datacenter
Un data center de Google.


Par Sami Slim, Deputy Director de Telehouse France

Derrière le terme datacenter existent des installations aux vocations différentes. Selon que l'entreprise a besoin de stocker et traiter des volumes massifs de données, de faire monter en force la qualité du service à ses utilisateurs internes, ou d'optimiser les connexions à de multiples acteurs de son écosystème, chaque type de datacenter revêt un profil très différent.

Hyperscale datacenter : traitement et stockage XXL de la donnée


Autour de 500 dans le monde aujourd'hui, les datacenters hyperscale sont des installations à haute capacité de calcul et de stockage implantées majoritairement aux États-Unis et en Chine. Les géants du cloud et du web, dont les plus grands opérateurs de logiciels, d'infrastructures, de recherche, de commerce électronique et de jeux, les utilisent pour servir contenus et applications à leurs millions, voire milliards d'utilisateurs.

Dans l'univers du datacenter hyperscale, tout se joue à grande échelle. Le nombre de serveurs et d'équipements IT y atteint souvent des dizaines de milliers de machines reliées à un réseau à très haute vitesse et à nombre de fibres élevé. Leur superficie est proportionnelle, sur des milliers de mètres carrés. D'où des besoins conséquents en refroidissement, souvent atténués par un emplacement en zone froide.

Ces datacenters offrent une évolutivité importante avec des capacités d'ajout rapide de machines et d'alimentation électrique. En effet, suivre la cadence de la croissance exponentielle des données est capital pour ces installations.

Edge datacenter : la donnée à proximité des utilisateurs


Hébergé dans les locaux de l'entreprise ou dans un datacenter de colocation, l'edge datacenter réduit la distance entre IT et utilisateurs internes de l'entreprise. Ainsi, il ramène des capacités de stockage et de traitement à proximité des collaborateurs et vient compléter localement le datacenter central de l'entreprise. Cette configuration est notamment bien adaptée aux applicatifs non-éligibles au Cloud ou au SaaS. L'edge datacenter sert aussi à assurer le backup du cœur de réseau ou à récupérer la long-tail du trafic client.

L'intérêt majeur de l'edge datacenter tient à délester les réseaux. En effet, en rapprochant la donnée toujours plus volumineuse de son utilisateur, il évite d'appeler les workloads sur de trop grandes distances et de sur-solliciter les réseaux. L'edge datacenter diminue ainsi les temps de latence et permet d'offrir aux utilisateurs un service plus rapide et plus fiable.

Core datacenter : l'art de connecter flux de données et utilisateurs


Le core datacenter est un centre de connectivité sans pareil. Sa spécificité tient d'une part à une densité unique d'équipements réseaux, de fibres et d'interconnexions nationales permettant la collecte et la terminaison du trafic de toutes sources et origines. D'autre part, à une grande concentration d'opérateurs et de membres. Ainsi, FAI, réseaux de diffusion de contenu, points d'interconnexion Internet, transitaires, hébergeurs, fournisseurs de contenus et d'applications comptent tous sur ce hub pour établir entre eux des interconnexions directes.

L'interconnexion directe est justement l'un des grands atouts de ce datacenter cœur de réseau pour ses membres. Effectuée entre machines, voire au sein d'un même point d'échange qui élimine tout besoin d'une nouvelle fibre, l'interconnexion directe permet de transporter la donnée sans passer par Internet ou les réseaux.

Pour l'utilisateur final, il en résulte des avantages en termes de coût de transaction, de latence, de débit et de sécurité pour accéder à son applicatif Cloud ou SaaS. En plus, l'effet de cluster et de volume permet de mieux rentabiliser les équipements et de réduire drastiquement la consommation du réseau, avec à la clé une réelle sobriété numérique.

Installé aux emplacements historiques où sont arrivées les premières fibres et terminaisons de câbles marins, le datacenter cœur de réseau fait figure de maillon vital dans la chaîne de valeur numérique.
cybersecurite



grout
Par Par David Grout, CTO EMEA, FireEye.

