Pour la seconde fois, Flurry étend l’analyse des données d’utilisation du mobile et des applications aux principaux marchés européens. Au cours de cette dernière année, l’empreinte de Furry a progressé pour collecter et analyser les données de plus de 940 000 applications depuis 2,1 milliards d’appareils mobiles soit 3,2 billions de sessions. L’utilisation est définie par les “sessions”, fait pour un utilisateur d’ouvrir une application, et le temps passé.


En Europe, Flurry Analytics sert plus de 35 200 entreprises, sur plus de 189 900 applications utilisées par 460 millions d’utilisateurs actifs par mois. Pour ce qui est de l’utilisation du mobile à l’échelle locale, une tendance majeure émerge de notre rapport : l’utilisation du mobile en Europe est très proche de celle observée au niveau mondial il y a 6 mois, toujours en haut de sa courbe de croissance mais ralentit considérablement.
En 2016, l’utilisation des applications sur les trois marchés principaux : France, Royaume-Uni et Allemagne, a augmenté de 23%.
Les applications de sport, messagerie et médias sociaux ont connu la plus forte croissance en Allemagne et au Royaume-Uni, de 96% et 46% respectivement. Alors que les Français, peut-être inspirés par les fluctuations du marché suite au Brexit, se sont tournés vers les applications Business et Finance qui ont augmenté de 106%.

Les Anglais sont sur leur mobile dès le réveil, vers 7h30. Les Allemands quant à eux se réveillent une demi-heure avant et sont connectés à leur téléphone dès 7h ! Les Français tardent en revanche davantage à allumer leur mobile. Le premier pic d’activité a lieu au moment du déjeuner entre midi et 13h. Une déconvenue pour l’art de vivre à la française puisqu’ils semblent préférer regarder leur téléphone plutôt que d'interagir avec leurs collègues de bureau.
Le plus intéressant dans l'analyse de l’activité mobile britannique est le pic culminant à partir de 16h, et sa stagnation pendant les “heures de pic-pub” et la baisse spectaculaire à 22h environ.

Comme prévu dans notre rapport mondial de l’an dernier, les phablets (écran de 5 à 6,9 pouces) sont le facteur dominant dans le monde, avec 41% de part de marché. En revenant sur les rapports précédents, l’Europe est à nouveau à la traîne par rapport à l’international, les mobiles de taille moyenne sont toujours les formats dominants avec 47% de parts de marché au Royaume-Uni, 44% en Allemagne et 46% en France.

L’OS crée la tendance

L’adoption de la phablet est plus important dans les marchés où Android est le système d’exploitation dominant. En Allemagne notamment, où 44% des mobiles actifs étaient de la marque Samsung en 2016. L’année prochaine, nous nous attendons à voir la part de la phablet augmenter dans les pays où iOS est le système dominant en prenant des parts de marché sur les mobiles de taille moyenne et elle devrait éliminer totalement les petits formats.


A l'occasion du Mobile World Congress, G DATA publie ses statistiques de dangers sur appareils mobiles.

Près d’une personne sur deux utilise son smartphone ou sa tablette pour naviguer sur Internet (source CREDOC 2016). Android est le système d’exploitation le plus utilisé sur les appareils mobiles et donc, de plus en plus visé par les cyberattaques. Utiliser une protection antivirus est nécessaire face à ces dangers de plus en plus répandus, tout comme effectuer des mises à jour régulières.

Plus de 3,2 millions de nouveaux échantillons en 2016

Les experts de sécurité G DATA ont identifié 3 246 284 nouvelles applications malveillantes pour Android en 2016. Cela représente une augmentation de près de 40% comparé à l’année précédente. En moyenne, les experts ont détecté 9 000 nouveaux fichiers malveillants chaque jour durant le second semestre 2016.





Alors que le Mobile World Congress de Barcelone s'est ouvert lundi 27 février, la Maif publie une étude édifiante sur l'utilisation du smartphone au volant.
Cette étude, réalisée par l'Institut Français des Sciences et Technologies, des transports, de l'aménagement et des réseaux (IFSTTAR) et la Fondation Maif (FRUP-Fondation reconnue d'utilité publique), dans le cadre du projet TSICA (Téléphone et Systèmes d'information en Conduite Automobile), vise à répertorier, comprendre et quantifier les usages du téléphone et des systèmes d'information au volant. Elle pointe la nécessité, pour réduire les manipulations du téléphone au volant d'encourager le recours aux Kits mains-libres et les dispositifs à commandes vocales qui perturbent moins l'activité de conduite. Les auteurs rappellent toutefois qu'utiliser son téléphone au volant détourne l'attention et doit être évité autant que possible.

Téléphone et sécurité 

Lorsqu'ils manipulent leur téléphone en conduisant, les conducteurs se mettent en danger. L'étude a mis en évidence que 22% des conducteurs (59% des utilisateurs) se sont déjà faits peur en utilisant leur téléphone au volant et 12% (32% des utilisateurs) ont déjà fait un écart sur la voie en le faisant. C'est notamment le cas en lisant ou écrivant des SMS, en paramétrant le GPS ou en voulant ramasser le téléphone tombé au sol. Plus de la moitié (53%) des utilisateurs de SMS se sont déjà faits peur en lisant ou écrivant un message ; 73% des personnes qui lisent des SMS au volant le font avec le téléphone tenu à la main.

Téléphone en mains-libres 

22% des conducteurs et plus de la moitié des utilisateurs (58%) ont recours, au moins de temps en temps, à des commandes vocales ; seulement 60% des conducteurs qui utilisent un Kit mains-libres (KML) le font de façon quasi systématique.
Les commandes vocales des smartphones sont malgré tout assez méconnues et peu utilisées pour les SMS. Seuls 21% des conducteurs qui envoient des SMS utilisent préférentiellement la commande vocale lorsqu'ils sont au volant.

