cryptomonnaie


Par Karim Ganem, cofondateur d’IOV

Les crypto-monnaies et la blockchain sont souvent vues comme une technologie complexe et opaque au service d’une poignée de geeks et de spéculateurs. Pour autant, elles peuvent apporter des solutions concrètes pour lutter contre la pauvreté, l’illettrisme, la corruption et offrir les mêmes chances économiques au plus grand nombre.

En quelques années, les crypto-monnaies se sont imposées comme des actifs financiers à part entière. La capitalisation boursière du Bitcoin évolue depuis juillet aux environs de 150 milliards d’euros, soit davantage que celle des plus grandes entreprises françaises cotées. La capitalisation boursière de l’Ether approche quant à elle des 20 milliards d’euros et celle de l’ensemble des crypto-monnaies est évaluée à près de 250 milliards d’euros.

Une création de valeur ex nihilo fondée sur la confiance

Cette valeur bien réelle a pourtant été créée de toute pièce à partir de la confiance collective envers la technologie de la blockchain sur laquelle repose chacune des crypto-monnaies. Cette technologie constitue une méthode réputée infalsifiable de validation des transactions, et c'est la confiance dans cette fiabilité qui donne sa valeur aux crypto-monnaies. Au passage, l'envolée de leur cours a généré des gains substantiels pour de nombreux intervenants passionnés de technologie et d’algorithmique.

Une question se pose néanmoins : que faire de toute cette valeur créée ? Celle-ci bénéficie aujourd’hui directement aux possesseurs des crypto-monnaies et échappe à l’écosystème financier « classique » reposant sur le système bancaire. Grâce à cette configuration très particulière, la création de valeur n’est donc pas mobilisée pour servir les intérêts d’un actionnaire ou d’une maison-mère. De même, les possesseurs de crypto-monnaie ne sont pas attachés à cette valeur de la même manière qu’aux revenus vitaux tirés de leur travail. Les gains peuvent donc avoir d’autres finalités, notamment sociales.

1% des profits d’aujourd’hui peut tout changer

Si 1% de la valeur créée ex nihilo grâce aux crypto-monnaies pouvait être redistribuée, de grands projets pourraient être réalisés. Pour n’évoquer que les causes les plus universelles, il serait par exemple possible d’engager des programmes de lutte contre la pauvreté, de réduction des inégalités ou de lutte contre l’illettrisme. Sommes-nous de doux rêveurs en disant cela ? À chacun d’en juger : un rapide sondage mené auprès d'experts et investisseurs blockchain dans 10 pays a permis d’évaluer qu’environ une personne sur deux active sur ce marché serait prête à réaliser des dons en crypto-monnaies pour défendre les causes qui leur tiennent à cœur.

L’écosystème est lui-même en train de s’adapter à cette nouvelle réalité. Depuis peu, l’Unicef accepte les dons en Bitcoin et en Ether. Cette évolution représente bel et bien une petite révolution : celle de faire entrer de plein pied les crypto-monnaies dans l’univers caritatif. Les donateurs ont par ailleurs une bonne raison d’avoir recours aux crypto-monnaies pour soutenir des projets associatifs : la blockchain, publique et sécurisée, permet de suivre la manière dont cet argent sera utilisé. L’ensemble de la chaîne associative gagne ainsi en transparence et permet de redonner davantage de sens à l’engagement caritatif.

Une aide précieuse pour les populations non bancarisées

Enfin, au-delà des dons, les crypto-monnaies peuvent remplir une autre fonction sociale : celle d’offrir des moyens de paiement aux 2 milliards d’individus n’ayant pas de compte en banque. Avec les crypto-monnaies, un simple téléphone portable suffit à effectuer une transaction entièrement sécurisée sans que celle-ci passe par un intermédiaire bancaire. Si cette problématique est peu visible dans les pays occidentaux, elle est en revanche récurrente sur d’autres continents.

De même, la blockchain offre la possibilité de mettre en place des « smart contracts » ayant la particularité d’être activés automatiquement lorsque surviennent certains événements prédéterminés. Cette fonction, loin d’être anecdotique, permet de simplifier considérablement les circuits de micro-financement en milieu non-bancarisé.

Les premiers pas des crypto-monnaies dans le domaine social deviendront-ils à l’avenir des pas de géants ? Espérons-le. Quelle que soit la réponse, les crypto-monnaies et la blockchain auront démontré une nouvelle fois qu’elles constituent un fantastique réservoir d’expérimentations et d’idées pour créer des services utiles, plus sécurisés et plus transparents, dans un monde qui en a encore grandement besoin.
SEMrush, spécialiste du marketing digital, révèle certaines recherches les plus populaires des Français sur le web : qui est la personnalité la plus Googlisée ? Quelles sont les actualités ayant enregistré le plus de requêtes sur le web ? Quelles sont les questions les plus posées ?

Pour chaque mot-clé, SEMrush comptabilise les recherches effectuées sur Google.fr en 2019 avant d'établir une moyenne mensuelle.

Personnalités les plus recherchés sur le web : le sport en force


Et la personnalité la plus recherchée de l'année sur le web est... Neymar ! Le footballeur du PSG, à l'origine de nombreuses polémiques, coups d'éclats sportif (et extra sportif), enregistrent 1 297 545 recherches mensuelles en moyenne en 2019. D'ailleurs, un tiers du top 20 est composé de sportifs avec les footballeurs Emiliano Sala (622 282), footballeur décédé dans un crash d'avion, Lionel Messi (387 273), Cristiano Ronaldo (338 929) et les tennismen Roger Federer (519 909) et Rafael Nadal (417 439). Autre catégorie plébiscitée : la chanson puisque 5 artistes figurent dans ce top avec Bilal Hassani, Aya Nakamura, Lady Gaga, Ariana Grande et Céline Dion. La politique représente enfin le dernier groupe de personnalités recherchés avec le couple Macron (Emmanuel tombe à la 4e place alors qu'il était premier l'an dernier), Jacques Chirac et même Meghan Markle, 3e du classement cette année.
Côté surprise, le podium est complété par Jean-Marc Morandini, 2e du classement, avec 887 364 recherches mensuelles en moyenne cette année.

L'actu phare de 2019 : le Brexit


Les nombreux rebondissements du « Brexit » en font l'actualité la plus googlisée en 2019 avec 750 600 requêtes mensuelles en moyenne. L'actualité dramatique autour de « Vincent Lambert » et de l'incendie de « Notre-Dame » complètent les 3 thèmes ayant le plus intéressés les internautes Français cette année.
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Les prévisions annonçaient plus de 70 milliards d'euros consacrés aux fêtes de fin d'année par les Français en décembre 2019, soit une croissance de + 1,3 % pour un budget moyen par foyer de 592 € (soit 14€ de plus qu'en 2018).

La croissance attendue de l’e-commerce montait à + 12,2 %. Aujourd’hui, l’étude "Noël France 2019 : Quels résultats pour les e-commerçants ?" réalisée par JVWEB dévoile les performances réelles enregistrées par les e-commerçants français. Et celles-ci sont bonnes.

Chiffre d'affaires et vente en hausse

"Le chiffre d'affaires issu du mois de décembre est en croissance de + 20,16 % par rapport à l'an passé pour les annonceurs Google Ads, répartis sur + 22,28 % ventes. On mesure une légère baisse du panier moyen (-1,73 %) La hausse globale de trafic est de + 26,74 %, on remarque surtout un tassement de la croissance sur la dernière semaine avant Noël", explique JVWEB.