En travaillant avec mes pairs à l’international sur les prédictions 2020 en termes de cybersécurité : je me suis aussi penché sur les grandes perspectives de l’année prochaine pour la France. Bien évidemment, il est toujours compliqué voire impossible de réellement imaginer de quoi sera fait demain, mais l’expérience et les activités au quotidien de nos équipes nous permettent d’en dessiner les contours.

L’influence Géopolitique à l’heure actuelle :


Nous avons déjà eu l’occasion de voir les impacts de la géopolitique et de la diplomatie mondiale sur le monde informatique, que ce soit au travers de campagnes de désinformation, d’attaques sur des états ou des organisations d’importance vitale. Le sommet de Davos en 2019 a remis en exergue à plusieurs reprises le risque que représentent les attaques cyber pour la stabilité mondiale, et cela sera encore plus vrai en 2020. L’actualité du contexte mondial amène lui aussi son lot d’incertitude cyber, en 2020 nous verrons certainement une continuité dans les activités des groupes chinois tels que APT41  ou de nouveaux groupes s’alignant sur le plan Made In China 2025 ou encore sur l’initiative des Nouvelles routes de la soie.

L’année 2020 sera aussi marquée par de grands événements sportifs comme les Jeux Olympiques. Nous y verrons certainement un terreau favorable à l’expression des menaces géopolitiques au travers d’attaques informatiques mais aussi l’émergence de groupes de hackers profitant de cette médiatisation accrue pour être exposé.

Enfin, de nombreuses élections auront lieu à travers le monde aussi bien locales que nationales. Elles seront certainement ciblées à leur tour par différentes campagnes, de désinformation, de fuites massives de données ou encore de dénis de services.

La France engagée sur chacun de ces domaines, sera probablement une cible directe ou indirecte, et nous devons nous y préparer.

La déstabilisation d’entreprise via l’extorsion de fonds et les ransomwares :


La fin 2019 est agitée par des tentatives d’extorsion de fonds, que ce soit auprès d’hôpitaux, de médias ou de PME/PMI, dont on parle moins au quotidien. Il est clair que des groupes motivés financièrement tels que FIN6 ou FIN7, vont continuer et certainement générer une multitude de suiveurs qui trouveront là une source rémunératrice pour leurs activités. La digitalisation étant de plus en plus présente et les machines interconnectées, il est plus que probable de voir les blocages se répéter avec malheureusement de forts impacts directs et indirects. Les emplois des PME/PMI seront directement touchés, les contraignant à mettre la clef sous la porte. Tandis que les plus grandes entreprises devront mettre leur personnel au chômage partiel. Les conséquences pourraient même être dramatiques si des personnes ne pouvaient plus se soigner ou se déplacer, ou encore se chauffer à la suite d’une crise cyber. Les entreprises et les institutions pourraient, elles, être touchées indirectement avec une perte de compétitivité et de confiance sur les marchés. On ne rappellera jamais assez les enjeux d’une bonne protection.

L’adoption du Cloud et ses impacts :


L’adoption du Cloud et de la migration des données dans le Cloud sont également l’une des grandes tendances actuelles. Cette frénésie vers ce type de services ne se fait pas toujours dans les règles de l’art en matière de cybersécurité.

Nous comptons déjà aujourd’hui près de 25% de nos investigations se déroulant dans des infrastructures Cloud. Nous imaginons pour l’année 2020 toujours plus d’incidents sur les environnements Cloud avec des pertes de données massives, et pourquoi pas, des mélanges de genres entre extorsion ou ransomwares rattachées aux services Cloud.

L’accélération des stratégies étatiques :


Enfin, je ne pouvais pas terminer ces prédictions sans parler de l’importance de ce que la Nation, le Gouvernement et l’industrie en général, investiront sur la sécurité informatique.

Une prédiction moins technique : accélération et augmentation des investissements en sécurité pour l’état français, accroissement de la reconnaissance des actions de l’ANSSI, davantage de moyens pour l’innovation et concentration des savoirs avec, entre autres, le projet Campus Cyber.

