Par Emmanuel Mouton, Président de Synox Group, Toulouse - Montpellier

Le concept d'Internet des Objets (IoT) connait depuis quelques temps une attention croissante. Beaucoup d'entreprises se disent d'ailleurs dans l'Internet des Objets. Cependant, la notion reste encore assez floue, bien que de plus en plus de réflexions se réfèrent à ce concept dans ses aspects socio-économiques et environnementaux. Une chose est sûre, l'Internet des Objets ouvre de nouvelles voies de développement.

Considéré comme la nouvelle révolution technologique après Internet, l'IoT est une réalité porteuse de véritables enjeux. L'arrivée du Wifi, de la téléphonie cellulaire,  la miniaturisation, la baisse des coûts des télécommunications fixes et mobiles, l'arrivée de la fibre et des technologies sans fil de nouvelle génération sont autant d'éléments responsables de l'avènement de l'Internet des Objets.

Cependant, si l'IoT ouvre des perspectives d'avancement dans bons nombres de domaines encore trop peu exploitées à ce jour, ils présentent également quelques inquiétudes, notamment à l'égard de la protection des données personnelles. A l'instar de toute nouveauté, les connaissances sont multiples mais les inconnus nombreuses avec leur lot de bonnes surprises et de déceptions.

Etat des lieux de la révolution des objets connectés.

L'Internet des Objets, pour un échange automatisé des données entre les objets

De manière globale, l'IOT est la mise en connexion de tous les objets qui deviennent communicants. On parle par exemple de bâtiments intelligents ou encore de véhicules connectés. Tous ces objets vont remonter une masse d'informations utiles et exploitables.

La question de l'Internet des Objets peut être abordée d'un point de vue technique, en termes d'architecture des réseaux, d'adressage, de routage, etc. Et peut aussi être abordée par les applications et les nouveaux usages qu'elle permet. On parle de fait de révolution technologique et culturelle.

Le Machine to Machine est un des maillons de l'Internet des Objets,  qui contribue à cette révolution, aussi bien dans ses aspects technologiques qu'économiques. En effet, les communications entre machines ouvrent un formidable champ d'innovation : innovation dans les services et les usages, optimisation des processus-métiers, mise en conformité avec des réglementations mouvantes, etc.

Le M2M est aujourd'hui un facteur de compétitivité important pour les entreprises. Parmi les secteurs les plus consommateurs de données, on pourra citer la santé, l'énergie, le transport, l'industrie, la sécurité ou encore l'agriculture.

A titre d'exemple, on retrouve le M2M dans la télésurveillance pour déclencher automatiquement une alarme en cas d'intrusion et générer l'intervention sur site des agents de sécurité. Dans l'industrie,  le M2M permet d'automatiser la gestion de la chaîne d'approvisionnement en temps réel, de faciliter le suivi des colis, ou encore améliorer la traçabilité des objets sensibles. Dans l'automobile, le M2M permet le déploiement de solution de gestion de flotte pour améliorer la prise de décision des gestionnaires de flotte.

Transformer la donnée en une information intelligente grâce au Big Data

Un flot croissant d'informations hétérogènes et souvent non structurées est généré par Internet  via tous les « capteurs » de la vie quotidienne. Le Big Data permet de transformer toutes ces données brutes  en information utilisable et intelligente, et de faire en sorte que ces données soient captées et stockées de façon complètement sécurisée.

Le Big Data peut par exemple convertir en temps réel des millions d'informations issues des réseaux mobiles afin d'analyser de façon anonyme la fréquentation des zones géographiques et les déplacements des populations. Le Big data est une réalité car nous sommes noyés dans une vraie masse de données et d'informations. On peut le voir par exemple dans le nombre exorbitant de mails que nous recevons chaque jour.

Pour autant, le phénomène du Big Data amène les entreprises à se poser de nombreuses questions. Que faire concrètement de ces données ? Comment les gérer ? Comment les stocker ? Les utiliser ? Les traiter ? Et surtout quelle est la valeur pour leurs métiers ?

Une transformation technologique qui amène de nouveaux usages

L'enjeu du Big Data est dans sa monétisation. Les objets connectés délivrent une multitude de données dont les exploitations sont illimitées. Les entreprises doivent alors trouver de nouveaux business model et de nouveaux leviers de croissance pour leur business. En effet, la finalité du Big Data est d'améliorer l'efficacité des prises de décision pour les entreprises. Aussi ont-elles tout intérêt à anticiper ce développement technologique. Il ne faut pas pour autant l'appréhender comme un nouveau projet SI par exemple, mais davantage comme une nouvelle façon de penser et d'appréhender l'information.

Attention aux dérives

Canapé, biscuits, chaussettes connectés...nous trouvons désormais sur le marché de plus en plus d'objets connectés, es plus utiles, et parfois au plus étranges.

Chacun veut désormais lancer LA grande innovation, au détriment parfois du bon sens. A tout vouloir numériser, on l'en oublie parfois la réelle finalité de l'IoT qui réside bel et bien dans la volonté d'apporter un  servir utile et d'améliorer le quotidien des utilisateurs.

Mais le danger ne se situe pas tant dans les gadgets de la vie quotidienne que dans les dérives que pourraient connaître l'emploie d'objets connectés, notamment dans le respect de la vie privée. Nous pouvons imaginer différents cas de figurent dans lesquels des salariés seraient espionnés par leur employeur via des trackers d'activité, entre autres exemples.

A l'apogée de l'IoT, il est alors essentiel que chacun veille à ce que ce type de dérive ne puisse pas se produire et conserve son éthique intacte.

La France se positionne sur le Big Data

La France de façon empirique a souvent été réticente au changement et aux évolutions. L'aspect négatif à cela est que nous avons tendance à prendre le train en marche et donc à être moins compétitif. Pour autant, cela nous permet de prendre plus de temps pour réfléchir aux enjeux sociétaux de cette évolution. Nous avons tendance en effet à être plus sensible à l'impact humain et environnemental des évolutions technologiques que nos confrères européens.

De façon générale, la France est bien positionnée et nous pouvons réellement tirer notre épingle du jeu, notamment par rapport au niveau de service que nous apportons. Le Big Data est d'ailleurs un des projets phares du gouvernement à l'initiative de Fleur Pellerin, Ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Innovation, et de l'Economie numérique.

