La 10e édition du Dev’Com Midi-Pyrénées, le grand salon des professionnels du marketing et de la communication, s'est tenue le 21 novembre dernier à Toulouse dans les locaux d’Entiore, Cité de l’entreprise. Professionnels de la communication, responsables marketing de la région et de la France entière ont participé aux ateliers, conférences speed démos, etc.

Plusieurs tables rondes ont été organisées et j'ai eu le plaisir de participer avec ma collègue Joëlle Porcher, rédactrice en chef de Toulouse Mag, à celle intitulée "Quels bouleversements pour les médias en 2014 ?"


La rédaction de La Dépêche du Midi en partenariat avec le CNRS de Midi-Pyrénées et le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse vous propose une nouvelle édition tablette multimédia : « La faune sauvage de Cro Magnon à nos jours. »
La faune sauvage d’hier et d’aujourd’hui fait l’objet d’intenses recherches pluridisciplinaires. À partir des vestiges osseux des espèces vivant durant la Préhistoire et de leurs représentations sur les parois rocheuses, les paléontologues, les généticiens et les archéologues identifient la faune préhistorique et imaginent les relations que l’Homme entretenait avec elle. Les livres médiévaux richement ornés d’animaux, réels et imaginaires, renseignent sur l’évolution de la science tout autant que sur la morale ou les croyances au Moyen Âge. Et actuellement, le système ARGOS permet de suivre sans relâche des milliers d’animaux pour étudier leurs modes de vie et mieux les protéger.
À travers cette édition multimédia avec de nombreuses photos, des vidéos, des infographies, découvrez tout le travail des scientifiques sur la faune.
Cette édition est disponible gratuitement dans la section hors séries offerts de notre application.

Le stand La Dépêche Premium
La Dépêche Premium est montée sur la 2e marche du podium du challenge Performance marketing au salon DevCom, le grand rendez-vous régional des décideurs marketing et communication, organisé cet après-midi à Entiore, cité de l'entreprise à Toulouse. Le premier prix est revenu à une jeune start-up Mtarget, opérateur spécialisé dans la communication mobile.
L'offre Premium de La Dépêche, unique dans le paysage de la presse quotidienne régionale, a été récompensée pour son côté innovant et pour l'outil de fidélisation qu'elle constitue auprès de notre lectorat.
Les nombreux visiteurs du salon ont d'ailleurs pu découvrir ou redécouvrir tous les avantages de l'offre Premium sur notre nouveau stand doté de tablettes : le fil d'infos, le club abonnés, le journal numérique multimédia et le flash vidéo.
Le Devcom qui fêtait cette année son 10e anniversaire a accueilli plusieurs dizaines de professionnels de toute la France. «L’idée de départ était simple : réunir dans une unité de temps et de lieu les acteurs marquants du développement commercial et du marketing, capables d’apporter aux entrepreneurs du territoire des bonnes pratiques pour accélérer le développement de leur activité», explique Alain Di Crescenzo, président de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Toulouse.
Pari gagné au vu de la qualité des ateliers, des stands et des nombreuses conférences qui ont exploré tous les outils numériques d'aujourd'hui et de demain pour concevoir les futures campagnes courrier, radio, presse, télé, affichage et internet.

La parole «décomplexée», violente, insultante, raciste, homophobe ou antisémite qui semble s’être libérée dans la rue et plus généralement dans l’espace public - notamment depuis les débats sur le mariage pour tous - l’a d’abord été, et continue de l’être, sur internet et les réseaux sociaux au sein de ce que l’on appelle la «fachosphère». Dans cette nébuleuse de sites web ou de pages Facebook aux contours flous s’exprime une haine quotidienne. Au centre de cette constellation, des sites ou des blogs d’extrême droite très actifs - comme Français de souche ou Novapresse - et dont certains sont clairement racistes et xénophobes. S’ils relaient souvent les thèses du Front national, ils savent aussi s’en éloigner pour exprimer des opinions bien plus radicales. Tous explorent souvent, sur fond conspirationniste, les mêmes thèmes jusqu’à la caricature, relayant rumeurs et fausses informations : l’immigré responsable du chômage, les francs-maçons et l’establishment qui cachent des choses, l’islam qui veut imposer la charia, etc.

Cette nébuleuse numérique se développe d’autant plus facilement qu’elle profite à plein de deux éléments au fondement du web. Le premier, ce sont les liens hypertextes qui permettent de relier entre eux tous ces sites vecteurs de haine. De clics en clics, on navigue ainsi sur les sites identitaires, traditionalistes, réactionnaires, fondamentalistes, etc. En 2011, les étudiants de l’École supérieure de journalisme de Lille avaient répertorié, dans le cadre du projet Trans Europe Extrême, pas moins de 377 blogs et sites liés à la fachosphère. Un nombre qui n’est pas allé en diminuant.

L'anonymat désinhibe la parole

Le second élément qui pousse à la multiplication de ces sites est bien sûr l’anonymat des auteurs des commentaires qui rédigent leurs textes sous pseudonyme. Un anonymat certes illusoire puisque la justice a les moyens de retrouver l’auteur de textes tombant sous le coup de la loi, mais un anonymat qui désinhibe la parole extrême comme le constate Christophe Alcantara, enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la communication à l’université Toulouse I-Capitole. «Il y a deux composantes : le fait de se cacher participe à désinhiber les gens, mais ce qui désinhibe aussi c’est la mise à distance. Il est beaucoup plus facile d’insulter quand on n’a pas la personne en face», explique le chercheur. «Quand on prend de la hauteur sur la fachosphère, comme d’ailleurs sur l’islamosphère djihadiste, on voit des mouvements identitaires, des sentiments communautaires dont la dynamique est développée par les réseaux sociaux. On a des gens qui pensent les mêmes choses, se rassurent entre eux et créent un phénomène qui s’auto-entretient par des itérations successives. Il y a alors un vrai sentiment de toute-puissance.» Et trop souvent d’impunité...


Après le scandale des écoutes à grande échelle des télécommunications des Européens par la NSA, l'agence nationale de sécurité des Etats-Unis, la protection de la vie privée et des données personnelles est devenue un enjeu majeur où les divergences de vues quant au prochain règlement européen sur les télécoms sont de plus en plus nombreuses.

Parmi ces divergences, la façon dont le règlement et la directve vont se mettre en place. Certains sont partisans d'un accord bilatéral UE-Etat-Unis, la plupart des sociétés internet traitant des données personnelles étant américaines. D'autres estiment au contraire que le règlement et la directive doivent être élaborés par l'Europe d'abord, et plus particulièrement par le Parlement Européen.

L'eurodéputée PS du Sud-Ouest Françoise Castex est naturellement de ceux-là, qui vient de demander "la suspension des négociations TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) tant que le paquet données personnelles voté par le Parlement européen n'aura pas été adopté par les 28". Les accords douaniers bilatéraux actuellement en cours de renégociation pourraient, en effet, comprendre un volet sur les données personnelles, potentiellement moins contraignant que ce qu'espèrent les défenseurs européens de la vie privée. Une inquiétude corroborée par les circonstances de la signature d'un accord douanier entre l'UE et le Canada le 18 octobre : une semaine après sa signature, cet accord n'a toujours pas été rendu public, laissant craindre que les positions européennes aient été édulcorées.

Pour l'eurodéputée socialiste,"ce sont les mêmes États qui freinent des deux pieds l'adoption d'une nouvelle législation sur les données personnelles et qui veulent par ailleurs accélérer les négociations avec les USA. Ce n'est pas avec les États-Unis que les 28 doivent négocier la protection des données personnelles des Européens, c'est avec le Parlement européen." Et Mme Castex de rappeler que la Commission Liberté civile du Parlement européen s'est exprimée le 21 octobre dernier à l'unanimité pour une législation plus protectrice en  matière de données à caractère personnel.

Pour l'heure les négociatons entre les Etats-Unis et l'Europe doivent reprendre à Bruxelles le 11 novembre et jusqu'au 15 novembre. Elles reprendront ensuite à Washington à la mi-décembre.


Les révélations cette semaine d'un espionnage massif des télécommunicatons des Français par la NSA a entraîné comme une réaction en chaîne. Le jour de ces  révélations, la commission LIBE du parlement européen a adopté à une large majorité le rapport sur le futur règlement et la future directive européens qui doivent mettre à jour les dispositions actuelles obsolètes qui datent de 1995.
Mais l'affaire a jeté en Europe le doute sur les autres échanges numériques et notamment bancaires. Scandalisés par les pratiques de l'agence de sécurité américaine, des eurodéputés viennent de demander au Parlement européen la suspension temporaire de l'accord Swift. Cet accord, signé 2010 entre les Etats-Unis et l'Union européenne, autorise le Programme américain de pistage des financements terroristes (TFTP) de consulter des données bancaires stockées sur le réseau de la société Swift (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication). Aux seules fins de lutte anti-terroriste ? Ou les Américains vont-ils plus loin, notamment en terme d'intelligence économique ?

Demande d'enquête à Europol

"Il existe, selon nous, des indications claires selon lesquelles la NSA pourrait récupérer des informations relatives à nos entreprises et à nos concitoyens sur le serveur Swift et les détourner. Nous appelons les 28 à suspendre cet accord, le temps de faire toute la lumière sur cette affaire. A partir du moment où votre partenaire vous espionne, la confiance est rompue", explique l'eurodéputée du Sud-Ouest Françoise Castex, spécialiste des questions numériques. "Nous demandons, en outre, à Europol d'ouvrir une enquête sur l'accès non autorisé aux données financières de paiement."


Le rebondissement dans l'affaire des écoutes américaines des télécommunications en France, révélées ce lundi par Le Monde, a-t-il eu un impact sur le vote des eurodéputés membre de la commission LIBE au Parlement européen ? En tout cas, ces derniers ont adopté à une large majorité le rapport sur le futur règlement et la future directive européens qui doivent mettre à jour les dispositions actuelles obsolètes qui datent de 1995.


