vivatech


C'est LE salon sur le numérique qu'il ne faudra pas rater la semaine prochaine à Paris : VivaTech. Le Rendez-Vous Mondial des Startups et Leaders pour célébrer l'Innovation va  rassembler quelque 9000 Investisseurs, 125 Pays., 1 900 Journalistes et plus de 100000 personnes attendues.

La région Occitanie sera présente en force sur ce salon. Elle sera accompagnée de 3 grands groupe (ENEDIS, RAKUTEN et HBF) qui chacun accueillera 6 start-up. Parmi lesquelles  :

Startup « IoT & SmartHome » 

Parrainées par le Groupe HBF, qui présentera sur place sa toute nouvelle gamme d’objets connectés Otio https://www.otio.com/

FeelObject 



Virtuoz est un plan tactile et interactif qui permet aux personnes malvoyantes et non-voyantes de se déplacer en autonomie. FeelObject veut donner la possibilité aux malvoyants et non-voyants de profiter d’une expérience touristique depuis leur arrivée jusqu’à leur départ, que ce soit en France ou à l’étranger.


Ecojoko



Ecojoko est une solution simple et abordable permettant de contrôler en direct sa consommation électrique et recevoir des conseils sur son smartphone pour être énergétiquement plus malin grâce à une intelligence artificielle au service de l’intelligence humaine.

Linkio 

Linkio permet de rendre une maison connectée via des modules qui contrôlent chaque appareil électroménager à partir d’un téléphone. Avec la technologie Bluetooth Low Energy Mesh, le consommateur peur créer et contrôler son propre environnement.

Sunchain 

Sunchain propose une solution basée sur une technologie blockchain & IoT pour la gestion de l’autoconsommation collective. Les données de consommation et de production d’électricité sont cryptées, signées et enregistrées directement à partir des compteurs communicants. Pour le compte des Personnes Morales Organisatrices de l’autoconsommation collective, Sunchain réalise une répartition de l’énergie dynamique, sécurisée et certifiée.

Startup Thématique « Loisirs et Tourisme »

DataCup

Datacup propose l’accès, dans des zones dépourvues d’internet, à des milliers de ressources éducatives et culturelles, accessibles à partir de smartphones, tablettes et même téléviseurs. Déployable dans tout lieu public, DataCup offre un accès à des ressources libres de droits, du domaine public ou en Creative Commons consultables et téléchargeables.
Datacup a déjà des clients, notamment des ONG en Afrique. DataCup résiste aux conditions extérieures…et aux fortes chaleurs.


Awadac



Awadac offre une solution digitale pour la restauration et l’hôtellerie grâce à une interface permettant aux clients de commander des produits et services directement depuis leur table. Awadac propose aux professionnels de gagner du temps avec la relation client, améliorer son expérience et faciliter le travail des serveurs en salle, tout en performant.

Coursicab

Coursicab est une plate-forme technologique qui offre la possibilité aux commerçants et e-commerçants de se connecter à des chauffeurs de taxi pour la livraison urbaine de colis, en moins de 60 minutes, 24h/24 et 7j/7.

Mycarspot

Mycarspot est spécialisée dans l’optimisation du parking des entreprises et offre une solution digitale et collaborative pour faire gagner du temps aux collaborateurs d’entreprise.

Start-up « Energie & Mobilité » parrainées par ENEDIS

TwinswHeels

TwinswHeels est un robot autonome qui s’adapte à différents métiers, peut aider une personne âgée à faire ses courses ou faciliter les déplacements dans un entrepôt. Il peut se déplacer à côté d’un opérateur, se piloter à distance ou être 100% autonome. Il peut répondre aux attentes de la smart city et de l’industrie 4.0.

HMT

La jeune pousse Human Mechanical Technologies (HMT) a reçu le prix du concours de start-up d'Enedis pour ses exosquelettes destinés à prévenir et diminuer les troubles musculo-squelettiques en milieu professionnel. La société de Tarbes doit démarrer sa phase d'industrialisation en février pour répondre aux commandes de ses huit premiers clients.

Virdys

Virdys a développé une suite logicielle globale de digitalisation 3D dédiée à la formation, à l’entraînement et à la communication immersive au sens large. Le résultat est directement visualisable sur multi-supports (2D/VR/AR/MX).

