Stéphane Roussel, PDG de SFR, a inauguré ce matin le réseau 4G de SFR à Lyon. SFR est ainsi le premier opérateur à lancer commercialement la 4G en France pour le grand public et les entreprises.
Après Lyon, Montpellier et Toulouse vont être couvert par cet internet mobile à très haut débit. La  capitale du Languedoc-Roussillon va ouvrir le service le 18 décembre prichain. A l'occasion du collque de l'Idate Digiwirld Summit les 14 et 15 novembre deriner, SFR avait déjà fait la démonstration de la 4G à Montpellier. La Ville Rose sera quant à elle couverte commercialement durant le premier semestre 2013, notamment avec les villes de Lille, Marseille et Strasbourg.
"La 4G offre des débits 5 fois supérieurs en réception (download) et près de 10 fois supérieurs en émission (upload) par rapport à la 3G+. Le temps de latence (ping), c’est-à-dire le temps de réaction entre l’action et sa réalisation diminue de moitié. Cette technologie va permettre la démocratisation sur le mobile et les tablettes de services tels que, la vidéo HD, le visionnage de la TV, les jeux en ligne, les appels vidéo, le cloud, les applications temps réel pour les entreprises et de nombreux autres services", explique SFR, qui va lancer des applications tirant partie de ces débits.

Des abonnements plus chers, des terminaux dédiés
Pour bénéficier de la 4G, les consommateurs devront souscrire des forfaits spécifiques plus cher. SFR, comme les autres opérateurs qui vont lancer la 4G, entendent bien en faire un levrier de croissance qui compensera les forfaits low cost à 20€ mensuels généralisés avec l'arrivée de Free Mobile en début d'année.
"Ce lancement commercial s’appuie sur une gamme complète de terminaux compatibles et sur les tarifs des « nouvelles formules carrées » lancées le 25 septembre dernier. Les clients bénéficient ainsi, à partir de 49,99€/mois (prix avec mobile), d’un accès Internet mobile de 2, 4 ou 6Go de données en 4G (à Lyon puis Montpellier) et en Dual Carrier (60% de la population française couverte), ainsi que des services dédiés pour le Très Haut Débit Internet Mobile", détaille SFR.


Pour SFR, un Français teste le réseau 4G à... par SFR


Le gratin international du monde des télécoms, de l'internet et des médias se retrouve depuis hier et jusqu'à ce soir au Digiworld summit de Montpellier. Organisé par l'Idate, ce colloque fait chaque année le point sur un secteur bousculé par l'évolution rapide des nouvelles technologies dont les règles évoluent sans cesse. Le changement de règles, justement, est au cœur de cette 34e édition qui aborde trois grands thèmes : les mobiles, les smartphones connectés à internet ; le cloud, c'est-à-dire le stockage de nos données sur des serveurs distants ; et ce que l'on appelle les big data, toutes ces données produites par les utilisateurs, les institutions, les entreprises, les collectivités, etc.

Dans ces trois domaines, une constante : l'augmentation des contenus d'un côté (vidéo, photos, sons, etc.) et celle des usages sur de plus en plus d'appareils connectés (smartphones, tablettes, etc.) de l'autre. Entre les deux, les opérateurs dont les coûteuses infrastructures sont soumises à rude épreuve sans forcément un retour sur investissement correspondant. Engagés qui plus est dans une guerre des prix sur le mobile en France, les opérateurs télécoms cherchent un juste modèle de rémunération. Le PDG de Swisscom, Hans Carsten Schloter, leur a suggéré de faire payer leurs clients en fonction du débit. Pas sûr que cela prenne en France où l'accès à internet à haut débit ADSL est l'un des moins cher d'Europe, ce qui pour certains freine l'arrivée massive de la fibre. «La différence en termes de service et d'innovation n'est pas toujours évidente pour l'utilisateur», note l'expert Roland Montagne, soulignant que la Russie et l'Ukraine comptent plus d'abonnés à la fibre que les 35 pays de l'Europe de l'ouest ! Et pourtant la demande semble là, dans les villes, mais aussi en zones rurales. Les maires ruraux réclament d'ailleurs un fond de péréquation pour éviter la France numérique à plusieurs vitesses qui pourrait se dessiner.
l’occasion de la 34ème édition du DigiWorld Summit organisée par l’IDATE à Montpellier les 14 et 15 novembre, SFR a déployé son infrastructure 4G au Palais des Congrès Le Corum, qui accueillera la manifestation. Le DigiWorld Summit 2012 sera ainsi le premier congrès couvert en technologie 4G en France. Des démonstrations avec des terminaux compatibles seront en libre accès sur l’espace SFR.

Avec son réseau 4G ainsi ouvert pendant les deux jours de la manifestation, SFR va démontrer et promouvoir les nouveaux usages rendus possibles grâce à cette nouvelle génération.

SFR s’appuiera notamment sur la gamme de terminaux compatibles (Motorola RAZR HD, HTC One XL, Samsung Galaxy S3 4G, Galaxy Note 10.1 4G) qui sera disponible lors du lancement commercial le 28 novembre à Lyon, première ville de France à proposer la technologie 4G, avec SFR.