Le Big Data permet aujourd'hui de pouvoir répondre à de nombreux enjeux environnementaux, économiques et sociétaux. Il s'enclenche également dans le Développement Durable, la démarche écologique devenant un nouveau levier de l'Internet des Objets.
À l’approche des fêtes de Noël, Kaspersky Lab présente les résultats de son étude européenne réalisée par Opinion Way, qui s’intéresse à la perception des internautes sur les mots de passe, et notamment lors de leurs achats en ligne. Cette étude a été réalisée auprès de 1 028 Français et 3 539 Européens au total en novembre 2014.
•         52% des Européens et 35% de Français prévoient de faire leurs achats de Noël sur Internet
•         63% des Européens  trouvent que les mots de passe sur Internet sont un inconvénient
•         53% des Français considèrent les mots de passe de manière négative
•         54% des Français doivent réinitialiser leurs mots de passe au moins une fois par mois

En cette journée du Black Friday et à un mois de Noël, la course aux cadeaux a déjà bien commencé et va continuer à prendre de l’ampleur dans les jours à venir. Les Français, comme tous les Européens à la recherche du cadeau idéal, seront nombreux à dévaliser les magasins mais aussi à choisir l’achat en ligne, de chez soi bien au chaud, depuis le bureau, les transports, etc. Cette étude de Kaspersky Lab met ainsi l’accent sur les achats en ligne en cette période de fêtes mais, plus précisément, se penche sur un aspect incontournable lorsque l’on choisit ce type d’achat, celui des mots de passe.

« Internet occupe aujourd’hui une place centrale dans la vie de tous et d’autant plus en cette période de fêtes. La journée du Black Friday est l’exemple parfait de l’achat en ligne dû aux nombreuses promotions proposées par les marques », constate Tanguy de Coatpont, Directeur Général France de Kaspersky Lab. « En tant qu’acteur dans le secteur de la sécurité informatique, notre réflexion autour de ses achats en ligne s’est axée sur les mots de passe auxquels tous les consommateurs sont sensibles. Contraignants pour certains, gages de sécurité pour d’autres, au travers de cette étude on constate que la complexité des règles de mots de passe, empêche les Européens de les retenir facilement. Notre rôle ici est donc de faciliter leurs usages et de proposer des solutions faciles et adaptées à nos utilisateurs comme on peut le faire avec notre dernier produit, Kaspersky Total Security – Multi Device » conclut-il.




Chacun connaît les QR Code, ces codes carrés composés d'une multitude de points que l'on photographie avec son smartphone pour consulter un site web ou une vidéo. La Dépêche du Midi en publie d'ailleurs dans ses éditions. Imaginons maintenant que l'on fasse la même chose, non plus avec un QR Code, mais avec une photo : tel est projet de reconnaissance d'image autour duquel viennent de se réunir deux start-up toulousaines et un laboratoire de l'université Toulouse II - Jean-Jaurès.

La première start-up, Unitag, s'est fait connaître dernièrement pour ses services mobiles et QR Codes. Elle totalise un million d'utilisateurs dans le monde, avec notamment de belles références comme Séphora, Cacharel, la FNAC, BNP, Spotify. 40% des clients sont à l'étranger.



Telequid de son côté s'est spécialisée dans la reconnaissance d'image avec une plateforme qui permet aux médias et aux régies publicitaires de synchroniser leurs campagnes mobiles avec ce qui se passe à la radio, la TV, le print ou sur l'affichage urbain. Cette plateforme MARS est déployée aujourd'hui dans plus de 3 millions de smartphones et tablettes.

Les deux start-ups toulousaine s'associent avec le Certop (Centre d'Étude et de Recherche Travail, Organisation, Pouvoir), un groupe de recherche du CNRS de l'université Jean-Jaurès, qui regroupe des sociologues et des scientifiques d'autres disciplines des sciences sociale.

Ce consortium veut mettre au point une plateforme permettant aux professionnels du marketing de concevoir en quelques clics des campagnes de communications mobile exploitant toutes les technologies du secteur (reconnaissance de l'image, NFC, iBeacon, etc.) Cette solution unique au monde devrait permettre de développer des opportunités de business en Midi-Pyrénées. C'est la raison pour laquelle la Région Midi-Pyrénées soutient le projet.

Testez la reconnaissance d'image :



1.Téléchargez et ouvrez l’application QR Code Scanner

2. Cliquez sur le bouton "W" pour activer la fonction de reconnaissance d'image

3. Visez l’image suivante, qui pourrait par exemple être située sur une publicité

4. Accédez au contenu !

A l’occasion du Salon des Maires et des Collectivités Locales, qui s'achève à Paris ce jeudi 27 novembre, SFR a souhaité mettre à l’honneur des collectivités particulièrement innovantes en matière de numérique et a ainsi remis les « Trophées SFR 2014 du Développement Numérique des Territoires » à 13 collectivités, dont Toulouse.

Le trophée a été décerné à Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole par Cyril Luneau, directeur de SFR collectivités et par Guillaume Fauré, directeur des Relations Régionales SFR Sud-Ouest. L'opérateur souligne que SFR et Toulouse Métropole ont une ambition numérique commune autour de partenariats et démarches conjointes, menées de longue date : Cantine Toulouse, Concours Opendata « Défi Numérique », démarche de labellisation FrenchTech.

Toulouse Métropole est également une agglomération qui compte pour SFR, puisque l'opérateur y a son siège Sud-Ouest, livre le très haut débit fixe à plus de 130 000 foyers éligibles (qui se poursuit en zone moyennement dense) et poursuit sa couverture THD mobile (1er opérateur à proposer la 4G dès juin 2013).