Start-up« Digital Content Publishing » parrainées par Rakuten Aquafadas et Tech Mahindra


Numevent

Numevent est une solution de création et gestion d’événements professionnels via application Web et Mobile. L’application permet aux membres d’un événement d’interagir grâce à un système d’invitation, de vote, d’enquêtes jusqu’aux statistiques post-événement. Plus de 12 fonctionnalités agiles avec une interface de gestion facile et agréable.

Novelab

Novelab crée des expériences et installations interactives et immersives dans le domaine de la réalité virtuelle (Exemple ici). Ils combinent une technologie haut de gamme avec des histoires de grande qualité.

Argo

Argo propose la solution SnapPress, une plate-forme universelle où l’on peut diffuser du contenu en réalité augmentée. Argo s’oriente également vers la réalité augmentée sur PDF grâce à une nouvelle technologie, pour dynamiser les fichiers et créer une connexion directe entre l’utilisateur et l’entreprise.


A l'occasion de sa grande conférence "Google I/O" qui s'est déroulée à San Francisco, Google a annoncé plusieurs nouveautés matérielles : des smartphones moins chers et, surtourt, un Google Hub.

Le Google Nest Hub est un écran intelligent avec l’assistant Google intégré, qui propose aux utilisateurs tous les avantages de l'enceinte connectée Google Home avec en plus un écran de 7 pouces pour obtenir de l’aide en un coup d’oeil à la maison. Comme pour l'enceinte, il est possible rien qu’à la voix de consulter les derniers événements et rappels de son compte Google, contrôler ses appareils connectés compatibles (lumières, thermostat, etc.), poser des questions, visualiser les photos de son compte Google Photos, etc.



La présence de l'écran ajoute un nouveau niveau d'utilisation et devrait faire du Google Nest Hub un parfait compagnon dans une cuisine, pour suivre une recette par exemple ou un programme télévisé. D'ailleurs, pour ce lancement en France, Google s’est associé à différents partenaires pour offrir aux utilisateurs des contenus de qualités. Parmi les partenaires ont trouve myCanal pour regardes des films ou les chaînes du groupe Canal +, plusieurs sites et chapines d'infos (LCI, Franceinfo, Euronews, France24), des sites de cuisine (750g, Chef Simon, Cuisine Actuelle et Femme Actuelle) et d'auters partenaires (Sephora, Maître Gribouille).

Le Google Nest Hub sera disponible en deux coloris (Galet et Charbon) au prix de 129€ dés 28 mai à la FNAC Darty, chez Boulanger, Carrefour, Leclerc, C-Discount, Leroy Merlin, Castorama, Auchan et sur le GStore, la boutique en ligne de Google, GStore. Il est d'ores et déjà disponible en précommande. Google proposera également 3 mois offerts à YouTube Music Premium pour tout achat d’un Google Nest Hub.

Amazon Echo Show

Si les enceintes connectées ont le vent en poupe et se livrent une concurrence acharnée, les enceintes avec écran, plus chères, commencent à apparaître. Amazon a enrichi sa gamme Echo avec Echo Spot (129,99€), une enceinte ronde avec un petit écran et Echo Show (229,99€), qui comprend un écran HD de 10 pouces. Les deux fonctionnent avec l'assistant vocal Alexa et font marcher les skills, des applications dédiées. Des partenariats ont également été noués avec plusieurs acteurs (Deezer, Marmiton, TéléLoisirs, etc.).

Lenovo
Le Lenovo Smart Display


Enfin, outre les deux géants du net Google et Amazon, des constructeurs tiers se sont lancé dans l'aventure comme Lenovo qui propose le Smart Display (239,99€) qui dispose d'un écran de 10,1 pouces et peut se positionner horizontalement ou verticalement.
sciences


A l'heure des fake news qui inondent les réseaux sociaux voire certaines émissions de télévision en remettant en cause le réchauffement climatique ou l'importance des vaccins, voilà une initiative intéressante : Exploreur.
Avec les 31 universités écoles et organismes de recherche de Toulouse, l’Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées lancera mardi 14 mai prochain Exploreur, une démarche collective de diffusion de la culture scientifique, pour contrer les fake-news et répondre aux envies des curieux de sciences.

7000 chercheurs mobilisés

"Pont entre la science et la société, Exploreur invite les 7000 chercheurs et 143 laboratoires de recherche de l’académie, producteurs de connaissances scientifiques tout aussi riches que diverses, à partager avec le public leur travail et leur passion pour la recherche. Fruit d’une dynamique collective, Exploreur permet d’accéder à une programmation conçue pour nourrir la curiosité, partager la démarche scientifique et dévoiler les dernières avancées scientifiques et technologiques", expliquent les fondateurs de cette plateforme inédite.
Parmi les actions d'Exploreur figurera notamment un nouveau site web afin de donner aux citoyens des clés pour mieux comprendre les enjeux soulevés par les avancées scientifiques.

