C'est presque une rencontre improbable : Twitter et l'AFP. Car les deux sociétés ont souvent été opposées par le passé. La rapidité de réaction de Twitter et de la Twittosphère d'un côté ; la rigueur et la vérification forcément plus longue de l'Agence France Presse, l'une des trois agences de dépêches mondiale. Cette dichotomie a souvent donné lieu aux critiques de l'AFP, par exemple lors du procès de DSK aux Etats-Unis, ou lors de Fukushima. Et ce sont d'ailleurs certains journalistes de l'AFP qui ont bousculé leur propre maison pour se mettre au diapason des nouveaux usages.


En lançant ce mardi 31 mars 2015 Tweetfoot, l'AFP et Twitter amorcent une nouvelle ère qui s'annonce passionnante et préfigure ce que peut être la meilleure façon de s'informer.  

"Développée par l’AFP pour ses clients, AFP#TweetFoot permet de suivre les principales ligues de football européennes sur Twitter en accédant aux informations les plus pertinentes. Lancée en coordination avec Twitter, cette gamme d’applications ludiques et interactives est disponible sous la forme d’un site complet ou d’un widget personnalisable par le client et déclinable sur tous ses supports. L’AFP a sélectionné les comptes les plus influents parmi  un panel de bloggeurs, commentateurs,  experts, joueurs, fans et entraîneurs, soit une base de 1.000 à 1.500 comptes pour chaque ligue européenne. Cette sélection est en permanence réactualisée", explique l'AFP dans un communiqué.

Cinq championnats couverts

"Pendant les matchs, AFP TweetFoot affiche en temps réel les Tweets émis par ces comptes et les enrichit de métadonnées (profil, affiliation à une équipe). Ce flux de Tweets peut être filtré par match, équipe, sujet… et est associé au flux de résultats de l’AFP (scores, actions, calendriers) pour vivre le match pleinement. AFP TweetFoot couvre actuellement cinq championnats: la Ligue 1 française, la Premier League  anglaise, la Liga espagnole, la Bundesliga allemande, l’Eredivisie néerlandaise. D’autres ligues et sports viendront enrichir l’offre.  L’application permet de suivre la compétition en direct ou de la revivre en « replay » et d’accéder aux classements des équipes, des joueurs et des membres référencés les plus influents ou les plus actifs sur Twitter pour chacune des ligues. Elle permet également de voir l’évolution  du volume de Tweets en fonction des actions de jeu tandis que les tendances mises à jour en temps réel permettent de suivre le buzz généré par le panel sur Twitter."

« Plus que jamais, la richesse de l’information exige, pour arriver jusqu’au citoyen, des intermédiaires de confiance, de sérieux et de rigueur. L’AFP fait partie des tout premiers d’entre eux. », a déclaré Emmanuel Hoog, Président-Directeur Général de l’Agence France-Presse.

Déjà disponible en français, anglais, espagnol, néerlandais et allemand, l’interface peut être traduite dans toutes les langues. L’application permet aussi de traduire les Tweets eux-mêmes dans la langue choisie pour l’interface. « Ce produit vient s’ajouter à l’offre AFP Sports commercialisée en novembre 2013, destinée tant aux médias qu’aux professionnels du sport tels que les clubs ou les fédérations. Lancé en coordination avec Twitter, cet outil proposé par l’AFP est incontournable pour suivre un match ou une compétition. Avec le développement de cette solution, l’Agence réaffirme ses axes stratégiques que sont le sport et l’innovation » a déclaré Olivier Lombardie, Directeur Commercial et Marketing de l’AFP.



Aujourd'hui la France fête les dix ans de la télévision numérique terrestre (TNT). L'arrivée de ces nouvelles chaînes a bouleversé les programmes et nos habitudes.

La TNT a déjà dix ans ! Les chaînes de la télévision numérique terrestre se sont tellement installées dans le paysage audiovisuel français, le fameux PAF, que l'on peine à se remémorer combien l'offre était étriquée en 2005.

À cette époque, seules six chaînes étaient proposées aux Français en diffusion hertzienne, dont l'une à péage, Canal +. Et les offres d'abonnement à des bouquets thématiques par satellite ou câble restaient onéreuses.

Le 31 mars 2005, pas moins de dix-huit nouvelles chaînes gratuites sont lancées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) présidé par Dominique Baudis. Pour en profiter un seul impératif : équiper son téléviseur d'un adaptateur TNT ou changer de poste pour un nouvel écran déjà équipé.

Programmes et technologie

De fait, l'arrivée de la TNT, véritable révolution depuis l'avènement de la couleur en 1967, est à la fois un progrès en termes de variété de programmes, mais aussi en termes technologiques. Peu à peu, les lourds écrans cathodiques et analogiques laissent, en effet, la place à des écrans plats dont la technologie ne va cesser d'évoluer pour atteindre aujourd'hui des téléviseurs ultra-fin et financièrement abordables. La qualité de l'image a connu un identique saut qualitatif avec la haute définition puis l'ultra haute définition, offrant des images toujours plus belles, qui vont encore s'améliorer (lire encadré).

Côté programmes, c'est un foisonnement où se côtoient – il faut bien le dire – le pire comme le meilleur. C'est que tous les grands groupes de médias ont perçu la TNT comme un formidable eldorado publicitaire.

Tous ? Non. La toute-puissante TF1 ne croit pas à la TNT à son lancement. Une erreur stratégique rattrapée depuis à prix d'or avec le rachat de TMC et NT1, mais qui laissera des traces, par exemple avec la chaîne d'information continue LCI, contrainte de rester en payant.

L'info en continu justement est l'un des gros succès de la TNT avec l'émergence d'iTélé (filiale de Canal +) et surtout BFMTV. En dépit de récentes polémiques, la chaîne du groupe NextradioTV d'Alain Weill est d'ailleurs plébiscitée par les Français dans un sondage OpinionWay pour TV Magazine.

À côté de l'info, et de la rediffusion à outrance de vieilles séries, les chaînes de la TNT ont exploité un autre filon : les programmes de téléréalité. Qu'ils soient musicaux comme les télécrochets X-Factor puis Nouvelle Star, ou plus… sociétaux, comme les Ch'tis, Les anges de la téléréalité, L'île des vérités, ou encore Allô Nabila. Plusieurs chaînes font de ces programmes pas très fins leur fond de commerce car ils génèrent des audiences exceptionelles. Surtout, ce type de programme a fait émerger une nouvelle façon de regarder la télé en introduisant la notion de second écran : on suit le programme et on le commente – parfois pour s'en moquer – sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et surtout Twitter.

La TNT a aussi profité à plein de la délinéarisation, c'est-à-dire la consommation en différé de programmes à la carte (télévision de rattrapage ou catch-up TV).

Aujourd'hui avec 25 chaînes gratuites au total, la TNT s'est imposée, trustant un quart de l'audience globale ; lançant ses propres programmes originaux en dépit de contraintes économiques difficiles ; permettant à ses animateurs de se hisser sur les podiums du PAF ; et parfois dépassant les chaînes historiques comme D8 qui talonne sa grande sœur Canal +.

Votre téléviseur à jeter l'an prochain ?
Votre téléviseur va-t-il passer le cap de l'année 2016 ? La question se pose puisque dans un an, en avril 2016, la TNT va changer de norme de diffusion, passant du MPEG-2 auMPEG-4, afin de gagner en qualité pour certaines chaînes qui seront HD et pour libérer la fréquence de 700 MHz pour la téléphonie mobile 4G. Selon l'institut GfK, 10 des 40 millions de postes télé en France sont incompatibles avec cette norme. Il s'agit surtout des téléviseurs de petite taille vendus avant 2008. Ils devront se doter d'un adaptateur (environ 30 €). Ceux qui reçoivent la télé via une box internet ne seront pas impactés par ce changement de norme.


