A l'occasion de l'ouverture du Musée Soulages à Rodez, la rédaction de La Dépêche du Midi propose une édition numérique spéciale pour tablettes et smartphones (Apple et Android) afin de découvrir ce musée exceptionnel et plonger au coeur de l'oeuvre du maître de l'outrenoir.









Richement illustrée de photos du peintre à différentes époques de so parcours, de clichés du musée et de vidéo, "Soulages, le musée événement" vous permettra de découvrir l'enfance et les débuts de Pierre Soulages jusqu'à la renommée internationale. Cette édition décrypte également son rapport au noir, à la lumière qu'y s'y reflète et qu'il avait travaill, entre autres, avec les vitraux de l'abbaye de Conques.

Dans un interview exclusive qu'il nous a accordée, Pierre Soulages explique qu'il a deux lieux de naissance : Rodez et la peinture.

Enfin, nous terminons avec un zoom sur le Café Bras et les conseils pratiques pour programmer sa visite.

Cette édition est téléchargeable gratuitement dans notre application La Dépêche du Midi disponible dans l'AppStore (pour iPad, iPod et iPhone) et dans le Google Play (pour les tablettes et smartphones Android). Une fois l'application installée, rendez-vous dans l'onglet "Hors série offerts"
Olivier Gonzales à la Mêlée numérique

Et si Twitter France installait ses bureaux à Toulouse ? La question était sur toutes les lèvres hier à la Mêlée numérique, «le» grand rendez-vous régional des acteurs du numérique, à l'occasion de la venue d'Olivier Gonzalez, directeur général de Twitter France, qui nous a accordé une interview exclusive.

Quel est le sens de votre venue à Toulouse ?

Elle s'inscrit dans le cadre de l'installation de Twitter en France. La France est un pays capital pour Twitter. Il y a un an, on a ouvert un bureau à Paris avec trois salariés ; aujourd'hui, nous sommes une vingtaine. Mais l'objectif est bien Twitter France et non pas Twitter Paris ; donc ce voyage à Toulouse s'inscrit dans une traversée, une évangélisation de la France. Les Toulousains et les Français n'ont d'ailleurs pas attendu l'ouverture de notre bureau parisien. On se doit de rencontrer les gens qui nous suivent.

Qu'est-ce qui vous surprend le plus au cours de ce tour de France ?

Le plus surprenant dans l'adoption de Twitter est que les Français se sont rapidement approprié notre plateforme pour échanger. Le Stade toulousain, le TFC, Airbus, la clinique Pasteur mais aussi les musées, les politiques, etc. A Toulouse comme dans d'autres viles, il y a une véritable appétence. Le dénominateur commun est que Twitter a toujours un excellent accueil dans les villes où nous rencontrons des entrepreneurs, des start-ups, des gens qui fourmillent d'idées.

Ces rencontres vous donnent-elles des idées de développement ? L'envie de vous installer à Toulouse ?

La décison ne m'appartient pas. On va commencer par écouter les Français, les accompagner dans leur quotidien. C'est ça qui nous intéresse. Après il y a une forte communauté de développeurs sur la région toulousaine, qui accueille par ailleurs 100 000 étudiants. Il y a peut-être de belles opportunités pour Twitter. Notre société est pragmatique. S'il y a des compétences, des talents, on les regardera.

Que va être l'avenir de Twitter ?

On est parti, il y a 8 ans, d'un tweet très brut de 140 caractères qu'on complète aujourd'hui de photos, de vidéos. Notre objectif est que Twitter soit le plus agréable à utiliser afin que les gens l'adoptent pour leur vie de tous les jours, du suivi scolaire de leurs enfants aux horaires de cinéma. Aujourd'hui 78 % des utilisateurs de Twitter y accèdent par un smartphone. Twitter devient un vrai compagnon, pour les particuliers comme les entreprises. En un an, Twitter a pris une place importante : à la radio le matin comme le soir à la télé, on commente des tweets. De plus en plus, on accompagne la société française dans sa digitalisation. C'est cela notre objectif premier : être de plus en plus utile aux Toulousains comme aux Français.


