L'E-réservation qui permet de réserver en ligne pour retirer ensuite en magasin sans obligation d'achat ni frais d'envoi, est en pleine expansion, comme vient de le démontrer l'étude Toluna pour le magazine LSA


  • Après 3 semaines de soldes d'hiver, 51,8% des Français ont fait les soldes sur Internet, ce qui représente 26,4 millions de clients pour l'E-commerce, contre 21,3% qui ont fait seulement des recherches ou réservations, et 26,4% qui n'ont pas du tout recherché de bonnes affaires sur le Web et les applis sur mobile.
  • 2,5% des Français, soit 1,3 million de personnes, déclarent avoir fait les soldes avec l'E-réservation, la grande innovation Web-to-Store lancée par plusieurs enseignes multicanales cet hiver 2016.
  • Ces réservations en ligne ont été faites surtout dans la mode (chaussures, vêtements) et le sport.
  • Même si ces premiers utilisateurs sont encore rares par rapport aux 40,2 millions de Français qui ont fait les soldes en 3 semaines, ils sont quasiment tous satisfaits sauf en de rares occasions où l'article n'était pas disponible. 4 consommateurs sur 10 sont même conquis et veulent davantage utiliser l'e-réservation. Ces personnes soulignent l'aspect simple et pratique, le gain de temps (en évitant de venir pour rien en magasin) et le fait de pouvoir essayer les articles avant d'acheter.  
  • Ces avantages sont très appréciés pour les chaussures, car les consommateurs sont souvent déçus pendant les soldes de ne pas trouver leur pointure en magasin, et commander sur Internet sans savoir si la taille et le modèle conviendront apparaît risqué pour de nombreuses personnes interrogées. L'E-réservation cumule les avantages de chaque mode d'achat aux yeux des consommateurs, sans frais ni engagement !

Philippe Guilbert, directeur général de Toluna, commente ces premières réactions à l'E-réservation : " grâce à une large exposition médiatique à l'ouverture des soldes début janvier, l'E-réservation est connue de 4 Français sur 10, mais la confusion avec les formules Click & Collect reste importante. Les utilisateurs sont cependant convaincus de ses avantages pour les chaussures et les vêtements notamment, en cumulant les avantages d'Internet et des magasins !

Le nombre encore limité d'utilisateurs s'explique par la nouveauté du système qui n'est pas encore disponible dans toutes les grandes chaînes de mode. Par conséquence, le potentiel de développement pour les start-up comme Socloz, Evoke ou Promixis qui le proposent aux distributeurs multicanaux est énorme, puisque 64% des Français sont intéressés selon le précédent sondage Toluna pour LSA. A terme, ce système pourrait concerner les principales enseignes de mode, et aussi l'high-tech et l'équipement de la maison selon les attentes exprimées.

 Plusieurs distributeurs ayant mis en place cette E-réservation résistent d'ailleurs mieux à la baisse de fréquentation et des ventes des soldes d'hiver à mi-parcours. Cela permet de convaincre les consommateurs hésitant en ligne, et de les faire venir en magasin où ils ont souvent des coups de cœur pour d'autres articles. Les clients ont apprécié ce nouveau service dans les enseignes de chaussures (André, Eram et La Halle…), la mode féminine (Bonobo, Cache Cache, Kiabi, Etam, Jennyfer, Naf Naf, Pimkie, Promod…), la mode masculine (Celio, Jules) et le sport (Decathlon). S'il est encore tôt pour affirmer qu'il s'agit d'une révolution du commerce, cela confirme que les innovations Web-to-Store peuvent lutter contre le succès croissant dans l'habillement des pures players comme Amazon et Zalando".

Le sondage Toluna QuickSurveys a été réalisé par Internet par Internet en France le 27 janvier 2016 auprès d'un échantillon de 2007 personnes de 18 ans et plus. Les résultats ont été redressés pour être représentatifs de la population nationale en termes de région, sexe et âge (dispersion des professions).

Le concours régional des Inn'Ovations organisé dans le cadre de Midinnov, les rencontres pour innover, récompense chaque année les projets innovants dans tous les secteurs d'activité. Doté de 190 000 euros, il est organisé par Madeeli, l'agence du développement économique, de l'export et de l'innovation en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Financé par la Région Midi-Pyrénées, l'Union Européenne, BNP Paribas, EDF et soutenu par Toulouse Tech Transfer. Avec les Inn'Ovations, et plus généralement au travers des actions menées par son agence, la Région contribue au développement des secteurs émergents et traditionnels en favorisant l'innovation.

Le palmarès des huit catégories :


Innovation, produits ; services du futur (20 000 €) : Nanolike
Nominés : Telegrafik et LAAS-CNRS

Innovation, croissance et développement territorial (20 000 €) : Mideltech
Nominés : Secom Copsonic et First

Innovation ; société (20 000 €) : Coovia
Nominés : Nutrinat et Laboratoire de recherche Sciences végétales UPS/CNRS UMR 5546

Innovation ; formation (20 000 €) : Icam
Nominés : Lycée Louis Rascol et Lycée des Métiers du Bois d'Aubin

Innovation et international (20 000 €) : Surgical Perspective
Nominés : ISP System et ITrust

Innovation et jeunes entreprises (20 000 €) : Accelad
Nominés : EHB et OPT'ALM

Prix spéciaux décernés par le Jury :
-         Grand prix (50 000 €), décerné au meilleur projet toutes catégories : Sofrinnov
-         Coup de cœur (20 000 €), sélectionné parmi les projets suivis par Madeeli : BC Bio
Nominés : Visio PM et MDBS Diffusion

Trois grands axes de l'accompagnement des entreprises sont valorisés au travers des prix : l'innovation, le développement et l'international. Déjà 35 ans que se tient chaque année ce concours régional, un des plus importants de France. Sur les dix dernières années, ce ne sont pas moins de 69 lauréats qui auront été primés, dont 59 entreprises. Aujourd'hui, 48 de ces entreprises développent encore de nouveaux produits, exportent et recrutent. Accompagnés par ailleurs par l'écosystème régional, beaucoup sont devenues des fleurons de notre région.



Avec une progression du chiffre d’affaires de 14% en France en 2015 (11,5% en 2014), soit une croissance plus forte qu’aux Etats-Unis (+12%), la part du marché d’Internet sur l’ensemble des ventes représente 8%, se rapprochant ainsi de la tendance du géant américain (10% de part de marché). Facteur important, ce marché est de plus en plus fortement tiré par les TPE/ PME, qui bénéficient et utilisent maintenant les mêmes outils que les grands e-commerçants.
Le e-Commerce est une activité de plus en plus rentable en 2015 pour 40% marchands (+10 points par rapport à 2014), 75% étant rentables ou à l’équilibre.

Les e-commerçants sont les champions de l’exportation
Selon la Direction Générale du Trésor, 12% des PME en France exportent, alors que 55% des e-commerçants vendent à l’international, soit une proportion 4,5 fois plus élevée.
Ils exportent principalement dans les pays frontaliers et pas seulement francophones comme la Belgique (73%), mais aussi, malgré les challenges de la langue, de la logistique et du marketing, en Espagne (39%), au Royaume-Uni (36%), en Allemagne (35%) et dans les autres pays de l’Union Européenne (47%). Le e-Commerce est ainsi un secteur qui permet de dynamiser les exportations françaises.

Le e-Commerce 1ère source de création d’emplois en France en 2016 ?
13% des e-commerçants ont embauché en 2015 (7% en 2014) ; tandis que les perspectives d’embauches sont encore plus favorables pour 2016, avec 21% des sites marchands qui prévoient des recrutements.
La hausse des embauches et des prévisions d’embauches confirment aussi que le e-Commerce est une activité en forte croissance et rentable.

Les e-commerçants profitent pleinement du potentiel du BtoB
La part des e-commerçants qui vendent aux professionnels s’accroit d’année en année, avec un total de 53% qui vendent aux professionnels en 2015 (49% en 2014) : 8% ont un site dédié à la vente aux professionnels et 45% vendent à la fois en BtoB et en BtoC (40% en 2014). Les e-commerçants BtoC, plus rôdés aux questions e-commerce, profitent pleinement du potentiel du BtoB dans le développement de leur stratégie commerciale.