Table ronde sur la diversité

Le lancement d'Explorer se fera sous la houlette de Philippe Raimbault, président de l’Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées, en  présence de Catherine Jeandel, océanographe au laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS) et sera suivi à 18 heures d'une table ronde autour de la thématique Diversités en présence de plusieurs chercheurs : Sébastien Brosse, chercheur en biologie au laboratoire Évolution et diversité biologique, Frédéric Vella, chercheur en informatique à l’Institut de recherche en informatique de Toulouse et Jean-Luc Probst, chercheur en écologie au laboratoire Écologie fonctionnelle et environnement.


Par Rainer W. Kaese, Senior Manager Business Development Storage Products, Toshiba Electronics Europe

Que vous vous promeniez dans une ville lambda ou que vous passiez du temps au restaurant, il y aura toujours des gens pour prendre des photos et des vidéos d’amis, d’eux-mêmes ou de leurs repas. Activité autrefois liée au coût de développement d'un film, la photographie et la vidéographie sont maintenant à la portée de presque tout le monde. Mais qu’advient-il de toutes ces photos ? Prenons-nous le temps de supprimer des vidéos dont nous ne voulons plus?

Dans la mesure où le 31 mars a été désigné Journée mondiale de la sauvegarde, Toshiba a décidé de consulter Facebook pour savoir si nous sécurisions nos données et si nous prenions le temps de nettoyer nos smartphones, ordinateurs portables et ordinateurs de bureau.

Est-il vraiment facile de sauvegarder nos données?


Beaucoup d’entre nous aurons, ou connaîtrons quelqu'un qui a eu, une histoire concernant une perte de données. Nous avons soit supprimé la seule copie d'un fichier sensible, soit la disparition d'un ordinateur portable ou d'un téléphone a également entraîné la perte de nos données. Quand on les interroge après une catastrophe, il semble toujours que nos malheureux amis aient eu l'intention de mettre en place une sorte de régime de sauvegarde mais, pour diverses raisons, ne s'en sont pas souciés à temps. Heureusement, selon notre enquête, cela est en train de changer. Parmi les 1 600 personnes interrogées, 73% déclarent que la sauvegarde de fichiers à partir de périphériques intelligents et de PC est facile, tandis que 27% la trouvent toujours compliquée.



Cela s'explique en partie par le fait que les systèmes d'exploitation pour smartphones, tablettes et ordinateurs sont fournis avec une gamme de services de sauvegarde et de synchronisation. Sur les PC, la suppression d’un fichier ne le supprime plus immédiatement du disque dur. Au lieu de cela, il est déplacé vers une corbeille, permettant ainsi de récupérer des fichiers supprimés par inadvertance si nécessaire. Les appareils Android conservent une copie des photos et des vidéos dans la bibliothèque Google Photos, tandis que les utilisateurs Apple disposent des mêmes fonctionnalités via la bibliothèque iCloud Photo. Une fois téléchargées sur le cloud, les photos et vidéos de l’utilisateur peuvent être synchronisées avec d’autres périphériques, tels que des tablettes, ainsi qu’avec des services liés à un navigateur spécifique.


Le nettoyage de printemps s'étend-il à nos vies numériques ?


On pense que le nettoyage de printemps a pour origine la tradition du « Réveil de la maison » du Nouvel An persan, mais il pourrait également être lié à la pratique juive ancienne consistant à nettoyer la maison avant Pâque. Peu importe, la saison du printemps, avec la vie qui fleurit tout autour de nous, semble être un bon moment pour éliminer les déchets indésirables. Mais pensons-nous également notre courier numérique  indésirable ?

Selon nos répondants, la réponse est affirmative : 87% d'entre eux déclare avoir supprimé des photos et des vidéos non désirées de leurs appareils numériques au cours des douze derniers mois. Malgré la quantité de stockage disponible sur les smartphones d’aujourd’hui, la capacité maximale est finalement déjà atteinte, nous laissant ainsi le choix entre conserver des photos ou des vidéos ou supprimer les applications les moins souvent utilisées. Même les solutions de stockage cloud ne fournissent gratuitement qu'une quantité limitée de stockage. Nous sommes donc obligés de choisir entre le nettoyage ou le stockage supplémentaire.


