Par Mathieu Pierard, Security Product Manager, Exclusive Networks


Votée le 27 avril 2016, la RGPD - Règlement général sur la protection des données - entrera en vigueur le 25 mai 2018. La réglementation laisse ainsi un peu plus de deux ans aux entreprises pour se mettre en conformité et adopter de bonnes pratiques en termes de sécurité informatique et de protection des données personnelles. Pour des organisations qui n’ont pas l’habitude de faire de la sécurité par défaut une priorité, la RGPD impose un chantier qui peut être colossal. À moins d’un an de l’échéance, les entreprises françaises sont à la traîne.

RGPD : la sécurité au premier plan

Aujourd’hui, chaque pays a sa propre législation plus ou moins stricte sur l’utilisation des données personnelles. Avec la multiplication des fuites de données suite à des attaques (Yahoo, Sony, TalkTalk, etc.), ou des manipulations de grandes entités comme les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon), la nécessité d’agir est globale. C’est tout l’intérêt de la RGPD, la première mesure supranationale qui régule l’utilisation des données personnelles pour les entreprises et les institutions privées ou publiques. Visant à homogénéiser la réglementation déjà existante, la RGPD sera appliquée de façon systématique aux 28 membres de l’union Européenne, sans mesure « à la carte ».

La réglementation impose de nombreuses contraintes pour les entreprises. En effet, la RGPD encadre l’utilisation des données personnelles et redonne le pouvoir au consommateur en lui offrant le droit d’accéder aux informations qui le concernent, le droit à l’oubli, le droit à la portabilité et un droit d’opposition. Des mesures d’autant plus importantes que les données sont utilisées par les entreprises dans le cadre d’une relation commerciale ou d’une démarche marketing. La RGPD restitue ainsi la propriété des données aux citoyens, et non plus aux entreprises.

Néanmoins, au-delà de ces deux axes majeurs, la RGPD vient surtout placer la sécurité informatique au centre des préoccupations des entreprises. Alors qu’elle a toujours été appréhendée comme une contrainte pour les comités directeurs, ces derniers n’ont désormais plus d’autre choix que de l’intégrer par défaut à chaque projet – une règle de bon sens s’il en est. Le coût humain et technique de cette sécurité, les process qu’elle impose, les nouveaux outils et les formations qu’elle nécessite rendent la RGPD impopulaire auprès des entreprises. Néanmoins, celles-ci gagneront à investir dans ce profond changement sur le long terme.

Qui est concerné et que risquez-vous ?

Cette nouvelle réglementation s’adresse aux organismes publics et privés qui traitent, manipulent, gèrent ou stockent des données personnelles des citoyens européens. D’une part, elle a vocation à renforcer la législation en matière de protection des données personnelles et, d’autre part, à l’harmoniser au sein de l’Union Européenne. Il s’agit également, à l’heure où le numérique et la mobilité explosent, de protéger les individus contre la manipulation potentiellement malveillante de leurs données.

De fait, le 25 mai 2018, toute organisation manipulant des données à caractère personnel de résidents ou citoyens de l’Union Européenne devra s’être conformée à cette réglementation qui s’inscrit dans la programme de « Marché unique numérique ». De quoi faire plier, entre autres, Google et Amazon ? Il vaudrait mieux. En effet, en cas de non-respect de la réglementation, la RGPD prévoit une sanction dont le montant pourrait culminer jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel ou 20 millions d’euros, le chiffre le plus élevé étant retenu.

RGPD : 2 priorités pour l’échéance mai 2018

La mise en place de mesures visant à se conformer à la RGPD est un chantier chronophage et onéreux pour les entreprises. Néanmoins, si le coût de la mise en œuvre de ces changements nécessaires sont élevés, ils permettent d’améliorer la gestion des données internes et externes, d’alléger les bases de données et de parfaire la documentation. Un investissement qui devrait pousser les entreprises réfractaires à gagner en efficacité et en productivité.

Pour s’assurer d’être prêt le jour J, deux priorités sont à respecter. D’une part, un nouveau profil exigé par la réglementation doit être créé. Un Délégué à la Protection des Données (DPO) devra ainsi veiller à la bonne application de la RGPD dans l’entreprise, en reportant directement au comité directif.
D’autre part, les entreprises qui ne l’ont pas encore fait doivent sans tarder réaliser un audit d’impact sur la protection des données, afin de faire un état des lieux de leur sécurité. Où sont stockées les données manipulées ? Quels process mettre en place pour les sécuriser ? Comment intégrer la sécurité par défaut à l’ensemble des projets ? Voilà les questions qu’il devient désormais urgent de se poser avant de se lancer dans cette grande transformation dont les étapes varient selon les entreprises, leurs besoins et leurs activités.

