Par Julie Artis, Responsable Communication de Synox Group

Le marché de l'Internet des Objets devrait atteindre 50 milliards d'objets connectés en 2020.  Un chiffre tout à fait impressionnant, pourtant les objets connectés ont actuellement bien du mal à se démocratiser. Les entreprises rencontrent des difficultés pour trouver un business model capable de s'adapter aux défis amenés par l'avancée -toujours plus rapide- des technologies. A quels enjeux les entreprises doivent-elles donc faire face pour assurer leur croissance sur un marché où l'innovation est au cœur du processus ?

L'Internet des Objets, un bien vaste sujet. On l'entend partout, les entreprises ont conscience qu'elles doivent franchir le cap pour maintenir leur compétitivité et s'adapter aux nouveaux usages, pourtant, il n'est pas facile de savoir comment s'y intégrer. C'est la raison pour laquelle des acteurs d'expérience sur le marché de l'Internet des Objets se donnent pour mission d'accompagner les entreprises dans leur transformation. Et ce, en tenant compte de cinq enjeux majeurs.

Des enjeux de convergence  

A quoi bon développer des objets connectés s'ils ne peuvent pas communiquer et s'interconnecter entre eux ? Quel est l'intérêt de posséder de multiples objets connectés sans passerelle communicante pour homogénéiser l'ensemble ? L'interopérabilité entre les objets et les équipements est donc essentielle. L'enjeu est pourtant de taille car chaque brique technologique développée par les fabricants d'objets connectés, et autres fournisseurs de solution, détient sa propre norme, son propre processus de communication, et donc complexifie le processus de convergence entre les objets. La capacité à rendre interopérable les objets est donc déterminante pour amorcer la démocratisation de l'Internet des Objets. C'est en effet la garantie d'une certaine continuité entre les objets qui permettra de pérenniser leurs usages.

Des enjeux économiques

L'innovation peut souvent se révéler onéreuse, d'autant plus que la technologie évolue très rapidement et rend les équipements obsolètes à moyen terme. Comment alors donner envie aux entreprises d'investir dans l'Internet des Objets sans se retrouver un jour à nouveau dépassées et devoir à nouveau investir ? Tout objet à connecter nécessite de définir au préalable le réseau de communication sur lequel se baser. Haut débit, bas débit, 3G, 4G, de nouveaux acteurs émergent et permettent de contrôler les coûts de connectivité. C'est le cas par exemple de SigFox, qui a développé une technologie à très longue portée et de faible consommation, ou encore le réseau LoRa qui n'a pas encore fini de faire parler de lui. L'enjeu est donc ici de trouver le bon équilibre entre des processus de connectivité hautement performants et un coût maitrisé par rapport à l'investissement du déploiement d'un projet d'objets connectés.

Des enjeux de sécurité

La sécurité des utilisateurs d'objets connectés est au cœur des problématiques de l'Internet des Objets. Garantir la protection et la confidentialité des données qui sont remontées et hébergées sur des Data Center doit être une priorité. Chaque objet qui est connecté induit nécessairement des risques de piratage de données et autres problème de cybercriminalité. Les entreprises qui proposent des services à partir d'objets connectés doivent prendre en compte cette problématique et rassurer leurs utilisateurs sur l'usage qu'il sera fait de leurs données et leur garantir qu'elles ne seront pas monétisées à des services tiers. Une quelconque vulnérabilité d'un objet connecté pourrait en effet avoir de lourdes conséquences. La reconnaissance de ces risques serait déjà une première étape pour aller vers la démocratisation de l'Internet des Objets.

Des enjeux de responsabilité 

Le dernier enjeu à prendre en compte dans la démocratisation de l'Internet des Objets réside dans la définition de la responsabilité des acteurs concernés en cas de dysfonctionnement de l'objet connecté. En effet, en cas de défaillance de l'objet, par exemple, une perte de connectivité de l'objet, un dysfonctionnement technique, à qui doit-on s'adresser ? Est-ce au constructeur de l'objet lui-même ? Au distributeur ? À l'opérateur de télécommunications ? À l'éditeur de services ? Certains objets communicants comme les ampoules connectées n'ont que peu de conséquences en cas de dysfonctionnement. Mais qu'en est-il dans le monde de la téléassistance par exemple si une personne seule en possession d'un boitier de détection automatique de chute cesse de communiquer ? Qui est responsable de n'avoir pu lui porter assistance alors même qu'elle avait souscrite à ce service ? La difficulté à répondre à cette question est aujourd'hui un des freins de la démocratisation des objets connectés, et il faudra savoir le lever bien assez tôt pour ne pas freiner le développement de l'Internet des Objets.