Par Jean-Michel Franco, Directeur Marketing Produit, Talend

Les big data ont envahi l’espace médiatique depuis quelques années. Si nombre d’articles détaillent les bénéfices qu’elles procurent, tant en termes de connaissance client, d’optimisation de processus ou d’amélioration des capacités de prévision des entreprises, peu s’attardent sur les méthodes qui permettent de les matérialiser. C’est certainement la raison pour laquelle seulement 25% des entreprises déclarent avoir déjà mis en place un marketing personnalisé omnicanal, alors qu’elles sont 80% à souhaiter exploiter davantage les données « temps réel » dans leurs actions marketing.
Pourtant, la technologie est désormais mature. Les pionniers que sont Mint dans le secteur bancaire, Amazon dans la distribution ou NetFlix dans les médias, nous l’ont prouvé : il est aujourd’hui possible de mettre en place une plate-forme centralisée de gestion des données clients, capable d’intégrer et de fournir des informations en temps réel, quel que soit le canal d’interaction utilisé.
Cette plate-forme, communément appelée Customer Data Platform (CDP), permet de reconstituer l’intégralité du parcours client en centralisant et en croisant non seulement des données d’interaction : historique d’achat, préférences, satisfaction, fidélité, etc. (données internes), mais également des informations sociales permettant de comprendre les intentions ou l’appétence : goûts, instants décisifs, habitudes d’achat, parcours web, réseaux sociaux, etc. (données externes). Grâce à la puissance de la nouvelle génération de technologies analytiques – tirant notamment parti d’Hadoop et de son écosystème – et à la baisse drastique de leurs coûts la consolidation de ces énormes volumes de données est aujourd’hui très rapide et offre les moyens de réagir en temps réel à tout événement.
Ainsi, elle aide en amont à améliorer la connaissance client et à bien appréhender les besoins d’un individu. Elle permet en outre de prédire ses intentions et au final, elle offre à l’entreprise toute l’information nécessaire pour influencer le parcours client, en proposant des expériences significatives, au bon moment et via le bon canal.

Pour y parvenir, la Customer Data Platform doit reposer sur quatre piliers principaux. D’une part, des fonctions de gestion de données permettant de récupérer, intégrer et centraliser toute source de données utiles. Ces fonctions incorporent des modules de qualité de données qui garantissent la pertinence et l’actualisation des informations client, ainsi que de Master Data Management (MDM) à travers lesquelles sont fixées les règles d’association entre ces données.
Le second pilier consiste à établir une liste des offres et les conditions d’éligibilité, tenant par exemple compte des spécificités de l’entreprise : clients premiums, cartes de fidélité, etc. Le troisième pilier vise à analyser les données et leurs relations, pour établir une segmentation client. Enfin, le dernier pilier concerne la capacité prédictive et prescriptive de l’entreprise, qui grâce au machine learning, permet de pousser l’offre qui sera la plus probablement acceptée par le client (la recommandation).

Côté méthode, quatre étapes nous semblent essentielles pour parvenir au Graal ultime du marketing one-to-one en temps réel. Avant le projet, il est évidemment capital de définir le business case de votre projet : quels enjeux (augmenter les taux de transformation commerciaux, fidéliser le client en leur proposant le bon service au bon moment, lancer un nouveau produit ou service) ? et quel retour sur investissement ? Les pionniers nous conseillent ainsi de concevoir un storyboard décrivant le parcours client idéal, en s’intéressant aux « moments de vérité » c’est-à-dire aux interactions qui ont le plus de valeur et d’impacts aux yeux du client.

Le respect de la vie privée est évidement un point clé dès que l’on s’intéresse à la personnalisation. On pense bien sûr à la dimension réglementaire, mais cela va bien au-delà, puisque l’enjeu, c’est la relation de confiance et le bénéfice qu’en retire le client. Sans doute ici faut-il s’inspirer de ce qu’a su institutionnaliser le corps médical : il est dans notre intérêt de transmettre à notre médecin toute l’information utile, y compris la plus confidentielle. Mais, nous le faisons que parce que son corps de métier a établi des règles de gouvernance claires et strictes. L’entreprise doit à son tour établir ses règles de gouvernance, voire même son « serment d’Hippocrate ».

Pendant le projet, deux étapes consistent d’une part à importer les données et à les intégrer, afin de bien comprendre ce qu’elles contiennent (« découverte »), et d’autre part à ébaucher les premiers modèles de recommandation (« scoring ») qu’il conviendra de tester et d’affiner en fonction des premiers résultats. Les scores seront actualisés lors de chaque interaction.

Cette capacité à personnaliser la relation en temps réel peut paraitre complexe : les systèmes d’information ont effet jusqu’à présent pris le soin de découpler les fonctions transactionnelles et analytiques, réservant les systèmes analytiques à une petite population d’utilisateurs en les alimentant en information en temps différé. Or, il s’agit désormais d’alimenter les systèmes d’informations transactionnels, site web, applications mobiles, systèmes de point de vente, CRM, etc. avec de l’information analytique, en temps réel, pour faire les bonnes recommandations. Ceci s’effectue donc en général au travers d’une approche progressive. Par exemple en commençant par l’ajout de parcours personnalisés sur une application mobile ou dans les échanges entre le client et le centre d’appel. Ceci a l’avantage d’offrir rapidement de premiers résultats mesurables qui permettront d’élargir peu à peu le périmètre du projet et de s’assurer des retours sur investissements en conditions réelles. La dernière étape permet justement d’intégrer de plus en plus profondément les points de contact – web, centre d’appels, points de vente, etc. – afin d’enrichir le profil client et de pouvoir personnaliser l’ensemble des interactions.

Lorsque l’ensemble des points de contact a été intégré, l’entreprise dispose de toutes les informations nécessaires à la recommandation. C’est le fameux Graal du marketing one-to-one en temps réel, avec quatre bénéfices principaux : visibilité totale sur le parcours client (en d’autres termes l’alignement du marketing et des ventes), satisfaction du client reconnu (pas besoin de s’authentifier) et donc fidélité, mesure des actions marketing et au final, augmentation du chiffre d’affaires grâce à la hausse des taux de conversion. Quand on sait que les entreprises utilisant ce type de technique analytique se distinguent largement des concurrents qui ne l’utilisent pas, on aurait tort de s’en priver…



Par Edgar Baudin, co-fondateur de Makazi

A une époque où les données sont considérées comme la matière première des entreprises du 21ème siècle, leur utilisation à des fins marketing est une question plus que jamais d’actualité. Les marques n’ont jamais possédé autant d’informations sur leurs clients et leurs prospects grâce à la révolution du marketing digital. Ces données proviennent de sources toujours plus variées (objets connectés, smartphones, tablettes…).
Mais l’utilisation de ces données personnelles est, outre la nécessité d’un encadrement législatif et juridique précis, un véritable casse-tête… Surtout pour les entreprises françaises !
En effet, si les dirigeants d’entreprise hexagonaux sont bien conscients du potentiel des dispositifs Big Data pour trouver de nouveaux clients, pour innover ou tout simplement pour valoriser leur entreprise, la France reste à la traîne quant à l’implémentation de technologies et aux investissements liés aux Big Data. Selon une étude de Tata Consultancy Services (TCS) de janvier 2013, l’Inde, les USA, le Mexique et le Royaume-Uni sont loin devant le reste du monde. Suivent l’Allemagne, le Brésil, l’Australie, le Japon et les Pays-Bas. La France n’arrive qu’ensuite. La compréhension du Data Marketing fait partie des pistes qui lui permettront aussi de rattraper ce retard.