Après avoir accueilli plus de 120 décideurs pour sa première édition, Cyber@Hack (Cyber «At»Hack) revient le 16 avril 2015 à Toulouse.
Né de la volonté d’ITrust, société toulousaine experte en sécurité informatique, et d’Epitech, école spécialisée en informatique, de rendre la sécurité informatique accessible à tous, Cyber@Hack réunit, sur une même journée, étudiants et professionnels autour de conférences et d’un concours « Capture The Flag ».
« Midi-Pyrénées est la 3ème région d’Europe la plus espionnée. Nous sommes toujours aussi vulnérables : récupérer des informations confidentielles sur les réseaux ou lancer des attaques d’envergure sur une infrastructure restent, aujourd’hui encore, facilement réalisables. Ce sont nos entreprises, nos emplois, notre patrimoine informationnel qui sont menacés, nous devons réagir ! », prévient Jean-Nicolas Piotrowski.

« Nous prévoyons lors de cet évènement une action de sensibilisation offensive qui, nous l’espérons, agira comme un électrochoc auprès des dirigeants et des pouvoirs publics. » Cette journée Cyber@Hack, dont le thème sera l’innovation, traitera de question autour de la protection des objets connectés mais aussi la cybercriminalité ou encore du Patriot Act Français lors d’une table ronde. Une occasion d’appréhender la sécurité informatique de manière concrète et pédagogique, en présence d’experts du secteur.

Un Concours de sécurité informatique « Capture The Flag », compétition de hacking, est également au programme. Pour assister aux conférences ou participer au concours « Capture The Flag » inscription gratuite sur : https://www.cyberathack.com/incription/



Les députés de la commission des libertés civiles se sont rendus à Washington la semaine passée pour rencontrer leurs homologues américains et voir l’état d’avancement aux États-Unis de questions majeures telles que la protection des données et les travaux législatifs du Congrès américain sur l’encadrement des activités de surveillance, a annoncéle Palement européen dans un communiqué.

Les députés ont également fait le point sur la réforme des initiatives européennes concernant la protection des données et le terrorisme. Un des objectifs clés de la visite était de faire pression pour l’égalité des droits au recours juridictionnel pour les citoyens de l’Union européenne en cas de transfert de données personnelles afin d’appliquer la loi. C’est l’un des derniers obstacles pour conclure l’accord-cadre UE-USA sur le partage des données dans le cadre de la coopération judiciaire.

Jan Philipp Albrecht, député vert allemand qui a dirigé la mission à Washington, a conclu que « nos nombreux entretiens avec les hauts fonctionnaires de l’administration ainsi que des membres du Congrès ont montré qu’il existe une volonté des deux côtés d’obtenir l’égalité de traitement pour les citoyens européens et américains lors d’échange d’informations à travers l’Atlantique. Mettre en oeuvre cela en actes juridiques dès que possible est d’une importance primordiale pour rétablir la confiance des citoyens ainsi que pour améliorer les échanges d’informations transatlantiques, en particulier pour des raisons de sécurité ».

TTIP
La délégation a également rencontré des membres du Bureau du représentant américain au commerce afin de souligner que la protection des données doit rester en dehors du champ d’application du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP), négocié en ce moment. Le cadre de la protection des données, qui régit le traitement des données dans l’UE, doit être maintenu. Le message clé que la délégation avait pour les Américains est que le respect du cadre de la protection des données de l’UE n’est pas du protectionnisme mais le respect des droits fondamentaux européens



Se déplacer virtuellement à 360° dans la rue d'une petite ville ou sur l'avenue d'une grande métropole est devenue monnaie courante depuis que le géant Google a lancé son service Street View en mai 2007, en complément de Google Maps et Google Earth.

Outre ces cartographies urbaines, Google a déployé une politique de partenariats vers des entreprises (avec des photographies agréés) mais aussi vers des offices de tourisme et des associations à but non lucratifs pour étendre cette expérience numérique à des paysages, des sites inaccessibles à ses Google Car. Le service est pour le coup rebaptisé Google Treks View, car il fait appel à un trekker, une personne qui porte un sac à dos embarquant le dispositif de prises de vues.

Ainsi, le Comité Régional du Tourisme (CRT) de Midi-Pyrénées vient de mettre en place un partenariat avec Google Treks View qui va permettre à l'internaute de programmer sa randonnée dans des sites remarquables de la région.

Les équipes du CRT ont capturé l'été dernier pour Google des centaines d'images à 360°, à pied, souvent sur des terrains escarpés dans les conditions du futur randonneur.

Du Lac de Néouvielle au Pic du Midi en passant par le Cirque de Gavarnie ou Montségur , d'un clic l' internaute vit presque comme s'il y était son expérience randonnée à travers un panorama détaillé des plus grands sites touristiques de la région.

Outre Midi-Pyrénées, Google a également conclu un accord avec le comité régional de tourisme de l'Alsace.

> Les différentes vues à 360° sont disponibles ici : http://bit.ly/1BmS9g3

La société toulousaine Makina Corpus a réalisé une carte interactive de la ville de Toulouse où l'on peut voir les différents résultats du premier tour des élections départementales selon les bureaux de vote. Ainsi, la lecture des résultats se fait quartier par quartier.
Selon la loi "Le découpage des bureaux de vote est consultable en mairie. S'il existe en couche SIG, il y a une obligation de le transmettre en application de l'article 2 de la loi du 17 juillet 1978 (communication des données administratives)". Or, dans la réalité, tout n'est pas aussi rose et il est assez difficile de mettre la main sur ces fameux découpages par bureau de vote", explique la société toulousaine".

"Les mairies ne sont pas encore toutes connectées. Lorsque c’est le cas, les données sont souvent difficiles à exploiter. Heureusement, certaines villes sont plus réactives, comme Toulouse Métropole, qui a donné libre accès aux informations, quelques heures après la connaissance des résultats, sur son site Open Data. Nous avons donc pu réaliser, et nous sommes les seuls, cette carte de Toulouse avec un découpage par bureau de vote afin de voir plus précisément l'impact des candidats sur les différents quartiers de la ville et les enjeux de ces derniers."
Pour voir la  carte, suivez ce lien : http://cartes-elections.makina-corpus.net/departementales-2015/app/public/departement.html?dep=31

La société s'était déjà illustrée en réalisant un travail similaire lors des dernière municipales.


ComScore, pour le compte d'UPS vient de dévoiler ce 12 mars une étude européenne sur les attentes des e-consommateurs vis-à-vis du processus d'achat en ligne. UPS PULSE of the Online Shopper, menée pour la 2e année consécutive, analyse les attentes des cyberconsommateurs vis-à-vis du processus d'achat en ligne, du pré-achat au retour des produits, en passant par l'achat et la livraison .

ComScore a interrogé plus de 6 200 cyberconsommateurs de six pays européens : Allemagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni) sur leurs habitudes et leur expérience d'achat en ligne. Plus de 1 000 personnes ont été interrogées en France.

La version européenne de l'étude s'inscrit dans le cadre d'une étude mondiale qui examine les tendances observées en Asie, au Brésil, aux États-Unis et au Mexique.

  • Les cyberconsommateurs veulent bénéficier d'un plus grand nombre d'options de livraison et de paiement.
  • Les plates-formes mobiles favorisent l'achat omnicanal et les détaillants doivent élargir leurs capacités technologiques.
  • La livraison gratuite reste importante, et les services retour sont particulièrement plébiscités.


