Le 7 juillet dernier a débuté le nouvel appel à candidatures de l’Incubateur Midi-Pyrénées. Jusqu’au 7 septembre, les entrepreneurs de la région peuvent encore soumettre leur projet à fort potentiel économique et peut-être bénéficier du soutien de l’Incubateur durant 12 mois. Composé de chefs d’entreprise locaux, de financeurs et d’institutionnels, le comité de sélection se réunira le 11 octobre pour délibérer.

Depuis sa création en 2000, le processus d’accompagnement de l’Incubateur Midi-Pyrénées a concerné plus de 150 sociétés, qui ont testé et validé son programme d’accélération.

Les candidats doivent être implantés en Région Occitanie, témoigner d’une innovation présentant un fort potentiel économique, faire preuve d’une maturité technique suffisante pour la création de l’entreprise et de bonnes capacités entrepreneuriales.

Les start-ups qui se verront sélectionnées profiteront d’un process d’accélération de 12 mois et d’une avance remboursable de 50k€ leur permettant de réussir leur développement.

Pour candidater les start-ups peuvent télécharger le dossier de candidature sur le site www.incubateurmipy.com


Pour la rentrée, l'incubateur numérique en région Occitanie fait peau neuve et s'agrandit. En plus des locaux de Labège, DigitalPlace investit dans de nouveaux bureaux à Bordelongue à Toulouse où il accueillera des start-ups.
Le cluster prévoit des axes de développement sur l'Industrie du Futur, la FinTech, la E-Santé avec le Patient Connecté, ainsi que les Smart Grid & Bâtiment Intelligent. Une offre de service RH verra le jour pour venir en soutien des entreprises dans ce domaine d'activité.

French Tech
DigitalPlace lancera par ailleurs une nouvelle campagne de labellisation au Label Cloud (5 entreprises ont obtenu le label l'an dernier) et poursuivra son engagement en tant qu'opérateur du Pass French Tech. Deux nouvelles vagues d'appel à candidatures sont prévues pour les comités de sélection du 28 septembre et de décembre.

Enfin, poursuivant ses actions d'accompagnement des entreprises du numérique, DigitalPlace organisera le 15 novembre à Toulouse la quatrième édition du Digital Financial Day, journée dédiée au financement des entreprises.

"Nous cherchions depuis quelques temps des bureaux plus spacieux et davantage adaptés à nos activités. DigitalPlace grandit : nous venons d'embaucher deux nouvelles personnes (une chargée de mission et une assistante), et nous développons de nouveaux projets. Nous avions besoin de plusieurs salles de réunion et d'espaces de travail pour accompagner notre croissance", explique Amélie Leclercq, directrice générale de DigitalPlace.
"Grâce au partenariat avec Toulouse Métropole, nous nous sommes installés à Bordelongue, à proximité de la Pépinière d'Entreprises. Nous passons ainsi de 150 à 650 mètre carrés de surface de travail sur nos deux sites. Avec les bâtiments de Labège et Toulouse, nous pouvons dorénavant accueillir de façon temporaire des start-ups en phase de croissance, proposer des bureaux de passage à nos adhérents et continuer de développer notre activité."

Deux start-ups ont déjà investi les nouveaux locaux du cluster : Start-Track y a installé provisoirement son annexe toulousaine, ainsi que 44 Screens, entreprise spécialisée dans la réalité augmentée.


L’Argus de la presse, entreprise française d'intelligence économique qui permet aux entreprises de piloter leur influence et leur réputation et d'orienter leur stratégie de communication et de développement, dévoile ce 30 août les résultats de son baromètre consacré aux disciplines les plus citées dans les médias durant les Jeux Olympiques de Rio, du 5 août au 21 août.



Avec près de 27 000 occurrences, l’athlétisme a été sans conteste le sport le plus commenté durant ces JO alors que la France ne s’affiche qu’à la 14è place des nations ayant remporté des médailles dans cette discipline (6 médailles).

Si dans cette discipline le jamaïcain Usain Bolt est l’athlète le plus cité (7 122 occurrences), Renaud Lavillenie s’affiche en deuxième position avec près de 3 575 occurrences, suivi de Christophe Lemaitre (3 314 occurrences). Le médaillé d’argent Justin Gatlin s’affiche quant à lui à la 4è place des athlètes les plus cités dans cette discipline dans les médias français.

La natation est la deuxième discipline la plus commentée dans les médias durant les Jeux Olympiques avec près de 23 747 occurrences, alors que la France ne récolte que 2 médailles. Le handball est la 3è discipline ayant suscité le plus l’intérêt des médias avec près de 21 133 occurrences. Avec 5 médailles au compteur, le judo arrive en 4è position.

Focus sur les athlètes français



Du coté des femmes, la médaillée d’or Estelle Mossely (3 297 occurrences) arrive en tête des sportives les plus citées dans les médias, suivie loin derrière par Kristina Mladenovic (1 584 occurrences), Caroline Garcia (1 553 occurrences) et Clarisse Agbegnenou (1 506 occurrences)
Chez les hommes, Teddy Riner (4 849 occurrences) arrive en tête des sportifs les plus cités dans les médias durant les Jeux Olympiques. Il est suivi de Florent Manaudou (4 176 occurrences), Renaud Lavillenie (3 575 occurrences) et Tony Yoka (3 321 occurrences).



Par Laurent Rousseau, Senior Sales Engineer chez Acronis 
 
Les vacances d'été touchent à leur fin, et les étudiants s'apprêtent à reprendre le chemin des salles de classe et des amphithéâtres. Fournitures, tenues, emplois du temps, tout est passé en revue pour commencer l'année scolaire du bon pied. Mais, à l'heure du tout connecté, pour un étudiant, la rentrée devrait également être synonyme de réorganisation de la vie numérique. Le calme des derniers jours de vacances est effectivement le moment idéal pour prendre quelques précautions quant à la protection de ses données.

Protéger ses souvenirs de vacances
La période estivale rime bien souvent avec vacances, voyages et moments partagés entre proches. Elle donne donc lieu à de nombreuses photos et vidéos souvenirs, qu'elles soient réalisées à l'aide d'appareils photos, de caméras ou de terminaux mobiles. Avant de commencer l'année scolaire et de replonger dans les aléas de la vie étudiante, il est donc important de sauvegarder ces souvenirs et s'assurer de pouvoir les retrouver facilement.

La difficulté première est liée à la localisation des clichés. Stockés sur différents terminaux (ordinateurs et terminaux mobiles), il est nécessaire d'installer des solutions de protection de données permettant de sauvegarder automatiquement tous ces fichiers. Les différents appareils ne sont effectivement pas à l'abri de dégradations ou de pertes ; sauvegarder permettra de conserver une copie.  L'avantage d'une telle solution de sauvegarde réside dans sa connectivité et sa simplicité -  en opposition aux moyens de stockage plus traditionnels et contraignants, comme les disques durs ou les clés USB. Lorsqu'il est configuré, le logiciel de sauvegarde, peut en effet automatiquement rapatrier les données vers le Cloud pour les sécuriser.

Une fois les photos ou vidéos sécurisées, l'idéal est de bien labéliser les fichiers afin de pouvoir les retrouver de manière intuitive : mots-clés associés, renommage, ou encore sous-dossier doivent être de mise. Plusieurs logiciels de gestion d'images, gratuits ou payants, existent également pour faciliter cette tâche et créer une photothèque complète et organisée.

Pour éviter de refaire ce travail de classification, la photothèque doit également être sauvegardée dans son intégralité – avec les photos et vidéos triées, labellisées et rangées. En cas de dysfonctionnement, elle pourra à tout moment être restaurée telle quelle.

Assurer ses outils et ses documents scolaires 

Mémoires de fin d'étude, projets de groupes, cours, ou encore prises de note, l'informatique est maintenant un outil indispensable au bon déroulement des études.