La répartition du chiffre d'affaires selon les secteurs s'est établie comme suit : Agroalimentaire (9.09%), B2B (8.89%), Maison / Jardin (11.69%), Retail Jeux / Cadeaux (34.17%), Retail Textile (11.69%), Autres (24.48%).

"Sur le périmètre du retail et services B2C, hors agroalimentaire, c'est une croissance de 20,96 % que l'on peut mesurer. Concernant le détail des périmètres, on notera que malgré des écarts de performances importants d'un annonceur à l'autre, globalement de nombreuses industries de services et de tourisme ont bénéficié d'une forte croissance sur ce mois de décembre", indique JVWEB.
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Tribune d’expert par Olivier de Montlivault, CEO de SOS Accessoire

L’obsolescence programmée est dans le collimateur du gouvernement ! Alors que les lobbies jouent des coudes, l’État multiplie à son encontre les projets de lois. Les mesures vont contraindre de plus en plus de fabricants à faciliter la réparabilité de leurs équipements. En parallèle, les pratiques d’auto-réparation gagnent du terrain. Une chose est sûre, le marché de l’électroménager mute pour le meilleur. C’est à dire vers des comportements de production plus éco-responsables.

L’obsolescence face à la loi


L’obsolescence programmée a mauvaise presse. Elle est massivement rejetée par des consommateurs de plus en plus sensibilisés sur les enjeux environnementaux. Pour rappel, 62% des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont libérées pendant l'extraction et la transformation des matériaux selon l’Organisation Circle Economy. Récemment, l’obsolescence programmée s’est heurtée de plein fouet au projet de loi anti-gaspillage pour une économie circulaire. Son objectif : tenter de réduire le gaspillage et l'impact croissant de nos déchets sur l'environnement.

A la marge de ce texte, le Sénat a approuvé en septembre 2019, la mise en place d’un indice de réparabilité. Cet indicateur imposera aux fabricants et aux vendeurs d’informer les consommateurs du niveau de la future « réparabilité » des équipements. Tout comme le Nutriscore du côté de l’industrie agro-alimentaire, l’indice notera sur 10, les appareils électriques selon des critères, entre autres, de disponibilité et de facilité d’accès de ses pièces détachées.

Infographie: La durée de vie programmée de nos objets | Statista

La démocratisation de l’auto-réparation


L’obsolescence en perte de vitesse laisse place à d’autres pratiques plus durables. Parmi elles : l’auto-réparation. L’accès aux pièces détachées se généralise. Leur durée de disponibilité augmente. En effet, la Commission Européenne a adopté le 1er octobre 2019 une série de mesures qui favorise la réparabilité des appareils électroménagers. Dès 2021, les fabricants vont devoir répondre à cette nouvelle directive en mettant à disposition des pièces de rechange des différents appareils, et ce, pendant une durée minimum de 10 ans.

Les initiatives ne s’arrêtent pas là. Partout en France, fleurissent des lieux d’apprentissage dédiés à l’auto-réparation, à l’instar des bricothèques et des ressourceries. Par exemple, « Le Poulpe » - une ressourcerie qui ouvrira ses portes cet automne à Paris dans le 18ème - sensibilisera fortement les visiteurs à réparer leurs appareils. Dans une perspective nationale, l’ADEME préconise également la mise en place d’une structure qui fédèrerait l’ensemble des initiatives d’autoréparation.

L’électroménager en mutation 


Ces démarches se multiplient et sont en train de mettre un bon coup de pied dans la fourmilière du marché de l’électroménager. Indéniablement, elles tirent les produits vers le haut. Halte à la machine à laver bas de gamme, dont le hublot tombe après 3 ans ! La plupart des pièces fabriquées devront être de plus en plus qualitatives.

Elles font muter également l’électroménager vers un marché du kit où les pièces détachées deviennent beaucoup plus facilement remplaçables ; où le critère de réparabilité est en voie de devenir l’argument de vente qui déclenchera l’acte d’achat ; où les appareils se classent en fonction de leur durabilité et enfin, où s’affichera un coût d’usage en plus du coût d’acquisition.

Le temps est compté pour l’obsolescence qui essuie les critiques virulentes du public. Elle rencontre de plus en plus d’obstacles juridiques. Face à elle, l’auto-réparation et le reconditionnement ont le vent en poupe et rentrent dans les mœurs des consommateurs avertis. Bref, le marché de l’électroménager de demain s’inventera en kit et sera aussi durable que réparable.

teletravail

La mobilisation sociale contre la réforme des retraites a mis en avant le télétravail. Pour les salariés dont le poste le permet et qui ne peuvent rejoindre leur lieu de travail habituel, travailler à domicile est une bonne solution.

Selon une étude sur l’impact des grèves dans le secteur du numérique et de la prestation intellectuelle, le télétravail sauve 90% des consultants experts du numérique.
"Le Groupe INOP’S a interrogé son réseau de 800 PME et 35 000 freelances du numérique pour mesurer l’impact des grèves sur leur mission en cours auprès de leurs clients grands comptes. Les résultats montrent de manière spectaculaire le succès du télétravail, et un impact financier moins catastrophique que prévu, même si non négligeable", expliquent les commanditaires de l'étude.

Alors que 70% des entreprises interrogées étaient déjà préparées à un télétravail de plus du 3/4 de leurs équipes, il restait une inconnue côté clients, habitués à voir de visu leurs consultants. "Pour 72% des PME  répondantes, la grande majorité de leurs clients grands comptes acceptent le télétravail de leurs consultants. Seulement 9% des clients grands comptes refusent le télétravail. Au final, 43% des PME prévoient une faible perte de CA en répercussion des grèves. Et 26% finiront le mois sans perte" indique INOP'S.

Outils collaboratifs

Côté freelances, le télétravail s'est également installé. "73% arrivent à travailler correctement pendant les grèves. 42% des freelances travaillaient déjà à distance avec tous leurs clients (grands comptes start-up ou PME). 64% des freelances n’auront pas de perte de CA sur le mois de décembre", indique l'étude.

"Pour 19% des répondants, leurs clients n’acceptent pas qu’ils fassent du télétravail. Seulement 11% des freelances perdent des jours de missions à cause des grèves" tempère toutefois INOP'S.

Si ces résultats ne peuvent être généralisés, ils montrent le "sens de l’histoire" :  "les entreprises et indépendants travaillant dans le numérique sont plutôt à la pointe des nouveaux modes de travail, notamment dans l’usage des outils de travail collaboratifs", indique INOP'S.

inops

Le télétravail a encore des marges de progression

Depuis plusieurs années, le télétravail est au centre des discussions dans de nombreuses entreprises mais ses potentialités restent à exploiter. En 2009, le Centre d’analyse stratégique prédisait que près de 50% de la population active serait concernée par le télétravail en 2015. En fait, la dernière étude de la Direction de l'Animation de la recherche, des Études et des Statistiques (DARES) révèle que seuls 3% des salariés le pratiquaient au moins un jour par semaine en 2017...