L’échéance est très proche. Les changements chronophages exigés par la réglementation RGPD devront désormais être actés dans moins d’un an : il est temps, pour les entreprises, de dépasser la phase d’évaluation d’exposition aux risques et d’activer progressivement ces nouveaux process pour éviter toute pénalisation dès le 25 mai 2018. Compte-tenu de l’importance des enjeux et des sanctions en cas de non-respect de la réglementation, les entreprises, notamment celles qui traitent un important volume de données à caractère personnel, ont tout intérêt à bien s’entourer pour faire de la sécurité LA priorité.


Par Matt Cain, PDG, Couchbase

Si vous deviez entrer dans une salle de réunion ces jours-ci, tout en haut de la plupart des ordres du jour, vous trouveriez le sujet de la transformation numérique. La raison en est simple : elle représente la survie des entreprises d'aujourd'hui centrées sur le client. Les entreprises du monde entier essaient d'utiliser les technologies numériques pour se rapprocher de leurs clients et faire évoluer leurs modèles commerciaux. D'un côté, on trouve les entreprises innovantes telles que Google et Airbnb, qui ont poussé et prospéré dans l'économie numérique et qui perturbent des secteurs entiers et façonnent de nouveaux marchés. D'un autre côté, il existe des entreprises bien connues comme Jaeger qui n'ont pas réussi à franchir le cap du numérique et sont depuis devenues des mises en garde pour les chefs d'entreprises. Les 99,99 % restants des organisations d'aujourd'hui sont quelque part au milieu, entre le marteau et l'enclume, essayant désespérément d'atteindre le bon côté de ce spectre, tout en évitant de glisser vers l'autre.

Mais la « transformation » est plus facile à évoquer qu'à réaliser. Notre récente étude, où nous avons interrogé les leaders numériques chargés de la conduite de ces projets, le montre sans équivoque. Malgré une dépense moyenne de près de 5 millions de livres sterling par an pour les transformations numériques dans l'entreprise, neuf projets sur dix ne remplissent pas leurs objectifs, et il ne faut pas chercher loin pour trouver des exemples concrets de cette tendance. Le célèbre échec du projet numérique de la BBC a coûté près de 100 millions de livres sterling payées par la redevance, sur une période de 5 ans, et a conduit à une condamnation générale. Plus récemment, le détaillant de mode, Jaeger, a fait faillite cette année en raison de sa propre - et nécessaire - tentative de transformation numérique.

Les entreprises sont dans une situation précaire. Les transformations sont difficiles et souvent coûteuses. Beaucoup échouent. Mais ne rien faire représente un risque presque certain vers l'extinction de l'entreprise. De nombreuses entreprises ont vu leur secteur entier changer et devenir méconnaissable, apparemment du jour au lendemain. Ils ont perdu du terrain au profit de concurrents anciens et nouveaux, et ont perdu contact avec leurs bases de clientèle principales, qui veulent autre chose, ailleurs. Ils peuvent comprendre le besoin urgent de changement, mais l'adaptation réussie à ce monde tourné d'abord vers le numérique s'est avérée être une tâche insurmontable pour beaucoup.

Pour les entreprises dans cette situation, le temps presse. Notre étude montre également que les organisations qui ne suivent pas les efforts de transformation numérique de leurs rivaux doivent s'attendre à faire faillite ou à être absorbées par un concurrent dans les 5 ans et 80 % disent que leurs propres organisations courent déjà le risque de se faire distancer par leurs rivaux. Mais il y a de l'espoir. Heureusement, la même étude indique comment les entreprises peuvent éviter un sort similaire grâce à un consensus généralisé de ce qui constitue un projet de transformation numérique réellement réussi : une meilleure implication et une meilleure expérience pour les clients.