À 48 heures des élections européennes qui enverront 74 députés Français – dont dix du Sud-Ouest – au Parlement européen, la rédaction de La Dépêche du Midi vous propose de découvrir gratuitement sa nouvelle édition numérique pour tablettes (Android, iPad) et smartphones (Android, iPhone) consacrée à cet important scrutin.
À travers cette édition multimédia enrichie de vidéos, photos et infographies, vous saurez tout du fonctionnement du Parlement et de la Commission européenne: les prérogatives de l’un et de l’autre. Nous vous proposons également de faire un bilan de la mandature 2009-2014 avec les dossiers votés par les députés sortants et de découvrir les 25 candidates de la circonscription Sud Ouest. Enfin, à travers de grandes interviews, les six principaux candidats vous dévoilent leur vision de l’Europe.
Pour lire cette édition, téléchargez gratuitement l’application La Dépêche du Midi sur l’AppStore ou Google Play et rendez-vous dans l’onglet « Hors séries offerts. » Plus d’informations sur www.ladepeche.fr/premium

22 millions de foyers étaient connectés en France au 1er trimestre 2014 selon l'étude Home Devices de Médiametrie.


Par Wieland Alge, vice-président et directeur général EMEA de Barracuda Networks.

eBay a confirmé aujourd'hui qu'une base de données contenant les mots de passe des utilisateurs a été piratée entre fin février et début mars. Cependant, l'intrusion a été detectée il y a seulement deux semaines. La société a conseillé à tous les utilisateurs, aujourd'hui, de changer leurs mots de passe. De ce que nous pouvons dire,  les cyber-pirates ont attaqué un petit nombre de salariés, ce qui leur a permis de voler leurs identifiants. Les hackers ont pu accéder aux noms des utilisateurs d'eBay, mots de passe cryptés, adresses e-mail, adresses physiques, numéros de téléphone et dates de naissance. La société a par la suite étudié minutieusement son système pour déterminer quelle  base de données a été compromise et ce qui a été volé.

Commentant l'attaque sur les données  des utilisateurs eBay, Wieland Alge, pionnier de la sécurité  informatique, l'inventeur de l'un des pare-feux d'entreprise les plus performants et vice-président et directeur général EMEA de Barracuda Networks a déclaré:

« Il ne sert à  rien de faire de gros investissements dans des méthodes de défense du périmètre si l'entreprise ne peut atténuer les risques causés par ses propres employés, première cible des cyber-attaquants. Aujourd'hui plus que jamais nous devons évoluer dans un "environnement zéro confiance".

Chaque application et chaque matériel peut aujourd'hui être piraté, le département informatique ne doit donc avoir confiance en rien ni personne. La menace peut arriver de toute part : des clients, des gouvernements et surtout des employés eux-mêmes. La méfiance collective n'est donc plus un signe de paranoïa mais au contraire une règle d'or dans l'informatique.

Le concept de "l'environnement zéro confiance" est donc simple : les infrastructures sensibles doivent être protégées par des portes de sécurité intelligentes contre les utilisateurs et les autres composants du système informatique. Chaque requête doit être vérifiée, la prévention contre les actes suspicieux est une nécessité, tout comme mener une enquête immédiatement. Il n'y a pas d'excuse pour la complaisance et le retard. »


Arqiva, principal opérateur d’infrastructures de communication et de services medias au Royaume-Uni, et la société toulousaine Sigfox, premier opérateur d'un réseau cellulaire bas débit entièrement dédié aux communications machine-to-machine (M2M) et à l’Internet des Objets (IoT), viennent d'annoncer leur partenariat pour le déploiement du réseau Sigfox au Royaume-Uni.

"Le marché des objets connectés est actuellement en pleine croissance au Royaume-Uni. Le partenariat avec Arqiva est une étape essentielle dans le développement de notre réseau cellulaire global dédié à l’Internet des Objets. Selon les études, il y aura 50 milliards d’objets connectés d’ici 2020. Mais pour ce faire, il faudra réduire le coût et la consommation énergétique de la connectivité. C’est la solution proposée par Sigfox, et nous sommes fiers qu’Arqiva l’aie choisie pour le Royaume-Uni", souligne Rodolphe Baronnet-Frugès, vice-président réseau et développement international chez Sigfox.

Un fort déploiement à l'étranger

Sigfox compte plusieurs centaines de projets en cours avec des clients qui peuvent profiter de son réseau global et, ainsi, connecter un objet dans tous les pays où le réseau est déjà déployé. Celui-ci est actuellement opérationnel en France, aux Pays-Bas, en Espagne et dans plusieurs grandes villes telles que Moscou et Munich.

On commence à les voir apparaître sous la forme de bracelets à porter au poignet, connectés à son smartphone. Des bracelets (comme le Pulse de Withings, photo) qui mesurent rythme cardiaque, nombre de pas effectués, calories brûlées, phase de sommeil, de travail ou de repos, etc. À la maison on les retrouve sous forme de pèse-personnes capables de suivre l’indice de masse corporelle ou la masse graisseuse.

