L’étude sur le panorama de la presse française, réalisée par Visibrain, plateforme de veille des médias en ligne, dresse un état de l’évolution de la presse dans l’hexagone.
Elle décrypte la manière avec laquelle les médias négocient le virage de la digitalisation via Twitter, pour adapter largement leur contenu sur le web, promouvoir leur réputation et faire encore plus de buzz.

Quelques enseignements de l’étude
  
Sources médiatiques les plus consommées sur Twitter :

En février 2016, 420 446 articles de presse ont été publiés sur Twitter, générant à eux seuls 4 189 992 tweets. 489 206 utilisateurs ont ensuite interagi dessus. 
Cette activité très élevée de la presse en ligne incarne sans conteste la manière dont lecteurs et internautes consomment aujourd’hui l’information et en ont pris, d’une certaine manière, le contrôle. Chacun peut en effet se revendiquer média en diffusant des informations sur les réseaux sociaux, sans même en vérifier la source. Une fois consommées, ces informations sont diffusées, réinterprétées, confrontées, « fact-checkées »…
  
Dans ce contexte, Le Monde est identifié par les utilisateurs comme la source d’informations la plus digne à partager avec Le Figaro et le Parisien en février. Ce triplé de tête est le même en janvier. (Voir l’étude)




Evolution des followers des 10 comptes médias les plus suivis depuis 2014
Le graphique ci-dessous représente l’évolution depuis mars 2014 du nombre de followers des dix comptes médias actuellement les plus suivis. 



La progression la plus importante est celle du Parisien qui a multiplié son nombre d’abonnés par presque 4. BFM a multiplié ses followers par 3,3 depuis mars 2014. Deux soubresauts sont perceptibles sur la courbe de progression de BFM (courbe verte) : le premier en janvier 2015 et le deuxième en novembre 2015. Ces deux moments correspondent aux deux vagues d’attentats qui ont frappé la France en 2015, Charlie Hebdo en janvier et les attentats du 13 novembre. BFM TV diffusant une information, minute par minute, de l’avancée des situations, il y a un lien de cause à effet direct. Les internautes cherchant à s’informer ont suivi BFM TV. Ces deux décrochages sont aussi observables sur les followers du Monde et du Parisien. 


Les principales stratégies digitales des sites médias
  • BFM TV rassemble majoritairement en cas d’événements où le traitement informationnel immédiat est nécessaire. C’est une approche qui correspond à l’ADN du média BFM TV. Sa stratégie gagnante est de distiller une information adaptée au web, comme des suivis, minute par minute.
  • Le Monde et le Figaro sont au top du classement grâce à un contenu à la fois dense et jugé digne de confiance. La stratégie, allier quantité et qualité fonctionne, et la progression de la base d’e-lecteurs s’en suit.
  • 20 Minutes a fait du contenu buzz sa spécialité sur les réseaux sociaux. La quantité d’articles permet à 20 Minutes de se maintenir dans le top des sites les plus partagés.
  • Le Parisien a également misé sur la densité, ce qui lui permet de classer des articles dans le top des articles les plus partagés de l’année et d’augmenter ses followers de manière inégalée. En revanche, ce ne sont pas les sources médiatiques qui sont consommées lorsque l’e-lecteur recherche de l’analyse.
  • Mediapart opte pour une stratégie différente des autres médias, en publiant moins de contenus, plus longs et exclusifs. Il trouve un écho auprès de lecteurs en recherche d’un contenu analytique sur le web et reste un des dix comptes les plus suivis.




Par Sébastien Moreau, Directeur Général d’Electrogeloz

Avec l’essor du digital et des solutions de numérisation de document, beaucoup d’entreprises souhaitent réduire au maximum leur budget consacré à l’impression. Cependant, elles réalisent que cela reste une nécessité commerciale et de visibilité.  L’imprimé reste utilisé mais les attentes de ses utilisateurs évoluent. Voici de nombreuses preuves que le papier n’est pas mort et qu’il apporte désormais à ceux qui l’utilisent une vraie valeur ajoutée.

L’imprimé, un outil commercial
Selon un rapport publié par Canon en 2014, l’impression papier conserve une valeur indéniable. 72% des acheteurs d’imprimés estiment que leur utilisation de l’impression professionnelle restera stable ou se renforcera dans les prochaines années. D’un point de vue commercial, le papier reste un moyen efficace d’interpeller un prospect, d’entrer en contact avec un client difficile à atteindre ou de promouvoir une image de qualité.

L’imprimé comme source de différenciation
Une impression professionnelle est également importante pour se démarquer et toucher un public particulier. La diversité de papiers, de finitions, de grammage ou de techniques d’impression permet de personnaliser le support papier et de le façonner à son image. Par ailleurs, l’imprimé permet de créer du lien et d’offrir une « expérience tactile » au consommateur. Alors que nos sociétés se numérisent et laissent de moins en moins de place aux contacts physiques, le toucher reprend sa place. Le papier devient alors un outil fondamental du marketing sensoriel dans le cadre duquel le fait de toucher ou d’avoir en main permet de déclencher une adhésion à une marque ou un achat.

Un gage de qualité 
L’importance est de plus en plus accordée à la qualité du papier utilisé, qui s’accroît grâce à de nouvelles techniques de finitions (comme des vernis ou de la dorure) et de nouveaux types de papier. L’utilisation de papier de création à fort grammage, brillant ou d’un papier recyclé permet de véhiculer une image de qualité auprès de celui qui reçoit l’imprimé.

Une offre qui s’étoffe 
Pour répondre à ces nouvelles attentes, les imprimeurs développent de nouveaux services pour accroître la valeur ajoutée de leurs produits. Certains diversifient ainsi les formats d’impression pour intégrer par exemple le grand format ou le packaging. D’autres s’équipent  de studios de création pour être en capacité de concevoir et créer le contenu. L’imprimeur ne se contente plus seulement d’imprimer mais intervient aussi dans la phase de création.

Une nouvelle manière d’imprimer
Les imprimeurs adaptent leur système d’impression pour répondre aux nouvelles attentes des clients. Ce système évolue grâce à des nouvelles méthodes moins coûteuses, plus respectueuses de l’environnement et proposant des déclinaisons originales. La personnalisation de l’imprimé oblige de plus en plus les imprimeurs à produire sur-mesure et en petit tirage. L’impression à la demande (de l’unité à 10) se développe ainsi avec le web-to-print, qui désigne les applications web permettant de créer un lien entre les imprimeurs et les acheteurs de documents. Ce système de gestion d’impression à la demande a augmenté de plus de 50% depuis 2 ans. Cette technique est plus pratique, plus rapide et source d’économie.

Le digital n’a pas tué le papier mais l’a obligé à évoluer pour s’adapter à de nouvelles utilisations. Le papier et le numérique se complètent et cohabitent. Imprimer est ainsi devenu une nécessité que se payent les entreprises et les marques pour créer du lien et communiquer une image de soi.



Mardi 22 mars, les attentats de Bruxelles mobilisent immédiatement notre rédaction. Avant même de savoir que des liens seront faits entre ces attaques en Belgique et les attentats de Paris, nous savons que l'impact est d'ores et déjà énorme. Nos réflexes acquis en novembre mais aussi depuis plusieurs années pour couvrir les grands événements font que notre dispositif est bien rôdé. Nous prévoyons de faire cinq puis six pages spéciales et dès la fin de matinée se pose la question de la Une du lendemain. Nous savons que nous ferons une Une "événementialisée" c'est-à-dire dans notre jargon qui occupe tout l'espace y compris la colonne de sommaire habituellement à droite. Reste à trouver LA photo qui symbolisera ce drame.

Lors des attentats de Paris survenu le 13 novembre 2015 en soirée, nous avions adopté un choix similaire. Dans l'urgence, nous nous étions concentrés sur les photos qui arrivaient depuis les terrasses endeuillées. Une photo était sortie du lot : une jeune fille en pleurs, soutenue par une personne, avec en fond dans la nuit, les camions de pompiers.

Cette fois-ci nous avons plus de temps pour trouver la photo. Les premiers clichés qui tombent sur notre fil AFP sont terribles mais leur format se prête mal à en faire une Une dont le titre sera incrusté dans la photo.