La data au cœur de la stratégie marketing pour une communication personnalisée en temps réel
La première interrogation lorsqu’on évoque les données personnelles de clients ou de prospects est celle de leur récolte et de leur consolidation. La donnée est partout, disponible en abondance, sous différents formats. Avec le développement des applications de géolocalisation sur les smartphones, la donnée « position géographique » est devenue typiquement une information qui devient très vite obsolète. Au contraire, des données sociodémographiques comme l’âge, le sexe, la situation familiale, la catégorie socio-professionnelle sont en théorie des données fiables beaucoup plus longtemps. L’intérêt d’un prospect pour une marque est une donnée qui peut subir d’énormes variations, tout comme ses goûts et centres d’intérêt. La prise en compte de ce facteur « temps » est essentiel pour bâtir des bases de données clients cohérentes et correctes, pierre angulaire d’une stratégie marketing de conquête ou de fidélisation réussie.

Pourquoi en faire un élément central de la stratégie marketing de votre entreprise ? Car aujourd’hui si un client est plus connecté, plus mobile, il est aussi et surtout beaucoup plus exigeant. Il attend de vous, marque de premier plan ou outsider aux désirs de conquête de parts de marché, que vous l’approchiez de façon personnalisée, sous peine d’aller voir la concurrence en moins de clics qu’il n’en faut pour le dire.

Il est impossible aujourd’hui pour une marque de  mettre en place une stratégie digitale qui ne soit pas cohérente sur tous ses canaux de communication numériques avec ses audiences cibles. Une cohérence à la fois multi-canal, mais aussi multi-écrans, pour répondre à un besoin des clients d’avoir des informations fiables et pertinentes, sur des produits ou services en adéquation avec ses attentes. Et si possible, avant même qu’il soit entré lui-même dans un processus d’achat. Les marques capables d’effectuer cette bascule avant leurs concurrents possèderont à coup sûr un atout déterminant dans la conquête de parts de marché supplémentaires …

Le Data Marketing, une approche globale et efficace de gestion des données clients

Le data marketing, approche innovante, globale et technologiquement très riche qui permet de croiser des données sociales, publicitaires ou provenant d’outils de tracking, fournit une image beaucoup plus précise d’un consommateur, le tout de façon parfaitement anonymisée. Cette approche permet de s’adresser à lui de façon mesurée, personnalisée, sans lui asséner des mails quotidiens de promotions dont il n’aura que faire. Un gain de temps, mais aussi et surtout d’efficacité et de productivité.
Si l’on pousse le raisonnement un peu plus loin, l’utilisation de solutions de Data Marketing permet d’allier performance à court terme et valorisation de la relation client à long terme. On peut ainsi parler de la création d’un véritable capital client, avec une relation marque/consommateur beaucoup plus forte et respectueuse. Ce capital devient un élément majeur de la valorisation globale de l’entreprise, qui possède là des données bien plus précieuses qu’une simple juxtaposition de bases de données mal nettoyées où les doublons existent par dizaines de milliers. Aux Etats-Unis, les marques l’ont bien compris. Dans une étude Bluekai de juillet 2013 menée auprès de directeurs marketing, 78% ont déclaré voir une amélioration du taux de conversion client et 91% estiment les données comme d’importance capitale pour atteindre leurs objectifs marketing et faciliter la réussite globale de leur entreprise. A quand le même constat chez nous ? Le Livre Blanc du Data Marketing [http://www.makazi.com/white-paper] offre les premiers éléments de réponse.


La start-up Content Square, spécialiste de l’optimisation web et mobile, publie son second baromètre mensuel du e-commerce, destiné à comprendre les usages et tendances de la vente en ligne, par supports, secteurs et pays. L'étude porte plus particulièrement sur le mobile et révèle que les Français achètent 2 fois moins que sur tablette, privilégiant l'achat "coup de cœur".

Quelques chiffres clés :
- Le taux de scroll est 2 fois plus élevé sur mobile
- Moins d’un mobinaute sur 100 achète un produit
- Les mobinautes effectuent leurs achats 2 fois plus vite sur desktop
- Sur mobile, les français achètent 2 fois moins que sur tablette, 4 fois moins que sur desktop et 40 fois moins qu’en boutique.




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Selon une nouvelle étude menée par les experts en solution de mémoire et de stockage de Crucial.fr et l’institut EasyPanel, les nouvelles technologies envahissent toutes les sphères de notre quotidien, de la vie familiale ou personnelle à la vie professionnelle. Cette intrusion dans la vie des français se fait parfois au détriment des relations humaines.

Une relation à la technologie qui soucie les français :

  • Près d’un français  sur trois (34,3%) considère que les technologies prennent du temps sur les moments passés en famille
  • 42,9% des sondés pensent qu’à long terme, les français auront des liens plus forts avec les technologies qu’avec leurs pairs
  • 10% des sondés passent plus de temps avec leurs appareils technologiques qu’avec leur conjoint
  • Près de 21% des sondés se plaignent d’un ordinateur trop lent au travail


Les lauréats lors de la remise des prix du Technology Fast 50 à Bordeaux

Eurécia, pure player en mode SaaS (Software as a Service), éditeur de logiciels de gestion RH est le lauréat du Prix révélation 2014 du Palmarès Fast 50 Deloitte, pour la région Sud-Ouest.

Au travers de ce prix, le jury du Technology Fast 50 récompense les excellentes performances d'Eurécia en termes de croissance et de chiffre d'affaires, ainsi que son pari d'une stratégie 100% Cloud. Depuis sa création, en 2006, Eurécia connaît une croissance sans interruption. Son dernier chiffre d'affaires de 1,291 millions d'euros, contre 840 000€ en 2012, lui offre la garantie que le modèle économique choisi, en SaaS, est plus que prometteur.

