Tribune libre par par William Lobelson et Julien Fiailletout -conseils en propriété industrielle au sein du cabinet Germain & Maureau

La firme de Cupertino ne cesse de connaître des démêlés judiciaires autour de sa célèbre tablette.
Déjà engagée dans une bataille juridique internationale contre Samsung au sujet du modèle (jugé trop proche) de la tablette Galaxy Tab et des brevets opposés en réplique par la société sud-coréenne, Apple est aujourd'hui dans la tourmente en Chine à cause de la marque iPad.
Le premier écueil n'est pas nouveau et malheureusement propre à bon nombre de titulaires de marque souhaitant, tardivement, étendre leur protection à l'étranger, et notamment en Chine.
Rappelons que, sauf cas particuliers, le droit à titre de marque est territorial, c'est-à-dire limité aux pays pour lesquels des formalités de dépôt ont été effectuées.
Aussi, la marque doit être regardée comme une « sorte de visa » indispensable  pour la commercialisation des produits et services dans un territoire donné.
Apple ne dérogea pas à la règle et dut, préalablement au lancement de sa première tablette, se rapprocher de la société Proview International Holdings, titulaire de deux marques IPAD, déjà enregistrées en Chine au nom d'une de ses filiales, la société Shenzhen Proview.
Un contrat fut signé en décembre 2009 entérinant la cession des marques au profit d'une filiale de la société Apple.
Second écueil. Cette convention de cession, qui incluait d'autres titres dont les deux enregistrements chinois au nom Shenzhen Proview, fut conclue avec une autre entité, la société Taïwan Proview, néanmoins filiale de Proview International Holdings.
Pensant pouvoir commercialiser ses tablettes en Chine suite à la signature de ce contrat de cession, Apple annonça, comme à l'accoutumé, leur arrivée à grand renfort de publicité.
C'était faire fi des "chinoiseries" de l'Administration locale qui subordonne l'inscription définitive d’une cession à une procédure d'approbation administrative à laquelle doit prendre part le cessionnaire, mais également le cédant.
La brèche était trop belle pour Shenzhen Proview, alors en procédure de faillite, pour tenter d'obtenir une révision du prix de cession qui avait été initialement fixé à environ 55.000$.
La phase administrative de l'inscription fut alors interrompue par Taïwan Proview, quand dans le même temps Shenzhen Proview menaçait la commercialisation des tablettes, au motif qu'elle n'était pas tenue par le contrat de cession conclu avec sa petite sœur taïwanaise.
En novembre 2011, le Tribunal de Shenzhen conforta Shenzhen Proview dans sa position s'agissant de la titularité des marques. Celle-ci se vit néanmoins déboutée trois mois plus tard de sa demande d'interdiction provisoire de commercialisation de l’iPad en Chine.
Ne perdons pas de vue les considérations économiques du marché et le lieu de fabrication des produits en question, l’affaire étant désormais plus politique que juridique.
Malgré plusieurs tentatives de négociations, aucun accord n’a, pour l'heure, été trouvé quant à la propriété des marques.
Les montants évoqués dans le cadre des pourparlers seraient, aujourd’hui, de l'ordre de
20 millions de dollars.  Une belle affaire pour les banques chinoises créancières de l'entreprise en déroute.
Désormais, la firme californienne voit rouge et apprend à ses dépens que l'argent achète difficilement une sage descendance (proverbe chinois).


Par le Docteur Wieland Alde, Directeur général EMEA de Barracuda Networks, suite à la Technical Conférence qui a eu lieu à Munich en Mai 2012.

Les 3C : Cybercrime, Consolidation, Cloud sont les trois données essentielles pour les responsables informatique au travers le monde !

Le premier C, pour Crime - Il y a des gens vraiment mauvais partout !