Mais les choses évoluent au fil de la numérisation des entreprises. Une enquête de Malakoff-Médéric publiée en février dernier estimait ainsi que 29% des salariés français télétravaillent de manière régulière ou occasionnelle dans le secteur privé, et parmi eux, 92% le font à leur domicile (d'autres peuvent le faire dans des centres de coworking près de leur domicile). Autant dire que le télétravail a encore des marges de progression.
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Alors que les consommateurs ont dépensé un montant record de 7,4 milliards de dollars d’achats en ligne le 29 novembre dernier lors du Black Friday, des millions d'acheteurs continuent à surfer sur Internet pour trouver les meilleures offres pour Noël. Cette période est non seulement idéale pour faire des affaires, mais aussi pour se faire piéger par des cybercriminels ! S’il y a cinq ans, pour assurer une expérience d'achat sécurisée il suffisait d'utiliser un logiciel antivirus, de vérifier les liens dans les emails et de s'assurer que les transactions étaient effectuées sur un site sécurisé, ce n'est plus le cas aujourd’hui et le paysage de la menace a radicalement changé au cours des dernières années.


Pour naviguer en toute sécurité à l’approche des Fêtes, Proofpoint a dressé une liste des six principales escroqueries que les consommateurs peuvent rencontrer :



Le déploiement des Certificats SSL frauduleux

L’époque des sites internet sécurisés grâce un certificat SSL (autrement dit, avec un « cadenas ») est révolue. Les cybercriminels se sont emparés de cette technique et s’assurent désormais que leurs faux sites web en disposent également. Au début de l'année 2019 et jusqu'au troisième trimestre, Proofpoint a commencé à observer une forte tendance à la mise en œuvre de certificats sécurisés sur les sites Web frauduleux : 26 % des sites frauduleux ont utilisé un certificat SSL, contre 20 % au premier trimestre.

La recrudescence des Malwares de point de vente (Point of sale malware - PoS)

Chaque année, novembre est synonyme de recrudescence de malware dans les points de vente. Ils se placent sur les terminaux et en profitent pour dérober des données de cartes bancaires afin de les utiliser pour des transactions frauduleuses. L’adoption générale des cartes à puce a bien entendu réduit les risques mais n’a pas empêché l’apparition de nouveaux malwares POS capables de calculer les codes d'authentification. Proofpoint a par ailleurs observé un pic d'activité de la part des malwares ZeusPOS POS, suggérant que le groupe pourrait être en train de se préparer à de nouvelles menaces pour la période des fêtes.

Une détection difficile des attaques par « angler phishing », sur les réseaux sociaux

L’une des techniques des cybercriminels consiste à s’interposer lors d’une discussion entre l’utilisateur et les marques. Lorsque les consommateurs tentent de prendre contact, sur Twitter par exemple avec le service après-vente d’une marque nommée "@AcmeAnvils", ils peuvent recevoir une réponse de @AcmeAnvilsDeals, redirigeant vers un site qui semblera légitime alors qu’il est en réalité malveillant.

L’augmentation des menaces et escroqueries lors des fêtes de fin d’années

Les fêtes de fin d’années sont l’occasion parfaite pour les cybercriminels de redoubler d’inventivité. L'année dernière par exemple, Proofpoint a observé plusieurs acteurs de la menace utiliser un cheval de Troie bancaire Emotet pour envoyer des emails malveillants autour de Thanksgiving. Ces emails contenaient des pièces jointes ou des fausses cartes virtuelles installant en réalité Emotet. En cette période festive, les leurres abondent et les utilisateurs doivent faire attention à ne jamais ouvrir ou cliquer sur des liens provenant d’expéditeurs inconnus.

La multiplication des spams de fin d’année

Bien que les opérateurs et autres fournisseurs de services internet aient fait de grands progrès pour réduire l’apparition des spams, certains parviennent encore à s’affranchir des barrières de sécurité. Pour les consommateurs à la recherches d’offres promotionnelles, c’est le piège idéal. Il suffit d’une offre alléchante, d’une image de marque volée pour les inciter à cliquer, les renvoyant sur des pages de publicité, des sites de phishing et autres contenus malveillants. Comme le dit l’expression, si quelque chose semble trop beau pour être vrai, c'est probablement le cas.

L’émergence des arnaques à la réception de colis

De plus en plus, les consommateurs reçoivent des emails frauduleux imitant les alertes d’expédition de marques connues. Ces messages comprennent souvent des logos et un langage adapté pour faire croire aux destinataires que les emails sont légitimes. En réalité, ils sont conçus pour répandre des logiciels malveillants, voler de l'argent et inciter les gens à révéler leurs mots de passe. Les consommateurs doivent être à l’affût de ces emails phishing qui augmentent considérablement pendant les périodes de fêtes et se connecter directement aux sites plutôt que de cliquer sur des liens potentiellement malveillants inclus dans les messages reçus.
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Le moteur de recherche américain Google est un mastodonte incontournable, qui réalise près de 95% des recherches des internautes français. Dès lors la publication de son top 10 des recherches effectuées en 2019 donne un bon indicatif des centres d'intérêt des Français.

Notre-Dame de Paris en tête des recherches

En tendance de l'année, après les Gilets jaunes en 2018, nous trouvons l'incendie de Nootre-Dame-de-Paris survenu en avril. La destruction accidentelle de la toiture de la cathédrale avait profondément ému les Français mais aussi le reste du monde. Pas étonnant que l'événement se retrouve en tête. Dans le top 10 mondial, Notre-Dame figure d'ailleurs à la 9e place.
Plus surprenant est la place de n°2 occupée par la chanteuse et comédienne Marie Laforêt, disparue le 2 novembre dernier. En 3e position du Top 10 français, la star du PSG Neymar.
1) Notre Dame de Paris
2) Marie Laforêt
3) Neymar
4) Julie Graziani
5) Karl Lagerfeld
6) Coupe du Monde féminine de football 2019
7) Jacques Chirac
8) Game of Thrones
9) Résultats des élections européennes
10) Dijon - PSG

Les élections européennes ont passionné

Qui a dit que l'Europe n'intéressait pas les Français ? Dans la catégorie actualité, les élections européennes arrivent à la 2e place, derrière Notre-Dame de Paris. Elles constituent également le sujet n°1 de la catégorie politique.
Les Gilets jaunes dont les manifestations ont émaillé toute l'année arrivent en 3e position  de la catégorie Actualités et en 2e position de la catégorie politique. Dans celle-ci, les personnalités politiques au cœur de polémiques sont bien représentées : François de Rugy (3e), Alexandre Benalla (5e), les Balkany (7e).

Actualités
1) Notre Dame de Paris
2) Elections Européennes
3) Gilets jaunes
4) Vincent Lambert
5) MHD
6) Xavier Dupont de Ligonnès
7) Julen
8) Tempête Amélie
9) Christophe Dettinger
10) Prime d'activité

La politique
1) Elections européennes
2) Gilets jaunes
3) François de Rugy
4) Le G7
5) Alexandre Benalla
6) Greta Thunberg
7) Isabelle et/ou Patrick Balkany
8) Abdelaziz Bouteflika
9) Lettre d'Emmanuel Macron
10) Hong Kong

Les personnalités politiques
1) Jacques Chirac
2) Bernadette Chirac
3) François De Rugy
4) Valéry Giscard d'Estaing
5) Alexandre Benalla
6) Greta Thunberg
7) Isabelle et/ou Patrick Balkany
8) Abdelaziz Bouteflika
9) Chantal Jouanno
10) Manon Aubry
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Par Benoit Grunemwald, expert en Cyber sécurité chez ESET France

Les mots de passe constituent la première étape essentielle pour votre défense en ligne, pour protéger vos données et votre vie privée. Mais l’efficacité de votre défense en ligne ne vaut rien si la sécurité du mot de passe en question est insuffisante.

