Il y a 40 ans, le 25 avril 1974, le Portugal se libérait de la dictature au cours de la révolution des œillets ; révolution pacifique qui amena le pays vers la démocratie. Quatre décennies plus tard, que reste-t-il de la révolution des œillets ? Ses idéaux ont-ils été trahis ? Quelle est la situation du Portugal aujourd’hui alors que le pays est frappé durement par la crise économique et financière depuis 2008 ?

Pour répondre à ces questions, la rédaction de La Dépêche du Midi vous propose gratuitement sa nouvelle édition multimédia pour tablettes numériques (iPad et appareils Android) « Il y a 40 ans : la révolution des œillets. »

Notre reporter Pierre Challier est allé à Porto et à Lisbonne, entre autres, pour rencontrer des Portugais qui ont été les témoins et les acteurs directs des événements comme le colonel Vasco Lourenço, l’un des artisans de la révolution. Entre souvenir et espoir, nous revenons avec de nombreuses photos, des vidéos et des infographies sur cet événement majeur dans l’histoire européenne.

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Lorsqu’il s’est lancé dans la téléphonie mobile en janvier 2012, Xavier Niel, le PDG d’Iliad, la maison mère de Free mobile, avait clairement affiché ses ambitions : diviser par deux la facture des dépenses télécoms des Français. Deux ans plus tard, force est de constater que le budget consacré par les foyers aux dépenses de télécommunications a effectivement baissé. Notamment grâce aux nouveaux standards tarifaires imposés par Free Mobile à tout le secteur : un forfait avec des communications illimitées et un volume de données internet autour de 20 € et un forfait sans la « data » à moins de 5 €.

« Baisse moyenne de 30 %»
Ce mardi l’association de consommateur UFC-Que Choisir a dévoilé les résultats d’une enquête qui attestent d’une réelle baisse des prix. « L’arrivée d’un quatrième opérateur a permis une baisse moyenne de la facture mensuelle mobile de 30 %. Notre étude met ainsi en évidence qu’en l’espace de deux ans (2012 et 2013), les utilisateurs de services mobiles ont économisé pas moins de 6,83 milliards d’euros » indique l’association, qui se félicite de voir la France être désormais deux fois moins chère que la moyenne européenne alors qu’elle était 25 % plus chère en 2010. L’UFC souligne également que les forfaits « sans engagement » sont en passe de devenir la règle cette année. « Fin 2013, près d’un abonné sur deux (49,3 %) avait une offre sans engagement, soit deux fois plus qu’en janvier 2012. » Ainsi, les consommateurs n’hésitent plus à faire jouer la concurrence et à changer d’opérateurs : les demandes de portabilité de numéros entre deux opérateurs ont triplé en deux ans. « La France est désormais un pays où il fait enfin bon téléphoner » se félicite l’UFC, qui défend avec force le modèle à quatre opérateurs, à l’heure où certains – le ministre de l’Économie Arnaud Montebourg en tête – souhaitent un retour du marché à trois pour préserver les emplois.
Rappelant que « l’emploi dans le secteur a progressé depuis 2012 », l’UFC n’élude toutefois pas un tel scénario et demande aux autorités de régulation (Autorité de la Concurrence et ARCEP), de se prononcer sur la restructuration en cours afin de préserver « une intensité concurrentielle au service des consommateurs ». Elle propose d’ores et déjà de faire baisser dans les plus brefs délais les tarifs de gros appliqués par les quatre opérateurs aux MVNO (les opérateurs virtuels comme NRJ, Virgin, etc.).

Après le rachat de SFR, un retour à 3 ?Après le rachat de SFR par Numéricable, Bouygues telecom se trouve dans une situation particulièrement précaire. « La fragilité de Bouygues telecom ne garantit pas – et les tractations actuelles le confirment – son maintien sur le marché à moyen terme », estime l’UFC-Que Choisir. De fait, une rumeur lancinante laisse entendre que Bouygues pourrait se faire racheter par son concurrent Free Mobile, comme cela aurait pu se faire si Vivendi avait choisi de vendre SFR à Bouygues, ce dernier revendant dans la foulée son réseau clé en main à Free.
Ce retour à trois opérateurs (Orange, SFR-Numéricable et Free-Bouygues), inquiète vivement l’UFC, qui n’en veut pas, craignant qu’il arrive en France ce qui s’est passé en Autriche lorsque ce pays est passé de 4 à 3 opérateurs : une hausse des prix de 10 % !
En attendant, la France dispose bel et bien de quatre opérateurs et pourrait connaître des changements. Patrick Drahi, le PDG d’Altice, propriétaire de Numéricable et SFR, devrait dévoiler d’ici la fin de l’année de nouvelles offres.