Les étudiants ont compris l'importance de sauvegarder leurs mémoires, et ils sont nombreux à suivre les bonnes pratiques informatiques en fin d'année – lorsque la dernière ligne droite est enclenchée. Mais, c'est au contraire à la rentrée que ces bonnes pratiques devraient être mises en place pour sécuriser l'ensemble des documents scolaires. Perdre l'intégralité de ses projets ou de ses cours en milieu d'année scolaire aurait en effet des conséquences négatives et serait cause de retard.
Pour se prémunir de ces pertes, encore une fois, la sauvegarde automatisée est de mise. Mais, afin d'éviter de ralentir l'ordinateur et les applications utilisées, il est préférable de configurer les sauvegardes automatiques de nuit, ou lorsque la machine est en veille.
Ainsi, une fois l'ordinateur en veille, le logiciel se chargera de sauvegarder directement dans le Cloud les dossiers présélectionnés, évitant toute perte.

Mais, les fichiers ne sont pas les seuls à être en danger. Si l'ordinateur est endommagé, et qu'il doit être réinitialisé ou remplacé, l'étudiant sera également confronté à la perte de tous les logiciels présents dans son système. Il pourra donc potentiellement perdre ses outils de travail - qu'il s'agisse de traitements de texte, de PAO ou de logiciels professionnels pour la gestion du projet. Bien qu'une réinstallation de tous les logiciels soit possible dans la grande majorité des cas, cela sera très chronophage pour l'étudiant – en plus d'être source de stress.  C'est pourquoi, la sauvegarde du système est elle aussi impérative. Cette dernière effectuera une copie conforme de l'ordinateur, permettant de restaurer entièrement ce dernier après une réinitialisation ou à l'achat d'une nouvelle machine.

En somme, il reste encore quelques jours aux étudiants pour sécuriser l'ensemble de leur vie numérique avant le début de l'année scolaire. Bien que cela ne nécessite pas un grand investissement, de temps et d'argent, il faut tout de même respecter quelques bonnes pratiques et se rappeler qu'aucun appareil n'est à l'abri d'un dysfonctionnement et que les données, lorsqu'elles ne sont pas protégées, ne sont pas éternelles. Réorganiser sa vie numérique, et notamment sa protection des données, dès aujourd'hui permettra d'éviter stress et retard en cas de problème informatique.
L'écriture manuscrite

Et si la génération «Petite Poucette» (selon l'expression du philosophe Michel Serres) née dans le monde des technologies faisait cohabiter avec harmonie l’écriture millénaire, propre à l’homme, et les avantages pratiques des nouveaux usages liés au numérique?
C'est ce que tend à montrer une étude Ifop réalisée pour le papetier Oxford réalisée à l’occasion de la rentrée des classes, qui nous enseigne que les jeunes Français sont attachés à l’écriture manuscrite.

Jugée irremplaçable et créditée de nombreuses vertus, elle cohabite avec l’écriture sur clavier qui répond plutôt à des besoins pratiques. En France, l’école s’engage actuellement dans la voie des équipements numériques d’ici 2018, tandis que les États-Unis et la Finlande renoncent progressivement à l’apprentissage de l’écriture cursive au profit de l’écriture scripte et de la maîtrise du clavier. Pourtant, certains états américains comme la Louisiane et l’Arkansas font marche arrière et l’ont réintégrée dans les programmes scolaires


  • 75% des jeunes Français interrogés, pensent que l’écriture avec un papier et un stylo est irremplaçable
  • 91% des interviewés pensent que l’écriture est quelque chose de très personnel
  • 72% remarquent qu’ils sont plus concentrés lorsqu’ils écrivent à la main
  • 69% se sentent aussi plus 


Contrairement aux idées reçues, les interviewés estiment que la qualité de l’écriture en général est importante pour l’avenir, qu’il s’agisse de maîtriser l’orthographe (95%), de savoir bien prendre des notes à l’écrit (92%) ou de savoir bien s’exprimer à l’écrit (95%). Ils sont également largement convaincus qu’avoir une écriture lisible (94%) et soignée (88%) compte, et cela au même niveau que de savoir taper rapidement au clavier (88%). Par ailleurs, près de 50% des jeunes interrogés pensent que la mémorisation est meilleure avec l’écriture manuscrite (47%).

Le plaisir d'écrire augmente avec l'âge...

Plaisir d’écrire à la main ou contrainte ? Les deux réponses s’équilibrent : (29%) des interviewés affirment avoir du plaisir à écrire de cette façon et (27%) trouvent cela rapide et facile, alors que d’autres (22%) jugent l’écriture contraignante. Et si le plaisir de l’écriture manuscrite augmentait selon le niveau d’apprentissage ? Perçus comme complexes, le langage écrit et son écriture sur papier tendent à être de plus en plus appréciés à mesure que leur maîtrise grandit : les plus jeunes affirment plus que les autres que l’écriture papier/crayon est une contrainte (42%), 34% déclarent avoir des problèmes orthographiques; de leur côté, les plus âgés mentionnent plus le plaisir d’écrire (36% des 18-25 ans) et la facilité (33%).

La qualité du support papier, elle, fait l’objet d’un plus grand consensus avec 74% des déclarants qui y accordent de l’importance. Les jeunes ont donc tendance à percevoir l’écriture manuscrite comme une écriture complexe et soignée, mais qui laisse s’exprimer la créativité et facilite le cheminement suivi de la pensée et l’élaboration d’une réflexion, représentant plus qu’un simple outil fonctionnel.

... mais le clavier de plus en plus utilisé

Pour écrire, la plupart des interviewés utilisent indifféremment le papier ou le clavier (43%), même si auprès de ceux qui tranchent, le clavier semble peut-être l’emporter (33% affirment écrire le plus souvent sur clavier et 23% sur papier) ; une tendance croissante l’âge allant (45% des 19-25 ans déclarent écrire le plus souvent sur clavier), occasionnée notamment par l’entrée sur le marché du travail (50% de ceux qui exercent une activité professionnelle).

« L’étude Ifop / Oxford nous enseigne que les jeunes Français sont sans doute plus attachés à l’écriture manuscrite que nous le pensions. Il est intéressant de constater à quel point cette génération choisit finalement le meilleur des deux mondes : la simplicité, la créativité, le plaisir que nous procure l’écriture avec un simple papier et un stylo; le confort d’utilisation avec le stockage, la sauvegarde et le partage de nos documents grâce aux nouvelles possibilités offertes par la technologie. Je retiens également que 47 % des interviewés nous disent que l’écriture manuscrite fait partie de leur personnalité. C’est dire à quel point elle est au centre de nos vies » déclare Eric Joan CEO Groupe Hamelin.

Un peu moins de la moitié des scolaires et des étudiants affirme prendre ses cours sur ordinateur (46%), et cet usage se révèle irrégulier (seulement 6% d’entre eux déclarent le faire systématiquement et 13% régulièrement).

On observe de très fortes disparités selon l’âge – plus les interviewés sont âgés, plus ils tendent à prendre leurs cours sur ordinateur (de 23% des 12-14 ans à 77% des 18-25 ans, ce qui est certainement le fait d’un meilleur taux d’équipement) – mais aussi selon la taille d’agglomération – les plus urbains utilisent davantage l’ordinateur (de 36% des habitants de communes rurales à 53% des habitants d’agglomération parisienne). En revanche, venant confirmer les conclusions de récentes études scientifiques, près de la moitié d’entre eux reconnaît qu’il est plus difficile de se concentrer lorsque les notes sont prises sur ordinateur (45%).



Alors que plus de 500 à 600 livres sont attendus pour cette rentrée littéraire 2016, un phénomène propre à la France, le site Babelio, réseau social dédié au livre, lance une initiative originale auprès de sa communauté de lecteurs.

"La rentrée de septembre est synonyme d'abondance littéraire, mais aussi de difficulté à trouver la perle parmi les très nombreux livres proposés par les éditeurs", explique le site. "Pour y faire face, Babelio.com s'est lancé dans un défi collectif : chroniquer la totalité des 645 titres de la rentrée. Les membres de la communauté littéraire sont invités à participer en critiquant les ouvrages de leur souhait tout en essayant de se concentrer sur ceux qui n'ont pas encore été critiqués."
Mi-août Babelio annonçait que 23% de 499 titres avaient déjà été chroniqués.



