A partir de ce samedi, le 30 avril, les citoyens européens bénéficieront d'une nouvelle diminution des frais d'itinérance quand ils utiliseront leur téléphone portable lors d'un voyage dans un autre État membre de l'Union européenne.
- Les appels sortants, actuellement plafonnés à 0.19 € la minute, passeront à 0.05 €
- Les SMS, plafonnés à 0.06 €, passeront à 0.02 €
- L'internet mobile, plafonné à 0.20 € par mégaoctet, passera à 0.05 €
Grâce à l'adoption du "Paquet Télécoms" par le Parlement européen le 27 octobre dernier, une interdiction totale des frais d'itinérance lors de l'utilisation de son téléphone portable à l'étranger au sein de l'Union européenne sera effective mi-juin 2017: tous les surcoûts seront éliminés. Ce que vous paierez dans votre pays sera ce que vous paierez partout dans l'Union européenne. Un pas de géant vers le marché unique du numérique et un bénéfice concret de l'action de l'Union européenne pour les consommateurs européens.


A l’occasion de l’Advertising week, qui se tient actuellement à Londres, Google a dévoilé ce matin deux nouvelles études illustrant l'efficacité des campagnes publicitaires sur YouTube.

Pour les marketeurs, il existe une véritable opportunité de générer plus efficacement des ventes offline : l’optimisation du mix média. Une étude révèle en effet qu'aux niveaux d'investissement actuels, le ROI publicitaire des campagnes YouTube est plus élevé que celui des campagnes TV.

Dans un paysage médiatique toujours plus fragmenté, l'un des principaux défis pour les marketeurs est de répartir au mieux les budgets entre les différents canaux, et à évaluer l'impact potentiel des médias digitaux sur le brand-building et les ventes à long terme. Les marketeurs comme les agences ont besoin de chiffres fiables qui démontrent l'efficacité des différents types de campagnes et les aident à faire les investissements publicitaires les plus rentables.

Des données récentes montrent l'impact de la vidéo online sur les ventes offline, prouvant ainsi qu'elle mérite une plus grande place au sein du mix média.

Une méta-analyse portant sur 56 études de cas menées dans huit pays révèle que les pubs YouTube génèrent un ROI publicitaire supérieur à celui des pubs TV dans près de 80% des cas. Effectuée en partenariat avec des instituts d’études de marché comme BrandScience, Data2Decisions, GfK, Kantar Worldpanel, MarketingScan et MarketShare, cette étude s'est attachée à analyser la relation entre l'exposition média et les ventes offline.

« MarketShare est ravi d'avoir participé à cette importante étude de données, qui s'intéresse à l'un des principaux enjeux marketing actuels », explique Lucien van der Hoeven, Directeur général EMEA chez MarketShare, une solution Neustar.

« Nous nous sommes aperçu qu'à l'ère du digital, la télévision conserve une forte influence. À l'inverse, les investissements dans la vidéo online restent faibles dans plusieurs catégories que nous avons analysées au Royaume-Uni, en France et en Allemagne. Dans chaque cas, il était crucial d'analyser d'une part les performances indépendantes de chaque type de support, mais surtout de déterminer la combinaison optimale de canaux – celle qui aurait le plus fort impact. »

« Nous avons constaté que la vidéo online était particulièrement efficace à court comme à long terme par rapport aux autres médias online, et qu'elle augmentait systématiquement le ROI global du médium vidéo », ajoute Sally Dickerson, Directrice monde de BrandScience. « En poussant l'analyse encore plus loin pour mesurer l'impact de YouTube par rapport aux autres vidéos online, nous avons constaté que YouTube générait un ROI publicitaire supérieur pour les achats de produits online et offline. »

Quelques exemples spécifiques illustrent les principales conclusions de cette méta-analyse :
Mars UK a mené pendant l’été 2015 une campagne Snickers. L’objectif : tester le mix TV et vidéo online pour évaluer l’efficacité du plan média sur les différents canaux et terminaux. Était-il optimisé de manière à maximiser les ventes en magasins ? Les résultats ont montré que, pour chaque livre sterling dépensée à l’attention des principaux consommateurs, le ROI de YouTube était plus de deux fois supérieur à celui de la TV2.
Pour chaque euro investi, la campagne Danette menée sur YouTube par Danone a engendré un ROI deux à trois fois supérieur à celui de la campagne TV : les vidéos online sont à l'origine de 7% des ventes. La marque a remarqué que YouTube avait influencé tout particulièrement les petits consommateurs de Danette, avec une augmentation de 66% de la fréquence d’achat pour cette catégorie de consommateurs3.