Le téléphone, un vecteur de communication


  • LES APPELS : Au volant, les conversations restent l'usage le plus répandu du téléphone ; 36% des conducteurs passent des appels téléphoniques. Le fait d'avoir des conversations au volant n'est pas corrélé avec les autres usages du téléphone au volant tels que les SMS et les EMAILS.
  • LES SMS et EMAILS : 27% des conducteurs lisent ou écrivent des SMS au volant (70% des utilisateurs) tandis que 9% des conducteurs lisent ou écrivent des emails (23% des utilisateurs). Tous les conducteurs perçoivent qu'ils prennent un risque en écrivant des SMS, quels que soient leurs profils (âge, sexe, kilomètres parcourus, fréquence d'usage), ce qui n'est pas le cas pour les conversations téléphoniques, le risque perçu diminuant avec la fréquence de la pratique.
  • PHOTOS : 8% des conducteurs (20% des utilisateurs) ont déjà pris une photo ou un selfie ; 16% des conducteurs de moins de 35 ans ont déjà fait une photo ou un selfie en conduisant.
  • LES RESEAUX : 6,5% des conducteurs (17% des utilisateurs) ont déjà consulté des notifications sur les réseaux sociaux ; 16% des conducteurs de moins de 35 ans vont sur les réseaux sociaux en conduisant ; la pratique diminue avec l'âge, mais concerne encore 7% des conducteurs de 35-44 ans.
  • Les usages observés témoignent davantage d'un effet générationnel que d'un effet de l'âge : les nouvelles pratiques qui apparaissent régulièrement sont propres aux jeunes, mais une fois initiées elles perdurent chez ceux qui les ont découvertes alors qu'ils étaient plus jeunes. 


Un outil d'acquisition d'information et d'aide à la conduite


  • INTERNET : 8,5% des conducteurs vont sur internet (22% des utilisateurs).
  • GPS : 21% des conducteurs utilisent une application GPS de leur téléphone. Pour 11% des conducteurs c'est même la fonction de leur téléphone qu'ils utilisent le plus, avant les conversations. Les applications GPS sont plébiscitées parce qu'elles sont gratuites, jugées plus fiables et ont des mises à jours automatiques.
  • MUSIQUE : 16% des conducteurs écoutent de la musique sur leur téléphone (41% des utilisateurs).



"Les smartphones font pénétrer dans le véhicule de nouveaux canaux de communication et de nouvelles sources d'informations qui combinent texte, image et sons et de statiques deviennent dynamiques. Ils sont dorénavant supports de fonctions - GPS, Radio - portées auparavant par des accessoires supplétifs. L'usage d'applications et la navigation sur internet  induisent un mode de fonctionnement susceptible de multiplier les sollicitations - pop-ups visuels à l'écran et notifications sonores - et absorbent l'attention et le regard pendant un temps souvent bien plus long que celui qui était initialement envisagé", explique Marie-Pierre Bruyas, Chef de projet IFSTTAR.

"Au volant l'extraordinaire outil qu'est le smartphone ne doit pas être utilisé de la même façon que dans la vie courante. Il doit être couplé aux fonctionnalités émergentes des véhicules : interfaçage avec le système d'infotainment ; fonctions de reconnaissance vocale pour écouter un message écrit ou en dicter un ; usage d'un kit mains libres avec haut parleur pour téléphoner", commente pour sa part Marc Rigolot, Directeur de la Fondation Maif.



Après un lancement réussi en janvier 2017 dans la grande région Auvergne Rhône Alpes, TeePy, le réseau social dédié aux artisans, commerçants et TPE s'installe à Toulouse pour rayonner dans le sud ouest.
TeePy étant un lieu d’échanges , de partages et de proximité, il est indispensable d’avoir des chefs de tribu locaux pour nouer des partenariats spécifiques à la région et faire croître le nombre d’adhérents", explique la société. "Teepy-entrepreneur.com utilise certes la puissance du numérique mais nous sommes loin d’être un réseau virtuel ! Les échanges quotidiens entre les membres ou entre les membres et les partenaires le prouvent ! Il se passe toujours quelque chose dans notre réseau » précise Jean Emmanuel Roux, Fondateur de TeePy. 

"Sur la région de Toulouse, nous avons démarré la rencontre avec différentes entreprises dans des domaines variés tels que la gestion de la ressource Humaine, des développeurs d’applications de gestions (SRM), la gestion de patrimoine dédiées aux TPE ou des grandes Banques Nationales comme la Caisse d’Epargne qui sont intéressées par l’approche de TeePy. « indique Christian Dufrechou Chef de Tribu de la Région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée.

"Cadre commercial dans des Groupes Internationaux depuis plus de 25 ans dans le secteur informatique, j’ai souhaité m’installer sur Toulouse pour des raisons familiales et me rapprocher de mes racines Gersoise. Mon objectif est d’atteindre environ 20 % du total des adhérents au niveau national sur la région Midi Pyrénées à savoir environ 10 000 d’ici 1 an et 40 000 d’ici trois ans", explique Christian Dufrechou.


Groupama, premier assureur du marchéagricole en France, s’associe à NAIO Technologies, entreprise spécialisée dans la robotique agricole, pour proposer une couverture adaptée à ce matériel.

Avec ce partenariat, Groupama poursuit son accompagnement d’un machinisme agricole en constante évolution : nouveaux usages et nouvelles technologies, répondant ainsi aux enjeux et défis de l’agriculture de demain.