De la flexibilité : faire livrer sa commande ailleurs qu'au domicile
Les consommateurs français souhaitent bénéficier de services d'achat en ligne et en magasin attrayants, mais également avoir la possibilité de choisir l'heure et le mode de réception de leurs articles. Les e-shoppers des différents marchés recherchent d'autres options de livraison, surtout en France où 40 % préféreraient que leur commande en ligne soit livrée ailleurs qu'à leur domicile. Ce pourcentage est par ailleurs le plus élevé des pays européens couverts par l'étude.
«Parallèlement au développement des technologies et à l'évolution des attentes des consommateurs, ces "acheteurs flexibles" cherchent la commodité et des informations complètes lorsqu'ils effectuent des achats en ligne », déclare Laurent Naidon, Directeur Marketing UPS Europe de l'Ouest.

Plus d'informations
Des informations détaillées sur les produits et du contenu en ligne ne remplacent peut-être pas un vendeur bien informé, mais peuvent faciliter les recherches effectuées par le consommateur avant qu'il ne se rende en magasin. Seulement 59 % des e-shoppers français sont satisfaits du volume d'informations dont ils disposent pour les aider dans leur choix de produit. Quant à l’information concernant la livraison, 63 % d’entre eux préfèrent voir la date d'arrivée prévue, plutôt que le nombre de jours nécessaires pour la livraison du produit.

L'impact des réseaux sociaux
Les nouvelles technologies web et mobiles facilitant la comparaison des prix, 29 % des e- shoppers français déclarent qu'ils comparent les prix sur leur smartphone lors de leur passage en magasin.
Les réseaux sociaux influencent également les achats en ligne pour 29 % d’entre eux. En outre, les consommateurs satisfaits et insatisfaits déclarent y exprimer leur opinion sur leur expérience d’achat en ligne.

La livraison rapide et gratuite
Il est également important de proposer des options de livraison à la caisse avec un processus flexible de retour des produits et 56 % des e-shoppers français sont satisfaits de la facilité des retours/échanges en ligne.
Les délais de livraison jouent également un rôle non négligeable, 67 % des e-shoppers en France ayant abandonné un panier en raison de délais de livraison trop longs ou de l'absence d'indication concernant la date de livraison.
Enfin, la livraison gratuite continue de motiver les décisions d'achat : 29 % d’entre eux déclarent choisir le délai le plus long afin de bénéficier de la livraison gratuite.



Infographie Etude UPS PULSE of the Online Shopper by Philippe Rioux




Deloitte France annonce le lancement de Deloitte Digital, la combinaison de compétences digitales et créatives avec les expertises sectorielles et métiers de Deloitte.

« Deloitte Digital vient renforcer l’offre de Deloitte et complète le savoir-faire du cabinet dans le domaine du digital. Cette nouvelle marque permet de proposer des assemblages innovants et porteurs de valeur en phase avec les attentes de nos clients, et de les accompagner dans la durée dans les différentes étapes et dimensions de leur transformation digitale. » commente Didier Taupin, Associé responsable des activités de Conseil chez Deloitte.

« Deloitte Digital permet de combiner des compétences digitales et créatives avec les expertises sectorielles et technologiques qui font la réputation de Deloitte au niveau mondial. Dans cet univers en perpétuelle mutation, nous souhaitons aider nos clients à appréhender l’influence du digital sur leur secteur d’activité, à construire leur socle digital et à concevoir une expérience client efficace.  De la stratégie digitale à la data, en passant par le design et la technologie, la richesse de Deloitte Digital, alliée à l’offre existante de Deloitte, forment un assemblage de compétences et une diversité de talents : experts sectoriels, experts en stratégie, marketeurs, designers, développeurs ou encore architectes. » explique Sébastien Ropartz, Associé Deloitte Digital.

Deloitte Digital est une initiative mondiale de Deloitte, lancée aux Etats-Unis. Déployée aujourd’hui en France, la marque est présente dans 16 pays, comprend 17 studios, dont 5 en Europe (Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Suisse et Italie) et compte plus de 2 700 professionnels à travers le monde.

L’offre se décline en 5 piliers :

  1. Digital Strategy : il s’agit d’accompagner la définition d’une vision stratégique globale, de conseiller sur les stratégies de croissance externe destinées à enrichir les compétences digitales de l’entreprise, mais également de diffuser une culture numérique et agile dans l’organisation grâce à des formations, des événements sur-mesure et des actions de communication.
  2. Digital Marketing : Deloitte Digital aide à définir et à mettre en œuvre une stratégie marketing digitale pour gagner en performance, elle accompagne dans la mise en place de dispositifs digitaux afin d’améliorer l’expérience client, et offre une démarche de gestion des médias sociaux.
  3. Engagement Client : l’équipe aide les entreprises à mieux exploiter leur connaissance clients, à développer et à orchestrer des outils qui permettront d’accroître leur engagement, intervient sur l’ensemble du parcours client en travaillant à la fois sur l’e-commerce, le cloud, le mobile, les medias sociaux et l’analytics, mais conçoit aussi et implémente des outils de gestion de la relation client.
  4. Analytics : le web analytics permet d’enrichir la connaissance du client, notamment par l’étude de ses usages et de ses comportements en ligne. Il est ensuite possible de valoriser, en temps réel, ces données en les combinant avec les données internes pour proposer des offres et des parcours client plus personnalisés et plus adaptés.
  5. L’expérience utilisateur & Design : L’expérience clients peut être considérablement enrichie par l’alliance de la technologie et du design. L’équipe élabore des interfaces web et mobile, agit sur l’ensemble des parcours client internes et externes, et analyse le comportement de l’utilisateur en conjuguant des études comportementales à l’aide d’outils de collecte des attentes (focus groups, enquêtes…) avec l’utilisation des neurosciences (eyetracking, électro-encéphalogrammes).


A l'échelle de l'informatique, c'est peu dire que trois années sont quasiment une éternité tant les progrès technologiques et logiciels vont vite. Trois années, c'est aussi la période durant laquelle le cluster Digital Place – qui regroupe 185 acteurs du numérique – a mené une minutieuse enquête auprès de quelque 200 entreprises de Midi-Pyrénées (sur 660 consultées). L'étude, dévoilée mardi 10 mars 2015 dans l'hémicycle de l'hôtel de Région, montre la forte dynamique de ces PME innovantes entre 2011 et 2014.

«C'est une chance pour la région»

Seconde économie régionale après l'aéronautique, le numérique est, en effet, en pleine croissance (+27 % de chiffre d'affaires sur trois ans) et créateur d'emplois (+13 %). «La filière numérique est une chance pour notre région. Il faut pérenniser nos start-up, renforcer la filière numérique», a estimé Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région en charge de l'enseignement supérieur, des finances et de l'égalité femme-homme.

Des start-up auprès desquelles la Région, mais aussi l'État s'engagent, notamment via la Caisse des dépôts ou la Banque publique d'investissement (BPI). 43 % des entreprises sondées bénéficient ainsi de fonds publics. Pour Marc Chappuis, secrétaire général pour les affaires régionales à la préfecture de région, l'État entend bien soutenir cet écosystème dynamique au travers de ses actions prioritaires pour l'accès, la filière et les usages.

5600 recrutements

Les start-up de la région, très concentrées sur la Haute-Garonne (89 %) et dont 29,1 % ont un titre de propriété intellectuelle ou un brevet, ont en tout cas de belles perspectives de développement vers l'étranger : elles génèrent deux fois plus de chiffres d'affaires à l'export que la moyenne nationale (26,2 % en moyenne contre 13 %). Et près de la moitié des entreprises interrogées s'exportent pour un chiffre d'affaires (hors grands groupes) de 260 millions d'euros. De quoi vivifier les embauches. 73 % des start-up envisagent, en effet, de recruter : 1 300 embauches sont prévues par Digital Place en 2015 ; 5 600 d'ici 2020.

Parmi les domaines qui vont constituer les relais de croissance de demain, Digital Place et ses partenaires ont répertorié le cloud computing, l'internet mobile, l'internet des objets – dont Sigfox est un emblème – le paiement sans contact, le big data, et la cybersécurité. Six domaines dans lesquels Midi-Pyrénées a tous les atouts pour briller.