Ces quelques exemples parmi d'autres soulignent un même constat : les marketeurs n'investissent pas suffisamment sur YouTube lorsqu'ils préparent leur mix média, et les données historiques sur lesquelles ils s'appuient les empêchent de maximiser leurs ventes. « Ce test2 met en lumière le rôle déterminant de YouTube dans notre stratégie média globale. YouTube est très clairement un acteur clé de nos plans média en complément des pubs TV », explique Marc Zander, Directeur des Médias UK/Monde pour Mars Chocolate.

« Cette étude3 nous conforte vraiment dans notre approche globale de systématiser les communications vidéo en complément de nos communications TV », ajoute Marie Mathieu, Connection Planner chez Mediacom en charge de Danone.


Maximiser les ventes en optimisant le mix média

Dans le cadre de cette méta-étude1, des prévisions ont été générées pour 17 des campagnes analysées. L’objectif : démontrer dans quelle mesure le transfert d'une partie des investissements médias vers la vidéo online améliorerait l'efficacité du mix média. Dans plus de 80% des cas, « l'investissement YouTube recommandé » pour optimiser le mix média était deux fois plus élevé que celui des données historiques.

Afin de démontrer de quelle façon une telle stratégie peut être mise en pratique, la marque Clarins a mené à l’échelle nationale deux campagnes pour son parfum Angel – une campagne TV et un mix TV et YouTube.

Pour le mix TV et YouTube, 10% du budget GRP a été transféré du budget TV vers YouTube. Le résultat : Clarins a enregistré une hausse de 4,6% en termes de valeur de vente et de plus de 5% en termes de volume de ventes par rapport à la campagne TV seule4.

« Au cours des 5 dernières années, nous avons modélisé la vidéo online pour des clients », commente Paul Dyson, fondateur de Data2Decisions. « Chaque fois, le ROI était nettement supérieur avec la vidéo online par rapport à la TV. Rien d'étonnant de retrouver les mêmes résultats dans les études menées avec Google. Nous avons utilisé les techniques de modélisation classiques MMM et les avons complétées avec notre approche Ecosystem Modelling pour différencier YouTube des autres plateformes de vidéos online. Même constat qu'auparavant : un ROI supérieur avec YouTube grâce à une optimisation auprès d'une poignée de clients. Les investissements marketing devraient donc être 2 à 6 fois supérieurs. »


Les données : la clé du succès

Sur un marché en constante évolution, les planificateurs média et les marketeurs peuvent gagner un avantage concurrentiel considérable. Ils doivent pour cela avoir accès à des données pertinentes et être en mesure d'agir rapidement. Pour la première fois, Google fournit des données sur les dépenses publicitaires sur des produits comme les publicités display, les résultats de recherche et les formats publicitaires YouTube – des données à prendre en compte pour la modélisation des mix médias. À l'avenir, le défi consistera à exploiter au mieux ces informations lors de la planification média et à prendre rapidement des décisions selon les résultats obtenus.


Principaux points à retenir


  • Les études montrent que YouTube génère un ROI publicitaire plus élevé que la TV aux niveaux d'investissement actuels.
  • Investir davantage dans YouTube permet d'optimiser les mix médias.
  • Google fournit désormais des données plus nombreuses et plus précises. En incorporant ces données aux outils de modélisation de leurs mix médias, les annonceurs mesureront encore mieux l’impact potentiel d'un budget YouTube revu à la hausse.