Le règlement a été adopté par 49 voix pour, 2 contre et 1 abstention et la directive par 29 voix pour, 20 contre et trois absentions+, 20, – 3 abstentions. Les deux rapporteurs,  Jan-Philippe Albrecht (Verts, Allemagne), et Dimitrios Droutsas (S&D, Grèce) ont donc en main un large mandat de négociation avec le Conseil et la Commission européenne pour négocier le texte qui devrait être voté au printemps. .

”Nous aurions pu souhaiter un encadrement plus strict sur l’encadrement des données pseudonymes mais ce résultat est dans l’ensemble un bon résultat qui était encore impensable il y a quelques mois”, a commenté l'eurodéputée du Sud-Ouest Françoise Castex.


“En Février la droite européenne majoritaire au Parlement était favorable à un allégement de la proposition de la commission européenne, allant même jusqu’à déposer des amendements proposés par les géants du Net américain. Nous ne pouvons que nous féliciter qu’ils aient fini par voter pour ce texte qui va vers une meilleure protection des consommateurs: le consentement explicite, l’encadrement des transferts de données vers un État tiers ou la possibilité de déréférencement sont des avancées réelles pour la protection de la vie privée des citoyens européens."

Et de conclure : "L’affaire PRISM, et les plaintes de plus en plus nombreuses des consommateurs sur ce sujet montrent que la question de la protection des données personnelles est devenue un sujet très sensible. Après trois ans de travail parlementaire il serait bon de ne plus trop trainer et d’obtenir un texte fort avant la fin du mandat!"

Un data center de Google


Il s’agit d’une coïncidence de calendrier mais elle illustre bien les enjeux colossaux qui vont se jouer cette semaine au Parlement européen. Jeudi dernier, on apprenait que le géant d’internet Google gagnait un milliard de dollars par mois. Une performance due au savoir-faire de la firme californienne dans la collecte et l’exploitation des données de ceux qui utilisent gratuitement ses services. C’est justement le traitement de ces données personnelles que le Parlement européen souhaite encadrer avec la révision de sa directive qui remonte à 1995, autant dire une ère préhistorique à l’échelle d’internet.
Dans cette bataille qui vaut des milliards, une étape cruciale va se jouer ce lundi. La commission « Libertés civiles » du Parlement européen doit, en effet, adopter son rapport sur le futur règlement européen encadrant l’exploitation de nos données personnelles. Un vote crucial qui a été précédé d’intenses actions de lobbying de la part des géants de l’internet qui, bien sûr, souhaitent un cadre réglementaire le plus léger possible, comme l’explique à La Dépêche l’eurodéputé François Castex (lire ci-dessous). Le texte sera ensuite discuté entre le Conseil européen, la Commission et les rapporteurs du Parlement avant d’être adopté définitivement vers avril 2014.

Reprendre le contrôle

D’ores et déjà, plusieurs experts estiment que ce texte arrive bien tard, tant la collecte des données s’est généralisée à grande échelle. Il y a bien sûr les données laissées par les internautes sur les réseaux sociaux – parfois sans en mesurer les conséquences – et puis il y a les données collectées au fil de nos parcours sur internet. Le profilage des internautes atteint des sommets qui inquiètent nombre d’associations de défense des consommateurs. A l’image de la Quadrature du net, qui vient de lancer un site internet pédagogique (www.controle-tes-donnees.net) pour « proposer des guides permettant aux citoyens de tenter de reprendre le contrôle de leurs données sans attendre l’entrée en vigueur de ce nouveau cadre législatif. » Car sur ce sujet, il appartient à chaque citoyen d’être vigilant.

Françoise Castex : « La marchandise, c’est nous »

Françoise Castex est eurodéputée du Sud Ouest, spécialistes des questions numériques.

Pourquoi la directive et le règlement européens actuels ne sont plus suffisants ?
La directive de 1995 – qui arrivait après notre loi informatique et libertés de 1978 – ne prenait pas du tout en compte internet et la question des données personnelles. La philosophie de notre loi française est beaucoup plus protectrice sur le traitement des fichiers alors que la directive était plutôt sur la facilitation de la circulation des données. Il fallait donc réviser la directive et là on revient à une philosophie de protection de la vie privée, des consommateurs… Mais qui rentre en conflit avec la logique de la libre circulation.

Un bras de fer s’opère, en effet, entre des eurodéputés et les grandes firmes qui veulent exploiter ses données.
Oui, il y a eu une très très grosse opération de lobbying. Avant l’affaire Prism, Google, Apple, etc. ont fait un lobbying violent pour alléger les contraintes et les normes de protection. Selon une enquête américaine, la valeur des données personnelles des Européens est estimée à 300 milliards d’euros et d’ici 10-15 ans, cela représenterait 1 000 milliards d’euros. Il y a donc une valeur marchande. Toutes ces industries de l’internet donnent un accès gratuit à leurs services parce que la marchandise, c’est nous. Si on met des normes, comme le consentement explicite pour l’utilisation des données, on introduit une contrainte technologique qui va restreindre le flux de données utilisé par ces entreprises. Il y a donc un gros enjeu économique autour de cette directive ; et pour le Parlement européen un gros enjeu de protection de la vie privée, du consommateur. Non seulement nos données personnelles peuvent être atteintes, mais on peut aussi être grugé : dès qu’on va sur internet, on essaie de capter une adresse IP, de connaître nos habitudes de consommation, notre catégorie socioprofessionnelle, etc. Ensuite ces données sont utilisées pour faire des offres commerciales ou formater l’offre commerciale, y compris au niveau du prix, en fonction du profil. Les données personnelles ont une valeur d’usage mais aussi une valeur marchande. C’est là qu’il y a un conflit important : il y a un clivage droite-gauche. Les libéraux européens ne voient que la traduction en termes de PIB.

L’affaire Prism, les écoutes de la NSA américaine, va-t-elle changer les choses ?
C’est évident. Cela a déjà eu un poids dans les négociations. Il y a eu 3 000 amendements ; les rapporteurs sont arrivés à 300 amendements de compromis, ce qui représente des heures de négociations. Tous les compromis ne sont pas encore sur la table et on vote ce lundi soir. On ne sait pas encore exactement quel va être le vote final. Des points seront votés, comme la protection ; mais il reste des incertitudes sur la façon dont on traite les pseudonymes, sur les sous-traitants, ou encore sur le rôle des autorités nationales de contrôle (en France c’est la CNIL).



À cinq mois des élections municipales, le ton politique semble s’être durci : invectives, insultes, propos sexistes ou racistes se multiplient et se diffusent à la fulgurante vitesse des réseaux sociaux. Un phénomène qui touche les hommes et femmes politiques de tous bords, à droite comme à gauche.

Depuis sa défaite à l’élection présidentielle l’an passé, Nicolas Sarkozy ne communique plus officiellement que par l’intermédiaire de sa page Facebook, suivie hier par 869 650 «fans». De leur côté, les parlementaires bravent de plus en plus le huis clos de rigueur lors des réunions des commissions pour divulguer et commenter sur Twitter les discussions qui s’y déroulent, pourtant réputées confidentielles. Et pas un candidat aux prochaines élections municipales - y compris hors des grands centres urbains - n’imagine mener sa campagne électorale en faisant l’impasse sur les réseaux sociaux.

«Un nouvel espace politique»

Depuis la dernière élection présidentielle, c’est bel et bien toute la classe politique qui s’est prise de passion pour cette communication numérique à grande vitesse. Mais tous n’utilisent pas les réseaux de la même façon. Entre les stratégies mûrement réfléchies par les «spin doctors» dans le secret de cabinets de communication feutrés et les messages impulsifs lâchés en solitaire après un dîner arrosé - ou non - Facebook et Twitter sont une arme à double tranchant pour les politiques

Dans leur livre «Twittus Politicus» paru en janvier aux éditions Fetjaime, Antoine Dubuquoy et Nico Prat ont décrypté l’usage que font les élus de Twitter, le réseau de microblogging où l’on s’exprime par des messages (des «tweets») de moins de 140 signes. «Par son instantanéité, ce nouveau média devance les télévisions et agences de presse, qui sont désormais, pour le meilleur ou pour le pire, obligées de courir derrière l’info. Mais c’est aussi un espace politique différent, où l’humour prend sa place et où la langue de bois n’est pas de mise», expliquent les deux auteurs.

C’est bien cette relation directe, de l’élu à l’internaute-électeur, qui séduit les politiques. Ils abordent toutefois très différemment Twitter. Certains hommes politiques confient ainsi la gestion de leur compte à leur équipe et ne publient guère plus que leur agenda ou des extraits de discours. D’autres ont ouvert un compte… pour ne plus s’en servir comme le maire d’une grande ville, qui n’a posté qu’un tweet depuis le 4 février.

Les plus intéressants sont ceux des hommes et femmes politiques qui font un usage personnel de Twitter. Nathalie Kosciusko-Morizet ou Anne Hidalgo, les deux prétendantes à la mairie de Paris ; le maire de Bordeaux Alain Juppé ; François Fillon qui s’y est vraiment mis depuis la guerre pour la présidence de l’UMP ; le député UMP de Haute-Savoie Lionel Tardy ou celui PS de Haute-Garonne Christophe Borgel ont tous bien compris l’intérêt de Twitter pour commenter l’actualité, expliquer leur action politique.

Loin des discours formatés, ils donnent à voir une partie de leur personnalité, pour ne pas dire de leur vie personnelle. Éric Besson - qui a quitté Twitter - s’était emmêlé les pinceaux en croyant écrire un texto à sa compagne «Quand je rentre je me couche. Trop épuisé. Avec toi ?» Le tweet a été la risée des internautes, qui ont d’ailleurs leurs stars.

