Comme chaque année, Yahoo revient sur les habitudes et tendances des Français en matière de recherche en ligne sur Yahoo Search à partir de plusieurs milliards de données collectées. Sans surprise, en 2017, c’est la politique qui termine sur la première marche du podium suivi du sport et de la vie des célébrités.

La surprise de "Plus belle la vie"
"Si l’élection d’Emmanuel Macron prend la première place des catégories Actualités et Général, la surprise du top reste la série « Plus belle la vie » en deuxième position de la catégorie générale. La riche actualité du PSG et l’arrivée de deux des plus grandes stars du football international Neymar et Mbappé ont passionné les internautes de Yahoo. Ces sujets ont été beaucoup traités et commentés par la rédaction, notamment en vidéo sur le site ou les réseaux sociaux autour de Vikash Dhorasoo, Ambre Godillon et Giovanni Castaldi", explique Yahoo.



Top 15 des recherches 2017
Emmanuel Macron

Plus Belle La Vie

Paris Saint-Germain

Présidentielles 2017

Francois Fillon

Donald Trump

Disparition de Maëlys

Jean-Marc Morandini

Brigitte Macron

Johnny Hallyday

Game of Thrones

Marine Le Pen

Corée du Nord

Jean-Luc Mélenchon

Vendée Globe



Top 15 des actualités 2017


Emmanuel Macron

Présidentielles 2017

Francois Fillon

Donald Trump

Disparition de Maëlys

Brigitte Macron

Johnny Hallyday

Marine Le Pen

Corée du Nord

Jean-Luc Mélenchon

Benoit Hamon

Ouragan Irma

Affaire Grégory

Vignette Crit’Air

Indépendance de la Catalogne



Top 15 des recherches people


Johnny Hallyday

Kim Kardashian

Neymar

Lionel Messi

Cristiano Ronaldo

Celine Dion

Roger Federer

Rihanna

Cyril Hanouna

Nolwenn Leroy

Ariana Grande

Vanessa Paradis

Angelina Jolie

Alain Delon

Shakira


Par Marc Désenfant, Directeur Général d’Actito

La digitalisation, l’ère du smartphone et du e-commerce ont drastiquement modifié les comportements et les attentes des consommateurs. Le parcours-client se segmente désormais en 5 étapes, de l’acquisition à la recommandation. De nombreux programmes CRM et marketing existent aujourd’hui pour exploiter de la meilleure manière possible les occasions de contact avec prospects et clients. L’objectif : bâtir une relation individuelle et personnelle afin de les accompagner tout au long de leur cycle d’achat, et ainsi de les fidéliser. 

#1 L’acquisition : générer du flux auprès de la marque

Le prospect d’aujourd’hui n’est pas celui de demain : les bases de données rassemblant les informations qui le concernent sont hautement périssables. En effet, ses besoins évoluent constamment. Il est donc primordial de régulièrement mettre à jour ces données pour éviter de dépendre de la conjoncture ou de la notoriété et risquer, par exemple, de subir l’arrivée d’un nouveau concurrent sur le marché. Cela est d’autant plus vrai que les clients sont de plus en plus volatiles et de plus en plus sollicités.

Opérationnellement, une multitude d’outils permettent de capter des leads et faire de l’acquisition. Que ce soit en utilisant l’emailing de masse, le référencement naturel ou la digitalisation du point de vente, l’objectif de cette première étape est de créer du trafic, puis de capter un maximum de données sur les besoins et les centres d’intérêts des prospects. Néanmoins, l’enjeu actuel n’est plus tant de récolter cette data que d’unifier des informations éparpillées autour d’un ID unique vers lequel données offline et données online convergeraient.

#2 Lead Management : adapter chaque scénario à son prospect

La première étape du parcours client a permis de collecter un grand volume d’informations. L’objectif de cette deuxième étape est alors d’interagir avec ces leads pour mieux les cerner, les segmenter selon leurs comportements et, ainsi, les diriger vers les parcours clients prédéfinis adéquats selon le persona à laquelle ils correspondent. Cela permettra ensuite d’adapter les scénarios et actions aux profils, selon qu’ils soient proches de l’achat, à un stade de maturation ou de benchmark.

Les scénarios de prospect relationship management mis en place selon le profil des prospects servent à tester la maturité et l’engagement du prospect par rapport à une offre, afin de mieux les guider vers l’achat. Accompagner les plus enclins vers l’acte, nurturer les moins matures : ces process s’appuient sur une connaissance 360 du client depuis le début de son parcours.

#3 Le prospect devient client : une nouvelle relation s’établit 

L’acte d’achat n’est pas une victoire en soi : c’est le début du cycle de la relation client, qui passe tout d’abord par une phase de doute naturelle, postérieure à l’achat. Durant cette étape, il est alors nécessaire de rassurer et d’informer le client de manière proactive, notamment en lui donnant des informations sur les services dont il peut disposer, sur des délais de livraison : rentrer en contact avec lui de manière précoce permet de capitaliser sur la dynamique positive post-achat. Cela passe par exemple par des messages préparant le client à la réception de son produit. Parmi ces messages, intégrer un contenu relationnel et légèrement commercial permet de tester le niveau d’engagement du client, et de déterminer s’il s’agit d’un achat impulsif ou si un processus de fidélisation est envisageable.

Attention néanmoins à alléger la charge commerciale de ces contacts pour ne pas paraître trop poussif, sans non plus cesser tout contact : l’impression d’« abandon » serait la pire des choses. Dans cette phase, il est primordial de s’inscrire dans une logique de service et de suivi, aussi bien pour travailler la relation client que pour affiner son persona et ainsi de communiquer avec lui de façon toujours plus précise.

#4 : La recommandation : le client est le meilleur ambassadeur de la marque

La recommandation a un effet démultiplicateur sur les prospections : elle est donc très importante dans le parcours client. Durant cette phase, l’entreprise doit se concentrer sur le développement du sentiment d’appartenance à la marque. Cela passe par la construction d’une relation personnalisée avec le client, pour que celui-ci pense être (re)connu et compris par la marque, et la diffuse auprès de son réseau. L’objectif est de transformer ses clients en ambassadeurs, en promoteurs qui seront, eux, capable de multiplier les taux de conversion grâce à un reach bien supérieur à ce qu’un programme marketing peut engendrer.

C’est sur cette phase positive que l’étape de la recommandation propose de capitaliser. Néanmoins, les retours négatifs via des commentaires sur le site de l’entreprise ou via les réseaux sociaux ne sont pas à négliger : ils sont, eux aussi, exploitables, et même importants, d’une part pour améliorer les services proposés, et d’autre part pour rétablir une bonne relation. En effet, résoudre un problème peut donner l’occasion de restituer une expérience positive qui sera possiblement diffusée à l’entourage du client. In fine, les clients restent les meilleurs ambassadeurs de la marque.

#5 : La fidélisation : utiliser l’historique pour affiner les personas

Le panier moyen d’un client existant est 15 à 25% plus élevé que le panier moyen d’un nouveau client. Il est donc important de travailler à la fidélisation de sa clientèle sur la durée, en bâtissant un lien fort. Néanmoins, lutter contre sa volatilité est aujourd’hui un défi, alors que la récurrence des ventes auprès d’un public déjà connu peut permettre d’affiner son offre en termes de pertinence, grâce à des informations précises sur ses ventes et sur son historique.

La fidélisation est ainsi une source d’informations précieuses pour le marketing. Suivant les comportements et les réactions des clients, il est possible d’ajuster les campagnes marketing et ainsi de gagner en pertinence. Tous types d’évènements personnels, comme un anniversaire ou un déménagement, peuvent être une façon d’entrer en contact avec le client. Ces messages ont en effet plus de chances d’être ouverts que les messages commerciaux, et peuvent notamment servir la « réactivation » : réveiller des clients qui ont délaissé la marque depuis un moment.