Par Klaus Gheri, VP & DG du Département Sécurité Réseau de Barracuda Networks

 La capacité de l'internet des objets (IoT) à rassembler et tirer profit des données à une large échelle à su séduire les entreprises. Néanmoins, ces dernières sont face à un obstacle majeur dans l'adoption massive de cette technologie : les outils actuels aidant les entreprises à déployer et à sécuriser les objets connectés ne sont tout simplement pas adaptés. Sécuriser les objets connectés dans l'industrie représente un réel défi, mais certains outils récents – ou même en cours de développement – sont aptes à surmonter ces obstacles.

Avec l'évolution rapide de l'IoT, il est devenu de plus en plus difficile pour les entreprises de rester bien informées des dernières menaces sécuritaires. Habituellement, lors de la conception d'un objet connecté, les fabricants se concentrent sur la fonctionnalité et le contrôle à distance. Cela laisse une grave lacune quant à la sécurité, car il y a souvent une faiblesse dans la conception ou l'architecture du système.

L'un des principaux problèmes est l'utilisation de chiffrement et de schémas d'authentification faibles - rendant ces objets connectés vulnérables au vol de données. Les systèmes de l'appareil peuvent aussi être « fermés », c'est-à-dire qu'ils sont difficiles à maintenir et à mettre à jour à distance. C'est une considération clé quand il s'agit de l'IoT, car à partir du moment où les organisations possèdent un grand nombre d'appareils, cela devient très difficile du point de vue opérationnel d'accéder physiquement à chaque appareil pour réparer des défauts.

Les entreprises veulent des objets connectés pour pouvoir réagir plus rapidement, commander automatiquement de nouvelles pièces ou réapprovisionner les réserves, ainsi que pour enregistrer les données sur l'efficacité. L'un des plus grands défis pour les organisations est de s'assurer que toutes ces informations reviennent au site central sans être espionnées, interceptées ou en aucun cas modifiées. La sécurité est notamment essentielle pour les appareils industriels qui pourraient mettre en danger les utilisateurs finaux en cas de piratage. Néanmoins, cela devrait être également la préoccupation majeure de toute organisation qui dépend de la connectivité des machines pour fonctionner.

Si un pirate informatique peut accéder à un appareil connecté et se frayer le chemin jusqu'à une sorte de console web ou jusqu'à la connexion, alors il pourrait tenter une attaque par force brute afin de pénétrer dans les commandes de l'appareil. Si l'appareil faisait partie d'une infrastructure essentielle comme les réseaux d'électricité, de gaz ou d'eau, les attaquants pourraient endommager sérieusement un équipement coûteux ou même causer des dégâts directement aux utilisateurs finaux.


Comment contrer les obstacles à la sécurisation ?

L'un des obstacles à la sécurisation de l'IoT est tout simplement le fait qu'il n'existe pas de solution universelle. D'un côté, nous avons de tous petits équipements comme la technologie portable ou les ampoules intelligentes, de l'autre, nous avons de grandes machines. Selon la nature de l'objet connecté, il y aura une approche différente qui est économiquement viable. Le défi consiste à trouver la bonne sécurité pour chaque cas d'utilisation.

Quand la taille du réseau d'appareils connectés se mesure en centaines ou en milliers d'objets, déployer à la fois l'appareil et sa solution de sécurité devient un défi logistique : comment déployer l'équipement ? Comment gérer son cycle de vie ? Comment instaurer les politiques de sécurité ? Une fois ces obstacles éliminés, les entreprises sont beaucoup plus enclines à adopter l'IoT de manière sécurisée.

Le défi du côté du fournisseur de sécurité est que les équipements habituellement utilisés dans les bureaux ou les Data Centers ne sont pas adaptés dans ce cas d'utilisation.


Tout outil conçu pour apporter une connectivité sécurisée et flexible pour l'IoT doit être relativement petit, peu onéreux, et léger. Il doit aussi être facile à expédier en grande quantité et assez facile à installer et à gérer de façon à ce que les responsables du projet n'aient pas besoin d'embaucher toute une nouvelle équipe des spécialistes en sécurité ou en informatique. Beaucoup de solutions de sécurité disponibles actuellement, sont tellement chères qu'il est tout simplement impossible de les utiliser.

L'IoT en étant encore à ses prémisses, les entreprises doivent être vigilantes lorsqu'elle adopte cette technologie à une grande échelle. Elles doivent également acquérir des solutions sur mesure et évolutives pour supporter les déploiements futurs. Il leur faut pour cela se tourner vers les fournisseurs de solutions de sécurité ayant développé des gammes spécialement conçues pour l'IoT avec des technologies de connectivité adaptées et sécurisées.



Les objets connectés sont partout et devraient se multiplier dans tous les domaines de la vie quotidienne. Un nouvel exemple qui joint l'utile à l'agréable nous vient de la start-up toulousaine Flipr qui veut connecter les piscines. Un marché porteur puisque la France a le deuxième parc mondial de piscines privées, suivi de près par l’Espagne.

"Flipr est un objet connecté qui utilise des algorithmes prédictifs pour anticiper les réactions de l’eau. Grâce à cette innovation, l’utilisateur voit le coût d’entretien de sa piscine baisser, et a la garantie de nager dans une eau saine", explique a jeune société co-fondé en 2015 par Paul Costaseca, Sven Fonteny et Florent Vidal, et qui a été accueillie à l'IoT Valley à Labège près de Toulouse, l’incubateur spécialisé dans l'internet des objets.

Flipr se place dans la piscine. Les données prélevées sont analysées par des algorithmes développés avec des experts en biologie aquatique puis transformées en une information fiable, vérifiée, et claire que l’utilisateur n’a plus qu’à consulter sur son Smartphone via l’application dédiée. Flipr est ainsi capable d’anticiper des événements affectant le bassin (par exemple anticipation d’une forte hausse du taux de PH suite à une alerte canicule et au mode d’utilisation du bassin).

Des économies d'entretien
La capacité d’analyse et de prédiction de Flipr permet de diviser par 5 le temps d’entretien annuel d’un bassin. Il permet ainsi de réaliser jusqu’à 32% d’économies, soit en moyenne  223€/an, grâce à une meilleure utilisation des produits d’entretien, une meilleure gestion  de l’eau, et une optimisation du temps de fonctionnement de la pompe.

Une levée de fonds
Avant de lancer la commercialisation en 2017, la start-up a réalisé des test grandeur nature auprès de 20 testeurs dont la moitié de lza région toulousaine.
"Nous préparons une levée de fond via Wiseed, la plateforme de financement participatif basée à Toulouse. Cette levée permettra entre autres l’embauche de 3 collaborateurs d’ici la fin de l’année sur la région", se réjouit Paul Costaseca.


A compter de ce mercredi 24 août, le Stade Ernest Wallon, propriété du Stade Toulousain, devient le premier stade de rugby 100% connecté d’Europe et l’un des stades les mieux connectés du monde., vient d'annoncer l'opérateur Orange.

Désormais, grâce à la connectivité wifi et 4G dans l’enceinte du stade et à l’application mobile « Stade Toulousain », le supporter peut vivre une expérience numérique de bout en bout avant, pendant et après chaque match. Cette réalisation résulte d’une étroite collaboration entre le Stade Toulousain et Orange qui lui a fourni les technologies et l’a accompagné dans sa transformation digitale.
L’application mobile « Stade Toulousain » est téléchargeable gratuitement sur l’AppStore et sur PlayStore



Une tendance mondiale : les stades 2.0

Les stades connectés sont une vraie tendance mondiale qui fait de ces enceintes sportives de véritables agora dédiées aux loisirs aux sens large. "Il suffit de regarder le public d'un stade avant le début d'un match, quel que soit le sport : une grande majorité des spectateurs prend des photos, certains échangent sur Facebook Messenger, Twitter, Instagram, se filment sur Snapchat, Périscope, téléchargent des vidéos... C'est la génération du « plaisir en temps réel », qui partage tout, tout le temps et avec tout le monde", explique Francis Espoeys, Directeur Général Communication Systems d'Axians.
"Toutes les générations qui se déplacent dans un stade en 2016 attendent de cette enceinte publique qu'elle leur offre la possibilité de partager ce qu'elles vivent, en temps réel. Il faut donc une connexion qui fonctionne parfaitement dans tous les stades, qu'ils proposent 35 000 places assises - comme le très connecté Stade Allianz Riviera de Nice - ou 80 000 comme le Stade de France.
Un stade ne peut plus se permettre d'avoir, par exemple, une infrastructure WiFi de faible densité, car les spectateurs n'y reviendront pas. Si un stade ne dispose pas d'un environnement digital adéquat, il n'attirera pas autant de visiteurs par la suite. Au-delà de la perte de soutien sportif qu'une équipe pourrait subir, c'est tout l'équilibre financier d'un club qui peut être remis en cause le cas échéant".