En 2020, nous verrons tous les corps étatiques se focaliser sur la sécurisation et l’innovation de l’internet, et de l’accès à l’information pour les citoyens.

Je terminerai donc sur cette note positive, et oui une fois n’est pas coutume, ne parlons pas uniquement des risques, ou des malwares, mais aussi d’une prédiction de croissance, d’innovation et d’évolution de l’écosystème de la sécurité informatique, une vraie opportunité pour notre pays, pour l’emploi et pour l’économie.
robot


Afin de comprendre et analyser la perception des Français à l’égard des nouvelles technologies, l’Académie des technologies et OpinionWay ont réalisé un sondage[i]. Cette étude confirme leur attrait, mais également leurs inquiétudes face aux nouvelles technologies, notamment sur les questions environnementales. Pour la moitié d’entre eux, le progrès technologique est l’une des causes du changement climatique et cela atteint les 55 % chez les 18-24 ans. Après la santé (60%), l’agriculture (25%), la mobilité (21%) et les green tech (20%) cristallisent le plus d’attentes chez les Français.

Les trois-quarts des Français se disent intéressés par la technologie et 70% d’entre eux pensent qu’elle apporte de meilleures conditions de travail. Les jeunes sont les plus optimistes en la matière : 79% pour les 18-24 ans contre 67% pour les 50-64 ans. En revanche, 71% des Français estiment que le progrès technologique entraine des contraintes, et qu’à long terme il apportera plus de problèmes qu’il n’en résoudra. La grande majorité des plus de 65 ans pense que plus la technologie se développe, plus les humains subissent ces contraintes (74% pour les plus de 65 ans contre 60% pour les moins de 25 ans). Les 25-34 ans sont les plus inquiétés (50%) par les nouvelles technologies et également les plus partagés puisque plus d’un 1/3 se dit à la fois intéressé et inquiet. Pour ce qui est des personnalités incarnant le progrès technologique, si Alain Carpentier arrive en tête pour la majorité des français (principalement chez les 50-64 ans), c’est Thomas Pesquet qui l’emporte chez les plus jeunes.

Les Français confirment leur fort intérêt pour la technologie…

76% des Français déclarent être assez, voire très intéressés par la technologie (toutes catégories d’âge confondues). Pour les plus jeunes, cet intérêt s’exprime jusqu’au travers de leurs habitudes de consommation puisque 55% des moins de 25 ans, contre 27% des 50-64 ans déclarent aimer acheter des objets technologiques dernier cri. Les artisans, les commerçants, chefs d’entreprises (91%) ainsi que les habitants du sud-ouest (82%) sont les plus intéressés. Pour 64% des Français, le progrès technologique reste synonyme de progrès pour l’humanité. Les Français considèrent également que le développement technologique offre une meilleure qualité de vie pour les générations futures (61%)


…Mais les trentenaires confirment également leurs inquiétudes…

Bien qu’intéressés et friands de technologie, 41% des Français expriment leurs inquiétudes à ce sujet. Elles s’expliquent notamment par des incertitudes et un manque d’information : près de 1/3 des Français déclare ne pas être suffisamment informé par le Gouvernement sur les conséquences des technologies (32%). Par ailleurs, ils estiment ne pas assez être impliqués dans les décisions portant sur les technologies controversées (81%). Enfin, la moitié des 25-34 ans sont inquiets vis-à-vis des progrès technologiques, contre seulement 37% des 35-49 ans.

Entre curiosité et besoin d’information, l’intérêt et l’inquiétude face à la technologie restent stables et n’apparaissent pas comme incompatibles. Ainsi, 28% des Français affirment ressentir ces deux sentiments et notamment les jeunes âgés de 25 à 34 ans (36%) qui ont grandi et ont assisté à l’évolution technologique. Ainsi les Français gardent un regard critique et objectif sur la technologie : ils ne voient pas le progrès technologique comme étant uniquement une chose positive pour l’humanité puisque 71% considèrent que plus cette dernière se développe, plus les humains subissent ses contraintes (73% pour les plus de 65 ans contre 60% pour les moins de 25 ans).