Le numérique, lien entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon
Le numérique est l'un des domaines sur lequel les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon vont avancer le plus vite en vue de la future grande région. De retour d'une réunion de travail à Montpellier avec son homologue Damien Alary, Martin Malvy en a fait l'annonce hier aux acteurs du numérique. Rendant un hommage appuyé à l'action des différents clusters et de l'incubateur Midi-Pyrénées qui «assurent le redressement économique et le basculement dans une époque complètement nouvelle», M. Malvy a dit sa conviction que si le numérique peut produire le pire, il peut surtout produire le meilleur. «La desserte numérique du territoire est une obligation que l'on peut comparer à l'ambition et la volonté de ceux qui nous ont précédés pour amener l'eau puis l'électricité dans le village le plus reculé». Pour relever ce défi de connecter notre vaste territoire, la Région a déjà investi 120 M€.


On ne saura pas si c'est le fruit du hasard mais 24 heures après la conférence de presse d'Apple qui a dévoilé lundi 9 mars au soir sa montre connectée, Xavier Niel – souvent présenté comme un Steve Jobs français – avait invité in extremis les journalistes ce mardi 10 mars à 9 heures au siège d'Iliad, la maison mère de Free, pour «une petite surprise.» Une annonce qui avait affolé la bourse : Numericable-SFR avait chuté de 9,7 %, Orange de 5,7 %, Iliad de 4 % et Bouygues de 3,5 %. Et sur les réseaux sociaux les pronostics allaient bon train sur une relance de la guerre des prix dans l'internet fixe et mobile. Le trublion des télécoms n'avait-il pas laissé entendre qu'il voulait «tout péter» avec un forfait à 10 € pour tuer la concurrence et notamment Bouygues télécom et SFR ?




Une box mini qui en fait un max

Ce mardi, Xavier Niel n'a pas sonné le début d'une nouvelle bataille des tarifs mais annoncé le renouvellement de sa box internet d'entrée de gamme. La Crystal est désormais remplacée par un modèle cinq fois plus petit dénommé Free Box mini 4K. Mais la taille de ce petit boîtier est loin d'être le signe d'une box au rabais, tout au contraire. En effet, cette box mini regorge d'innovations au premier rang desquelles le fait qu'elle soit la première à fonctionner avec AndroidTV, le système mis au point par Google avec lequel Free a travaillé pendant un an. «On a décidé de faire entrer Google dans la maison. On met Google dans notre Box. C'est le premier équipement non Google au monde qui intègre la Google TV», s'est félicité Xavier Niel, seul sur scène pour présenter son nouveau «bébé». Avec Android TV, l'utilisateur peut accéder à un magasin d'applications comme sur son smartphone.

Autres innovations de cette box compatible ADSL et fibre : elle est la première à pouvoir diffuser des contenus – encore très rares – en ultra haute définition k ; elle est la première aussi à embarquer la technologie Google Cast qui permet de diffuser depuis un mobile, une tablette ou un ordinateur des contenus (photos, vidéos, etc.) directement sur le téléviseur.

Free a surtout particulièrement soigné la télécommande qui devient «intelligente». Celle-ci, qui fonctionne en Bluetooth, est, en effet, dotée d'un micro pour être commandée à la voix. Elle «permet de parler à votre box» et elle «vous conseillera des séries, des films ou des émissions suivant vos demandes», a détaillé Xavier Niel en présentant cette fonction de recommandation.

Cette nouvelle Freebox mini 4K est disponible à 29,90 € par mois pour les nouveaux abonnés en zone dégroupée et dans les zones fibrées par Free. Elle est également disponible pour les détenteurs de la box haut de gamme, la Révolution, qui voudraient un second boîtier TV chez eux. Ils pourront se la procurer pour 1,99 € par mois.

Xavier Niel, dont le groupe Iliad doit présenter ses résultats jeudi, répond donc à l'offensive payante de Bouygues sur l'ADSL fixe non par une guerre des prix mais par une bataille technologique. Avec sa box mini et en attendant la 7e version de sa grande box en fin d'année, Free, l'inventeur de la box, conserve, d'évidence, le leadership en termes d'innovations.

Les forfaits mobiles évoluent
Nombreux sont ceux qui attendaient que soit dévoilé hier un smartphone compatible 4G avec la marque Free. Celui-ci semble repoussé s'il voit jamais le jour. A la place, Xavier Niel a fait évoluer très légèrement ses forfaits. «Jusqu'à présent, un abonné Freebox pouvait bénéficier d'une réduction de 4 €/mois sur deux forfaits maximum. Désormais, cette réduction tarifaire est étendue à deux forfaits supplémentaires et permet ainsi du tarif préférentiel (15,99 €/mois au lieu de 19,99 €/mois) pour un même abonnement Freebox.»

De l'époque où Steve Jobs présidait aux destinées d'Apple et, dans son pull noir à col roulé, électrisait l'assistance lors des keynotes, ces fameuses présentations de nouveaux produits, les dirigeants actuels ont conservé l'habitude de garder le meilleur pour la fin. La présentation d'hier n'a pas dérogé à la règle : après avoir annoncé un partenariat avec la chaîne câblée HBO pour l'Apple TV et dévoilé le nouvel ordinateur MacBook ultrafin (lire encadré), Tim Cook a enfin présenté les détails de l'Apple Watch. La très attendue montre connectée de la société californienne, qui sera en vente le 24 avril en France comme dans huit autres pays, sera disponible en deux modèles (38 mm et 42 mm) largement personnalisables.

Pour Apple le pari est de taille : présenter le premier produit de l'ère post-Jobs, s'engager sur le marché balbutiant des montres et bracelets connectés, et espérer y obtenir le même succès que l'iPod sur la musique, l'iPhone sur les smartphones et l'iPad sur les tablettes. Ambitieux…
Mais les concurrents d'Apple voient d'un bon œil l'arrivée de sa Watch car elle pourrait bien créer le déclic d'achat chez des consommateurs plutôt rétifs. En France par exemple, le cabinet d'études Kantar a montré que si 69 % des Français portent une montre, 64 % n'envisagent pas d'acheter de montre connectée dans l'année à venir.

Apple va donc devoir les convaincre du contraire. Hier Tim Cook a donc présenté les nombreuses fonctionnalités de sa montre, qui fonctionne avec des applications censées nous faciliter la vie. Envoyer des messages audio, lire ses notifications, ses e-mails ou ses textos, répondre à un appel, surveiller son activité physique, payer ses achats sans contact avec Apple Pay, afficher son billet d'avion avant l'embarquement, etc. Des fonctions à foison, pilotées à la voix, qui doivent éviter de sortir le smartphone avec lequel la montre est jumelée, et donc in fine gagner du temps.
Cette montre, dont la batterie durera 18 heures, est pensée aussi comme un bel objet avec trois versions (Watch, Watch sport et Watch edition) et la possibilité d'opter pour une multitude de bracelets.
La version la plus luxueuse en or grimpera à 10 000 €.
Le cabinet Strategy Analytics estime en tout cas que l'Apple Watch pourrait se vendre à 15,4 millions dans le monde cette année et devenir le numéro un mondial des montres.

Un nouveau MacBook
Les rumeurs en parlaient ; Tim Cook, le PDG d'Apple, lui a donné vie hier : le nouvel ordinateur ultraportable de la marque. Ce nouveau MacBook, qui sera vendu à partir de 1 300 $ et 1 600 $ à compter du 10 avril prochain, pulvérise les records de finesse et de portabilité : 907 grammes tout en métal, 13,1 mm à son point le plus épais, un écran 12 pouces Retina haute définition, une autonomie de 10 heures, un trackpad innovant et pas de ventilateur. Mais un seul port USB ! Tim Cook dit vouloir «réinventer le notebook» et avec ce modèle Apple garde une longueur d'avance.