Dans les années 90, la devise suivante sonnait vrai : « Pas d'Internet, pas de danger, la vie est magnifique ! » - 10 ans plus tard, la devise a déjà changé : « Internet c'est le mal mais est essentiel à nos vies, nous allons trouver des solutions pour contrôler tout cela ! ». Aujourd'hui c'est un tout autre paradigme : « Internet c'est toujours le mal, et nous ne pouvons pas le contrôler ! ».
Il nous faut absolument repenser les choses, comment gérer la communication corporate et la circulation des données. Nous sommes tous influencés par différents facteurs et par nos expériences personnelles !
Un exemple : Même si le nombre de spam a diminué de 50%, comparé à 2010, dans le même temps le nombre d'attaques virales à considérablement augmenté !
Deuxième exemple : Les utilisateurs sont de plus en plus convaincus que leur habilité à faire fonctionner leur iPad leur donne les compétences pour gérer des systèmes informatiques complets et complexes ! Ils sous-estiment les risques auxquels ils s'exposent eux-mêmes et leur système informatique, notamment lorsqu'ils utilisent des appareils mobiles pour travailler.
Il y a une mauvaise conception des choses aujourd'hui, dire qu'il n'y a qu'une seule personne qui gère l'informatique dans un bureau et qui a le contrôle sur toutes les données, entrantes ou sortantes n'est plus vrai. Le Pare-feu Next génération de Barracuda Networks ne rentre pas uniquement en action dans le périmètre à risque. Il rentre aussi en action à différents points névralgiques du réseau, et en particulier au niveau des données. Utilisé en parallèle avec les pare-feux Web Application, adoptés en interne et en externe, il contrôle les applications, les droits d'accès, optimise le WAN et apporte un management des équipements centralisé et évolutif. Donc même les employés qui utilisent leurs Smartphones ne seront plus votre pire cauchemar avec ce type de solutions.

Le second C : Rend votre vie plus simple : la Consolidation 

La consolidation, dans l'informatique, c'est comme essayer de se battre contre Hydre, le monstre mythologique auquel il poussait deux nouvelles têtes chaque fois qu'on lui en coupait une. Bien sûr le plus simple aurait été de n'avoir qu'un seul système. Un seul et unique système qui gère tout 24/7. Mais c'est un mythe de penser que la seule chose que vous ayez à faire pour rendre votre système informatique plus simple, est de réduire le nombre de systèmes. Si il y a une vérité quelque part, ce serait, non pas de réduire le nombre de système, mais de les rendre compatibles les uns avec les autres. Le soucis est que beaucoup de systèmes de consolidation sont développés dans des environnements totalement différents et inconnus les uns des autres, ce qui signifie que de développer un système « tout-en-un » est totalement impossible !

Le 3ème C : Cloud - Le nuage doux est un dur à cuire! 

Les idées derrière les technologies basées sur le Cloud sont aussi nuageuses et changeantes que n'importe quel nuage dans le ciel !
La peur du Cloud est l'un des sujets les plus important pour les experts en Europe. Et aujourd'hui le Diable n'attaque pas seulement les technologies basées sur le Cloud !
Comme beaucoup de nouveautés, le voile doit être levé sur le Cloud. Il ne va pas sauver la planète, mais ne va pas non plus mener à notre perte.
Le Cloud a deux implications pour la sécurité. D'un côté il nous donne l'opportunité d'externaliser certaines ressources, c'est comme cela que l'on se pare contre les DoS, c'est toujours plus simple en dehors de l'entreprise. Nous offrons la protection pour nos appareils locaux et pour les appareils basés sur le Cloud depuis des années sous le nom de « Real Time Protection ».

Mais de loin l'aspect le plus important du processus informatique est que les systèmes de sécurité existants doivent faire face à de nouveaux challenges que nous devons mener de front.
Par exemple, partout où les système de CRM basés sur le Cloud sont utilisés, il n'est plus seulement important pour les pare-feux de protéger les paquets de données contre le contenu infecté, il est aussi essentiel qu'ils assurent la qualité optimum de la connexion Internet et que la bande passante soit bien utilisée pour les applications critiques. Pendant longtemps il s'agissait d'un rôle « de luxe » pour les pare-feux, mais dans un monde « dans le nuage », c'est précisément le genre de tâches qui deviennent critiques pour protéger le processus informatique.

A propos de Barracuda Networks Inc. 

Barracuda Networks Inc. combine des solutions matérielles et logicielles, des services « dans le nuage » (« cloud services »), et de la téléassistance pour fournir des solutions complètes de sécurité, de réseau et de stockage. Le portefeuille produits de l'entreprise inclut des offres de protection contre les menaces liées aux emails, à l'Internet et aux messageries instantanées ainsi que des produits qui améliorent le fonctionnement des applications et les accès réseau, l'archivage de messages, la protection et la sauvegarde des données.
Aujourd'hui, Barracuda Networks dispose de 10 bureaux à travers le monde dont 1 en France et des distributeurs dans 100 pays. Plus de 130 000 clients internationaux dont Coca-Cola, FedEx, L'Université d'Harvard, IBM, L'Oréal et Europcar ont choisi de protéger leur infrastructure informatique avec la gamme de produits Barracuda Networks, des solutions à des prix abordables, faciles à déployer et à gérer. Le siège de la société se situe à Campbell en Californie.
Pour plus d'informations : www.barracudanetworks.com


