La rédaction de La Dépêche du Midi en partenariat avec le CNRS de Midi-Pyrénées et le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse vous propose une nouvelle édition tablette multimédia : « La faune sauvage de Cro Magnon à nos jours. »
La faune sauvage d’hier et d’aujourd’hui fait l’objet d’intenses recherches pluridisciplinaires. À partir des vestiges osseux des espèces vivant durant la Préhistoire et de leurs représentations sur les parois rocheuses, les paléontologues, les généticiens et les archéologues identifient la faune préhistorique et imaginent les relations que l’Homme entretenait avec elle. Les livres médiévaux richement ornés d’animaux, réels et imaginaires, renseignent sur l’évolution de la science tout autant que sur la morale ou les croyances au Moyen Âge. Et actuellement, le système ARGOS permet de suivre sans relâche des milliers d’animaux pour étudier leurs modes de vie et mieux les protéger.
À travers cette édition multimédia avec de nombreuses photos, des vidéos, des infographies, découvrez tout le travail des scientifiques sur la faune.
Cette édition est disponible gratuitement dans la section hors séries offerts de notre application.

Le stand La Dépêche Premium
La Dépêche Premium est montée sur la 2e marche du podium du challenge Performance marketing au salon DevCom, le grand rendez-vous régional des décideurs marketing et communication, organisé cet après-midi à Entiore, cité de l'entreprise à Toulouse. Le premier prix est revenu à une jeune start-up Mtarget, opérateur spécialisé dans la communication mobile.
L'offre Premium de La Dépêche, unique dans le paysage de la presse quotidienne régionale, a été récompensée pour son côté innovant et pour l'outil de fidélisation qu'elle constitue auprès de notre lectorat.
Les nombreux visiteurs du salon ont d'ailleurs pu découvrir ou redécouvrir tous les avantages de l'offre Premium sur notre nouveau stand doté de tablettes : le fil d'infos, le club abonnés, le journal numérique multimédia et le flash vidéo.
Le Devcom qui fêtait cette année son 10e anniversaire a accueilli plusieurs dizaines de professionnels de toute la France. «L’idée de départ était simple : réunir dans une unité de temps et de lieu les acteurs marquants du développement commercial et du marketing, capables d’apporter aux entrepreneurs du territoire des bonnes pratiques pour accélérer le développement de leur activité», explique Alain Di Crescenzo, président de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Toulouse.
Pari gagné au vu de la qualité des ateliers, des stands et des nombreuses conférences qui ont exploré tous les outils numériques d'aujourd'hui et de demain pour concevoir les futures campagnes courrier, radio, presse, télé, affichage et internet.

La parole «décomplexée», violente, insultante, raciste, homophobe ou antisémite qui semble s’être libérée dans la rue et plus généralement dans l’espace public - notamment depuis les débats sur le mariage pour tous - l’a d’abord été, et continue de l’être, sur internet et les réseaux sociaux au sein de ce que l’on appelle la «fachosphère». Dans cette nébuleuse de sites web ou de pages Facebook aux contours flous s’exprime une haine quotidienne. Au centre de cette constellation, des sites ou des blogs d’extrême droite très actifs - comme Français de souche ou Novapresse - et dont certains sont clairement racistes et xénophobes. S’ils relaient souvent les thèses du Front national, ils savent aussi s’en éloigner pour exprimer des opinions bien plus radicales. Tous explorent souvent, sur fond conspirationniste, les mêmes thèmes jusqu’à la caricature, relayant rumeurs et fausses informations : l’immigré responsable du chômage, les francs-maçons et l’establishment qui cachent des choses, l’islam qui veut imposer la charia, etc.

Cette nébuleuse numérique se développe d’autant plus facilement qu’elle profite à plein de deux éléments au fondement du web. Le premier, ce sont les liens hypertextes qui permettent de relier entre eux tous ces sites vecteurs de haine. De clics en clics, on navigue ainsi sur les sites identitaires, traditionalistes, réactionnaires, fondamentalistes, etc. En 2011, les étudiants de l’École supérieure de journalisme de Lille avaient répertorié, dans le cadre du projet Trans Europe Extrême, pas moins de 377 blogs et sites liés à la fachosphère. Un nombre qui n’est pas allé en diminuant.

L'anonymat désinhibe la parole

Le second élément qui pousse à la multiplication de ces sites est bien sûr l’anonymat des auteurs des commentaires qui rédigent leurs textes sous pseudonyme. Un anonymat certes illusoire puisque la justice a les moyens de retrouver l’auteur de textes tombant sous le coup de la loi, mais un anonymat qui désinhibe la parole extrême comme le constate Christophe Alcantara, enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la communication à l’université Toulouse I-Capitole. «Il y a deux composantes : le fait de se cacher participe à désinhiber les gens, mais ce qui désinhibe aussi c’est la mise à distance. Il est beaucoup plus facile d’insulter quand on n’a pas la personne en face», explique le chercheur. «Quand on prend de la hauteur sur la fachosphère, comme d’ailleurs sur l’islamosphère djihadiste, on voit des mouvements identitaires, des sentiments communautaires dont la dynamique est développée par les réseaux sociaux. On a des gens qui pensent les mêmes choses, se rassurent entre eux et créent un phénomène qui s’auto-entretient par des itérations successives. Il y a alors un vrai sentiment de toute-puissance.» Et trop souvent d’impunité...


Après le scandale des écoutes à grande échelle des télécommunications des Européens par la NSA, l'agence nationale de sécurité des Etats-Unis, la protection de la vie privée et des données personnelles est devenue un enjeu majeur où les divergences de vues quant au prochain règlement européen sur les télécoms sont de plus en plus nombreuses.

Parmi ces divergences, la façon dont le règlement et la directve vont se mettre en place. Certains sont partisans d'un accord bilatéral UE-Etat-Unis, la plupart des sociétés internet traitant des données personnelles étant américaines. D'autres estiment au contraire que le règlement et la directive doivent être élaborés par l'Europe d'abord, et plus particulièrement par le Parlement Européen.

L'eurodéputée PS du Sud-Ouest Françoise Castex est naturellement de ceux-là, qui vient de demander "la suspension des négociations TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) tant que le paquet données personnelles voté par le Parlement européen n'aura pas été adopté par les 28". Les accords douaniers bilatéraux actuellement en cours de renégociation pourraient, en effet, comprendre un volet sur les données personnelles, potentiellement moins contraignant que ce qu'espèrent les défenseurs européens de la vie privée. Une inquiétude corroborée par les circonstances de la signature d'un accord douanier entre l'UE et le Canada le 18 octobre : une semaine après sa signature, cet accord n'a toujours pas été rendu public, laissant craindre que les positions européennes aient été édulcorées.

Pour l'eurodéputée socialiste,"ce sont les mêmes États qui freinent des deux pieds l'adoption d'une nouvelle législation sur les données personnelles et qui veulent par ailleurs accélérer les négociations avec les USA. Ce n'est pas avec les États-Unis que les 28 doivent négocier la protection des données personnelles des Européens, c'est avec le Parlement européen." Et Mme Castex de rappeler que la Commission Liberté civile du Parlement européen s'est exprimée le 21 octobre dernier à l'unanimité pour une législation plus protectrice en  matière de données à caractère personnel.

Pour l'heure les négociatons entre les Etats-Unis et l'Europe doivent reprendre à Bruxelles le 11 novembre et jusqu'au 15 novembre. Elles reprendront ensuite à Washington à la mi-décembre.