Pour comprendre si un mot de passe est sécuritaire, il faut se pencher sur les moyens que déploient les cybercriminels pour accéder aux données qu’il protège. Ils ont plusieurs outils à leur disposition pour cela. Parmi ceux-ci, les attaques par dictionnaire : il s’agit de tenter de déchiffrer les mots de passe en utilisant un à un ceux indiqués dans une base de données regroupant des mots de passe courants ou facile à déterminer. Contrairement à une attaque par force brute, qui teste l’ensemble des combinaisons possibles, on cible ici les mots de passe les plus probables.

On comprend donc que l’utilisation de mots de passe courants, qui ont déjà été piratés, ou faciles à deviner, sont particulièrement fragiles à ce type d’attaques et doivent être évités.

Chaque année, l’entreprise SplashData, spécialisée dans la sécurité des mots de passe, publie une liste annuelle des mots de passe les plus couramment utilisés sur le Web, basé sur son examen de plus de cinq millions de mots de passe divulgués par des cybercriminels. Le palmarès 2019 devrait être publié sous peu. On peut néanmoins se baser sur les palmarès des dernières années pour se faire une idée du type de mots de passe qu’on y retrouve.



Voici le Top 10 des deux dernières années :




On peut facilement constater ici que les suites numériques sont à proscrire, tout comme les mots et expressions trop simples (« password » et « qwerty », par exemple). Notez qu’on y trouve également des mots liés au sport ou à l’actualité dans le palmarès. Ainsi, « donald » figurait au 23e rang du palmarès 2018. Les suites de lettres ou de chiffres simples, telles « abc123 » ou « qwerty123 » se démarquent également, ainsi que les suites de caractères spéciaux telles que « !@#$%^&* » (obtenu en gardant la touche Majuscule enfoncée et en entrant « 12345678 » sur un clavier anglais).


Évidemment, il ne suffit pas d’éviter les 50 ou 100 pires mots de passe pour être protégés.

Cependant, ces listes nous permettent de dégager des principes sur l’élaboration de mots de passe plus sécuritaires :


  • Éviter de choisir des mots que ce soit des noms communs, noms propres, verbes… et  quelle que soit votre langue. Évidemment, les internautes anglo-saxons sont plus nombreux, mais les cybercriminels et leurs outils ne connaissent pas de barrière linguistique quand vient le temps de déchiffrer les mots de passe
  • Éviter les séries de caractères facilement déchiffrables. Qu’on parle de lettres, chiffres, caractères, ou d’une combinaison de ceux-ci, les suites simples à deviner sont une cible trop facile pour les criminels.
  • Vérifiez si vos mots de passe ont déjà été identifiés dans une brèche de données. Si c’est le cas, même si c’est parce qu’un autre utilisateur a été piraté, sur une autre plateforme, un mot de passe déjà disponible publiquement est peu sécuritaire, et ne devrait jamais plus être envisagé.


Peut-être vous dites-vous que votre profil ne contient pas d’information compromettante et qu’un piratage ne serait pas si dramatique ?

 Mais est-ce réellement le cas ? Votre compte de streaming en ligne contient certaines informations bancaires, vos programmes de récompense permettent de déduire vos habitudes d’achats et votre adresse, vos profils de médias sociaux incluent probablement des photos, des dates marquantes, votre adresse de courrier électronique, etc. En utilisant un mot de passe sécuritaire et distinct pour chacun de vos accès numériques, vous amélioreriez la protection de toutes vos informations personnelles.
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Par Frédéric Salles, Président de Matooma

Avec 8 milliards d’objets connectés dans le monde en 2019 , le marché de l’IoT ou Internet des Objets, est en plein essor. Il est d’ailleurs prévu que ce marché connaisse une croissance de 12 % par an jusqu’à atteindre un total de 13.8 milliards d’objets connectés en 2024 .

Dans ce contexte, déployer ses objets connectés à l’international peut constituer une opportunité pour les fabricants, les installateurs et les intégrateurs qui opèrent au sein de certains secteurs industriels de l’IoT, tels que la sécurité des biens et des personnes, la monétique ou l’énergie. Cette expansion internationale représente toutefois un véritable défi pour les entreprises qui, dans un monde de plus en plus interconnecté, doivent choisir la meilleure connectivité.

Le choix d’une connectivité optimale

Pour qu’un déploiement à l’international d’objets connectés soit un succès, il est tout d’abord nécessaire de pouvoir s’appuyer sur une technologie fiable, efficace et rapide à installer et à paramétrer. Il est également à noter qu’une entreprise qui se déploie au niveau national ou international doit faire le choix d’une technologie de connectivité lui permettant de faire communiquer ses objets entre eux sans limitation de distance et à travers différents canaux.

Plusieurs types de technologies sont disponibles telles que les technologies basse consommation et longue portée comme les réseaux LPWAN cellulaires (LTE-M, NB-IoT) ou non cellulaires (Lora, Sigfox) ; ou bien les technologies longue distance et haut débit comme les réseaux cellulaires 2G, 3G, 4G.

La carte SIM M2M multi-opérateur est, par exemple, une solution qui permet d’accéder à tous les réseaux cellulaires locaux disponibles dans un espace donné et de connecter ses objets au meilleur réseau à un instant T, sans frais d’itinérance (roaming). L’entreprise qui utilise cette technologie bénéficie ainsi d’une connexion optimale et d’une continuité de service quel que soit le pays où se trouve l’objet. En cas de défaillance ou de coupure du réseau, l’objet initiera automatiquement un nouveau scan des réseaux disponibles et se connectera au deuxième meilleur réseau disponible. Ce type de cartes SIM est, en plus, compatible avec tous les usages (data, SMS et voix) et avec toutes les technologies existantes (2G, 3G, 4G et bientôt 5G). Le réseau GSM garantit donc une couverture mondiale quasi ininterrompue.

L’optimisation des coûts

Le deuxième élément à prendre en compte lors du déploiement international de ses objets connectés est la gestion des coûts. Une société qui reçoit de nombreuses factures provenant de prestataires différents pour des pays différents pour 10, 100 voire 1000 objets connectés peut rapidement lui donner du fil à retordre.

Il est donc conseiller de travailler avec un fournisseur unique proposant une seule facture par mois, dans la langue de votre choix, indépendamment du nombre d’objets connectés, du réseau sélectionné ou des pays couverts par l’entreprise.
Si l’on reprend l’exemple de la carte SIM, il est également intéressant de vérifier avec son fournisseur si une mutualisation du parc de cartes SIM est possible afin d’estimer les coûts d’un projet à l’international : si une entreprise détient 100 objets connectés, chacun associé à une offre d’1 Mo et implémenté dans divers lieux à travers le monde, il peut arriver que certaines SIM consomment plus que d’autres en fonction de leur usage. Grâce à la mutualisation du parc de cartes SIM, l’entreprise dispose ainsi de 100 Mo qu’elle peut répartir comme elle le souhaite entre ses différents dispositifs, et ainsi éviter toute surfacturation.

Une gestion des objets connectés à distance

En troisième lieu, l’implémentation à l’international de projets connectés requiert une gestion simple et à distance de son parc d’objets.

Faire le choix d’une plateforme de « connectivity management » permet aux entreprises de bénéficier d’une autonomie totale et de gagner du temps en contrôlant l’ensemble de leur parc d’objets connectés depuis un seul et même endroit. Dans le cas d’une connectivité par carte SIM, ce type de plateforme permet d’activer ou de suspendre les cartes à distance au moment voulu, dans n’importe quelle partie du monde, et de suivre leur consommation en temps réel. L’entreprise a aussi la possibilité de préinstaller la carte dans l’objet et de l’activer au lancement d’un projet dans un pays prédéterminé.