Ces cinq étapes du parcours client permettent de travailler l’expérience client pour améliorer l’engagement des prospects. On parle de plus en plus de « sensation client », de « juste à temps » : les programmes commerciaux fondés sur des calendriers commerciaux ne sont plus envisageables face à des clients aujourd’hui très volubiles. Désormais, les stratégies marketing se centrent sur les clients, sur l’affinage des points de friction, et la data est leur maître-mot.


L'Association des Agences-Conseils en Communication (AACC), Cap Digital et l'Union des Entreprises de Conseil et Achat Média (UDECAM) viennent d'annonce les collaborations start-up/agences qui composent la nouvelle promotion du Startup Project. Une initiative qui pour sa 5e édition sera placée sous le parrainage du ministère de l'Économie et des Finances.

BABEL
L'appli de matching dédiée à la colocation
DDB Tribal
Montage vidéo industrialisé
Havas Media
Publicité embarquée affinitaire
INTEGER
Solution au service de la télé assistance augmentée
Ogilvy
Reconnaissance automatique dans les flux images et vidéos
Publicis Conseil
Neurotechnologies pour le grand public
Starcom
L'AI appliquée aux agents conversationnels
We Are Social
Développement de logiciels pour le design

Au cours des 9 prochains mois, ces 8 start-up vont bénéficier d'un mentorat par leur agence partenaire et d'un hébergement de leur équipe. Ces agences accueillantes, quant à elles, s'engageront à intégrer les services ou technologies des start-up dans leurs propositions commerciales.

Véritable point de départ de cette 5e promotion, l'annonce de ces duos intervient après une pré-sélection de 20 start-up parmi les 55 candidatures à l'appel à projets. "Labélisées Startup Project", elles ont intégré la place de marché dédiée https://www.startupproject.fr et ont participé à des séances de pitch pour rencontrer les mentors des 13 agences accueillantes inscrites cette année. 

Les 12 autres start-up labélisées :
Factory d'applications pour activer des groupes ciblés
Cartographie pour professionnels du tourisme et de la culture
Média social de partage d'opinions en "story vidéo"
Bornes photos pour retail & évenementiel
Jeux de pronostic gratuits sur les compétitions professionnelles d'eSports
Expériences interactives et sensorielles en événementiel et musées
Expérience sonore haute-définition, immersive et interactive du live
Networking événementiel par affinité et communauté d'invités
Traitement des données par la Neuro Evolution
Studio d'animations 3D manipulables en ligne
Valorisation de patrimoine & visite "vue du ciel" en temps réel
Le replay interactif et à navigation individualisée


Tous ceux qui se demandent s'ils peuvent avoir internet en très haut débit par la fibre vont pouvoir obtenir une réponse plus précise grâce à une nouvelle carte mise en place par l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes).



"Dans sa démarche de régulation « par la data », l’Arcep souhaite mettre progressivement en place en 2018 un observatoire cartographique de la couverture du territoire par les réseaux et services fixes, à l’image des travaux déjà lancés dans le mobile, incluant technologies disponibles, classes de débit, avancées des déploiements engagés et prévus", explique le gendarme des télécoms. "Il s’agit de donner aux consommateurs, entreprises et collectivités plus de visibilité sur les réseaux actuels et ainsi que sur l’arrivée des nouveaux réseaux."

La carte navigable des déploiements FttH (fiber to the home) commune par commune est disponible ici: http://cartefibre.arcep.fr

Déjà 3 millions d'abonnés 

L’Arcep, qui vient de publier son observatoire du marché des services fixes à haut et très haut débit  (abonnements et déploiements) pour le 3e trimestre 2017 montrent en tout cas l'engouement pour le très haut débit.

"La croissance du très haut débit est avant tout portée par le FttH qui atteint près de 3 millions d’abonnements. Le rythme du déploiement des réseaux FttH est toutefois en baisse par rapport au trimestre précédent (+ 613 000 lignes sur le trimestre), traduisant qu’une accélération plus importante est toujours nécessaire", explique l'Arcep.

Lancé au printemps 2013, le Plan France Très Haut débit vise à couvrir l'intégralité du territoire en très haut débit d'ici 2022, mais Emmanuel Macron veut accéléret et a annoncé une couverture à 100% en 2020


La fin de l'année approche et avec elle le temps des bilans. Le réseau social Instagram, spécialisé dans le partage de photos, vient de dresser son bilan pour l'année 2017. "Afin de célébrer la communauté globale de plus de 800 millions d’utilisateurs actifs, Instagram rassemble les données clés autour des moments et des tendances les plus populaires en France sur la plateforme en 2017", explique lé réseau.

Cette année, Toulouse est en très bonne place puisqu'elle est la 6e ville française la plus citée sur le réseau social. Montpellier n'est pas mal classée non plus puisqu'elle apparaît à la 8e place.

Paris est évidemment à la première place suivie de Nice, Lyon, Marseille et Bordeaux. Strasbourg est à la 7e place, Lille et Cannes terminent ce classement.

L'envol d'Instagram à Toulouse s'est aussi traduit cette année par l'organisation de la première Académie Instagramers de France le 21 octobre dernier.

Filtres et hashtags

Les autres enseignements du bilan concernent les filtres utilisés ou les mots clés.

Les hashtags les plus utilisés sur Instagram en 2017 en France

  1. #Love
  2. #Paris
  3. #Instagood
  4. #Picoftheday
  5. #France
  6. #Photography
  7. #Sun
  8. #Travel
  9. #Nature
  10. #Art
  11. #Summer
  12. #Photooftheday
  13. #Beautiful
  14. #Fashion
  15. #Friends
  16. #Fitness
  17. #Photo


#Holidays

#Girl

#Happy

Les filtres Instagram les plus utilisés en 2017 en France sont :

  1. Normal
  2. Clarendon
  3. Gingham
  4. Lark
  5. Juno
  6. Moon
  7. Ludwig
  8. X-Pro II
  9. Lo-fi
  10. Inkwell


Les pics de connexion sur Instagram en 2017 en France se sonnt déroulés le

  1. 3/9/17
  2. 2/9/17
  3. 13/8/17
  4. 20/8/17
  5. 15/8/17
  6. 24/9/17
  7. 4/9/17
  8. 6/8/17
  9. 27/8/17
  10. 17/9/17



Par Pierre-Antoine Dusoulier, fondateur d’iBanFirst

Alors qu’Orange Bank vient d’annoncer la date de son lancement, une enquête d’UBS dévoile que 48% des Français accèdent aujourd’hui à leurs services bancaires via leur mobile, soit une augmentation de 50% en un an. L’usage du paiement mobile croît également (+3%). Profitant à la fois des récents progrès technologiques en matière de Cloud, de Big Data et d’intelligence artificielle, d’une certaine désaffection des usagers envers les banques traditionnelles et de l’évolution des réglementations favorables à une ouverture des systèmes d’information bancaires, les Fintech s’imposent progressivement dans le quotidien des particuliers comme des entreprises. 

Fintech régulées vs approches marketing

Mais la banque n’est pas un métier comme les autres. D’une part, le poids croissant des réglementations fait d’une banque, même « néo », une entreprise bien plus complexe que tout commerce en ligne. D’autre part, ses enjeux financiers sont sans commune mesure avec ceux de la plupart des startups. De plus, la banque contrôle des risques que l’entrepreneur traditionnel doit nécessairement prendre pour réussir. Enfin, la vision à long terme de l’un s’oppose à l’action immédiate de l’autre.