Plusieurs concurrents déjà en piste

Le marché des montres et des bracelets connectés n'a pas attendu l'arrivée d'Apple pour exister. Certes il est encore confidentiel, mais depuis le premier modèle de la montre connectée de Samsung, Galaxy Gear, sortie en 2013, quasiment tous les constructeurs de téléphones mobiles se sont lancés sur ce segment qui pourrait être un réel levier de croissance pour les acteurs des télécoms. Après des modèles très «high tech» les constructeurs tentent de se rapprocher de l'aspect des montres traditionnelles comme le chinois Huawei qui a dévoilé au salon mobile de Barcelone une jolie montre ronde.
Rondes également celles d'Alcatel ou de Motorola. Les maisons horlogères suisses passent également à l'offensive comme les marques Frédérique Constant et Alpina qui vont présenter au salon de Bâle fin mars deux modèles traditionnels dotés d'un très discret capteur d'activité. Ni vu ni connu, cette belle montre transmet une foule de données à votre smartphone tout en préservant l'élégance du poignet.
Reste à savoir désormais quel sera l'impact d'Apple sur le secteur.

«Apple est capable de révolutionner le marché»

Romain Brami, Éditeur et directeur adjoint du contenu chez Kantar

L'arrivée d'Apple sur le marché balbutiant des montres connectées va-t-elle être un catalyseur ?
Apple sait surprendre. Ils l'ont prouvé à de nombreuses reprises par le passé, avec l'iPhone en particulier qui a révolutionné le marché des smartphones. Est-ce que l'Apple Watch sera aux wearables technologies ce que l'iPhone a été pour les smartphones ? Aujourd'hui c'est un marché qui existe mais qui est très faible et suscite peu d'intérêt comme le montre notre étude. 64 % des Français n'ont pas l'intention aujourd'hui d'acheter un bracelet ou une montre connecté et seulement 1,2 % en possède actuellement, ce qui est très faible. Apple est capable de révolutionner le marché est c'est ce que tout le monde attend de voir. Au Mobile Word Congress de Barcelone, on sentait d'ailleurs cette attente.

Apple mise sur une montre luxueuse, là où les objets connectés font souvent «gadget». Une bonne idée ?
Chez Kantar, on pense que trois choses peuvent changer ce marché. Le design : il faut créer un objet sexy. L'utilité : il faut arriver à inventer l'objet connecté et le rendre nécessaire car les gens ne voient pas aujourd'hui à quoi sert une montre connectée. Enfin le 3e point, c'est le prix. Mais si on arrive à offrir le bon design ou la bonne utilité, le prix n'a plus d'importance. Apple se positionne plus sur le design de son objet, sur le côté bijou plutôt que sur les aspects techniques. Au salon de Barcelone on a vu de jolis modèles de montres rondes comme chez Huawei, mais clairement on n'est pas encore dans un objet attirant. On s'est demandé dans notre étude si les gens qui portaient des montres traditionnelles étaient intéressés pour porter une montre connectée. Il se révèle qu'ils ne sont pas intéressés pour le moment. Ils considèrent que leur montre est un objet de mode intemporel. Ils n'ont pas envie de lâcher leur Rolex ou leur Breitling – pour les plus fortunés – pour une montre connectée qui sera dépassée dans trois ans. Apple devra répondre à la contradiction entre le côté quasi-immortel du bijou et le côté temporel de l'objet connecté.

Ces objets connectés visent à collecter des données de santé, de performance, etc. Ce quantified self (se mesurer soi-même) est-il la seule fonction des objets connectés ?
Dans les usages qui sont cités le plus souvent, la santé reste très importante, notamment chez les jeunes. 42 % des personnes interrogées citent le suivi médical et même 20 % des 15-25 ans sont intéressés. Parmi les autres usages cités chez les Français, on trouve les notifications (lire ses alertes, ses textos, ses e-mails) et la navigation (se passer du GPS).
En 2014, 9,5 millions de Français sont hyper-connectés (possédant à la fois un ordinateur, un smartphone et une tablette) ; 144 milliards d'emails sont échangés chaque jour, 4 millions de recherches sont réalisées sur Google en une minute, etc. Des chiffres toujours impressionnants relevés par Sup' de Com. Dans son dernier magazine, elle a réunit dans une infographie ces chiffres clés de ce que représentera peut-être notre société hyper-connectée.




Par Dominique Loiselet, Directeur France et Afrique francophone de Blue Coat 


Un sujet qui ne les concerne pas. C’est sans doute ainsi que les citoyens, s’ils étaient interrogés, qualifieraient la question des moyens utilisés par les entreprises pour lutter contre les cyber-menaces. Normal. Après tout – et heureusement – aucun drame de type coupure généralisée de l’électricité revendiquée par des pirates n’est survenu, mettant de facto ce thème aux allures techniques à la une des médias et des préoccupations. Plus de 25 000 sites ont certes été piratés suites aux drames de janvier, mais les autorités ont rapidement calmé les esprits en rappelant qu’il s’agissait d’actes de cyber vandalisme et de communication, non de cyber guerre - aucune donnée n’a été volée, aucun système industriel n’a été détruit. Quelques attaques informatiques ont par ailleurs été médiatisées – celle de Home Dépôt en septembre dernier, puis celle de Sony Pictures, entre autres. Mais pour les citoyens, ces affaires semblent bien éloignées …

Double erreur d’interprétation. D’abord parce ces organisations, comme toutes les autres grandes entreprises, avaient bien sûr déployé la batterie traditionnelle de solutions de sécurité. Simplement, cette dernière ne suffit plus, désormais, pour détecter rapidement une attaque, la comprendre, et en limiter ainsi les impacts – ce sont d’ailleurs les pirates qui ont révélé leurs méfaits à Sony, après plusieurs semaines de vols de données. L’entreprise, elle, n’avait rien vu. Ensuite parce que les organisations françaises ne savent pas exactement dans quelle mesure elles peuvent utiliser les nouvelles techniques d’analyse et de détection faute d’avoir la réponse à une question clef : jusqu’où peuvent-elles aller dans la surveillance de leur réseau tout en respectant la vie privée de leurs employés ? Et cette question, elle, concerne directement tous les citoyens…

Car hélas les attaques les plus visibles sont souvent les moins graves – on l’a vu en janvier. Ce sont celles qui ne se voient pas qui font le plus de dégâts. Or, ce sont justement celles-là que les entreprises sont de moins en moins capables de détecter, pour une raison en simple : une part croissante des flux qui transitent sur leurs réseaux sont chiffrés, c’est-à-dire rendus illisibles par Google, Yahoo et autres géants de la high-tech – un phénomène qui s’est accentué après l’Affaire Snowden. Le problème n’en serait pas un si tous ces flux étaient d’ordre professionnel – dans ce cas, les entreprises ne se poseraient pas la question de savoir si elles peuvent les déchiffrer et les analyser. Elles le feraient, c’est tout. Mais l’infrastructure de nos entreprises est également utilisée par les employés à des fins personnelles, et cela de manière tout à fait légale. Les données échangées et stockées sur les ordinateurs peuvent tout naturellement avoir une composante personnelle, donc confidentielle. Les salariés seraient-ils alors prêts à laisser leur employeur déchiffrer ces traces personnelles – et renoncer ainsi à une partie de leur intimité – pour que leur entreprise puisse mieux se protéger et empêche les pirates d’utiliser les flux chiffrés comme des tunnels d’accès direct, sans péage, à son système d’information ? Sous quelles conditions pourraient-ils l’accepter ? Sur ces sujets la législation aujourd’hui se tait et le débat, d’ordre sociétal autant qu’économique, peine à être lancé.  