Le 27 novembre 2013, Fleur Pellerin, alors ministre de l'Economie numérique a lancé l’"initiative French Tech", un grand projet collectif au service de la croissance et du rayonnement des start-up et entreprises du numérique.

"L’initiative French Tech c’est d’abord une ambition : construire un grand mouvement de mobilisation collective pour la croissance et le rayonnement des startups numériques françaises. L’objectif, c’est de tout faire pour que les prochains Google naissent et se développent ici, en France et en Europe !" déclarait la ministre.

Un appel qui a été largement entendu à Toulouse où un mouvement "French Tech Toulouse. Ready to tech !" vient d'être lancé pour fédérer les initiatives et promouvoir le savoir-faire régional qui fait de Midi-Pyrénées la 2e région française derrière l'Ile-de-France avec plus de 34000 emplois, 19000 étudiants et quelque 2600 chercheurs.

Acquérir une vraie visibilité

"Toulouse possède un environnement favorable à l’économie numérique de par ses aménagements et ses infrastructures. La mise en place de tiers lieux, d’accélérateurs ou de laboratoires des usages qui permettent aux entreprises de disposer d’espaces correspondants à leur dynamique de création en est un exemple concret", expliquent les promorteurs de cette intiative. "Entrepreneurs, acteurs de la cité, citoyens, industriels, associations, écoles, chercheurs, usagers, structures d’appui, dispositifs d’accompagnement, tiers lieux, structures fédératives, l’intérêt de tous passe par cette dynamique et cette lisibilité commune. Nous souhaitons que Toulouse et sa région soient parmi les moteurs de cet élan national et international."

D'ores et déjà, cette candidature aux labels « Métropoles French Tech » est soutenue par de grands acteurs : Aerospace Valley, Airbus, Ambition Toulouse 21, la Cantine Toulouse, la CCI de Toulouse, la CRCI de Midi-Pyrénées, le cluster Digital Place, la TIC Valley, ERDF, l'incubateur Midi-Pyrénées, l'IRIT, Orange, SFR, La Poste, la région Midi-Pyrénées, Toulouse Métropole, l'université de Toulouse, etc.

Plus d'informatons sur le site internet, la page Facebook ou le compte Twitter

Futurapolis. Peu de termes peuvent s’enorgueillir de posséder en eux autant de promesses d’avenir  : le futur dans toutes ses dimensions scientifiques, politiques, sociétales, par le prisme de la «polis», la cité, la ville, la mégapole, qui attire plus de la moitié de l’humanité. Une corrélation à dessein car c’est bien dans les métropoles  que se jouent, aujourd’hui, les organisations humaines de demain en matière d’attractivité, de transport, d’environnement, de réseaux : autant de domaines reliés entre eux par l’innovation. La troisième édition de Futurapolis, lancé en 2012 parle magazine le Point avec le soutien de Toulouse Métropole et de la Région Midi-Pyrénées, va donc explorer ce que l’innovation peut apporter à notre quotidien, au travers de tables-rondes, de démonstrations et des 24 heures de l’innovation ; un marathon qui présentera 48 innovateurs.
Les éditions précédentes de Futurapolis ont connu un immense succès avec plus de 12 000 personnes et cette année encore le public devrait être au rendez-vous* pour partager avec quelque 170 intervenants venant d’horizons très différents. Parmi eux l’architecte Jean-Michel Wilmotte, l’écrivain Ken Follet, l’astrophysicien André Brahic, le climatologue Jean Jouzel, le président d’IBM Alain Bénichou ou l’académicien Erik Orsenna.
Tous ont en point commun de porter un regard aiguisé surle devenir de l’Homme confronté  à la technologie. Et cette année, au-delà du thème général de l’électricité, les robots seront clairement les invités vedettes, à l’image de Romeo d’Aldebaran Robotics présenté ci-contre.
C’est que la robotique -  qui constitue l’un des fleurons de Midi-Pyrénées avec le cluster Robotics place  et  des laboratoires comme le LAAS à Toulouse - deviendra de plus en plus une réalité, tant ce domaine est transversal  (informatique, santé agriculture, assistance, etc.) et mobilise de multiples disciplines. Surtout, la robotique - et particulièrement les robots humanoïdes - constitue l’un des meilleurs points de convergence entre la réalité scientifique et ce qui la fait progresser : le rêve de chacun d’entre nous.
Inscriptions sur wwww.futurapolis.fr