L’e-Commerce, une formidable source d’opportunité pour des ventes hors ligne
75% des sites marchands ont généré des ventes hors ligne. L’impact des ventes en ligne sur les magasins physiques continue de progresser (+12 points par rapport à 2014). 63% des propriétaires de boutiques et de sites marchands bénéficient d’un impact positif de leur site marchand vers leur point de vente.

Commerce connecté : tous les canaux de vente sont exploités 
Places de marchés, comparateurs de prix, réseaux sociaux et m-Commerce, tous les outils du commerce connecté sont utilisés pas les e-commerçants.
83% des sites e-Commerce utilisent les réseaux sociaux dans un but professionnel, avec près de la totalité sur Facebook (92%), loin devant Google+ et Twitter (27%), tandis qu’Instagram fait son entrée au classement avec déjà 5% d’utilisateurs.
29% des e-commerçants vendent sur les places de marché (26% en 2014) dont 86% vendent sous leur propre marque / enseigne.
Pour satisfaire les nouvelles attentes des consommateurs, les e-commerçants continuent à adopter massivement le mobile (82% en 2015, 72% en 2014), 78% enregistrant au moins une vente sur mobile (71% en 2014). Les phablettes sont aujourd’hui un outil naturel pour acheter en ligne.

Le portrait des e-commerçants TPE/PME
Le monde physique continue à être séduit par le e-commerce : 28% des e-commerçants sont des commerçants de proximité (25% en 2014). La part des pure-players reste stable à 40%, portée par le dynamisme de l’entreprenariat.
Les e-commerçants sont toujours majoritairement installés dans les communes rurales de moins de 20 000 habitants (stable à 56%). On note néanmoins une légère remontée des agglomérations de plus de 100 000 habitants (23% en 2015, 20% en 2014). Les commerçants implantés dans les grandes villes bénéficiant du e-Commerce pour dynamiser leur activité.
Si en moyenne, les femmes représentent de 25 à 30% des dirigeants TPE/PME, elles sont plus fortement représentées dans le e-Commerce avec 36%.
Concernant les tranches d’âge, les 35-49 ans (43%), sont suivis par les 50-64 ans (35%) puis par les 25-34 ans (16%).

Motivations et freins pour se lancer dans l’e-Commerce
Quant aux motivations pour créer son site e-Commerce, élargir sa zone de chalandise et améliorer sa visibilité (46% chacun) sont les deux principales motivations des e-commerçants, avant même l’augmentation du chiffre d’affaires.
Au contraire, les freins auxquels pensent les e-commerçants avant de se lancer dans le e-Commerce sont le manque de compétences (32%) et de temps (27%), alors que la concurrence sur le web n’est plus un sujet particulier. Les coûts et les délais pour atteindre la rentabilité ne sont plus les freins principaux.

« Cette année encore les TPE/PME surperforment la croissance du e-Commerce qui reste un marché en forte croissance avec +14% de CA. Notre étude démontre que les e-commerçants se professionnalisent et deviennent des champions du commerce. Ils exportent, vendent en BtoB, génèrent plus de ventes hors ligne grâce à leur site et développent une stratégie de marque. Une maturité qui leur permet de s’inscrire dans une croissance durable et de prévoir d’embaucher fortement en 2016, » s’exprime Marc Schillaci, PDG d’Oxatis.



Par Andre Spicer, Professeur de comportement organisationnel à la Cass Business School de Londres.

" Apple a enregistré les plus hauts bénéfices trimestriels de l'histoire, mais méfiez-vous car l’entreprise pourrait dans quelques années tomber de son piédestal, comme cela a été le cas pour Nokia dans le passé. La stratégie d'Apple basée sur l’offre d'une gamme limitée de produits à des prix très élevés pourrait se retourner contre elle. Les smartphones sont de plus en plus considérés comme des biens indifférenciés, les consommateurs vont bientôt commencer à se demander pourquoi payer de telles sommes pour un smartphone et Apple pourrait se trouver prise au piège.

Les ventes de l’Apple Watch n’ont jamais décollé, et pour compenser cette absence de ventes de son principal produit, Apple a décidé de pénétrer d'autres marchés tels que la santé, les services financiers et l’automobile. Le plus grand obstacle est que ces secteurs sont très différents, complexes et très réglementés, avec des acteurs bien établis. Il est difficile de savoir comment les compétences d'Apple dans la production de smartphones trendy se traduiront en compétences dans le secteur bancaire.

Il me semble donc facile de prévoir un scénario catastrophe pour Apple, le plus probable est qu’Apple passe de l’exceptionnalité à la normalité. Lorsque cela se produira, la plupart des habitudes des entreprises traditionnelles apparaîtront : réduction des coûts, programmes de refonte managériale inutiles et répétitifs, etc. Il est probable que les actionnaires mettront plus de pression sur l'entreprise pour les dividendes et entreprendront un programme important de soutien financier. Certains investisseurs voudront sans doute voir revenir dans leurs poches «  la pile d'argent » d’Apple, plutôt que la voir réinvestie pour relancer l'entreprise. Si cela arrive, ce sera probablement le début de la fin. "

Edouard Forzy, président et membre fondateur de La Mêlée (l'association qui regroupe quelque 550 acteurs du numérique en Midi-Pyrénées) a annoncé le 18 novembre dernier lors du Digiworld Summit 2015 à Montpellier, le lancement d’une antenne de l’association à Montpellier.

Depuis, les rencontres et les projets ont avancé et La Mêlée Montpellier se développe sous la responsabilité de Jean-François Sales. D’autres acteurs implantés dans le territoire participent au dynamisme de La Mêlée Montpellier tels qu’Eddy Garcia (Gérant Cloud Design), Adrien Rouxel (Resp. pédagogique Digital Campus Montpellier), Roland Sabatier (directeur Digital Campus Montpellier) ou encore Camille Nebout (Prof. PAO Digital Campus Montpellier) pour ne citer qu’eux.

Forte de ses 15 années d’existence, La Mêlée continuera à contribuer au développement de l’économie numérique et des usages de la nouvelle région en valorisant l’ensemble des acteurs, en soutenant ce secteur d’activité et la transformation digitale des entreprises....

L’un des premiers axes de développement sera la mise en place rapide de commissions sur des thématiques rassemblant les montpelliérains. Smart City, agro-alimentaire, e-tourisme, e-santé… autant de secteurs qui seront à l’honneur au sein de La Mêlée Montpellier.

La Mêlée, une association, de nombreuses activités :
-13 commissions sur des thématiques innovantes
-570 adhérents de grands groupes, start-ups, consultants, PME…
-Créatrice et animatrice de La Cantine Toulouse avec plus de 6000 événements à l’année
-Un programme de pré-incubation pour les projets innovants: La Starter
-Un média sur l’actualité de l’économie numérique de la Grande Région avec MID e-news. 20000 abonnés à la newsletter hebdomadaire.
-Animatrice du Laboratoire des Usages Toulouse
-Fondatrice et animatrice du Comité Open Innovation Toulouse composé de 35 grandes entreprises.
-Organisatrice de grands événements : Salon La Mêlée Numérique / La Nuit des Réseau / Jobs’TIC / Les trophées de l’Economie Numérique / Hack the City / C3…


Lecko, cabinet de conseil en organisation pour la transformation numérique, publie aujourd’hui la 8ème édition de son étude annuelle sur les réseaux sociaux d’entreprise (RSE). Depuis 8 ans, le cabinet capitalise sur l’expérience clients de ses consultants (100 projets) et sa R&D pour produire un état de l’art sur le marché et les usages des RSE.

Le collaboratif est devenu une commodité
Lecko montre qu'en 2015 le social, ou collaboratif, est devenu une commodité, quasiment au même titre que l’email.  Les fonctions de base des RSE sont présentes partout. Ainsi le schéma du RSE qui était la brique sociale du SI a disparu au profit d'une présence des fonctions sociales au sein de multiples solutions. 58% des grandes entreprises sont maintenant équipées d’un ou plusieurs Réseau Social d’entreprise.

Une enquête auprès de 850 managers dans les entreprises de plus de 5000 personnes faite en collaboration avec OpinionWay montre que les managers appréhendent indéniablement les enjeux de la transformation numérique et ressentent les limites des modes d’organisation actuels. Leur mise en pratique est par contre plus balbutiante. D’une part ils appréhendent moins bien les nouvelles approches organisationnelles collaboratives et d’autres part ils sont moins avancés dans leur mise en pratique ou dans la déclinaison de cette transformation dans leur propre contexte. 67% des managers comprennent l’apport des RSE pour faire face aux enjeux liés à la transformation digitale mais seuls 25% d’entre eux en ont un usage quotidien.