L'Internet des Objets est aujourd'hui déjà bien présent dans notre quotidien. Si l'ioT n'a pas encore dévoilé l'étendu de son potentiel, il est désormais impossible d'ignorer l'importance de cette nouvelle tendance technologique. La transformation des entreprises et le développement d'une culture numérique pour tous est une étape obligatoire. Mais c'est la réponse aux enjeux cités ci-dessus qui permettra une croissance et une démocratisation sans précédent de l'Internet des Objets.

Une 4e catégories de mobiles va-t-elle voir le jour  ? Après les smartphones haut de gamme (Samsung S6, iPhone6), ceux de bas et moyenne gamme ; et les appareils des tycoons chinois Xiaomi, Huawei, Microsoft dévoile mardi 25 août un nouveau téléphone au look rétro par le form-factor et par le nom :  les Nokia 222 et Nokia 222 Double SIM, "deux téléphones mobiles conçus pour connecter encore plus d’utilisateurs à Internet et leur offrir de nouvelles façons de vivre et partager leur univers".

Disponible à 49€, le Nokia 222 propose des services comme le navigateur Opera Mini, Bing Search et MSN Météo. Equipé d’un appareil photo 2 mégapixels, il dispose d’applications sociales comme GroupMe par Skype, Facebook, Messenger et Twitter, il permet de rester en contact avec ses amis et de partager des instants de vie avec ses proches.
Pour se divertir le Nokia 222 dispose d’une radio FM, d’un lecteur de MP3 et de vidéos, et offre un jeu vidéo Gameloft gratuit par mois pendant un an.
Sa lampe de poche intégrée, sa compatibilité Bluetooth 3.0 et casque audio, son support des cartes mémoires jusqu’à 32Go et sa batterie garantit une autonomie qu'on rêverait de voir ailleurs (29 jours pour le modèle SIM unique et 21 jours pour le modèle double SIM).

Microsoft estime que le Nokia 222 est "le téléphone idéal pour un premier mobile et un excellent appareil d’appoint pour les possesseurs de smartphone et de tablette." Il est en tout cas calibré pour certains pas émergents.




Par Bertrand Salord, Directeur Marketing EMEAR App Annie, la plus grande plateforme de données de marché en matière d'applications mobiles

Lors de la création d'une application, l'apparence de l'icône est certainement la dernière chose à laquelle les développeurs d'applications pensent. Et pourtant, si l'application est le produit, l'icône représente quant à elle la partie marketing. En effet, une icône réussie sera l'un des atouts les plus précieux de l'application au moment d'en faire la promotion et d'attirer de nouveaux utilisateurs. À l'instar de l'enseigne ou de la vitrine d'une boutique physique, l'icône doit mettre en avant la valeur principale de l'application et inciter les utilisateurs à cliquer. Voici quelques conseils aux développeurs pour leur assurer de concevoir une icône qui criera : « Installez-MOI ! ».

1. Concevez une icône attrayante et unique

Votre icône sera utilisée sur une large gamme d'écrans et de menus. Certains terminaux posséderont des écrans Retina, d'autres pas. Lorsque vous concevez une icône, il faut imaginer tous les endroits dans lesquels elle pourra apparaître et vous demander si l'utilisateur sera toujours en mesure de reconnaître votre app.

Le site AppIconTemplate.com fournit d'ailleurs de précieux conseils pour créer votre icône :
    o       Concevez et testez l'icône dans différents contextes et sous différents formats.
    o       Restez simple et concentrez-vous sur une forme ou un élément en particulier.
    o       Votre icône doit être reconnaissable, quelle que soit sa taille.

Pour adapter efficacement la taille des icônes, la majorité des designers utilise Illustrator, Photoshop ou Sketch. Cependant, les non-initiés préféreront certainement opter pour un modèle. Vous en trouverez gratuitement pour Photoshop sur AppIconTemplate.com.