Plusieurs photos et vidéos sont postées sur les réseaux sociaux : une femme blessée le visage en sang sur un trottoir, l'évacuation dans le noir des passagers des rames de métro, une photo prise en hauteur d'un blessé sur un brancard emmené vers des ambulances jaunes. Je sélectionne celle-là pour la tester. Elle marche mais ne rend pas compte de l'ampleur du drame.

Une photo commence alors à circuler : celle qui deviendra la photo de la dame en jaune.


Deux femmes blessées assises sur un banc de l'aéroport de Zaventem quelques minutes vraisemblablement après l'attaque terroriste. L'une téléphone en main semble rassurer des proches. L'autre au caraco jaune est dans un état de sidération totale. Toutes deux sont recouvertes de poussière, choquées, blessées. La dame en jaune fixe l'objectif, le visage en sang. La violence de cette photo, sa force, son humanité aussi la rendent unique.

Lorsque je vois cette photo, je pense immédiatement à une autre photo : celle de la "Dusty lady", la "Dame poussière", photographiée pour l'AFP par Stan Honda le 11 septembre 2001 juste après l'effondrement d'une des tours du World Trade Center. Cette femme, Marcy Borders, avait trouvé refuge dans un immeuble voisin. Elle est morte d'un cancer de l'estomac à l'âge de 42 ans le 25 août 2015. Elle incarnait véritablement le visage des attentats.


La photo de Bruxelles me fait le même effet. Elle commence d'ailleurs à tourner sur les réseaux sociaux et le quotidien belge Le Soir en fait la Une de l'édition spéciale qu'il vient de réaliser.


En début d'après-midi il est évident que cette image va symboliser les attentats de Bruxelles. Vers 13 heures, nous recevons le Monde à la rédaction. Le quotidien du soir a choisi cette photo en page intérieure. 


La photo publiée dans Le Monde est créditée Ketevan Kardava, AP. Une première référence enfin. Comme nous ne sommes pas abonnés à Associated Press, nous ne disposons pas de la photo.

Lors de la réunion du titre de Une, à 18 heures, cette photo fait l'unanimité. José Biosca, directeur de l'information, Jean-Claude Souléry, rédacteur en chef, et Hervé Monzat, responsable des informations générales, sont d'accord pour la choisir. Le titre sera "Terreur sur la ville" qui j'incrusterai sur le haut de la photo.

Un débat anime la réunion avec l'équipe de nuit qui travaille jusqu'à 1 heure. Faut-il flouter les visages de ces deux femmes ? La rédaction est partagée. Je fais partie de ceux qui pensent que cette photo deviendra historique et que par conséquent on ne peut pas la flouter au risque d'amoindrir sa force. Le destin individuel de ces deux femmes est transcendé par un destin collectif. Le débat est tranché : on publiera la photo originale. 

A ce moment-là, on ignore que Le Soir est revenu sur la Une de sa première édition. Face aux critiques de ses lecteurs, il a changé la photo et présenté ses excuses. 

Michel Labonne, chef du Pôle image et du service photo à La Dépêche, contacte AP pour acheter le cliché. AP nous renvoie vers SIPA, une autre agence avec laquelle nous allons traiter. Finalement, l'AFP intègre la photo dans son fil.

Je réalise la Une et pour respecter le format, je crée trois sommaires en pied de page, un dispositif qui sera aussi adopté par Le Parisien. La Une est finalisée vers 20 heures après une validation de la compogravure qui vérifie que les couleurs passeront bien sur nos rotatives.


A 20h52 je poste la photo sur notre page Facebook et sur notre compte twitter :


Quelques instants plus tard, notre community manager Béatrice Dillies nous alerte sur les commentaires des internautes. Beaucoup sont choqués par le choix de cette photo et par le fait que les deux visages ne sont pas floutés. Nous expliquons notre choix.

Le lendemain, le médiateur de La Dépêche Henri Amar, devra également répondre aux interpellations de certains lecteurs et expliquer pourquoi la réaction a fait ce choix.

Un choix dans lequel nous sommes confortés, la photo a fait le tour du monde.









L'histoire derrière la photo

Ketevan Kardava photographiée par  G. Abdaladadze

Derrière chaque photo se trouve une histoire. Derrière cette photo historique se trouve aussi une histoire. Dès après sa publication, plusieurs médias dont le Time se sont mis en quête d'interroger l'auteur de la photo et aussi de mettre un nom sur les visages de ces deux femmes.

La journaliste qui a pris la photo (une série de photos en fait) s'appelle donc Ketevan Kardava, âgée de 36 ans. Elle est  journaliste de la télévision publique géorgienne et habite Bruxelles depuis huit ans. Elle a couvert les attentats de Paris. Le 22 mars, elle était présente dans l'aérogare, et se rendait à Genève.

"Je voulais courir pour me mettre à l'abri. Mais je voulais également prendre des photos. En tant que journaliste, je devais montrer ce qui se passait. Je savais que j'étais alors la seule sur place. Cette dame était en état de choc, elle ne parlait pas. A ce moment dans l'aérogare, il n'y avait aucun cri, aucune détonation. Cette dame regardait autour d'elle, pétrifiée par l'effroi", a raconté à Time la journaliste.

Dans une autre interview à USA Today, elle raconte encore "Que faites-vous dans cette situation quand vous êtes journaliste? Vous aidez? Vous appelez un médecin? Ou vous prenez une photo?  À ce moment-là, j'ai réalisé que pour montrer au monde ce qu'il était en train de se passer dans ce moment de terreur, une photo était plus importante. (...) Les gens que je photographiais n'étaient pas en mesure de courir, et je n'étais pas en mesure de les aider. Il était très difficile pour moi de les laisser. J'étais la seule personne sur pieds. Je voulais aider chacun d'eux, mais je ne pouvais pas. Je les ai laissés. Je le devais : nous nous attendions à une troisième explosion. Je ne sais pas comment je l'ai fait. Je ne sais pas comment j'ai pris cette photo. En tant que journaliste, c'était mon instinct. Je l'ai postée sur Facebook et j'ai écrit Explosion ... Aidez-nous." La photographe a présenté se excuses pour avoir pris ces clichés quelques jours plus tard dans le quotidien belge De Standaard

Dans la précipitation, Ketevan Kardava n'a en tout cas pas pu demander le nom des deux femmes. Ils sont désormais connus et leur histoire avec.

La dame à la veste en jaune a été identifiée par le Times of India qui a retrouvé sa famille. Nidhi Chaphekar, 40 ans, est hôtesse de la compagnie aérienne indienne Jet Airways. Elle est mère de deux enfants et habite Mumbai. Le 22 mars elle était arrivée plus tôt à l'aéroport pour retrouver des collègues. Elle devait effectuer un vol transatlantique Bruxelles- Newark. Elle va bien aujourd'hui.

La femme au téléphone est une belge. Elle s'appelle Stefanie De Loof et cette secouriste pour Médecins sans frontières a raconté le drame à une radio néerlandophone comme le rapporte le HuffingtonPost. "Visiblement, tout le monde peut reprendre la photo car elle tourne sur Twitter. Maintenant, je dois essayer de passer au-dessus de ça", a-t-elle expliqué.








Microsoft s’est associé à Ipsos pour interroger les Français et mieux saisir leur perception de la technologie, leurs usages, la place qu’ils accordent au numérique dans leur vie et comment ils imaginent son évolution à l’avenir. Une relation qui s’avère fidèle à l’esprit français, entre adhésion et œil critique, estime Microsoft.

La simplicité d’usage, facteur d’adhésion des Français aux nouvelles technologies.

Dans un monde numérique aux frontières mouvantes qui se déploie sur tous les écrans de nos vies, où les interfaces se font naturelles et où la réalité devient virtuelle ou augmentée, 65 % des Français considèrent que les technologies rendent la vie meilleure. Ils reconnaissent au numérique des effets majoritairement positifs sur le gain de temps (78 %), l’organisation de la vie quotidienne (63 %), le travail (63 %) et dans une moindre mesure la qualité de l’information (55 %).