Le nombre de ses clients dans le monde a également augmenté. Annoncé à 300 en 2013, il est aujourd'hui de plus de 400, avec 40 000 salariés utilisateurs dans 43 pays, soit une progression de 18000 utilisateurs depuis le dernier exercice. Avec de nouvelles références telles que Webedia, Euromaster ou encore Blablacar, Eurécia assoit sa notoriété auprès de PME et ETI, tout secteur confondu.

"Ce prix est la récompense d'un choix stratégique exclusivement tourné vers le SaaS. Nous sommes très fiers de cette reconnaissance, mettant en valeur le travail acharné de toute l'équipe depuis la création d'Eurécia en 2006 et alors même que nous sommes en phase de structuration pour monter en puissance, pour partir à la conquête de l'international", explique Pascal Grémiaux, Président d'Eurécia.

La société toulousaine Myfox, leader des solutions connectées pour la sécurité et le confort de la maison, obtient le plus fort taux de croissance sur la région Sud-Ouest au classement Deloitte Fast 50

La société attribue son taux de croissance de 2523% à la qualité de ses équipes, sa capacité d'interpréter les nouvelles technologies en bénéfices utilisateur, sa flexibilité et sa rapidité d'exécution.

« Nous sommes honorés de ce classement d'autant plus dans cette région du Sud-Ouest, véritable écosystème favorable au numérique et à l'innovation. Cette première place du classement vient conforter notre position de leader de la sécurité connectée et confirmer que Myfox est aujourd'hui la meilleure réponse sur ce marché à très forte croissance», explique le PDG de Myfox, Jean-Marc Prunet.

Le palmarès Deloitte vient valider le parcours de la société toulousaine, qui avait déjà obtenu le 2ème prix l'année précédente à ce même classement régional.




Les sart-up toulousaine Wiseed propose une opération de crowdfunding... pour racheter la participation de l’Etat dans l’aéroport de Toulouse-Blagnac.

Le 17 novembre 2014, l’Etat annonce avoir reçu quatre offres de rachat de ses parts et se donne un mois pour prendre sa décision. Le principal critère de choix sera le prix proposé.

« Ce serait absurde de ne pas envisager que chaque usager, chaque citoyen, chaque midi pyrénéen, chaque Français, chaque collaborateur ou encore chaque prestataire puisse détenir une part du capital de l’aéroport toulousain! N’oublions pas que la première société anonyme créée au monde en 1372 a été toulousaine pour l’exploitation du moulin du Bazacl.» rappelle Thierry Merquiol, président du conseil de surveillance de Wiseed. « L’histoire doit tout à la fois se répéter et se renouveler : l’aéroport de Toulouse doit rester la propriété de chacun ! » renchérit Nicolas Sérès, directeur général de Wiseed.

Wiseed a donc lancé l’opération « Rachetons l’aéroport de Toulouse ! »


Montpellier, accueille à partir de ce soir la 36e édition du Digiworld summit, le grand rendez-vous du numérique et des télécoms. Organisé chaque année par l’Idate (Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe), ce colloque réunit, au Corum, des PDG de grands groupes internationaux, des jeunes patrons de start-up, des représentants institutionnels (élus, responsables d’incubateurs, etc.) pour faire le diagnostic du secteur numérique d’aujourd’hui et esquisser les grands enjeux de demain.

Quelle mobilité demain ?

À l’heure où les Français sont de plus en plus nombreux à profiter de la fibre optique et de la 4G pour accéder chez soi ou en mobilité à internet, le Digiworld summit a pris pour thème principal « Mobility reloaded », la mobilité rechargée. C’est-à-dire que le somment va se pencher sur ce qu’implique la mobilité « sur les usages et les chaînes de valeur pour les télécoms, la télévision, la publicité, l’internet, les jeux vidéo, les villes connectées intelligentes (smart cities).»

Yves Gassot, directeur général de l’IDATE détaille les points du programme retenu cette année : « C’est d’abord le succès rapide de la 4G auprès des consommateurs, les étapes spectaculaires attendues du LTE-advanced, et au-delà les perspectives de la 5G et de l’intégration du modèle SDN. Mais c’est aussi les questions liées à la migration accélérée de l’Internet vers l’Internet mobile portée par la généralisation des smartphones et des tablettes comme par les marchés des économies émergentes. Au-delà, beaucoup d’autres acteurs sont concernés, que nous avons choisi d’aborder à travers trois sujets majeurs : la progression des revenus pour les opérateurs mobiles, mais aussi du M2M et de l’Internet of Things ; l’impact de l’Internet massivement mobile sur l’écosystème de la publicité ; le positionnement des acteurs de la TV alors que l’on voit irrésistiblement progresser la vidéo dans le trafic mobile. »

Le DigiWorld summit se déroule aujourd'hui et demain avec quelque 140 intervenants de très haut niveau venant du monde entier. 1300 participants de 30 nationalités différentes sont attendus.
A gauche G. Faure directeur des relations régionales.  A droite Joël Thivet Directeur commercial. 

Depuis le rachat de SFR par Numéricable, beaucoup attendaient les nouvelles offres que concoctait le nouveau groupe pour la fin de l'année. Le suspense a pris fin ce mercredi avec le dévoilement d'une nouvelle box internet et de nouvelles offres.

La Box TV Fibre de SFR reprend les caractéristiques de Labox by Numericable, l'une des box tripleplay les plus évoluée du marché.

Cette nouvelle box avec lelogo de SFR intègre une nouvelle interface, fluide et simplifiée avec des fonctionnalités innovantes comme le Restart, le Picture in Picture, l’enregistrement simultané de deux programmes et un contenu TV unique (+ de 30000 titres de VoD). "Elle répond aux usages des clients les plus exigeants qui veulent profiter d’une expérience TV de qualité et en multi-écrans. Ce nouvel équipement comprend dans un seul boîtier, un disque dur de 500 Go, un décodeur TV HD et un media-center accompagné d’une télécommande double face avec clavier intégré. Le WiFi AC (5GHz) permet de profiter au mieux du débit Internet disponible sur le réseau", explique l'opérateur.

La Box TV Fibre de SFR est disponible la première année à partir de 29,99€/mois, jusqu’à 41,99€/mois en fonction des contenus et services choisis.