Plus de projets liés à l'externe qu'à l'interne
Le profil du manager qui utilise le plus les RSE est un manager entre 35/40 ans qui encadre plus de 50 personnes et qui travaille dans le tertiaire. 89% des managers comprennent l’enjeu de la transformation numérique dans ses grandes lignes mais seuls 41% disent avoir une vision précise. Cette proportion augmente notablement chez les encadrants de plus de 50 personnes (57% versus 44%).  Lecko montre que plus de la moitié des grandes entreprises ont un programme de transformation numérique mais que ces programmes concernent d’avantage les « clients, produits et services » (69%) que les « employés » (57%) comme si les projets « externes » étaient plus faciles à porter et à mettre en œuvre que les projets internes qui impliquent de changer l’entreprise et les mentalités en profondeur
 



Par Benjamin Rosoor, co-fondateur de Transmitio. Il a largement oeuvré pour permettre à tous les (cadres) dirigeants d'entreprise de bénéficier au final d'un dispositif qui leur permettra de protéger et transmettre leur capital numérique. Ainsi, la continuité des services et pérennité des entreprises s'en trouvent asssurées (par voie successorale). 

Le vote solennel de la Loi Numérique initiée par Axelle Lemaire s'est déroulé aujourd'hui. Dans cette loi, il y  a l'article  32 qui a pour objet de donner un cadre à  "la mort numérique".
Il s'agit de la gestion des données d'une personne après sa mort : comptes réseaux sociaux, documents, accès aux services dans le cloud, etc. Avant cette loi, il n'y avait pas de cadre juridique et donc on devait s'en remettre au bon vouloir des éditeurs de services pour faire supprimer un compte ou récupérer les données hébergées.
Quand nous avons décidé de créer Transmitio.com pour assurer la transmission des données numériques en cas de décès, nous avons constaté assez rapidement qu'il n'y avait pas ou peu de matière juridique opposable sur ce sujet. Quand vous créez une Start-up c'est plutôt une bonne nouvelle (si si) puisque vous allez pouvoir vous lancer "à la barbare" sans barrière ou risque juridique. Mais nous savions aussi que le sujet serait rapidement préempté par le législateur puisqu'il touche au plus près les citoyens : comptes sur les réseaux sociaux en déshérence, sommes bloquées sur des sites de paiement et surtout activité d'entreprises mise en danger parce que des données clés sont inaccessibles.

Etape 1 : l'annonce du projet de loi ! #plNUM
Comme nous étions sur le sujet depuis plusieurs mois, avec notamment l'avocat qui nous a produit une étude  sur "l'état de l'Art", nous avions quelques convictions fortes :
Les héritiers ne pouvaient pas être les bénéficiaires automatiques des comptes et services du défunt. En effet, les données numériques sont personnelles, elles peuvent concerner de nombreuses personnes : collaborateurs, avocats, amis, amant, maîtresse, etc. et donc on ne peut pas appliquer les règles de la succession patrimoniale.
Il fallait notamment prendre en compte les services numériques souscrits par la personne physique pour le compte d'une personne morale : son entreprise, son client ou son employeur.
On devait exclure les éditeurs de la décision de fermeture, transmission ou conservation. Cela devait être un choix de l'utilisateur…de son vivant.

Axelle Lemaire décide d'ouvrir le débat au public avant la rédaction définitive du projet de loi. Des milliers de contributions dont les nôtres sont produites sur une plateforme participative. Une belle réussite. Dans la communauté du numérique on s'extasie devant l'initiative de la Ministre. (Et nous aussi). Et puis quelques heures avant la fermeture de la plateforme survient un phénomène auquel nous ne nous attendions pas.
Les "Institutions", les grandes organisation professionnelles publient de longues contributions. En choisissant le moment (le dernier) pour qu'il n'y ait pas de possibilité d'intervenir, d'argumenter, de compléter. L'ancien monde a bel et bien "hacké" le nouveau ce jour là !
Sur notre sujet, ce sont les notaires via leur Conseil National qui publient une contribution pour que la transmission en cas de mort numérique se calque sur l'existant : les notaires assurent la gestion de la succession vers les héritiers et ils gèrent aussi un fichier avec toutes les directives.
ARG ! Nous les barbares, nous étions en train de nous faire défoncer par l'armée conventionnelle. A l'ancienne.

Etape 2. De la communication pour faire passer notre vision.
Quand vous n'avez pas d'institution, d'organisation avec vous comment faire pour vous faire entendre ? La machine parlementaire est en route. La Ministre souhaite que sa loi soit votée avant le mois de février. Il va donc y avoir une rédaction du projet de loi puis un examen du Conseil d'Etat en un temps très court. Nous devons intervenir avant la rédaction.
Nous avons mené un double travail :
Tout d'abord des relations presse intensives en profitant d'un temps d'actualité sur la mort : la Toussaint.
Puis un travail auprès de nos parlementaires (ceux de notre région ou ceux qui avaient posé des questions sur la mort numérique), du Cabinet de la Ministre, de la CNIL.
Bonne nouvelle, il existe de nombreuses personnes qui considèrent qu'elles sont au service du citoyen. Elles écoutent et répondent.
Victoire ! Le projet de loi intègre la notion de choix du destinataire de ses directives numériques, de services certifiés pour les héberger et surtout précise : "à défaut, les héritiers reçoivent les données".  Le conseil d'Etat valide.

Etape 3. Le travail parlementaire ou la peur du retour des vieux lobbies.
Qui dit projet de loi dit amendements ! Et les amendements c'est le bon moyen pour un groupe de pression mécontent d'une loi de la modifier. 1er niveau, la commission des lois : elle étudie les amendements, les rejette, les corrige, les accepte. La Ministre est présente pour défendre sa loi. La personne importante c'est le rapporteur, en général, la commission suit son avis. On a de la chance, il a bon esprit.
L'article 32 sort de "cette lessiveuse" sans modification majeure en ce qui nous concerne, un député tient absolument à décrire l'ordre héréditaire, après le "à défaut", on sent le souffle des notaires…
Deuxième niveau, en assemblée. Une fois de plus des amendements rejetés par la commission peuvent être à nouveau présentés puisque l'Assemblée est souveraine. En fin de soirée, la loi est votée, l'article 32 est nickel !
Il reste maintenant à attendre la navette parlementaire et un décret d'application produit par la CNIL, dans quelques mois.
Et surtout de conseiller aux gens de donner leurs directives pour la protection et transmission de leur capital numérique  parce que maintenant "à défaut", les comptes seront récupérés par les héritiers.



Par Fabien Honorat, avocat associé, Péchenard & associés

Suite à l’accord intervenu entre le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne en décembre dernier, le règlement sur la protection des données (à qui il reste à passer la validation du Parlement Européen) devrait s'appliquer au 1er janvier 2018 dans tous les pays de l'Union Européenne et pour la France venir se substituer à l’ancestrale loi Informatique et Libertés du 7 janvier 1978.
On y retrouve les classiques obligations de transparence, de loyauté et de proportionnalité dans le traitement des données personnelles mais aussi de vraies nouveautés. Détails...

1° Le principe de l’Opt-in
Le principe pour la légalité d'un traitement de données personnelles est l'accord préalable des personnes concernées (opt-in). L'accord tacite reste possible mais devient l'exception (en cas d'obligation légale, pour préserver les intérêts des personnes concernées …).
Le consentement doit être donné de façon claire, non ambigüe et c'est au responsable du traitement de justifier de celui-ci.
Ce consentement peut être retiré à tout moment.
Cela ne devrait pas révolutionner les pratiques dans la mesure où la « case à cocher » est devenue depuis longtemps la règle notamment dans le domaine du marketing.

2° La fin des traitements des données des mineurs
Le traitement des données personnelles des mineurs (en dessous de 16 ans pour la règle générale ou par exception 13 ans s'il existe des dispositions spécifiques dans le pays concerné) est subordonné à l'accord préalable des titulaires de l'autorité parentale. Ce sera au responsable du traitement de le vérifier.
Cette nouvelle disposition qui se calque sur le droit américain risque de modifier sensiblement les opérations à destination des mineurs qui ne faisaient pas l’objet par la pratique de précaution particulière.