Concernant le domaine professionnel, l’apport bénéfique de la technologie connait une inflexion depuis l’année dernière. La part de Français qui considèrent que les nouvelles technologies apportent de meilleures conditions de travail est en baisse de 4 points (74% en 2018 contre 70 cette année). Par ailleurs, moins d’un Français sur deux (40%) affirment que la technologie lui offre plus d’opportunités que de dangers dans sa vie professionnelle, soit une baisse de 7 points par rapport à l’an dernier. Ce chiffre chute à 25% pour les ouvriers. Les jeunes sont plus confiants que la moyenne puisque 79% des 18-24 ans estiment que les nouvelles technologies apportent de meilleures conditions de travail (contre 68% pour les 25 34 ans !).


…Notamment sur la problématique environnementale

La question environnementale s’inscrit clairement au cœur des réflexions actuelles. Le deuxième domaine où les Français sont le plus en attente de voir des progrès technologiques est l’agriculture. Domaine pour lequel les attentes ne cessent de croitre (25%, +4 points). Bien que troisième domaine leader du progrès technologique en France (17%), les Français sont conscients des dangers que représentent les méthodes d’exploitation agricoles sur l’environnement et qui sont au cœur des réflexions actuelles. Le troisième domaine où l’innovation technologique est attendue se rattache également à cette problématique, il s’agit de la green tech et de l’énergie (20%).

Le changement climatique, une prise de conscience encore plus prégnante chez les jeunes

Enfin, les Français malgré leur appétence croissante pour les nouvelles technologies semblent prendre de plus en plus conscience du danger qu’elles peuvent représenter pour l’humanité et son mode de vie. Un constat qui inquiète ! Près de la moitié des Français a le sentiment que le progrès technologique est l’une des causes du changement climatique (49%). Ce constat est particulièrement prégnant chez les plus jeunes (55% chez les 18-24 ans contre 43% chez les 65 ans et plus). La technologie trouve ici la limite de ses effets positifs.


La santé, la communication et la mobilité sont perçus comme les principaux progrès technologiques

Depuis la fin du XXème siècle, les principaux progrès technologiques sont ancrés dans le domaine de la communication. Ainsi, malgré une baisse de 5 points, Internet apparait comme le principal progrès technologique (62%). Malgré cet essoufflement, la deuxième place est toujours trustée par le smartphone (40%), un autre outil de communication. Cet engouement, notamment pour les plus de 65 ans, s’explique par l’impact des NTIC dans leur quotidien. Les progrès technologiques dans le domaine de la santé (robotisation en santé 38% et procréation médicalement assistée 21%) demeurent fortement attendus par les Français (59%). Ces innovations amènent désormais à étudier et appréhender la vie d’une autre manière, à atteindre ce qui semble impossible et qui vient transformer la vision de la vie humaine. Enfin, la voiture autonome et les réseaux sociaux sont plus considérés comme des principaux progrès chez les 25-34 ans (22% et 15%) que pour le reste de la population (17% et 9%), et en particulier les plus âgés (10% et 6%).

Enfin la mobilité fait également partie des domaines ayant connu le plus de progrès technologiques (29%).


La santé, au cœur des attentes, talonnée par la green-tech et l’énergie chez les 18-34 ans


Malgré un recul de 4 points, la santé demeure le domaine dans lequel les progrès technologiques sont les plus attendus (60%). Ce constat est particulièrement appuyé chez les plus 65 ans (81%) contre 37% chez les moins de 25 ans. Si l’agriculture, domaine pour lequel les attentes ne cessent de croitre (25% + 4 points) arrive en deuxième position, la green-tech et l’énergie arrivent en 2ème position chez les 18-34 ans avec 27% des voix (seulement 17% chez les plus de 65 ans).



Alain Carpentier, incarne le progrès technologique


La santé et les NTIC, se retrouvent également sous les traits des personnalités incarnant le mieux les progrès technologiques. Si Alain Carpentier, le chirurgien ayant créé et implanté le premier cœur artificiel autonome incarne le mieux le progrès technologique, c’est Thomas Pesquet qui remporte les suffrages chez les 18-24 ans (22% contre 14% pour la moyenne nationale).