Optimisons-nous notre espace de stockage disponible ?


La mémoire disponible a toujours été une primordiale depuis l'invention du PC et de nombreux outils ont été développés pour l’optimiser. Celles-ci vont de la compression de fichiers sur des disques durs à des solutions pour augmenter la quantité de mémoire disponible. Les participants à notre enquête ont déclaré que seulement 44% d’entre eux utilisaient une sorte d’application pour optimiser le stockage sur leurs appareils numériques. L'une des raisons est peut-être la connotation négative liée à l'optimisation du stockage; en  fin de journée, il faudra se résoudre à supprimer un fichier  pour libérer de l'espace.

Certains smartphones et tablettes émettent déjà des recommandations de temps en temps lorsque le stockage est limité, suggérant des applications peu utilisées pouvant être supprimées pour libérer de l'espace. Sinon, sans une application pour vous aider, il vous faudra beaucoup de temps pour trouver un moyen de libérer du stockage. La plupart des appareils proposent dans leurs paramètres une méthode indiquant quelles applications encombrent le stockage. Il s'agit généralement d'applications de messagerie et de médias sociaux qui conservent des copies locales d'images, de vidéos et de textes. Ici, il vaut la peine de faire appel à des applications qui gérent les demandes de stockage et fournissent un avertissement à l’avance avant que les problèmes ne surviennent.

Pour les utilisateurs de PC et d’ordinateurs portables, il existe également toute une gamme d’outils utiles. Pour les utilisateurs Windows, WinDirStat fournit une vue visuelle simple des fichiers qui consomment le plus d’espace. Les types de fichiers communs codés par couleur pour les images et les vidéos facilitent l’évaluation. Il existe également des versions disponibles pour les utilisateurs Linux et iOS. Pour ceux qui travaillent et modifient de grandes quantités de photos, les fichiers en double peuvent devenir un problème avec le temps. Les appareils reflex mono-objectif grand format devenant de plus en plus abordables, chaque photo peut atteindre des dizaines de mégaoctets. Les applications de recherche de fichiers en double aident à localiser les images avec le même contenu, de sorte que vous ne puissiez en conserver qu'une seule.


Mais sauvergardons-nous actuellement nos fichiers?


Bien que plus du quart de nos répondants aient affirmé qu'il était difficile de sauvegarder ses données les données numériques, près de neuf sur dix sauvegardent tout de même leurs fichiers. C’est une bonne nouvelle et nous éviterons une peine irremediable lorsque les appareils numériques, sur lesquels nous comptons tant, nous font défaut à un moment critique.


Pour les 9% qui n’ont pas développé d’approche liée à la sauvegarde de fichiers, la solution ne pourrait être plus simple. Masses de stockage portable, sous la forme de disques durs externes USB. Depuis l’avènement de l’USB 3.0, le transfert de données vers de tels périphériques est devenu extrêmement rapide et les disques d’aujourd’hui offrent une capacité de téraoctets non néglogeable dans des boîtiers élégants et minces, sans nécessiter une alimentation séparée. Connectez simplement le disque externe à votre ordinateur portable et copiez vos précieux fichiers comme vous le feriez sur un disque ou un dossier interne. Cependant, certains disques, tels que la gamme Toshiba Canvio, sont également fournis avec des outils de sauvegarde qui simplifient considérablement la vie (figure 2). Le logiciel de sauvegarde Toshiba Storage, fourni avec les disques Canvio, peut être configuré pour sauvegarder automatiquement des fichiers individuels ou des dossiers entiers à un moment de la journée qui convient à l'utilisateur.
password



Par Arnaud Gallut, Directeur des Ventes Europe du sud, Ping Identity.