Présent sur le Salon International du Machinisme Agricole (SIMA) qui se tient jusqu'au 2 mars 2017, Groupama a décidé d’utiliser cette vitrine afin d’exposer au public le matériel développé par NAIO Technologies. À cette occasion, le robot enjambeur de désherbage DINO sera présentésur le stand Groupama. C’est la parfaite illustration de l’apport de Groupama pour sécuriser les évolutions technologiques du machinisme agricole.



EDF a lancé en septembre 2016, pour la première édition, son concours EDF Pulse dédié aux start-ups et aux jeunes entrepreneurs dans la région Occitanie en 7 villes étapes. A la clé, une expérimentation grandeur nature pour les 7 finalistes et parmi eux une dotation de 10 000 euros pour 3 lauréats pour permettre aux jeunes pousses de se développer et d’innover sur le territoire. Grand succès pour cette première édition qui a reçu plus de 80 candidatures et 40 visites de start-up sur les sites EDF.

Le jury du concours EDF Pulse Occitanie composé d’experts du monde de l’innovation a désigné les trois lauréats du concours, dans chacune des 3 catégories proposées : « service innovant », « performance industrielle », et « territoire durable ». Le jury a choisi ces 3 lauréats parmi 7 finalistes qui reçoivent tous un POC d’OC, (Proof of Concept) : un accompagnement des équipes d’EDF, qui les aidera considérablement dans le développement et l’aboutissement de leurs idées.

Ces 7 finalistes ont été choisis parmi les 80 dossiers de candidature et étudiés par les directeurs des différents métiers d’EDF entourés de leurs équipes d’expert innovation : commerce, production hydraulique, production nucléaire, les filiales de services Dalkia et Citelum.



Ces gagnants de la première sélection se voient remettre un POC D’OC fabriqué par ARTILEC, avec la technique de l’imprimante 3D au Fab Lab de Toulouse.

Catégorie « Performance industrielle » :

CRISCO : Créée en 2005 à Arras, la start-up spécialisée dans les objets connectés CRISO a déménagé en 2013 pour s’installer dans l’Aveyron. Christophe SZCZEPANSKI, gérant et seul salarié de CRISCO, présente Vii, le Véhicule d’Intervention Intelligent, au service des techniciens. Une fois équipé, le véhicule pourra évaluer le stock d’outils et de matériels, afin que le réapprovisionnement soit plus rapide et facile et ainsi apporter un gain de temps considérable pour les techniciens à la fin de leurs longues journées de travail.


SIMSOFT 3D est une entreprise née en mars 2013, sous l’initiative de Philippe Crespin, Leny Turmel et André Joly. SimSoft3D développe la solution SmartSiDO, un assistant virtuel intelligent et proactif pour la surveillance des ouvrages. Cet outil est dédié aux techniciens de la production industrielle afin de fiabiliser et sécuriser les opérations de fabrication, d’exploitation ou de maintenance d’équipements complexes par la transmission de savoir-faire d’experts. Le projet est composé de deux outils dédiés aux différentes phases d’intervention : une application smartphone avec commande vocale qui permettra aux techniciens sur terrain de les guider lors de la réalisation d’interventions et de collecter leurs réactions sur l’intervention réalisée et un outil installé sur un matériel type PC permettant quant à lui de capturer et de transmettre les savoir-faire métiers en réaction aux sollicitations des retours d’expérience générés à chaud, à des fins de formation et d’aide à la décision au plus proche des interventions.



Catégorie « Territoire durable » :

SOMA TIC, la start-up spécialisée dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication, a été créée en juillet 2016 à Rodez par Tristan Garcia. Elle commercialise Culture Box, une plateforme participative qui centralise, organise et restitue de manière inédite l’information culturelle en s’adressant tant aux professionnels de la culture qu’aux amateurs.  L’entreprise souhaite mettre en place une solution spécifique avec EDF et la société de transport Ruban Bleu, focalisée sur l’itinéraire Rodez/Conques et couplée à la plateforme Culture Box. En complément de la location d’un véhicule électrique au départ du Musée Soulages, les voyageurs pourront relier les deux villes, tout en découvrant des sites historiques et/ou patrimoniaux, des commerces et artisans typiquement aveyronnais, ainsi que les sorties culturelles du moment.

IOTEROP : cette start-up montpelliéraine a été fondée en 2016 par trois anciens employés d’Intel. Ses technologies permettent à des clients industriels de créer une nouvelle génération d’objets connectés interopérables, gérables à distance et sécurisés. Le projet de IOTEROP consiste  à ajouter des caméras sur les automates et indicateurs de mesure mécaniques de la branche nucléaire d’EDF déjà existants. Ces caméras analyseront les données afin de transformer ces appareils de mesure en véritables objets connectés intelligents et autonomes. Toutes les données collectées seront transmises sur une centrale de gestion afin de faciliter la maintenance et la remontée des anomalies.


Catégorie « Service innovant » :

SIREA est une PME innovante créée en 1994 à Castres, qui développe des produits électroniques sur mesure pour le compte de clients industriels. SIREA propose son projet SESAME, une solution composée de micro-plateformes de raccordement multi-capteurs, connectées et autonomes en énergie collectant les mesures de points de mesure hétérogènes ainsi que d’une unité centrale accueillant une application logicielle permettant la génération et l’interprétation de rapports de performance. Le déploiement et la mise en œuvre sur le terrain des actions d’audits énergétiques seront facilités, la solution proposée permettra également d’interpréter, partager, diffuser et historiser les résultats de façon immédiate sur la base d’un seul et même outil.


NELIS : Créée à Montpellier en 2005, la start-up Nelis spécialisée dans la Smart Data propose une solution innovante de gestion intelligente des contacts, du marketing d’influence et du business développement. Pour le concours EDF Pulse, Nelis propose de mettre en place une application mobile dédiée qui informera les clients B2B d’EDF des engagements de l’entreprise liés à chacun de ses contrats en présentant en temps réel les actions mises en œuvre par les équipes. L’application proposera un moyen rapide de connaître son conseiller et d’échanger avec lui. De leur côté, les conseillers auront sur un écran l’ensemble des informations et services relatifs à chaque client B2B. L’application, facile de prise en main, permet de gérer rapidement les données relationnelles, ce qui entraine un suivi plus complet et personnalisé du client.