Enfin, opter pour une plateforme multilingue est également un avantage pour l’entreprise afin de rendre la plateforme et la gestion du parc accessibles pour chaque entité de la société à l’international.


applewatch


Les objets connectés prennent cette année encore un peu plus leur place au pied du sapin : 26% des Français envisagent d’offrir un objet connecté à Noël, contre 23% l’année dernière, selon les résultats du 2e baromètres des objets connectés réalisé par l'IFOP pour l'enseigne Boulanger.

En 2019, l’objet connecté devient social et divertissant

48% des Français seraient prêts à acheter un objet connecté reconditionné. 35% seraient même prêts à en offrir dès ce Noël. Derrière ce choix, la recherche de maîtrise de son budget (88%) et la préservation des ressources naturelles (69%) sont les deux motivations les plus citées par les Français. En dernier lieu, la possibilité de s’offrir un matériel plus haut de gamme séduit près de 43% des Français. « Chez Boulanger, nous avons à cœur de permettre à tous les Français d’accéder au meilleur de la technologie et de se faire plaisir à l’approche des fêtes de fin d’année, tout en consommant de manière responsable. Les offres reconditionnées Boulanger Second Life sont l’une des réponses à cet engouement croissant pour les objets connectés et s’inscrivent dans une démarche durable chère à l’enseigne », déclare Claire Verbrugge, Directrice Marketing Boulanger.

En 2019, l’objet connecté devient social et divertissant

Bien que le gain de temps et la recherche d’une meilleure gestion du quotidien soit toujours le premier service attendu des objets connectés (28%), en 2019 l’utilisation des objets connectés évolue. Exit la domotique, avec la recherche d’économie d’énergie (15% en 2018 versus 10% en 2019), la sécurisation de l’habitat (13% en 2018 versus 8% en 2019) ; les Français veulent désormais garder plus facilement contact avec leurs proches (12%), être divertis (10%) et se cultiver (9%).

En témoigne le succès en intention d’achat des montres et bracelets connectés (36%) et assistants vocaux (19%), véritables best-sellers annoncés de Noël qui connaissent une montée en puissance de près de 10 points chacun par rapport à 2018, grâce à une notoriété et une compréhension accrue.

Les français redoutent encore l’installation et le prix


Pour offrir ce cadeau de Noël connecté, les Français ont un peu revu à la baisse leur budget : 70% des Français ne dépenseront pas plus de 250€ pour un ou des objets connectés (ils étaient 63% l’année dernière). La part de Français prêts à dépenser moins de 50€ a doublé en un an : c’est aussi un marqueur de la démocratisation des objets connectés disponibles désormais à tous types de prix. L’installation reste toujours un frein à l’achat, mais tous les Français n’en ont pas la même perception : qualifiée de complexe pour 30% d’entre eux voire énervante pour 20%, elle est simple pour 25% d’entre eux voire plaisante pour 20%. Une ambivalence qui montre que les objets connectés nécessitent toujours un certain accompagnement à l’achat comme la formation ou encore l’installation.

SEMrush, plateforme d'analyse de la visibilité en ligne, a mesuré l'activité de la journée de mobilisation contre la réforme des retraites

Différents sondages ont montré un certain soutien de la population envers les grévistes, mais l'analyse du sentiment sur Twitter montre le contraire : sur les 27.347 tweets analysés, 38.32% sont négatifs, contre 34.36 positifs. Peut-être que les personnes mécontentes s'expriment davantage que les sympathisants, notamment lorsqu'ils attendent leur train ?

Les cinq premiers hashtags les plus utilisés sont purement descriptifs : grève, grève avec date, et sujet de la grève (#retraites).

Le hashtag #GiletsJaunes (présent dans 6.362 tweets), qui montre une volonté ou une peur de convergence des causes et des luttes, arrive en sixième position, et #Macron (1.765) en huitième position.

En fin de ce top 20 des hashtags les plus utilisés, nous avons #RATP (507) en 16ème position et #SNCF (423) en 19ème, les tweets visant ici à interpeller les organismes de transports.

Côté émojis, le smiley qui pleure de rire (1.887 utilisations) arrive de loin en tête du classement - compte tenu de la prévalence des tweets à tonalité négative, il s'agit globalement de sarcasme ou de critiques humoristiques. Le poing (1.458), synonyme de lutte, arrive en seconde position, suivi du panneau rouge (815) qui signifie "stop".

Les internautes ont marqué leur perplexité avec l'émoji qui se gratte le menton (404) en 8ème position, leur désespoir avec un smiley qui pleure (342) en 10ème position, leur fierté avec un biceps gonflé (299) en 12ème position et enfin leur crainte avec un smiley effrayé (285) en 14ème position.


Sur Google, les internautes s'informent et prévoient leur organisation


Avant toutes choses, les internautes se demandent "Pourquoi la grève SNCF" (2876 requêtes Google), mais aussi des variantes : pourquoi les cheminots, les étudiants et France Inter font grève.

Ensuite, les français s'interrogent sur les conséquences. Ils se demandent "Que faire en cas de grève Air France" (320, 2ème position), comment se faire rembourser un billet SNCF (216, 5ème), et veulent prévoir leurs horaires en demandant les horaires des trains (90, 9ème).

Enfin, les français veulent faire grève ! La question "Comment faire grève" (210) arrive 6ème, ils veulent savoir s'il est nécessaire de prévenir son employeur (170) et... comment faire grève sans perdre son salaire (170, 8ème)... ou si on peut ne pas travailler tout en être payé !



gafam


Thierry de Vulpillières
Par Thierry de Vulpillières, cofondateur de la start-up EvidenceB et ancien directeur des Partenariats Education Microsoft

Les GAFAM n'ont pas de vision de l’éducation, ni du rôle que le numérique pourrait y apporter. Le lobbying qu’ils y consacrent est exclusivement orienté à partir de leurs offres : en quoi les produits et services qu'ils développent pourraient servir des projets utiles à l'éducation ? Jusque-là, rien de grave.
Néanmoins, les investissements colossaux consentis en lobbying pour prouver que leurs produits et services sont la clé de l’éducation peuvent avoir un effet dévastateur sur l'éducation. Imaginez avoir à votre disposition une kyrielle de responsables des affaires publiques disponibles pour arpenter les cabinets des ministères, de l'OCDE ou encore de Bruxelles, pour expliquer que les soft skills, l’apprentissage du code, les « compétences du 21e siècle » ou encore les plans tablettes et maintenant l’accès au cloud sont le sésame de l’éducation.
Imaginez être en mesure de payer des recherches de laboratoires publiques sur les vertus du social learning – quand vous développez des réseaux sociaux – ou sur celles de l’apprentissage collaboratif – quand vous vendez des outils de collaboration.