Les Français trouvent à 63 % que les technologies sont simples à utiliser (86% pour la génération Z – les 16-24 ans, 83 % pour la génération Y – les 25-34 ans), mais des progrès restent à faire : 28% les trouvent plus compliquées à utiliser qu’il y a 10 ans. Ils sont néanmoins optimistes puisque 57 % d’entre eux pensent que cela va encore se simplifier à l’avenir.
Et parmi les nombreux appareils qui peuplent le quotidien numérique des Français, c’est l’ordinateur qui est perçu comme la technologie qui simplifie le plus la vie pour 91 % d’entre eux. Un plébiscite quasi unanime mais qui n’est pas exclusif : le smartphone est aussi considéré à 80 % comme un agent de simplification et il fait même jeu égal avec l’ordinateur chez les plus jeunes.

Quant à l’usage de ces appareils, le tactile talonne les moyens d’interaction traditionnels (clavier, souris) en termes de simplicité. 85% jugent ainsi cette interface pratique.

Une simplicité également revendiquée pour la diffusion des nouveaux usages

Forts de ce désir de simplicité, les Français ont des exigences sur ce qui pourrait améliorer leur relation aux machines. 58% des Français pensent que commander leur ordinateur/téléphone par la voix rendrait leur vie plus simple. Et la voix s’annonce comme la souris des nouvelles générations. La génération Z se montre en effet plus attirée que la moyenne des Français par l’interface vocale. Ainsi, pour elle, la voix est une commande aussi pratique que la souris (38% vs 34%) !

Par ailleurs, ils ne souhaitent pas à avoir à choisir entre leurs écrans et veulent une continuité d’expérience, quel que soit le support. 70 % pensent que la possibilité de synchroniser ses préférences sur l’ensemble des écrans est essentielle pour simplifier l’expérience utilisateur, et 64% trouveraient plus simple qu’une tâche commencée sur un écran puisse être poursuivie sur un autre.

Enfin, ils sont ouverts aux bénéfices du Machine Learning : 71% des Français trouveraient utile que leur agenda leur soit communiqué chaque matin, 66% apprécieraient un accompagnement pour leurs rendez-vous.

« Cette étude souligne le regard majoritairement positif, mais parfois critique et souvent exigeant que les Français ont, vis-à-vis des technologies, » analyse Brice Teinturier, Directeur Général Délégué France d’Ipsos. « Ils s’interrogent sur la manière de trouver leur « juste » place dans nos vies, et leur constat est loin d’être tranché tant ils reconnaissent à la fois leurs bienfaits mais aussi leur « emprise » ».

Un regard critique sur la place des nouvelles technologies dans leur vie

Si les Français voient un rôle positif des technologies dans l’organisation de la vie quotidienne, ils sont plus nuancés sur le plan humain : l’impact sur les relations avec leurs proches est davantage positif (39%) que négatif (28%) ; il est en revanche clairement négatif sur les relations humaines en général (49 %).

Par ailleurs, ils sont 58 % à trouver que les machines rendent dépendants, et qu’elles prennent trop de place. Seulement 27 % les considèrent comme libératrices des tâches contraignantes, ennuyeuses ou compliquées pour l’Homme. Un chiffre qui atteint 37% pour la génération Z, les digital natives, témoignant d’un élan plus franc pour la technologie que le pragmatisme mesuré exprimé par leurs aînés.

Quand on projette les Français dans l’avenir au sujet de l’Intelligence artificielle, ils sont également partagés : 51 % éprouvent de l’inquiétude et du scepticisme, même si la génération Z se distingue en se prononçant à 58 % curieuse et enthousiaste face aux perspectives d’avenir qui lui sont liées. Les plus jeunes, nés avec les nouvelles technologies, sont particulièrement optimistes et anticipent prioritairement les avantages, là où leurs parents, qui ont vécu la transition numérique, adoptent une posture plus critique.

Au courant, mais peu pratiquants dans l’adoption de nouvelles fonctionnalités

L’étude montre que les Français sont majoritairement au fait des évolutions technologiques. En effet, seuls 15% d’entre eux se sentent dépassés par le sujet. La grande majorité parvient à les suivre, certains avec un peu de retard (48%), mais d’autres suivent de près ce qui se fait de nouveau. Ils sont ainsi 54% chez la génération Z, les 16-24 ans.
Cependant, certaines fonctionnalités récemment apparues, si elles sont connues des Français, ne sont pas encore forcément utilisées par un grand nombre : 53 % connaissent le tactile sur ordinateur mais ne l’utilisent pas, 57 % pour la commande vocale, 61 % pour le contenu de l’agenda communiqué le matin. De la même façon, alors que la gestion des mots de passe est jugée pénible par 69 % des Français, ils sont 57 % à penser que déverrouiller son ordinateur ou son téléphone grâce à la biométrie leur rendrait la vie plus simple, et 61 % à savoir que c’est possible, sans encore l’utiliser.


Par Olivier Rochet, Président et fondateur de Scallog

Fut un temps où faire ses courses relevait du temps de corvée incompressible qu’on calait dans une semaine déjà bien chargée. Aujourd’hui, les acteurs du commerce s’attachent à mettre fin aux contraintes que le consommateur peut rencontrer durant son parcours d’achat. Cette révolution du commerce implique une révolution logistique dans laquelle le « Goods to Man » a un rôle prépondérant à jouer : via la robotisation des entrepôts, c’est l’objet qui vient au préparateur de commande et non l’inverse. Cette inversion des rapports, qui met l’humain au cœur d’un système de pilotage centralisé, est en passe de s’imposer comme un facteur clé de compétitivité pour une logistique en pleine mutation.

L’automatisation de la logistique en entrepôt : le corollaire de la transformation du commerce
Le commerce fait dorénavant de l’expérience client sa priorité. Tout d’abord, le choix des références n’est plus un problème. Si un consommateur ne trouve pas sa marque préférée en magasin, il peut la commander sur internet. En outre, tout article est disponible quasi immédiatement. Amazon a ancré l’idée que recevoir une livraison dans les 24h- si ce  n’est dans l’heure !- est la norme.  La réception du produit doit se faire à la convenance du client, qui peut moduler son parcours d’achat en combinant différents canaux. Avec Darty par exemple, on peut recevoir en 3h chez soi le bien acheté en magasin. A l’inverse, il est possible de récupérer en magasin un article commandé sur internet. C’est tout le principe du « click and collect », extrêmement en vogue, utilisé par de nombreuses enseignes comme Ikea.
Toutes ces initiatives supposent une adaptation de la logistique en amont. De nombreux dispositifs d’automatisation ont déjà vu le jour dans les entrepôts, mais  dans cette vague d’innovation, le picking fin (c’est-à-dire le prélèvement d’articles aux détails, repartis dans plusieurs milliers de mètre carré) semble avoir été oublié. Il s’agit là d’une étape clé de la préparation de commande, car toute inexactitude est susceptible d’entraîner des erreurs de livraison ou des écarts dans les stocks, et c’est toute l’expérience client qui se trouve dégradée. Or, avec la multiplication des petites enseignes type commerces de proximité, dans nos gares ou centres villes et un référentiel produit de plus en plus large en entrepôt,  la logistique est amenée à se complexifier et à aller vers plus de précision.

Le Goods to Man : une innovation sous-estimée et un levier de performance économique
La transformation numérique du commerce impacte lourdement la chaîne logistique en ce qu’elle exige une préparation fine de masse, sur de larges assortiments, en continu. Le Goods to Man représente aujourd’hui une réponse pertinente à cette exigence car il rend possible un picking accéléré et fiable, qui de fait favorise l’accélération du rythme de livraison, ainsi que l’optimisation des palettes et du remplissage des camions.
Pour adapter la logistique à la nouvelle réalité du commerce, le Goods to man se doit d’être flexible et fiable. Comme le confirme la dernière étude de Generix Group relative aux risques logistiques, les acteurs du secteur sont en quête de davantage de flexibilité. Ces derniers veulent pouvoir faire évoluer leur solution d’automatisation ainsi que la configuration de leur entrepôt en fonction des hausses ou baisses du volume d’activité. Quant à la fiabilité, elle constitue une exigence légitime. Pannes et performance étant antinomique, celles-ci doivent être drastiquement réduites. Autant d’enjeux appréhendés par l’approche Goods to Man et son triptyque coût-performance-agilité.

