Le club de la presse d'Occitanie lance un appel pour la défense de la liberté de la presse



Le club de la presse d'Occitanie vient de lancer un appel à la mobilisation en faveur de la liberté de la presse. Cet appel fait suite, notamment, aux nombreux incidents qui ont émaillé la campagne électorale présidentielle au cours de laquelle des journalistes ont été insultés et parfois agressés physiquement.

"Depuis sa création, la défense de la liberté de la presse constitue une préoccupation constante pour le Club de la presse Occitanie. Mais en plus de 32 ans, jamais il n'a été relevé autant de failles et de pratiques liberticides dans notre région", explique le club.

Cellule de veille

"En raison des agressions récentes envers plusieurs journalistes, véritables entraves à l'exercice de leur métier et plus généralement à notre droit à l'information, le Club a décidé de répondre par un acte fort pour réagir face à ce climat inquiétant. En créant une cellule de veille, pour échanger avec des élus et des journalistes régionaux volontaires, le Club de la presse Occitanie a provoqué une démarche concertée pour ne pas laisser ces dérives sans réponse."

Le Club de la presse d'Occitanie a donc décidé de rédiger une tribune et de lancer un appel à une mobilisation confraternelle déjà signé par quelque 110 personnes, journalistes, syndicats de journalistes, dirigeants de médias et parlementaires. "Son objectif est de sensibiliser nos représentants mais aussi le grand public, afin de faire cesser ces dérives. Elles sont non seulement inacceptables mais aussi dangereuses pour notre démocratie."

La tribune est à lire ici : https://www.clubpresse.org/article/132-tribune-du-19-avril-2017

Agressions et incidents
Pour rappel, parmi les cinq agressions recensées en moins de deux mois.
Le 10 février, à la suite de l’interpellation de 2 personnes qui projetaient de faire un attentat, un JRI et une journaliste de Midi Libre ont été violemment pris à partie à Marseillan et ont dû se réfugier chez des locaux en attendant le Peloton de Surveillance et d'Intervention de la Gendarmerie.
Des journalistes de France 2 et France 3 ont aussi été menacés sur place.
Le 23 février, une journaliste de France Bleu Hérault a été agressée par une vingtaine de jeunes alors qu'elle couvrait une manifestation à Montpellier.
Plus grave encore, les trois suivantes ont été perpétrées dans le cadre électoral, par des représentants de notre République ou leur staff :
Le 2 mars, pendant le meeting de François Fillon à Nîmes, deux photoreporters ont été malmenés par les policiers du service de sécurité et expulsés alors qu’ils étaient accrédités.
Le 9 mars, lors d’une réunion publique de soutien à François Fillon dans les Pyrénées-Orientales, une journaliste a été prise à partie et humiliée publiquement au sujet de son métier et questionnée sur son intégrité.
Le 19 mars, une journaliste de TF1 s'est faite insultée sur les réseaux sociaux par le maire (manifestement misogyne de surcroît) de la Salvetat sur Agout, après le départ en trombe de Nicolas Dupont Aignan du plateau.

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