3° La portabilité des données
Le règlement intronise le principe de portabilité de ses données personnelles, à savoir la possibilité de se voir transmettre sur un support numérique ou transférer sur un serveur l’ensemble de ses données.
Il s’agit d’un renforcement du principe de droit d’accès à ses données personnelles qui figurait dans la loi Informatique et Libertés.

4° Des informations à communiquer au public
Le responsable du traitement devra communiquer aux personnes concernées les informations suivantes au moment de la collecte des données :
–      L'identité du responsable du traitement (et son adresse)
–      L'objet du traitement
–      Les destinataires des données
–      La durée de conservation des données
–      Le droit d'accès, de rectifier ou de supprimer les données
–      Le droit à la portabilité des données
–      Le droit de saisir la CNIL
–      L'obligation de fournir ses données pour remplir une obligation contractuelle

Si les données n'ont pas été reçues de la personne concernée mais d'un tiers (on peut penser aux opérations de parrainage en matière de marketing), il conviendrait de fournir en plus l'information sur la source ayant fourni les données (notion de traçabilité des données).

6° La consécration du droit à l’oubli
Le règlement encadre le principe de droit de retrait qui existait dans la Loi Informatique et Libertés pour consacrer un véritable droit à l’oubli numérique mais sous conditions.
Le responsable du traitement se trouve contraint d’effacer dans un bref délai les données personnelles de toute personne en faisant la demande.  Cette demande doit toutefois être justifiée et il est possible pour le responsable du traitement de s’y opposer en arguant notamment du principe du droit à l’information, de liberté d’expression ou dès lors que ce traitement de données procède d’un intérêt scientifique, historique ou vise à protéger le public d’une manière ou d’une autre.
Sur ce point du droit à l'oubli, le règlement européen vient valider les différentes décisions judiciaires qui sont intervenues depuis le fameux arrêt de la Cour Européenne du 13 mai 2014 qui avait imposé à Google la mise en œuvre du droit au déréférencement.



Madeeli et le RDTI, le réseau pour innover, organisent ce jeudi 28 janvier la 9e édition de Midinnov, au centre de congrès Diagora à Labège. Evénement incontournable de l'innovation financé par la Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Midinnov est dédié aux PME et PMI. En 2015, il a accueilli 2 000 participants. Cette année encore, ses principaux objectifs sont de faciliter le parcours des entreprises qui souhaitent innover, de générer des projets et d'engager des nouveaux partenariats.

Midinnov 2016, cela va être :

  • 2 000 m2 d'exposition organisés autour de 7 espaces thématiques,
  • un zoom sur les compétences de la nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées,
  • la présence d'entreprises innovantes issues des deux territoires,
  • des ateliers sur les réseaux pour innover dans la nouvelle région, la présentation des pôles et clusters régionaux,
  • des animations sur la thématique "Innovation & Musique" avec des démonstrations d'entreprises.
  • la cérémonie de remise des trophées du concours des Inn'Ovations.

L'après-midi verra notamment se dérouler les présentations des pôles et des clusters de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées : Numérique et Santé ; Matériaux et Électronique ; Transport, Mobilité ; Eco Industries ; Agro-industries.

800 porteurs de projets ont été accompagnés depuis la création de Midinnov en 2008



Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC. Il est docteur en droit de la propriété intellectuelle, avocat au barreau de Paris et au barreau de Bruxelles et chargé d’enseignement en Master de droit à l’Université de Assas (Paris II).

Pour ma part, ces 3 mesures vont dans l’évolution de la société et du monde économique, mis à part pour l’open data qui réponds plus à satisfaire des grands acteurs du big data impulsé par Bruxelles. Maintenant je pense qu’il est à craindre des dérives en terme d’atteintes aux droits de propriété (intellectuelle) des tiers, et notamment aux producteurs de bases de données, et en terme d’atteinte à la vie privée des personnes.

Le projet de loi pour une République Numérique et les mesures adoptées par les députés

Le projet de loi pour une République Numérique, défendu par Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat au Numérique, en discussion devant l’Assemblée Nationale depuis le 19 janvier avait fait l’objet d’un dépôt de plus de 800 amendements, dont 457 restent à ce jour en cours d’examen.

Au travers de ce projet de loi, le gouvernement a souhaité se saisir des problématiques résultant du développement du numérique. Dans cette optique, le projet de loi prévoit notamment la généralisation de l’open data, l’incitation à l’usage des logiciels libres par l’administration et règle enfin la question de la diffusion des photographies de bâtiments et sculptures protégés par le droit d’auteur.

1- L’open data

Le gouvernement souhaite étendre l’open data en imposant aux organismes publics de diffuser en ligne les principaux documents et données.

Dans ce cadre, les députés ont approuvé le projet de loi dont certaines dispositions visent à contraindre les administrations à diffuser les documents administratifs ainsi que leurs de bases de données dans un format ouvert et aisément réutilisable. Les députés ont précisé que ces informations doivent être mises à jour régulièrement. La diffusion de ces données a pour objet de permettre à toute personne qui le souhaite de les réutiliser à titre gratuit et à d’autres fins que celles de la mission de service public.

Les députés ont ajouté une exception à la mention selon laquelle les droits de propriété intellectuelle des administrations ne peuvent faire obstacle à la réutilisation du contenu des leurs de bases de données. En effet, ils ont exclu l’application de cette disposition aux bases de données produites ou reçues par ces administrations dans l’exercice d’une mission de service public à caractère industriel ou commercial soumise à la concurrence. Il est également précisé que lorsque cette réutilisation à titre gratuit donne lieu à l’établissement d’une licence, celle-ci devra être révisée tous les cinq ans après concertation.

L’Assemblée Nationale a également précisé que l’échange d’informations publiques entre les administrations ne donnera lieu au versement d’aucune redevance. Néanmoins,  l’utilisation à titre onéreux des documents administratifs par toute administration dans le cadre de l’accomplissement de missions de service public autres que celle pour les besoins de laquelle les documents ont été produits ou reçus, n’est pas exclue.

Par ailleurs, un autre amendement adopté par les députés a précisé que le « code source » constitue un document administratif qui est à ce titre communicable au public.

2- L’utilisation des logiciels libres par l’administration

Les députés ont adopté un amendement visant à encourager les administrations à utiliser les logiciels libres. L’adoption de telles dispositions s’explique d’une part par la volonté que l’administration s’adapte à cette nouvelle pratique que constituent les logiciels libres, et d’autre part afin de limiter les coûts.

Il convient de noter que ces amendements relatifs au logiciel libre a fait l’objet de fort lobbying des éditeurs de logiciels.

L’utilisation croissante de logiciels libres oblige actuellement les éditeurs et les intégrateurs à revoir leurs modèles économiques.

3- « La liberté de Panorama »

Les députés ont accordé « la liberté de panorama », malgré l’opposition de la Secrétaire d’Etat au Numérique, créant ainsi une nouvelle exception au droit d’auteur. Elle permet de diffuser des photographies de bâtiments ou de sculptures protégés. Cette exception est limitée aux reproductions faites par des particuliers à des fins non-lucratives. Antérieurement, les auteurs des bâtiments et sculptures pouvaient s’opposer à toute représentation de leurs œuvres.

Le vote du projet de loi par les députés aura lieu ce mardi.

La rédaction de La Dépêche du Midi propose le huitième numéro de son magazine numérique « La Dépêche Sciences ».
Conçue spécialement pour les tablettes et les smartphones (Apple et Android) cette édition multimédia du mois de janvier, disponible gratuitement sur l'application La Dépêche du Midi, invite à dérouler le calendrier scientifique 2016, véritable année spatiale.

Nouvelles missions, éclipses et, surtout, un nouveau Français dans l’espace, Thomas Pesquet. Au sommaire également les nouveaux projets de Sigfox. Enfin, avec Destination Santé, tour d’horizon des adhérences post-opératoires.
Et comme chaque mois, retrouvez en vidéo et en photos toute l’actualité scientifique, technique et médicale du Grand Sud.

Soledge, société montpelliéraine pionnière de l’audio et de la vidéo connectée, est heureux d’annoncer qu’elle vient d’être sélectionnée pour suivre un programme de développement hors normes au Danemark, en collaboration avec le leader mondial de l’audio haut de gamme, Bang & Olufsen.