80 milliards d’objets


Les objets connectés, ce sont aussi des lampes commandables à distance, des capteurs d’humidité qui surveillent vos plantes, une station météo qui mesure le taux de CO2 dans l’air intérieur. Et demain, ce seront des capteurs intégrés aux tissus d’un costume ou d’un T-shirt, aux pneus de sa voiture. Les applications sont infinies.
Selon l’Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe (Idate), basé à Montpellier, il devrait y avoir rien moins que 80 milliards d’objets connectés à l’horizon 2020, contre 15 milliards actuellement.
Futurapolis, le grand forum de l’innovation organisé par Le Point et soutenu par La Dépêche du Midi, qui se tient durant trois jour à partir de jeudi, ne pouvait bien évidemment pas passer à côté de cette révolution en marche qui va bouleverser notre quotidien. Une table-ronde y sera consacrée jeudi matin autour du thème « Société interactive : des hommes et des objets connectés. » Y sont conviés Alain Duprey, directeur général de l’Association des instituts Carnot, Pierre-Damien Berger, adjoint au directeur des partenariats industriels de l’institut Carnot CEA LETI, Jean-Luc Errant, PDG de la société CITIZEN (qui a conçu un T-shirt connecté) et Jean Arlat, directeur de l’institut Carnot LAAS CNRS. Ce dernier mène avec des équipes de remarquables travaux de fond notamment autour de l’« intelligence ambiante », de l’interaction des robots avec les humains, et des microsystèmes pour la santé. À ce titre, il a travaillé sur la « maison du futur » baptisé « Adream » ; un bâtiment concentré de modernité et de technologies, qui illustre bien les interactions entre objets connectés.
La multiplication de ces dispositifs constitue aussi un véritable enjeu économique et industriel.  L’IDATE prévoit que le phénomène va se développer en priorité au sein des industries qui en ont besoin et dans son étude «La dynamique d’Internet : prospective 2030», le Commissariat général à la stratégie et à la prospective identifie les objets connectés comme un secteur prioritaire que les pouvoirs publics doivent aider.



Toulouse en pointe
La Ville rose est d’évidence en pointe en ce qui concerne les objets connectés. Au niveau de la recherche scientifique mais aussi au niveau industriel. À cet égard, la start-up Sigfox, dont le conseil d’administration est désormais présidé par Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva, apparaît comme l’un des futurs champions du secteur. La société fondée et dirigée par Ludovic Le Moan a inventé le premier réseau cellulaire mondial pour faire communiquer les objets connectés.

Futurapolis, le grand rendez-vous de l’innovation qui ouvre ses portes jeudi 15 mai Toulouse pour trois jours, va aborder de multiples thèmes dont l’un intéressera à coup sûr tous les automobilistes : à quoi ressemblera la voiture de demain ? Rémi Bastien, directeur de la recherche et ingénierie avancée chez Renault, Antoine Jouin, président de Continental Automotive, Guillaume Devauchelle, vice-président chargé de l’innovation chez Valeo et Paul Labrogère, directeur du programme « Technologies & Outils » chez SystemX, vont détailler les pistes de réflexion du secteur automobile pour concevoir les véhicules de demain, marqués par deux innovations : les nouveaux modes de propulsion (véhicules hybrides ou tout électriques), et les voitures connectés à internet. Ces dernières sont d’ailleurs une réalité selon l’Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe (Idate), basé à Montpellier. Celui-ci évalue à 420 millions le nombre de voitures qui seront connectées en 2018 contre 45 millions en 2013 ; le marché devrait alors peser 8 milliards d’euros. « La stratégie de la plupart des constructeurs est de rendre leurs propres voitures connectées », explique Samuel Ropert, chef de projet de l’étude, qui détaille la rencontre de deux secteurs industriels, celui de l’automobile et celui des télécoms. « Le concept de la “voiture connectée” est assez simple : une voiture équipée d’un accès internet lui permettant de communiquer avec le monde extérieur et de partager cet accès avec d’autres applications (ou des terminaux) à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule », explique le spécialiste qui liste trois solutions possibles de connexion.
« La solution embarquée (où le module est intégré à la voiture), est la plus avantageuse techniquement car elle est dédiée aux services connectés. Une autre option consiste à utiliser le smartphone pour gérer la connectivité. La dernière solution est la combinaison des deux précédentes : l’utilisation du système intégré pour des services de télématique et du smartphone pour les applications de divertissement. »Objectif : proposer des applications comme sur les smartphones. Applications d’aide à la conduite avec des options de sécurité (transmission d’alerte en cas d’accident), de confort (lire sa musique, dicter ses SMS) et d’agrément (GPS avec infotrafic personnalisé).
Tous les fabricants de smartphones ont fait des annonces. Apple vient ainsi de lancer Carplay qui connecte intelligemment son iPhone à la voiture. Ferrari, Volvo et Mercedes-Benz ont présenté des modèles équipés au dernier salon de Genève en mars.