Exemples de services d'un stade 2.0 par T-Systems, filiale de Deutsche Telekom

"L'environnement digital d'un stade doit être opérationnel de bout en bout, du moment où le spectateur achète son billet jusqu'à ce qu'il assiste à l'événement. Que l'on soit partenaire officiel ou impliqué de près ou de loin dans une compétition comme l'Euro, les améliorations de la connexion dans les stades sont fondamentales pour tous. Les marques l'ont bien compris et développent de plus en plus de contenus prenant en compte cette connectivité : applications dédiées au match poussées le jour J, jeux pour smartphones inspirés de l'évènement, animations entre les supporters depuis son smartphone, etc. Des interactions rendues possibles uniquement grâce à la mise en place d'infrastructures adaptées, fiables et efficaces. Et qui permettront enfin de transformer les stades français en des enceintes non seulement viables financièrement, mais également capables de tenir la comparaison avec les stades de nos voisins européens."

Des expériences à l'étranger et en France

"L’instauration de ces expériences technologiques qui fidélisent les spectateurs et augmentent les ventes des marques, passe en premier lieu par des investissements technologiques", explique l'opérateur T-Systems, filiale de Deutsche Telekom.

Le Mercedex-Benz Stadium d'Atlanta, l'un des stades les plus connectés au monde.

"Le nouveau stade des « Atlanta Falcons » qui devrait ouvrir en 2017 et qui revendique de devenir le stade le plus technologique sera un bel exemple de ces nouveaux stades 2.0. Il surpassera technologiquement le Levi’s Stadium de San Francisco qui offre déjà 2,13 terabytes de data sur son réseau Wi-Fi. En France, le stade Allianz Riviera de Nice, inauguré en 2014, est équipé de plus de 460 bornes Wi-Fi, et le nouveau Stade des Lumières lyonnais avec ses 25.000 connexions simultanées. Ils se sont dotés des infrastructures de communication pour supporter ses nouveaux usages supporters."

Le Grand Stade de Lyon.

A Toulouse, un vrai parcours digital pour le spectateur




A Toulouse, le supporter peut, depuis l’application téléchargée sur son mobile, acheter en avance son billet d’entrée au stade. Le jour du match, il bénéficie gratuitement du réseau wifi privé « haute densité » mis en place au Stade Ernest Wallon. Toujours depuis son application, il peut consulter des contenus enrichis relatifs aux matchs (statistiques, re-visionnage des actions majeures en multi-caméras, interviews). Il profite également d’une bibliothèque de services lui permettant notamment de commander et payer ses consommations ou produits dérivés, depuis son siège et en toute sécurité, avec la possibilité de les récupérer en toute tranquillité au moment choisi via un QR Code généré depuis l’application mobile. Enfin, pendant le match, il partage ses émotions en direct avec les autres spectateurs ou avec ses communautés en postant des photos ou en commentant le match sur les réseaux sociaux.


Par Antoine Cheron, Avocat au Barreau de Paris chez ACBM Avocats

Le débat sur le chiffrement des données de certains services de messagerie téléphonique gratuits a récemment été relancé en raison de l’utilisation de Télégram par un des assaillants de l’église Saint Etienne du Rouvray pour organiser l’attaque. Cette application repose en effet sur un des meilleurs algorithmes en termes de cybersécurité, notamment utilisé par la NSA.

Faut-il interdire ces services ? Mieux les contrôler, voire les surveiller ? Les laisser s’auto-réguler ? La position des autorités régulatrices que sont la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et le Conseil national du numérique (CNNUM) diffère en tous point de celle du Gouvernement. Ces discordes au plus au niveau nourissent le débat sur le libre accès de tous aux systèmes d’information chiffrés.

La posititon sécuristariste du Gouvernement

A l’issue du Conseil restreint de la défense du 11 août dernier, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve annonçait dans un communiqué de presse qu’il allait recevoir ce mardi 23 août 2016 son homologue allemand, Thomas de Maizière. Cette rencontre a été organisée dans la pespective de  « lancer une initiative européenne destinée à préparer une initiative plus internationale permettant sur cette question de faire face à ce nouveau défi qui doit appeler une action bien au-delà des frontière nationales ».

En effet, il fait remarquer que beaucoup des messages échangés en vue de la commission d’attentats terroristes se font désormais par au moyen de messageries cryptées ce qui rend difficile le travail des services de renseignement. C’est pourquoi le ministre de l’Intérieur parle d’un « enjeu considérable ». Après les premiers attentats, il avait déjà réunit les grands opérateurs de l’internet pour mettre en place une « charte de bonnes pratiques » afin de les responsabiliser face à l’utilisation de leurs réseaux aux fins de propagande notamment.

Les autorités de régulation méfiantes à l’égard des « backdoors »

La veille de la rencontre des ministres de l’intérieur français et allemands, la présidente de la CNIL et le président du CNNUM ont cosigné avec Gilles Babinet, Digital champion de la France auprès de la Commission européenne une tribune à ce sujet dans le quotidien Le Monde. Ils affirment qu’ « en s’attaquant au chiffrement contre le terrorisme, [l’exécutif] se trompe de cible ». Une mesure classique prise pour encadrer le chiffrement est la mise en place de « backdoors », des portes dérobées immatérielles qui facilitent le décryptage des données échangées. Par exemple, l’Angleterre demande déjà aux fabriquants de logiciels de systématiquement prévoir une backdoor.

Mais les backdoors et tout affaiblissement du chiffrement en général consiste de facto à introduire une faille de sécurité dans le programme, et conduit inévitablement à une augmentation du piratage informatique. Toucher au chiffrement suppose un « risque d’affaiblir la sécurité des système d’information dans leur ensemble » selon la CNIL et le CNUUM. Pour mieux appréhender les enjeux du chiffrement, ce dernier prévoit de mettre en place des travaux dédiés et « notamment sur les règles de coopération judiciaire internationale et la généralisation d’une culture du chiffrement ».

Cet avertissement sera-t-il pris en compte par les dirigeants ? Les autorités administratives indépendantes ont été créées justement pour donner des contre-avis à l’exécutif, apporter tous les points de vue envisageables afin de nourrir les débats nécessaires dans une société démocratique. Il serait donc dommage de ne pas les intégrer pleinement aux discussions.



Mardi 23 août, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve rencontre son homologue allemand pour soutenir une initiative européenne de lutte contre le terrorisme visant à limiter le chiffrement. Le Conseil national du numérique (CNNum) souhaite instruire les implications politiques, sociales et économiques d’une limitation du chiffrement. Le Conseil se saisira de cette question à la rentrée pour apporter sa contribution au débat. A l’initiative du Président du CNNum Mounir Mahjoubi, plusieurs membres du Conseil et experts extérieurs (dont Isabelle Falque-Pierrotin - Présidente de la CNIL, Gilles Babinet - Digital Champion de la France auprès de l’Union européenne et Tristan Nitot - Fondateur de Mozilla Europe et Chief Product Officer de Cozy Cloud) se sont exprimés en faveur du chiffrement dans une tribune publiée dans “Le Monde” le 22 août.