Nadine Morano, star de Twitter

Comme Frédéric Lefebvre et ses bourdes ou encore Nadine Morano. L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy à la parole très libre n’hésite pas, en effet, à aller au clash avec humoristes, politiques ou journalistes pour le plus grand bonheur de ses «followers» (ses abonnés). Mais sur Twitter, l’humour potache et l’invective facile qui échauffe les esprits laissent parfois place à des messages sérieux aux conséquences considérables. Pour preuve le désormais célèbre tweet de Valérie Trierweiler en pleine campagne pour les législatives l’an dernier : «Courage à Olivier Falorni qui n’a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d’années dans un engagement désintéressé.» Ce message de la compagne du chef de l’État a-t-il contribué à la défaite de Ségolène Royal parachutée à La Rochelle ? Pas si sûr car Twitter, observent les auteurs de «Twittus Politicus», est avant tout un outil pour mobiliser plutôt que pour faire changer d’opinion les électeurs.

Mais un outil qui, désormais incontournable, fait pleinement partie du paysage politique.



Quand les politiques dérapent

Elle fait le bonheur des éditorialistes, des matinales des radios, des grands-messes du 20 heures, des colonnes des quotidiens ou des rubriques des sites web : la petite phrase politique est au débat politique - très (trop ?) sérieux et technique - ce que la cerise est au gâteau. Elle peut être savoureuse, piquante et amusante. En ce moment elle est amère et parfois bien rance. A cinq mois des élections municipales puis européennes dont les campagnes s’annoncent tendues, les petites phrases sont devenues des propos sexistes, des invectives sans fin, des insultes gratuites qui se multiplient d’autant plus facilement qu’elles sont désormais relayées à la vitesse de l’éclair par leurs auteurs eux-mêmes sur internet. Comme si chez certains édiles, oubliant la responsabilité que leur confère leur mandat, la parole s’était libérée : dire tout haut et tout cru ce qui se dit au comptoir du café du commerce.

Les propos racistes contre la garde des Sceaux Christiane Taubira (lire ci-dessous) constituent à cet égard l’apogée des dérapages de ces dernières semaines. Par exemple, s’exprimant sur la parité en politique, Bernard Ronsin, élu divers droite du conseil général de l’Aisne, évoque les femmes politiques qui lui «pourrissent la vie» : «On va forcer les femmes à faire de la politique alors qu’elles n’en ont pas forcément envie. [...] Elles seraient mieux avec des casseroles à faire de la confiture». Le 8 octobre, c’est au sein même de l’hémicycle de l’Assemblée nationale que le député du UMP Morbihan, Philippe Le Ray, n’a rien trouvé de plus intelligent à faire que d’imiter les cris d’une poule au moment où sa collègue écologiste, Véronique Massonneau, prenait la parole. Le député, qui sortait visiblement d’un repas bien arrosé, a été sanctionné à l’unanimité de la conférence des présidents de l’Assemblée et sera privé d’un quart de son indemnité parlementaire. Quatre jours plus tard, après le drame de Lampedusa où le naufrage d’un bateau d’immigrés a fait des centaines de morts, le président UMP de la commission des finances du Sénat, Philippe Marini a cru bon d’écrire sur son compte Twitter le 12 octobre : «L’afflux des réfugiés africains à Lampedusa et bientôt chez nous me fait regretter la disparition du régime Kadhafi en Libye !»

Humour potache et idées brunes

Et que dire du terme de «salope» lancé à la députée Marion Marechal-Le Pen par l’assistant parlementaire du sénateur socialiste Jean-Pierre Michel, sinon que le même mot avait été employé par le pourtant très distingué ancien ministre UMP Patrick Devedjian à l’égard d’Anne-Marie Comparini… en 2007, déjà.
Entre l’humour potache revendiqué sur internet ou dans les émissions télé satiriques, par ceux des élus prêts à «mourir pour un bon mot» comme disait Sacha Guitry ; et ceux qui crachent leurs idées brunes nauséabondes, c’est tout le débat démocratique qui s’en trouve abaissé. Et qu’il appartient en conscience à chaque citoyen, désormais, de relever.





Et si la prochaine application à faire le buzz sur tous les smartphones nous invitait à nous reconnecter à la nature ? La société Biosong basée à Carignan-de-Bordeaux (33) surfe sur la vague de « Shazam », l'application de reconnaissance de musique, en développant une unique application mobile de reconnaissance du chant des oiseaux.

A partir d'un simple enregistrement, « Birdify » permettra d'identifier l'espèce parmi 150 référencées en Aquitaine et en Europe. Grâce à une base de données rigoureuses, l'utilisateur aura également instantanément accès à de nombreuses ressources : photos, dessins, habitat, environnement, mythes et légendes, etc.

Par ailleurs, les enregistrements étant géolocalisés, les utilisateurs pourront contribuer au repérage territorial des espèces et des flux migratoires. Ces données seront envoyées aux bases de données et de vigilance qui étudient l'état des populations ou encore l'impact des changements climatiques.

C'est ainsi à une démarche participative qu'invite Birdify en permettant à chacun de se glisser dans les bottes d'un apprenti ornithologue et d'accéder à une connaissance scientifique. Le défi ? Créer de véritables communautés citoyennes, engagées dans les sciences participatives de manière ludique.

Le Muséum National d'Histoire Naturelle et la Ligue pour la Protection des Oiseaux prévoient d’accompagner cette démarche dans le cadre de la valorisation des sciences participatives souhaitées par l’Etat.

Cette application, soutenue par la Région Aquitaine à hauteur de 164250 euros. Disponible sous iOS et Android, espère séduire un large public à travers tout le territoire aquitain voire à l'international.



La société toulousaine Pole Star, leader et pionnier de la géolocalisation Indoor (à l'intérieur des bâtiments) fondée en 2002, a été reconnue comme l'une des 50 entreprises technologiques les plus prometteuses de l’industrie mobile en 2013, lors de la conférence annuelle OnMobile qui s’est tenue le 10 octobre à Redwood City en Californie.

Cet événement rassemble chaque année les principaux acteurs de l’écosystème mobile et met en lumière les grandes tendances du secteur. Cette conférence est également l’occasion de présenter les 50 entreprises les plus prometteuses, sélectionnées parmi plusieurs centaines d’acteurs par un jury de journalistes, d’investisseurs, de banquiers et d’experts industriels.

Pole Star a lancé en 2012 NAO BlueSpot, la première balise Bluetooth Low Energy (BLE4.0) low-cost pour le marché de la géolocalisation indoor. Puis en 2013, la société a déployé sa technologie de crowdsourcing automatique, c'est-à-dire de collecte automatique et anonyme des données réseaux à partir des Smartphones des utilisateurs. Enfin, 3e innovation la plateforme NAO Cloud de Pole Star.

Grâce à ses solutions innonvantes, Pole Star permet notamment de se déplacer à l'intérieur de centres commerciaux, d'aéroport ou de musée, à l'instar de la Cité de l'Espace de Toulouse.

Lancée il y a un an, La Dépêche Premium évolue aujourd'hui avec une nouvelle version centrée sur la vidéo. Désormais, les abonnés Premium vont pouvoir profiter de deux nouvelles rubriques accessibles à partir d'une nouvelle icône "TV" dans la barre de menu du site web.

Un flash info quotidien du lundi au vendredi à 18h30

Tous les jours de la semaine, à 18h30, La Dépêche Premium vous propose un flash d'information quotidien vidéo d'environ 6 minutes. Présenté au coeur de la rédaction de La Dépêche, à Toulouse, ou en extérieur, il décline l'actualité de la journée avec un ton original et des sujets différents de ceux que l'on peut voir dans des JT traditionnels.

Des vidéos magazine

Seconde nouveauté, l'arrivée sur La Dépêche Premium de vidéos magazine. Portraits de gens du Grand Sud, interviews de personnalités qui font l'actualité en région, événements insolites ou recettes de cuisine, etc. Ces vidéos sont réalisées par les différentes rédactions départementales de La Dépêche mais aussi par nos partenaires : L'Atelier des chefs et Mativi.
Ces nouveaux contenus seront prochainement accessibles sur les tablettes et smartphones Apple et Android.
Avec ces deux nouvelles rubriques, La Dépêche du Midi poursuit sa transition vers le numérique. La Dépêche Premium, offre unique dans la presse quotidienne régionale, va continuer à se développer avec de prochainement de nouveaux produits numériques, notamment sur tablette.



La rédaction de La Dépêche du Midi en partenariat avec l’association Science animation vous propose une nouvelle édition pour iPad et iPhone intitulée « Fête de la science 2013. » Depuis lundi et jusqu’au 13 octobre, c’est en effet la 22e édition de ce rendez-vous incontournable pour les chercheurs et le grand public qui, le temps d’ateliers, de conférences et de tables rondes se rencontrent partout en France.

Dans la région aussi, ce temps de partage sera décliné dans tous les départements et plus particulièrement en Ariège, qui accueille un village des sciences et auquel La Dépêche vient de consacrer un Petit illustré « Ariège, terre de science. » Notre édition numérique multimédia vous propose de découvrir les coups de cœur de La Dépêche, une interview d’Audrey Dussutour, chercheuse du CNRS, spécialiste des fourmis et le programme complet de chaque département.,

Pour lire cette édition sur iPad (mais aussi iPhone ou iPod), téléchargez gratuitement notre application La Dépêche du Midi sur l’AppStore puis rendez-vous dans l’onglet « Hors séries offerts ».