Bill Gates, créateur de Microsoft et du portail Internet MSN, s’impose à la première place du classement international (30%). Jack Kilby, deuxième avec 18% n’est cité que par 7% des 18-24 ans. Ces derniers plaçant en deuxième position Timothy John Berners-Lee, l’inventeur du Web (21%).



Avec un modèle comme Alain Carpentier, les Français perçoivent avant tout leur pays comme l’un des leaders de l’innovation technologique en matière de santé et recherche médicale (45%) devant l’aéronautique et l’espace avec Thomas Pesquet (14%) – pourtant un atout fort de la France, mais aussi Esther Duflot, première Française à obtenir le prix Nobel de l’économie (13%) et Cédric Villani (3%).

Les sciences telles que les biotechnologies (16%) et les nanotechnologies (16%) séduisent moins les Français, tout comme les techniques spécifiques comme l’Intelligence artificielle (12%), l’impression 3D (11%) ou encore la réalité augmentée et la réalité virtuelle (8%) qui demeurent en retrait car encore méconnues.


Le numérique est un enjeu majeur pour la France. Sera-t-il au coeur de la campagne électorale des municipales qui ont lieu dans quatre mois ? Vraisemblablement selon Villes Internet, association transpolitique d'élus locaux rassemblés autour du thème de l'Internet citoyen, qui vient d'indiquer que pour l'édition 2020, il y avait une participation en hausse au Label National Villes et Villages Internet.

Pour rappel, ce label national, pendant « innovation » du label Villes Fleuries, est porté par l’association Villes Internet, financée par les cotisations de ses 450 membres, et soutenue par plusieurs ministères, la Mutuelle Nationale Territoriale et La Banque Française Mutualiste, en partenariat avec les associations de collectivité et d’élus : ADF (assemblée des département de France), AMF (association des maires de France), Villes de France, APVF (Association des petites villes de France), AMRF (Association des maires ruraux de France),  FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies) et AMIF (Association des Maires de l’Île-de-France).

Ce 21e label est attribué comme chaque année par un jury essentiellement composé d’universitaires, et présidé par le géographe Mathieu Vidal. Plus de 20 experts comparent les collectivités volontaires pour les organiser dans un référentiel entre une à cinq arobases (@).

"Les agents territoriaux et élus au numérique de ces villes et villages travaillent depuis plus de 6 mois à décrire les initiatives numériques locales qu’ils publient eux même dans la plateforme collaborative www.villes-internet.net", indique l'association, qui précise que "cette année, ils échangent avec leurs pairs plus de 11 784 fiches d’initiatives à découvrir dans l’Atlaas qui les géolocalise."

Démocratie participative et transition écologique

En attendant la cérémonie de remise des labels le 4 février 2020 à Martigues (Bouches-du-Rhône) par Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, l'association Villes internet esquisse quelques tendances sur les dossiers proposés par les villes et villages candidats.

"Les projets numériques locaux des collectivités locales françaises touchent tous les domaines de l’action publique : la dématérialisation des démarches administratives bien sûr est toujours en tête des efforts des mairies pour améliorer le service public. Le numérique à l’école est un enjeu qui progresse rapidement tant pour les méthodes éducatives que pour les dispositifs d’inscriptions scolaire et périscolaire à distance", constate l'association.

Autre sujet fort, peut être un contre effet du mouvement des Gilets jaunes et du Grand débat nationak : la démocratie participative. "La progression des modules pour la démocratie locale ne faiblit pas, débats en lignes ou budgets participatifs se multiplient."

"Nous remarquons cette année plusieurs efforts de vigilance face aux risques induits par les usages du numérique avec des actions concrètes pour la cybersécurité ou la lutte contre la désinformation. La vigilance écologique pointe avec des politiques volontaires de recyclage des matériels notamment, et encore à la marge une écoconception des services numériques", indique Villes internet.