Google contre Apple

« Pour les acteurs de l’Internet, la stratégie est claire : l’automobile est un terminal connecté supplémentaire, tout comme les smartphones, les tablettes ou les ordinateurs portables, et qui doit être désormais pris en compte », explique l’Idate. « Néanmoins, Apple et Google n’ont pas la même approche. En effet, alors qu’Apple propose sa technologie pour permettre l’interface avec ses produits, Google fait la promotion de sa technologie intégrée à la voiture. Ce dernier cherche aussi à collecter les données pour améliorer encore le ciblage des publicités, comme celles liées aux centres d’intérêt, en relation surtout avec la situation géographique. »
Derrière la voiture connectée se joue aussi la bataille pour le contrôle de l’écran embarqué.
La ville connectée ou smart city, l'un des thèmes de Futurapolis 2014

Entre la conférence internationale sur le graphène, ce nouveau matériau révolutionnaire, qui a réuni cette semaine quelque 700 chercheurs, et la Mêlée numérique qui rassemblera les 27 et 28 mai les pointures régionales du secteur high-tech, Futurapolis viendra, la semaine prochaine du 15 au 17 mai conforter l’image de Toulouse comme capitale des savoirs et de l’innovation.

L’électricité en fil rouge

Pour la troisième édition de ce grand rendez-vous de prospective, impulsé par Le Point soutenu par La Dépêche du Midi, c’est le thème de l’électricité qui a été retenu. Un fil rouge intéressant, car entre l’émerveillement de nos ancêtres devant la fée électricité et les batteries des voitures hybrides d’aujourd’hui, c’est bel et bien toute l’histoire des sciences et de ses conséquences qui vont se décliner durant ces trois jours. Conséquences politiques, économiques, industrielles, sociales, environnementales, sociétales ou encore urbaines : l’électricité est, d’évidence, le carburant des innovations de notre époque. Pour aborder tous ces aspects, près de 170 intervenants prestigieux venus du monde entier seront présents à Toulouse. Scientifiques de renom et notamment des laboratoires toulousains, écrivains, chercheurs, décideurs politiques, entrepreneurs, etc. répondront, à travers des ateliers, conférences-débats et tables rondes, aux questions qui sous-tendent les grands dossiers du moment : « le principe de précaution, ennemi ou progrès ? » ; « Jusqu’où ira le smartphone ? » ; « Transition énergétique : pourquoi ça coince ? » ; « Demain, des cœurs artificiels ? » ; « L’addiction numérique, le mal du XXIe siècle ? » ; « Les médias du futur ont-ils une âme ? » « Vieillir à domicile : le modèle français ? » ; etc.

Enfin, l’un des temps forts de Futurapolis 2014 sera la conférence donnée jeudi 15 mai à 20 heures en la basilique Saint-Sernin par l’écrivain américain Ken Follet. L’auteur des « Pilliers de l a Terre », évoquera « l’innovation au temps des cathédrales. » L’occasion de montrer combien des siècles avant notre ère numérique, l’innovation était déjà le moteur qui faisait avancer l’humanité.

Un grand débat européen avec « La Dépêche »
Parce que l’innovation est aussi un enjeu politique et qu’elle se joue à l’échelle du continent, La Dépêche du Midi organise un grand débat entre les principaux candidats aux élections européennes du 25 mai. Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Gérard Onesta (Europe écologie), Virginie Rozière (PRG-PS), Louis Aliot (Front national) et Robert Rochefort (L’Alternative) participeront à notre table ronde « Européennes 2014 : comment innover en politique ? »

Olympe de Gouges, pionnière du féminisme, originaire de Montauban, n'a pas été retenue par le Président de la République pour être l'une des personnalités à entrer au Panthéon, en dépit de la forte mobilisation en sa faveur, notamment en Midi-Pyrénées. En revanche, Google vient de lui rendre hommage aujourd'hui, pour le 266e anniversaire de sa naissance.