Une semaine après la désignation des neuf métropoles numériques labellisées « French Tech », l’une d’entre elles, Montpellier, accueille à parti de ce soir la 36e édition du Digiworld summit, le grand rendez-vous du numérique et des télécoms.Organisé chaque année par l’Idate (Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe), ce colloque réunit, au Corum, des PDG de grands groupes internationaux, des jeunes patrons de start-up, des représentants institutionnels (élus, responsables d’incubateurs, etc.) pour faire le diagnostic du secteur numérique d’aujourd’hui et esquisser les grands enjeux de demain.

Quelle mobilité demain ?

À l’heure où les Français sont de plus en plus nombreux à profiter de la fibre optique et de la 4G pour accéder chez soi ou en mobilité à internet, le Digiworld summit a pris pour thème principal « Mobility reloaded », la mobilité rechargée. C’est-à-dire que le somment va se pencher sur ce qu’implique la mobilité « sur les usages et les chaînes de valeur pour les télécoms, la télévision, la publicité, l’internet, les jeux vidéo, les villes connectées intelligentes (smart cities).»
« À quelles innovations peut-on s’attendre à l’occasion de la généralisation de l’internet mobile ? Les Très Haut Débit fixes et mobiles sont-ils interchangeables ? Verra-t-on de nouveaux acteurs et de nouveaux business models apparaître à la faveur du développement de l’internet des objets et de la publicité mobile ? Les terminaux mobiles vont-ils accélérer l’évolution vers la télévision personnelle ? Quelles sont les conditions du rebond de l’Europe ? »

Pour répondre à ces questions le sommet propose conférences plénières et séminaires exécutifs thématiques animés par plus de 140 intervenants venus du monde entier.
Cette année, le Digiworld summit, qui sera conclu par Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du Numérique, se déroule au cœur de la DigiWorld Week, une semaine qui mettra en perspective toutes les évolutions qui nous attendent dans les mois à venir.


Alexandre Chaverot est président d'Avidsen et de Smart Home International

Réjouissons nous que la France soit précurseur dans le domaine de la maison et des objets connectés. Oui, il existe un vrai savoir faire, une véritable « patte » française.

Il n'y a qu'à voir le nombre de start-up qui existent et évoluent dans ce domaine là : Sigfox pour la partie protocole de communication, Netatmo sur l'objet connecté autour de la régulation thermique, MyFox sur la sécurité et, évidemment, Avidsen sur l'univers de la maison intelligente. Sans parler des grands groupes comme Legrand, Schneider, Somfy qui travaillent aussi sur ces sujets là et qui nous challengent. A moins que ce ne soit nous, les petites « boîtes » qui les challengions. En tant qu'entreprises françaises, nous n'avons donc pas à rougir par rapport à ce qu'il se passe en Asie ou aux États-Unis en matière de produits et de développement.

Le « faire savoir » devient plus que nécessaire
La différence majeure, à mon sens, par rapport aux autres pays est, en effet, la maturité du marché et celle de l'utilisateur, sa perception de la maison intelligente et sa façon de l'appréhender. Aux USA, le marché et les consommateurs sont plus matures qu'en France. Dans l'hexagone, nous sommes toujours sur un marché en devenir. Les acteurs, les industriels, les produits sont pourtant là. Nous développons des solutions qui sont complexes et nécessitent un vrai savoir faire en matière de radio car tous nos produits sont sans fil. Mais le faire savoir devient plus que nécessaire vis à vis du consommateur aujourd'hui. Faire savoir au grand public qu'il a la possibilité, pour pas cher, d'automatiser et piloter l'intégralité de sa maison aussi bien en matière de confort, de gestion des accès qu'en matière de sécurité et d'économies d'énergie.

Il faut évangéliser les médias également. Encore récemment, j'ai vu un reportage à la TV où l'on présentait la domotique avec des prix exorbitants, autour de 10 000/15 000 euros. Ce n'est pas vrai. Aujourd'hui, vous pouvez vous équiper en domotique à partir de 500 euros et être très bien équipé entre 800 et 1200 euros. Nous sommes donc à des années lumière des prix pratiqués par le passé et qui sont, malheureusement, encore annoncés par méconnaissance. Aujourd'hui, la technologie rend enfin les produits plus simples et plus abordables. Néanmoins, la maison connectée, en France, souffre encore du syndrome de Pierre et le loup, du fait que l'on parle depuis 20-30 ans de la maison intelligente, que l'on dit que l'on va pouvoir tout automatiser et que rien n'est jamais venu.

Par ailleurs, aujourd'hui, il ne faut pas oublier que nous, start-up, entreprises ou grands groupes, proposons des solutions innovantes pour la maison connectée en pleine période de crise. Il y a beaucoup d'attentisme de la part des consommateurs sur un marché qui a pourtant tout à offrir. Des offres qui ne résonnent pas forcément comme une évidence en terme d'achat, même si nos solutions permettent de faire des économies en matière de régulation énergétique. A nous aussi donc d'éduquer le marché, de dire que nos solutions existent et le bénéfice consommateur qu'elles apportent.

Reconnaissons aussi que nous sommes sur une génération d'acheteurs potentiels de 35 ans et plus, qui sont des propriétaires de maison individuelle ou d'appartement et qui n'appréhendent pas l'internet de la même manière que les 15-20 ans d'aujourd'hui. Pour ces derniers, la maison connectée sera une évidence. En revanche, pour les quadras et les quinquas propriétaires de maison, qui restent encore aujourd'hui notre cible, il y a encore une éducation à faire.

Porter le savoir faire français et la voix de la France à l'étranger
Quoi qu'il en soit, pour les entreprises françaises, aujourd'hui, le domaine d'expansion, c'est l'export. Pour Avidsen, nous sommes déjà présents en Europe du Sud et nous souhaitons aller en Europe de l'Est et, bien sûr, aux USA. Les Etats-Unis représentent, en effet, un terrain de jeu sur lequel on a aussi envie de jouer. D'ailleurs, nous travaillons avec un grand opérateur télécom américain pour développer des produits pour son compte. Nous apportons donc la démonstration que la France et ses petites entreprises peuvent aussi aller raconter des histoires intéressantes de l'autre côté de l'Atlantique. Nous serons d'ailleurs présents au prochain CES (Consumer Electronics Show), le grand salon de l'électronique grand public, début janvier à Las Vegas, tout comme une centaine de start-up françaises.