Ils alertent le gouvernement français sur les conséquences graves et non anticipées d’une limitation du chiffrement ou d’une généralisation des portes dérobées (backdoors). De telles mesures auraient pour conséquence d’affaiblir la sécurité des systèmes d’information dans leur ensemble” en ouvrant des failles de sécurité utilisables par tous, à des fins légitimes ou malintentionnées. De plus, elles auraient “une efficacité toute relative sur l’infime minorité d’utilisateurs ciblés”.
Accusé de faciliter la propagande et la préparation d’actes terroristes, le chiffrement est avant tout utilisé par les citoyens, entreprises et pouvoirs publics pour protéger des communications ou transactions. Il consiste à protéger des données en les rendant illisibles de l’extérieur et déverrouillables par une clé.

Mounir Mahjoubi, Président du CNNum, résume ainsi les enjeux : “Il n’est pas question de nier les enjeux de sécurité et l’urgence d’agir. Le chiffrement peut être utilisé par des terroristes mais il constitue surtout un élément essentiel de notre sécurité en ligne et, partant, de celle de notre pays.”
Afin d’apporter à ce débat un éclairage à la hauteur des enjeux liés au chiffrement, le Conseil national du numérique prévoit donc de lancer dès la rentrée des travaux dédiés à ce sujet, notamment sur les règles de coopération judiciaire internationale et la généralisation d’une culture du chiffrement.


La société montpelliéraine AwoX, pure-player des objets connectés et des technologies dédiées à l’univers de la maison intelligente (smart home), présentera à l’occasion de l’IFA Berlin 2016 l’ensemble de son écosystème dédié à la lumière intelligente.

AwoX annoncera par ailleurs AwoX SmartLIGHT Mesh, sa nouvelle gamme d’ampoules connectées dotée de la technologie Mesh : celle-ci permet de contrôler avec une portée étendue autant d’ampoules connectées que souhaitées dans la maison, avec la simplicité du Bluetooth.

Le principe de la technologie Mesh consiste à relayer un signal d’une ampoule à une autre afin d’étendre la couverture du signal Bluetooth à toutes les ampoules dans la maison. Grace à cette nouvelle technologie, il est non seulement toujours possible de profiter de la simplicité du Bluetooth (compatible avec tous les smartphone et tablettes du marché sans la nécessité d’ajouter une passerelle pour se relier à la box Internet), mais également de contrôler toutes les ampoules de la maison, qu’elles soient au fond du jardin ou au 3eme étage. La portée directe du Bluetooth est généralement autour des 15 mètres; avec Mesh, il est possible de couvrir dorénavant des distances supérieures à 50 mètres.

Avec la technologie Mesh, sécurisée par un mot de passe unique, AwoX peut désormais créer des groupes jusqu’à 50 ampoules, là où la technologie Bluetooth précédente était jusqu’à présent limitée à 8 ampoules.


Alors que les astronautes américains Kate Rubins et Jeff Williams ont installé, le 19 août, la première passerelle qui permettra l’acheminement de leurs collègues vers la station spatiale internationale (ISS) par navettes privées dès fin 2017, la conquête spatiale semble prendre un nouveau départ si l'on en juge par les nombreux projets publics et privés.

Station spatiale orbitale, colonisation de la Lune, voyages interstellaires et bien sûr voyage vers Mars : les initiatives sont de plus en plus nombreuses. La rédaction de La Dépêche propose un long format multimédia pour faire un point complet sur les projets et les enjeux de la conquête spatiale dans laquelle Toulouse a plus que jamais un rôle à jouer.

Pour voir le long format, cliquez sur "View Story" ci-dessous.



Par Marc-Antoine Ledieu, avocat à la Cour, spécialiste du droit des nouvelles technologies et des contrats et Frans Imbert-Vier, Président Directeur Général d’Ubcom


Le règlement européen 2016 / 679 du 27 avril 2016 sur la protection des données personnelles sera applicable à partir du 25 mai 2018 dans tous les pays de l’Union européenne. Pour les entreprises, le compte à rebours a commencé. Il convient d’être en mesure de faire face au nouveau cadre juridique européen avant sa date d’application. Qu’est-ce que cela implique pour les entreprises ?

1. QUELS SONT LES RÈGLES D’APPLICATION TERRITORIALE ?

Ce nouveau règlement européen sera d’application directe dans les 28 pays membres de l’UE. Il n’y aura pas de loi nationale de transposition. Ce Règlement s’appliquera à l’identique en "écrasant" les différentes législations nationales existantes en la matière.

Concrètement, que prévoit ce Règlement ?
 Si les personnes dont les données personnelles sont collectées résident sur le territoire de l’UE (quelle que soit la localisation de celui qui collecte) : le Règlement 2016/679 s'appliquera obligatoirement à cette collecte et à tout traitement ultérieur des données ainsi collectées.
 Si le prestataire qui collecte ou traite des données personnelles est situé sur le territoire de l’UE :
le Règlement 2016/679 s'appliquera également obligatoirement, même pour des données collectées hors UE. Cela devrait permettre à des non-résidents de l’UE d’obtenir une protection là ou leur propre pays de résidence n’en propose pas forcément.

 2. QUELS SONT LES DROITS ET OBLIGATIONS DES ENTREPRISES QUI COLLECTENT ET TRAITENT DES DONNÉES PERSONNELLES SUR LE TERRITOIRE

L’idée de fond de cette règlementation est d’imposer une transparence lors de la collecte et de tout autre "traitement" des données personnelles. Chaque “maitre de fichiers” sera dans l’obligation de tenir un registre des traitements opérés et de prendre des mesures "effectives" de sécurisation technique des traitements. Un régime nouveau d’information obligatoire sera mis en place pour contrer toute violation des traitements. Le régime des sanctions est substantiellement “boosté” pour envisager des amendes pouvant aller jusqu’à 4% du chiffre d’affaires mondial des récalcitrants.

3. EXISTE-T-IL UN REGIME PARTICULIER APPLICABLE AUX “SOUS-TRAITANTS” ?

Les prestataires de service en mode SaaS et les hébergeurs seront tous “sous-traitants” au sens de la nouvelle réglementation européenne. Et c’est à leur niveau que se situent les plus grands changements avec l’arrivée de cette législation. Lorsqu’une entreprise qui collecte des données personnelles fera appel à un prestataire de service en mode SaaS, elle devra veiller à ce que son "sous-traitant" respecte ses directives ainsi que les obligations spécifiques qui s'imposeront aussi à ses sous-traitants. Sous la directive 95/46 (dont l’abrogation est fixée au 25 mai 2018) il suffisait que le prestataire (sous-traitant) s’engage par contrat à ne traiter les données du “maitre du fichier” que sur instructions écrites de ce dernier. Le prestataire sous-traitant devait simplement sécuriser techniquement les traitements auxquels il procédait. A l’avenir, les choses vont devoir être formalisées pour plus de transparence dans les relations entre le “maitre du fichier” et son prestataire SaaS. L’hypothèse de la sous-sous–traitance, extrêmement courante aujourd’hui dans l’industrie du logiciel en mode SaaS, est également directement impactée par cette règlementation. Car on ne trouve aujourd’hui plus guère de service SaaS sans un contrat d’hébergement avec un tiers au contrat SaaS. Ce tiers, c’est l’hébergeur qui est sous-traitant d’un service au profit des prestataires SaaS. Et Bruxelles n’a pas oublié ces professionnels dont le rôle est déterminant dans le traitement et le stockage des données personnelles.