Goods to Man/ Goods for Man : le robot au service de l’homme
On peut certes arguer que cette recherche de toujours plus de rentabilité est préjudiciable au salarié. L’étude Roland Berger pointe une suppression potentielle de 1,5M d’emplois directs dans la zone euro si rien n’est fait pour accompagner la robotisation des entrepôts. Cette même étude révèle pourtant que le contexte social et la lutte contre la pénibilité vont favoriser ce type de solution, voire le rendre incontournable. Dès lors, toutes les parties prenantes doivent réfléchir de concert aux modalités d’une logistique vertueuse et responsable.
Le Goods to Man s’inscrit dans cette logique. Loin de menacer le préparateur de commande, la robotisation lui confère un rôle plus stratégique dans la supply chain. Les salariés deviennent des partenaires directs du client final. En pilotant les stocks depuis leurs stations ergonomiques, ils travaillent avec plus de sécurité et moins de risque d’erreur. La revalorisation de leur métier est rendue possible par le fait que les tâches à moindre valeur ajoutée sont assurées par les robots. De plus, les préparateurs de commande se voient délivrés de l’obligation de marcher 15km/jour, ou du risque de troubles musculo-squelettiques lié à certaines positions. En bref, ce sont eux les premiers bénéficiaires du Goods to Man. Parallèlement, le consommateur final bénéficie d’un service toujours plus rapide, tout en sachant que son acte d’achat est socialement responsable. Au niveau macro-économique, l’augmentation de productivité se traduit pour les commerçants par une augmentation substantielle de leur chiffre d’affaires.
De même que la tendance positiviste impulsée par Auguste Comte avait érigé la science comme religion, de même existe-t-il aujourd’hui un courant qui adule tout ce qui est « tech », qui admire les prouesses technologiques pour elles-mêmes et non pour ce qu’elles peuvent apporter à l’éco-système humain. Cette mouvance  peut en effrayer plus d’un ; et le meilleur joueur de go battu par un ordinateur a de quoi laisser songeur… Le Goods to Man va à contre-pied de cette approche anxiogène et promeut une robotisation au service des hommes, contrôlée par les hommes. Ce n’est qu’à cette condition que la logistique sera créatrice de valeur.



Le quartier général de Google à Mountain View.

Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC, fondateur du cabinet ACBM

Le géant Google a été condamné à 100 000 euros d’amende par la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) pour ne pas avoir appliqué le droit à l’oubli sur l’ensemble des extensions géographiques de son nom de domaine.

Cette condamnation fait suite à une mise en demeure datant de mai 2015, par laquelle la CNIL reprochait au moteur de recherche de limiter le déférencement des liens signalés par les internautes européens, aux extensions géographiques européennes de son nom de domaine, comme par exemple : « google.fr » en France, « google.it » en Italie. Les contenus litigieux restent donc accessibles sur l’extension « google.com ».

En réplique, Google avait affirmé qu’il ne revient pas à une agence nationale de protection des données à caractère personnel de se revendiquer « une autorité à l'échelle mondiale pour contrôler les informations auxquelles ont accès les internautes à travers le monde ».

Isabelle Falque-Pierrotin, Présidente de la CNIL, avait alors décidé d’engager une procédure de sanction à l’encontre de Google. Elle souhaitait ainsi faire preuve d’une certaine fermeté en raison des nombreuses plaintes des internautes (700 plaintes dont 43% sont fondées).

En réalité, la CNIL cherche à faire appliquer l’arrêt du 13 mai 2014 dans lequel la Cour de justice européenne avait consacré le droit à l’oubli. Ce dernier permet à tout internaute européen qui en fait la demande, d’obtenir le déférencement de contenus de nature à porter atteinte au respect de sa vie privée.

Bien que désapprouvant cette décision, Google avait mis à disposition des internautes un formulaire de signalement. La démarche n’en est pas pour autant faciliter puisqu’en France seules 52% des pages web ayant fait l’objet d’une demande de déférencement ont été partiellement retirées. De plus, en cas de refus du moteur de recherche de déférencer les informations signalées, il ne reste à ces derniers plus qu’à se tourner soit vers le juge des référés, soit vers la CNIL. Or, le juge a tendance à mettre en balance le droit à l’oubli avec la liberté d’information (TGI de Paris, 23 mars 2015).

En janvier dernier, Google a proposé de mettre en place un filtrage afin que les internautes qui consultent le moteur de recherche à partir du même pays d’origine que le demandeur, ne voient plus le résultat ayant été déférencé. Comme soutenu par la CNIL, ce filtre ne permettrait pas de garantir efficacement le droit au respect de la vie privée au travers du droit à l’oubli.

A contrario, la position du géant américain est justifiée notamment au regard du principe de neutralité des contenus sur internet. De plus, le droit à l’oubli affaiblit la valeur économique de Google qui réside dans le référencement des liens hypertextes et qui est fondé sur le droit à l’information.

Google entend contester cette décision.


La nouvelle vague de l’étude Actu 24/7 décrypte les habitudes de consommation de l’actualité en France. Depuis 2013, date de la dernière enquête, l’intérêt des personnes de 18 ans et plus pour l’actualité se confirme : en 2016, 90% d’entre eux s'informent quotidiennement et près des 2/3 (63%) plusieurs fois par jour.

TV, radio, presse sont les plus utilisés, suivis par les médias digitaux

Les médias traditionnels – télévision, radio, presse - occupent la première place dans le domaine de l’information : les individus s’informent en majorité via les journaux télévisés (8 individus sur 10), les chaînes d’information en continu (52%), les radios généralistes ou d’information (49%) et la presse (49%)
L’usage des médias numériques – portails/pages d’actualité, pure players et réseaux sociaux – quant à lui progresse : en 2016, 38% des individus interrogés déclarent s’informer via les médias numériques contre 34% en 2013.
En matière de contenu, l’actualité locale et internationale, les sujets santé/sciences et la culture sont les thèmes les plus appréciés par les Français.

Des pratiques différentes selon l’âge

Que ce soit en termes de contenu ou de canal d’information, les pratiques de consommation de l’actualité diffèrent selon les catégories de la population. Par exemple, les seniors sont friands d’actualité locale tandis que les jeunes sont attirés par les sujets sur les nouvelles technologies. Ces derniers se distinguent surtout par leur pratique accrue des médias numériques.
Les médias digitaux touchent particulièrement 2 publics technophiles, les jeunes (77% des 18-24 ans les utilisent pour s’informer) et les CSP+ (49%), qui ont l’habitude de se servir de leur smartphone ou de leur tablette pour s’informer. Ce sont les 2 supports dont l’utilisation progresse le plus par rapport à 2013.

La forte progression des réseaux sociaux comme canal d’information

Nouvelle pratique approfondie dans l’étude Actu 24/7, la consultation d’information est en forte progression sur les réseaux sociaux : en 2016, 17% des individus de 18 ans et plus qui consultent l'actualité le font via ce moyen, soit une progression de 5 points par rapport à 2013. Facebook est le plus utilisé devant Twitter.
La viralité du contenu disponible est le principal ressort de l’usage de ces réseaux pour s’informer : la grande majorité des individus (88%) consultent en premier lieu les articles et les vidéos partagés par leurs proches.

4 profils de consommateurs de l’information

L’analyse des canaux utilisés pour s’informer et de la fréquence de consultation fait apparaître quatre groupes aux pratiques distinctes :


  1. -Les « digital addicts » : ils représentent plus d’un quart de la population ; accros à l’info sur le digital, ils s’intéressent à de nombreuses thématiques. Un profil plutôt jeune, masculin et CSP+.
  2. -Les « numériques sélectifs » s’informent via le digital mais de manière moins intensive et plus sélective. Un profil plutôt jeune et technophile.
  3. -Les « accros traditionnels » : ils s’intéressent à des sujets variés, notamment la politique ou l’actualité internationale mais leurs usages restent centrés sur les médias historiques. Avec un profil plutôt sénior et féminin, ce groupe est le plus important et représente près de 4 individus sur 10.
  4. -Les « modérés » font preuve d’un intérêt relatif pour l’actualité et n’utilisent pas les médias digitaux pour s’informer.