Le premier effet négatif des GAFAM est de détourner les objectifs que se donnent les politiques éducatives. Ils ne nourrissent pas un discours faux, ils contribuent à créer un effet de sidération qui occultent les priorités des politiques éducatives. Apprendre à coder dans un monde numérique est louable et présente de nombreux intérêts, dont celui d'avoir pléthores de codeur pour baisser la pression aux salaires pour les entreprises informatiques… Néanmoins, cela ne doit pas forcément se faire au détriment de l’enseignement de l'histoire. Là où l'UNESCO alerte sur des objectifs autour de la maitrise de la literacy / numeracy (lire, écrire, compter), là où les enquêtes internationales (PISA, Pirls, Timss…) mesurent encore ces compétences structurelles, là même où le besoin de data scientistes passe par une grande maîtrise des mathématiques, personne n’investit des millions de dollars pour renforcer l'apprentissage de l'histoire, des littératures ou même des mathématiques. De même, il est surprenant que les discours récents sur l’importance de l’éducation dans les plans français concernant l’intelligence artificielle semblent s'en tenir à un objectif de former parmi les meilleurs chercheurs au monde, sans s’interroger pourquoi ces mêmes chercheurs signent leur contrat chez les GAFAM.


  • Leçon 1 : Il ne sert à rien d’écouter les GAFAM sur la conduite de l'éducation.
  • Leçon 2 : Leur puissance financière de détournement doit inviter à une prudence critique, à mesure qu’ils interfèrent avec ces organismes internationaux.
  • Leçon 3 : En ces temps de marketing de la « responsabilité sociale » des entreprises, il faut bien garder à l'esprit que le but des GAFAM restera de développer les produits les plus excellents, générant les profits les plus abondants. L’excellence des systèmes éducatifs ou la promesse de mobilité et de réussite pour tous qu'ils portent ne constitue pas leur objectif – ce sont des entreprises multi-secteurs. Là encore, il convient de ne pas se laisser abuser par la récupération marketing des « AI for Humanity » ou « Tech for Good ». Non, le rôle des GAFAM n’est pas de travailler pour le « bien » ou pour « l’humanité » : c’est un peu trop ambitieux et un peu trop mensonger.
  • Leçon 4 : Ces mouvements autour de l’éthique de la donnée, les avancées du RGPD ou les codes de bonne conduite sont malheureusement des dispositifs bien faibles, dès lors qu'une entreprise détient une quantité considérable de données sur ses utilisateurs. Aussi strict requerra-t-on le cloisonnement des données, aussi vaines seront ces mesures. Il convient, particulièrement dans l'éducation, de limiter enfin l’omniprésence croissante de ces acteurs dans l’authentification et le suivi des élèves : la connaissance qu'ils acquièrent de chacun des élèves ne sera pas contrôlable.


C'est bien un écosystème d’entreprises européennes, dédiées à l'EdTech, qui permettra à la fois de renforcer le travail des enseignants pour la réussite de chaque élève, sans risquer de voir détourner gravement les objectifs des systèmes éducatifs.
datacenter
Un data center de Google.


Par Sami Slim, Deputy Director de Telehouse France

Derrière le terme datacenter existent des installations aux vocations différentes. Selon que l'entreprise a besoin de stocker et traiter des volumes massifs de données, de faire monter en force la qualité du service à ses utilisateurs internes, ou d'optimiser les connexions à de multiples acteurs de son écosystème, chaque type de datacenter revêt un profil très différent.

Hyperscale datacenter : traitement et stockage XXL de la donnée


Autour de 500 dans le monde aujourd'hui, les datacenters hyperscale sont des installations à haute capacité de calcul et de stockage implantées majoritairement aux États-Unis et en Chine. Les géants du cloud et du web, dont les plus grands opérateurs de logiciels, d'infrastructures, de recherche, de commerce électronique et de jeux, les utilisent pour servir contenus et applications à leurs millions, voire milliards d'utilisateurs.

Dans l'univers du datacenter hyperscale, tout se joue à grande échelle. Le nombre de serveurs et d'équipements IT y atteint souvent des dizaines de milliers de machines reliées à un réseau à très haute vitesse et à nombre de fibres élevé. Leur superficie est proportionnelle, sur des milliers de mètres carrés. D'où des besoins conséquents en refroidissement, souvent atténués par un emplacement en zone froide.

Ces datacenters offrent une évolutivité importante avec des capacités d'ajout rapide de machines et d'alimentation électrique. En effet, suivre la cadence de la croissance exponentielle des données est capital pour ces installations.

Edge datacenter : la donnée à proximité des utilisateurs


Hébergé dans les locaux de l'entreprise ou dans un datacenter de colocation, l'edge datacenter réduit la distance entre IT et utilisateurs internes de l'entreprise. Ainsi, il ramène des capacités de stockage et de traitement à proximité des collaborateurs et vient compléter localement le datacenter central de l'entreprise. Cette configuration est notamment bien adaptée aux applicatifs non-éligibles au Cloud ou au SaaS. L'edge datacenter sert aussi à assurer le backup du cœur de réseau ou à récupérer la long-tail du trafic client.

L'intérêt majeur de l'edge datacenter tient à délester les réseaux. En effet, en rapprochant la donnée toujours plus volumineuse de son utilisateur, il évite d'appeler les workloads sur de trop grandes distances et de sur-solliciter les réseaux. L'edge datacenter diminue ainsi les temps de latence et permet d'offrir aux utilisateurs un service plus rapide et plus fiable.

Core datacenter : l'art de connecter flux de données et utilisateurs


Le core datacenter est un centre de connectivité sans pareil. Sa spécificité tient d'une part à une densité unique d'équipements réseaux, de fibres et d'interconnexions nationales permettant la collecte et la terminaison du trafic de toutes sources et origines. D'autre part, à une grande concentration d'opérateurs et de membres. Ainsi, FAI, réseaux de diffusion de contenu, points d'interconnexion Internet, transitaires, hébergeurs, fournisseurs de contenus et d'applications comptent tous sur ce hub pour établir entre eux des interconnexions directes.

L'interconnexion directe est justement l'un des grands atouts de ce datacenter cœur de réseau pour ses membres. Effectuée entre machines, voire au sein d'un même point d'échange qui élimine tout besoin d'une nouvelle fibre, l'interconnexion directe permet de transporter la donnée sans passer par Internet ou les réseaux.

Pour l'utilisateur final, il en résulte des avantages en termes de coût de transaction, de latence, de débit et de sécurité pour accéder à son applicatif Cloud ou SaaS. En plus, l'effet de cluster et de volume permet de mieux rentabiliser les équipements et de réduire drastiquement la consommation du réseau, avec à la clé une réelle sobriété numérique.

Installé aux emplacements historiques où sont arrivées les premières fibres et terminaisons de câbles marins, le datacenter cœur de réseau fait figure de maillon vital dans la chaîne de valeur numérique.
cybersecurite



grout
Par Par David Grout, CTO EMEA, FireEye.

En travaillant avec mes pairs à l’international sur les prédictions 2020 en termes de cybersécurité : je me suis aussi penché sur les grandes perspectives de l’année prochaine pour la France. Bien évidemment, il est toujours compliqué voire impossible de réellement imaginer de quoi sera fait demain, mais l’expérience et les activités au quotidien de nos équipes nous permettent d’en dessiner les contours.

L’influence Géopolitique à l’heure actuelle :


Nous avons déjà eu l’occasion de voir les impacts de la géopolitique et de la diplomatie mondiale sur le monde informatique, que ce soit au travers de campagnes de désinformation, d’attaques sur des états ou des organisations d’importance vitale. Le sommet de Davos en 2019 a remis en exergue à plusieurs reprises le risque que représentent les attaques cyber pour la stabilité mondiale, et cela sera encore plus vrai en 2020. L’actualité du contexte mondial amène lui aussi son lot d’incertitude cyber, en 2020 nous verrons certainement une continuité dans les activités des groupes chinois tels que APT41  ou de nouveaux groupes s’alignant sur le plan Made In China 2025 ou encore sur l’initiative des Nouvelles routes de la soie.