MYFEELBACK est une start-up toulousaine créée en 2011 par Stéphane Contrepois, Julien Hourregue et Aurore Beugniez. Ce logiciel SaaS de collecte et d’analyse de feedbacks client en cross-canal a pour but d’aider les entreprises à enrichir et activer leur connaissance client via des questionnaires intelligents qui s’adaptent à chaque client et à chaque contexte. Les données collectées sont intégrées dans le workflow et outil métier de l’entreprise pour créer de la valeur dans toutes les divisions : campagne marketing personnalisée, opportunités commerciale, tâche de rappel du service client. MyFeelBack alimente en parallèle des Dashboards décisionnels en temps réel pour permettre le pilotage de l’expérience client par les entités métiers.


Parmi les 7 finalistes, 3 projets ont retenu l’attention du jury et reçoivent la somme de 10 000 euros chacun, en plus du soutien d’EDF pour développer leur projet et pour gagner en notoriété. Grâce à cette récompense, ces pépites régionales pourront avoir un destin national  voire international.

  • Catégorie performance Industrielle : SimSoft 3D
  • Catégorie Territoire durable : Ioterop
  • Catégorie Service innovant : MyFeelBack


Une semaine après le lancement à Toulouse du robot Pyrene, premier du genre à utiliser des outils, le Parlement européen a abordé mercredi et hier la question de la robotique, non pas sous l'angle de la prouesse scientifique et technologique mais à l'aune des questions éthiques et juridiques que soulèvent les robots et plus globalement l'intelligence artificielle. Ce n'est pas la première fois que de telles questions se posent.

Les trois règles d'Asimov

En 1940 déjà, Isaac Asimov proposait trois lois robotiques qui ont fait référence : «Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger ; un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ; enfin, un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.». Mais depuis, les progrès spectaculaires de l'intelligence artificielle (dernièrement deux ordinateurs ont pu communiquer entre eux dans un langage indéchiffrable !) inquiètent jusqu'aux scientifiques eux-mêmes. Le célèbre astrophysicien Stephen Hawking estimait en janvier que «l'intelligence artificielle pourrait mettre fin à l'humanité»…

Dès lors la réflexion européenne, une première dans le monde pour un Parlement, trouve tout son sens. Par 396 voix pour, 123 contre et 85 abstentions, les eurodéputés ont adopté le rapport présenté par la Luxembourgeoise Mady Delvaux, demandant désormais à la Commission européenne de présenter une proposition de directive sur des règles de droit civil pour la robotique en s'inspirant des nombreuses propositions contenues dans ce rapport comme la reconnaissance d'une personnalité juridique propre ou la création d'une agence européenne pour la robotique.

Porter les valeurs humanistes de l'Europe

Cette volonté de légiférer sur les robots ne fait toutefois pas l'unanimité. Certains, comme Bruno Bonnell, président de Syrobo, syndicat français de la robotique de services, craignent que des réglementations trop complexes ne freinent le développement d'un secteur en plein boom. Selon la Fédération internationale de la robotique, les ventes de robots ont, en effet, augmenté en moyenne de 17 % par an entre 2010 et 2014, et même 29 % au niveau mondial rien qu'en 2014.

Mais pour l'eurodéputée radicale Virginie Rozière, au contraire, la robotique ne peut pas concerner que les industriels et les scientifiques : un contrôle démocratique des citoyens est indispensable. "Plusieurs pays réfléchissent à un encadrement des robots, des algorithmes, donc c'est le moment de lancer le débat pour qu'en Europe on puisse avoir un cadre qui soit le reflet de nos valeurs humanistes et qui ne se limite pas à des questions techniques ou économiques", explique à La Dépêche l'eurodéputée, qui se félicite que le rapport balaye un champ très large allant de la responsabilité juridique des robots jusqu'au transhumanisme en passant par la protection des données personnelles.
"Alors que les algorithmes influencent de plus en plus des décisions qui impactent notre vie quotidienne, leur fonctionnement doit être transparent afin de pouvoir exercer un contrôle démocratique sur la façon dont s’opèrent les choix des machines. Démocratiser les technologies, oui, mais cela ne signifie pas seulement les offrir au plus grand nombre : cela implique que tous les citoyens déterminent leur rôle et leur place dans notre vie sociale. C’est mettre les robots et les algorithmes au service de la société dans son ensemble et non au service d’un comité des forges 2.0 !", estime Virginie Rozière.

Reste à savoir d'une part si la Commission européenne, réputée frileuse, va traduire concrètement le rapport très volontariste voté hier ; et d'autre part quel poids auront ces propositions alors qu'aux États-Unis, plus de 2 300 experts en intelligence artificielle, ont récemment été réunis par l'association Future of Life Institute pour élaborer 23 principes éthiques. Pour l'Europe, la bataille éthique et robotique apparaît plus que jamais comme un enjeu de société majeur.


L'incubateur de start-up IoT Valley accueille trois nouvelles entreprises : Drust, Nanolike et Sales Tide, qui sont toutes trois à un stade de développement avancé. Elles viennent ainsi enrichir l’écosystème déjà fort d’une cinquantaine de start-up.

D’autre part, les sept start-up qui viennent de terminer leur période d’accélération au Connected Camp (Saison 2016) font le choix de rester dans les murs de l’IoT Valley pour poursuivre leur développement.