L’Argus de la presse, entreprise française d'intelligence économique,  dévoile aujourd’hui sa Suite Media Intelligence LuQi, une plateforme 360° Social Deck, Engagement, Veille et Analyse dédiée aux professionnels de la communication et du marketing pour piloter leur influence et leur réputation.

Développée par l’Argus de la presse, LuQi est unique sur le marché et répond aux différents enjeux des professionnels de la communication et des relations publics.

 « Véritable solution clé en main, LuQi est la première plateforme qui permet d'identifier ses influenceurs, d'animer ses communautés, de diffuser ses campagnes, de veiller sur l’actualité de sa marque et de contrôler l'impact de sa médiatisation. C’est le parfait allié des communicants qui sont aujourd’hui des créateurs de valeur dans la stratégie des entreprises », commente Nicolas Jaunet, Responsable Marketing de l'Argus de la presse.

LuQi permet ainsi de maîtriser sa réputation en ligne, d’identifier ses contacts médias stratégiques, de surveiller son actualité dans les médias et d’analyser sa médiatisation, et notamment de :

·         Se connecter à la base de contacts médias et d’influenceurs (55 000 journalistes, 25 000 comptes twitter influents, etc) et communiquer avec l’ensemble de ses publics ;
·         Diffuser ses actualités grâce à un outil de gestion de campagnes performant ;
·         Contrôler facilement la présence de ses marques, produits, dirigeants dans les médias et recevoir des alertes personnalisées sur son actualité ;
·         Accéder à des reportings, des indicateurs clés et des tableaux de bord dynamiques pour mesurer ses campagnes et améliorer l’efficacité de ses actions de communication.

Disponible sur une plateforme web, LuQi est aussi une application mobile (iOS et Androïd). Elle permet de poursuivre l’expérience LuQi, d’accéder à sa veille en toute mobilité sans même être connecté et d’identifier rapidement ses contacts et médias stratégiques.

Twitter fête déjà ses 10 ans ce lundi 21 mars. Dix ans qui ont révolutionné la façon de communiquer, d'échanger que ce soit pour les hommes politiques, les médias, les entreprises ou les particuliers. Reste que le réseau de micro-blogging arrive à son adolescence et qu'il peine à trouver quel est le meilleur chemin de son développement. Comment trouver la puissance d'un Facebook, la dynamique d'un Snapchat tout en conservant la base de fidèles très attachés aux messages de 140 caractères ? Un vrai casse-tête.

Mais pour l'heure, place à un flash-back sur dix années qui ont marqué internet et aussi sur un souvenir personnel, que Twitter a d'ailleurs retenu comme étant l'un des moments clés du réseau.


La frise chronologie ci-dessus (cliquer sur l'image) permet de mesurer la façon dont Twitter s'est imposé comme média et/ou relais des médias et me rappelle donc un souvenir bien précis.

Le 15 janvier 2009, un Airbus A320 de la compagnie US Airways est contraint d'amerrir sur l'Hudson, à New York, après qu'il a percuté un groupe de bernaches du Canada. Le pilote, le commandant Chesney Sullenberger, qui sera ensuite décoré par Barack Obama, et son copilote Jeffrey Skyles, réussissent à poser l'avion sans encombres. Aucune victime ne sera à déplorer. Un vrai miracle.

L'accident est survenu à 21h26, heure française, j'étais chez moi et je suis immédiatement retourné au journal, car je savais qu'un tel incident ferait l'objet d'un fort traitement dans nos colonnes à la fois en raison de son caractère exceptionnel et parce qu'il impliquait un A320, l'avion-phare construit par Airbus dont le siège est à Toulouse.

A la rédaction des informations générales de La Dépêche du Midi, Hervé Monzat, le chef de service, décide sans tarder d'en faire l'événement et donc la Une de l'édition du lendemain. Mais le temps presse, l'heure du bouclage approche pour nos premières éditions. Mon collègue Jean Savaric se charge du lead. Notre journaliste aéronautique Gil Bousquet, que nous avons appelé chez lui, se met en quête d'un expert ou d'un pilote (ce sera François Lucas, pilote A320 - A321 chez Air Méditerranée à Toulouse).

Je cherche sur internet le maximum d'éléments sur ce qui s'est passé ; je récupère les premiers récits de témoins sur les sites web américains. Mais un problème subsiste : aucune image n'est disponible sur notre fil photos AFP.  Je regarde sur Twitter et je vois cette photo incroyable prise par Janis Krums (@jkrums), la première à être publiée, où l'on voit les passagers se grouper sur les ailes de l'avion qui flotte sur les eaux de l'Hudson. "There's a plane in the Hudson. I'm on the ferry going to pick up the people. Crazy", tweete le jeune homme sur son compte Twitter alors qu'il est sur un ferry.



Cette photo extraordinaire devenue iconique et historique sera l'illustration sur 6 colonnes de notre page événement "Miracle sur l'Hudson" (articles ici) . Ce jour-là, Twitter est réellement entré dans notre rédaction.





En dix ans, Twitter a conquis un large public. A l'occasion de son anniversaire, le réseau a fait une compilation de ses chiffres les plus impressionnants.




L'anniversaire de Twitter va se fêter à Toulouse

soutenues par Twitter France, 10 associations et entreprises digitales organiseront différentes animations et soirées dans 9 villes de France avec dans chacune de ces villes un programme d'animations spécifiques.

Dans la journée, certaines villes proposeront un ou plusieurs ateliers Twitter : à destination des débutants pour faire ses premiers pas sur la plateforme, mais aussi à destination des utilisateurs confirmés et professionnels pour développer son usage.

Le soir, vous pourrez vous joindre à un apéro en compagnie de la communauté Twitter locale : un moment de célébration qui sera ouvert à tous - et avec quelques surprises (jeu concours, live Tweet...). En partenariat avec Hashtag Trophy, un compteur de Tweets sera mis en place pour suivre tout au long de la soirée les conversations sur Twitter dans chacune de ces villes grâce à une sélection de hashtag par soirée et découvrir ainsi dans quelle ville on “Tweete le plus fort” !

Les 10 villes participantes :

·         Bordeaux avec Social Mix City - Workshop + apéro
·         Lille avec Hobbynote et Euratechnologies - Live Tweet, apéro avec animations dont jeu concours Twitter et autres dispositifs innovants
·         Lyon avec LikeABird et Acti - Live Tweet dans la journée et apéro
·         Marseille avec SoBuzz - apéro, jeu concours, mise en place d'un compteur de Tweets avec Hashtag Trophy pour voir quelle ville "Tweete le plus fort"
·         Montpellier avec Social Mix City et French South Digital - Live Tweet + apero avec animations
·         Nantes avec Social Mix City - Live Tweet + apero
·         Pau avec La Mêlée Adour - Workshop débutants + apéro avec animations
·         Strasbourg avec la ville de Strasbourg et Eurométropole de Strasbourg - apéro à l'Hotêl de Ville + 10 apéros dans la ville

·         Et Toulouse avec La Mêlée Numérique :


Journée entière de workshops (débutants & confirmés, usage professionnel et personnel) + apéro avec animations : tous les détails sont ici : http://lacantine-toulouse.org/7415/ateliers-twitter




Les technologies au travail doivent refaire leur retard sur celles que nous employons dans notre vie personnelle. Tel est l’avis de 60 % des salariés français, comme le révèle une nouvelle enquête réalisée par Fuze, fournisseur de solutions de communications professionnelles. Cette étude reflète les attitudes et attentes de 5000 salariés et 2500  adolescents européens concernant les méthodes de travail et les moments et les lieux où ils souhaitent travailler.