Un sondage Toluna pour le magazine LSA sur le passage à TNT HD le 5 avril 2016 fait apparaître que ce basculement a fait vendre 3,3 millions de décodeurs et 1,3 million de TV.
  • 59,5% des Français ont testé leur TV avant le 5 avril, tandis que 31,7% estimait que cela était inutile pour leur TV (8,8% n'ont pas eu le temps ou ne savait pas le faire).
  • 91,4% des Français n'ont pas eu de gros problème lors du passage à la HD, contre 6% qui n'ont pas pu regarder la TV pendant quelques jours et 2,7% pendant 1 semaine ou plus, ce qui représente respectivement 3 millions de personnes sans TV pendant quelques jours et 1,3 million pendant 1 semaine ou davantage.
  • 63,6% des personnes concernées par ces problèmes les ont résolus par l'achat d'un adaptateur, 26,3% par l'aide d'une personne pour régler la TV et 10,2% par l'achat d'une nouvelle TV.
  • Au global, 3,3 millions de décodeurs TNT HD et 1,3 million de TV ont été achetés pour continuer à recevoir ces chaînes.
  • 21,6% des acheteurs de décodeur ont payé moins de 25 euros pour le modèle le plus économique, contre 46,1% entre 25 et 50 euros, enfin 22,3% plus de 50 euros.
  • Les personnes déclarant avoir acheté une nouvelle TV pour ce passage à la TNT HD ont majoritairement choisi des modèles économiques : 17,2% ont dépensé moins de 200 euros, 32,8% entre 200 et 500 euros, 32,8% entre 500 et 1500 euros. Seulement 17,2% ont pris une TV à plus de 1500 euros.
  • Cependant, même des modèles d'entrée ou milieu de gamme représentent un gain qualitatif par rapport aux anciennes TV cathodiques : 74,3% des acheteurs en ont profité pour prendre un écran plus grand et perfectionné.
  • 45,1% des personnes estiment ce changement utile, contre 24,2% peu utile et 18,6% pas utile du tout (11,9% sans avis).
  • Les principaux avantages pour les consommateurs sont la qualité d'image (62,9%) et les 25 chaînes TNT gratuites (26,7%), alors que la réutilisation des fréquences pour les mobiles est moins citée (13,6%). 12,7% des personnes sont très réfractaires en ne voyant aucun avantage

Philippe Guilbert, directeur général de Toluna, commente ces chiffres: "grâce à une importante campagne de communication, la quasi-totalité des Français étaient au courant du passage à la TNT HD. Avant le 5 avril, 60% des Français avaient testé leur TV et 32% s'estimaient à l'abri de tout problème technique. Après le basculement, environ 3 millions de personnes n'ont pu recevoir la TV pendant quelques jours, et 1 million pendant une semaine ou davantage. Les aides en ligne, les proches et les facteurs pour les personnes de plus de 70 ans ont aidé à faire ce basculement, tandis que les problèmes persistants s'expliquent par les ruptures de stock de décodeurs dans de nombreux magasins.

Ce passage à la TNT HD convainc moins de la moitié des personnes, mais l'impact sur la consommation est considérable  en générant l'achat d'environ 3,3 millions d'adaptateurs et 1,3 million de TV. Deux mois avant l'Euro de football en France et quatre mois avant les JO de Rio, de nombreux fans de sport en ont profité pour prendre un écran plus grand ! ".
Facebook a dévoilé ses "chatbots", des robots logiciels qui permettront bientôt de commander une pizza ou des fleurs par messagerie instantanée.


Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC, fondateur du cabinet ACBM.

L’intelligence artificielle utilisée au travers des chats bots connait un succès grandissant auprès des consommateurs. Preuve en est, Facebook part à la conquête de ce nouvel outil intelligent. Mardi dernier, lors de la conférence F8 dédiée aux développeurs, Mark Zuckerberg a indiqué que Messenger intègrerait désormais des « bots ».

Le chat bot Poncho permettra par exemple de demander à l’utilisateur où il se trouve et en fonction de sa localisation le bot donnera la météo.

A l’origine, les bots sont des logiciels informatiques réalisant des tâches automatisées. Appliqués au chat ils deviennent des robots conversationnels.

L’idée est de proposer un vendeur qui ne soit pas humain. Concrètement il s’agit d’un logiciel de traitement automatisé des données dont la capacité d’intelligence artificielle grandit et s’affine au fil des données qu’il collecte. Un seul support pour une panoplie de services. L’objectif est d’aboutir au service le plus personnalisé et complet qui soit.

Cet outil s’est développé à partir du constat suivant : 1,4 milliard de consommateurs ont utilisé une application de messager en 2015. Ce qui représente 75% des utilisateurs de smartphones au niveau mondial, selon la société eMarketer.