A mon sens, deux catégories de Fintech coexistent actuellement. D’un côté, les entreprises régulées qui ont développé un vrai business model. Ce qui a impliqué de constituer une équipe aux compétences pointues, veillant notamment à respecter les contraintes réglementaires. De l’autre, on trouve des entreprises dont la stratégie est exclusivement dédiée à l’acquisition de clients, afin de les valoriser auprès d’investisseurs, notamment de banques. Les premières se positionnent en concurrence frontale des banques et excluent naturellement toute prise de participation d’un acteur bancaire (sauf lorsqu’elles n’ont pas d’autre choix pour poursuivre leurs activités), alors que les secondes brandissent l’étendard de la « coopétition » pour susciter un rachat ou une prise de participation majoritaire.

Renverser le guichet ?

Quel que soit le montant de la valorisation, le dynamisme de ce marché attire les convoitises. Etant régulièrement sollicité par des entrepreneurs souhaitant développer leur Fintech, je suis frappé par leur méconnaissance du marché. A l’instar de la plupart des startups, leur principal moteur se situe dans un mécontentement, en l’occurrence ici vis-à-vis de leur propre banque. Ils prennent donc le problème à l’envers et cherchent à améliorer à tout prix tel ou tel aspect de la relation bancaire, repoussant à plus tard les problématiques d’organisation, de conformité et de rentabilité.

Ma première réaction est plutôt négative. Pensent-ils réellement réussir en quelques mois là où d’autres s’acharnent depuis des années à faire évoluer les réglementations, à investir massivement pour décrocher des agréments et constituer des équipes d’experts ? Dans un deuxième temps, je m’interroge… Aurais-je vieilli ? De nouveaux modèles d’investissement et d’entrepreneuriat sont-ils en train de naître ? Le cas d’Elon Musk est significatif. Ses idées semblent, au départ, un peu folles, mais au final, elles fonctionnent. Disrupter le secteur spatial ? Révolutionner la mobilité ? Impossible à première vue, a fortiori sur des secteurs très en pointe en matière de R&D et très règlementés. Mais pourtant… Musk aura certainement été inspiré par le travail de Clayton Christensen, auteur du « Dilemme de l’innovateur », sur la capacité d’une entreprise à focaliser son attention sur les  nouvelles attentes des clients.

Percer le coffre-fort des banques

Dans le monde bancaire, bien que les Fintech aient grignoté quelques parts de marché, aucune disruption majeure n’a vu le jour depuis l’apparition des banques en ligne. Personne n’a pour le moment réussi à « renverser la table », à cause de l’énorme barrière à l’entrée que la création d’une « vraie » banque nécessite. Avec beaucoup de cash, peut-être réussira-t-on à percer le coffre-fort des banques ? La question reste en suspens à l’heure où Orange rejoint d’autres acteurs du digital dans la course à l’échalote.

Pour le moment, les recettes des fonds d’investissement et des capitaux-risqueurs n’ont pas fait leurs preuves dans l’univers bancaire. C’est pourtant elles qui sont à la base de la réussite d’Amazon, AirBnB, Tesla, Uber. Aujourd’hui, compte-tenu des spécificités très variées des différents métiers bancaires, la simple volonté de « simplifier » des processus ne fait pas une entreprise. Si l’augmentation de capital est une recette connue dans le domaine du e-commerce pour compenser les pertes, peut-on raisonnablement imaginer de l’appliquer dans l’écosystème bancaire ? Softbank a récemment jeté un pavé dans la mare en constituant un fonds de 100 milliards de dollars dédié aux technologies, notamment bancaires. Un palier a été franchi. L’idée semble certes un peu folle, mais c’est bien pour cela qu’il vaudrait mieux ne jamais dire jamais.




L'Arcep, le Conseil général de l'économie (CGE) et l'Agence du Numérique viennnent de publier les résultats de leur enquête annuelle sur la diffusion des outils numériques et l'évolution de leurs usages. Ce baromètre réalisé par le CREDOC (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) montre combien le smartphone est devenu la porte d'entrée principale pour se connecter à internet.

"Le smartphone est devenu en quelques années incontournable et près des trois quarts de la population en sont aujourd’hui équipés (73%, +8 points en un an) ; en 2011, moins d’un quart des Français en possédait un. Le téléphone mobile confirme quant à lui son ascendant sur le téléphone fixe : 94% des Français en sont désormais équipés, soit un écart de 8 points avec le téléphone fixe (86%, -2 points en un an)", explique le baromètre.

"Le mobile est désormais le terminal le plus souvent utilisé pour se connecter à internet (42%), devançant l’ordinateur (38%). Au total, 64% des Français utilisent leur smartphone pour naviguer sur internet, même à domicile. La diffusion des smartphones participe à l’essor des pratiques numériques en mobilité comme par exemple les messageries instantanées, utilisées par 43% des français (contre 32% l’an dernier), ou le visionnage de vidéos ou le téléchargement d’applications (en hausse respectivement de +10 points et +7 points par rapport à l’an dernier)", poursuit le baromètre, montrant là le côté "couteau suisse" du smartphone.

Le mobile même à domicile...

"Même à domicile, les internautes privilégient de plus en plus les connexions à partir du réseau mobile. 51% de la population est désormais concernée (+9 points par rapport à l’an dernier), alors que la part de ceux qui se connectent à partir d’un ordinateur sur une connexion fixe ou en Wi-Fi reste certes élevée, mais plafonne à 78%", explique le baromètre. Ainsi, pa étonnant que certains opérateurs comme Bouygues Télécom qui a lancé sa 4G Box, une box destinée aux foyers qui ne peuvent pas bénéficier d'une connexion ADSL.

... et à l'étranger en vacances

"Les Français sont de plus en plus équipés en téléphonie mobile (+11 points sur la période 2010-2017) et leurs usages nomades ne cessent de se développer, même lors de leurs déplacements au sein de l’Union Européenne : les trois quarts des 18-39 ans sont concernés, alors qu’ils étaient environ la moitié il y a sept ans. Toutefois, seulement 59% des Français savent qu’ils peuvent désormais utiliser leur mobile en Europe dans les mêmes conditions qu’en France et sans frais d’itinérance, contre 71% des Européens." De fait, depuis quelques mois les Européens peuvent utiliser partout dans l'Union leur forfait comme s'ils étaient en France.



Les autres enseignements de l'étude
Depuis près de 15 ans, la numérisation de la société française se poursuit à un rythme rapide et soutenu. Signe de l’omniprésence de la vie numérique, les trois quarts de la population française se connectent quotidiennement à Internet (76% de la population de 12 ans et plus, +2 points en un an).
Tous les usages d’internet étudiés sont, sans exception, en hausse par rapport à la dernière mesure effectuée :
• 2 personnes sur 3 (67%, +5 points) ont effectué une démarche administrative en ligne. Ce résultat confirme des données récentes publiées par Eurostat : alors qu’en moyenne 48% des Européens contactent les services publics grâce à internet, la France arrive au 8ème rang, certes derrière les pays nordiques (88% au Danemark) mais devant l’Allemagne (55%) ou le Royaume-Uni (53%).
• 61% (+1 point) ont effectué un achat en ligne
• 59% (+3 points) des Français sont membres de réseaux sociaux.
• 26% (+1 point) ont recherché une offre d’emploi
• 22% (+7 points en 2 ans) ont eu recours à un bien ou un service auprès d’un particulier et 13% en ont proposé.