L'étude intitulée « La génération appli : comment les nouveaux salariés modifient nos habitudes de travail » s’intéresse à l’impact sur les entreprises de la génération actuelle des 15-18 ans. Elle fait apparaître un fossé entre les attentes de ces jeunes et les réalités auxquelles ils seront confrontés au travail. Alors qu’aujourd’hui les salariés considèrent les téléphones de bureau, les fax, les imprimantes et le papier comme des outils essentiels sur le lieu de travail, les adolescents pensent tout autrement :


Les ados sont 25 % plus nombreux que les actifs à voir dans le smartphone un outil de travail essentiel.
76 % des ados français jugent important d’utiliser des technologies dernier cri au travail.
A peine 2 % des ados français se servent d’un téléphone fixe, les autres préférant communiquer via les réseaux sociaux, par textos et par la vidéo.

L’étude met également en lumière la frustration des salariés français, dont près de la moitié (48 %) jugent les technologies employées dans leur entreprise inadaptées à un travail efficace.
 
Cela engendre l’existence d’une « informatique parallèle » : 36 % des salariés français utilisent ainsi leur propre téléphone mobile au travail. Ils sont également nombreux à faire appel à des logiciels qui échappent au contrôle du service informatique, notamment des outils tels que Google Docs et Office (33 %) ou encore des applications de messagerie mobile (30 %).

Les résultats de l’étude sont également en lien étroit avec l’essor du télétravail et laissent augurer une poursuite de cette tendance : en effet, 85 % des salariés français voient des avantages à pouvoir travailler ailleurs qu’au bureau. En outre, 71 % sont d’avis qu’ils pourraient travailler efficacement depuis chez eux à condition de disposer des technologies appropriées, une proportion supérieure à la  moyenne européenne (65 %) et nettement plus élevée qu’aux Pays-Bas (57 %).

En outre, l’étude prévoit l’évolution des technologies de communications, 59 % des salariés pensant que la vidéo finira par supplanter la voix. Cette statistique se reflète à travers l’Europe dans le comportement des adolescents, dont 8 % préfèrent communiquer avec leurs amis par vidéo, soit moins qu’en face à face ou par textos, mais autant que par mobile.

« La génération appli a grandi avec le mobile comme appareil par défaut. Son smartphone lui sert à tout, en particulier à communiquer, et l’environnement technologique actuel des entreprises n’y est pas préparé, loin de là » commente Luca Lazzaron, SVP Opérations internationales de Fuze.

« Les entreprises ont aujourd’hui une vision traditionnelle du lieu de travail et de la nature du travail, et leurs technologies sont à l’avenant : des téléphone fixes, des ordinateurs de bureaux, voire des fax ! Les jeunes ne savent pas comment s’y prendre avec ces technologies obsolètes. Leur approche flexible, où tout passe par des applications mobiles, dénote une façon de travailler bien plus efficace et notre étude révèle que les jeunes ne sont pas les seuls à juger inadaptées les technologies en entreprise. C’est pourquoi les entreprises doivent agir dès à présent, non seulement afin de se prémunir pour l’avenir, mais aussi pour fournir à leurs employés les outils dont ceux-ci ont aujourd’hui besoin pour travailler avec un maximum d’efficacité. »


Des attaques de grande ampleur se multiplie dans l’Hexagone et en Europe. A l’origine, le ransomware (logiciel malveillant) Locky apparu à la mi-férvier avec lequel les hackers tentent de soutirer de l’argent à leurs victimes. Dans la 3e région la plus espionnée de France, ITrust, PME toulousaine spécialisée dans la cybersécurité, appelle à la plus grande vigilance.

"Locky se propage par des e-mails contenant une pièce jointe piégée. Une fois téléchargé, il s’attaque aux fichiers personnels de l’utilisateur (vidéos, images, fichiers Office) et les verrouille, les rendant ainsi inaccessibles et illisibles. Pour les déverrouiller, les cybercriminels demandent aux victimes une rançon", explique Jean-Nicolas Piotriwski, directeur de la société toulousaine. "Chez ITrust, nous recommandons d’être vigilant sur les pièces jointes des courriers électroniques et de procéder régulièrement à une mise à jour de ses logiciels pour éviter les failles. Une sauvegarde de ses données restent l’option la plus prudente. Au moindre doute, ne payez pas la rançon et contactez nous."

Le Toulousain WiSEED est devenu un acteur incontournable du financement participatif (crowdfunding). Et avec plus de 62 000 investisseurs inscrits, WiSEED (dans le cadre d’une mission de Conseiller en Investissements Participatifs immatriculée auprès de l’Orias) a permis, depuis juillet 2009, le financement pour plus de 42 M€ de plus de 102 sociétés françaises à fort potentiel de croissance dans les domaines de la santé, de la transition écologique, du numérique et de l’industrie ou de l’immobilier, pour des montants compris entre 100 000 euros et 1 million d’euros.

Pour développer encore davantage les opportunité, la société a crée un rendez-vous qui réunira annuellement la communauté de professionnels et d'investisseurs de WiSEED. La première réunion se déroulera à Paris, jeudi 24 mars à partir de 14h30 à la Maison de la Mutualité.

Au programme notamment, une conférence plénière qui abordera plusieurs thèmes (start-up et nouveaux modes de financement ; quelle gouvernance pour des investisseurs particuliers ; etc.) Puis 6 ateliers en accès libre pour rencontrer les projets financés sur WiSEED :

  • Innovation dans l’agri et l’agro-alimentaire 
  • Bâtiment et habitat intelligents 
  • Protection de la biodiversité 
  • Transition énergétique - Fintechs et services innovants 
  • Santé


Surgical Perspective, jeune entreprise toulousaine spécialisée dans les instruments innovants à usage unique pour la chirurgie mini-invasive, s’appuie sur Happy Capital pour accompagner son développement commercial. Après une première levée de Fonds en 2013 auprès notamment d’Irdinnov, Surgical Perspective recherche 250 000 € sur la plateforme de financement participatif. Objectif : rendre la chirurgie sans cicatrice accessible à tous aux 4 coins du globe.

Les outils de chirurgie mini-invasive conçus par Surgical Perspective sont le fruit de plusieurs années de R&D et ont déjà conquis plus de 50 hôpitaux dans le monde, parmi lesquels les établissements les plus prestigieux. A l’instar de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, qui utilise déjà depuis plusieurs mois les instruments à usage unique de la société, le CHU Mondor, le Nouvel Hôpital Civil de Strasbourg et plusieurs cliniques privées ont rapidement évalué l’utilité des dispositifs.

Concrètement, les instruments permettent d’écarter certains organes bloquant l’accès à d’autres pendant une opération, afin de les contourner et d’opérer avec moins d’incisions. Cette technique se prête particulièrement à la chirurgie de l’obésité, la gynécologie, l’urologie, et d’autres chirurgies très courantes comme la cholécystectomie.
Ainsi, le patient souffre moins de douleurs dues aux cicatrices, présente moins de risque de complication et peut regagner plus tôt son domicile. Pour les chirurgiens, les avantages sont également multiples tels que la réduction du nombre d’instruments dans le champs opératoire pour un espace mieux dégagé et une plus grande sécurité.

En janvier 2016, Surgical Perspective a reçu le trophée Innovation et International de Madeeli récompensant sa stratégie à l'international et notamment sa capacité à adapter les produits pour mieux répondre aux besoins locaux.

Le nouveau cadre relatif au bouclier "vie privée" sur les transferts UE-États-Unis de données à caractère personnel par des entreprises privées, qui devrait remplacer l'ancien accord sur la "sphère de sécurité", sera débattu par les députés de la commission des libertés civiles lors d'une audition jeudi après-midi.

L'Autrichien Max Schrems, dont le procès contre Facebook a entraîné la fin des règles sur la sphère de sécurité, le principal négociateur américain, le contrôleur européen de la protection des données ainsi que des représentants du groupe de travail "Article 29" ou encore de la Commission seront questionnés sur l'accord.

L'audition de la commission des libertés civiles vise à aider les députés à surveiller l'application du nouveau cadre sur le bouclier "vie privée" et à évaluer s'il protège de façon adéquate les citoyens de l'UE. Certains députés ont déjà fait part de craintes concernant le nouvel accord. Le Parlement européen doit donner son avis avant que la Commission
n'adopte une "décision relative au caractère adéquat" du système déclarant que le cadre offre un niveau suffisant de protection des données - une condition préalable à la mise en oeuvre de l'accord.


