Toulouse en bonne voie pour décrocher son label «French Tech»



Une délégation du secrétariat d’État à l’Économie numérique était hier à Toulouse pour auditionner les porteurs du projet « French Tech Toulouse ». La plateforme « French Tech » a été lancée fin 2013 par l’ancienne secrétaire d’État au numérique Fleur Pellerin. Elle vise à favoriser la croissance des start-up, faire émerger et détecter les projets, accompagner les porteurs dans la construction de leur projet et labelliser les projets « Métropoles French Tech ». Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Montpellier, Grenoble, Nancy, Saint-Étienne sont ainsi candidates à ce label aux côtés de Toulouse.

Midi-Pyrénées en pointe

L’obtention de celui-ci par les acteurs de la Ville Rose est, d’évidence, en bonne voie, à en juger par le dynamisme numérique. Il est vrai que la région est la seconde de France du secteur. Elle se situe même à la première place pour l’édition de logiciels applicatifs, la programmation informatique, la fabrication d’équipements électriques et électroniques. Au total le secteur du numérique représente plus de 34 000 emplois, 5 300 entreprises, 2 600 chercheurs, avec de vraies pépites, grandes ou petites, institutionnelles ou privées, comme le LAAS-CNRS, l’IRIT, Sigfox, Thales Alenia Space, Pole Star, etc.

Pour obtenir le label « French Tech », les différentes structures qui soutiennent l’innovation tout au long de l’année, ont uni leurs forces. La Cantine Toulouse, le cluster Digital Place, la TIC Valley, l’incubateur Midi-Pyrénées, etc. ont préparé un projet cohérent qui a visiblement séduit la délégation ministérielle venue ce jeudi.

« La délégation a rencontré des entreprises, les clusters, les associations pour se faire une idée au-delà du dossier. Ils ont fait un retour critique sur nos points forts, ce qui reste à améliorer. L’objectif était de faire une présentation de l’écosystème et sa capacité à se développer et générer des champions. La délégation a reconnu la qualité de notre écosystème et notre dynamisme », explique Jean-Pierre Bayol, directeur de Digital Place.

Prochaine étape ? D’ici 15 jours, compléter le dossier, affiner certains aspects, mieux définir les lignes stratégiques et l’organisation à mettre en place.

Toulouse espère donc être parmi les premières métropoles labellisées, fin octobre.

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