Fondée en 2009 par Ludovic Le Moan, PDG de Sigfox, l'IOoT Valley est aujourd’hui présidée par Hervé Schlosser. L'incubateur regroupe une cinquantaine d’entreprisesLe montant levé par les start-up de l’IOT Valley s'élève à 162M€ par 13 start-up. L'incubateur affiche une belle croissance de ses effectifs : + 67%, soit 500 personnes à fin 2016. Enfin, l’IoT Valley voit cohabiter dans ses murs 19 nationalités.

Les trois nouveaux venus

Drust
Drust a été fondé en 2014 par Michaël Fernandez (CEO), Pascal Galacteros (COO) et Florent Pignal (CTO). Amis et anciens ingénieurs de PSA, ils ont travaillé pendant sept ans sur le développement des moteurs et véhicules avant de se lancer dans cette formidable aventure entrepreneuriale. Leur raison d’être ? Améliorer l’expérience des conducteurs au quotidien. Voilà pourquoi ils ont décidé de créer drust.io, une plateforme driver-centric qui connecte les conducteurs au coeur de leur voiture et au reste de l’écosystème automobile. drust leur fournit des services à valeur ajoutée via une application mobile pour qu’ils deviennent des acteurs intelligents de leur mobilité. En novembre 2016, la startup lance son premier produit, AKOLYT. Il s’agit d’un boîtier connecté à votre voiture et d’une application mobile ludique, disponible sur Android (et bientôt iOS). Elle permet de réduire jusqu'à 30% votre facture de carburant grâce à des conseils personnalisés et en temps réel. La solution permet d’améliorer ses performances de conduite, suivre ses économies et faire partie de la communauté des superdrivers.
La société emploie 25 collaborateurs
Plus d’informations sur www.drust.io

Nanolike
Nanolike est une entreprise innovante spécialisée dans le développement et la fabrication de nanocapteurs haute performance, miniaturisés et ultra-basse consommation. Pionnière dans l’utilisation industrielle des nanotechnologies appliquées aux capteurs, Nanolike se positionne en leader du marché des nanocapteurs. Nanolike a su se développer en France et à l'export (en remportant notamment le Grand Prix Export Marco Polo 2016 pour sa mission au Japon), dans de nombreux secteurs tels que l'aéronautique, le spatial, l'électronique embarquée ou encore l'internet des objets. Actuellement en forte croissance, elle compte parmi ses clients de nombreuses PME et ETI industrielles, mais également des grands comptes tels que Microsoft, Bosch, Renault, Engie. La société emploie 15 collaborateurs
Plus d'informations sur Nanolike : www.nanolike.com/
Plus d'informations sur les nanocapteurs : www.nanostraingauge.com/

Sales Tide
Sales Tide s’adresse aux grandes enseignes mondiales de distribution pour améliorer l’efficacité commerciale de leurs points de vente, leurs marges et la rentabilité de leur réseau. Outil indispensable d’une gestion quotidienne et prévisionnelle rigoureuse, Sales Tide est l'outil analytique moderne qui améliore la précision, la fiabilité, la rentabilité et les stratégies commerciales et promotionnelles grâce à la souplesse de l’objet connecté et à l’intelligence du Big Data. La société emploie 2 collaborateurs
Plus d’informations sur www.sales-tide.com



Par Daniel Benchimol, président du cluster numérique DigitalPlace et président du Conseil de Surveillance d'Eurogiciel.

Je me suis longtemps demandé si le concept de BIG DATA était une mode, un concept éphémère comme on en a connu un certain nombre en informatique ou, réellement une révolution ? Est-ce un eldorado qui nous conduit au graal qu'est la Donnée ? Les « chasseurs de données » sont-ils les mêmes que ceux qui cherchaient de l'or au far West ?

Comment en sommes-nous arrivés là ? Finalement c'est assez simple. Nous produisons, nous, en tant qu'individu mais aussi nos industries, des données en masse. On s'est ensuite demandé si nous pouvions en faire quelques choses, il fallait donc des calculateurs plus puissants mais aussi des analystes qui pouvaient construire des modèles mathématiques statistiques pour en tirer des lois statistiques. Mais pour vraiment peaufiner les modèles, on a bien compris que les données pouvaient être hétérogènes et mélangées, qu'on pouvait croiser, par exemple, des données environnementales, les combiner à des données sociétales ou culturelles, etc...

Pourquoi ne pas aller plus loin ? L'intelligence artificielle embarquée dans des « Machines Learning » pourrait faire mieux avec des algorithmes puissants. Elle pourrait faire du prédictif. Nous maîtriserions le temps et ce qui s'y passerait avec une probabilité forte, l'homme deviendrait maître de son destin... Soyons sérieux. Il y a vraiment deux mondes différents qui s'intéressent aux Big Data. Le monde des Industries et des Entreprises pour l'amélioration de leur business model (production, commercialisation) et ceux qui évoluent dans le B2C, qui doivent toucher les consommateurs comme vous et moi.

Dans le monde de l'entreprise

Dans l'industrie aéronautique, les essais en vol d'un avion produisent deux TéraOctets [1] (1000 milliards d'Octets) de données venant de plusieurs milliers de capteurs. Le Big Data permet d'analyser tous les dysfonctionnements à la vitesse des super calculateurs. Cela permet dès la conception de l'avion de comprendre les algorithmes à mettre en place qui feront de la maintenance prédictive permettant d'anticiper les pannes, et d'optimiser les heures de vol (une heure de vol coûte 10 à 12 000 $). Ainsi, on arrive à faire de l'analyse prédictive de maintenance d'un avion. Cela signifie, une meilleure efficience de la machine avec moins d'arrêts non programmés, une meilleure sécurité pour le passager et évidemment une meilleure optimisation financière avec une réduction des coûts. Cela permet aussi de changer complètement les modèles de commercialisation d'un produit. On peut ne plus vendre un avion mais le facturer à l'heure de vol. Cette meilleure maîtrise rendue possible par l'enrichissement de la connaissance, et par un meilleur traitement de la donnée, permet à ceux qui l'osent de 'disrupter' leur business model.