A l’occasion du match TFC-Girondins de Bordeaux qui aura lieu samedi 12 mars à 20h au Stadium de Toulouse, Orange s’associe au TFC pour lancer son application Orange Cash et offrir des bons plans aux supporters toulousains : 5€ seront offerts pour tout achat de 5€ et plus dans le Stadium. Cette offre exceptionnelle vient s’ajouter aux avantages de bienvenue réservés aux nouveaux utilisateurs de l’application : 10 euros sont crédités sur leur compte Orange Cash lors de leur premier rechargement puis un remboursement de 1€ par achat leur est automatiquement crédité avec un plafond maximum de 25€ par compte et par an.

Le service Orange Cash prend la forme d’un compte prépayé rechargeable destiné aux clients Orange, nécessitant le téléchargement sur son smartphone de l’application Orange Cash gratuite. Les utilisateurs d’Orange Cash peuvent payer de façon simple et sécurisée leurs achats de la vie quotidienne chez tous les commerçants acceptant le paiement sans contact et sur tous les sites internet acceptant le paiement Visa. 

Une fois l’application téléchargée sur leur smartphone Orange NFC compatible, les clients Orange – détenteurs d’une SIM NFC compatible - n’ont plus qu’à se laisser guider. Quelques clics suffisent pour créer son compte et activer le service, et ce, quelle que soit sa banque. Pour bénéficier de l’option standard, les clients n’ont aucun document à fournir. Aujourd’hui, plus de trois millions de clients Orange possèdent déjà un mobile compatible. Orange Cash est un excellent compagnon de shopping facilitant les achats dans déjà plus de 350 000 points de vente en France. Les clients sont informés d’offres exclusives proposées par les partenaires Orange Cash.



Pour mieux préparer les jeunes entreprises innovantes à aborder le mode de financement participatif (crowdfunding) et à réussir leurs campagnes, et dans le cadre de son action permanente de professionnalisation des membres, RETIS (réseau des experts de l’innovation) va lancer dès l’automne 2016 un programme d’Executive training, animé par la société toulousaine WISEED.

Ce programme sera destiné à la fois aux professionnels du réseau pour lesquels l’appui à l’ingénierie financière est déjà une compétence cœur de métier, ainsi qu’aux entreprises qu’ils accompagnent. 

« 25% des dossiers financés via WiSEED sont des projets qui ont été accompagnés par des membres de RETIS (incubateurs, technopoles, CEEI…). La synergie est donc déjà en place. Ce partenariat naturel permettra d’augmenter encore le nombre de sociétés qui bénéficieront du financement participatif proposé par WiSEED grâce à une meilleure coordination» indique Stéphanie Savel, présidente de WiSEED. 
Le profil Internet des Français :  première source d’information pour les voleurs d’identité sur Internet

Reconnue comme délit pénal, l’usurpation d’identité sur Internet est aujourd’hui « sanctionnable » comme dans le monde physique. L’étude réalisée par Toluna pour Affinion International, leader du marketing relationnel en France, révèle le classement des canaux d’usurpation d’identité les plus utilisés sur Internet. En tête, le profil Internet des Français, via les réseaux sociaux notamment, qui représente près de 40% des usurpations d’identité.

TOP 3 des sources d’usurpation d’identité numérique en France
  
Et si les réseaux sociaux étaient devenus le terrain de jeu des voleurs d’identité ? C’est du moins ce que révèle l’étude Toluna pour Affinion International.
En France, 39% des victimes d’usurpation d’identité le sont via leur profil Internet. Sur Facebook, Twitter, LinkedIn, SnapChat, etc… les usurpations d’identité se sont multipliées au rythme du développement exponentiel de ces réseaux sociaux. Qui sont les plus exposés à l’atteinte de leur vie privée via leur profil numérique ? Au premier chef, les 18-34 ans puisqu’une victime sur 2 est un jeune adulte. Suivent ensuite les les 35-54 ans (35%) et les séniors de 55 ans et plus (17%).

L’e-mail avec tentative d’extorsion de données arrive au second rang des moyens utilisés sur Internet puisque 1 victime de vol d’identité sur 3 l’est via le courrier électronique.
 La tactique des voleurs d’identité, connue sous le terme d’hameçonnage ou de phishing, repose sur l’envoi d’un email invitant l’internaute à se connecter par le biais d’un lien hypertexte. Les plus exposés à ce type de fraude sont en priorité les séniors (40%).

3ème canal d’usurpation d’identité : l’achat en ligne. 32% des victimes de vol d’identité le sont suite à une transaction sur un site web.
 Là encore, les séniors sont les plus exposés. En effet, les plus de 55 ans représentent une part de 40% des victimes du e-commerce.
 

La CNIL a fait appel à Isobar pour la refonte complète de son nouveau site www.cnil.fr en responsive design.

Avec ce nouveau site, la CNIL place ses publics au centre de ses préoccupations et souhaite se positionner auprès d’eux comme le service public de référence en matière de données personnelles et de vie numérique.

La conception et la création de ce site ont été réalisées par l’agence Isobar (Groupe Dentsu Aegis Network). L’approche en responsive design permet une consultation quel que soit le terminal (ordinateur, tablette et smartphone).

A travers une mise en avant didactique des actions à mener pour chaque public (particuliers et professionnels) et un accès rapide aux démarches et moyens d’action, ce nouveau site propose des parcours simplifiés pour l’internaute. Trois entrées principales personnalisées sont proposées aux particuliers (comprendre ses droits, maîtriser ses données et agir) et aux professionnels (comprendre ses obligations, ses démarches et les outils de la conformité).


Par Alexander Casassovici, Fondateur d’Actvt

Incontestablement, l’apparition des applications mobiles a profondément fait évoluer les usages en matière de promotion, de marketing et de publicité. En effet, média à part entière, les apps sont désormais en mesure de mobiliser des communautés de plusieurs millions d’utilisateurs et de créer de véritables réseaux de prescriptions pour les marques.

Ce point stratégique a considérablement fait évoluer les attentes des annonceurs qui se tournent aujourd’hui massivement vers les technologies numériques et le digital pour mettre en valeur leurs produits et leurs services. Dans ce contexte, une première étape a consisté à se positionner sur des blogs et chaines Youtube par exemple. Oui, mais voilà, l’enjeu a désormais évolué pour se déplacer vers les applications mobiles de nouvelle génération.

Parmi ces dernières, celles orientées vidéo connaissent un formidable engouement. Cela s’explique notamment par leur attractivité et leur capacité à proposer des formats courts, dynamiques et à rassembler des communautés d’experts : sportifs, artistes, etc.

Cette attractivité est d’ailleurs renforcée par l’émergence de nouveaux outils permettant d’obtenir des montages automatiques réalisés à partir des scènes proposées. Il est alors possible de créer et partager très simplement ses vidéos ou de sélectionner d'un simple “tap”, sur l’écran d’un smartphone ses passages favoris pour accéder en quelques secondes à des vidéos montées et sonorisées .

Ce point central a notamment permis à nombre de sportifs gravitant dans la sphère des sports extrêmes de mettre en avant leurs différents run, de faire partager leurs exploits et de marketer leur savoir-faire sans avoir à dépenser des budgets importants.

Fortes de ces éléments, ces applications mobiles d’un nouveau genre ont connu une croissance exponentielle de leur nombre d’abonnés et commencé à susciter l’intérêt des marques. Ces dernières ont ainsi décidé d’investir massivement pour assurer des placements publicitaires ultra ciblés auprès de communautés respectives à leurs produits.

Les applications mobiles de nouvelle génération ont donc fortement fait évoluer le monde de la promotion et amené les annonceurs à diversifier leurs budgets publicitaires pour les ré-orienter vers ces plateformes. Les applications mobiles jouent alors un véritable rôle de prescription et leur permettent de mener à bien leurs campagnes de promotion en investissant sur des supports dynamiques, attractifs et toujours plus conviviaux.
Les 10 secteurs les plus ciblés par le phishing sur Internet

Le phishing via les services de partage de fichiers a explosé au cours des trois derniers mois, classant ainsi les services Cloud de distribution de fichiers en tête de liste des secteurs les plus ciblés par des actions malveillantes, selon une étude de Bitdefender.
À l'échelle mondiale, le partage de fichiers est davantage utilisé pour propager les arnaques de phishing que les achats en ligne et les services de paiement, qui sont les couvertures traditionnellement favorisées par les hackers.