Sélectionnée parmi plus de 150 entreprises dans le cadre du concours national NextStepChallenge visant à détecter les entreprises les plus prometteuses du secteur, Soledge intègrera, en effet, au printemps 2016 avec quatre autres pépites, un programme d'accélération de sa croissance en plein cœur de la hi-fi valley.


L’IOT Valley, communauté innovante du Sud-Est toulousain spécialisée dans l’Internet des Objets, inaugurera mercredi 3 février 2016, Le Connected Camp, son accélérateur de start-up spécialisé dans ce domaine.

À cette occasion, les noms et les projets des start-ups sélectionnées, pour intégrer pendant 9 mois la Saison 1 de la structure, seront dévoilés. Pour cette 1ère Saison, 110 candidatures ont été reçues et soigneusement étudiées.

Le Toulousain Sigfox, inventeur d'un réseau de communication bas débit pour les objets connectés, a lancé lundi 19 janvier sa fondation et présenté un projet original : la connexion d'une base scientifique en Antarctique.
Le Toulousain Sigfox a plus d'un tour dans son sac. Alors qu'il vise une nouvelle levée de fonds dans les mois à venir, la jeune société a lancé, mardi 19 janvier depuis son siège parisien, la Sigfox foundation, présentée par ses deux cofondateurs, Ludovic Le Moan et Christophe Fourtet, et qui sera dirigée par Marion Moreau.
L'objectif de cette structure sera de fédérer les ressources autour du réseau de communication à bas débit inventé par les Toulousains et les mettre au service de grandes causes humanitaires. Prévention d'incendies de forêt, détection de séismes, secours à des pêcheurs en péril, suivi de maladies rares… les applications sont nombreuses dans lesquelles des objets ou des capteurs connectés à internet peuvent apporter des solutions.
La fondation sera structurée en fonds de dotation et conduira ainsi des missions de protection de l'environnement.
Le premier projet qui va voir le jour est pour le moins original puisqu'il s'agit de déployer le réseau Sigfox… en Antarctique, sur la station scientifique belge Princesse-Elisabeth. Le réseau, dont la portée est aussi grande que la consommation énergétique est réduite, permettra de sécuriser les opérations de recherches scientifiques sur le climat, menées dans le cadre de l'expédition Belare.
«Pour nous aujourd'hui, la force du Power Of Low (le slogan de la fondation, ndlr), c'est ce paradigme unique rendu possible par l'envoi de petits messages, des signaux faibles via des capteurs connectés, autonomes sur plusieurs années, dans le but de sauver des vies, protéger des zones en danger, ou détecter des symptômes de maladies encore mal cernées», ont expliqué hier les fondateurs.
Cette initiative qui permet de connecter l'Antarctique est tout autant une gageure technique et scientifique, qu'un joli coup marqué par Sigfox dans le domaine très concurrentiel des réseaux cellulaires de communication M2M pour les objets connectés. Face au réseau de l'Alliance LoRa, choisi par Bouygues Telecom et Orange – et qui ne couvre pas encore la France – Sigfox joue, en effet, la course en tête en termes de zones couvertes dans le monde pour un marché qui explosera avec quelque 50 milliards d'objets connectés en 2020.

«Licorne»

Sigfox, dont le conseil d'administration est présidé par Anne Lauvergeon, va accélérer son développement. Alors que le réseau de Sigfox va couvrir une centaine de villes aux Etats-Unis, la société envisage de procéder cette année à une seconde levée de fonds de 500 millions d'euros, ce qui serait la plus importante réalisée en France. Une première levée de 100 millions d'euros a été réalisée en 2015. Sigfox serait ainsi valorisée plus d'un milliard d'euros, intégrant le club très fermé des «licornes», les start-up valorisées plus d'un milliard. 
Ce mercredi 20 janvier, la société a indiqué qu'elle ne confirmait pas le montant, ptréférant évoquer "une levée de fonds d’un montant relativement significatif, et qui n’est pas déterminé à ce jour. Aujourd’hui, la valorisation de la société n’a pas encore été établie"


La violation des données personnelles peut porter atteinte aux consommateurs, aux entreprises mais aussi aux gouvernements, comme l'a prouvé la coûteuse cyberattaque qui a visé l'Estonie en 2007. Afin de renforcer la sécurité de services essentiels comme l'approvisionnement en électricité ou le contrôle du trafic aérien, l'Union européenne a convenu d'un ensemble commun de règles en matière de cyber sécurité. Le député démocrate-chrétien allemand Andreas Schwab nous en dit plus sur le sujet.

Pourquoi avons-nous besoin de règles européennes relatives à la cyber sécurité ?
Quels sont leurs objectifs ?

Nous avons besoin d'une approche européenne parce que nous avons de nombreuses infrastructures interdépendantes. Si nous n'avons pas une protection équitable au niveau européen pour ces infrastructures transfrontalières, nous serons confrontés à des
difficultés.

Cela ne concerne pas toutes les parties des infrastructures, mais seulement les dimensions numériques de celles-ci, et uniquement dans un certain nombre de secteurs, tels que l'énergie et les transports qui sont des secteurs clés pour l'économie européenne.

En quoi consistent ces nouvelles règles ?

Les États membres devront d'abord identifier les infrastructures concernées par cette législation. La directive prévoit ensuite un certain nombre d'obligations pour les fournisseurs de services spécifiques : ces derniers devront mettre en place des structures
capables de se protéger contre d'éventuelles attaques.

La directive prévoit des mesures de sécurité à respecter pour les opérateurs de services essentiels, mais aussi pour les fournisseurs de services Internet. De quoi s'agit-il ?

Il s'agit des moteurs de recherche, des places de marché en ligne ainsi que des services de nuages informatiques. Même s'ils n'alimentent pas de manière directe les infrastructures de secteurs essentiels, ils y jouent un rôle important.
Ces fournisseurs bénéficient déjà de programmes de protection contre les cyberattaques. Avec ces nouvelles règles, nous demandons simplement qu'ils signalent les attaques structurées aux autorités nationales. Il ne s'agirait pas de signaler tous les incidents, mais uniquement ceux qui apparaissent comme sérieux. La charge de travail serait donc plutôt faible.

Quels seront les principaux avantages de ces nouvelles règles pour le citoyen européen ?

Nous utilisons au quotidien de nombreux services qui sont de plus en plus numérisés : l'énergie, les transports, le secteur bancaire... Ces services sont fortement tributaires de structures qu'ils ne voient pas tous les jours, mais qui leur assurent un bon
fonctionnement. Si nous faisons en sorte que ces structures soient plus sûres et plus résistantes, ces nouvelles règles auront un avantage direct pour les citoyens européens.

Ces nouvelles règles concernant la cyber sécurité ont déjà été approuvées par le Parlement européen, le Conseil et la Commission. Elles seront soumises à un vote à la commission du marché intérieur le 14 janvier. Pour pouvoir entrer en vigueur, elles devront également être approuvées par tous les députés réunis en session plénière.


2015 a été une année riche en rebondissements en ce qui concerne la sécurité informatique : piratages, scandales et chantages l’ont ponctué et causé de nombreux soucis aux services informatiques des entreprises. A l’occasion du passage à la nouvelle année, Michael Sutton, CISO de Zscaler, propose cinq grandes tendances de la cybersécurité à surveiller en 2016.

1/ Les logiciels de demande de rançon vont toucher le gros lot en s’invitant dans les entreprises 

Les « rançongiciels » (ransomware) ont réussi leur coup. Les utilisateurs se montrent en effet particulièrement conciliants et, la mort dans l’âme, finissent par verser une somme certes élevée, mais pas excessive, pour récupérer leurs précieuses données. D’une rentabilité redoutable, le logiciel CryptoLocker a donné naissance à de nombreux clones après avoir été mis hors d’état de nuire par l’opération Tovar. Nombre de ces clones — dont les variantes CryptoWall et TorrentLocker — ont largement repris la formule gagnante, et des versions axées sur Linux et les plateformes mobiles commencent à apparaître. La mouture Linux est particulièrement importante, dans la mesure où elle risque d’avoir un impact significatif sur les sites Web et les référentiels de code d’entreprises qui, d’expérience, préfèrent payer plutôt que tirer un trait sur leur propriété intellectuelle. En 2016, les ransomware devraient de plus en plus toucher le monde de l’entreprise et il y a fort à parier que ces dernières devront s’acquitter de sommes nettement plus élevées que les particuliers. En effet, les criminels qui mènent ces campagnes de racket ne sont pas nés de la dernière pluie, et lorsqu’ils se rendent compte qu’ils ont verrouillé un code source et des documents financiers qui n’ont pas été correctement sauvegardés, vous pouvez avoir la certitude que le montant demandé pourra être des plus excessifs.