Par Marcin Kleczynski, CEO de Malwarebytes

Malwarebytes dévoile aujourd'hui ses prévisions en matière de cybersécurité pour 2018. L'entreprise prédit une augmentation des menaces reposant sur le cryptojacking via les navigateurs Web, des attaques basées sur PowerShell ainsi qu’une accélération de l’utilisation par les pirates de logiciels de sécurité comme porte dérobée. Ces agissements seront portées par la tendance croissante au « tout connecté » dans l’ensemble des secteurs. Par ailleurs, les domaines de l'éducation et de la santé devraient être de plus en plus touchés par les cyberattaques.

L'année 2017 a été le théâtre d’attaques d’ampleur mondiale reposant sur des ransomwares tels que Wannacry et NotPetya, des violations de données sans précédent comme le piratage massif dont a été victime Equifax ou encore la perte de 198 millions de dossiers électoraux. Dans ce contexte, les experts en cybersécurité de Malwarebytes Labs dressent une liste de tendances susceptibles d’affecter les entreprises et les particuliers en 2018.

« Les résultats de nos laboratoires de R&D ne montrent aucun signe de ralentissement pour 2018. Les outils et les techniques de piratage sont de plus en plus sophistiqués et accessibles. Nous assistons à l’apparition d’une nouvelle vague de cybercriminalité, portée par la multiplications des logiciels malveillants peu coûteux et par la promesse de profit facile. Les attaques à venir nécessiteront davantage de formation en matière de cybersécurité, une meilleure sensibilisation et une approche à plusieurs niveaux de la sécurité des entreprises et des personnes », explique Marcin Kleczynski, CEO de Malwarebytes.

« La ruée vers le Bitcoin » : le cryptojacking sera la priorité absolue des cybercriminels
L'activité de cryptojacking a explosé en fin d'année 2017 et nous prévoyons une intensification de cette pratique en 2018, à mesure que la valeur des crypto-monnaies augmentera. En une seule journée de 2017, Malwarebytes a bloqué 11 millions de connexions à des sites permettant le cryptojacking. Ce qui rend cette activité intéressante est le flou qui subsite entre l'internaute lambda et le cybercriminel. En effet, dans la mesure ou elle est réalisée de manière transparente et clairement identifiée, on peut tout a fait imaginer qu’elle vienne remplacer la publicité online traditionnelle et permette aux éditeurs de sites Web de créer une nouvelle source de revenus. Néanmoins, le cryptojacking reste encore majoritairement produit à partir de sites Web légitimes compromis par des cybercriminels. Quoi qu'il en soit, ce sera l'une des activités à surveiller en 2018 !

Les attaques basées sur PowerShell seront amenées à augmenter
Il y a quelque mois, des membres du gouvernement saoudien ont été attaquées via une macro du logiciel Word qui a infecté les ordinateurs avec des chevaux de Troie voleurs d'informations. Plutôt que de récupérer une charge utile binaire, l'attaque s'est appuyée sur des scripts malveillants pour communiquer avec des sites Web compromis. Ces attaques basées sur des scripts, et en particulier celles basées sur PowerShell, sont extrêmement difficiles à identifier et peuvent facilement échapper aux antivirus. Elles sont donc particulièrement attrayantes pour les cybercriminels et ous prévoyons de nombreuses autres attaques PowerShell dans l'année à venir.


Les établissements d'enseignement deviendront une cible de choix
Malgré une sophistication croissante, les cybercriminels vont continuer à cibler les points d'accès les plus faciles à pénétrer. Les établissements d'enseignement sont souvent un patchwork de systèmes sous-protégés et qui manquent de ressources pour se défendre. Par ailleurs, il y existe un nombre important de terminaux potentiellement attaquables et contenant une quantité massive de données exclusives sur les étudiants, les enseignants ou même les parents… et les vols concernent en général les données les plus enrichies ! Le domaine de l’éducation, qui combine à la fois des faiblesses en matière de cybersécurité et des données extrêmement riches, se veut alors la cible la plus probable de cyberattaques.


La cybercriminalité clandestine continuera d'évoluer et de se développer
Bien que nous ayons l’impression d’être débordés par le nombre de cyberattaques, il ne faut pas s’attendre à un ralentissement en 2018. En effet, le nombre d’outils à la disposition des cybercriminels augmente tandis que le seuil de connaissance nécessaire pour mener une attaque diminue. Le contexte est donc propice à la multiplication du nombre de pirates ! Cette croissance est également portée par les médias qui ont fortement relayé le succès et la rentabilité de la cybercriminalité. Les ransomwares par exemple, représentent à eux seuls un milliard de dollars de profit sur l'année 2017. Devenir cybercriminel n’est par ailleurs plus un tabou car la stigmatisation de ces activités diminue dans certaines parties du monde. Pour certains, il s’agit d’une activité comme une autre. Dans le même temps, ceux qui sont déjà établis comme des "acteurs de premier plan" de la cybercriminalité vont devenir agressifs dans la défense de leurs territoires, de leurs zones d'opérations et de leurs sources de revenus. Nous pourrions commencer à observer des stratégies de fusion et d’acquisition de la part des « multinationales de la cybercriminalité », voir à un recours à la violence dans le monde réel pour sécuriser et accroître leurs sources de revenus.

Les logiciels de sécurité auront une cible attachée dans le dos
En 2018, les cybercriminels cibleront et exploiteront davantage les logiciels de sécurité. En ciblant ces programmes de confiance et la chaîne d'approvisionnement logicielle et matérielle, les attaquants peuvent contrôler les dispositifs et manipuler sans réserve les utilisateurs. Les pirates informatiques tireront parti des produits de sécurité et les exploiteront, soit par une corruption directe de l'agent installé sur le poste de travail, soit en interceptant et en redirigeant le trafic du cloud pour atteindre leurs objectifs. Au fur et à mesure que ces pratiques seront plus connues du public, la perception des logiciels de sécurité, en particulier celle des antivirus traditionnels se détériorera encore davantage.

Les vers deviendront les vecteurs de lancement de malwares
En 2017, Wannacry et Trickbot ont utilisé les fonctionnalités de vers pour propager les logiciels malveillants. En 2018, nous devrions voir un plus grand nombre de familles de malwares utiliser cette technique, car les compromis réseau dus aux vers se propagent plus rapidement que la plupart des autres méthodes. Si les pirates informatiques peuvent comprendre comment utiliser les vers sans être trop bruyants, cette tactique peut faire un grand nombre de victimes en très peu de temps.


L'IoT va créer de nouveaux défis dans le domaine de la santé
La possibilité pour les dispositifs médicaux de se connecter au Web, rendue possible par l’Internet des objets (IoT) offre de nombreux avantages. Une plus grande connectivité signifie de meilleures données, une meilleure analyse et de meilleurs soins offerts aux patients. Mais elle ouvre aussi la porte à de nouvelles menaces comme la perte de données particulièrement sensibles puisqu’elles concernent la santé et à l'accès non autorisé aux appareils. Pour assurer la sécurité des patients, la vigilance sera donc primordiale ! Comme dans le cadre de la conversion des dossiers de santé électroniques (DSE), les protocoles de sécurité devront changer et évoluer pour faire face à l’évolution et à la croissance des menaces. Les appareils devront être équipés de méthodes d’authentification stricte, faire l’objet d’un accès limité, et bénéficier d’une surveillance accrue de leurs communications. Le cryptage sera par conséquent un élément crucial dans la sécurisation de ces dispositifs et une responsabilité qui, si elle n'est pas adoptée par les fournisseurs et les fabricants de dispositifs, sera vraisemblablement assumée par des tiers fournisseurs de services de sécurité.


Le rapport « The Password Exposé » de LastPass a compilé les données, de façon anonyme, de plus de 30 000 entreprises clientes pour en tirer des chiffres fiables sur la réalité des mots de passe en entreprise, et non pas en se basant simplement les déclarations des employés.
Cette étude a permis de mesurer l'ampleur réelle des problèmes de mot de passe rencontrés par les entreprises.