2. Faites simple et clair

Votre application est en concurrence avec des millions d'autres dans les App stores. En supposant que les utilisateurs lisent de gauche à droite, son icône est la première chose qu'ils verront en navigant dans leur App store, suivie de son nom et d'une poignée de captures d'écran. Vous leur rendrez service en faisant en sorte que votre icône soit représentative du contenu de votre application.

Ne misez pas tout sur les aperçus images (si vous vous retrouvez en tête des classements, par exemple, celles-ci ne s'afficheront pas). Votre icône doit se suffire à elle-même.
Voici quelques règles pratiques :
o      Les meilleures icônes ont un design simple et envoient un message clair. Si vous n'êtes pas une entreprise célèbre comme Facebook ou Google, ne misez pas tout sur votre logo.
o     Votre icône doit représenter la fonctionnalité première de votre appli (p. ex., une appli de coupons pourra utiliser un chariot de supermarché), son personnage principal (si votre application est un jeu) et ainsi de suite.
o      Les couleurs de l'icône doivent ressortir sans pour autant sortir du code couleur de l'appli.
Les icônes de Gmail, Dropbox, et de Mr. Jump illustrent parfaitement cette idée. Elles font passer le message de leur marque tout en mettant en avant l'argument commercial unique de l'appli.

3. Sortez du lot

Un utilisateur peut très bien télécharger votre application et verrouiller son téléphone pour ne s'en servir que quelques heures plus tard. Si son téléphone fourmille déjà d'applications en tous genres, il aura bien du mal à retrouver la vôtre. Rendez-lui service et faites en sorte que votre icône soit unique et immédiatement reconnaissable.

Concentrez-vous sur une forme ou un objet en particulier. Repensez au vieil appareil photo d'Instagram ou au fantôme de Snapchat. Trouvez quelque chose d'attrayant qui mette en avant l'argument commercial unique de votre appli (p. ex., de belles photos pour Instagram et des photos éclair pour Snapchat). Toutefois, la forme ne fait pas tout. Vous pouvez également choisir des couleurs vives et contrastées à l'instar de LINE et d'Evernote qui associent tous deux du vert à une couleur plus tranchée. Les nuances de vert utilisées leur permettent en outre de se distinguer (comparez le vert de LINE à celui de FaceTime).

Maintenant que vous avez quelques modèles d'icônes et connaissances pratiques en main, il ne vous reste plus qu'à élaborer des prototypes avec différents codes couleur et à les soumettre à des amis ayant quelques notions en design. Ce test vous permettra de choisir l'icône qui aura le plus de chance d'attirer les yeux des utilisateurs et assurera le succès de votre application !

Simon Vacher et Bertran Ruiz. / Photo IOT Valley.

L’IOT Valley (ex TIC Valley) cluster spécialisé dans l’Internet des Objets implanté dans le Sud-Est toulousain, à Labège, poursuit son dévelopement avec l'arrivée de deux nouveaux spécialistes.

Bertran Ruiz et Simon Vacher, cofondateurs de Wimha.com, start-up commercialisant des objets connectés communautaires, se voient respectivement confier la gestion des partenariats, relations grands groupes / le développement et la coordination des start-up / événements du Connected Camp, l’accélérateur de start-up orienté IoT Industry.

Fort de leur expérience entrepreneuriale et de leur implication dans des structures communautaires, ils viennent renforcer le potentiel d’expertise de l’IOT Valley, qui a pour ambition de fédérer tout un écosystème spécialisé dans l’IoT afin de le faire rayonner aux plans national et international.

Au quotidien, ils travailleront aux côtés de Ludovic Le Moan, DG de SIGFOX et Président l’IOT Valley depuis 2009, d’Hervé Schlosser, Président Fondateur de France Pari, Vice-Président de l’IOT Valley et de Marion Fontana, Responsable Communication et Trésorière de l’IOT Valley, référente de la French Tech Toulouse.
Ce samedi 22 août se tient sur le Larzac la traditionnelle cérémonie commémorative du combat de La Pezade, haut fait de Résistance lors de la seconde Guerre mondiale.