La Dépêche Premium, l’offre numérique de la La Dépêche du Midi, fête son premier anniversaire. C’est, en effet , le 27 septembre 2012 que le Groupe Dépêche a fait le pari de lancer cette offre inédite dans la presse quotidienne régionale.
Accessible sur ordinateur, smartphone et tablette (Apple ou Android), La Dépêche Premium propose un fil d’actualités régional en temps réel et les éditons numériques du quotidien, enrichies de contenus multimédias (photos, infographies, vidéos, sons, documents, etc.). La Dépêche Premium, c’est aussi un Club abonnés riche de nombreux privilèges et offres exclusives ; ainsi qu’un contact direct avec les journalistes de la rédaction.
Outre les éditions de La Dépêche, le kiosque numérique propose également TV Magazine et Version Femina mais également des éditions thématiques spéciales pour tablettes (Ipad et prochainement Android).
En un an, La Dépêche Premium, qui a  remporté le prix de l’innovation éditioriale lors des Victoires de la Presse 2012, a su conquérir un large public. Plus de 6000 «Dépêchenautes» nous lisent en numérique ; une fidélité qui nous encourage à aller plus loin. Pour cette deuxième année, la rédaction va poursuivre le développement de La Dépêche Premium en renforçant les services existants et en en proposant de nouveaux, à partir du mois prochain, axés sur la vidéo et sur des produits dédiés aux tablettes.


Qui a dit que le numérique allait tuer le papier ? Sûrement pas l’étude annuelle One du cabinet Audipresse, qui a analysé l’audience de la presse en France métropolitaine sur la période allant du 1er juillet 2012 au 30 juin 2013 auprès d’un échantillon de 35 508 individus. Rendue publique hier, cette étude indique, en effet, que 54 % des personnes qui lisent un titre en version numérique, lisent le même dans sa version papier d’origine. 45 % des Français, soit 23,1 millions, lisent aujourd’hui au moins un titre de presse en numérique que ce soit au travers d’un site internet, d’un site mobile, d’une application pour mobile ou tablette ou d’une version PDF téléchargée quel qu’en soit le support. Le virage du numérique est donc bel et bien pris par le secteur de la presse qu’on dit parfois rétif à tout changement. Et pourtant, avec 49,8 millions de lecteurs chaque mois, soit 97 % de la population, la presse est un média puissant, très diversifié et apprécié de ses lecteurs. 67 % de la population âgée de 15 ans et plus, lisent au moins un titre de presse et pour 43 %, il s’agit d’un quotidien.

L’étude One a aussi mis en évidence l’engouement pour les tablettes numériques. Si au global, le volume de lectures numériques progresse de +14 % sur un an, les lectures via mobiles et tablettes sont en hausse de +24 %. Désormais 33 % des lectures numériques s’effectuent sur un smartphone ou une tablette.

La Dépêche du Midi, dont l’audience enregistre une nouvelle hausse pour atteindre 787 000 à 847 000 personnes suivant les jours, s’inscrit pleinement dans ce mouvement avec son offre numérique Dépêche Premium (voir page 2) qui combine le journal numérique enrichi, un fil d’infos 24 heures/24 et, justement, des éditions spéciales tablettes.



Une fois n’est pas coutume le logo spécial animé (le Doodle) qui s’est affiché hier sur la page du moteur de recherche Google ne célébrait ni un savant, ni un événement historique mais une actualité de la société elle-même : son 15e anniversaire. Le moteur de recherche qui a bouleversé la vie de millions d’internautes dans le monde a vu le jour le 27 septembre 1998 dans la Silicon Valley, en Californie. Et comme Bill Gates pour Microsoft ou Steve Jobs pour Apple, c’est dans un garage, à Menlo Park, que Sergueï Brin, Larry Page et Craig Silverstein ont lancé Google Inc. avec la folle ambition «d’organiser l’information à l’échelle mondiale et de la rendre universellement accessible et utile.»

Des projets fous

Mission largement accomplie puisqu’après le moteur de recherche devenu leader, Google a lancé une myriade de services : Maps, Earth, News, Drive, Gmail, Agenda, Youtube, Shopping, Photos, Blogger, Music, etc. et le système Android qui anime 75 % de smartphones. Google est partout. Pour notre bien comme le proclame son slogan «Don’t be evil» (ne soyez pas malveillant) ?

Pas si sûr car la société qui est passée maîtresse dans la publicité en ligne et l’exploitation des données personnelles inquiète et fait planer l’ombre d’un Big Brother. C’est la raison pour laquelle la Cnil française a décidé hier d’engager une procédure de sanction contre Google qui a trois mois pour rendre conforme au droit français sa politique de confidentialité des données.

Une menace qui ne devrait pas effrayer le géant aux 50,2 milliards de $ de chiffres d’affaires. Pour son 15e anniversaire, Google a annoncé de nouvelles fonctionnalités comme répondre à des questions complexes grâce un nouvel algorithme de recherches.

Mais Google ne manque pas de projets entre ses lunettes connectées, sa voiture sans chauffeur ou son projet de ballons gonflables Loon pour offrir une connexion Internet aux deux tiers de la planète qui en sont privés. La firme va également explorer un nouveau domaine qui manquait à son arc : la santé et la génétique avec une folle ambition : accroître la longévité…

Pour revivre 15 ans d'évolution, regardez la timeline interactive de Google


L'eurodéputée du Sud-Ouest Françoise Castex, spécialistes des questions numériques, vient de rentre un projet de rapport sur les redevances pour copie privée.

Mme Castex y défend le principe de la redevance pour copie privée, tout en reconnaissant la nécessité que ce dispositif soit amélioré. Elle propose en outre une légalisation des échanges non-marchands.

Son rapport sera présenté le 14 octobre prochain en Commission des Affaires juridiques du Parlement européen.

Si ce rapport n'a pas de valeur juridique, il a une portée politique et surtout est très attendu par les ayants droits. Ces dernier, en effet, ont été échaudés par un précédent rapport, celui d'António Vitorino, un  ancien commissaire européen à la Justice et aux Affaires intérieures. Rendu en février dernier, ce rapport préconisait des réformes radicales : la copie privée perçue là où réside le client final ;  prélevée chez le détaillant, et non plus chez l’importateur ou le distributeur, etc.

De quoi inquiéter les artistes et professionnels du secteur dans 22 des 28 pays de l'Union européenne qui perçoivent une manne de 600 millions d'euros. En France l'inquiétude a même grandie tout récemment avec la décision de la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, d'abandonner la taxe sur les mobiles qui devait compenser la baisse de la redevance pour copie privée.

Dans son rapport, François Castex dit son attachement au système. "Les redevances pour copie privée, en période d’austérité budgétaire, constituent une source essentielle de revenus pour le secteur culturel et en particulier pour le spectacle vivant." Maus l'eurodéputée plaident pour davantage d'harmonisation et "invite les États membres à s'entendre sur une définition commune de la redevance pour copie privée, à trouver des convergences sur les produits soumis à redevance et à harmoniser les modalités de négociations des barèmes de la copie privée."


Zoom. La copie privée c'est quoi ?

La copie privée est un principe né dans les années 60. Il s'agit d'une exception au droit d'auteur. Une partie du prix d'achat de tous les consommables numériques et appareils multimédia (vidéocassettes, CD-R et RW vierges, mémoire flash et tous les appareils exploitant ces supports), le consommateur est autorisé à faire  une copie d'une oeuvre pour le cercle privé et familial. Les sommes collectées sont redistribues pour 50 % aux auteurs, 25 % aux artistes-interprètes et 25 % aux producteurs.

Depuis le 28 juin 2011, Sorecop et Copie France ont fusionné, Copie France absorbant Sorecop et devenant l'unique entité de perception de la rémunération pour copie privée.




Le patron du site internet Amazon, Jeff Bezos, vient d’acheter sur sa fortune personnelle l’emblématique quotidien américain The Washington Post pour 250 millions de dollars.

Jeff Bezos, l’emblématique patron du site internet Amazon, premier libraire mondial, s’est offert lundi soir, sur sa fortune personnelle, l’un des plus célèbres et prestigieux quotidiens américains : le Washington Post. Celui-là même qui avait révélé le scandale du Watergate ayant conduit à la démission du président Nixon en 1974, écrivant là une page de légende de l’histoire du journalisme.

Ancienne et nouvelle économie
D’aucuns verront sans doute dans cette transaction à 250 millions de dollars l’assaut de la nouvelle économie sur l’ancienne, celui de la génération Y sur celle des baby-boomers, celui du numérique sur l’analogique, celui d’internet sur un média traditionnel. Elle illustre surtout la profonde mutation d’un secteur - celui de la presse - qui, des États-Unis à l’Asie en passant par l’Europe, est pris dans une paradoxale tenaille entre de réelles difficultés économiques et d’adaptation à de nouveaux supports et une appétence toujours présente du public pour l’information de qualité, garante du bon fonctionnement des démocraties.

C’est en embrassant cette double problématique que Jeff Bezos, 49 ans et 19e fortune mondiale avec 25,5 milliards de dollars, s’est porté acquéreur du Post et de plusieurs autres titres cédés par la famille Graham.

En devenant le seul patron du Post - fut-ce par une réelle philanthropie - Jeff Bezos, comme d’autres patrons venus de l’industrie, s’achète aussi l’influence politique d’un quotidien de référence. Une influence qui fait souvent défaut aux contenus numériques. En contrepartie, le savoir-faire numérique et commercial acquis depuis 1994 par Amazon, pourrait apporter un levier de croissance pour le journal. «Les valeurs du Post ne changeront pas» a assuré Jeff Bezos. «Il y aura bien sûr des changements dans les prochaines années» afin d’adapter au bouleversement d’internet le quotidien, passé 832 000 à 475 000 exemplaires en vingt ans. «Nous aurons besoin d’inventer, ce qui signifie que nous aurons besoin d’expérimenter», a ensuite indiqué le patron. Des innovations éditoriales que l’on pourrait retrouver sur la liseuse Kindle ou les tablettes maison Fire. Car avec le Washington Post, Amazon parachève un dispositif désormais complet incluant matériels, applications et contenus. La clé du succès ?