Le sera-t-il à court terme ? C’est fort probable. Non à l’initiative des entreprises ou des pouvoirs publics - dans le contexte économique actuel, les premières ont en effet d’autres sujets de préoccupation. Les autorités, elles, subissent déjà des polémiques de type – « sécurité vs liberté » - depuis qu’elles travaillent sur l’échange des données des passagers aériens, pour lutter contre le terrorisme. En fait, ce sont plutôt les citoyens eux-mêmes qui pourraient bien mettre la question à l’ordre des débats publics. Aux Etats-Unis en effet les employés de Sony Pictures ont intenté une action en justice contre l’entreprise pour défaut de protection de leurs données personnelles – ces dernières ayant été volées par les pirates. Ont-ils vraiment conscience de ce qu’impliquerait la mise en œuvre d’une protection plus efficace ? La démarche sera-t-elle répliquée en France ? Nul ne le sait. Mais les débats, c’est certain, ne font que commencer. En échange de moyens accrus pour faire face aux cyber-menaces, indispensables, il faudra bien définir de nouvelles garanties pour les individus. La cyber-protection des entreprises, y a-t-il quelqu’un qui ne se sente pas concerné ?

La page d'accueil de Yahoo! en 1995

Yahoo ! a fêté dimanche ses vingt ans d'existence. Le moteur de recherches sur internet – dontles jeunes de la génération Y ignorent sans doute l'épopée – a été un véritable pionnier de l'internet grand public. C'est en 1994, alors que les offres d'accès au Net pour les particuliers sont balbutiantes, que Jerry Yang et David Filo, deux élèves de l'université de Stanford aux États-Unis, imaginent un annuaire des sites web, le «Guide de Jerry pour le World Wide Web», qui deviendra plus tard Yahoo ! un nom qui ferait référence aux humains dans le dernier des Voyages de Gulliver.

Succès et déboires d'un portail Web

Le voyage auquel Yahoo ! convie ainsi les internautes, de sites en sites, connaît en tout cas un succès fulgurant tant le service est pratique. Forts de millions de visiteurs, les deux fondateurs cherchent alors à monétiser leur audience forte de plusieurs millions de visiteurs. Ils font ainsi décoller la publicité en ligne. Le vent en poupe, Yahoo !, star de la Silicon Valley, entame une diversification tous azimuts et devient un portail où l'on peut presque tout faire, de la messagerie au shopping, des petites annonces au forum. Ce portail, doté d'une capitalisation qui ira jusqu'à 128 milliards de dollars, se lance dans une foule d'acquisitions. Et ne voit pas poindre la menace que représentent de nouvelles start-up comme Google ou Facebook. L'audience diminue, les recettes aussi et Yahoo ! se révèle être un géant aux pieds d'argiles que Microsoft tente d'acheter – en vain – pour 44 milliards de dollars en 2008. En 2011, Jery Yang démissionne du conseil d'administration.

S'ensuit une période de flottement avant que n'arrive Marisa Meyer en juillet 2012. Sous la houlette de cette ancienne de Google aujourd'hui âgé de 39 ans, Yahoo ! va retrouver des couleurs.

En deux ans, le miracle Meyer fait doubler le cours de l'action. Yahoo ! se relance dans des acquisitions stratégiques comme Tumblr et affiche désormais un objectif ambitieux : devenir la référence des 2,1 milliards d'utilisateurs de smartphones.



Par Alexandre Chaverot, président d'Avidsen et de Smart Home International


Sans vouloir jouer les Cassandre, dans notre marché des objets connectés, il risque d'y avoir un peu de sang sur les murs. A la fin des années 90, une bulle spéculative, touchant les sociétés des secteurs de l'informatique et des télécommunications surévaluées, a fini par éclater.
Les objets connectés connaîtront-ils le même sort ?

Aujourd'hui, il faut faire le constat que le marché n'est pas encore là. Bien sûr, suite au CES (Consumer Electronics Show) à Las Vegas, nous sentons bien qu'il se passe beaucoup de choses, de nouveaux produits et des innovations technologiques très intéressantes, notamment françaises, émergent. Mais, en coulisses, des alliances se livrent aussi bataille, et tout ceci, hélas, crée un énorme problème de lisibilité pour les consommateurs potentiels.

Un manque de maturité du marché

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous avions des alliances au niveau des protocoles, nous voyons maintenant émerger des alliances au niveau des constructeurs. D'un côté, l'alliance AllSeen avec Qualcomm, LG, Microsoft,... d'un autre, Google avec son consortium et son protocole Thread qui a déjà rallié un certain nombre d'entreprises comme le géant Samsung, ajoutent encore un peu plus de confusion dans l'esprit du grand public. Le plus fort imposera forcément ses choix et ne nous voilons pas la face, Google a toutes les chances de l'emporter.

Une chose est sûre, cela démontre un manque de maturité du marché qui rend plus compliqué le processus de décision de l'acheteur. Or, si nous souhaitons démocratiser la maison connectée, c'est à dire des objets connectés qui non seulement communiquent mais, surtout, interagissent aussi entre eux, des objets donc plus complexes qu'un simple objet wearable, comme un bijou ou un vêtement connecté qui est en « one-to-one », il faut aller vers davantage de simplification. Pour réduite le coût d'un objet connecté, il n'y a pas de secret : il faut faire du volume. Et pour pouvoir faire du volume, il faut répondre à une véritable attente des consommateurs. Or, au CES à Las Vegas, nous avons pu aussi découvrir des objets pour le moins insolites. Correspondent-ils tous à une véritable demande des consommateurs ? La question va inévitablement se poser. Par ailleurs, pour qu'un objet connecté soit attractif, dans l'univers de la régulation énergétique par exemple, il faut être capable de promettre un retour sur investissement au particulier. Or, pour que les économies d'énergie générées remboursent l'équipement qu'il a acheté, il faudra encore attendre, la volumétrie n'étant pas encore au rendez-vous.

Chez Avidsen, cela fait près de 10 ans que nous avons investi dans la domotique et la maison connectée. Nous savons donc combien coûte la volonté de pénétrer ce marché. Ce qui nous permet aussi de dire qu'à l'heure actuelle ce marché n'a pas encore vraiment commencé. Nous avons heureusement la chance d'être un groupe qui fait plus de 47 millions d'euros de chiffre d'affaires. La maison connectée n'en représente qu'une petite partie. C'est tout le reste de nos produits, motorisations de portail, interphones, caméras, alarmes,... qui nous permettent d'avoir une certaine assise, de générer suffisamment de chiffre d'affaires et de bénéfices pour pouvoir continuer à investir sur la maison connectée dans laquelle nous croyons fermement.

Avec Somfy et Myfox, nous sommes finalement peu d'acteurs du retail à être présents depuis longtemps sur ce marché. Aujourd'hui, tout le monde y croit. Depuis peu, nous voyons débarquer une multitude d'entreprises. La concurrence est désormais exacerbée avec de nombreux prétendants mais, forcément, peu d'élus. Beaucoup d'entreprises font la même chose et n'ont que, pour seule activité, les objets connectés. Mais combien d'entre elles réussissent vraiment à vendre leurs produits ? Cette situation est relativement inquiétante. Nous allons connaître des alliances, des fusions ou des rachats en nombre car le marché n'a pas vraiment décollé et il ne va pas s'envoler en un claquement de doigts en 2015.

La bagarre ne fait que commencer

Les objets connectés suscitent davantage l'engouement des médias que celui des consommateurs. Sujet dans l'air du temps et attractif en France car nous sommes nombreux à être performants dans ce domaine, la presse est devenue technophile. Pour preuve, l'importante couverture médiatique à l'occasion du CES à Las Vegas. De plus, les objets connectés avec les problématiques liées au Big Data et à la sécurisation des données vont continuer à passionner les journalistes.
Et, tant mieux ! Il faut continuer à évangéliser le grand public. Mais en s'adressant davantage à « Monsieur et Madame Tout-le-monde ». Nous sommes encore sur un marché d' « early adopters » et l'image véhiculée par les médias ne permet pas à tout un chacun de s'approprier les objets connectés.
Dans l'imaginaire collectif, entretenu par les quelques spots de publicité télévisée, la maison connectée permet simplement d'ouvrir ou fermer les volets, allumer ou éteindre les lumières, à distance. Or, jamais les consommateurs ne vont dépenser, en masse, 500 euros voire plus pour ça.