Le 2 mai prochain marquera la troisième édition du World Password Day, dont l’objectif est de mobiliser l’opinion publique sur la nécessité de disposer de mots de passe robustes. Le fait que les mots de passe sont aujourd’hui omniprésents dans la nouvelle économie numérique n’échappe à personne, et surtout pas aux cybers criminels, qui s’y attaquent en priorité, et savent d’une part qu’ils sont simples à usurper dans la grande majorité, et d’autre part qu’ils sont la porte d’entrée aux informations et aux ressources les plus précieuses. D’après le Data Breach Investigation Report 2017 de Verizon, 81% des cyber attaques réussies ont exploité des mots de passe insuffisamment robustes ou volés. La faible robustesse des mots de passe est de notoriété publique. Bien plus, d’après une récente enquête OVUM, 80% des utilisateurs conservent le même mot de passe pour différents comptes, et 46% des employés utilisent des mots de passe personnels pour leurs comptes professionnels. La raison est simple. Plus les mots de passe sont complexes et multiples, plus ils sont difficiles à mémoriser. Beaucoup d’organismes officiels, la CNIL en France par exemple, recommandent des bonnes pratiques pour limiter les risques, telles que des mots de passe d’au moins 12 caractères de 4 types différents, un mot de passe par compte, des mises à jour régulières, l’absence de tout lien entre le mot de passe et son propriétaire, ou encore l’utilisation d’un gestionnaire de mots de passe. Mais ces pratiques sont peu respectées car elles sont contraires aux attentes des utilisateurs, qui privilégient l’ergonomie et la simplicité d’accès.

Ceci étant dit, ne nous y trompons pas. Quelle que soit leur robustesse et les bonnes pratiques utilisées, les mots de passe n’offrent plus un niveau de sécurité suffisant pour protéger les données les plus sensibles. Dans l’immense majorité des cas, ils sont devenus simples à usurper, et n’importe quel cyber criminel sérieux, s’il y met les moyens, mettra moins d’une journée par y parvenir. Sans compter qu’il pourra se servir sur le ‘dark web’, où des milliards d’identifiants sont disponibles à un prix modique.

De nouveaux standards à la rescousse du mot de passe


Le W3C (World Wide Web Consortium) et la FIDO Alliance, à l’origine des standards les plus répandus d’Internet, ont récemment finalisé l’API WebAuthn, dont l’objectif avoué est de généraliser une authentification sans mot de passe (Passwordless). WebAuthn est disponible gratuitement et déjà supportée par tous les principaux navigateurs, ainsi que par Android et Windows 10. Il permet aux fournisseurs de services de remplacer le mot de passe par une validation de l’authentification de l’utilisateur sans transmettre de données sensibles en y procédant localement sur son poste de travail (tablette, périphérique ou smartphone). La validation de l’authentification s’effectue alors par des moyens tiers interfacés avec cette API, tels qu’une clé de sécurité USB ou une montre connectée par exemple. L’intérêt de cette API est de ne plus avoir de mot de passe à véhiculer sur les réseaux.

La biométrie, remède miracle ?


Beaucoup d’acteurs de l’industrie high tech prédisent la disparition totale des mots de passe comme méthode d’identification, et son remplacement notamment par des systèmes biométriques. Les systèmes de lecture d’empreintes digitales et de reconnaissance faciale se multiplient ainsi depuis plusieurs années, en particulier sur les terminaux mobiles. Toutefois, les solutions biométriques ne sont pas non plus immunisées contre les attaques. La technologie de lecture des empreintes digitales s’est certes grandement améliorée ces dernières années, mais n’est toujours pas infaillible. Elle peut notamment être prise en défaut par des solutions d’intelligence artificielle et de machine learning qui permettent de réaliser des empreintes ‘passe partout’. Même chose pour les solutions de reconnaissance faciale, dont certaines peuvent être trompées à l’aide d’une simple photo d’identité.

Authentification multifacteur et SSO : le duo gagnant


La biométrie utilisée seule a donc elle aussi ses faiblesses. Cela ne veut pas dire qu’elle est inutile, mais simplement qu’elle souffre des même défauts qu’un mot de passe en tant qu’authentification unique. Que ce soit en utilisant un visage imprimé en 3D, en créant de fausses empreintes, ou en craquant simplement un mot de passe de secours trop faible, il est beaucoup plus facile pour un attaquant de s’emparer d’un compte utilisateur qui n’est pas protégé par au moins deux facteurs d’authentification.

L’authentification multifacteur, associant par exemple biométrie, mot de passe et terminal identifié, est ainsi seule capable d’offrir un niveau maximum de sécurité car elle impose à l’attaquant de prendre le contrôle de non pas un mais plusieurs facteurs. La solution idéale aujourd’hui est de l’associer à des solutions d’authentification unique, ou SSO (Single Sign On) qui permet à un utilisateur d'accéder à de nombreuses applications sans avoir à multiplier les authentifications. Il lui de s’authentifier en début de session, et il peut ensuite accéder à de nombreuses applications sans être contraint de devoir s'identifier sur chacune d'entre elles. On obtient ainsi une solution qui associe une grande simplicité d’utilisation, notamment pour des applications grand public, et un haut niveau de sécurité.