2/ Android fait enfin le ménage ! 

Concernant la prolifération des logiciels malveillants, Android est bien parti pour devenir le Windows des environnements mobiles. Avec 99 % des infections mobiles recensées, Android ne souffre d’aucune concurrence sur ce point, que ce soit sur tablettes ou sur smartphones. Grace à Bouncer, Google Play dispose d’un service plutôt performant pour écarter les menaces, mais ses limites apparaissent lorsque l’utilisateur se rend dans les app-stores chinois peu recommandables pour y dénicher des versions de Candy Crush à prix cassé. Google avait commencé à apporter des améliorations avec Marshmallow, dernière mouture de l’OS, lors du passage aux autorisations applicatives granulaires (Granular App Permissions), un service qui permet d’identifier plus clairement les contrôles dont une application bénéficiera une fois installée. Si la suppression de l’accès à la totalité des magasins d’applications de tierce partie risque de déplaire fortement à la base d’utilisateurs, la prochaine itération d’Android devrait commencer à faire le tri en s’attaquant à certains fournisseurs. Depuis Jelly Bean 4.2, la fonction de balayage anti-virus embarquée en mode cloud a été ajoutée par le biais de la fonction Verify Apps. Cette amélioration — car c’en est une — reste toutefois insuffisante. Zscaler détecte et publie régulièrement sur son blog des billets concernant les applications malveillantes provenant d’app-stores Android parallèles. Google devra restreindre les autorisations accessibles aux applications non homologuées par le processus de soumission de Google Play. Les applications chargées hors Google Play et qui demandent une autorisation de niveau administrateur devraient prochainement disparaitre. Google va également commencer à imposer des délais acceptables pour les correctifs et les mises à jour de firmware, lesquels sont en grande partie contrôlés par ses partenaires OEM. Ces mesures ne suffiront toutefois pas à éliminer les logiciels malveillants sur Android, compte tenu notamment de la lenteur du cycle de mise à niveau du système d’exploitation. Toutefois elles élèveront le niveau de qualité des app-stores de tierce partie, comme Bouncer l’a fait pour Google Play.

3/Les cybercriminels font ami-ami avec les groupes terroristes

Les organisations terroristes sont en permanence à la recherche de nouveaux moyens de semer la peur et ont besoin de financements  considérables pour mener leurs programmes. Les hackers de haut vol interviennent sur ces deux fronts. Les cyberattaques peuvent être utilisées par des terroristes pour obtenir des renseignements relatifs à de futures opérations et déjà, des attaques virtuelles sont lancées dans le but de provoquer des dégâts physiques. L’année dernière, des hackers ont sérieusement endommagé une aciérie allemande en mettant hors service les systèmes chargés de contrôler un haut fourneau. Alors que la quasi-totalité des industries s’appuient sur des systèmes informatiques, le nombre d’attaques potentielles est énorme et le piratage s’est imposé comme une activité extrêmement lucrative. Par exemple, les créateurs du ransomware CryptoLocker ont amassé une trentaine de millions de dollars en quelques mois. Ce potentiel est sans nul doute dans le radar d’organisations terroristes telles que Daesh, qui ont démontré leur parfaite maîtrise des hautes technologies pour recruter et diffuser leur propagande. De plus, les terroristes n’auront pas besoin d’acquérir les compétences nécessaires, compte tenu de la large disponibilité de cybercriminels peu regardants et qui ne demandent qu’à louer leurs compétences au plus offrant.

4/ Le chiffrement n’est plus réservé aux geek

Les communications chiffrées ont longtemps été un fléau pour les spécialistes du maintien de l’ordre et du renseignement. Face aux interrogations croissantes concernant le respect de la vie privée, l’utilisation d’outils de cryptage fort applicables aux logiciels de messagerie et au stockage des données n’est plus réservée aux seuls Geeks. Le chiffrement s’est rapidement imposé comme une fonction de sécurité qu’attendent les utilisateurs, mais également comme un facteur différenciateur. À présent, iOS crypte les données par défaut tandis qu’Android, toujours à la traîne, fait tout pour combler son retard. Des applications de « chat » aussi populaires que WhatsApp revendiquent le chiffrement comme une caractéristique à part entière, tandis que l’application iMessage d’Apple, qui dispose d’un chiffrement de bout-en-bout sans référentiel de clés centralisé, est souvent épinglée par les forces de l’ordre qui dénoncent la présence d’une porte d’entrée discrète (« back door »). L’année prochaine, les deux tendances vont s’affronter. Alors que les hommes politiques faisaient tout pour éviter soigneusement le sujet suite aux violations de la vie privée mises à jour par Edward Snowden, les récentes attaques terroristes ont placé cette question au premier plan. Plusieurs lois vont à coup sûr être votées pour proposer des protocoles ou des procédures de cryptage allégés, ce qui permettrait aux forces de l’ordre d’accéder au besoin à des communications non chiffrées. Or, il est impossible d’être « pratiquement sécurisé. C’est une bataille qui aura de graves répercussions au cours des années à venir. En espérant qu’Apple, Google, Microsoft et autres Yahoo l’emporteront.

5/ Les partenaires, nouveau maillon faible

Les entreprises externalisent de plus en plus la technologie pour rationaliser les coûts dans des domaines qu’elles ne considèrent pas comme prioritaires. Pour les pirates qui visent un sous-traitant moins regardant sur la sécurité, c’est le gros lot à coup sûr. Non seulement la faille permet d’accéder à la cible initiale, mais elle ouvre également la voie vers d’autres entreprises qui seront en relation avec ce même fournisseur. Les pirates ont bien évidemment saisi le potentiel d’un tel mode opératoire, et vont passer à la vitesse supérieure en 2016. Face à cette menace, les entreprises doivent étendre le périmètre des règles et procédures de sécurité au-delà de leurs propres systèmes et effectifs. Pour leur part, les partenaires de confiance devront observer les mêmes normes de sécurité et être soumis à des tests de pénétration et des audits afin de certifier le respect des normes définies par leurs clients.


La société toulousaine Sigfox qui a conçu un réseau mondial  de communication bas débit et de longue portée pour les objets connectés, va annoncer mardi 19 janvier prochain un projet aussi ambitieux qu'étonnant : la couverture de l'Antarctique.

"Nous pouvons améliorer la vie sur terre, en associant les technologies aux énergies des Hommes qui souhaitent donner du sens à leur quotidien. En couvrant l’Antarctique avec son réseau, Sigfox souhaite contribuer à cette ambition et vous invite à venir découvrir ce qu’un battement d’aile au pôle peut provoquer sur l’ensemble de notre planète", annonce la société dans un communiqué où figure un iceberg avec un slogan "The power of low"

Ludovic Le Moan et Christophe Fourtet, co-fondateurs de Sigfox, dévoileront leur projet en présence de Rachid Touzani, Directeur du Secrétariat Polaire Belge.

Le Secrétariat polaire belge, un service d'état à gestion séparé au sein de BELSPO,  est en charge de tous les aspects liés à la station belge en Antarctique "Princesse Elisabeth", notamment la gestion financière, administrative et matérielle de la Station.

David Bowie, qui vient de s'éteindre ce dimanche 10 janvier à 69 ans des suites d'un cancer contre lequel il luttait depuis 18 mois, avait donné une cinquantaine de concerts en France et un seul à Toulouse, au Stadium, le 4 juillet 1987...
La Dépêche du Midi propose de retrouver les textes que le journal avait publiés dimanche 5 juillet pour rendre compte de ce concert exceptionnel qui avait réuni plus de 30000 personnes.





Par Guillaume Desnoes, Responsable des marchés européens de Dashlane.