Près d'une URL malveillante sur cinq utilise un service de partage de fichiers pour infecter les utilisateurs avec des malwares, comme le montrent ces dernières données Bitdefender.

Le manque d'innovation de cette technique est compensé par sa facilité d'utilisation et la popularité des services de partage de fichiers entre particuliers. L'an dernier, Dropbox a atteint la barre des 400 millions d'utilisateurs ayant stocké 35 milliards de fichiers Microsoft Office, tandis que Google Drive en hébergeait 190 millions en 2014.

Il est également important de noter que les services de partage de fichiers et de stockage dans le Cloud ne disposent pas des fonctions de sécurité pour filtrer les contenus illicites. Les pirates profitent de cette lacune pour dissimuler leurs fichiers infectés par des malwares, sans laisser de trace.


Par exemple, Dropbox n'examine pas les fichiers détenus dans les dossiers privés des utilisateurs. Cependant, ce service a réussi à mettre en place un système basé sur le hachage qui reconnaît le contenu protégé par des droits d'auteur. Cela permet de générer automatiquement une empreinte pour les fichiers stockés. Celle-ci est ensuite comparée avec une liste des empreintes de fichiers protégés par un copyright et les contenus sont bloqués uniquement si les utilisateurs essaient de les partager avec des contacts externes.

Sans grande surprise, Dropbox se place au 4e rang des marques les plus usurpées, après PayPal, Apple et Google.

En général, les cybercriminels ne se limitent pas à vouloir dérober uniquement de simples identifiants de service de stockage en ligne ; les URL malveillantes peuvent, par exemple, pousser les utilisateurs à télécharger des crypto-ransomwares à leur insu. Dans ce cas, les conséquences sont beaucoup plus graves car les nouvelles générations de ransomwares peuvent prendre le contrôle des fichiers stockés par ces services d'hébergement en ligne.
La plupart des sites de phishing sont hébergés aux États-Unis.

« Le phishing reste un vecteur d'attaque très efficace, responsable d'une part de plus en plus élevée d'incidents provoquant des fuites de données, touchant aussi bien les particuliers que les entreprises », déclare Bogdan Botezatu, Analyste Senior chez Bitdefender.

Le phishing est une technique encore très efficace et dont la proportion connaît des niveaux sans précédent comme l'a récemment souligné l'IRS (Internal Revenue Service) aux États-Unis avec une augmentation de +400% d'e-mails et de messages faussement légitimes, envoyés en 2015.

Bitdefender met une nouvelle fois en garde les entreprises contre les conséquences très graves de ces attaques. Si un employé est victime d'un e-mail de phishing, il peut compromettre à son insu l'ensemble du réseau de l'entreprise, y compris les comptes bancaires, mots de passe du système informatique et identifiants professionnels. Le spear-phishing (phishing personnalisé visant un utilisateur) est efficace parce qu'il est crédible. C'est pourquoi Bitdefender conseille aux utilisateurs d'éviter de trop partager leurs données personnelles sur les plates-formes publiques et de ne pas ouvrir de liens et de fichiers provenant de sources inconnues.




Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC, fondateur du cabinet ACBM

Lutte contre le terrorisme ou protection accrue des données à caractère personnel ? Les députés ont tranché au profit du premier. En effet, dans le cadre des discussions relatives au projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, l’Assemblée Nationale a adopté jeudi dernier un amendement contraignant les constructeurs et opérateurs à coopérer aux enquêtes de police.

Suite aux attentats de Paris, le gouvernement a eu la volonté d’adapter le dispositif législatif au travers de ce projet de loi afin de lutter contre le crime organisé et le terrorisme. Ainsi, le texte a pour ambition de remplir un triple objectif. Il vise tout d’abord à renforcer d’une part l’efficacité de la lutte contre la criminalité organisée, d’autre part les garanties au cours de la procédure pénale et plus spécifiquement durant la phase d’enquête ; ensuite à simplifier le travail des enquêteurs et des magistrats à tous les stades de la procédure.

Ainsi, le projet de loi de réforme pénale autorise notamment le recours à l’utilisation de l’IMSI (International Mobile Subscriber Identity) catcher au cours d’une enquête. Dans ce cadre, l’article 2 habilite les officiers de police judiciaire, après autorisation du juge des libertés et de la détention ou du juge d’instruction, à collecter les métadonnées des téléphones mobiles nécessaires à leur identification dans un secteur géographique précis. Cette technique avait déjà été autorisée pour le renseignement par la loi du 24 juillet 2015. Les mises sur écoute permettent alors d’intercepter les communications téléphoniques des personnes impliquées dans des affaires de terrorisme ou de criminalité organisée.

Par ailleurs l’amendement n°90 déposé par le groupe les Républicains, au projet de loi et adopté contre l’avis du gouvernement, prévoit d’aggraver les peines des opérateurs qui refuseraient de coopérer à une enquête, en les portants à 3 750 euros et 15 000 euros d’amende et deux ans d’emprisonnement.

Il complète également l’article L 230-1 du Code pénal qui permet aux autorités judiciaires de désigner toute personne morale ou physique en vue d’accéder à des données chiffrées. Ce faisant, il disposera désormais en son dernier alinéa que « le fait, pour un organisme privé, de refuser de communiquer à l’autorité judiciaire requérante enquêtant sur des crimes ou délits terroristes (…) des données protégées par un moyen de cryptologie dont il est le constructeur, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 350 000 euros d’amende », l’amende étant portée au quintuple concernant les personnes morales.

L’adoption d’une telle disposition n’est pas sans faire écho à la décision du 16 février dernier dans laquelle le juge américain Sheri Pym a contraint Apple à fournir au FBI « une assistance technique raisonnable » afin de lui permettre d’accéder au contenu crypté de l’iPhone d’un des auteurs présumés de la fusillade de San Bernadino. Nul doute que ce jugement ait influencé les députés.

Tim Cook avait déploré cette mesure, considérant que « concevoir une version d’iOS qui contourne la sécurité de cette manière créerait sans contestation possible un backdoor » engendrant par la même un certain nombre de dérives.  A ce titre, lors des débats du projet de loi pour une République Numérique devant l’Assemblée Nationale Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat au Numérique avait d’ailleurs fait rejeter un amendement déposé par Nathalie Kosciusko-Morizet visant à imposer aux concepteurs de systèmes de communication la création d’une backdoor.

Le successeur de Steve Jobs avait affirmé vouloir renforcer le chiffrement des données des iPhone estimant que la protection des données des utilisateurs doit primer, même en présence d’une menace terroriste. Ce qui était également la volonté du gouvernement qui au travers du projet de loi pour une République Numérique confère pour mission à la CNIL la promotion du chiffrement des données. Guillaume Poupard, président de l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes Informatiques, confirme que le chiffrement est « un outil indispensable » à la protection des données commerciales, personnelles et stratégiques, et qu’en ce sens il est nécessaire de le promouvoir.

En réalité, il s’agit d’une prise de position des députés en demi-teinte au regard du niveau peu élevé de l’amende eu égard au poids économique de ces multinationales. L’application d’une telle peine aurait davantage de conséquences en termes d’image, qu’en termes économiques. Les députés ont rejeté l’amendement au projet de loi déposé par Eric Ciotti et qui visait à sanctionner les entreprises d’une amende de deux millions d’euros et d’une interdiction de commercialisation d’un an.

Cet élargissement des pouvoirs dans le cadre des enquêtes de lutte contre le terrorisme s’inscrit dans la difficile conciliation entre le droit au respect de la vie privée, protégé par l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés, et ses restrictions nécessaires à la paix publique. Contrairement à ce qu’a pu affirmer le Conseil d’Etat à propos notamment de l’article 2 du projet de loi, dans un avis du 28 janvier 2016 estimant que cette disposition ne se heurte pas à un obstacle constitutionnel ou conventionnel.