En bref, les projets de transformation numérique qui se concentrent sur les mauvaises choses - comme mieux, plus fort, plus rapidement - atténuent juste le problème majeur. Après tout, un beau site web ne sert pas à grand-chose s'il ne maintient pas l'engagement de ses clients et ne les fait pas revenir pour en avoir plus (en supposant tout d'abord que les services sous-jacents répondent aux attentes des clients). Nous avons vu cela au sein du e-commerce où des organisations comme Amazon ont fondamentalement changé les attentes des consommateurs en facilitant les achats en ligne et en les rendant plus pratiques que jamais. Les clients s'attendent de plus en plus aux achats en un clic, aux retours gratuits, aux commentaires des clients, aux options d'« achat à nouveau », à Apple Pay et à la livraison le jour même. Les nouvelles idées qui ont constitué par le passé l'apogée du service à la clientèle sont rapidement devenues la nouvelle norme, invariablement rendues possibles par les progrès technologiques.

En tant que tel, la bonne approche de la transformation numérique est celle qui permet aux entreprises d'adopter constamment de nouvelles technologies qui s'harmonisent avec les attentes toujours croissantes des consommateurs pour révolutionner l'expérience client. C'est celle qui crée des interactions exceptionnelles entre les entreprises et les clients - pas seulement des transactions. Et c'est celle qui peut faire la différence entre être la réussite et la faillite dans les 5 ans à venir. Parfois, il vaut mieux être coincé entre le marteau et l'enclume que de n'être nulle part du tout.


La Catalogne pourrait organiser le 1er octobre prochain un référendum portant sur son indépendance. La Dépêche du Midi a voulu savoir, à travers une série d'articles publiés du 8 au 12 août, quelles étaient les forces et les faiblesses de cette grande région européenne.

L'enquête explore ainsi les domaines de l’économie, de la culture, du sport, de la langue, de la politique, etc. Les correspondants du journal à Barcelone Henry de la Laguérie, et à Madrid Julien Cassan ont rencontré les personnalités qui éclairent les enjeux de l'indépendance.

Pour retrouver les articles de la série mais aussi des photos inédites et des infographies, consultez le long format multimédia en cliquant sur l'image ci-dessous :


Six mois après la publication de ses prédictions pour l’année 2017, l'éditeur de logiciels de sécurité ESET revient sur les tendances essentielles : la multiplication des attaques sur mobiles et les objets connectés (IoT), l’élargissement des cyberattaques aux gamers, la protection de la vie privée des utilisateurs et les cybermenaces sur le secteur de la santé. En voici un extrait.

Les mobiles, de plus en plus infectés
Sur la plateforme Android, de janvier à mai 2017, 255 failles de sécurité ont été découvertes. Il s’agit de près de la moitié du nombre total de failles de l’année 2016. Pour les codes malicieux, 300 nouveaux échantillons de malwares Android sont découverts en moyenne chaque mois […]. De plus, 224 failles de sécurité ont été signalées en mai 2017 sur la plateforme iOS, soit 63 de plus qu’en 2016. Parmi elles, 14% sont considérées comme critiques.

L’industrie du jeu vidéo
Les informations et profils des joueurs sont devenus de plus en plus précieux. Le nombre de trafics mondiaux de données s’est considérablement intensifié. Malgré les récents dépôts de plainte des fabricants tels que Microsoft, les fraudes continuent […]. ESET a découvert en 2017 un nouveau type de ransomware, le rensenware : au lieu d’exiger une rançon financière, il demande à la victime de jouer jusqu’à obtenir un score élevé, le niveau « lunatic ».

Protéger la vie privée des utilisateurs, un enjeu mondial
Le RGPD (GDPR en anglais) garantit le droit à l’oubli, le retrait des informations et la portabilité des données. Parallèlement, la Chine a également adopté une nouvelle loi […]. Ainsi, de nombreux efforts sont faits à l’échelle internationale afin de légiférer les droits des utilisateurs concernant leur vie privée.

La santé, secteur cible numéro 1
ESET avait prédit que la transformation digitale du secteur de la santé attirerait les cybercriminels. Doit-on s’inquiéter du traitement de nos données par les professionnels de santé ? […] En 2017, certains hôpitaux européens notamment du Royaume-Uni (dont 48 services de santé publics) ont dû suspendre leurs services et quelques dispositifs médicaux suite à l’infection de leurs systèmes par des malwares.