La presse et les Français n’aiment rien tant que cultiver les paradoxes. Depuis plusieurs années, en effet, les titres de presse subissent une baisse de diffusion chronique et, en même temps, les Français aiment toujours autant la lire. Et ce n’est pas la 5e vague de l’étude d’audience One, réalisée par Audipresse sur l’année 2013, qui dira le contraire.
771000 lecteurs chaque jour pour La Dépêche
Ainsi, 66 % des Français lisent chaque jour au moins un titre de presse, quotidienne ou magazine. 42 % lisent au moins un quotidien, 50 % lisent au moins un magazine et 26 % lisent au moins un quotidien et un magazine. Chaque mois, 97 % des Français lisent au moins un journal ou un magazine, soit 49,7 millions de lecteurs !
En ce qui concerne plus particulièrement la presse quotidienne régionale (PQR), au niveau national, 18,484 millions de personnes sont des lecteurs d’un journal régional, soit 36 % des Français de 15 ans et plus.
Sur plus d’une trentaine de titres, La Dépêche du Midi se situe dans le Top 10 des meilleurs quotidiens régionaux. Notre titre totalise 771 000 lecteurs par jour en moyenne, ce qui le place à la 6e place nationale. Une belle performance qui traduit les liens forts installés entre La Dépêche et les habitants de Midi-Pyrénées, de l’Aude et du Lot-et-Garonne… ou d’ailleurs. Car grâce à notre offre Premium, la version numérique du journal est lue aux États-Unis, en Europe et partout en France pour tous ceux qui veulent garder un lien avec l’actualité de notre région.

Au nom de la lutte contre  le terrorisme et la grande délinquance, peut-on porter atteintes aux libertés fondamentales et à la préservation de la vie privée ? Cette question est lancinante depuis les attentats du 11-Septembre et traverse le débat dans les sociétés occidentales depuis plusieurs années, au grès de l'examen de législations nationales

Ce mardi la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE)  vient d'apporter une retentissante réponse  à cette question dans un arrêt imposant une révision de la législation européenne sur la conservation des données personnelles utilisées pour lutter contre le crime organisé et le terrorisme, jugée nécessaire mais disproportionnée et trop intrusive.

La Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE) invalide ainsi la directive européenne 2006/24 sur la rétention des données ou traitées dans le cadre de la fourniture de services de communications électroniques accessibles au public ou de réseaux publics de communications, notamment pour non-respect du principe de proportionnalité. Le juge européen reproche également à cette directive de ne pas imposer une conservation des données sur le territoire de l'Union européenne ; un aspect particulièrement intéressant dans le débat sur la protection des données personnelles hébergées auprès de grands groupes extra-européens.

La députée européenne du Sud-Ouest, Françoise Castex, salue cette décision de la Cour. "Après le rapport Moraes sur le programme d'espionnage de la NSA, et l'adoption du paquet données personnelles par les eurodéputés, c'est un signal fort envoyé au Conseil. Cette directive, qui a été votée dans le cadre des accords UE/États-Unis après les attentats du 11 septembre, ne répondait pas aux exigences imposées par les droits fondamentaux à la vie privée et à la protection des données".