En réalité, la maison connectée, c'est beaucoup plus que cela, c'est une maison qui s'adapte aux habitudes de toute la famille pour faire beaucoup plus de choses, comme par exemple, gérer simultanément le chauffage et l'alarme lorsque vous quittez votre domicile ou entrez dans votre garage. L'intelligence de la maison connectée est, en effet, sans limite.

Mais elle ne sera donc pas sans dommages collatéraux pour nous, entrepreneurs, qui avons encore des efforts à fournir pour simplifier les produits et les systèmes et mieux communiquer auprès du grand public.

Avec l'arrivée désormais de géants comme Google et Apple sur ce marché, il apparaît clairement que le protocole unique des objets connectés est fortement compromis. L'interopérabilité entre les objets se fera plutôt via le Cloud à travers des API, interfaces de programmation, qui vont permettre à plusieurs appareils de marques différentes de communiquer et d'être hyper-opérables. Ce sera le cas, par exemple, avec le hub numérique que souhaite proposer la Poste qui permettra de piloter sur une même application des équipements de constructeurs différents.

Entre contribuer à développer le marché et conserver ses parts de marché, la bagarre ne fait que commencer.

A propos d'Avidsen :
PME française basée à Chambray-Lès-Tours (37), Avidsen conçoit, développe et commercialise des systèmes électroniques et numériques innovants, simples d'utilisation pour la maison connectée. Après avoir été pionnière, depuis sa création en 1998, dans le domaine de la motorisation pour portails, Avidsen, présidée par Alexandre Chaverot, est devenue aujourd'hui une valeur de référence dans le  secteur de la Maison intelligente et des objets connectés en Europe, en fournissant ses propres produits, ainsi que ceux des marques distributeurs de la GSB (Grandes Surfaces de Bricolage). Avidsen détient également la licence de la marque Thomson en Europe pour l'ensemble des gammes sécurité (alarme, vidéosurveillance et interphonie) et domotique proposé sous la marque Thomson, mais également auprès d'opérateurs télécom à l'étranger.




Barcelone accueille à partir d'aujourd'hui et pour trois jours le salon mondial du mobile, avec des annonces majeures sur les téléphones, les réseaux, les applications, les objets connectés, etc. Pour la 5e fois, des PME et start-up innovantes de Midi-Pyrénées seront sur place pour présenter leurs savoir-faire.

La planète mobile se retrouve aujourd'hui à Barcelone et pour trois jours pour le Mobile World Congress (MWC), la grand-messe du secteur des télécoms, organisé par la GSMA, association qui regroupe 800 opérateurs de télécommunications. La capitale de la Catalogne va, en effet, accueillir plus de 85 000 participants, 3 400 journalistes représentant 1 500 médias de 79 pays et près de 1 800 exposants venus du monde entier sur un gigantesque espace d'exposition de 94 000 mètres carrés. C'est qu'année après année, ce salon – qui a débuté sur notre Côte d'Azur à Cannes – a pris une importance considérable au fur et à mesure que la téléphonie mobile et la connexion permanente à internet s'imposaient dans notre vie numérique quotidienne, personnelle et professionnelle, avec les smartphones, ces mobiles «intelligents» couteaux suisses des temps modernes.

2,1 milliards de smartphones

Aujourd'hui, «le nombre de personnes qui possède un smartphone est passé de 1,5 milliard en 2013 à 2,1 milliards en 2014» indique Linda Sui, une analyste du cabinet Strategy Analytics, soit près d'un individu sur trois dans le monde où l'on compte 7 milliards de mobiles. Autant dire que la bataille est rude pour les constructeurs qui veulent séduire les consommateurs, notamment dans les pays émergents.

À l'exception notable d'Apple qui peut se permettre le luxe de bouder la manifestation en organisant ses propres présentations de produits – mais dont l'ombre est omniprésente à Barcelone chaque année – tous les constructeurs de smartphones sont donc présents sur le salon pour présenter leurs nouveautés de l'année. Des plus petits comme Wiko ou Doro (spécialisé dans les mobiles simplifiés pour seniors), aux ambitieux constructeurs chinois comme Xiaomi ou Huawei, jusqu'au géant Samsung.

Le géant Samsung fragilisé



Ce dernier devait présenter hier le Galaxy S6, son nouveau porte-drapeau d'une pléthorique gamme de mobiles que le géant sud-Coréen entend bien élaguer. C'est que Samsung a vu sa suprématie mondiale s'effriter au profit d'Apple qui a cartonné avec ses iPhone 6 et 6Plus, et des constructeurs chinois très offensifs. Selon le cabinet IDC, la part du marché mondial de Samsung est passée de 34 % début 2014 à 20 % au dernier trimestre et sa première place ne tient plus qu'à un fil face à l'américain Apple… C'est dire si Samsung compte sur 2015 pour se refaire une santé avec son Galaxy S6 présenté hier avec un modèle Edge (photo) disposant d'un écran débordant sur les côtés. Mais ce mobile haut de gamme qui remplacera le décevant S5 est un pari risqué.

Les autres constructeurs présenteront eux aussi leurs nouveautés comme HTC avec son One M9 ; Huawei et son Ascend P8 ; Doro et Haier et leurs mobiles pour seniors. Un nouveau constructeur suscitera la curiosité : Microsoft qui va commercialiser des smartphones sous sa propre marque et non plus sous celle de Nokia, jadis n° 1 mondial.

Des montres et des capteurs

Mais cette année, les smartphones et les tablettes vont peut-être se faire voler la vedette par les objets les montres connectés. Alors qu'Apple doit prochainement booster le secteur en commercialisant son Apple Watch fin mars, de nombreux constructeurs misent sur ce secteur : LG, Samsung, Motorola, Alcatel, Pebble, etc. Tous proposent des qui relaient certaines informations du smartphone auquel elles sont reliées (SMS, prise d'appel, alertes infos, etc.) mais surtout analysent via leurs nombreux capteurs une foule de données sur la condition physique de leur propriétaire.

Le Mobile World Congress 2015 dresse ainsi une perspective – heureuse pour les uns, effrayante pour les autres – : après nous avoir connectés aux autres puis au monde, les technologies mobiles vont nous connecter... à nous-mêmes.

C'est la folie des montres 
  
2015 année de la montre connectée ? En tout cas les smartwatches (montres «intelligentes») pour reprendre la terminologie anglo-saxonne seront sans conteste les vedettes du Mobile World Congress qui s'ouvre ce lundi à Barcelone. L'idée d'avoir une montre intelligente qui servirait à passer des appels et consulter des informations n'est pas nouvelle ; elle émaille depuis longtemps les films et séries télé de science-fiction. Mais passer à la réalité est un vrai casse-tête pour les constructeurs, particulièrement en ce qui concerne la batterie : comment faire tenir au moins 24 heures un appareil électronique si gourmand en énergie, relié en permanence par Bluetooth avec un smartphone et bourré de capteurs pour mesurer le nombre de pas, les calories brûlées ou la pression artérielle ? 
   