Le géant américain de l'internet Google lance aujourd'hui en France la commercialisation de son enceinte connectée intelligente Google Home. Disponible aux États-Unis depuis fin 2016, cet appareil piloté par la voix, vendu 149 €, ouvre ainsi la bataille des constructeurs pour la conquête d'une nouvelle dimension numérique. Avant Google, Amazon a lancé fin 2015 outre-Atlantique son enceinte connectée Echo qui fonctionne avec l'assistant Alexa. Le géant du cybercommerce a déjà écoulé environ cinq millions d'exemplaires de son enceinte qui ne devrait pas arriver en France avant 2018. Apple est aussi sur les rangs avec son Home Pod fonctionnant avec l'assistant vocal Siri. Vendu 349 €, il devrait être commercialisé en fin d'année. Microsoft, Facebook, Samsung : tous réfléchissent à de tels appareils qui constituent à la fois de véritables leviers de croissance mais aussi la possibilité de pénétrer au cœur des foyers. Orange a lui aussi annoncé en avril dernier lors de son Hello Show à Paris qu'il planchait sur sa propre enceinte connectée, Djingo, avec l'opérateur allemand Deutsche Telecom. L'enceinte d'Orange devrait sortir elle aussi en 2018.



Pour apporter un maximum de services aux utilisateurs de son enceinte, Google a signé une quinzaine de partenariats avec des services d'écoute de musique (Deezer, Spotify) des médias (France info), ou encore des industriels comme Philips et ses ampoules connectées Hue. Après la révolution du smartphone, c'est donc bien une nouvelle étape qui se dessine avec, bien sûr, ses enthousiasmes et ses craintes suscitées par ce qui est au cœur de ces enceintes : l'intelligence artificielle. Prouesse technologique qui n'en est qu'à ses débuts, l'IA soulève des questions de sécurité et d'éthique. Permettra-t-elle une amélioration de la vie de l'homme ou représentera-t-elle une menace potentielle à l'image de Hal, l'IA qui allait causer la perte des spationautes du film «2001, l'odyssée de l'espace» ?

Le débat enflamme philosophes, scientifiques… et industriels. Une passe d'armes a ainsi opposé le PDG de Facebook Marck Zuckerberg au patron des voitures électriques Tesla et de Space X, Elon Musk. Le premier voit dans l'IA une formidable opportunité quand le second estime qu'il y a urgence à réglementer une menace potentielle pour l'Homme…

Gilles Drieu"Nous lui avons appris chocolatine"
Parmi tous les projets d'Alphabet, la maison mère de Google, l'enceinte connectée Google Home, commercialisée en France aujourd'hui, représente un produit capital pour le groupe américain. Ce projet a été piloté par un Français né à Tarbes, Gilles Drieu. Pour La Dépêche, ce brillant ingénieur revient sur son parcours et sur les enjeux de Google Home.
Comment passe-t-on des Hautes-Pyrénées à la Silicon Valley ?
J'ai grandi dans le Sud-Ouest, j'ai fait mes études d'ingénieur. Je suis diplômé des Mines de Paris, spécialisé en mathématiques et en 1997, j'ai décidé de déménager vers la Silicon Valley. J'ai commencé à travailler dans une start-up pendant trois ans puis j'ai travaillé avec de plus grosses sociétés comme Adobe pendant six ans puis Apple pendant quatre ans. J'ai rejoint Google en 2014 pour intégrer l'équipe Nest puis l'équipe Google Home. Je me suis occupé de la partie logicielle de ces produits.
Google est le premier à lancer en France une enceinte connectée intelligente. La «francisation» du produit a-t-elle été le plus gros obstacle ?
Google Home est une enceinte connectée, intelligente et activable par la voix grâce à l'assistance Google. Celle-ci est basée sur des technologies d'intelligence artificielle. Les parties les plus difficiles étaient pour nous de rendre l'assistant Google français. Il fallait qu'il comprenne le langage français, qu'il le parle mais aussi qu'il comprenne la culture française. Toutes ces choses que nous tenons pour acquises car nous les avons apprises depuis que nous sommes nés, nous avons dû les apprendre à Google Home. Cet apprentissage sera ensuite continu au fur et à mesure que les utilisateurs interagiront avec Google Home.
Vous avez dû apprendre à Google Home des locutions bien françaises ?
Exactement, il a fallu lui apprendre par exemple les nuances entre pain au chocolat et chocolatine, ou encore des expressions du Nord… Bref, toute la subtilité propre à notre culture.
Quel avenir se dessine avec ce type d'appareil ? La voix sera-t-elle la nouvelle interface entre l'homme et la machine ?
Ce que nous avons observé c'est, après plusieurs années de travail, la convergence de plusieurs technologies : intelligence artificielle, apprentissage automatique, analyse du langage naturel. Nous sommes arrivés à un point de basculement où ces technologies peuvent s'allier pour rendre service aux utilisateurs dans des contextes différents. Par exemple au sein de la maison, lorsque l'on utilise ses mains pour faire la cuisine, il est pratique de pouvoir interagir par la voix avec Google Home et avec les objets connectés compatibles (lumières Philips Hue, thermostat Nest…). L'assistant Google est déjà sur les smartphones, les montres connectées, la télé : on peut imaginer tout un univers d'endroits où il peut apparaître.
Certains s'inquiètent de la protection de la vie privée. L'enceinte écoute-t-elle tout dans la maison ?
La vie privée est un sujet extrêmement important pour Google, que nous traitons avec la plus grande vigilance. Il n'y a qu'un bouton sur l'enceinte qui permet de couper les micros et des voyants lumineux permettent de vérifier cela. Ensuite, toutes les requêtes faites par Google Home sont transcrites seulement après que les mots-clés «OK Google» sont détectés localement. Avant que cette phrase ne soit prononcée, rien n'est enregistré et tout est effacé. Une fois qu'on l'a prononcée, la question est transmise à nos serveurs et toutes les requêtes peuvent ensuite être effacées par l'utilisateur à tout moment.
Google Home constitue un saut technologique, ne faudra-t-il pas un saut culturel pour que les utilisateurs adoptent de tels dispositifs pilotés par la voix ?
Notre objectif est effectivement d'aider les utilisateurs à franchir cette évolution culturelle et pour cela, nous nous focalisons sur l'expérience utilisateur. Google Home est designé pour la maison afin que les gens assimilent cet appareil dans leur vie de tous les jours avec une garantie de sécurité des données personnelles. Nous pensons que qualité et respect de la vie privée sont deux éléments essentiels du succès.