Toutefois, il soulève un certain nombre de problématiques en termes de traitement de données à caractère personnel. Quels sont les enjeux juridiques des chats bots ? La législation sur le traitement des données à caractère personnel est-elle respectée ?

Le développement de l’utilisation des chats bots a été rendue possible par la croissance considérable du big data qui s’est perfectionné. Cependant, les entreprises doivent être vigilantes car la nature des données traitées implique le respect de la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978.

En effet, la personnalisation des services s’explique par le traitement de données à caractère personnel des consommateurs. A cet égard, les utilisateurs de ces applications n’ont pas toujours conscience de la valeur patrimoniale de leurs données. L’intelligence artificielle de plus en plus poussée noie les consommateurs dans cette idée. La perte de maitrise des données à caractère personnel peut être totale.

A ce titre, il est essentiel de rappeler que tout traitement de données à caractère personnel nécessite de recueillir le consentement de l’intéressé. Ce dernier doit être parfaitement informé sur les finalités du traitement et la durée de conservation de ses données. A défaut, l’entreprise, responsable du traitement, est susceptible de s’attirer les foudres de la CNIL.


Les initiateurs et initiatrices de la pétition #loitravailnonmerci, qui a recueilli plus d'un million de signatures sur le site Change.org, lancent ce vendredi 15 avril un outil numérique permettant à tous les citoyens d'interpeller les députés.

Cette plateforme permet aux internautes d'interpeller par Twitter ou par courriel les députés pour leur demander de ne pas voter le texte de loi. Lorsque les députés feront connaître leur position sur le texte, le site affichera leur intention de vote.

La plateforme est propulsé par le site Lobbycitoyen.


L'eurodéputée PRG du Sud-Ouest Virginie Rozière salue ce jeudi l'adoption par le Parlement européen de la directive Secret des affaires. Un texte qui a donné lieu à de nombreux d"bats sur le decrets des sources pour les journalisteds et la protection des lanceurs d'alerte (comme Edward Snowden).
"L'adoption de la directive Secret des affaires est une victoire pour les journalistes et les lanceurs d’alerte", estime Mme Rozière. "Les journalistes sont exclus du champ de cette directive et, pour la première fois, les lanceurs sont reconnus comme devant bénéficier d’une protection. Contrairement aux idées reçues, ce texte est une victoire pour la liberté d’expression", assure la parlementaire.
"Des lanceurs d’alerte et des journalistes sont actuellement poursuivis dans certains États-membres au titre de la protection du secret d’affaires. Pour cela notamment, le débat sur ce sujet a suscité émotion et inquiétude au regard de la liberté d’informer. Ces inquiétudes étaient totalement justifiées : la proposition initiale de la Commission européenne était beaucoup trop vague, dangereuse donc, et inacceptable en l’état", explique Virginie Rozière
Une petition lancée par Elise Lucet sur ce texte avait d'ailleurs recueilli plus de 520000 signataires sur le site Change.org pour en demander l'abrogation.

Equilibre en secretet liberté d'informer
"Pourtant, un texte sur le secret des affaires demeure nécessaire dans la mesure où les PME représentent les 2/3 des entreprises victimes d’espionnage industriel. Mais il s’agit de trouver un équilibre entre secret, et liberté d’informer. C’est bien parce que la protection des PME est un objectif légitime qu’on ne peut accepter que la protection des secrets d’affaires menace des acteurs qui n’ont rien à voir avec l’espionnage industriel mais qui agissent pour l’intérêt général et l’information du public", assure l'eurodéputée.
"La mobilisation du groupe S&D, et je veux saluer l’action de notre négociateur, Sergio Cofferatti, a permis d’obtenir des garanties sans précédent pour les journalistes et les lanceurs d’alerte ! Les premiers se trouvent exclus purement et simplement du champ d’application de la directive. Les seconds se voient offrir une protection dès lors qu’ils agissent dans l’intérêt général » se félicite Virginie Rozière, membre de la commission des Affaires juridiques.