A l'occasion du 60e anniversaire de la Libération de Millau et du combat de La Pezade, La Dépêche du Midi avait proposé à ses lecteurs, en août 2004, la chronique "C'était la Libération." Chronique reprenant les textes et photos d'une exposition exceptionnelle organisée à Millau par la Ville, les archives municipales et le musée de Millau sur la Libération de la cité du gant et sur le combat de La Pezade mené par le maquis du Saint-Affricain Paul Claie.

Afin de prolonger le devoir de mémoire, la rédaction du sud Aveyron avait conçu un mini-site internet.

Pour les commémorations de 2015, La Dépêche propose aujourd'hui un nouveau webdoc, un long format rassemblant les articles publiés à l'époque dans ses colonnes sur le combat de La Pezade mais aussi sur l'incroyable histoire du pilote américain, à l'identité restée longtemps inconnue, abattu le 22 août 1944 dans le ciel du Larzac.




Etude de Future Source Consulting

La bataille de la vidéo à la demande se poursuit et vire à la bataille de chiffres : les deux principaux services disponibles en France, l'américain Netflix et le français CanalPlay (groupe Canal Plus) seraient désormais au coude-à-coude.

En effet, jusqu'à présent, le service américain, lancé en France en septembre 2014 et qui ne communique pas ses données, était crédité de 250 000 abonnés, selon un pointage effectué début août par le ministère de la Culture, qui s'appuyait sur de récentes études du Centre national de la cinématographie (CNC). Loin devant les 600 000 abonnés de CanalPlay avancés par Canal Plus.

Des chiffres démentis cette semaine par le cabinet d'études britannique Future Source Consulting, qui estime que Netflix bénéficie en fait de 750 000 abonnés dans l'hexagone, trois fois plus que prévu. «Canal Play est sans doute encore légèrement devant, mais d'ici à 2019, nous prévoyons que Netflix deviendra leader en France, avec à cette date environ 3 millions d'abonnés sur un marché de 5 millions», a indiqué le cabinet aux Échos.

Une autre étude menée par le cabinet IHS en juin estimait qu'en 2019, Netflix n'aura convaincu que 2 millions de Français…

Des chiffres qui sont donc encore loin des objectifs de Netflix en France. Le géant américain, riche de 42,3 millions d'abonnés aux États-Unis et de 23,25 dans le reste du monde au 2e trimestre 2015, prévoyait de conquérir 30 % du marché français d'ici 2020-2025 soit 10 millions d'abonnés.

Pour l'heure, Netflix va devoir transformer en abonnés payants les Français qui ont souscrit une offre gratuite de découverte et surtout nouer des accords avec des fournisseurs d'accès à internet pour embarquer dans leurs box et y délivrer notamment les séries qu'il produit comme House of Cards ou la future série française Marseille.

En attendant, le géant, confiant dans son modèle, a procédé hier à une augmentation d'un euro de son tarif intermédiaire qui est désormais à 9,99 euros par mois.

Longtemps cantonnés à produire de la contrefaçon, les constructeurs de téléphone mobile chinois font désormais jeu égal avec Apple ou Samsung.

S'il fallait un exemple de la montée en gamme de l'économie chinoise, celui de la téléphonie mobile en serait une bonne illustration. Les constructeurs chinois ont, en effet, longtemps été cantonnés aux rôles de contrefacteurs, réalisant, par exemple, des copies parfaites de l'iPhone… mais sans toutes les fonctionnalités. Depuis, les choses ont bien changé. Répondant à la demande d'une classe moyenne chinoise de plus en plus importante, les constructeurs ont créé leurs propres services de recherche et développement pour proposer des appareils innovants et surtout beaucoup moins chers.

Dernier exemple en date avec la phablette de Xiaomi. Cet appareil à mi-chemin entre le smartphone et la tablette est apprécié en Asie, notamment pour dessiner sur l'écran géant les idéogrammes. Alors que le Sud-Coréen Samsung présentait jeudi 13 août en grande pompe le Samsung Galaxy Note 5 à 800 $, Xiaomi, le n° 1 chinois, présentait son Redmi Note 2 à… 110 $. Certes, les caractéristiques techniques de ce dernier sont moins pointues que le porte-étendard de Samsung, mais suffisent largement à la plupart des utilisateurs. Qu'ils soient en Chine… ou ailleurs dans le monde. Car c'est bien là la force des constructeurs chinois que de pouvoir intéresser maintenant d'autres publics avec des appareils beaucoup moins chers – un prix médian de 200 € (mobile nu) – et aux finitions sans cesse améliorées.