La cybercriminalité se développe aussi vite que les technologies et il n’est pas surprenant que cela rende les consommateurs méfiants lorsqu’on leur demande de saisir des données personnelles en ligne. C’est le cas pour 63% des Français selon une étude récente Dashlane menée par  Opinionway. Il est plus étonnant de constater le décalage avec les Américains, qui, s’ils ne sont pas moins touchés par les piratages, sont beaucoup moins méfiants lorsqu’ils doivent saisir des informations personnelles sur internet (seulement 35%).

L’explication est bien sûr en partie culturelle. La France est un pays où, depuis Descartes, on considère que l’intelligence s’illustre par la capacité à douter. En face d’un phénomène nouveau, les consommateurs doutent donc tant qu’ils ne disposent pas des garanties permettant de lever leurs interrogations. Aux Etats-Unis, l’optimisme est une valeur. C’est lui qui permet la « poursuite du bonheur » inscrite dans la déclaration d’indépendance, et la foi en un futur meilleur, « l’American Dream ». Si la sécurité en ligne était un verre d’eau, ou de Coca Cola, les Américains auraient ainsi tendance le voir à moitié plein. Les dangers du web ne sont pas pour eux une raison de ne pas profiter des formidables innovations qu’il apporte. On n’aurait en effet pas conquis l’ouest américain si l’on s’était focalisé sur les risques. Pour les Français, le verre est souvent à moitié vide. Ils sont plus réticent à adopter un service qui risque de perturber leur quotidien, de remettre en cause leur statut…

Pour rassurer les consommateurs, les éléments à leur fournir sont également différents. Selon la même étude, c’est d’abord la réputation de la marque qui met en confiance les Américains (47%), alors que les Français sont 68% à citer le petit cadenas vert, symbole d’une connexion sécurisée, comme facteur de confiance numéro 1. Là encore, le scepticisme des Français les conduit à chercher des preuves concrètes de sécurité plutôt que de faire confiance a priori aux marques.

On serait tenté de donner raison aux Français, tant sont nombreuses les grandes marques qui connaissent des failles de sécurité sur leur site web. En s’intéressant d’abord à un élément factuel de sécurité, la connexion https et son symbole, le petit cadenas vert, les Français ne seraient-ils pas des précurseurs ? Quand ils naviguent sur le web, souris en main, ils souhaitent des signaux clairs pour les rassurer ou leur indiquer les dangers, comme lorsqu’ils sont au volant de leur voiture. Le cadenas https est pour eux la même chose qu’un panneau route prioritaire qui leur dit « C’est bon vous pouvez rouler à 90. ».

La conduite sur route est aujourd’hui énormément guidée par la signalisation (panneaux, lignes, ralentisseurs etc….) au point qu’on y prête à peine attention. Grâce aux efforts de standardisation, on s’y retrouve même lorsqu’on circule loin de chez soi à l’étranger. Mais qu’en est-il du web ? N’est-il pas nécessaire de définir, au-delà du chiffrement de la connexion (https) d’autres standards de sécurité, ou de confidentialité, qui pourraient être vérifiés par des tiers indépendants et illustrés par une signalisation uniforme ?

Au cours des deux dernières décennies, on a vu se développer les « autoroutes de l’information ». Nous sommes bien sur la « route du futur » que Bill Gates annonçait par son livre en 1997. Nous avons juste oublié de tracer les lignes blanches et de poser les panneaux.


A l'heure de la digitalisation, les groupes financiers dotés d'un important réseau d'agences bancaires et d'assurance s'interrogent sur le futur de leur réseau. Les grands groupes de ce secteur sont en train de modifier leur maillage territorial. La Société Générale a annoncé la fermeture de 20% de ses agences avant 2020. BNP Paribas restructure son réseau en créant différents formats d'agences alors que de son côté, la Caisse d'Epargne se tourne vers les regroupements d'agences. Chacun s’interroge : quel sera le rôle de l’agence avec l’avancée du digital ? Continuer à préserver le contact humain ou passer au tout numérique ? Le groupe de recherche en marketing de la bancassurance de l'IPAG Business School a mené sur cette question une étude qui démontre clairement que le besoin de contact humain pour les clients reste fondamental dans les services financiers mais avec un bémol.

D’après l’étude de l’IPAG, le besoin d’un échange avec le conseiller reste fondamental pour le client. Le digital n'a pas réduit le besoin d'échanges et de relations humaines mais il en a changé et modifié profondément les modalités. De plus en plus fréquemment, les échanges conseiller/client sont à distance, surtout pour la Génération Y. L’email a pris une place prépondérante dans ces relations. Le digital a redessiné et transformé tout le concept de proximité. Les consommateurs interrogés dans le cadre de cette étude demandent toujours un contact humain, tout en déclarant que se déplacer en agence est pour la plupart « une contrainte et une perte du temps » et qu’au final  ils peuvent « avoir au téléphone les mêmes réponses qu’en agence ».

Ce que le client souhaite, c'est une proximité nouvelle, qui est à construire grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le secteur banque-assurance doit se tourner vers la digitalisation de sa relation client, donc de la relation humaine : une véritable digitalisation du contact humain est en cours.

« L'utilisation du chat et de la vidéoconférence seront des outils extrêmement importants pour recréer cette proximité virtuelle dont le client est demandeur », déclare Lionel Texier, co-auteur de l’étude, « même si ces outils ne sont pas encore très répandus à ce jour dans les stratégies d'entreprise, les agences ne s'en servant pas ou peu, il faudra changer ces habitudes ».

Ainsi, l'humain et le digital doivent s'allier. Les réseaux d'agences  devront intégrer des outils pour gérer la relation client à distance, outils qui devront être capables de recréer la même proximité physique qu’en agence, avec, par exemple, un RDV via Skype ou équivalent.

L'humanisation du digital ou la digitalisation de la relation humaine, c’est la nouvelle question que doit se poser aujourd’hui le secteur financier. La question n’est plus donc : faut-il continuer à préserver le contact humain ou passer au tout numérique ? Mais : «  comment les nouvelles technologies pourront recréer la même empathie et chaleur d’un contact face-à-face à travers une relation à distance ? », explique Ilaria Dalla Pozza, Professeur de Marketing à l'IPAG Business School et responsable de l'étude.

Une étude qui met le client au centre de la question
« Nous avons décidé de mettre le client au centre de notre étude», déclare Ilaria Dalla Pozza, « client qui est trop souvent oublié dans les études portant sur les services financiers ».

Les chercheurs de l’IPAG ont adopté une démarche méthodologique qualitative, pas de questionnaire mais un entretien : les consommateurs sont interrogés, écoutés, enregistrés. Ensuite, les entretiens sont transcrits et analysés de manière scientifique. « A la différence d'un questionnaire, un entretien permet de faire ressortir le ressenti de l'interrogé vis-à-vis d'une certaine problématique et de l’analyser en profondeur », explique Ilaria Dalla Pozza.

Construite sur la base théorique de la « psycological distance », la deuxième phase de l’étude est désormais en cours ; celle-ci répondra à la question : quelles sont les nouvelles modalités de la proximité dans une relation à distance ?


Le toulousain Sigfox, fournisseur d’un service de communication mondial dédié à l’Internet des Objets (IoT), a annoncé à Las Vegas à l'occasion du salon CES sa collaboration avec La Poste à l’occasion du lancement d’un nouveau service postal innovant. Baptisé « Domino ». Ce dernier repose sur un bouton connecté permettant aux entreprises et aux particuliers de communiquer de manière simple et immédiate, dans le cadre de services de proximité.

Développé par les branches Numérique et Services - Courrier - Colis du Groupe La Poste, ce service innovant de Colissimo permettra aux particuliers de déposer n’importe quel objet non emballé dans leur boîte aux lettres équipée d’un Domino connecté, puis d’appuyer sur ce bouton pour déclencher la prise en charge complète du colis par La Poste.



Opérationnel ou en cours de déploiement dans 12 pays, le réseau Sigfox couvre 80% du territoire français et 91% de la population.

« Notre collaboration avec Le Groupe La Poste et sa filiale DOCAPOST IoT illustre le potentiel de création de valeur colossal de l’IoT. Sigfox s’engage sur une couverture nationale, une qualité de service homogène et une très faible consommation énergétique des objets connectés ; nous sommes très confiants quant au succès de cette expérimentation », a expliqué Stuart Lodge, vice-président Global Sales and Partners de Sigfox.