Dans l'industrie automobile

Cette industrie a bien compris l'avancée technologique que représente les Big Data. En effet, plusieurs enjeux sont à considérer. Nous voulons tout comprendre sur la voiture en tant que machine, tout analyser sur les types de conduites des conducteurs (interaction de l'humain avec la machine) mais aussi sur le comportement de la voiture dans son environnement afin d'établir les bases de connaissances indispensables à la voiture autonome. Le véhicule devient ainsi un objet connecté avec son environnement. Sans l'analyse et le traitement en temps réel de données massives intégrant des données hétérogènes et des données aléatoires, nous ne pourrions imaginer un seul instant que demain nous ne conduirons plus nos voitures. Nous serons à l'arrière avec nos tablettes en train de travailler.

Dernier exemple : l'Assurance

Les assureurs entrent dans une nouvelle ère de personnalisation de leurs offres, appuyées sur une analyse très fine des profils de risques de leurs clients. Pour ce faire, l'analyse de données massives leur permet de profiler une offre d'assurance auto en fonction de votre lieu de résidence, de votre façon de conduire, du nombre de km que vous faites, des statistiques météo du lieu où vous conduisez, de votre âge, etc... C'est ce qu'ils appellent le « Pay How You Drive ». Bien sûr, on peut considérer que les incitations au prix que peuvent faire les assureurs est un moyen de prévention pour réduire les sinistres, mais, que les assureurs aient accès à toutes nos données médicales comportent un vrai risque sur lequel je ne m'étendrai pas.

Même si tout le monde n'est pas encore prêt, les exemples sont nombreux et multisectoriels : 60 % des banques disent n'avoir pas encore quantifié la valeur potentielle apportée par l'investissement dans des outils de BIG DATA. Pour autant, il est indéniable de penser que nous sommes dans une démarche vertueuse qui créera de la valeur pour tout le monde.
Quelles conséquences pour les consommateurs ?

Parce que nous vivons connectés en permanence, nous ignorons à quel point nous produisons des données. Nous sommes non seulement utilisateurs d'internet mais aussi utilisés par Internet. Les données collectées à notre insu viennent de toutes les applications que nous avons sur nos smartphones et pour lesquelles nous avons accepté les Conditions Générales d'Utilisation sans les lire (73% n'ont pas lu une seule ligne et les 26% restant n'y sont restés que quelques secondes). Ces applications peuvent accéder à nos données, connaitre tout de notre vie, et conjuguées à la géolocalisation, enregistrer tous nos faits et gestes. Ainsi, une personne qui irait fréquemment (traçage GPS) à un centre anti-cancéreux aurait une forte probabilité d'être malade et pourrait avoir du mal à trouver une assurance. Au même titre, une jeune fille mineure s'est vue recevoir moult publicités pour femme enceinte. L'analyse prédictive a fait qu'elle a été identifiée comme telle. Le fait est, qu'elle était vraiment enceinte et que ses parents ne le savaient pas. Cela a fait scandale aux US.

Les « data brokers » (nom donné aux courtiers en données) peuvent revendiquer des fiches détaillées sur un nombre incroyable de personnes : 700 millions pour l'un des plus importants dans le monde. La donnée se vend entre 0,6 cts et 25 cts d'euros pour les plus complètes et l'industrie de la data devrait générer environ 21 Milliards d'euros en 2016 selon Gartner.

Mais comment ces données arrivent-elles à être dans les ordinateurs ? Simplement, par des moteurs de capture d'informations. L'étude Mobilitics de la CNIL et de l'INRIA montre que sur une période de 3 mois, certaines applications mobiles accèdent 700.000 fois aux données de géolocalisation venant du smartphone. Ainsi, il existe un avatar de chacun d'entre nous, notre « clone digital », qui en sait plus sur vous que vous-même car il a une mémoire infinie. Par exemple, il sait ce que j'ai acheté il y a deux ans, où je suis allé il y a 18 mois en vacances et combien de temps j'y suis resté. Mais le problème c'est que cet autre moi ne m'appartient pas.

Facebook a 1,79 Milliards d'utilisateurs actifs mensuel et 10 Milliards de messages envoyés chaque jour. Par conséquent Facebook dispose de 300 millions de Go de données stockées sur nous. Effrayant ! Avec ces données, il peut faire de l'analyse comportementale avec des outils algorithmiques pour savoir qui écoute quoi et où (cela peut orienter la tournée d'un artiste), qui comporte quel risque pour que les assureurs puissent moduler différemment leurs offres ou qui se comporte comment (politique, religion, sorties, loisirs, préférence sexuelle, ...), de telle sorte que des recruteurs peuvent aller loin dans le choix ou le refus d'un candidat. En 2015, Facebook a fait presque 18 milliards de dollars de chiffre d'affaire avec un bénéfice de 3,7 milliards de $ : la donnée rapporte.

Notre capacité d'acceptation de ce contexte s'accroit avec le temps mais aussi avec le progrès que les scientifiques apportent à la Société. En matière médicale, la techno-médecine, l'ingénierie génétique, ont permis de faire des sauts quantiques dans la connaissance de l'homme, grâce aux BIG DATA. La révolution des NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, Information, Sciences Cognitives) a permis de collecter et croiser d'énormes masses de données. Ces données sont traitées par des ordinateurs qui atteignent maintenant quasi l'ExaFlops (1 milliards de milliards d'opérations par seconde - en 1986 on était seulement à 1 Milliards par seconde). Cela, a permis entre autres, le séquencement de l'ADN et son stockage sur une clé USB et ce pour quelques centaines de dollars. Dans ce domaine, le prédictif est motivant : savoir qu'avec tel gène, nous avons une probabilité importante de développer un cancer à 50 ans. La tentation devient forte de 'corriger' le gène à risque.