Les lanceurs d'alerte essentiels à la démocratie

"La question des lanceurs d’alerte dépasse cependant de loin la question des secrets d’affaires. Même si demain, ils ne pourront plus être poursuivis pour divulgation de secrets d'affaires, ils courront toujours le risque de l'être pour diffamation, vol, recel, violation de secret professionnel, ou autre…
Ce sont des personnes qui n’hésitent pas à prendre de grands risques personnels, qui sont des acteurs essentiels de la démocratie. C’est pourquoi nous, socialistes et démocrates du Parlement, demandons à la Commission européenne de soumettre sans attendre au Parlement européen, un texte général de protection des lanceurs d’alerte » ajoute-t-elle."


A l'occasion de la 18ème édition du Salon des Seniors qui s'achève ce dimanche 10 avril à Paris, l'Institut Français des Seniors, le centre d'expertise et de recherche qui organise ce salon, a dévoilé un sondage inédit sur « Les Seniors et les objets connectés ».

Réalisé en partenariat avec Medisite, 1er site internet d'information santé en France, cette étude met en lumière le regard des seniors sur la e-santé, un sujet qui va impacter la médecine de demain.

Les seniors sont les premiers concernés par les questions de santé. Le cas particuliers des objets connectés ouvre des perspectives mais pose aussi des questions. Se sentent-ils concernés par ces technologies ? Les différents objets disponibles sont-ils bien adaptés et utiles pour ce public ? Qui va interpréter les données produites ? Voici les principaux enseignements de ce sondage :

> Surveiller régulièrement sa santé 
La santé est une préoccupation pour tous, particulièrement pour les 40% de français qui doivent surveiller leur santé régulièrement, la moitié chez les plus de 70 ans. Trouver des solutions pour faciliter le suivi de sa santé est un donc un enjeu majeur pour tous les seniors.

> Les seniors ont parfaitement intégré le concept d'objets connectés
¾ d'entre eux ont déjà entendu parler des objets connectés, alors même que leur diffusion reste encore limitée. D'une manière générale, les seniors les plus âgés (70 ans et plus) se sentent autant concernés par les objets connectés que les plus jeunes seniors (50-60 ans).
 Près d'1/3 des 50 ans et plus ont déjà utilisé des objets connectés. Ils semblent y trouver une vraie valeur ajoutée puisque 81% l'utilisent toujours. Un score très élevé qui dit leur satisfaction.

> L'utilité des objets connectés pour rester à domicile
Les deux objets qui attirent le plus l'intérêt des seniors français sont les montres mesurant le rythme cardiaque et les tensiomètres. Et parmi les objets qui vont être utiles pour faciliter le maintien à domicile la  téléassistance, le pilulier électronique, les caméras qui détectent les chutes et alertent  les proches. Les seniors  ont foi en l'avenir de ces objets dans la prévention des accidents de santé et le maintien à domicile.

> La confiance en son médecin
Les objets connectés permettent de produire des données chiffrées sur sa santé. Mais qu'en faire ? Si l'interprétation des résultats était défaillante cela pourrait conduire à des comportements inadaptés voire dangereux. 84% des seniors souhaitent communiquer les résultats directement à leur médecin. 68% d'entre eux le solliciteraient pour faire le choix d'un objet. Le référent santé absolu reste plus que jamais le médecin. Les objets connectés renforcent le rôle du médecin auprès de ses patients et ne substituent pas à lui.

> L'avenir des objets connectés
60% des seniors attendent des futurs objets connectés qu'ils les préviennent d'un accident de santé. D'autre part, une réduction de cotisation de la part de la mutuelle ou de l'assurance les inciterait à les utiliser (47% y seraient favorables). Les seniors attendent une prise en charge des mutuelles, ce qui parait logique puisqu'ils confèrent à ces objets un rôle préventif par rapport à d'éventuels accidents de santé.

Par Marc Désenfant, Directeur Général ACTITO

Alors que le débat sur la protection des données personnelles ressurgit aux Etats-Unis avec le face-à-face qui a opposé Apple au FBI, la question se pose toujours avec insistance en Europe malgré l’annonce récente d’un « privacy shield » par la commission européenne. Personne ne sait encore ce que contiendra cet accord censé remplacer prochainement le « Safe Harbor », invalidé en novembre 2015 par la cour de justice de l’union européenne. Face à cette incertitude, quelle attitude doivent adopter les entreprises européennes ?