Le nouveau service postal sera expérimenté sur une zone pilote dès le premier semestre 2016.

Des boutons plein d'avenir 


Le bouton de La Poste fait penser à une autre initiative lancée en mars 2015 par le géant Amazon : le dash button. Il s'agit d'un petit boîtier, aux couleurs d'une marque éventuellement, qui s'installe sur la porte du réfrigérateur ou d'un placard. En cliquant dessus, on passe directement commande auprès d'Amazon d'un produit qui vient de se terminer (lames de rasoir, couches, etc.). Cette offre a été lancée au Etats-Unis pour les abonnés "Prime" d'Amazon.


Après avoir gagné le concours « French IoT » organisé par La Poste, la start-up Gablys sera présente sur le stand de La Poste à l'occasion du CES 2016 à Las Vegas du 6 au 9 Janvier.

Après plusieurs mois de R&D, des centaines de prototypes et presque autant de tests utilisateurs, Gablys présentera le Gablys Lockit, le « Cadenas Bluetooth 4 pour MAC et PC »

A l'heure où la technologie prend une place de plus en plus importante dans notre quotidien, la question de sécurisation de nos données personnelles ne s'est jamais autant posée. Le Gablys Lockit, à l'instar de son grand frère, le Gablys Lost & Found, prend alors naissance dans le laboratoire de Gablys. L'objectif de ce tout nouveau produit et de protéger l'accès à l'ordinateur en le verrouillant et déverrouillant automatiquement dès que l'on s'en éloigne ou que l'on s'en rapproche. Toujours dans un esprit de simplicité et d'efficacité, le « cadenas connecté » utilise la technologie Bluetooth 4 disponible aujourd'hui sur tous les ordinateurs du marché.

Grâce à la technologie Bluetooth 4, le Gablys Lockit verrouille automatiquement l'écran de son propriétaire, protégeant ainsi les données et le travail en cours et le déverrouille dès son retour.
Gablys Lockit améliore la sécurité lors des échanges de communication en intégrant un système de « Challenge » (échange d'une clé unique entre l'ordinateur et le Gablys Lockit) qui interdit toute reproduction du cadenas et contre ainsi les attaques de type « Man in the Middle » (interception des communications entre deux parties).

De plus, l'application associée au cadenas intègre un système de détection d'intrusion qui permet de prendre en photo* l'intrus et d'en informer directement l'utilisateur par une notification sur sa messagerie.



Depuis ce lundi 4 janvier, du Congo-Brazzaville, Africanews active sa communauté simultanément via son site, sa chaîne YouTube, ses comptes Facebook et Twitter et son application communautaire innovante et interactive ‘Story Hunters’.

Africanews fournit des informations sur l'Afrique mais également sur le monde d'une perspective purement africaine. Dans les locaux à Pointe-Noire, 85 professionnels des médias de 15 nationalités en provenance de toute l'Afrique subsaharienne, entourent Mame Campbell Touré, Chef du bureau, Isaac Khaguli Esipisu, Rédacteur en Chef et François Chignac, Directeur du développement éditorial. Un réseau important de correspondants dans tous les pays africains s’y ajoute.
Michael Peters, Président du Directoire d'Euronews et Président d'Africanews a déclaré : "C'est un jour clé dans l'histoire de notre groupe. Tout a débuté par le constat évident que la croissance africaine est une source inestimable d'information et que le continent regorge de talents qui ne bénéficient pas de l'espace médiatique auquel ils peuvent prétendre. Aujourd'hui je remercie les équipes d'Africanews et d'Euronews qui travaillent depuis des mois de concert pour lancer ce nouveau média dans le monde de l'information dont la mission est de servir l'objectif d'indépendance et la promotion de la diversité, notion constitutive d'Africanews. Africanews est la première organisation qui fournira l'information d'une perspective panafricaine et qui sera le lieu dédié à tous les talents africains."



Parmi les innovations du site l'adaptation de l'affichage de ses contenus à la vitesse de connexion d'internet de l'utilisateur.
En cas de connexion faible, les titres qui font l'actualité du jour apparaissent rapidement (texte seulement). Sur les trois versions, l'utilisateur peut, selon ses envies, consulter les journaux et magazines d'Africanews, vérifier les indices boursiers, obtenir les résultats sportifs ou encore sélectionner les titres du domaine de l'actualité de son thème préféré.
Pour une connexion classique, les titres sont illustrés par des visuels et des vidéos à la résolution standard.
Lorsque la connexion est en haut débit, l'utilisateur accède à la version complète du site avec les textes, les photos et les vidéos HD.


La jeune société montpelliéraine spécialisée dans la diffusion de vidéo en direct (live streaming) est présente au salon CES de Las Vegas avec deux stands pour conquérir l’Amérique.

Plussh est assurément la start-up de la Grande Région qui monte. Basée à Montpellier, la jeune société n’en finit pas de séduire grâce à son application de diffusion de vidéo en direct à partir d’un smartphone. e live streaming made in France intéresse de plus en plus de professionnels, médias ou entreprises, séduits par la simplicité et la puissance d’un outil qui pourrait bien faire un tabac au salon CES de Las Vegas, du 6 au 9 janvier, où Plussh disposera – fait rare – de deux stands. Laurent Damiron, co-fondateur répond à nos questions.

Qu’attendez-vous de votre présence à Las Vegas ?
On attend surtout de rencontrer la presse, de rencontrer de potentiels investisseurs ou partenaires ? Le CES, c’est une énorme vitrine pour nous qui sommes une toute petite start-up qui vient juste de commencer. Nous avons aussi la chance d’avoir deux stands. Sud de France Développement, l’agence de la région Languedoc-Roussillon, amène plusieurs entreprises. Nous avions candidaté et elle nous a retenus pour avoir un stand. Quelques mois après, nous avons gagné le concours national de La Poste, French IOT. On sera donc aussi sur leur stand. C’est formidable d’être ainsi présent sur deux étages ; nous aurons beaucoup plus de visibilité.

Qui allez-vous rencontrer ?
On a invité pas mal de médias à venir nous voir pour qu’on leur présente notre solution. Ce qui nous intéresse est de voir des entreprises car on ne va pas se battre de front avec Periscope ou Facebook. On a une vraie carte à jouer avec les médias qui veulent être maîtres de leurs images et de leurs contenus sans passer par un tiers comme Facebook ou Twitter. Et aussi les entreprises car on s’est rendu compte qu’elles étaient demandeuses pour leur communication interne ou externe ; et parfois elles ont des idées à nous soumettre.

Cette année, il va y avoir une forte présence française au CES. Y a-t-il une appétence particulière des États-Unis pour les talents français ?
Il y a un mois et demi la French tech Montpellier a monté une délégation pour aller à Austin et à New York. À Austin, on nous a déroulés plus que le tapis rouge. On a rencontré le maire d’Austin, l’université du Texas, plein de gens. Ils étaient tous emballés par Plussh. Au départ, notre baseline c’était « Plushh, live stream made in France». Les Américains avec lesquels ont a discuté sont très sensibles justement au made in France qui est pour eux synonyme de qualité (Dior, Chanel…). Lorsqu’on discute avec eux, on constate qu’ils aiment beaucoup les idées des Français. Ils nous disent « nous notre drame est qu’on a une force de frappe colossale mais il nous manque toujours le petit truc que vous apportez». Nous avons des idées disruptives qui les intéressent énormément.

Plussh va donc continuer à se développer ?
Oui bien sûr. On est dans une logique de progression. Matooma s’est intéressé à nous, Sherpa Tech aussi. On a également touché des aides comme la Bourse French Tech ou le prêt-donneur Créalia. Notre prochain objectif est une levée de fonds de 1,2 million d’euros pour le printemps prochain. On a déjà des pistes.

La région en force

La French tech, ce label sous lequel se sont regroupées les meilleures start-up de l’Hexagone, a le vent en poupe aux États-Unis. En effet, après une édition 2014 déjà prometteuse, le salon CES de Las Vegas, accueille quelque 190 pépites du numérique français, soit 30 % de la présence mondiale. Et parmi ces sociétés, plusieurs seront de la grande région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, dont la filière numérique est en plein essor. Madeeli, French South Tech, Sud de France développement, etc. accompagnent une vraie dynamique portée par Sigfox, Awox, Comwatt ou encore Enko.