L’année 2020 sera aussi marquée par de grands événements sportifs comme les Jeux Olympiques. Nous y verrons certainement un terreau favorable à l’expression des menaces géopolitiques au travers d’attaques informatiques mais aussi l’émergence de groupes de hackers profitant de cette médiatisation accrue pour être exposé.

Enfin, de nombreuses élections auront lieu à travers le monde aussi bien locales que nationales. Elles seront certainement ciblées à leur tour par différentes campagnes, de désinformation, de fuites massives de données ou encore de dénis de services.

La France engagée sur chacun de ces domaines, sera probablement une cible directe ou indirecte, et nous devons nous y préparer.

La déstabilisation d’entreprise via l’extorsion de fonds et les ransomwares :


La fin 2019 est agitée par des tentatives d’extorsion de fonds, que ce soit auprès d’hôpitaux, de médias ou de PME/PMI, dont on parle moins au quotidien. Il est clair que des groupes motivés financièrement tels que FIN6 ou FIN7, vont continuer et certainement générer une multitude de suiveurs qui trouveront là une source rémunératrice pour leurs activités. La digitalisation étant de plus en plus présente et les machines interconnectées, il est plus que probable de voir les blocages se répéter avec malheureusement de forts impacts directs et indirects. Les emplois des PME/PMI seront directement touchés, les contraignant à mettre la clef sous la porte. Tandis que les plus grandes entreprises devront mettre leur personnel au chômage partiel. Les conséquences pourraient même être dramatiques si des personnes ne pouvaient plus se soigner ou se déplacer, ou encore se chauffer à la suite d’une crise cyber. Les entreprises et les institutions pourraient, elles, être touchées indirectement avec une perte de compétitivité et de confiance sur les marchés. On ne rappellera jamais assez les enjeux d’une bonne protection.

L’adoption du Cloud et ses impacts :


L’adoption du Cloud et de la migration des données dans le Cloud sont également l’une des grandes tendances actuelles. Cette frénésie vers ce type de services ne se fait pas toujours dans les règles de l’art en matière de cybersécurité.

Nous comptons déjà aujourd’hui près de 25% de nos investigations se déroulant dans des infrastructures Cloud. Nous imaginons pour l’année 2020 toujours plus d’incidents sur les environnements Cloud avec des pertes de données massives, et pourquoi pas, des mélanges de genres entre extorsion ou ransomwares rattachées aux services Cloud.

L’accélération des stratégies étatiques :


Enfin, je ne pouvais pas terminer ces prédictions sans parler de l’importance de ce que la Nation, le Gouvernement et l’industrie en général, investiront sur la sécurité informatique.

Une prédiction moins technique : accélération et augmentation des investissements en sécurité pour l’état français, accroissement de la reconnaissance des actions de l’ANSSI, davantage de moyens pour l’innovation et concentration des savoirs avec, entre autres, le projet Campus Cyber.

En 2020, nous verrons tous les corps étatiques se focaliser sur la sécurisation et l’innovation de l’internet, et de l’accès à l’information pour les citoyens.

Je terminerai donc sur cette note positive, et oui une fois n’est pas coutume, ne parlons pas uniquement des risques, ou des malwares, mais aussi d’une prédiction de croissance, d’innovation et d’évolution de l’écosystème de la sécurité informatique, une vraie opportunité pour notre pays, pour l’emploi et pour l’économie.
robot


Afin de comprendre et analyser la perception des Français à l’égard des nouvelles technologies, l’Académie des technologies et OpinionWay ont réalisé un sondage[i]. Cette étude confirme leur attrait, mais également leurs inquiétudes face aux nouvelles technologies, notamment sur les questions environnementales. Pour la moitié d’entre eux, le progrès technologique est l’une des causes du changement climatique et cela atteint les 55 % chez les 18-24 ans. Après la santé (60%), l’agriculture (25%), la mobilité (21%) et les green tech (20%) cristallisent le plus d’attentes chez les Français.

Les trois-quarts des Français se disent intéressés par la technologie et 70% d’entre eux pensent qu’elle apporte de meilleures conditions de travail. Les jeunes sont les plus optimistes en la matière : 79% pour les 18-24 ans contre 67% pour les 50-64 ans. En revanche, 71% des Français estiment que le progrès technologique entraine des contraintes, et qu’à long terme il apportera plus de problèmes qu’il n’en résoudra. La grande majorité des plus de 65 ans pense que plus la technologie se développe, plus les humains subissent ces contraintes (74% pour les plus de 65 ans contre 60% pour les moins de 25 ans). Les 25-34 ans sont les plus inquiétés (50%) par les nouvelles technologies et également les plus partagés puisque plus d’un 1/3 se dit à la fois intéressé et inquiet. Pour ce qui est des personnalités incarnant le progrès technologique, si Alain Carpentier arrive en tête pour la majorité des français (principalement chez les 50-64 ans), c’est Thomas Pesquet qui l’emporte chez les plus jeunes.

Les Français confirment leur fort intérêt pour la technologie…

76% des Français déclarent être assez, voire très intéressés par la technologie (toutes catégories d’âge confondues). Pour les plus jeunes, cet intérêt s’exprime jusqu’au travers de leurs habitudes de consommation puisque 55% des moins de 25 ans, contre 27% des 50-64 ans déclarent aimer acheter des objets technologiques dernier cri. Les artisans, les commerçants, chefs d’entreprises (91%) ainsi que les habitants du sud-ouest (82%) sont les plus intéressés. Pour 64% des Français, le progrès technologique reste synonyme de progrès pour l’humanité. Les Français considèrent également que le développement technologique offre une meilleure qualité de vie pour les générations futures (61%)


…Mais les trentenaires confirment également leurs inquiétudes…

Bien qu’intéressés et friands de technologie, 41% des Français expriment leurs inquiétudes à ce sujet. Elles s’expliquent notamment par des incertitudes et un manque d’information : près de 1/3 des Français déclare ne pas être suffisamment informé par le Gouvernement sur les conséquences des technologies (32%). Par ailleurs, ils estiment ne pas assez être impliqués dans les décisions portant sur les technologies controversées (81%). Enfin, la moitié des 25-34 ans sont inquiets vis-à-vis des progrès technologiques, contre seulement 37% des 35-49 ans.

Entre curiosité et besoin d’information, l’intérêt et l’inquiétude face à la technologie restent stables et n’apparaissent pas comme incompatibles. Ainsi, 28% des Français affirment ressentir ces deux sentiments et notamment les jeunes âgés de 25 à 34 ans (36%) qui ont grandi et ont assisté à l’évolution technologique. Ainsi les Français gardent un regard critique et objectif sur la technologie : ils ne voient pas le progrès technologique comme étant uniquement une chose positive pour l’humanité puisque 71% considèrent que plus cette dernière se développe, plus les humains subissent ses contraintes (73% pour les plus de 65 ans contre 60% pour les moins de 25 ans).

Concernant le domaine professionnel, l’apport bénéfique de la technologie connait une inflexion depuis l’année dernière. La part de Français qui considèrent que les nouvelles technologies apportent de meilleures conditions de travail est en baisse de 4 points (74% en 2018 contre 70 cette année). Par ailleurs, moins d’un Français sur deux (40%) affirment que la technologie lui offre plus d’opportunités que de dangers dans sa vie professionnelle, soit une baisse de 7 points par rapport à l’an dernier. Ce chiffre chute à 25% pour les ouvriers. Les jeunes sont plus confiants que la moyenne puisque 79% des 18-24 ans estiment que les nouvelles technologies apportent de meilleures conditions de travail (contre 68% pour les 25 34 ans !).