Le lancement de la 14e Conférence Internationale des FabLabs FAB14, qui se tiendra en juillet 2018 à Toulouse, va faire l'objet ces 3 et 4 août 2018 d'un lancement officiel à Santiago du Chili où se déroule la FAB13. A un an de l'échéance, cette passation de pouvoirs formelle entre le Chili et la France, permet de souligner la montée en puissance de Toulouse dans le domaine du numérique.

"Le FAB14, qui se déroulera du 16 au 22 juillet à Toulouse rassemblera plus de 1 000 Fablabs venus du monde entier, pour la 1ère fois en France. Ce rendez-vous entre en résonance avec l'entrée, en août 2016, de Toulouse Métropole dans le réseau international restreint des FabCity, avec sa démarche Smart City. La collectivité a ainsi rejoint un groupe de 11 métropoles internationales comme Barcelone, Boston, Cambridge ou encore Amsterdam et Paris, confortant ainsi le rayonnement de l'innovation et du savoir-faire toulousain à l'international", explique Toulouse Métropole mercredi 2 août.

"2018 verra Toulouse accueillir FAB14, le rassemblement mondial des fablabs, qui reçoit des dizaines de milliers de visiteurs. Organisé à Boston en 2015 et à Shenzhen en Chine l'an passé, il se déroule en ce moment à Santiago du Chili où aura lieu la passation vers la France pour juillet 2018. Cette manifestation, une semaine après l'EuroScience Open Forum, confirmera le rayonnement international de Toulouse et notre statut de Métropole des sciences et de l'innovation » a déclaré Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole.


La ville rose avait obtenu l'organisation de la FAB14 après que  Artilect, qui portait la candidature de la France, a été choisi. Cet évènement, qui se déroule chaque année dans une ville différente (Boston en 2015, Shenzhen en 2016, Santiago du Chili en 2017), attire plusieurs milliers de visiteurs. FAB14 sera suivi dans différentes villes de France par des FabLabs Festival, puis à Paris par le FabCity Summit la semaine suivante.

"Ce label vient conforter l’engagement de la Région pour le développement des Fablabs et de l’économie numérique" avait indiqué Carole Delga, présidente de la Région Occitanie lors de l'attribution à Toulouse. C’est la première fois que ce label est attribué à une région française.





Par Thomas Bourgeois, Président-Directeur Général de Dhatim

La campagne présidentielle 2017 a permis de mieux appréhender les enjeux économiques liés à la nécessité impérieuse de réduire les dépenses de l'Etat et d'accompagner la montée en compétitivité et en innovation de notre industrie. Dans cette perspective, l'Intelligence Artificielle, prélude à un nouveau paradigme, est vouée à jouer un rôle décisif. La récente mise en place de la DSN a permis, à cet égard, de familiariser les entreprises avec une toute nouvelle génération d'assistants digitaux intelligents, source d'optimisation des processus et de gain de compétitivité.