Le problème des mots de passe en entreprise : un véritable déni
81% des fuites de données confirmées ont pour origine les mots de passe et 4,2 milliards d’informations personnelles ont été volées en 2016. Pourtant, malgré le fait que les médias relaient régulièrement ces attaques, trop d'entreprises ne prennent pas les mesures adéquates face à ces menaces avérées. Pour preuve, 61 % des responsables informatiques comptent exclusivement sur la formation de leurs employés pour gérer ce problème.

Il manque aux entreprises une véritable base de connaissance sur les mots de passe : le nombre d'employés qui les utilisent, combien de mots de passe doit gérer un même employé, quand sont-ils partagés, à quel point ils sont dangereux quand ils ne sont pas correctement protégés...

Voilà quelques chiffres révélateurs issus du rapport « The Password Exposé » de LastPass :

  • Chaque employé doit gérer 200 mots de passe en moyenne.  C’est 8 fois plus que ce que déclarent les personnes interrogées dans les études ! On comprend mieux ce sentiment d’avoir trop de mots de passe à mémoriser...le rapport de LastPass le confirme.
  • Une PME de 250 personnes utilise en moyenne 47 750 mots de passe ! Comment une entreprise peut-elle s’assurer de la robustesse de chaque sachant que chacun peut être la porte d’entrée d’un piratage ?
  • Un employé passe 36 minutes par mois à s’identifier via un mot de passe et partage 30 mots de passe en moyenne, sans que l’on sache si ce partage est autorisé ou non par l’entreprise. Plus un mot de passe est partagé, plus il devient vulnérable. LastPass a mesuré qu’un employé se connecte environ 154 fois par mois, et chaque opération lui prend 14 secondes.
  • Osmose entre la vie personnelle et la vie professionnelle : la moitié du top 36 des plateformes utilisées au travail, nécessitant un mot de passe, sont des solutions grand public. Le SSO (Single-Sign-On), souvent présenté comme LA solution, ne fonctionne pas sur la plupart des plateformes utilisées par les employés, il ne peut donc être envisagé comme une solution satisfaisante.


Les Français vont dépenser 68,14 milliards d'euros pour Noël 2017, dont 12,32 milliards d'euros en ligne et 5,38 milliards d'euros grâce à leur mobile, selon la dernière étude internationale du CRR menée par RetailMeNot.

RetailMeNot, leader mondial de la promotion digitale et éditeur des sites Ma-Reduc.com et Poulpeo, publie aujourd'hui la 5e édition de son étude internationale réalisée par le Centre for Retail Research (CRR) qui présente les prévisions des ventes de détail et en ligne dans sept pays d'Europe (France, Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Italie, Espagne), aux Etats-Unis et au Canada sur les six semaines précédant le jour de Noël. Cette étude révèle que les Français, tout comme leurs voisins européens, considèrent les fêtes de fin d'année comme un moment de générosité et de convivialité indispensable avec leurs proches : leur budget ne fait qu'augmenter d'année en année depuis 2013 selon l'étude.

Le budget de Noël augmente en 2017, mais les Français restent prévoyants
En 2017, ils vont dépenser 68,14 milliards d'euros, soit une augmentation de 1,8% par rapport à l'année dernière. Cette augmentation se situe ainsi exactement dans la moyenne européenne, avec 330 milliards d'euros dépensés sur les 7 pays étudiés. Cependant, les foyers Français restent moins dépensiers que nos voisins européens, avec 569€ en moyenne, derrière les Britanniques (946€), les Allemands (726€), et les Belges (605€).
Les dépenses les plus élevées concernent le Royaume-Uni avec 90 milliards d'euros, suivi par l'Allemagne (77 milliards d'euros), et la France en troisième position. L'augmentation comparée à 2016 sera la plus forte en Espagne (+2,9%), en Allemagne (+2,3%) et aux Pays Bas (+2,2%).
Le contexte géopolitique est toujours susceptible d'influencer les achats, y compris les cadeaux de Noël. Par exemple, le Brexit pourrait avoir un possible impact sur les dépenses des Britanniques, même s'il reste premier du classement européen, l'augmentation du budget est la plus faible d'Europe (+1,4%).

Comment les Français vont dépenser leur budget de Noël cette année ?
Une fois les listes au Père Noël terminées et envoyées, le premier objectif est de trouver le bon cadeau au meilleur prix en un temps record. C'est pourquoi les Français se tournent massivement vers le commerce en ligne. Effectivement, le e-commerce affiche une croissance continue : aujourd'hui il équivaut à 1 euro dépensé sur 10 en France [2].
La France figure dans le top 3 des pays européens adeptes du commerce en ligne, et les achats de Noël viennent amplifier cette tendance pour les commerçants. Ainsi, cette année, 12,32 milliards d'euros seront dépensés en ligne par les Français pour Noël, soit 18% de plus que l'année dernière (10,9 milliards d'euros en 2016).
En comparaison, les Britanniques sont les champions dans ce domaine, avec près de 30% du budget de Noël dépensé en ligne, soit 27 milliards d'euros. La moyenne européenne montre une augmentation de ce canal d'achat de 21% par rapport à l'année dernière.
Le e-commerce est de plus en plus sollicité pour faire ses achats de Noël et éviter la cohue en magasin. Mais ce canal est aussi largement employé pour faire du repérage avant d'aller finaliser l'achat en boutique. Aujourd'hui, le commerce physique représente plus de 55 milliards d'euros des dépenses à Noël en France, loin devant le e-commerce. Néanmoins, cette tendance affiche une légère baisse, régulière depuis l'année dernière (- 0,4%). 

Le commerce sur mobile continue de booster le e-commerce : une aubaine pour le retail ?
L'étude 2017 sur le budget de Noël montre que l'écart se resserre entre les PC et les mobiles. Les années précédentes, les PC étaient loin devant le mobile, mais ce canal d'achat est de plus en plus privilégié, non seulement pour faire des recherches, mais aussi pour commander et valider son panier. Les achats sur mobile vont représenter 5,38 milliards d'euros de dépenses, soit 43,7%, contre 6,94 milliards d'euros dépensés sur les PC. Pour les achats sur mobile, les Français sont partagés entre l'utilisation du smartphone (23.3%) ou de la tablette (20.4%), qui bénéficie pourtant d'un écran plus large et pratique pour faire ses achats. 

Anne-Marie Schwab, Directrice Générale de RetailMeNot France, commente « Noël est une période clé pour les enseignes en France et en Europe. Malgré un budget en hausse continue et régulière ces dernières années, les Français sont particulièrement vigilants sur leurs dépenses et cherchent de plus en plus à faire de bonnes affaires. Pour preuve, le succès grandissant du week-end du Black Friday en France, avec une augmentation des dépenses de 4% entre 2016 et 2017 soit 4,6 millions d'euros dépensés en 4 jours. Le mobile est également de plus en plus utilisé pour valider son panier, grâce notamment au développement d'applications qui ont radicalement modifié la dynamique d'achat. »


Le piratage géant dont a été victime Uber en décembre 2016 (57 millions de coordonnées de ses clients volées) et qui a été révélé aujourd'hui ont amené différentes sociétés éditrice de solutions de cybersécurité à s'exprimer. Et le moins qu'on puisse dire est qu'elles sont très critiques contre le spécialiste des VTC.