Rachats en série
Boston globe. Le 3 août, le New York Times a annoncé la vente du Boston Globe pour 70 millions de dollars. Il l’avait acheté il y a 20 ans pour… 1,8 milliard de dollars !
Newsweek. Le célèbre hebdomadaire concurrent de TimeMagazine avait jeté l’éponge en arrêtant son édition papier fin 2012 avec une Une qui fit date «#thelastprintissue.» Le 3 août, le groupe de médias en ligne IBT Media a annoncé le rachat de Newsweek.
Los Angeles Times. Son propriétaire, le groupe Tribune, a annoncé la scission de son activité presse.

Le Muséum de Toulouse reçoit le trophée Diderot de la culture scientifique qui distingue les Jardins du Muséum à Borderouge pour l’originalité du travail effectué sur le thème de la relation Homme-Nature- Environnement. Cette distinction entre dans la catégorie « Institution confirmée » et sera remise par l’Association pour le développement de la culture scientifique, technique et industrielle - AMCSTI - le mardi 2 juillet 2013 à 19h30 sur le site du Puits Morandat à Gardanne - Bouches du Rhône.

La colère des Européens ne faiblit pas face à l'espionnage des réseaux de communications de l'UE et de plusieurs pays dont la France dans le cadre du scandale PRISM.

L'eurodéputé EELVDaniel Cohn-Bendit a appelé à une rupture immédiate des négociations sur le traité de libre-échange transatlantique, tant qu’un accord n’a pas été signé avec les États-Unis sur la protection des données. Même état d'esprit chez l'eurodéputée PS du sud ouest Françoise Castex. "En attendant les résultats de la commission d’enquête [demandée parle groupe socialiste du Parlement européen], toute négociation avec les Etats-Unis en vue d’un accord de partenariat transatlantique (TTIP) doit être suspendue", estime-t-elle avant de conclure: "Garder la maîtrise de nos données personnelles, de nos vies, est un droit fondamental."

L'affaire PRISM aura en tout cas eu le mérite de mettre sur la table la question des données personnelles et de leur utilisation, sujet de discorde entre Etats-Unis et Européens.

Un débat en session plénière est prévu ce mercredi à Strasbourg en présence du Conseil et du Président de la Commission européenne José Manuel Barroso au sujet du scandale PRISM.




D’un côté, l’affaire du scandale des écoutes américaines avec le programme PRISM qui n’en finit pas et concernerait désormais l’Europe ; de l’autre les fuites accidentelles de millions de données chez Facebook, ou la mise en demeure de Google sur sa politique de gestion des données personnelles par les 27 CNIL de l’Union européenne et l’UFC : autant dire que les questions de la protection des données personnelles sur internet n’ont peut-être jamais été autant au cœur de l’actualité.

C’est que toutes ces données que nous émettons – des commentaires postés au bas d’un article en passant par nos textos, nos e-mails, nos photos et vidéos mises en ligne et partagées avec nos amis sur les réseaux sociaux – en disent long sur nous et nos comportements. Très long au point qu’elles constituent un véritable eldorado pour des entreprises dont l’objectif est de constituer de gigantesques bases de données comportementales qui se vendent à prix d’or. « Les données personnelles sont l’or numérique », a analysé la semaine passée, à raison, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, lors de l’assemblée générale de l’Electronic Businesss Group (EGB), un club d’affaires de l’économie digitale qui réunit quelque 600 entreprises du secteur. Le ministre a même résumé la philosophie des géants des réseaux sociaux : « les données personnelles : nous les offrons à de grands acteurs qui nous les revendent ensuite. »  Et d’indiquer que chaque clic sur «J’aime » (Like) représentait pour Facebook 0,06$. Multiplié par le milliard d’utilisateurs du plus célèbre des réseaux sociaux, on comprend l’ampleur des enjeux, colossaux, qui motivent les géants du Net à faire un lobbying forcené au Parlement européen pour qu’il n’adopte pas une politique de protection des données personnelles par trop restrictive.

Piratage, espionnage, cyberdéfense

À côté de ces intérêts commerciaux, les données qui circulent sur les réseaux de communication intéressent aussi les États. Car avec le temps, le cyberespace est devenu un terrain d’affrontements aussi violents que ceux de la guerre froide. Espionnage économique, contre-espionnage, virus, sabotage numérique, piratage, etc. Aux États-Unis comme en Chine, des unités militaires aux effectifs de plus en plus nombreux se sont spécialisées sur les réseaux. En France, la cyberdéfense a été au cœur du dernier Livre blanc sur la Défense et le ministre de l’Intérieur Manuel Valls vient d’effectuer un voyage aux États-Unis sur ces thématiques. « Le débat sur l’équilibre à trouver entre la lutte contre le terrorisme, les moyens de la grande criminalité, les moyens qu’on se donne pour surveiller et anticiper les actes terroristes et les libertés et la vie privée n’est pas nouveau et ne va cesser de s’accentuer dans les années qui viennent », a-t-il ajouté.

Au nom de cette cyberdéfense et de cette cybersécurité, les États prennent ainsi des libertés… avec nos libertés. C’est au nom de la lutte contre le terrorisme et les attentats potentiels que sont justifiés sans coup férir des programmes comme Échelon ou PRISM, récemment dévoilé par le « lanceur d’alerte » Edward Snowden. Des programmes secrets et très – trop ? – intrusifs qui questionnent nos démocraties. À une époque où internet n’existait pas, le président américain Thomas Jefferson (1801-1809) s’interrogeait : « Si vous êtes prêt à sacrifier un peu de liberté pour vous sentir en sécurité, vous ne méritez ni l’une, ni l’autre. » Deux siècles plus tard, l’analyse n’a rien perdu de sa pertinence.


Interview : "Nous devons former les gens aux enjeux des bonnes pratiques numériques" 

Christophe Alcantara est enseignant-chercheur à l’IDETCOM de l’Université Toulouse 1 Capitole.

Que représente l’intérêt économique des données numériques ?

Aujourd’hui, la collecte des données personnelles dans des data center (centre de données) est véritablement un eldorado. Le problème c’est que les acteurs majeurs du marché, que ce soit Google, Facebook et autres, arrivent sur ce terrain-là de façon cachée à travers le prisme de la société de l’information et des mythes de cette société de l’information : la transparence, le don d’ubiquité, une nouvelle forme de socialisation. Derrière ça, ils nous invitent à lâcher prise avec un objectif unique : collecter des données personnelles pour pouvoir vendre derrière des mégabases comportementales. C’est quelque chose que j’observe depuis plusieurs mois. Heureusement, des gens réagissent.

Lorsque Nicolas Sarkozy avait lancé, à l’occasion du G8 de Deauville, l’IG8 pour cadrer l’internet, Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a fait un galop d’essai en disant que pour des questions de démocratisation, d’accès et de convivialité, il voulait permettre aux enfants de moins de 13 ans d’avoir un compte Facebook de façon officielle._Aujourd’hui, l’enjeu économique est là et représente des centaines de milliards de dollars.

Aujourd’hui, je suis moins optimiste qu’il y a deux mois._Alors même que la Commission européenne doit statuer sur la protection des données personnelles, il y a des actions de lobbying absolument énormes pour que les adresses IP (c’est-à-dire l’adresse unique des ordinateurs) n’apparaissent pas comme une donnée personnelle, comme c’est le cas aux États-Unis. Et ça, c’est un véritable scandale.

À côté de l’intérêt des sociétés du Net, il y a l’intérêt des États qui surveillent les communications.

Là, on est véritablement sur un enjeu de pouvoir qui se joue aujourd’hui totalement dans le cyberespace. Les États sont dans l’espionnage industriel à très grande échelle qui peut toucher à la fois des sociétés – les Chinois ne s’en privent pas – mais aussi les individus dans une logique d’appropriation. Soit pour influencer une donnée géostratégique. Soit, sous couvert de prévenir des attentats possibles et réels. Mais cela vient empiéter sur la sphère privée. Aujourd’hui, ce qui a été dénoncé aux États-Unis s’inscrit dans la continuité des enjeux de cyberguerre telle qu’elle s’est pratiquée, par exemple, en Iran par le Mossad israélien, lorsqu’il a décidé de fracasser les centrifugeuse iranienne en leur injectant à travers une clé USB un logiciel malveillant.

Comment les citoyens peuvent-ils préserver une part de la vie privée ?

Aujourd’hui, nous devons véritablement former les gens aux enjeux des bonnes pratiques numériques pour qu’ils soient éduqués comme pouvait l’être l’homme du XVIIIe siècle qui savait converser, faire de la rhétorique et avait un esprit encyclopédique. Il faut l’appréhender très tôt. L’idée n’est pas de ne pas aller dans le cyberespace ou sur les réseaux sociaux, mais d’y aller en ayant conscience de ce que l’on écrit et avec le soucis de protéger son identité numérique.

Ensuite il y a des contre-pouvoirs à mettre en œuvre. Ce sont des ONG qui peuvent intervenir pour être vigilant, mettre en place des veilles, dénoncer des mauvaises pratiques dans des entreprises. Enfin, qui va regarder les conditions d’utilisation de Facebook ? Personne. Qui a les capacités de lire les 200 pages proposées ? Peu de monde. Si on permettait aux gens d’y voir plus clair, on pourrait lutter contre cette dissymétrie. Aujourd’hui, le pouvoir des associations et des ONG doivent s’approprier cet environnement, cet enjeu de société qu’il ne faut pas lâcher.