Car ce qui fait la richesse de la France, ce sont évidemment les grands groupes et les entreprises du CAC 40, mais ce sont aussi toutes ces petites PME, comme nous, qui en veulent. Des femmes et des hommes hyper compétents et motivés, qui se battent pour leur entreprise dont le potentiel de croissance est assez considérable et qui veulent porter le savoir faire français et la voix de la France à l'étranger.


La secrétarire d'Etat chargée du numérique, Axelle Lemaire, vient de dévoiler le nom des premières villes françaises lauréates du label French Tech. Toulouse, avec le collectif French Tech Toulouse, est ainsi l'une des 9 villes sélectionnées.
Sur 15 dossiers instruits, « nous avons décidé d’attribuer le label à neuf candidats : French Tech Aix-Marseille, Bordeaux Métropole numérique, Digital Grenoble, Lille is French Tech, Lyon French Tech, Nantes Tech, Montpellier Métropole numérique, La French Tech Rennes, French Tech Toulouse », a annoncé la ministre au Monde.
L’idée générale est de « valoriser les écosystèmes existants afin d’impulser un mouvement local, mais aussi de les fédérer pour créer un réseau national.Ce que nous voulons faire, poursuit-elle, c’est valoriser l’ensemble des écosystèmes, Paris inclus, afin que les investisseurs internationaux voient la France comme une nation innovante, un acteur incontournable du numérique, qui dispose d’un écosystème vibrant et dynamique."

Le succès de French Tech Toulouse

Une délégation du secrétariat d’État à l’Économie numérique était à Toulouse le 9 novembre pour auditionner les porteurs du projet « French Tech Toulouse ». Et les experts avaient apprécié le dossier toulousain. "La délégation a reconnu la qualité de notre écosystème et notre dynamisme", expliquait alors Jean-Pierre Bayol, directeur du cluster  Digital Place.
L'obtention de ce label est une juste récompense pour Toulouse et Midi-Pyrénées. La région est, en effet, la seconde de France du secteur. Elle se situe même à la première place pour l’édition de logiciels applicatifs, la programmation informatique, la fabrication d’équipements électriques et électroniques. Au total le secteur du numérique représente plus de 34 000 emplois, 5 300 entreprises, 2 600 chercheurs

French Tech c'est quoi ?

La plateforme « French Tech » a été lancée fin 2013 par l’ancienne secrétaire d’État au numérique Fleur Pellerin. Elle vise à favoriser la croissance des start-up, faire émerger et détecter les projets, accompagner les porteurs dans la construction de leur projet et labelliser les projets « Métropoles French Tech ». Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Montpellier, Grenoble, Nancy, Saint-Étienne sont ainsi candidates à ce label aux côtés de Toulouse.

Triplé dans le Grand Sud


Parmi les métropoles sélectionnées pour être lauréates du label French Tech, le grand sud réalise un beau triplé. Non seulement Toulouse a été sélectionnée, mais Bordeaux et Montpellier font également partie des neuf métropoles.

Bordeaux Métropole Numérique est soutenue par quelque 850 acteurs du numérique en Aquitaine. Découvrez le projet sur le Tumblr

La French tech Montpellier s'est fixé 5 objectifs majeurs : transformer nos start-ups à fort potentiel en véritables entreprises de croissance ; renforcer la compétitivité des entreprises gazelles ; ancrer les grands groupes sur notre territoire ; attirer les entrepreneurs de talent ; faire rayonner le creuset montpelliérain et, avec lui, la French Tech, dans le monde entier.


Les réactions

Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées. "Je me félicite que la démarche Toulouse French Tech lancée par Pierre Cohen puis portée par Jean-Luc Moudenc pour Toulouse Métropole et le SICOVAL et à laquelle nous avons apporté notre soutien se concrétise aujourd’hui par cette labellisation. Toulouse fait son entrée dans l’équipe de France des territoires les plus favorables au développement des start-up, aussi bien dans le domaine du numérique que des biotech, cleantech et autres medtech. Cette distinction vient à la fois récompenser la qualité du travail partenarial, et la dynamique confiées aux industriels et acteurs du numérique, mais aussi les politiques initiées par la Région depuis plusieurs années pour structurer la filière telles que le cluster Digital place ou l’appel à projet Agile It. En plus de rendre les start-up toulousaines identifiables à l’international, a ajouté Martin Malvy, cette labellisation jouera un rôle d’accélérateur pour cette filière phare de Midi-Pyrénées avec la mobilisation des investissements d’avenir."

Jean-Louis Chauzy, président du conseil économique, social et environnemental (CESER) de Midi-Pyrénées. "Toulouse vient de décrocher le label French Tech, décerné aujourd’hui (12/11/14) par la secrétaire d’Etat au numérique, Axelle Lemaire. Le CESER salue cette décision et félicite le porteur de projet M. Benchimol, Président du Cluster TIC. Sur 15 dossiers, Toulouse se voit décerner ce label avec 9 autres métropoles pour leurs capacités à avoir un écosystème du numérique solide autour de start’up capables de lever des fonds conséquents, d’entrepreneurs capables de porter des projets et d’aider les jeunes entreprises, d’incubateurs et d’accélérateurs ainsi qu’un lieu comme « la cantine numérique » pour se réunir. Si l’objectif est de renforcer ces dynamiques avec des moyens supplémentaires individuellement, l’objectif est également de structurer et de fédérer un réseau national. Fort de cette reconnaissance, comme le préconisait le CESER dans son rapport sur « l’industrie du futur » du 24/06/14, il faut mobiliser toutes les compétences pour créer autour de ce label une filière industrielle du numérique et du Big Data qui permettra aux start’up et aux PME régionales de se développer, avec le soutien des grandes entreprises et de la communauté universitaire et scientifique."

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole.  «La candidature, déposée le 21 juillet par Toulouse Métropole avec le Sicoval et le soutien de la Région, et portée avec talent par Bertrand Serp, vice-président délégué à l’économie numérique, a su valoriser notre écosystème riche et dynamique. Je remercie tous les acteurs locaux, notamment les entrepreneurs et les starts-up, qui se sont mobilisés pour défendre et promouvoir le savoir-faire toulousain. La métropole toulousaine entre ainsi dans le réseau national des métropoles numériques qui feront les emplois de demain. L'innovation est notre priorité pour dynamiser notre territoire et développer l'emploi» a déclaré Jean-Luc Moudenc.