La "question de confiance" est posée pour Malwarebytes

Jérôme Segura, Lead Malware Intelligence Analyst chez Malwarebytes, pose la question de la confiance dans Uber. "Ce que nous savons jusqu' à présent, c'est que les pirates ont réussi à accéder à des comptes GitHub privés contenant les identifiants et les mots de passe de certains développeurs d’Uber. Grâce à ces informations, ils ont pu se connecter aux serveurs d’Amazon (utilisés par Uber), y télécharger des millions d'enregistrements. Ils ont ensuite pu se retourner vers Uber pour les faire chanter. Ce qui est troublant est que ce piratage se soit produit il y a déjà un an et ne soit annoncé qu’aujourd’hui. Cela viole très probablement de nombreuses lois sur la notification des violations de données", indique le spécialiste.

"Les motivations ayant décidé Uber à payer les pirates ne sont pas encore claires. S’agissait-il de couvrir la brèche, de protéger leurs utilisateurs, les deux ? La quantité et le type de données dont on parle ici pourraient atteindre un prix très élevé au marché noir. Cette attitude soulève également la question de la confiance d’Uber en ce qui concerne le paiement de la rançon et l'obtention de garanties quant à la suppression des données volées. Quoi qu'il en soit, techniquement il ne s'agit pas d'une nouvelle brèche, mais d’une situation plus complexe pour laquelle le gouvernement et les institutions juridiques vont exiger des réponses."

"Un manque total de réactivité" pour ITrust

Même analyse sévère de la part d'ITrust, société fondée par le Toulousain Jean-Nicolas Piotrowski.

"Si cette attaque remonte à Octobre dernier, un des premiers faits surprenants est de voir cette faille à la une de l’actualité plus d’un an après les faits. En effet, la société aurait payé 100 000 dollars aux pirates pour qu'ils suppriment les données, et ainsi tenter de faire comme si de rien n'était. Uber aurait donc essayé de le cacher ce vol de données et c'est le récent CEO Dara Khoshrowhashi, qui aurait décidé de le divulguer publiquement aujourd’hui", observe ITrust.

Parmi les victimes de cette faille de données aux chiffres impressionnants figurent près de 7 millions de chauffeurs dont les noms, et parfois, numéros de permis de conduire ont été piratés : ce qui signifie donc que la plupart des victimes de cette attaque sont de simples clients de la marque de VTC.
Pour ce qui est des données dérobées, les noms des utilisateurs ainsi que leurs adresses électroniques et numéros de téléphone mobile ont été subtilisés. Les données bancaires sembleraient elles préservées, tout comme les numéros de sécurité sociale et les dates de naissance des utilisateurs. Maigre consolation.

Pour arriver à leur fin, les hackeurs à la base de cette faille n’ont pas eu à chercher bien loin : en effet, ils ont pu accéder à un dépôt GitHub privé utilisé par les ingénieurs d'Uber, où ils ont alors tout simplement récupéré des identifiants de connexion. Ces identifiants leur donnaient accès à un compte Amazon Web Services, contenant une archive avec l’intégralité des données précédemment citées.

Si Dara Khosrowshahi, souligne qu'il a été informé "récemment" de cet incident, cette faille de sécurité, à peine révélée, regroupe plusieurs points noirs :
- Premièrement, de par le manque total de réactivité de la marque auprès des clients concernés : le RGPD, qui sera mis en place dès mai 2018, impose en effet d’informer les victimes de fuites de données sous les 72 heures sous peine d’amendes financières importantes. Outre le fait que ce délai soit légèrement dépassé dans ce cas précis, il semble plutôt logique pour toute entreprise d’informer au plus vite ses clients pour éviter tout impact négatif (financier ou d’image) sur l’entreprise.
- Autre fait marquant et déstabilisant, le paiement d’une rançon de 100 000 euros aux pirates alors que rien ne garantissait la restitution ou destruction des données, même si la marque semble affirmer le contraire.
- Enfin, l’absence d’investigations ou d’informations sur la faille humaine ou technique qui a conduit à cette fuite de données est tout aussi surprenante. "

Les ex-dirigeants d'Uber ont "failli à leur responsabilité" pour TrendMicro

"Il ne fait aucun doute que les anciennes équipes de direction et de sécurité informatique d’Uber ont failli à leurs responsabilité à la fois vis-à-vis de leurs chauffeurs, des autorités, mais surtout de l’ensemble de leurs clients", estime Rik Ferguson, Vice-President Security Research chez Trend Micro.

"Si certains responsables ont considéré que les attaquants avaient été réduits au silence, le vol numérique de données ne fonctionne pas de la même façon que dans le monde physique. Il ne peut en effet y avoir aucune garantie que les hackers détruisent les données et payer une rançon contribue au contraire à financer les futures attaques qui seront perpétrées par ces derniers... Dans un cas comme celui-ci, il faut malheureusement envisager le pire scenario : considérer que les données des utilisateurs seront revendues sur le web underground et utilisées à des fins malhonnêtes.

C’est pourquoi la réglementation internationale en matière de pertes de données -RGPD inclus- impose de notifier les autorités lorsque des données personnelles sont touchées.

Il est cependant encourageant de voir que la nouvelle équipe de direction ait décidé de communiquer autour de cette cyberattaque, même si l’on peut rester dubitatif vis-à-vis de certaines tournures employées par M. Khosrowshahi sur son blog. Il semble en effet dissocier ʺles systèmes et l’infrastructure de l’entrepriseʺ des ʺservices cloud tiersʺ qui étaient la cible de cette attaque. Cette séparation nous montre certainement où se situe la source du problème. Les services Cloud adoptés par les entreprises font partie intégrante de leurs systèmes et de leurs infrastructures et doivent donc, dans une perspective de sécurité, être traités comme tels. Car, il est tout bonnement impossible d’externaliser la responsabilité…

Le domaine de la cyber-sécurité est complexe. Tant que les entreprises auront à se protéger des cybercriminels, elles n’auront d’autres choix que d’opter pour une sécurité renforcée leur permettant de réagir le plus rapidement possible, de réduire les impacts et de se prémunir ainsi de failles auxquelles elles devront inévitablement faire face.

La priorité est d’aider les victimes -dont Uber fait partie, de même que ses 57 millions d’utilisateurs et de chauffeurs- à minimiser les impacts potentiels. La sensibilisation aux risques est la première étape de ce processus.

Fort heureusement, la nouvelle direction d’Uber semble avoir intégré cette première étape pour tenter d’améliorer la situation malgré les conséquences négatives que la société subira vis à vis de l’opinion publique. Espérons que cela serve d’exemple à ceux qui doutent encore que la transparence est la meilleure stratégie à adopter face à une faille de données."

Une longue série de piratages
Le piratage d'Uber est le dernier d'une longue série : l'année dernière, Yahoo avait annoncé avoir été victime de piratages d’envergure, concernant la totalité des comptes Yahoo - soit trois milliards - et avec eux les données personnelles des usagers.
Yahoo n'est pas le seul groupe ayant subi un piratage aussi important ces dernières années : en mai 2016, MySpace confirmait le piratage de 427 millions de comptes et LinkedIn annonçait que 117 millions d’utilisateurs étaient concernés par un vol de données survenu en 2012. 
Infographie: Les plus grands coups de piratage informatique | Statista Vous trouverez plus de statistiques sur Statista


Futurapolis, forum qui convie chefs d’entreprises, scientifiques, intellectuels mais aussi personnalités publiques et mordus de technologies à réfléchir et débattre sur l’innovation et le high-tech, se tient à nouveau à Toulouse pour sa 6e édition vendredi 24 et samedi 25 novembre, au Quai des Savoirs, au Muséum d’Histoire Naturelle et à la Faculté de Médecine.