L'économie au cœur de la campagne présidentielle
Rarement une élection présidentielle n'a autant fait participer les électeurs à la gestion de notre dette et à la manière de réduire nos déficits. Avec un secteur industriel, laminé par les délocalisations, qui a su capter l'attention de certains candidats, la compétitivité de notre industrie et, plus largement, l'économie s'est invitée au cœur des débats. L'opportunité nous a donc été donnée, notamment lors du débat du deuxième tour, d'assister à la vulgarisation de certaines notions que nous avions oubliées depuis l'Université comme « la place de l'Etat dans la régulation des acteurs économiques », « le protectionnisme et les barrières douanières » ou même « de l'écu à l'euro : l'évolution des échanges monétaires européens ». Vous avez dit pédagogie ?

Les économies budgétaires : cheval de bataille de deux « grands candidats »
Jamais les citoyens n'auront été autant éduqués à la nécessité de renforcer notre compétitivité, élément essentiel pour devenir un acteur global fort, aux côtés de nos partenaires européens et mondiaux.  L'autre fait marquant est la manière dont les économies budgétaires, notamment au premier tour, ont été placées au cœur même des débats. La capacité à redresser les finances de notre pays a été utilisée comme un cheval de bataille majeur par deux des « grands » candidats. Des infographies, publiées dans la presse, ont même classé les candidats selon le niveau d'économies publiques qu'ils se proposaient de réaliser au long de leur quinquennat.

Du choc de simplification à la DSN
Ces préoccupations ne sont pas nouvelles. Au travers du choc de simplification, lancé en 2013, l'Etat a choisi de faire de la diminution de la complexité administrative et normative un outil au service de l'amélioration de la relation avec les citoyens et compétitivité des entreprises. Entrée en vigueur en janvier 2017, après une année de phase pilote, la DSN ou déclaration sociale nominative veut simplifier la gestion annuelle des entreprises. Côté entreprise, la mission est complexe car elle conduit les DRH à contrôler chaque mois, pour chaque employé, un volume de données beaucoup plus important, de l'ordre du million de lignes d'écritures. Autre écueil, contrairement aux procédures de simplifications précédentes, le défi de la simplification est ici à double tranchant : chaque donnée erronée étant passible d'une amende de dix euros, en cas de redressement, les entreprises s'exposent à des pénalités exponentielles.  

Un nouveau paradigme technologique transformer la DSN en opportunité
La DSN serait-elle un Game Changer ? Peut-être bien car elle préfigure un changement de paradigme où la complexité et l'échelle des données contraignent le gestionnaire RH, pour être efficace, à capitaliser sur une assistance d'outils de nouvelle génération. Dans ce domaine, le potentiel de l'Intelligence Artificielle de machine learning, couplé au Big Data, est gigantesque. Avec ces outils, ce sont des milliards de lignes de données, inaccessibles à l'être humain de par leur nombre et leur diversité, qui deviennent exploitables. En comprenant les données dans le détail, les robots logiciels réalisent des millions de contrôles et d'actions par jour. Déjà utilisés par les fonctions Achat et Comptabilité, ils permettent de réduire les coûts jusqu'à 30% selon les départements et les catégories de dépenses. Les gestionnaires peuvent ainsi se consacrer à des tâches à plus forte valeur ajoutée et augmenter leur performance. S'agissant de la DSN, les entreprises qui essaient de s'adapter aux exigences de l'administration avec les outils informatiques habituels le font à leurs risques et périls… et en pénalisant potentiellement leurs salariés. En effet, les données transmises via cette DSN serviront de base au futur impôt prélevé à la source et au calcul des retraites. Les erreurs sur chaque déclaration sont donc cumulées de mois en mois, ainsi que les pénalités encourues en cas de contrôles.

Une meilleure compétitivité pour les entreprises à l'ère de la mondialisation
La DSN est un cas unique où une contrainte légale conduit les entreprises à se doter d'outils uniques en leur genre. Les Directions des Ressources Humaines sont ainsi entrées, sans s'en rendre compte, dans l'ère de l'Intelligence Artificielle, du Machine Learning, et du Big data. Désormais familiarisées avec une nouvelle génération d'assistants digitaux intelligents, elles ont tous les atouts en main pour optimiser leurs processus et gagner en compétitivité, un atout essentiel dans cette ère de mondialisation et de concurrence.