Enfin l'eurodéputée Nouvelle donne estime qu'il est temps de remettre à plat la législation en cours et appelle à un véritable Habeas corpus numérique. "Cet arrêt confirme ma conviction qu'il est urgent de doter l'Europe d'un habeas corpus numérique, et de suspendre, une fois pour toute, les accords Safe Harbour et Swift/TFTP qui autorisent le transfert des données personnelles des Européens aux autorités américaines", conclut l'eurodéputée.

Un coup d'arrêt au fichage automatique, mais le combat continue

La Quadrature du Net, qui lutte pour la protection des données, s'est réjouie de cette décision. "Cette décision historique est une victoire pour tous les défenseurs de la vie privée qui, partout en Europe, s'étaient mobilisés depuis 2006 contre le fichage généralisé des communications. Alors que depuis près d'un an se tient un débat sans précédent sur la surveillance de masse, la Cour souligne à son tour que les mesures d'exception adoptées au nom de la lutte contre le terrorisme ont abouti à des violations inacceptables de la vie privée. Cet arrêt est une invitation à continuer le combat contre la surveillance par tous les moyens appropriés, qu'ils soient techniques, politiques ou juridiques. Lois après lois, nos gouvernements se sont affranchis de l'État de droit. Il est désormais temps de leur rappeler que les libertés fondamentales constituent la pierre angulaire de nos démocraties et qu'elles ne sont pas négociables. » déclare Félix Tréguer, cofondateur de La Quadrature du Net.

La commissaire aux affaires intérieures Cecilia Malmström s'est réjouie sur son compte Twitter de connaître la décision de la Cour. "Le jugement de la Cour apporte de la clarté et confirme les conclusions critiques en termes de proportionnalité du rapport d'évaluation de la Commission de 2011 sur la mise en œuvre de la directive sur la conservation des données . La Commission européenne va maintenant évaluer attentivement le verdict et de ses impacts. La Commission prendra son travail avant à la lumière des progrès accomplis dans le cadre de la révision de la directive sur la vie privée et en tenant compte des négociations sur le cadre de la protection des données", a expliqué la commissaire dans un communiqué.





C'est un débat qui pourrait paraître n'être celui que de spécialistes. Et pourtant, la neutralité du Net est, avec la protection des données personnelles et le mode de gouvernance, l'un des sujets clé du développement d'internet et de son accessibilité équitable.

La neutralité du Net, c'est l'interdiction faite aux fournisseurs d'accès à internet de discriminer les contenus qui passent dans leurs tuyaux. La tentation est, en effet, très grande pour les FAI de privilégier, par exemple, les contenus produits par une de leurs filiales achetée à prix d'or. Ou encore freiner la consultation de contenus, comme des vidéos, qui mobilisent une importante bande passante.

La neutralité est donc un enjeu important, économique, sociétal et démocratique, qui fait l'objet d'un intense lobbying des acteurs des télécoms.

Le vote du Parlement européen en faveur de la neutralité du Net, ce jeudi 3 avril dans le cadre du Paquet Télécom, est donc un moment historique et important. Les eurodéputés ont adopté par 534 voix pour, 25 contre et 58 abstentions le rapport de l'espagnol Pilar del Castillo Vera (PPE). "Nous avons obtenu des garanties supplémentaires pour maintenir l’ouverture d’internet en s’assurant que les utilisateurs peuvent utiliser et proposer des applications et services de leurs choix et en renforçant internet comme élément clé de la compétitivité, de la croissance, des emplois et de l’innovation", explique le rapporteur.

Internet équitable, sans discrimination, restriction ou interférence

"Le trafic internet doit être traité de manière équitable, sans discrimination, restriction ou interférence, indépendamment de l’expéditeur, du destinataire, du contenu, de la technologie, du service ou des applications", explique le Parlement, qui a toutefois laissé des marges de manœuvres aux FAI. "Les fournisseurs d’accès internet pourraient toujours proposer des services spécialisés aux utilisateurs finaux tels que la vidéo à la demande ou la conservation de données critiques (informatique en nuage) s'ils ne portent pas atteinte à la disponibilité ou à la qualité des services d'accès à l'internet proposés par d’autres entreprises ou service"