…Notamment sur la problématique environnementale

La question environnementale s’inscrit clairement au cœur des réflexions actuelles. Le deuxième domaine où les Français sont le plus en attente de voir des progrès technologiques est l’agriculture. Domaine pour lequel les attentes ne cessent de croitre (25%, +4 points). Bien que troisième domaine leader du progrès technologique en France (17%), les Français sont conscients des dangers que représentent les méthodes d’exploitation agricoles sur l’environnement et qui sont au cœur des réflexions actuelles. Le troisième domaine où l’innovation technologique est attendue se rattache également à cette problématique, il s’agit de la green tech et de l’énergie (20%).

Le changement climatique, une prise de conscience encore plus prégnante chez les jeunes

Enfin, les Français malgré leur appétence croissante pour les nouvelles technologies semblent prendre de plus en plus conscience du danger qu’elles peuvent représenter pour l’humanité et son mode de vie. Un constat qui inquiète ! Près de la moitié des Français a le sentiment que le progrès technologique est l’une des causes du changement climatique (49%). Ce constat est particulièrement prégnant chez les plus jeunes (55% chez les 18-24 ans contre 43% chez les 65 ans et plus). La technologie trouve ici la limite de ses effets positifs.


La santé, la communication et la mobilité sont perçus comme les principaux progrès technologiques

Depuis la fin du XXème siècle, les principaux progrès technologiques sont ancrés dans le domaine de la communication. Ainsi, malgré une baisse de 5 points, Internet apparait comme le principal progrès technologique (62%). Malgré cet essoufflement, la deuxième place est toujours trustée par le smartphone (40%), un autre outil de communication. Cet engouement, notamment pour les plus de 65 ans, s’explique par l’impact des NTIC dans leur quotidien. Les progrès technologiques dans le domaine de la santé (robotisation en santé 38% et procréation médicalement assistée 21%) demeurent fortement attendus par les Français (59%). Ces innovations amènent désormais à étudier et appréhender la vie d’une autre manière, à atteindre ce qui semble impossible et qui vient transformer la vision de la vie humaine. Enfin, la voiture autonome et les réseaux sociaux sont plus considérés comme des principaux progrès chez les 25-34 ans (22% et 15%) que pour le reste de la population (17% et 9%), et en particulier les plus âgés (10% et 6%).

Enfin la mobilité fait également partie des domaines ayant connu le plus de progrès technologiques (29%).


La santé, au cœur des attentes, talonnée par la green-tech et l’énergie chez les 18-34 ans


Malgré un recul de 4 points, la santé demeure le domaine dans lequel les progrès technologiques sont les plus attendus (60%). Ce constat est particulièrement appuyé chez les plus 65 ans (81%) contre 37% chez les moins de 25 ans. Si l’agriculture, domaine pour lequel les attentes ne cessent de croitre (25% + 4 points) arrive en deuxième position, la green-tech et l’énergie arrivent en 2ème position chez les 18-34 ans avec 27% des voix (seulement 17% chez les plus de 65 ans).



Alain Carpentier, incarne le progrès technologique


La santé et les NTIC, se retrouvent également sous les traits des personnalités incarnant le mieux les progrès technologiques. Si Alain Carpentier, le chirurgien ayant créé et implanté le premier cœur artificiel autonome incarne le mieux le progrès technologique, c’est Thomas Pesquet qui remporte les suffrages chez les 18-24 ans (22% contre 14% pour la moyenne nationale).

Bill Gates, créateur de Microsoft et du portail Internet MSN, s’impose à la première place du classement international (30%). Jack Kilby, deuxième avec 18% n’est cité que par 7% des 18-24 ans. Ces derniers plaçant en deuxième position Timothy John Berners-Lee, l’inventeur du Web (21%).



Avec un modèle comme Alain Carpentier, les Français perçoivent avant tout leur pays comme l’un des leaders de l’innovation technologique en matière de santé et recherche médicale (45%) devant l’aéronautique et l’espace avec Thomas Pesquet (14%) – pourtant un atout fort de la France, mais aussi Esther Duflot, première Française à obtenir le prix Nobel de l’économie (13%) et Cédric Villani (3%).

Les sciences telles que les biotechnologies (16%) et les nanotechnologies (16%) séduisent moins les Français, tout comme les techniques spécifiques comme l’Intelligence artificielle (12%), l’impression 3D (11%) ou encore la réalité augmentée et la réalité virtuelle (8%) qui demeurent en retrait car encore méconnues.


Le numérique est un enjeu majeur pour la France. Sera-t-il au coeur de la campagne électorale des municipales qui ont lieu dans quatre mois ? Vraisemblablement selon Villes Internet, association transpolitique d'élus locaux rassemblés autour du thème de l'Internet citoyen, qui vient d'indiquer que pour l'édition 2020, il y avait une participation en hausse au Label National Villes et Villages Internet.

Pour rappel, ce label national, pendant « innovation » du label Villes Fleuries, est porté par l’association Villes Internet, financée par les cotisations de ses 450 membres, et soutenue par plusieurs ministères, la Mutuelle Nationale Territoriale et La Banque Française Mutualiste, en partenariat avec les associations de collectivité et d’élus : ADF (assemblée des département de France), AMF (association des maires de France), Villes de France, APVF (Association des petites villes de France), AMRF (Association des maires ruraux de France),  FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies) et AMIF (Association des Maires de l’Île-de-France).

Ce 21e label est attribué comme chaque année par un jury essentiellement composé d’universitaires, et présidé par le géographe Mathieu Vidal. Plus de 20 experts comparent les collectivités volontaires pour les organiser dans un référentiel entre une à cinq arobases (@).

"Les agents territoriaux et élus au numérique de ces villes et villages travaillent depuis plus de 6 mois à décrire les initiatives numériques locales qu’ils publient eux même dans la plateforme collaborative www.villes-internet.net", indique l'association, qui précise que "cette année, ils échangent avec leurs pairs plus de 11 784 fiches d’initiatives à découvrir dans l’Atlaas qui les géolocalise."

Démocratie participative et transition écologique

En attendant la cérémonie de remise des labels le 4 février 2020 à Martigues (Bouches-du-Rhône) par Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, l'association Villes internet esquisse quelques tendances sur les dossiers proposés par les villes et villages candidats.

"Les projets numériques locaux des collectivités locales françaises touchent tous les domaines de l’action publique : la dématérialisation des démarches administratives bien sûr est toujours en tête des efforts des mairies pour améliorer le service public. Le numérique à l’école est un enjeu qui progresse rapidement tant pour les méthodes éducatives que pour les dispositifs d’inscriptions scolaire et périscolaire à distance", constate l'association.

Autre sujet fort, peut être un contre effet du mouvement des Gilets jaunes et du Grand débat nationak : la démocratie participative. "La progression des modules pour la démocratie locale ne faiblit pas, débats en lignes ou budgets participatifs se multiplient."

"Nous remarquons cette année plusieurs efforts de vigilance face aux risques induits par les usages du numérique avec des actions concrètes pour la cybersécurité ou la lutte contre la désinformation. La vigilance écologique pointe avec des politiques volontaires de recyclage des matériels notamment, et encore à la marge une écoconception des services numériques", indique Villes internet.