Devenir n°1 mondial

Forts de ces atouts, les constructeurs chinois séduisent de plus en plus les grandes enseignes et les opérateurs européens à la recherche de smartphones à vendre avec leurs forfaits. Free, Orange, Bouygues ou SFR n'hésitent ainsi plus à nouer des partenariats avec Xiaomi, Huawei, ZTE ou Lenovo, qui commercialisent leurs mobiles sous leur nom et pas en marque blanche comme naguère.

N° 4 mondial, Lenovo, qui a récemment racheté l'américain Motorola, ambitionne de devenir rien moins que le leader mondial devant Samsung, Apple et LG.

Rois du milieu de gamme, les tycoons chinois n'hésitent plus à s'aventurer vers le haut de gamme. A l'image de OnePlus qui a dévoilé son OnePlus 2 dans la très sélecte boutique Colette à Paris… où Apple – un modèle pour beaucoup de constructeurs chinois – avait présenté sa montre connectée.
Avec 350 milliards de messages envoyés chaque mois dans le monde, le SMS présente un potentiel important pour les entreprises faisant appel au A2P (application à personne), selon la société Nexmo.

Proposant ses services à des entreprises telles qu’Alibaba, Airbnb, LINE ou encore Viber, Nexmo présente dans l'infographie ci-dessous l’étonnant potentiel des SMS du futur, déjà utilisé dans des secteurs aussi variés que le marketing, la distribution, la finance, l’hôtellerie, le voyage, le transport ou encore le gaming :


L'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a donné son feu vert à la commercialisation d'un médicament créé avec une imprimante 3D. Une technique qui pourrait révolutionner la façon de soigner.

Jusqu'à présent, l'utilisation d'imprimantes en trois dimensions (3D) dans le domaine médical ne concernait que la fabrication de prothèses. Un nouveau cap vient d'être franchi cette semaine, qui pourrait bien révolutionner la façon de soigner.

Pour la première fois, en effet, la Food and Drug Administration (FDA, les autorités sanitaires américaines), vient de donner leur feu vert à la commercialisation d'un médicament créé par une imprimante 3D.

De nombreux avantages

Le Spritam, un médicament du laboratoire Aprecia Pharmaceuticals contre les crises d'épilepsie, pourra donc être produit à base de molécules assemblées par une imprimante 3D à partir du début de l'année prochaine, grâce à la technologie ZipDose. Concrètement, les molécules se trouveront sous forme de poudre vendue en pharmacie. Le patient va pouvoir ensuite utiliser cette poudre pour imprimer chez lui ses propres comprimés avec son imprimante 3D, pilotée depuis son ordinateur par un logiciel spécifique paramétré par son médecin. L'imprimante fabriquera le comprimé en tablettes, en déposant la poudre en couche de fines pellicules.



Ce procédé révolutionnaire présente plusieurs avantages. Le premier est que le patient disposera de comprimés dont la posologie sera spécifiquement adaptée à son cas. L'impression 3D permet, en effet, de réaliser un dosage beaucoup plus précis dans la constitution de la pilule où il peut y avoir jusqu'à 1 000 milligrammes de lévétiracétam, le principe actif.

Le second avantage tient à la structure même du médicament bio-imprimé. Au contraire des médicaments classiques, le médicament imprimé présente une structure poreuse qui le rend plus facile à avaler, ce qui permet à son principe actif – le lévétiracétam – d'agir plus rapidement dans l'organisme. Une rapidité primordiale pour traiter les crises d'épilepsies.