Les constructeurs de téléviseurs font progressivement basculer leur gamme dans la TV connectée c'est-à-dire des télés qui sont connectées à internet et qui, à la manière des tablettes et smartphones, proposent des applications pour consulter la météo, voir un film en vidéo à la demande (VOD), mettre à jour son profil Facebook voire surfer sur internet.

Malgré ces promesses, les TV connectées ont du mal à décoller puisque selon une enquête Analysys Mason réalisée dans  5 pays d’Europe (France, Allemagne, Pologne, Espagne, et Royaume-Uni) et aux Etats-Unis, plus de 50% des possesseurs de Smart TV ne l’ont pas connectée à internet !

Pour autant le parc de Smart TV ne va pas cesser de croître. 60 millions de TV connectées ont été vendues en 2012 dans le monde, et 50% des TV vendues seront des Smart TV à partir de 2015. En 2017,  31% des foyers de la planète en seront équipés.

Dès lors l'émergence de ce marché de masse s'accompagne bien souvent de questions de sécurité. "Avec l'augmentation du taux d'équipement, les familles doivent faire face aux mêmes menaces que les PC : phishing, vol de données, détournement d'informations... et suivre les mêmes règles pour bénéficier d'une navigation sécurisée sur leur Smart TV", explique l'éditeur d'antivirus Trend Micro.

Et l'éditeur de rappeler les principales règles de sécurité :
-    utiliser des mots de passe forts pour les comptes de streaming vidéo ou musique
-    créer des identifiants différents  pour chaque compte
-    connecter la smart tv à un réseau sécurisé
-    mettre en place un contrôle parental (restriction d'accès, logiciels de filtrage...)



Le 3e baromètre de la confiance des Français dans le numérique, édité la semaine dernière par la CDC (Caisse des dépôts et consignations) et l’ACSEL (l’association de l’économie numérique) a mis en évidence  la sensibilité forte des Français aux données personnelles.
La conservation des données personnelles constitue l’un des sujets les plus sensibles : 92% jugent important qu’elle soit limitée dans le temps. La géolocalisation est également un sujet majeur de préoccupation des Français : 75% disent la refuser ;
L’utilisation abusive des données est citée en moyenne par plus de 40% des Français comme un risque perçu dans les domaines de l’e-administration, la banque en ligne et l’e-commerce.  52% des utilisateurs de réseaux sociaux manifestent quant à eux des craintes sur l’accès éventuel de tiers à leurs données.

Un data center de Google.


L'affaire du scandale des écoutes américaines avec le programme PRISM et britanniques avec l'opération Tempora d'un côté ; les fuites accidentelles de millions de données chez Facebook, ou la mise demeure de Google sur sa politique de gestion des données personnelles par les 27 CNIL de l'Union européenne : autant dire que les questions de la protection des données personnelles sur internet n'ont peut-être jamais été autant au coeur de l'actualité.

C'est dans ce contexte que se déroule devant la Cour de justice de l'Union Européenne un procès opposant l'État espagnol à Google autour de l'interprétation de la Directive 95/46/CE du Parlement européen et du Conseil du 24 octobre 1995 relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données.

"Google n'est pas au-dessus des lois"

Plus exactement, la Audiencia Nacional au nom de l'autorité espagnole de protection de données a demandé le 9 mars 2012 une décision préjudicielle dans son conflit avec Google Espagne. Un internaute espagnol peut-il s'adresser à Google pour faire supprimer des pages qui apparaissent sur le moteur de recherche et qui comportent des données nominatives le concernant ?

On serait tenté de répondre oui mai il en va autrement. Dans ses conclusions rendues publiques ce mardi 25 juin, l’avocat général de la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE), Niilo Jääskinen, a estimé que "les fournisseurs de services de moteur de recherche sur Internet ne sont pas responsables, en vertu de la directive sur la protection des données à caractère personnel, des données personnelles apparaissant sur les pages web qu’ils traitent." Avec un tel argumentaire, le "droit à l'oubli" ne peut donc exister.

La position de l'avocat général a fait vivement réagir l'eurodéputée Françoise Castex. Pour la Vice-présidente de la Commission des Affaires juridiques du Parlement européen "cette affaire révèle l'obsolescence de la législation européenne qui date de 1995. La Cour vient nous rappeler ici combien il est devenu urgent pour l'Union européenne de se doter d'une législation uniforme avec un champ d'application transnational qui sécurise juridiquement les entreprises et protège efficacement ses citoyens à l'ère d'internet".

L'eurodéputée gersoise plaide pour la mise en place d'un nouveau règlement européen. "Actuellement en discussion au Parlement européen et au Conseil, il prévoit un renforcement des droits des citoyens avec le droit à l'oubli et le droit à la portabilité des données personnelles. Cependant, son adoption ne cesse d'être reportée !", déplore la parlementaire, qui demande au Parlement européen d'arbitrer le match Google-Espagne. "Google n'est pas au-dessus des lois, mais encore faut-il que l'Europe se dote d'une législation adaptée à l'ère numérique"


A l'heure des tablettes, des smartphones et de la connexion permanente à internet, on en oublierait presque que pour certains, accéder à internet est plus compliqué. Soit parce qu'ils n'ont pas d'accès au Net chez eux, soit parce qu'ils ne sont pas familiers des terminaux. C'est à ces publics que se destinent les Cyberbases, ces points d'accès publics initiés par la Région Midi-Pyrénées en 2002, mais qui sont bien plus que de simples hot spots : de véritables lieux d'échanges intergénérationnels.

Créé par la région et la Caisse des Dépôts, le réseau Cyberbase, qui compte 52 points d'accès public à internet, accompagne, en effet,jeunes et aînés, via des ateliers, dans leur découverte des outils numériques ou dans leurs démarches administratives en ligne. 132 animateurs sont au service de plus de 52000 inscrits (depuis 2011) dans les huit départements de la région, qui y a consacré un budget de près d'1 M€ d'investissement et  près de 200000 € de fonctionnement par an, au travers du réseau ASTER.

Le succès est au rendez-vous avec un public sans cesse en augmentation. Et pour célébrer cette réussite, la région organise ce mardi les « Rencontres 2013 » du réseau Cyber-bases Midi-Pyrénées, organisées en partenariat avec la Caisse des Dépôts. Celles-ci seront ouvertes à 14 heures par Viviane Artigalas, vice-présidente de la Région en charge des Technologies de l'Informations et de la Communication (TIC). La remise des trophées Cyber-bases Midi-Pyrénées viendra clôturer cette manifestation.
La liste des Cyber-bases Midi-Pyrénées est consultable ici






A l'occasion du premier vol d'essai de l'Airbus A350XWB, ce vendredi 14 juin, la rédaction de La Dépêche du Midi vous propose une édition spéciale iPad "A350, naissance d'un avion."

Photos, vidéos, infographies vous permettront de découvrir la genèse de ce nouveau fleuron de l'aéronautique. Pour lire cette édition, téléchargez gratuitement l'application La Dépêche sur l'AppStore.

Des débits impressionnants proches de 100 Mb/s


Après Bouygues Télécom le 6 mai dernier et avant Orange cet été, SFR, 2e opérateur mobile en France, a lancé ce midi à Toulouse la 4G. En présence d'élus et de clients professionnels, Pierre Barnabé, directeur exécutif business team de SFR, a officiellement donné le top départ de ce nouveau réseau mobile haut débit depuis l'espace SFR Esquirol au centre de Toulouse.

Au 13 juin, Toulouse, Colomiers et Tournefeuille sont couvertes en 4G soit 80% de la population toulousaine. La totalité de l'agglomération Toulouse Métropole sera couverte d'ici fin 2013.

Dans le Grand Sud, Tarbes et Pau mais également Agen bénéficieront elles aussi de la 4G d'ici la fin de 2013.

D'ici la fin de l'année, SFR proposera la 4G et le Dual Carrier (une norme intermédiaire entre la 3G et la 4G) soit une couverture nationale de 70% de la populaton dont la moitié en 4G.

Pour expliquer les avantages de ce haut débit mobile, SFR va faire circuler un bus jusqu'au 23 juin permettant aux Toulousains de comparer le confort d'utilisation de la 4G avec la 3G en terme de téléchargement, rapidité de navigation sur internet, vidéo HD, visioconférence, etc.

Les révélations sur le programme secret PRISM de l'Agence nationale de sécurité (NSA) américaine - qui surveille et stocke, avec la coopération de grandes firmes d'internet, les communications téléphoniques et les échanges en ligne passées par des non-Américains - n'en finissent pas de rebondir. Ce lundi, The Guardian a ainsi recueilli les premières déclarations d'Edward Snowden, un jeune homme âgé de 29 ans, ancien employé de la NSA et source des fuites.

Le scandale a également pris une tournure politique en Europe avec l'intervention de l'eurodéputée PS Françoise Castex, qui a interpellé la Commission européenne sur ces pratiques qui pourraient concerner des citoyens européens.

L'eurodéputée, spécialiste des questions numériques, appelle Bruxelles à agir "afin de protéger la vie privée des ressortissants de l’Union européenne en particulier sur le cloud face la toute-puissance du Foreign Intelligence Surveillance Amendment Act (FISAA). "

Lobbying insupportable

"Ce scandale éclate alors que la législation européenne sur la protection des données personnelles en cours de révision fait l’objet d’un lobbying insupportable des  géants américains du Net, et ce, avec le concours du gouvernement américain!”, rappelle l’élue du Gers sur son blog.

Enfin, elle demande "un règlement strict sur les données personnelles, qui donne l’avantage concurrentiel aux entreprises européennes" et "appelle ses collègues parlementaires, et en particulier la droite européenne, à ne pas céder aux sirènes des lobbyistes américains qui tentent de détricoter chaque jour un peu plus la proposition ambitieuse de la Commission européenne."