Mais à qui appartient notre propre ADN ? De là, se pose toute la problématique de la manipulation génétique et des travers auxquels elle expose l'humanité. D'ailleurs, la France ne permet pas de confier son ADN à des sociétés comme 23andMe (créée par l'ex-épouse du fondateur de Google) ou Navigenics. C'est peut-être par crainte de cette étude faite en Europe du Nord où 10 à 24% des enfants n'étaient pas le fils ou la fille de leur père légal, tel qu'ils y figuraient sur l'état civil.

Des dérives existent déjà : la manipulation des idées par des techniques d'influence Les algorithmes repèrent sur les réseaux sociaux vos idées politiques ou sociétales et vous poussent les informations que vous souhaitez entendre pour vous conforter dans vos idées ou croyances. Les élections aux US en ont été la preuve flagrante. Des études ont analysé les tweets et certains étaient émis par des machines pour influencer l'électorat. Pire encore, Obama a répertorié des 'fakes', des informations fausses relayées par des communautés entières sur Facebook. Dans les trois derniers mois précédents les élections américaines, près de 20 histoires mensongères ont généré 8,7 millions de partages, réactions et commentaires sur Facebook. Sachant que 62% des adultes américains écoutent les news sur les media sociaux... Obama s'en est épanché à Mark Zuckerberg sans succès. D'ailleurs, un hackaton a été organisé à l'Université de Princeton pour créer un logiciel à base d'intelligence artificielle qui filtre les nouvelles en leur donnant par recoupement un label de vérification. Bien sûr, ce logiciel ne s'intéresse qu'aux faits, pas aux opinions. La société devient un puzzle de communautés d'êtres humains, séquencés par les technologies Big Data qui dégagent des tendances et modes de vie. De ces corrélations on déduira des tendances prédictives, et l'interaction que l'homme aura avec les objets connectés renforcera la fiabilité de la prédiction.

Bill Gates disait : « On surestime toujours les changements qui se produiront dans les deux prochaines années et on sous-estime ceux qui se produiront dans les dix suivantes. Ne vous laissez par bercer par l'inaction. » Il faut donc agir dans le sens du progrès en se prémunissant de toutes les dérives sur ce qui est d'ordre privé « privacy ». Car la vie privée de chacun est le fondement d'une société libre. C'est un acquis sur lequel il ne faut pas transiger. Alors, dans ce dataclysme soyons vigilants.


La Journée nationale de Villes Internet, association transpolitique d'élus locaux rassemblés
autour du thème de l'Internet citoyen, s'est déroulée à Lille ce mercredi et a démontré une réelle
dynamique. "La participation des communes françaises au label Territoires, Villes et Villages
Internet 2017 montre une répartition homogène des structures des villes, villages et EPCI par le
nombre d'habitant et l'implantation géographique sur toutes les régions y compris les
périphériques", observent les organisateurs.
"Le  niveau général du palmarès est en progression comme chaque année depuis sa création. On peut constater que  de plus en plus de services publics numériques locaux sont rendus en France. Le nombre d'acteurs impliqués est croissant dans chaque territoire. La principale action nouvelle observée par Villes Internet est l'émergence d'instances participatives dédiées à l'internet citoyen et à l'implication des élus, des agents, des acteurs locaux et des citoyens dans les politiques publiques numériques."

Jean-Vincent Placé, Secrétaire d'État chargé de la Réforme de l'État  et de la Simplification, a remis les labels 2017 parmi lesquels figure plusieurs communes d'Occitanie. Agen (Lot-et-Garonne) recueille "5@". "Les labellisées 5@ sont reconnus pour leur volonté réalisée d'une approche  transversale de la modernisation  services numériques rendus : la tendance est de mettre en place les mêmes outils techniques numériques pour tous les "silos" administratifs. Ces silos deviennent de fait plus diffus, horizontalisés, et les collectivités progressent dans une production administrative plus collaborative et un service aux habitants plus accessible", détaille l'association organisatrice. Tarbes (Hautes-Pyréées) est distinguée par le label 4@ ; Castelnaudary (Aude) a 3@ tout comme Frontigan (Hérault). Trèbes (Aude) confirme son label 1@ remporté en 2016.








Par Annabelle Richard et  Guillaume Morat, Avocats – Pinsent Masons France LLP

La Commission européenne a publié le 10 janvier 2017 une proposition de règlement relatif à la vie privée et aux communications électroniques.

La régulation des « cookies », ces fichiers déposés sur le disque dur d'un utilisateur par le serveur du site qu'il visite à des fins – par exemple – d'identification / authentification, de mesure d'audience ou de publicité ciblée, devrait prochainement évoluer sous l'empire de cette proposition de règlement.

La réglementation actuelle

Cette proposition de règlement est destinée à remplacer la directive 2002/58/CE du 12 juillet 2002 (dite « directive vie privée et communications électroniques ») qui avait été modifiée par la directive 2009/136/CE du 25 novembre 2009 puis transposée en France en 2011.

En l'état de la réglementation actuelle, les traceurs (cookies ou autres) ne peuvent être déposés ou lus sur le terminal d’un internaute tant que celui-ci n’a pas donné son consentement préalable, à l'exception des cookies ayant pour finalité exclusive de permettre ou de faciliter la communication par voie électronique et les cookies strictement nécessaires à la fourniture d'un service expressément demandé par l'utilisateur (e.g. les cookies de paniers d'achat pour les sites de e-commerce, les cookies identifiant de session pour la durée d'une session, etc.).