La fin du Safe Harbor : entrée dans une zone de flou juridique
L’accord dit de « Safe Harbor », qui encadrait le traitement des données personnelles des citoyens européens par les sociétés américaines, a été invalidé suite aux procédures lancées par le juriste et militant autrichien Max Schrems contre Facebook. Déjà remis en question par les révélations d’Edward Snowden sur l’espionnage généralisé pratiqué par la NSA, il permettait notamment aux entreprises américaines de s’auto-décerner une certification de protection des données. Depuis son invalidation, de nombreuses entreprises s’inquiètent du flou juridique dans lequel elles se trouvent désormais et attendent avec fébrilité les annonces de la commission européenne à ce sujet.

Un accord de principe sans garantie réelle
Mais la présentation le 2 février d’un accord-cadre en vue de la mise en place d’un « privacy shield » n’a convaincu personne. Les CNIL européennes et les associations de défense de la vie privée ont unanimement critiqué son inconsistance et l’absence de mesures concrètes dans le texte présenté. La situation est donc toujours aussi incertaine pour les entreprises qui ne peuvent pour l’instant que rassurer leurs clients en affirmant que leurs données sont hébergées sur leur territoire national, ce qui ne convainc personne puisque les sociétés américaines peuvent livrer au gouvernement l’ensemble des données qui leur sont confiées, quelle que soit leur localisation.

Les entreprises européennes juridiquement vulnérables
Cette situation d’incertitude est d’autant plus critique pour les entreprises françaises que les commissions nationales de protection de la vie privée, dont la CNIL en France, ont d’ores et déjà annoncé qu’elles devraient prendre en compte les attaques en justice de citoyens à leur encontre. Ces poursuites pourront donc donner lieu à la condamnation de sociétés européennes, dont les données clients seraient partagées avec des acteurs américains, à des amendes d’un montant conséquent. En Allemagne, certaines CNIL ont d’ores et déjà entamé des poursuites à l’égard de certaines entreprises et envisagent de leur imposer des amendes.

La prudence face à l’incertitude
Face à un tel risque, les entreprises françaises ont donc tout intérêt à adopter une attitude prudente et à privilégier les partenariats au sein de l’union européenne. L’objectif n’est bien sûr pas de tomber dans un protectionnisme radical et anachronique, qui pourrait être nuisible aux entreprises des deux côtés de l’atlantique, mais bien plutôt de réduire les risques de poursuites en renforçant les liens intra-européens. Une solution bien sûr provisoire, dans l’attente de la présentation de l’accord final qui saura peut-être convaincre les instances de protection de la vie privée.



Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC, fondateur du cabinet ACBM

L’utilisation du hashtag explose ces dernières années. Lancé par Twitter il y a 10 ans, les demandes de dépôts de  marques composées d’un hashtag ont le vent en poupe !

Une récente étude menée par Thomson Reuters Compumark démontre la croissance phénoménale des demandes de dépôt de marque. Ainsi, en 2015, 1 398 demandes de marque portaient sur des hashtags. Sur les cinq dernières années, le nombre de ces demandes est de 2 898 à l’échelle mondiale. Les Etats-Unis sont en tête du classement (1 042 demandes), suivies très loin derrière par le Brésil (321), la France (159) et le Royaume-Uni (115) à égalité avec l’Italie.

Devenu un véritable actif immatériel, les entreprises ont pris conscience tardivement de l’intérêt économique qu’il représente. En effet, en 2010, soit six années après la création de Twitter, seules sept entreprises s’étaient tournées vers les offices de propriété industrielle en vue d’obtenir le dépôt de hashtags à titre de marque.

Ces dernières années, la popularité du hashtag s’est donc considérablement accélérée, faisant désormais l’objet de nombreuses stratégies de marketing. Marqueur de métadonnées, il présente en effet l’avantage de regrouper en un clic les contenus comportant les mêmes mots clés sur les réseaux sociaux. Il est apparu ainsi comme un véritable vecteur de communication pour les entreprises.

Bien qu’un parallèle puisse être fait avec le nom de domaine, le hashtag ne fait l’objet d’aucune protection spécifique par la propriété intellectuelle. Ce qui explique que les entreprises se soient tournées vers le droit des marques en vue de capitaliser sur le hashtag.