«Ces cinquante dernières années, nous avons fabriqué des tablettes en usine avant de les envoyer aux hôpitaux, mais pour la première fois cette méthode signifie que nous pouvons en produire au plus près des besoins des patients», s'est réjoui le professeur Mohamed Albed Alhnan de l'University of Central Lancashire à Preston au Royaume-Uni, interrogé par la BBC. Ce médecin-chercheur est un pionnier de l'impression 3D médicale puisqu'il avait testé en novembre dernier un système de filaments médicament-polymère pour imprimante 3D. «Le système inventé peut fournir aux institutions médicales de nouvelles options et maintenir la posologie tout en ajustant avec précision la dose avec un logiciel simple d'utilisation, ce qui est aujourd'hui coûteux et nécessite un personnel expérimenté et des installations spécialisées. Finalement, nous espérons voir notre système chez les patients qui ont besoin de changer en permanence leur dose quotidienne», expliquait alors le médecin qui prévoyait une arrivée de cette technique pour le grand public dans les 10 ans.

Le laboratoire Aprecia Pharmaceuticals a donc raccourci ces délais et promet d'ores et déjà d'appliquer sa technologie pour produire d'autres médicaments.

Déjà utilisé pour les prothèses
L'impression 3D en milieu médical est déjà utilisée pour créer des prothèses et implants comme des hanches artificielles, des prothèses dentaires ou encore des appareils auditifs personnalisés en fonction de la morphologie des patients. Les chirurgiens orthopédistes ont été les premiers à bénéficier d'implants imprimés en 3D, utilisant des matériaux biocompatibles. Un progrès rendu possible grâce aux avancées en imagerie médicale 3D.


Airbus BizLab, l'accélérateur de start-up lancé en mars 2015, vient de sélectionner les cinq premières start-ups qui vont intégrer son programme de six mois.

Airbus BizLab a lancé son premier appel à projets en mai 2015 et avait reçu un total de 150 demandes venues du monde entier. Un processus de pré-sélection de 15 start-ups a été mis en place, chaque candidat étant invité à présenter son idée devant un jury Airbus BizLab en juillet dernier.

Parmi les présélectionnés, cinq start-ups ont été sélectionnées pour être intégrées dans le BizLab à partir du 7 Septembre. Ces start-ups, qui auront un bureau chez Airbus pourront rencontrer les experts et ingénieurs de l'avionneur opérant dans tous les domaines (technologie, juridique, finance, marketing, etc.). Elles bénéficieront par ailleurs d'un mentor dédié.

Les lauréats de cette première promotion sont :

> Confiance 3d : cette start-up allemande propose de développer un projet assurant la diffusion des données d'impression pour des imprimantes 3D distantes.

> OBUU : cette start-up espagnole propose un équipement de système terrestre qui comprend un outil de provisioning qui pourrait conduire à des économies de coûts sur l'entretien des aéronefs et améliorer la disponibilité de la flotte.

> PaperClip Design : cette start-up basée à Hong Kong a présenté un siège de classe affaires facilement transformable en un siège de classe économique premium.

> SIMSOFT 3D : cette start-up française a imaginé une console intelligente pour les opérations de guidage vocal, qui permet un dialogue interactif entre l'opérateur et la machine.

> UWinLoc : cette  dernière start-up, française a imaginé un système système de suivi intérieure / extérieure.

"Nous sommes très satisfaits du succès de ce premier appel à projets. La qualité des projets a rendu le processus de sélection plus difficile que prévu, ce qui est une bonne nouvelle", a déclaré Bruno Gutierres, chef de BizLab.

Avec ses premières start-ups, Airbus Bizlab participe assurément à la dynamique numérique de la région, illustré notamment par le mouvement French Tech à Toulouse ou à Montpellier.

L'association Silicium organise à Castéra-Verduzan, depuis ce lundi et jusqu'au 8 août la première convention en Europe sur l'ordinateur emblématique des années 80, l'Apple II.

"A l'image de la KansasFest qui rassemble aux Etats-Unis depuis 20 ans les passionnés du célèbre ordinateur à la pomme, l'association Silicium et le groupe Facebook Apple II France se sont réunis pour proposer aux retrogeeks et autres curieux ou nostalgiques une semaine autour de l'Apple II", expliquent les organisateurs.

"De nombreux témoins de l’époque viendront conter leur expérience. La conférence du vendredi soir et la journée du samedi sont grand public et d’accès entièrement libre et gratuit. Un concert 8 bits de clôture permettra aux visiteurs de plonger dans un univers délicieusement rétro et très contemporain."

Plus d'informations ici : apple2festivalfrance.fr