Le célèbre moteur de recherches a  créé un Doodle spécial, c'est-à-dire une édition spéciale de son logo. Tous les Doodles peuvent être consultés ici : http://www.google.com/doodles/ 


Plus encore que l’année dernière, la Mêlée numérique, ce grand rendez-vous de la filière régionale high-tech qui se tiendra au centre de congrès Diagora de Labège, près de Toulouse, les 27 et 28 mai prochains, va marquer un tournant. Car la révolution numérique – une expression souvent galvaudée – est en train cette fois véritablement de prendre son essor en bouleversant les deux bouts de la chaîne : le grand public d’un côté et les créateurs de l’autre.

Homo numericus

Côté grand public, le constat est sans appel. « Nous n’avons jamais été autant connectés », explique Édouard Forzy, délégué général de la Mêlée, l’association organisatrice qui fédère quelque 550 acteurs de l’économie numérique. Le citoyen de 2014 est clairement un homo numericus comme l’ont baptisé les organisateurs. Un homme connecté à ses proches, ses amis, ses collègues, son entreprise, sa ville, qui définit clairement de nouveaux usages, de nouvelles pratiques, une nouvelle citoyenneté.
De l’autre côté, il y a les créateurs. Start-ups, laboratoires de recherche, grandes entreprises de l’informatique, du spatial, etc. Et c’est peu dire que ce secteur pèse : Midi-Pyrénées est la seconde région française derrière l’Ile-de-France dans le secteur de l’informatique, de l’électronique et des télécommunications. Plus de 34 000 emplois et 2,5 milliards de chiffre d’affaires qui font du secteur le second pôle derrière l’aéronautique.

French tech Toulouse

Jusqu’à présent, ces acteurs étaient au pire dispersés et isolés, au mieux rassemblés dans plusieurs organismes plus ou moins concurrents. Dans les deux cas, le manque de visibilité était patent. Cela pourrait toutefois bien changer avec une initiative qui vient de voir le jour pour fédérer tout le monde : French tech Toulouse, qui a vu le jour dans le cadre de l’initiative French tech, lancée par l’ancienne ministre de l’économie numérique Fleur Pellerin.
« L’objectif de French tech Toulouse est de faire partie des 4-5 villes qui auront le label Métropoles French tech » résume Jean-Pierre Bayol, directeur de Digital place. « Cela permettra de montrer que Toulouse compte au plan national sur le numérique », rajoute Édouard Forzy, qui a donc concocté un programme 2014 pour que la Mêlée numérique explore toute la palette des compétences régionales.
Par Sylvain Corpet, Directeur Général Adjoint de DSO-Interactive

DE NOUVEAUX DEFIS

Les chiffres du E-commerce montrent que le secteur se porte bien : hausse des transactions et intentions d’achat, augmentation du nombre de sites d’e-commerce… Pourtant, les faillites existent aussi et le marché semble se resserrer autour d’acteurs majoritaires. Certes, nombre de « petits » sites ont vocation à devenir de belles réussites, à condition de ne pas se focaliser uniquement sur l’idée, le concept, le marché. Les règles de base de gestion d’entreprise s’appliquent aussi à ce secteur plein d’énergie.

En effet, un E-commerçant est pris entre deux logiques, celle du passé et celle du futur. Celle du passé suppose de continuer à savoir gérer son entreprise comme toutes les entreprises traditionnelles, en espérant bénéficier de coûts de distribution moins élevés, et en espérant avoir accès à un marché plus vaste, sans relation directe et de proximité avec ses clients. Celle du futur suppose de construire une relation clients qui sache mixer la distance et la proximité, le traitement de masse et le traitement personnalisé. Et, de fait, cette nouvelle stratégie de relation clients entraîne également une autre stratégie de gestion du risque clients.

Est-il encore nécessaire de rappeler que la principale cause de procédures collectives réside dans les problèmes de financement et en particulier dans la gestion des creux de trésorerie, liés à des retards de paiements ou à des impayés ?

Or, de très nombreux E-commerçants consacrent toute leur énergie à trouver une place sur le net, mésestiment leur risque clients et surtout, ignorent comment traiter convenablement les impayés.