Mme Castex a récemment interpellé les autorités européennesur un aurte sujet touchant aux données personnelles numériques, celui de l'IP-Tracking pratiqué par certains sites web, notamment de voyagistes.
Surveillance pipeline par un drone de Delair Tech


Entre l’usage intensif et controversé qu’en font les États-Unis ; les ratés de la mise en œuvre d’une filière française ; et le scandale outre-Rhin où l’Allemagne a acheté cinq exemplaires qui ne peuvent pas prendre les airs en raison des restrictions européennes, les drones sont au cœur de l’actualité. Mais des drones militaires dont l’usage est aux antipodes des drones civils auxquels la 17e Mêlée numérique, qui se tenait hier à Toulouse, consacrait une conférence « Des robots, des drones et des hommes. »
François Baffou, directeur de la technopole bordelaise Technowest, le reconnaît d’ailleurs bien volontiers. « Le drone a une image négative car on ne parle que des drones militaires. On voit le drone comme un engin de terreur. L’image pacifiste est absente », se désolait hier le spécialiste, convaincu que les drones civils peuvent trouver un accueil favorable dans le grand public.

Multiples applications

Car ces petits avions sans pilote à bord et d’un poids inférieur à 250 kg, peuvent intervenir dans une multitude de domaines, et particulièrement l’environnement et la sécurité.
Par exemple en Aquitaine, le Service départemental d’incendie et de secours des Landes utilise des drones pour détecter des incendies de forêt. ERDF utilise également des drones pour contrôler ses lignes à haute tension. Idem pour la SNCF qui peut superviser ses voies. Lors d’événements festifs rassemblant d’immenses foules, police et gendarmerie peuvent faire appel à des drones. Cinéma et télévision utilisent aussi des drones pour obtenir de spectaculaires images, qu’on a pu voir dans Des racines et des ailes, ou le Village préféré des Français.
« Une heure d’hélicoptère revient à 1 000 €. Les drones sont donc une alternative intéressante pour de nombreuses missions et notamment celles que l’on ne faisait plus car trop onéreuses », précise François Baffou, qui observe un décollage du marché civil, notamment grâce à une nouvelle réglementation.
« Avant avril 2012, on était coincé entre les drones militaires et les jouets d’aéromodélisme, alors que le drone est un vrai robot. Maintenant, il a une réelle existence juridique pour les vols à vue comme pour les vols hors vue » se réjouit Benjamin Benharrosh, directeur général de la start-up Delair-Tech, qui s’est vue décerner mercredi le prix spécial Christine Empociello des Trophées de l’économie numérique.

Au premier jour de la 17e Mêlée numérique, rendez-vous incontournable du secteur des technologies de l'information et de la communication qui se déroule jusqu'à demain au centre des congrès Diagora de Labège, les 11es trophées de l'économie numérique ont été décernées à des entreprises innovantes.

Le trophée "Territoire numérique et citoyenneté" a été remis à Graphites pour son projet destiné au jeunes "Écrire l'Europe".

Le trophee "Developpement durable" a été décerné à Openairline pour son logiciel d'optimisation de vol qui permet aux compagnies aériennes de faire de significatives économies de carburant.



Le trophée "Performances systèmes d'information" a été remis à la clinique Pasteur. L'établissement privé, l'un des plus importants de Midi-Pyrénées a concçu un logiciel de brancardage moderne qui évite toute erreur d'd'identité.


Le très attendu trophée de l'"Innovation" a été décerné à Ubleam, une jeune start-up qui a inventé un nouveau tag mobile.



Enfin, le trophée "E-business" a été remis à PCB, créateur de communautés.


A côté de ces 5 prix ont été remis des prix spéciaux.

Le coup de coeur du Sicoval, coorganisateur de la Mêlée numérique, a été remis à Payname, une start-up qui a imaginé un système de paiement innovant pour les particuliers.

Le prix spécial Christine Empociello parrainné par la CCI de Midi-Pyrénées a été remis à Delair-Tech. Cette jeune société conçoit des mini-drones et sera d'ailleurs présente au prochai, salon du Bourget.



Enfin, le Grand prix de l'économie numérique de Toulouse métropole, a été décerné à Airbus pour son logiciel de diagnostic de panne des appareils en temps réel.

La Mêlée numérique se poursuit aujourd'hui avec encore beaucoup de conférences, d'ateliers, de démonstrations sur les innovation numériques d'aujourd'hui et de demain.


Vous souhaitez acheter un voyage sur internet et vous vous rendez sur un site web pour consulter différentes offres. Vous prenez le temps de la réflexion, revenez plus tard sur le site et… surprise, découvrez que les prix ont sensiblement augmenté. Un de vos amis se connecte sur le même site et lui retrouve des prix plus bas. Derrière cette situation qu’ont vécue de nombreux internautes se cache la pratique de l’IP-tracking, le traçage de votre adresse internet qui a permis au cybercommerçant de vous reconnaître et d’augmenter ses tarifs pour vous inciter à acheter plus rapidement.

Enquête de la CNIL

Cette pratique de profilage de navigation des internautes qui repose sur la collecte de l’adresse IP sans qu’ils en soient informés a alerté l’eurodéputée Françoise Castex qui vient de demander à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) d’enquêter sur le sujet. « L’IP-tracking doit également être appréhendée sur le fondement des pratiques commerciales déloyales », estime la CNIL, qui « travaille en collaboration étroite avec la DGCCRF afin de déterminer […] de l’opportunité de réaliser des actions conjointes auprès des principaux opérateurs concernés. » Interrogée par La Dépêche, Françoise Castex estime qu’il est urgent d’agir alors qu’un règlement européen sur la protection des données personnelles est actuellement en débat au Parlement européen.



Interview : "Il y a urgence à légiférer"

Comment vous êtes-vous intéressée à l'IP-tracking ?

J'ai une attention particulière à ces questions parce que je travaille actuellement au Parlement européen sur la directive relative à la protection des données personnelles. C'est une directive qui date de 1995 qui est en cours de révision parce que, évidemment, avec internet, la problématique des données personnelles a été modifiée. Donc j'ai eu vent de cette pratique et en janvier j'ai posé une question écrite à la Commission européenne pour savoir ce qu'elle en pensait et pour qu'elle me confirme que l'adresse IP était ou pas une donnée personnelle.

Elle m'a répondu en mars pour me dire que l'adresse IP constituait une donnée personnelle donc à ce titre qu'elle était protégée, et que sur l'usage qui en était fait à des fins commerciales, il fallait interroger les autorités nationales de contrôle de données personnelles sur internet. J'ai donc saisi la CNIL qui a répondu en me disant qu'elle allait lancer une enquête. Elle n'a pas encore commencé.

En quoi est-ce illégal ?

Cette pratique, si elle est avérée, aurait enfreint deux choses. D'une part l'usage des données personnelles et à ce titre, c'est illégal puisqu'on ne peut pas les utiliser sans votre consentement. Et d'autre part, elle mettrait au jour des pratiques commerciales sur internet qui sont déloyales sinon illégales, puisqu'elles gèrent la rareté et des fausses promotion en fonction de l'intérêt que manifeste l'internaute à un produit sans qu'il y ait son consentement et sans que ce soit du yield management (pratiqué par la SNCF par  exemple qui augmente ses prix en période d'affluence ou en faisant des promotions qui doivent être clairement identifiées comme telle avec une date limite ou un nombre limité de place.)

Ce que je constate depuis que je travaille sur ce dossier, c'est que l'IP-tracking est une pratique parmi d'autres de profilage des internautes soit à des fins marketing, soit à des fins de pratiques commerciales  déloyales. Il y a les cookies, la géolocalisation, etc. Il y a tout un arsenal de profilage de l’internaute. On trace vos connexions internet pour connaître vos habitudes, votre pouvoir d'achat, etc. Et en fonction de cela, soit on vous cible pour de la publicité  mais on modifie aussi les prix en fonction de ce profil établi.

Si c'est avéré, quels sont les moyens d'action au niveau européen ?

L'Europe est en train de réviser cette directive sur la protection des données personnelles et le débat qui oppose la  droite et la gauche est : quelle est la tolérance que l'on admet sur l'intérêt légitime à collecter des données personnelles et à la traiter à des fins commerciales ? Où va-t-on mettre le curseur pour dire que c'est interdit ou qu'il y a une autorisation de profilage ?

Certaines de ses sociétés sont extra-européennes, comment agir sur elles ?

Sur la protection du consommateur et des données personnelles en Europe, c'est toujours le droit qui s'applique en Europe, c'est d'ailleurs pourquoi la chambre de commerce et d'industrie américaine en Europe est extrêmement attentive aux débats qui ont cours actuellement au Parlement européen. Ils ont fait déposer des amendements par certains députés pour garantir une liberté d'utilisation de ces données.

Il y a une étude américaine qui a été publiée par le Financial Times qui évalue à l'heure actuelle à 315 milliards d'euros la valeur des données personnelles des européens. En 2020, cette valeur atteindrait 1000 milliards d'euros. L'intérêt économique et commercial est immense. Nos données personnelles, c'est l'âge, le sexe, les amis que l'on fréquente sur Facebook, les sites d'information, de consommation auxquels on accède le plus souvent. Tout cela permet d'établir un profil.

On sait qu'aux Etats-Unis, cela va très très loin puisqu'il y a un marché des profils. Et cela influence les  polices d'assurance qu'on vous propose, les assurances-vie pour lesquelles il y a même un marché. On peut savoir si vous êtes malade, si vous avez des enfants, etc.

L'IP-traking est peut-être la face émergée d'un iceberg sur le marché des données personnelles. Et de mon point de vue, il faut que l'on ait une vigilance maximale là-dessus. IL y a un seul critère qui doit être mis en oeuvre : le consentement de la personne. Il faut que par défaut la protection maximale soit assurée sur internet. Et si vous acceptez de recevoir des offres partenaires, vous aurez à décocher une case.