Ce dernier entendu dans son ensemble c’est-à-dire composé du signe « # » accolé à un ou plusieurs mots, peut être protégé à titre de marque puisqu’il est effectivement susceptible de représentation graphique (condition posée à l’article L 711-1 du Code de la propriété intellectuelle).

Toutefois, le hashtag ne sera enregistré à titre de marque que s’il est distinctif c’est-à-dire s’il est de nature à distinguer les produits et services de l’entreprise, de ceux des autres entreprises (article L 711-1 précité). A cet égard, l’US Patents and Trademarks Office (USPTO) a précisé que :

« a mark comprising of or including the hash symbol (#) or the term « hashtag » is registrable as a trademark of service only if it funtions as an identifier of the source of the applicant’s goods or services ».

Par ailleurs, la contrefaçon ne sera constituée que si la reproduction ou l’imitation du hashtag par un tiers a lieu dans la vie des affaires et porte atteinte à l’une des fonctions de la marque. Ainsi, la seule reprise du signe « # » n’est pas de nature à caractériser une contrefaçon, à défaut d’atteinte à la fonction d’identification de la marque. En effet, cet élément pris isolément des mots qui lui sont associés n’est pas distinctif.

Il convient également de s’interroger sur l’intérêt de déposer en tant que marque un hashtag composé de mots clés ayant déjà fait l’objet d’un dépôt en tant que marque. En effet, en cas de reprise de la marque par un tiers au sein d’un hashtag il sera possible d’agir sur le fondement de la contrefaçon, sous réserve que les conditions de cette action soient remplies.

Suite à la 2ème journée de financement qui a eut lieu à Paris en mars dernier, DigitalPlace continue sur sa lancée en déclinant régionalement cet évènement le 14 avril prochain en partenariat avec KPMG Toulouse.
La journée du 8 mars dernier à Paris, a, en effet, permis à 13 entreprises toulousaines de rencontrer 14 fonds d'investissement nationaux parmi lesquels Omnes, Elaïa, ou encore CM CIC, qui sont à l'origine des levées de fonds respectives de Blablacar, Sigfox, Criteo et Deezer. A l'issue des présentations effectuées par les start-up, plus de 50 rendez-vous ont été pris le jour même entre les fonds et les entreprises présentes pour évoquer plus en détails les projets de chacun.
« Il était évident de décliner cette journée ici, en région. Les entreprises présentes à Paris sont prêtes et les retours très positifs des investisseurs réunis le 8 mars dernier sur la qualité des start-ups et PME rencontrées, prouvent bien leur intérêt à leur égard. Il était donc indispensable de reconduire en suivant l'événement en région. » explique Daniel Benchimol, président de DigitalPlace.
Tout comme lors de la journée de financement à Paris, les entreprises présenteront leur stratégie auprès des investisseurs régionaux pendant des phases de pitch de 5 minutes chacune. Elles auront également l'opportunité de prendre directement rendez-vous avec eux à la fin des présentations.
Les entreprises présentes seront : Acceptable Avenirs ;  Adveez ;  CityMeo ;  Exem ;  Efficiencia ;  InteropSys ;  Matys ; Netwave ;  Start Track ;  Groupe Synox ;  Techform ;  Ubleam ;  Val Software.

Une délégation de start-ups de l’IoT Valley et du Connected Camp est conviée en Chine du 5 au 8 avril pour participer à un événement organisé par la ville de Hong Kong. Au programme : rencontres et échanges avec la communauté entrepreneuriale internationale de Shenzhen et Hong Kong. 
Ces quatre jours ont pour but de faire rayonner à l’international les entreprises spécialisées dans l’Internet des Objets (IoT), de nouer des relations et d’initier des partenariats stratégiques avec l’écosystème IoT chinois et international présent sur place. 
« L’IoT Valley porte une ambition internationale depuis le jour de sa création. L’expérience acquise par ses start-ups intéresse les partenaires de SIGFOX dans les 17 pays dans lesquels SIGFOX déploie son réseau » déclare Ludovic Le Moan, président de l’IoT Valley et PDG de Sigfox..
Connit, Intuithings, Eyelights, Skylights et Pack Editions comptent parmi les start-ups sélectionnées dans le cadre de la délégation.