à l’écosystème français se multiplient dans les incubateurs, accélérateurs ou pépinières en Europe, et qu'ainsi, par exemple, les entrepreneurs du web aillent se frotter aux lycées techniques et aux industriels de leur région dont les unités de fabrication sont encore rapidement accessibles.