Des démonstrations qui mettent en avant les avantages 4G seront en libre accès sur l’espace SFR :
- délai de latence réduit (temps de réponse entre la demande et la concrétisation de l’action), avec des débits descendants et montants supérieurs en moyenne à ceux de l’ADSL ;
- performances du jeu en mobilité ;
- qualité de la TV avec des flux HD.

La ville de Montpellier sera ouverte à son tour commercialement le 18 décembre.





Par Jules Minvielle, Président et Fondateur de Surikate


Les ventes records de l’iPhone 5 et le lancement attendu de l’iPad mini ne sauraient masquer cette question : après avoir créé le marché des smartphones et des applications mobiles, Apple a-t-il définitivement perdu sa place de leader incontesté ?

La part de marché d’Apple sur le marché des smartphones a atteint 14,9% au troisième trimestre 2012, contre 16,9% au trimestre précédent. Selon les estimations publiées par le cabinet de recherche IDC le 1er novembre dernier,  le système d’exploitation Android de Google équipe désormais 75% des appareils, soit 136 des 182,1 millions de smartphones vendus dans le monde au troisième trimestre. La marque à la pomme, connue pour la fidélité quasi-religieuse de ses utilisateurs, les fascinerait-elle moins aujourd’hui ?

Un rapport de Strategy Analytics [1] paru la semaine dernière met en évidence le fait qu’Apple ne serait plus autant vu comme le leader de l’innovation qu’il était il y a encore quelques mois. Il démontre en effet que la loyauté des utilisateurs d’iPhone recule. Ainsi, aux Etats-Unis, les utilisateurs d’iPhone prévoyant de rester fidèle à Apple lors de leur prochain achat sont aujourd’hui 88%, alors que ce chiffre était de 93% l’an passé. En Europe occidentale, cette proportion plonge de 12 points (de 88 à 75%). Certes, la chute n’est pas énorme et le nombre de possesseurs d’iPhone continue d’augmenter, mais cette baisse semble marquer un signe avant-coureur.

D’autant plus que le nombre de smartphones vendus n’est pas la seule bataille perdue récemment par Apple. Deux autres batailles décisives l’ont été également.
La première est hautement symbolique : il s’agit du nombre d’applications disponibles sur le store. Même si une étude d’Adeven[2] a montré qu’une grande partie des applications disponibles sur les stores n’ont jamais été téléchargées (applications dites « mortes » ou « zombies »), le nombre d’applications disponibles a toujours été un argument marketing pour Apple. Et avec les 700 000 applications disponibles sur Google Play, soit autant que sur l’App Store, les consommateurs ont aujourd’hui un choix qu’ils n’avaient pas auparavant.

La seconde se situe également sur le terrain des applications. Après avoir tenté de se passer de Google pour son application de cartographie, Tim Cook a dû présenter ses excuses aux utilisateurs : la nouvelle application « Plans »  intégrée par défaut dans les iPhones présentant de nombreuses erreurs et approximations qui provoquent des réactions dont Apple n’était pas coutumier.

Il est très surprenant qu’Apple laisse penser, à travers ses récentes décisions, qu’il n’a pas pris la mesure de la situation. Les ventes de l’iPad mini nous diront si le choix était le bon. Mais le maintien d’un prix élevé, supérieur à la concurrence pour une tablette de taille similaire et dont l’écran semble décevoir certains commentateurs spécialisés[3], a surpris.



C’est dans ce contexte qu’Apple a publié récemment les nouvelles conditions tarifaires de son AppStore, applicables à certains pays, majoritairement de la zone Euro. Principal enseignement : les tarifs des applications payantes et de l’achat in-app augmentent. La première tranche qui était de 0,79 € passe à 0,89€ ; la seconde passe de 1,59 à 1,79€, la dixième de 7,99 à 8,99€, etc.

Ces augmentations ont été justifiées par les variations des taux de change euro/dollar.  On peut également y voir la volonté d’Apple de faire un geste envers les éditeurs en augmentant ainsi leurs revenus. Mais malheureusement, une fois encore, cette réforme tarifaire aura été réalisée sans concertation. La hausse est certes très faible en valeur (de quelques centimes à quelques euros d’augmentation), mais non négligeable en proportion (12,5% en moyenne). Même s’ils bénéficient en partie de cette hausse des prix, les éditeurs sont mis devant le fait accompli. Et au final, ce sont les consommateurs qui vont en assumer les conséquences.

Apple peut-il encore se permettre ce type de décision dans un contexte de plus en plus concurrentiel ?
Pour le moment, les chiffres parlent d’eux-mêmes : même si la proportion d’iPhones dans le parc mondial de smartphones diminue, Apple a en vendu 58% de plus que l’an dernier à la même période. Les ventes record de l’iPhone 5 ne laissent pas présager une mort soudaine, loin de là, car, dans le même temps, les ventes d’iPad ont augmenté de 26%, même si là encore Apple n’est plus aussi dominateur qu’avant[4].

Avec la sortie de Windows 8, les prévisions de l’IDC[5] désignant Apple comme troisième acteur en 2016, derrière Google et Microsoft sont-elles en train de se réaliser ?

Apple est tout à fait conscient que pour conserver son avance de leader et ne pas voir le marché qu’il a créé lui échapper, son salut passe par l’innovation. C’est ce que tous les utilisateurs d’iPhone attendent, sous peine de rejoindre rapidement la communauté des androinautes.