Avec l'E-commerce, on assiste bien, en effet, à l'émergence d'une nouvelle relation commerciale. Certes, le potentiel clients est décuplé, le prix et la facilité de l'acte d'achat sont des déclencheurs très forts. Mais la relation quasi personnelle qui s'établit lors d'une vente en boutique disparaît. L'acte d'achat génère une zone d’inconfort devant un produit que l'on ne peut pas toucher, sentir, essayer,... sans conseil, sans contact. Sans interlocuteur identifié, l'acheteur se sent livré à lui-même et l'achat est alors vécu comme étant dépersonnalisé.

Dans cette relation « déstructurée », le client est moins fidèle et les paiements moins certains.

UN NOUVEAU RISQUE D’IMPAYES

Pour renouer le lien, les E-Commerçants ont développé de nombreuses stratégies de ciblage de leurs clients et prospects. Ils ont adopté les technologies les plus modernes pour rendre les interfaces utilisateurs attrayantes et faciles d’emploi. Enfin ils utilisent tous les outils monétiques pour faciliter l’acte d’achat et de paiement.

Cependant en cas d’impayé, toute cette mécanique s’effondre. Les outils mis en place pour fidéliser le client sont inopérants et le lien avec le consommateur/client est rompu.

D’autres éléments contribuent à une augmentation des impayés : le montant moyen des transactions et les paiements échelonnés. Le panier moyen (87€ en 2013) est suffisamment faible pour que la perception du risque lié à un impayé, soit, lui aussi, faible pour le client. D’autant que le paiement par Carte Bancaire, qui représente 80% des transactions, est tellement aisé et rapide, que la transaction financière est validée en trois clics. De plus, en proposant des solutions de paiement échelonnées (3, ou 4 fois sans frais), les E-Commerçants ouvrent la boite de pandore.

L'acte d’achat est facilité, les paiements potentiellement indolores, mais les échéances à venir ne sont plus garanties.

En tant que professionnel du recouvrement, la pratique et le suivi de millions de dossiers de créances impayées nous permettent de prendre la mesure de cette situation : des clients/débiteurs qui n’ont aucun contact avec le commerçant ne comprennent pas toujours qu'ils se sont engagés à payer ! Des acheteurs qui n’avaient pas les moyens d’acquérir le bien ou le service, ou qui pensent pouvoir se dédire alors qu'ils utilisent déjà un bien, voire des acheteurs qui cherchent à obtenir des délais de paiement supplémentaires à bon compte sont monnaie courante. Sans parler des fraudes volontaires. Car il est important de comprendre que plus l'échéance de paiement est faible, plus paradoxalement le risque d'impayé est élevé. Des garanties existent pour les montants élevés, peu pour les petites transactions…

Au bilan, on retrouve des dizaines de milliers de transactions rejetées et des E-Commerçants confrontés à une masse de petits soldes impayés qui représentent pourtant bien plus que la marge de leurs opérations….

De nombreuses solutions existent sur le papier pour contenir ce risque d'impayés : fidélisation des acheteurs, cashback,... . Pourtant, dans les faits, cela ne contribue pas ou peu à aider au recouvrement des impayés.

Par ailleurs, la règlementation qui protège à juste titre le consommateur, peut aussi malencontreusement intervenir pour renforcer le sentiment d'impunité de certains. Les nouvelles dispositions, et demain les actions de groupe (les fameuses « class actions » aux Etats-Unis), pourront contribuer à mettre l'E-Commerçant en position de relative faiblesse quand il s'agira de réclamer un impayé ou un retard de paiement.

La multiplication des impayés grève la rentabilité, leur recouvrement est très coûteux et très complexe notamment pour des échéances inférieures à 100€ dont le traitement en interne reste déficitaire. L’externalisation s’impose alors. Pour fonctionner, l’externalisation doit être confiée à un « pureplayer » qui va pouvoir mobiliser des méthodes, des outils, des technologies, des ressources et une organisation adaptée au traitement de volumes importants de dossiers de faible solde, pour restaurer le lien avec le client/débiteur.

La bonne connaissance des comportements défaillants, la prise en compte de la situation économique réelle des clients, seront la clé de la réussite et permettront de renouer la relation et de réussir le recouvrement. Car si la relation d’achat semble avoir été dépersonnalisée par le web, la force du recouvrement réussi passe par la « ré-humanisation » du processus en mobilisant au plus près du client un acteur approprié. Un acteur de référence qui va mener la négociation de paiement et donner au client l’occasion de régulariser son impayé. La restauration de ce lien, alors même que la situation semble critique, est déterminante pour la pérennité du tissu entrepreneurial, en particulier dans l’écosystème numérique.