 4. QUELS SONT LES DROITS DES “PERSONNES CONCERNÉES” (CELLES DONT LES DONNÉES SONT COLLECTÉES ET TRAITÉES) ?

Les personnes physiques dont les données sont collectées doivent d'abord pouvoir s'assurer qu'elles ont donné leur consentement à la collecte et au traitement ultérieur de leurs données. Le Règlement 2016/679 définit sans ambiguïté la notion de consentement : "toute manifestation de volonté, libre, spécifique, informée et univoque par laquelle la personne concernée accepte, par une déclaration ou par un acte positif explicite, que des données [personnelles] la concernant fassent l'objet d'un traitement". Déjà, à ce stade, il faut noter que le consentement ne pourra plus être présumé (principe de l'opt-out) mais bien exigé de manière positive et au préalable (principe de l'opt-in).
Le Règlement pose ensuite une série de critères que doivent respecter tous les traitements de données personnelles : les données doivent être traitées de manière "licite, loyale et transparente" pour la personne concernée. Ce critère de transparence est la grande nouveauté de ce texte. Ce texte précise en plus que les données personnelles ne peuvent être collectées et traitées "pour des finalités déterminées, explicites et légitimes, et ne peuvent pas être traitées ultérieurement de manière incompatible avec ces finalités".
Pour ce qui est des droits accordés aux personnes dont les données personnelles sont traitées, le nouveau Règlement confirme l'existence du droit d'accès, du droit à la rectification et du droit à s'opposer à un traitement. Sont nouveaux le droit à l'effacement (droit à l'oubli), le droit à la limitation du traitement et le droit à la portabilité des données.
Enfin, le Règlement consacre de nouvelles dispositions sur le "profilage" des personnes dont les données sont traitées et encadre à ce titre de manière originale les "décisions individuelles automatisées" comprenant un "profilage".

5. Y A-T- IL UN DURCISSEMENT DES OBLIGATIONS DE SECURITÉ ?

Tout à fait ! Et c'est une des grandes nouveautés du Règlement 2016/679. En parallèle de l'obligation de tenue d'un "registre des activités de traitement" de données personnelles, les professionnels qui collectent des données personnelles ont une obligation de sécurisation des traitements auxquels ils procèdent.
A ce titre, chaque responsable du traitement et chaque sous-traitant doit mettre en œuvre "les mesures techniques et organisationnelles appropriées afin de garantir un niveau de sécurité adapté au risque".
Ces mesures techniques peuvent prendre plusieurs formes :
 la pseudonymisation et le chiffrement des données ;
 des moyens permettant de garantir la confidentialité, l'intégrité, la disponibilité et la résilience des systèmes et des services de traitement ;
 des moyens permettant de rétablir la disponibilité des données en cas d'incident physique ou technique ;
 une procédure visant à tester, à analyser et à évaluer régulièrement l'efficacité des mesures techniques et organisationnelles destinées à assurer la sécurité du traitement.
Le renforcement des obligations de sécurité passe également par la transparence de la communication sur les atteintes aux données. C'est pourquoi le Règlement impose aux responsables de traitement une obligation d'information des autorités de contrôle en cas d'atteinte à la sécurité du traitement, qui entraîne une destruction, une perte, une altération, une divulgation ou un accès non autorisé aux données.
Cette obligation d'information en cas d'atteinte aux conditions normales de stockage et d'accès aux données s'impose à l'identique à tout sous-traitant (on pense aux prestataires de service en mode SaaS ou aux hébergeurs) qui a l'obligation d'informer le responsable du traitement de toute atteinte à la sécurité, à charge pour le responsable d'en informer à son tour son autorité de contrôle.
Une imprimante 3D
Une imprimante 3D.


La Conférence mondiale des Fablabs « FAB12 », qui se déroule actuellement à Shenzhen en Chine, vient d'apporter deux très bonnes nouvelles pour l'ensemble des acteurs de la filière numérique de la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, se félicite la région

Le FabLab toulousain Artilect, qui portait la candidature de la France, a tout d'abord été choisi pour accueillir à Toulouse le « FAB14 », en 2018. Cet évènement, qui se déroule chaque année dans une ville différente (Boston en 2015, Shenzhen en 2016, Santiago du Chili en 2017), réunit 1000 fablabs du monde entier et accueille plusieurs dizaines de milliers de visiteurs.

Prenant connaissance ce jour de cette décision, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, a déclaré : « Je me félicite du choix d'Artilect pour accueillir le FAB14 à Toulouse, en 2018. Cette décision témoigne à nouveau du dynamisme et de la capacité d'innovation des acteurs du numérique dans notre région. C'est un excellent signal donné à l'ensemble de la filière et une reconnaissance de la qualité du travail mené par Artilect pour porter la candidature de la France pour l'organisation de cet évènement mondial. »

La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, qui soutient le FabLab Artilect, sera un partenaire du FAB14.

C'est également à Shenzhen que la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée vient de se voir attribuer le label international Fab Région. « Nous devenons ainsi la toute première Fab Région de France. C'est l'ambition que nous avions affichée avec Nadia Pellefigue, vice-présidente en charge du Développement économique, de l'Innovation, de la Recherche et l'Enseignement supérieur, lors de la présentation aux élus régionaux, en juin dernier, de la politique régionale en faveur de la transition numérique pour les mois et années à venir », s'est félicitée Carole Delga.

« Ce label vient conforter l'engagement de la Région pour le développement des fablabs et de l'économie numérique. Je souhaite faire de cette filière le moteur de la compétitivité, de l'excellence économique et de la création d'emplois sur tous nos territoires. Nous avons pour cela de nombreux atouts, avec 9 800 entreprises dans le secteur représentant 46 300 emplois, deux clusters numériques, des incubateurs de premier plan et nos deux métropoles labellisées « French Tech », Toulouse et Montpellier. Nous continuerons nos efforts pour développer ce potentiel exceptionnel. La Région a déjà mobilisé 1M€ pour soutenir 8 projets* d'extension ou de création de fablabs au titre de l'appel à projets Fab Région 2016. Nous irons plus loin à travers un nouvel appel à projets qui sera élargi à l'ensemble du territoire de la nouvelle Région fin 2016. Notre soutien passera également par l'accompagnement des entreprises, les PME/PMI comme les commerçants et artisans, mais aussi par la formation avec les Ecoles Régionales du Numériques (ERN)  dans les 13 départements de la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, grâce à l'appel à manifestation d'intérêt que nous avons lancé en mai dernier », a ajouté la présidente de Région.


Projets retenus au titre de Fab Région 2016 :
-          L'extension du fablab porté par l'association Artilect à Toulouse (31),
-          La création d'un fablab au sein de l'IoT Valley à Labège (31),
-          La création d'un fablab généraliste au sein du pôle numérique de la Communauté de  Communes de Quercy Bouriane (46), en appui à la Cyber-base,
-          La création d'un fablab orienté vers le public jeune et scolaire par la Communauté de Communes de Saint Laurent de Neste (65) au sein de la Maison du Savoir qui abrite déjà une Cyber-base,
-          La création d'un fablab par le PETR Hautes Terres d'Oc sur 3 sites, Brassac, Vabre et Lacaune (81)
-          Les créations de fablabs adossés aux Cyber-bases de Caylus, Moissac et Valence d'Agen s'inscrivant dans la démarche « Artisan numérique » initiée par la Chambre des Métiers de l'Artisanat de Tarn-et-Garonne, portées respectivement par la Commune de Caylus, l'association MAJ et le CORFI des Deux Rives (82).
Une Google car
Une Google car



Par Antoine Cheron, avocat au barreau de Paris au cabinet ACBM Avocats

Par une ordonnance portée notamment par la ministre de l’environnement Ségolène Royale, il sera désormais peut-être bientot autorisé de circuler sur la voie publique afin d’expérimenter les voitures autonomes.

En effet, comme il est relevé dans le compte rendu du Conseil des ministres au cours duquel cette ordonnance a été présentée, « les premières expérimentations ont pu rencontrer des difficultés juridiques et pratiques » liées à différents facteurs.

Avec l’adoption de ladite ordonnance, ces obstacles devraient être levés et ce dans le but de « faire de l’industrie française de l’automobile et du transport routier une des pionnières dans la conception du véhicule autonome pour tous ».

L’attractivité indiscutée des voitures autonomes

On attribue aux voitures autonomes de multiples vertus, elles seraient plus respectueuses de l’environnement, davantage sécuritaires car non dépendantes de l’état du conducteur potentiellement sujet à la fatigue, l’alcool, la distraction ou l’inexpérience et elles favoriseraient en outre la régulation du trafic.