Dossier clé de la nouvelle ministre l'Economie numérique, Fleur Pellerin, la couverture de la France en très haut débit par fibre optique avance. Peu être trop lentement comme l'affirmait un récent rapport de l'Idate (Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe) ou plus sûrement comme l'indique l'Arcep. "Sur un an, les abonnements FttH (fibre jusqu'à l'abonné) augmente de 59 % (220 000)", indique le gendarme des télécoms dans son dernier Observatoire des marchés des communications électroniques publié le 31 mai. "Les opérateurs continuent à déployer des réseaux de fibre optique jusqu'à l'abonné (FttH). Au 31 mars 2012, 1 580000 logements étaient éligibles aux offres FttH, soit une hausse de 39 % en un an. Pour près de la moitié de ces logements (+182% en un an), au moins deux opérateurs sont en mesure de commercialiser des offres à très haut débit en fibre optique, grâce aux mécanismes de mutualisation prévus par le cadre réglementaire. La très forte accélération du niveau de mutualisation traduit la priorité donnée actuellement à l'investissement par les opérateurs, qui accélèrent le raccordement d'immeubles fibrés par des opérateurs tiers. Ce mouvement devrait être source d'émulation concurrentielle sur le marché de détail et soutenir ainsi l'accroissement prochain du nombre d'abonnés aux services très haut débit.
Au total, à la fin du premier trimestre, près de 5,4 millions de logements étaient ainsi éligibles à des services à très haut débit, certains logements pouvant bénéficier de deux accès à très haut débit, l'un par un réseau câblé modernisé, l'autre par un réseau FttH", détaille l'Arcep.



Un accord Orange-SFR pour Toulouse Métropole

Le déploiement de la fibre a en tout cas fait un pas supplémentaire, ce jeudi, à Toulouse avec l'annonce d'un accord entre France Télécom-Orange et SFR pour fibrer l'ensemble de l'agglomération.
Sept mois après l’accord national entre les deux opérateurs, Bruno Janet, directeur des relations avec les collectivités locales du Groupe de France Télécom-Orange et Cyril Luneau, directeur de  SFR Collectivités, ont présenté, ce jeudi à Blagnac, le détail du déploiement de la fibre optique pour Toulouse Métropole et les communes de Ramonville et de Plaisance du Touch, en présence de Jean-Christophe Arguillère, délégué régional Orange en Midi-Pyrénées et de Guillaume Fauré, directeur des relations régionales Sud-Ouest du Groupe SFR.



Après avoir initialisé le déploiement de la fibre à Toulouse en Zone Très Dense, les deux opérateurs vont s'attaquer aux Zones Moins Denses. Ainsi  l’ensemble des foyers des 37 communes de Toulouse Métropole, situées en Zones Moins Denses, pourra bénéficier du raccordement au réseau de fibre optique. Chaque commune sera couverte dans les 5 ans qui suivent à partir de l’initialisation des déploiements qui se fera d’ici 2015. En 2020 la totalité de l'agglomération sera donc couverte.

Cela représente près de 120 540 prises réalisées dont 55 220 par Orange et 65 320 par SFR grâce à ces nouveaux investissements.

"La démarche des deux groupes s’inscrit dans la continuité des intentions de déploiement qu’ils ont communiquées au Commissariat Général à l’Investissement en réponse à l’Appel à Manifestations d’Intentions d’Investissement. Cet accord concrétise les ambitions de déploiement des deux groupes. Afin d’éviter les recoupements, l'accord désigne, pour chaque commune, l’opérateur responsable du déploiement assurant le meilleur calendrier et la meilleure couverture proposés, au bénéfice des consommateurs et des collectivités locales."

Afin d’offrir à l’ensemble des consommateurs des services diversifiés, France Télécom-Orange et SFR se sont engagés à être commercialement présents sur les zones de l’accord en souscrivant aux offres de gros de celui qui déploiera localement le réseau. Les autres acteurs du marché pourront également s’appuyer sur les infrastructures ainsi déployées, dans les conditions définies par l'Arcep, y compris en participant à leur cofinancement, pour proposer leurs offres commerciales très haut débit."