Enfin, les députés ont réduit la liste des “cas exceptionnels”, proposée par la Commission européenne, permettant aux fournisseurs d’accès de bloquer ou ralentir internet." De telles mesures seront possibles pour mettre en œuvre une décision de justice, préserver l’intégrité et la sûreté du réseau et prévenir les effets d’une congestion temporaire du réseau. Ces mesures de gestion du trafic devront être transparentes, non discriminatoires et proportionnées et ne devront pas être maintenues plus longtemps que nécessaire."
"Nous acceptons des services spécialisés - IPTV et la télémédecine en sont de bons exemples - mais ils ne devraient pas affecter la vitesse ou la qualité de l'accès du consommateur moyen", précise l'eurodéputée Teresa Riera, porte-parole des Socialistes et Démocrates  (S&D) pour l'industrie

L'eurodéputée Nouvelle Donne du Gers Françoise Castex, qui avait contesté en janvier 2013 les propositions de la commissaire européenne Neelie Kroes, et mis en garde contre un vote négatif, s'est réjouie de la réécriture par le Parlement européen du texte initial de la Commission.
"Dans sa proposition, ou plutôt « précipitation » initiale, la Commission européenne voulait encadrer le traitement préférentiel que les opérateurs peuvent proposer à certains services, tout en garantissant la qualité du service de base. C'était la porte ouverte à des offres différenciées d’accès à Internet, à un Internet bridé par des fournisseurs d'accès devenus eux-mêmes fournisseurs de contenus. Avec ce texte, le principe de neutralité du Net devient explicite, général et de force exécutoire", explique l'eurodéputée, par ailleurs vice-présidente de la commission des Affaires juridiques.

Le vote du Parlement a été salué par de nombreux acteurs de défense des libertés au premier rang desquels la Quadrature du Net qui avait mené une vaste campagne de sensibilisation. "La victoire d'aujourd'hui sur la neutralité du Net est la plus importante pour la protection des libertés en ligne depuis le rejet de l'ACTA en juillet 2012. Le Parlement européen a clairement indiqué que le bien commun qu'est Internet doit échapper à l'emprise de l'industrie et rester un espace où la liberté de communication et d'innovation peuvent prospérer. Nous remercions vivement l'ensemble des organisations, des citoyens et des eurodéputés qui ont rendu ce résultat possible. Nous devons maintenant rester vigilants quant à la suite de la procédure, car le texte va désormais devant le Conseil de l'Union européenne, où de nombreux gouvernements nationaux chercheront à démanteler les dispositions relatives à la neutralité du Net afin de satisfaire leurs oligopoles télécoms. Même si nous avons gagné aujourd'hui, le combat pour un Internet libre continue !", a déclaré Félix Tréguer, cofondateur de La Quadrature du Net.

Rien n'est joué

Reste que le texte adopté par le Parlement doit maintenant se traduire concrètement. Et comme dans le cas de la protection des données personnelles, rien n'est gagné en raison du lobbying des Télcos. "Avec la pression des opérateurs historiques et des acteurs historiques du contenu, le risque que ce texte soit repoussé par les 28 est réel. Gageons qu'ils prennent leurs responsabilités et apportent leur soutien à ce texte qui protège les droits fondamentaux de nos concitoyens et soutient nos PME innovantes contre les appétits gargantuesques des grandes multinationales américaines", espère Françoise Castex.

En France, les opérateurs sous surveillance
Afin de vérifier que la neutralité du Net est respectée ou non par les opérateurs de télécommunication, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) vient de mettre à jour; le 29 mars, une de ces décisions sur le sujet prise en 2012 qui lui permettait de collecter périodiquement (auprès des opérateurs français mais aussi étranger opérant en Francedes informations sur les conditions techniques et tarifaires de l’interconnexion et de l’acheminement de données sur internet. "Il s’agit de distinguer désormais les capacités installées et les capacités paramétrées, sur chaque lien d’interconnexion visé par la décision ; et de permettre à l’Autorité de solliciter, de manière ponctuelle, des informations complémentaires afin qu’elle puisse apprécier l’ampleur d’une saturation présumée sur un des liens d’interconnexion", explique le gendarme des télécoms.