Le Gouvernement souhaite donc lever les barrières juridiques à l’entrée progressive des voitures autonomes sur nos routes, mais ne fait qu’évoquer la mise en place d’un régime adapté au caractère artificiel de l’intelligence qui guidera peut-être bientôt les français à travers le territoire.

Des expérimentations ont d’ailleurs déjà été faites avec succès, à l’image du trajet Paris / Bordeaux de 580 kilomètres parcouru par une voiture autonome du groupe PSA Peugeot Citroën.

Toutefois, l’expérience américain met en lumière que même les voitures électriques les plus évoluées comme la fameuse Tesla ne sont pas infaillibles et peuvent être impliquées dans des accidents de la route mortels. Cela a notamment été le cas de la Tesla Model S en Floride qui n’a pas détecté un camion car le ciel aurait été très blanc au moment où il lui aurait coupé la route.



Le véritable défi : Construire un régime juridique adapté

C’est donc une certitude, les voitures autonomes sont l’avenir de l’industrie automobile et le Gouvernement affiche ouvertement sa volonté d’accompagner la transition révolutionnaire que connait actuellement le secteur. Il est déjà prévu la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte ayant habilité le gouvernement à s’emparer de la question que, dès lors qu’il prendra une mesure pour autoriser la circulation des voitures autonome, il devra « le cas échéant, [également prévoir ] un régime de responsabilité approprié ».

Telle la grande loi du 5 juillet 1985 dite « Loi Badinter » qui a posé le principe de l’indemnisation intégrale des victimes d’accidents de la route et porte d’une manière générale toutes les règles de responsabilité relative aux accidents de la route, le véritable défi dans cette révolution va être de reconstruire cette loi afin de prendre en compte les nouvelles technologies.

Il va, entre autre, falloir adapter le système d’indemnisation des victimes d’accidents impliquant une voiture autonome, déterminer les règles de caractérisation du conducteur du véhicule (constructeur ou gardien), créer une nouvelle couverture assurantielle automobile, prévoir des dispositifs nouveaux pour déterminer l’origine des dommages, etc.



Cette révolution de l’industrie automobile va toucher tout le monde, la sécurité juridique et la prévisibilité des règles applicables sont un enjeu majeur pour favoriser l’émergence de ces voitures et la compétitivité de la France dans ce domaine. En parallèle de l’expérimentation, il s’impose donc dès à présent au législateur et au gouvernement de préparer l’arrivée des voitures autonomes sur le plan juridique, et non pas simplement économique.

Un sportif


Madeeli, l’agence régionale du développement, de l’export et de l’innovation, est partenaire du concours Sportup Summit, un événement organisé par LR SET avec le soutien de la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée et sous le patronage du Ministère des Sports.

Le Sportup Summit est dédié aux porteurs de projets, entreprises du sport et du tourisme d'aventure de moins de 3 ans souhaitant développer leurs activités. Il se tiendra du jeudi 22 septembre 18h00 au samedi 24 septembre 16h00 à la Cité d'Excellence Sportive à Font Romeu. Le concours proposera conférences, rencontres entre acteurs, temps sportifs, échanges et accompagnement pour les acteurs de la filière : sportifs, chefs d'entreprises, start ups et réseaux de l'accompagnement à l'innovation. Les temps de travail et les temps sportifs se succéderont sur trois jours pour 30 porteurs de projets et 90 équipiers (entreprises, accompagnants et sportifs). Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 15 aout 2016 pour participer à ces challenges autour du sport et du développement. Au-delà des récompenses remises sur le podium du stade mythique d'athlétisme de Font Romeu, les lauréats du Sportup Summit recevront également les prix suivants :

Pour les 3 lauréats (projet, entreprises et coup de cœur)
- un accompagnement spécifique par un membre du réseau SYNERSUD et/ou REZOPEP
- le parrainage par un chef d'entreprise
- une année d'adhésion au Club d'entreprises LRSET

Pour le lauréat catégorie « Projet »
- une dotation  financière de 3 000 euros
- une étude de marché qui intègre : une action de conseil en commercialisation
- une mission d'expertise marketing, d'expertise comptable et un appui pour un prêt d'honneur accordé par Crealia

Pour le lauréat « Entreprise » en phase de de??collage
- une dotation  financière de 3 000 euros
- un accompagnement spécifique pour soutenir le développement de l'entreprise

Pour le « Coup de cœur »
une dotation  financière de 1 000 euros

Dossier de candidatures et inscriptions (avant le 15 août) : www.sportupsummit.com

L'arc de triomphe de Paris


Après avoir conçu la campagne « La Force d’un Rêve » pour mobiliser les Français autour de la candidature de la ville de Paris pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 en février, BETC et Havas Sports Entertainment continuent d’accompagner Paris 2024.

C’est en partant du constat que Paris était une des villes les plus partagées au monde (1ère destination touristique mondiale, 1ère ville suivie sur Twitter, 1ère destination pour AirBnB, pour ne citer que quelques exemples) qu’est née l’idée d’un film composé d’images partagées par les gens sur les réseaux sociaux.

Ce sont donc des centaines d’images que les jeunes réalisateurs Quentin et Julien, passionnés de graphisme et d'animation, sont allés chercher sur les reséaux sociaux et ont monté l’une après l’autre pour se rapprocher d’une vidéo en stop motion.
On se promène donc au fil des images dans un Paris à la fois éternel et vivant, magnifié et en mutation. Un Paris où chacun peut pratiquer un sport et qui accueille les plus grands événements sportifs. Pour accompagner les images, BETC et Paris 2024 ont sélectionné le titre “Hope” de Kid Wise, un jeune groupe composé de six membres originaires de Toulouse : Augustin Charnet (chant / claviers), Clément Libes (violon magique / chœurs / infra-basses), Léo Faubert (batterie / chœurs) - Théophile Antolinos (guitare / tournevis), Anthony Leliard (basse / galette-saucisse), Vincent Dinis (guitare / tube à essais / champion inter-régional PES 08).



Le film a été révélé le 3 août depuis Rio puis rapidement partagé sur les réseaux sociaux du comité de candidature, des membres fondateurs et des partenaires de Paris 2024.
A travers cette campagne, Paris 2024 se positionne donc comme une candidature qui place la notion de « partage » au cœur de son projet. L’engagement des athlètes, la mobilisation des Français et la volonté de partager les valeurs de l’olympisme largement dans la société sont des preuves d’une méthode qui s’est imposée comme un pilier de Paris 2024. Ce premier film dédié à une audience internationale vise à démontrer que l’esprit qui anime aujourd’hui la candidature pourra, demain, se diffuser plus largement dans le monde si Paris se voit octroyer l’organisation des Jeux en septembre 2017 à Lima.

La ville de Paris telle qu’elle apparait dans ce film renoue avec une tradition populaire d’ouverture et de partage ; de l’esprit des Lumières à la révolution française et aux droits de l’homme et du citoyen.

Mais Paris souligne aussi qu’elle est une ville où émergent de nouvelles formes de vie urbaine, plus partageuses, dans les quartiers, dans la dynamique du Grand Paris.

Paris capitale d’une nouvelle effervescence : celle de l’économie collaborative et de la co-création, qui voit naître et prospérer les nouvelles entreprises de l’économie sociale et du partage citoyen, qui met des vélos et voitures électriques en libre-service. Paris, ville des jeunes qui vivent en réseau, des jeunesses qui viennent du monde entier pour étudier, s’imprégner de cette culture, et y mêler la leur. Paris généreuse en libertés, en esprit, en imagination. Paris avec qui, aujourd’hui peut-être plus que jamais, on a envie d’être et de partager.


Un chatbot affiché sur l'écran d'un iPhone


Par Alain Logbo, Directeur Commercial Entreprises EMEA de LogMeIn

Le chatbot, ou agent conversationnel, est un robot logiciel intégrant de l’intelligence artificielle et pouvant dialoguer avec un individu ou un consommateur par le biais d’un service de messagerie hébergé sur un site web ou sur les réseaux sociaux. Cette nouvelle technologie est en train de prendre d’assaut les services clients. On adore l’idée de pouvoir « parler » à nos appareils et d’obtenir des réponses à nos questions lorsque l’on veut passer des commandes, rester organisé, ou trouver de la musique. Pour le moment, c’est ce qu’on a trouvé de mieux pour nous servir d’assistant personnel.