Il y a des tensions entre la droite et la gauche au Parlement. Ne peut-il y avoir consensus ?

Pour le moment, il apparaît qu'il y a des positions assez tranchées et que dans la commission des affaires juridique, le vote a eue lieu . Dans la commission des affaires de libertés civiques, le vote a encore été reporté, parce qu'il y a eu des centaines et centaines d'amendements et les rapporteurs n'arrivent pas encore à trouver une rédaction de compromis. C'est un dossier extrêmement sensible. Il y a urgence à réagir, urgence à alerter les consommateurs pour qu'ils soient vigilants et il y a urgence à légiférer.
C'est un procès historique qui s'ouvre ce lundi aux États-Unis. Un procès qui fera date et que certains ont déjà qualifié de «procès du siècle» tant il touche de domaines à la fois : politique, diplomatique, social, militaire. Ce procès, c'est celui de Bradley Manning, un soldat accusé d'avoir divulgué des centaines de documents secrets américains qui, publiés sur le site internet WikiLeaks au nom de la transparence et du droit de savoir, ont bouleversé la diplomatie mondiale et montré par la même occasion combien internet est aujourd'hui devenu un sixième continent, numérique, où vont se faire et se défaire les économies, les trafics en tout genre et les guerres du XXIe siècle.

Vingt-deux charges d'accusation

Il y a toutefois fort à parier que le procès du soldat Manning, qui doit durer trois mois sur la base militaire de Fort Meade, dans le Maryland, à quelques miles de la capitale Washington DC, n'aborde pas tous ces thèmes mais se concentre sur les agissements du jeune soldat de 25 ans, féru d'informatique et qui est devenu la plus célèbre des taupes. Un traître ou un héros selon les points de vue.

Arrêté il y a trois ans, Bradley Manning encourt la réclusion criminelle à perpétuité devant le tribunal militaire présidé par la juge Denise Lind, qui aura à examiner rien moins que 22 charges. Il est accusé de «collusion avec l'ennemi» - en l'occurrence Al Qaïda - pour avoir livré au site internet WikiLeaks des milliers de documents militaires américains sur les guerres d'Irak et d'Afghanistan, mais aussi quelque 250 000 câbles diplomatiques du Département d'État que dirigeait alors Hillary Clinton.

Dans les deux cas ont été mises au jour les pratiques peu reluisantes des États-Unis et de certains de ses alliés. La publication des documents militaires (les War Logs) a ainsi porté à la connaissance du grand public les bavures de l'armée américaine.

Le 5 avril 2010, WikiLeaks publie une vidéo de l'armée américaine, transmise par Manning, montrant deux photographes de Reuters et des civils, tués par un hélicoptère Apache, lors d'un raid aérien à Bagdad, le 12 juillet 2007. Cette première publication donne le départ d'une série de révélations très embarrassantes pour les États-Unis. S'associant très intelligemment à de grands journaux dans le monde (The Guardian, The New York Times, Der Spiegel) à qui il fournit ses documents pour commentaires et analyses, WikiLeaks permet ainsi de démontrer le double jeu du Pakistan, révéler que la guerre en Irak a fait environ 110 000 morts dont 66 000 civils, et attester que plusieurs milliers d'Irakiens ont été livrés par des soldats américains à des centres de détention pratiquant la torture…

Sarkozy «susceptible et autoritaire», Berlusconi «incapable»

Le 25 juillet 2012, WikiLeaks lance une nouvelle offensive avec l'opération «Cablegate» qui dévoile quelque 250 000 télégrammes échangés entre les diplomates américains. Ces documents, relayés là aussi par des journaux dans le monde entier, lèvent le voile sur l'appréciation réelle qu'ont les États-Unis de différents pays, leur leader comme leur politique ou leur économie. Nicolas Sarkozy, qualifié de «président le plus pro américain depuis la Seconde Guerre mondiale» y est ainsi dépeint comme «très susceptible et autoritaire», et «brillant tacticien». Berlusconi comme «incapable» et «inefficace», «ayant un goût prononcé pour la fête»… Mais ce coup de projecteur sur la diplomatie mondiale, dont la pratique du secret et du double langage est consubstantielle à son fonctionnement, s'attire les foudres de très nombreux gouvernements.

Dès lors, pas étonnant que le procès de Manning, pour éviter d'autres révélations, se tienne alors à huis clos et que la juge Lind ait annoncé qu'elle interdirait aux plaidoiries d'aller vers un débat général sur la politique étrangère américaine. Un débat qui se tiendra de toutes façons hors du prétoire où des manifestations de soutien au prévenu sont prévues. Car ce procès d'un seul homme est assurément aussi celui de la transparence et des secrets d'États en démocratie.

Julian Assange, le reclus de Londres
Le fondateur et rédacteur en chef du site WikiLeaks est toujours reclus à Londres, accueilli à l'ambassade d'Équateur. Il s'était réfugié le 19 juin 2012 dans cette représentation diplomatique afin d'échapper à une extradition vers la Suède pour une affaire de viol, dans laquelle il clame son innocence. La justice suédoise, qui a émis un mandat d'arrêt, espère bien que Londres va l'appliquer. Le cybermilitant, qui avait tenu une rocambolesque conférence de presse depuis le balcon de l'ambassade, craint, si cela se réalisait, d'être à terme transféré vers les États-Unis, où il pourrait encourir la peine de mort ou la prison à vie pour la publication des documents secrets.
Si Julian Assange est comme privé de sa liberté de déplacement, sa liberté de parole reste, elle, intacte. L'Australien, aujourd'hui âgé de 41 ans et qui fit la couverture du magazine Time, entend bien continuer son combat, à la fois dans la publication de nouveaux documents confidentiels, et dans la défense des libertés individuelles. Car pour lui les deux sont liés, comme il l'explique dans «Menaces sur nos libertés. Comment internet nous espionne. Comment résister» dont le credo final est «vie privée pour les faibles, transparence pour les puissants.»
Mi-mai, à quelques jours du procès de Manning, Assange assurait que WikiLeaks est «plus fort aujourd'hui qu'il y a deux ans»

Quand WikiLeaks fait des petits dans le monde
La divulgation de documents secrets au nom du droit de savoir et de la transparence démocratique a fait la puissance de WikiLeaks, qui s'est fait connaître avec la publication de documents militaires et diplomatiques confidentiels. Le site de Julian Assange a d'ailleurs dévoilé depuis bien d'autres documents gênants sur les accidents nucléaires de Fukushima, sur les conditions de vie des détenus du camp de Guantanamo ou sur la Syrie. Dernièrement le site a annoncé la publication des «Kissinger Cables», soit un ensemble de 1,3 million de câbles diplomatiques dont 320 000 documents classés secrets.
Mais la force de WikiLeaks est que le site a fait école et des «petits» WikiLeaks sont apparus partout dans le monde.
Parmi ceux-ci, OpenLeaks, né d'une dissidence de WikiLeaks mais qui n'a encore rien publié. La chaîne d'informations continue arabe Al Jazeera a lancé en janvier 2011 Al Jazeera Transparency Unit (AJTU) qui a sorti des documents sur la Jordanie ou la mort de Yasser Arafat. Et au Québec, QuébecLeaks lancé en mars 2011.
Décrypter et analyser des documents confidentiels a aussi donné des idées aux médias qui ouvrent eux aussi des plateformes similaires. Le Wall Street Journal a lancé, le 6 mai 2011 une section Safe House (coffre-fort) ; le New York Times veut pour sa part fédérer des lanceurs d'alerte parmi ses lecteurs. En France, le site Mediapart d'Edwy Plénel, a lancé le 10 mars 2011 un FrenchLeaks. Le Monde et d'autres journaux ont publié il y a deux mois des documents relatifs aux paradis fiscaux fournis par le consortium d'investigation américain ICIJ pour une «Opération Offshore Leaks
Enfin, il y a eu le VatiLeaks. Même si l'appellation a été un peu détournée des initiatives de type WikiLeaks, il s'agit de la publication dans la presse italienne de documents confidentiels sur les luttes d'influence au sein de la Curie romaine. Des documents transmis par le majordome de Benoît XVI, Paolo Gabriele.

Vos données personnelles sont-elles à l'abri ?
De prime abord rien de commun entre des secrets d'États et des documents militaires qui fuitent et nos données personnelles, photos de familles ou commentaires sur les réseaux sociaux. Et pourtant… Dans son livre «Menace sur nos libertés. Comment Internet nous espionne. Comment résister», Julian Assange démontre que toute notre activité électronique, des SMS aux recherches sur Google, est scrutée par «des systèmes de surveillance globaux» à la fois pour mieux contrôler ce qui circule sur Internet, quitte à censurer tel ou tel contenu sous un vernis juridique, et pour «tirer profit du nouvel or noir du XXIe siècle : les données personnelles»
Vie privée et droit à l'oubli. Pour Assange, le respect de la vie privée, donc des données, qui doit aller de pair avec la transparence des États, est capital. Un constat partagé d'ailleurs par les participants du récent colloque international sur l'e-réputation et les traces numériques qui s'est tenu à Toulouse. «L'e-réputation, c'est un enjeu de société. Les traces numériques qu'on laisse par notre pratique du web permettent de vous identifier. On a dépassé «1984» de George Orwell», confiait à La Dépêche Christophe Alcantara, enseignant-chercheur en Sciences de l'information et communication au sein de l'IDETCOM de l'Université Toulouse I Capitole. Quelle solution pour nos données ? «La cryptographie» proclame Assange dans son livre. Mais aussi, tout simplement, comme le dit Alcantara «savoir que tout ce que l'on va dire sur internet pourra être exploité... en bien comme en mal.»