Parmi les nombreux thèmes qui seront abordés lors des tables rondes, celui de la ville de demain, la ville intelligente (smart city) apparaît central. C'est d'ailleurs un sujet qui est de plus en plus abordé lors des conférences abordant les enjeux urbains et numériques. Il y a actuellement dans le monde plus de 600 villes de plus d'un million d'habitants et presque 50 de plus de 10 millions d'habitants. D’ici à 2050, la population des villes pourrait atteindre 6,3 milliards d’individus, soit 70% des habitants de la planète. Autant dire que les enjeux d'organisation sont capitaux, notamment pour éviter le revers de la médaille, la "bidonvillisation" des abords de ces grandes métropoles.

L'édition de Futurapolis va donc aborder ces enjeux avec plusieurs rendez-vous.

Quelle ville pour demain ?

Avec cette table ronde, il s'agira d'esquisser la naissance de la ville-jardin. "Les 3/4 de la production d’énergie sont engloutis par la ville qui émet toujours plus de CO2 : chaque semaine dans le monde, la population urbaine augmente d’un million d’habitants. Comment alimenter en électricité, en eau, en nourriture ces milliards d’êtres humains ? Comment rendre la ville plus durable ?", questionnent les organisateurs. Interviendront Camille Dumat, professeur de l’Université de Toulouse et chercheuse au Certop (les enjeux forts de l’agriculture urbaine), Francis Grass, adjoint au Maire de Toulouse en charge de la coordination des politiques culturelles et du mécénat, président de la Commission Culture de Toulouse Metropole, Frédéric Van Heems, directeur général, Veolia Eau France, et Pierre-Louis Taillandier, architecte.
A l'heure où Toulouse va vivre la construction d'un immeuble végétalisé de grande hauteur près e la gare Matabiau (la tour Occitanie), on pourra découvrir les dernières innovations qui dessineront la ville de demain : bâtiment connecté, agriculture verticale, mobilités du futur, camion poubelle intelligent…

Dessine-moi une ville

Intelligente, solidaire ou impitoyable ? Quel visage aura la ville de demain ? Réponse avec les regards croisés de Rémi Babinet, fondateur et président de l’agence BETC, et d'Erik Orsenna, écrivain et académicien. Ce dernier à longtemps parcouru la planète pour écrire ses livres remarquables "Petits précis de la mondialisation" qui ont abordé différents thèmes comme le coton, le papier, le moustique ou encore l'eau. Pour ce dernier thème, l'écrivain avait notamment été impressionné par la façon dont Singapour gérait se ressources en eau.

La ville dans les nuages

Comment composer avec la densification urbaine ? Ingénieurs et architectes y réfléchissent déjà : rues verticales, fermes urbaines, tours sans fin… Une vaste question particulièrement d'actualité à Toulouse qui souffre d'un étalement urbain et d'un réseau routier congestionné. Pour y répondre, Futurapolis a convié Sybil Cosnard, de City Linked,  Michel Derdevet, secrétaire général d’Enedis, enseignant et essayiste, auteur de « Energie, pour des réseaux électriques solidaires » (Descartes & Cie, 2017), Dominique Faure, vice-présidente de Toulouse Métropole (développement économique et aménagement des zones d’activités économiques) et maire de Saint–Orens.


Qui sont les smart cities ?
Toutes les grandes villes sont loin d'être intellligentes. À l’aide de 19 critères répartis en cinq catégories telles que la mobilité ou la digitalisation, EasyPark a mené l’enquête pour découvrir quelles sont les « smart cities » d’aujourd’hui. "En première place de ce classement, Copenhague, qui obtient un score final de 8,24/10. La capitale danoise se distingue notamment par son système de parkings, facilité par l’utilisation d’applications. Singapour arrive deuxième et le podium est complété par Stockholm.
Quant à Paris, première ville française de ce palmarès, elle n’arrive qu’en 20ème position avec un score final de 7,14/10. Si la capitale est très bien équipée en Wifi, elle est pénalisée par son trafic trop dense selon l’étude. 
Infographie: Les villes les plus smarts du monde | Statista Vous trouverez plus de statistiques sur Statista



"Dans plus de 25 % des cas, votre télévision vous espionne et elle diffuse de nombreuses informations vous concernant sur Internet. Pire, vous n'avez aucune idée des informations recueillies, des personnes qui reçoivent ces données et de ce qu'elles font avec." Tel est le constat glaçant fait par Avira, société spécialisée dans la cybersécurité, qui développe des applications de sécurité et de performance pour Windows, Android, Mac, et iOS. 

Mais que fait exactement une smart TV ?
Pour faire simple, c'est un ordinateur toujours allumé, toujours connecté, doté d'un grand écran. Entre autres fonctionnalités, les smart TV vous permettent d'accéder à des services de streaming via une connexion à large bande. Via cette connexion, les utilisateurs peuvent surfer sur Internet, accéder à des services de vidéo à la demande et écouter leurs musiques préférées. Et grâce à l'intégration avec des outils de reconnaissance vocale comme Alexa, les utilisateurs n'ont même plus à utiliser de télécommande pour passer d'une chaîne à l'autre.

Votre télé est de plus en plus intelligente
Surfant sur cette vague, les domiciles deviennent de plus en plus intelligents, du moins en matière de télévisions. Selon les données de Statista, plus d'un quart des foyers possédant une télévision en Allemagne (27,6 %) regardaient une smart TV en 2016. Alors que les fabricants ajoutent de plus en plus de fonctions intelligentes aux télévisions et que les consommateurs choisissent le streaming pour regarder leurs contenus favoris, la popularité des smart TV a quasiment triplé, depuis le taux de pénétration de 11 % de 2013. La tendance est évidente : toutes les télévisions seront bientôt dotées de fonctionnalités intelligentes telles que le streaming intégré ou des assistants personnels basés sur l'intelligence artificielle.

Canaliser l'avenir
Les smart TV sont déjà l'un des objets connectés les plus couramment adoptés. Mais ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Les fabricants sont en train de transformer les télévisions en centres de commande du domicile, et souhaitent y intégrer les thermostats, l'éclairage et les serrures. Les possibilités sont colossales. Les ventes de smart TV dans le monde entier devraient atteindre les 300 milliards de dollars cette année et décoller en flèche pour atteindre 1 500 milliards en 2027.

Un scénario qui rappelle le livre 1984 ?
La crainte qu'une smart TV puisse devenir l'écran décrit dans le roman dystopique 1984 de George Orwell est rarement évoquée. « VOUS ! Baissez-vous plus bas, s'il vous plaît ! Vous pouvez faire mieux que cela. » criait le coach de fitness à Winston Smith, le personnage principal du livre 1984. Certes, nous n'avons pas encore entendu parler de télévision qui espionne ses téléspectateurs et leur ordonne de faire de l'exercice : au premier abord, il semble évident que les gens refusent – et n'achètent certainement pas – un appareil qui ait accès de manière aussi flagrante à leurs activités quotidiennes.



Une heure avec une smart TVMais il se trouve que nous achetons déjà ce genre d'appareils, et ces objets connectés en savent long sur nous. En une heure seulement, Avira a constaté qu'une smart TV fouinait et relevait une quantité d'informations sur son domicile :
  • A ouvert trois ports vulnérables sur Internet.
  • A scanné le réseau du domicile pour trouver d'autres objets connectés.
  • A recueilli 750 pages d'informations textuelles sur la personne qui utilise l'appareil et sa façon de l'utiliser.
  • A envoyé ces informations à 13 serveurs, dont nombre sont inconnus.
  • A transféré les informations aux services non activés et n'ayant pas de compte utilisateur inscrit.
Pire encore, la télévision a effectué tout cela alors que personne dans la maison ne l'utilisait activement.