Pour l'heure personne n'a trouvé de solution miracle. Le géant Samsung s'est lancé le premier sur le secteur en 2013 avec sa Galaxy Gear. Un coup d'essai, pas un coup de maître. Depuis, tous les constructeurs ont sorti de leur carton des montres connectées plus ou moins réussies. En 2014, la donne change avec l'entrée en lice d'Apple qui, avec son Apple Watch, espère réitérer les succès de l'iPod, l'iPhone et l'iPad. À côté de cette montre luxueuse qui sera commercialisée en avril à partir de 349 € on trouve de nombreux modèles originaux : le français Withings propose une montre connectée avec capteurs mais sans écran et qui a toute l'apparence d'une montre normale. Loin de ces montres à écran tactile, Pebble (ci-contre à gauche) mise sur une montre avec un écran à encre électronique. L'avantage : une batterie moins gourmande. Mais le plus joli coup vient peut-être d'Alcatel qui propose sa OneTouch Watch ronde fonctionnant avec les smartphones Android et Apple. À 130 €, elle devrait remporter un vif succès.


Les «pépites» de Midi-Pyrénées débarquent en force

Avec quelque 5 300 entreprises et 34 000 emplois, le secteur des technologies de l'information et des communications (TIC) est la 2e économie de la région Midi-Pyrénées qui, au plan national, est la seconde région française après l'Île-de-France pour les TIC avec une place de n° 1 pour l'édition de logiciels applicatifs, la programmation informatique et la fabrication d'équipements électriques et électroniques. «Au sein des TIC, les technologies logicielles représentent 56 % de ce potentiel avec 19 000 salariés, dont 60 % de cadres fortement qualifiés, et 4 600 sociétés générant 2,70 € milliards de chiffre d'affaires. Un secteur qui a vu son effectif tripler en l'espace de quinze ans.

Autres points forts de la région : l'électronique (800 salariés), avec la plus forte concentration scientifique dans le domaine de l'électronique de puissance, et les télécommunications, qui ne représentent pas moins de 7 000 emplois», détaille Madeeli, Mon agence développement Export Innovation. Cette nouvelle agence de l'innovation et du développement économique – lancée au début du mois par la région Midi-Pyrénées avec pour marraine Anne Lauvergeon, présidente de la Commission Innovation 2030 – va conduire avec Rézopep (Réseau de pépinières d'entreprises), cette semaine au Mobile Word Congress de Barcelone, une forte délégation de start-up et de PME midi-pyrénéennes du secteur des TIC. C'est la 5e fois que des entreprises de la région participent à la grand-messe du mobile.

La délégation régionale regroupe des experts en technologie des réseaux ; en solutions innovantes de contrôle et de supervision des accès par téléphone et Internet ; des promoteurs d'une technologie sonique/ultrasonique de paiement par mobile ; des spécialistes de technologies de géolocalisation indoor ; des experts en traitement de l'image 3D ; de produits autour de l'harmonisation radiométrique, de la reconstruction 3D d'environnements et de solution pour simulateurs de vols ; les concepteurs d'une application d'essayage virtuel pour l'ameublement ; et les constructeurs d'une gamme de mobiles tout terrain, incassables et utilisables en milieu extrême comme dans l'eau.

Autant dire que Midi-Pyrénées envoie à Barcelone ses meilleures compétences et les talents de ces entreprises dont certaines commencent à être connues du grand public comme Sigfox bien sûr, qui a récemment réalisé une levée de fonds de 100 millions d'euros, ou Pole Star. Cette dernière est spécialisée dans la géolocalisation à l'intérieur des bâtiments grâce à un smartphone. Du coup l'utilisateur peut s'orienter sans mal dans des aéroports, de grands centres commerciaux, etc. L'expertise de Pole Star a d'ailleurs séduit les organisateurs du salon : les 85 000 participants vont pouvoir utiliser la technologie toulousaine pour s'orienter dans les 94 000 mètres carrés d'exposition !




Le commerce sur mobile devrait doubler d'ici 2015 
Avec la possibilité d'être géolocalisé en temps réel, de surfer sur internet en déplacement et de payer en direct sur le web ou dans des magasins dûment équipés, le mobile est l'outil idéal pour faire ses achats. Un m-commerce (le commerce sur mobile) qui devrait s'amplifier cette année selon une étude RetailMeNot, réalisé le mois dernier en Europe et en Amérique du Nord. Aujourd'hui, 54 % des Français possèdent un smartphone (contre 43 % en 2014), en retard sur la moyenne européenne (60 %). 
Sans surprise, c'est la Grande-Bretagne qui est le champion du m-commerce en Europe. Les Britanniques devraient dépenser en moyenne 17,7 milliards d'euros en 2015 contre 10 milliards en 2014, soit une croissance de +78 %, et 2,5 fois de plus que les dépenses en France. La France est le 3e marché européen du m-commerce, après le Royaume-Uni et l'Allemagne. En 2015, les recettes des ventes sur mobile devraient presque doubler par rapport à 2014, de 3,7 milliards d'euros à 7 milliards d'euros. Au total, 19 % des dépenses dans l'e-commerce français devraient se faire sur mobile, contre 28 % en Allemagne et 29 % en Angleterre (soit 2,5 fois plus qu'en France).



Tendances : «Grands écrans, objets et montres connectés»

Caroline Noublanche est  experte du marché de la téléphonie mobile et vice-présidente de Doro.

Quelles vont être les tendances de l'édition 2015 du Mobile World Congress qui s'ouvre aujourd'hui à Barcelone ?
On n'a pas encore les annonces mais ce que l'on peut dire, c'est que sur cet énorme salon, des annonces sont faites par les gros constructeurs de téléphones mobiles. Des annonces sur la partie infrastructure aussi : réseaux mobiles et applications et logiciels. On va ainsi beaucoup entendre parler de la 5G, qui succédera à la 4G actuellement déployée. Les grosses annonces sont celles des constructeurs et trois tendances se dégagent pour cette année.

Quelles sont-elles ?
La première concerne la taille des écrans, toujours plus grande, et des téléphones avec des écrans particuliers. Samsung va ainsi annoncer son S6 avec un écran incurvé des deux côtés. Microsoft devrait annoncer une phablette ; HTC son nouveau mobile One, etc.
On va aussi beaucoup parler des «wearables», c'est-à-dire les objets connectés. Par exemple HTC va annoncer une montre, Motorola également.
Enfin, il va y avoir beaucoup d'annonces du côté des constructeurs low-cost car le marché des smartphones s'est structuré entre d'un côté des appareils très haut de gamme avec Apple et ses challengers ; et de l'autre côté des mobiles plus abordables, conçus par des sociétés comme Wiko ou des constructeurs chinois.

Justement, comment les petits constructeurs – comme Doro – peuvent tirer leur épingle du jeu ?
Chez Doro, on fait de la téléphonie simplifiée adaptée pour les seniors. On prend le meilleur de la technologie pour l'adapter à un usage. Notre ADN est de prendre des plateformes Android et les rendre super-simples pour aider des gens à commencer avec les nouvelles technologies.

Il faut donc viser des marchés de niche ?
Absolument. Chacun a sa façon d'exister mais nous, on s'adresse à une audience particulière avec des produits vraiment adaptés. Ce n'est pas la course à l'échalote, au processeur le plus puissant, à la caméra la plus performante, etc.

Les montres connectées sont l'une des grandes tendances de cette année. Seront-elles un vrai relais de croissance ? Le grand public va-t-il être conquis ?
En tout cas, il y a des choses de plus en plus sympas qui sortent. Déjà l'an dernier il y avait beaucoup d'annonces dans ce domaine avec des acteurs comme Withings ou Fitbit. Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est qu'il y a un marché mais qui a encore des problèmes. Par exemple la batterie qu'il faut recharger souvent. On s'aperçoit que les gens qui achètent des montres ou bracelets connectés finissent par ne plus les porter au bout de quelques semaines. Le challenge de l'industrie du wearable est d'arriver à bien cibler les attentes des utilisateurs. Mais au-delà de ce défaut de jeunesse, on sent qu'il y a une véritable dynamique.