Siri d’Apple, Cortana de Microsoft et Google Now font désormais partie de l’expérience mobile habituelle. Les heures passées à poser des questions incongrues à Siri ou à lui demander notre programme de la journée via le calendrier ne représentent que le commencement de ce phénomène : les entreprises utilisent aussi les chatbots pour améliorer l’expérience client.

Une étude récente d’Ovum montre que 65% des clients voudraient pouvoir parler plus facilement à un représentant et sont frustrés par l’attente avant d’être mis en relation avec la personne qui résoudra leur problème. 84% des clients de la même étude avouent avoir arrêté leurs relations commerciales avec certaines marques après une mauvaise expérience client.

Les chatbots peuvent être une bonne solution pour éviter ce genre de situation et pour aider à réduire le temps de résolution au service client. Facebook a récemment ouvert son service de messagerie aux annonceurs qui peuvent maintenant développer des intelligences artificielles chatbots qui permettront à 900 millions d’utilisateurs d’interagir avec une marque à propos de leurs produits et de leurs services sans attendre.

Les chatbots sont sans doute salvateurs pour les centres d’appel, mais avant d’investir dans un chatbot pour aider l’activité de votre entreprise, évaluez vos besoins réels en la matière et prenez le temps de réfléchir à la manière dont il faut les utiliser.


Voici le top 3 des éléments à prendre en compte avant de se lancer dans la tendance chatbots :

1. Les clients ne sont pas tous prêt pour le chatbot. Même si un nombre grandissant de clients préfèrent communiquer de cette façon, il y en a d’autres qui préféreront toujours avoir affaire à des humains. Par exemple, la plupart des millennials préfèrent contacter les marques via des applications ou des chats, alors que les clients plus âgés – ceux qui sont moins à l’aise avec les nouvelles technologies, ou qui ont une faible connexion internet – voudront peut-être communiquer via des méthodes plus classiques.

2. Les interfaces ne sont pas toutes adaptées au chatbots. Les bots sont peut-être la dernière tendance en date mais cela n’annonce pas forcément la mort de « l’appification » (l’usage croissant des applications). Les applications et les bots ont des utilisations différentes dans le processus opérationnel et sont souvent complémentaires. Si une opération peut être réalisée plus efficacement via une application, il faut peut-être en rester là.

3. Enfin, les problèmes ne se règlent pas tous via chatbots. Certains experts ont classé le niveau actuel d’avancé de l’intelligence artificielle comme « Artificial Narrow Intelligence » (ANI). L’ANI implique que les bots alimentés par la technologie actuelle peuvent suivre des instructions très précises. Plus l’ordre se rapprochera d’une question ouverte, plus le processus de réponse sera compliqué. Avec la technologie actuellement disponible sur le marché, les chatbots seront parfait pour répondre à des demandes directes, formulées simplement, mais tous les requêtes des clients ne respectent pas forcément ce critère. Tout comme les voitures sans conducteurs possèdent des fonctions qui nous rendent presque obsolètes, il y encore des fonctionnalités pour lesquelles une interaction humaine est essentielle – comme pour refaire le plein par exemple. C’est la même chose pour les chatbots. On aura toujours besoin des experts du service client pour offrir une aide personnalisée en cas de problème technique délicat.

Il est indéniable que l’usage des chatbots s’accélère et qu’ils joueront un rôle de plus en plus central dans la façon dont nous communiquons et de développer des relations avec les clients, mais la technologie est encore pas encore parfaite. Il existe encore beaucoup de situations pour lesquelles les humains sont mieux placés et plus efficaces pour répondre aux demandes, et il ne faut pas le perdre de vue dans la réflexion sur le déploiement de Chatbots.

L'application Télégram


Par Antoine Cheron, avocat au barreau de Paris.

Alors que le but était de répondre aux attentes des internautes en termes de sécurité et de contrôle de leur données personnelles non comblées par les grands acteurs comme Google et Facebook, Telegram est aujourd’hui accusée d’offrir un canal de conversation aux djihadistes afin qu’ils organisent en toute tranquillité des attentats.

En effet, cette application pour mobiles se présente sous la forme d’un service de communication qui permet, grâce à l’option « chat secret » de garantir un niveau élevé de confidentialité grâce à des procédés de chiffrement des messages, photos, vidéos, enregistrements audio et documents envoyés à travers ses canaux.

L’internaute peut également choisir la destruction automatique de ses messages. Et de fait, le protocole de l’application s’appuie sur un chiffrement reconnu comme étant l’un des meilleurs algorithmes par la Electronic Frontier Founation en termes de cybersécurité. On sait notamment qu’il est utilisé par la NSA, la fameuse agence américaine du renseignement qui avait opéré une surveillance massive sur les données des citoyens européens.

Pourquoi les terroristes se priveraient de ce formidable outil pour s’organiser sans risque de captation indiscrète de leurs dires ? De la même manière, pourquoi ne mettraient-il pas à profit les vecteurs de communication que sont Twitter et Facebook pour diffuser leur idéologie sans se heurter à de quelconques frontières ?

En tout état de cause,l’utilisation de Telegram par Adel Kermiche, un des assassins du prêtre Jacques Hamel relance à nouveau le débat sur le chiffrement des données et la mise en place de backdoors (« portes dérobées »). D’un côté, on peut trouver les partisans du renforcement du cryptage des données et de l’autre ceux qui souhaitent la création systématique d’une backdoor au sein des logiciels. Les pays européens n’ont pas de position unanime en la matière.

Si la France et la Norvège semblent avoir opté pour le premier, l’Angleterre préfère la seconde option. La mise en place de backdoors permettrait de faciliter le décryptage des messages chiffrés des terroristes mais a contrario en ce qu’elle consiste à introduire une faille de sécurité dans le programme, elle conduirait à une augmentation du piratage informatique. Le débat n’est pas clos.

Après les premiers attentats, les dirigeants des grands opérateurs de l’internet avaient été reçus en avril 2015 par Bernard Cazeneuve afin de mettre en place une carte de « bonnes pratiques » dans la lutte sur internet contre le terrorisme. D’un point de vue légal, ils ont en tant qu’hébergeurs de contenu une responsabilité assez limitée, qui ne peut être engagée si et seulement s’il n’ont pas retirés promptement un contenu qui leur aurait été signalé comme étant manifestement illicite.
Chez les parlementaires de tous bords, la colère gronde à l’égard de la passivité des acteurs du Web qui n’obéissent qu’à leur propres codes de conduite. L’heure de la règlementation semble proche, car il apparait de plus en plus clairement que les ressources de l’internet ne sont pas assez exploitées par les autorité pour lutter contre le terrorisme alors même qu’elles sont largement mobilisées pour de recruter de nouveaux candidats au djihad et faciliter la préparation des attentats.

Toutefois, il ne faut pas négliger le risque de surveillance massive des données de tout un chacun au nom de la lutte contre le terrorisme, et il convient de limiter les mesures attentatoitres à la vie privée des citoyens au contexte de l’état de l’urgence. Pavel Durov, créateur de l’application Telegram arguait à ce titre que « notre vie privée est plus importante que notre peur des mauvaises choses (…) comme le terrorisme ».


A l'occasion des 80 ans du début de la guerre civile espagnole, La Dépêche du Midi a publié en juillet dernier une grande série consacrée à cet épisode majeur de l'Histoire européenne, qui a tout particulièrement touché notre région. La rédaction de La Dépêche propose de retrouver l'ensemble de ses articles dans un long format exceptionnel "C'était la guerre d'Espagne." Illustré de photos d'époque, de cartes, d'une frise chronologique, ce long format consultable sur tous les supports (ordinateur, smartphone, tablette) permet d'appréhender ce que fut cette tragédie.

Pour entrer dans ce long format, cliquez ci-dessous sur "View Story"