Peut-on se fier à la domotique ?
Votre télévision connectée n'est pas la seule à se comporter de cette manière : d'autres objets connectés font de même. Certes, une partie de ce suivi peut être justifié : le fabricant souhaite savoir si son appareil fonctionne bien, le fournisseur de contenu souhaite en savoir plus sur vos habitudes de consommation… mais on ne sait pas vraiment quelles informations sont recueillies ni où vont ces données. On peut se demander également si vous, en tant que propriétaire de cette télévision, avez donné votre consentement pour la collecte de ces données. La seule explication est que vous faites simplement confiance au fabricant et à son armada de dispositifs de suivi pour qu'il ne fasse rien de nuisible.

Un suivi agressif sans autorisation n'est qu'un malware
Une confiance aveugle peut être risqué pour la sécurité domotique. Avira s'est traditionnellement prononcée contre les applications comme SilverPush qui recueillent des données sur les utilisateurs sans leur autorisation et les a répertoriées comme des logiciels malveillants.


idealo, le comparateur de prix du groupe Axel Springer, a souhaité mettre en exergue les spécificités du Black Friday sur Internet en France. Plus précisément, et au regard des résultats de 2016, quel est le profil type des acheteurs du Black Friday comparé aux semaines normales de l’année ? Quels sont les modes d’achat de ces mêmes consommateurs ? Quelles sont les catégories de produits les plus recherchées et les réductions que l’on peut obtenir ?

Les consommateurs qui utilisent le web pour effectuer leurs achats se trouvent en majorité en Île-de-France, puisque la région de la capitale totalise 23,2 % des utilisateurs d’idealo.fr. Voici la répartition des utilisateurs d’idealo en fonction des régions de France :

  • Île-de-France : 23,2 %
  • Auvergne-Rhône-Alpes : 11,4 %
  • Occitanie : 8,2 %
  • Nouvelle-Aquitaine : 7,9 %
  • Provence-Alpes-Côte-D’azur : 7,2 %
  • Grand Est : 7 %
  • Hauts-de-France : 6,5 %
  • Pays de la Loire : 4,7 %
  • Bretagne : 3,9 %
  • Normandie : 3,7 %
  • Bourgogne-Franche-Comté : 3,5 %
  • Centre-Val de Loire : 3,3 %
  • Corse : 0,3 %
De 35 à 44 ans : l’âge moyen des consommateurs du Black Friday
En termes d’âge moyen, lors de périodes normales, les deux tranches d’âge majoritaires qui consomment sur internet se situent entre 25-34 ans et 35-44 ans, représentant à elles deux 48 % des recherches. Pendant la période du Black Friday, les personnes âgées de 35 à 44 ans sont les plus présentes sur le web, à hauteur de 26 % des recherches.


 
Les desktops préférés aux plateformes mobiles
Pendant le reste de l’année, les plateformes de type desktop sont largement préférées par les consommateurs pour leurs achats sur Internet à 68 % face aux plateformes mobiles (32 %). Cependant, pendant le Black Friday, cet écart se resserre fortement, bien que les desktops restent en tête (56 % contre 44 %).
 
La fin de journée privilégiée pour ses achats
Les consommateurs vont – sans surprise – surtout chercher leurs produits sur internet en fin de journée, que ce soit hors ou pendant le Black Friday. En période courante, les créneaux de 18 à 19h et de 21 à 22h sont les plus fréquentés et concentrent 14 % des recherches sur une journée entière. Pendant le Black Friday, les 3 heures qui concentrent le plus de recherches sont celles de 18-19h, 21-22h et 22-23h, réunissant 21 % des internautes.

Les téléviseurs et les reflex numériques en tête des réductions les plus intéressantes
Pour cette partie de l’étude, idealo a choisi de s’intéresser aux 5 catégories de produits les plus populaires auprès des consommateurs pendant le Black Friday. Il s’avère que celles-ci sont toutes des catégories de produits high-tech, à savoir : les smartphones, les téléviseurs, les enceintes, les reflex numériques et les ordinateurs portables.




Créé en janvier 2015 par Aurélien Jemma et Guillaume Terrain, Likibu, moteur de recherche dédié à la recherche de location de vacances, dévoile quelles sont les stations de ski les plus présentes sur Instagram en France. Sans surprises, ce sont les stations des Alpes qui trustent les premières places.

Pour les Pyrénées, des stations de ski sont également populaires comme #fontromeu (33.691), #lesangles (21.738 photos), #saintlarysoulan (19.323), #lamongie (14.837) ou encore #peyragudes (10.351).

Et dans le Massif Central,  #superbesse (19.970 et) #montdore (13.662) sont très instagrammables.


L'étude complète et l'infographie sont disponibles ici : http://blog.likibu.com/fr/stations-ski-populaires-instagram/



Daniel Benchimol Président fondateur du cluster numérique DigitalPlace et fondateur du Groupe Eurogiciel (devenu Scalian) exprime son point de vue sur les pitchs lors des levées de fonds. 

Je me suis toujours demandé comment un patron de startup non doté d’une éloquence naturelle pourrait s’en sortir en pitchant devant des investisseurs, business angels ou fonds d’investissement. De plus, le pitch doit en 1 mn ou en 10 mn suivant le contexte donner envie d’aller plus loin, d’en savoir plus sur le projet et d’organiser une réunion de travail.

L’éloquence est l'art de bien parler, l'aptitude à s'exprimer avec aisance, la capacité d'émouvoir et de persuader et ce n’est pas la qualité la plus commune de tous les présentateurs que j’ai pu rencontrer. Pour autant, ne sommes-nous pas influencés par la forme de la présentation plus que par le contenu ? Ne passons nous pas à côté de beaux projets parce que la présentation n’a pas été à la hauteur ? C’est sûr, que la capacité à mobiliser son auditoire augmente fortement sa probabilité de réussite. Ce charisme commercial à ‘’vendre’’ son projet est une qualité fort appréciable quand on cherche des investisseurs. La méthode est souvent la même : un storytelling.

Le storytelling, c’est cet art de raconter une histoire, un conte de faits, emporter l’auditeur avec soi dans la réussite du projet, un rêve éveillé qui montre la lumière au bout de l’histoire. Mais, à contrario, est-ce qu’un grand comédien, entrainé par les préparateurs au pitch, ne va pas nous amener dans des situations à risque inconsidéré ? C’est bien sûr arrivé, croire à la belle histoire, celle qui va changer le monde ou tout au moins créer une licorne (entreprise valorisée plus d’un milliard de $) génère des levées de fonds hors limites et souvent cette capacité d’entrainement ne se limite pas à la première levée de fonds. Elle génère une volonté contagieuse d’être dans le bon coup. Et puis, ceux qui ont accompagné le projet depuis le début, ne veulent pas rester en rade et retardent le point de non-retour.

Quelques exemples fracassants récents comme WebVan 800 M$ ou PayByTouch 340 M$ ; ces 2 ont eu une durée de vie de 5 ans ! Alors, c’est facile pour moi de parler des histoires qu’on a crues grâce à un bon storytelling et qui ont été un flop plutôt que celles qu’on a laissé passer à cause d’une mauvaise présentation. Sachant que le DoBigFaster (DBF) est assez le leitmotiv outre atlantique quand on voit la valorisation d’Uber alors cette dernière perd 3 Milliards de $ en 2016. Aller vite, très vite même si on perd beaucoup d’argent.

Alors, mon conseil avant de se lancer dans l’arène de la levée de fonds, attendre si possible le MVP  mais aussi attendre d’avoir un vrai chiffre d’affaires avec de vrais clients.

A défaut de talent d’orateur inné, il faut que les startuppers soient habités par leur projet car, comme le dit Voltaire : « La nature rend les hommes éloquents dans les grands intérêts et dans les grandes passions ».