Ces informations sont notamment regroupées, conformément aux recommandations de la Commission nationale de l'Informatique et des libertés (Cnil), sur un bandeau s'affichant automatiquement dès l'arrivée sur le site et qui doit notamment préciser les finalités des cookies utilisés, la possibilité de s'y opposer et le fait que la poursuite de la navigation vaut accord pour l'installation et la lecture de cookies.

Les apports de la proposition de règlement

Les autorités européennes ont constaté que la réglementation actuelle serait tout à la fois excessivement contraignante pour les éditeurs de site web ou d'applications mobiles et inefficace pour les utilisateurs.

Cette nouvelle proposition de règlement innove concernant les modalités de consentement en permettant le recueil du consentement de l'utilisateur en amont via le paramétrage de son navigateur lorsque cela est techniquement possible et réalisable.

L'objectif consiste à ne plus contraindre les internautes de répondre sans cesse à des demandes d'autorisation liées au dépôt des cookies alors que celles-ci sont généralement accordées de manière automatique sans en mesurer la véritable portée.

Faut-il en conclure que l'obligation de recueil de consentement ne pèse désormais plus que sur le logiciel de navigation ?

C'est ce qui semble ressortir de la proposition de règlement mais encore faut-il que cela soit "techniquement possible et réalisable".

La Cnil s'était d'ailleurs déjà exprimée sur le paramétrage du navigateur comme mode de recueil du consentement pour les cookies et avait relevé que les paramètres du navigateur ne permettaient pas, en l'état actuel de la technique, de gérer des technologies autres que les cookies HTTP et qu'ils ne pourraient être satisfaisants s'ils permettaient de gérer d'autres technologies (e.g. les pixels invisibles, les cookies flash, ou les techniques de fingerprinting).

De notre point de vue, cette nouvelle proposition doit être accueillie favorablement ne serait-ce que parce qu'elle permettrait d'alléger les obligations incombant actuellement aux éditeurs de site web ou d'applications mobiles.

Toutefois, cette proposition nous semble relativement complexe à mettre en œuvre dans la mesure où une majorité de personnes concernées pourraient être tentées de refuser par défaut certains cookies alors qu'elles auraient pu les accepter au cas par cas.

En outre, ce nouveau système nécessiterait de paramétrer chaque logiciel de navigation sur chaque appareil (PC, tablette, Smartphone, etc.) et ne serait pas véritablement rattaché à un "compte utilisateur".

Par ailleurs, la proposition de règlement prévoit, par l'effet d'un renvoi aux dispositions du règlement dit "GDPR" (applicable à partir du 25 mai 2018), que l'internaute devra pouvoir retirer son consentement à tout moment et en être informé lors du recueil de son consentement.

Le texte exclut enfin de l'obligation de consentement l'ensemble des cookies dits "non intrusifs", c'est-à-dire les cookies d'analyse et de fréquentation de site, élargissant ainsi la liste des exceptions actuelles.

En tout état de cause, un travail de pédagogie sera nécessaire pour accompagner l'application de cette nouvelle proposition de règlement mais celle-ci est encore susceptible d'évoluer.

La société Dentsu Consulting vient de réaliser un baromètre inédit qui mesure présence numérique des départements. Le baromètre s'est concentré dans sa 1ère édition sur 3 dimensions d'analyse et 21 critères pour établir le niveau de présence numérique (site web, réseaux sociaux) des conseils départementaux comme signe de la réinvention du modèle des relations administrations/administrés.

"Le baromètre fait un premier constant rassurant pour les Départements de petite taille, aux budgets plus limités : le succès d'une stratégie digitale est davantage une affaire de reflexes que de moyens.  En effet, les départements qui ont les budgets les plus importants ne sont pas les plus actifs", explique Victor Boury, de Dentsu Consulting, qui estime que "dans l'ensemble, les départements français ont bien pris le premier virage numérique opéré depuis le début des années 2000".

Ainsi, "tous les départements possèdent un site fonctionnel et proposent un niveau d'information très complet, et bénéficient d'un référencement parfait sur Google (30% arrivent en 1er résultat et 97% en première page de résultats). L'intégration des réseaux sociaux est en marche pour bon nombre de départements qui mettent en valeur leur activité sociale directement sur leur site grâce à un fil en temps réel."

Des sites responsive

Face à l'essor du mobile, et des usages qui en découlent, les départements ont progressivement adapté leur écosystème digital : sites web « responsive », travail sur l'ergonomie des sites (en mosaïques pour les plus réussis), utilisation accrue de la photo et de la vidéo… Des améliorations peuvent être apportées pour adapter les contenus mis à disposition aux types des populations cibles et à leur contexte de recherche : géolocalisation, âge, catégorie professionnelle etc.

Ere de la conversation

Dentsu Consulting constate enfin un passage de l'ère de l'information à celle de la conversation pour plus de 10 départements. Ce constitue le premier pas d'une évolution dans la relation des Départements avec leurs administrés, proposant davantage de dispositifs d'échanges citoyens, avec notamment l'utilisation de plateformes développées en partenariat les principaux acteurs de la Civic Tech française (ex : GOV).


Trois départements d'Occitanie distingués
  • le Gard est le département qui a le mieux réussi l'intégration des réseaux sociaux sur son site web. "En adoptant un ton résolument décontracté sur les différents réseaux sociaux, le Gard interpelle les visiteurs de son site web".
  • le Lot est le département qui a le meilleur taux d'engagement sur les réseaux sociaux, suivi par la Lozère. "Le taux d'engagement (ou d'interaction) mesure la disposition des internautes à interagir avec les contenus proposés par les départements sur les réseaux sociaux. Avoir un fort taux d'engagement est un signal important : il démontre la qualité d'une stratégie digitale"