L'Aquitaine vient de se doter d'un pôle numérique régional  : Digital Aquitaine, une nouvelle association dédiée à toute la filière du numérique.

Cette association se donne les ambitions d'un pôle de compétitivité : animer la filière ; apporter des services aux entreprises en vue de leur développement ; faire émerger et labelliser des projets collaboratifs.

Les objectifs qui lui sont fixés doivent permettre d'hybrider les compétences des clusters thématiques existants (sur la santé, les systèmes embarqués, l'électronique, le numérique…) pour construire les nouveaux usages innovants de demain à travers des projets collaboratifs ou l'animation en open innovation. Et enfin, de rendre visible la filière numérique pour lui permettre d'accéder à de nouveaux marchés et à des financements.

La création de ce pôle numérique aquitaine correspond à un élément clé de la stratégie numérique mise en œuvre par le Conseil régional. Après avoir proposé une action d'investissement d'envergures sur les infrastructures Très Haut Débit en partenariat avec les cinq Conseils généraux et participé au développement d'un marché intérieur autour de technologies d'avenir par l'intermédiaire d'appels à projets, il s'agit désormais de mettre en place un environnement favorable au développement de cette filière. C'est désormais chose faite avec la création de Digital Aquitaine.


Par Dominique Loiselet, Directeur Général France Blue Coat


Deux jambes qui se doivent d’être coordonnées. Telles sont, d’un côté, la « cyber sécurité », et de l’autre la « protection des données personnelles ». Car si la liste des entreprises victimes de cyberattaques continue de s’allonger – Ebay, Orange et Domino’s Pizza ne sont qu’un échantillon des cibles atteintes en 2014 – il est évident que les moyens de lutte à privilégier doivent être aussi efficaces que respectueux, dans leur mise en œuvre, des règles en matière de protection des informations privées. Délicat équilibre.

Les autorités européennes ont déjà fait d’importants progrès en matière de cybercriminalité. Une  directive relative aux attaques contre les systèmes d’information a ainsi été adoptée en 2013, alors que des textes sur la protection du secret d’affaire, ainsi que sur l’identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques ont été proposés au Parlement européen. Dernier en date : la directive sur la protection des systèmes d’information (NIS) – que la loi de programmation militaire française avait largement anticipée – a été adoptée en mars 2014. Les « opérateurs d’importance vitale » (IOV) se voient notamment imposer quelques obligations en matière de prévention et de notification des « incidents ».

Les solutions qui permettent de répondre de la manière la plus efficace possible à ces nouvelles obligations existent aussi. Certaines permettent ainsi de valider en quelques heures seulement la véracité d’un incident, d’identifier son origine, le chemin emprunté, l’agresseur et d’évaluer son impact… sachant qu’aujourd’hui le délai moyen actuel de découverte et d’identification d’une attaque se compte plutôt en semaines ou en mois ! Enfin, Bruxelles avance aussi sur la question des données personnelles – les discussions sur la directive dédiée devraient ainsi aboutir en 2015.

Reste que la coordination entre les deux jambes pourrait être améliorée. Le fait par exemple qu’il faille encourager le chiffrage des données pour sécuriser les informations personnelles, comme le recommande l’Agence Européenne de Cybersécurité ENISA, est incontestable. Mais les flux chiffrés sont aussi des voies d’accès privilégiées... pour les pirates. Quelles sont alors les conditions que les entreprises et organisations doivent respecter pour utiliser des outils de déchiffrage tout en respectant les impératifs en matière de protection des données personnelles ? A ce jour, aucun texte public – loi, règlement ou simple communication des autorités – ne répond clairement à la question. Rien non plus sur les règles internes à mettre en place pour utiliser des solutions d’enregistrement des données – qui permettent de « rembobiner le film » en cas d’attaque et donc d’identifier rapidement l’agresseur- tout en respectant les impératifs de protection des informations des individus. Résultat : certaines entreprises et organisations hésitent à se protéger…


Clarifier les conditions de mise en œuvre des solutions efficaces en matière de cybersécurité. Telle pourrait être une des priorités des nouvelles instances européennes. Pour faire de plus grands pas.
Un drone de Delair Tech pour surveiller un pipeline
Les survols mystérieux par des drones ces dernières semaines de plusieurs centrales nucléaires françaises posent des questions de sécurité. "Nous n'avons aucune piste pour l'instant", a déclaré dimanche 2 novembre la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, tandis que Greenpeace France  - qui a démenti être à l'origine de ces actions - estime que "le ministère de l'Intérieur doit maintenant sortir du silence et arrêter de minimiser le risque en répétant que ces survols ne posent aucun problème."

Ce fait-divers permet en tout cas de poser sur la place publique la question des drones civils, auxquels Paul Guermonprez, ingénieur chez Intel, a consacré un ouvrage très documenté "Les drones débarquent" aux éditions FYP. Quels sont les types de drones et comment fonctionnent-ils ? Qui peut les utiliser ? Sommes-nous à l’aube d’une troisième révolution ? Quelles industries pourraient être menacées par leur avènement ? Qui sera le « Google » du drone ? Autant de questions auxquelles l'auteur répond.

L'ouvrage permet de comprendre l'histoire et les enjeux des drones : les drones militaires des années 50 jusqu'aux plus sophistiqués des appareils utilisés massivement par l'administration Obama ; les drones espions ; les drones civils pour les loisirs (comme le Parrot AR Drone) ou pour les entreprises (Toulouse accueille l'excellente Delair Tech).

La multiplication des drones soulève en tout cas de nombreux problèmes juridiques, éthiques, de sécurité, etc. Pour l'heure, en France, on risque un an d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende pour faire voler un drone sans autorisation.

Quelques exemples assez avancés

Amazon envisage des drones pour livrer ses colis avec son projet "Prime air"


Google mène également un projet. Project Wing, qui semble plus abouti, a été conduit en Australie


Le futur des drones ? Une vidéo d'anticipation, réalisée par Alex Cornell, sur ce que pourrait faire la police :



Ou cet étonnant projet de drone SAMU qui apporte un défibrillateur près d'un malade présenté mardi 28 octobre aux Pays-Bas à l'université de Delft.