GoogleHome


Face au coronavirus, la grande distribution, dont les magasins étaient fermés, a fait preuve d'innovation en développant massivement les drives et le numérique. Carrefour vient à cet égard de lancer une initiative inédite avec Google pour proposer de faire ses courses via l'assistant vocal du géant d'internet.
Carrefour est le premier distributeur au monde à s’intégrer au sein de la nouvelle expérience de courses à la voix sur l’Assistant Google, mise au point par les deux partenaires qui avaient signé un partenariat stratégique en juin 2018.

Une triple innovation

Cette intégration permet une triple innovation, explique Carrefour.
L’Assistant, auquel l’utilisateur peut dicter sa liste de courses (en disant "Ok Google, je veux faire mes courses") en utilisant des mots courants (ex : beurre, lait, fromage), est connecté à l’inventaire e-commerce de Carrefour et peut ainsi traduire cette liste en un panier de produits disponibles à la vente sur carrefour.fr ;
Ensuite, cette traduction se fait de façon personnalisée : les références précises proposées par l’Assistant dans le panier reflètent la meilleure compréhension qu’il a des préférences produits de l’utilisateur, tout en laissant à celui-ci la possibilité de supprimer, modifier ou compléter ces produits à sa guise ;
Enfin, une fois qu’il a validé son panier dans l’Assistant, le client bascule de façon fluide dans l'univers e-commerce de Carrefour pour finaliser sa commande, confirmer son créneau et son mode de livraison (drive, drive piéton ou livraison à domicile), effectuer son paiement et faire jouer ses avantages Fidélité.

 

Protection des données personnelles

Pour que l’expérience fonctionne et permette à l’utilisateur de se voir proposer des produits pertinents, une condition : associer son compte Google et son compte Carrefour et donc autoriser Carrefour France à partager l’historique de ses achats chez Carrefour avec Google.
"À tout moment, l’utilisateur peut retirer son consentement et dissocier ses comptes. Le partage de l'historique d’achats avec Google est alors interrompu et Google supprime les données transmises. Il en va de même automatiquement si l’expérience n’est pas utilisée pendant une période de 30 jours. Enfin, Carrefour, conformément au Règlement Général sur la Protection des Données personnelles (RGPD), met à disposition des utilisateurs un espace dédié pour l’exercice de leurs droits (ex : droit d’accès, de rectification, d’effacement, d’opposition, etc.)", précise Carrefour sur ce sujet des données personnelles auquel les Français sont très sensibles.

La voix, un nouveau canal

La commande par la voix est une tendance qui va s'accélérer. 46% des Français ont déjà utilisé un assistant vocal selon une étude CSA et Hadopi "Assistants vocaux et enceintes connectées" publiée en mai 2019. 43% des usagers recourent à la recherche vocale pour sa rapidité d’action et les Français utilisent déjà un assistant vocal (notamment sur leur smartphone) pour dicter des mails et des SMS (19%), faire des recherches (15%), interagir avec des objets connectés (8%) et acheter sur internet (4%).
Ce dernier point montre que la marge de progression est donc importante. Carrefour y croit d'autant plus qu'un de ses clients sur 10 possède une enceinte connectée et un tiers déclarent utiliser un assistant vocal sur smartphone.
cloud



Par Laurent Dechaux, CEO France et EVP Sage Europe du Sud


Après l’arrêt brutal que nous avons connu en mars, la reprise progressive de l’activité, même fragile, inégale et étalée dans le temps, nous invite autant à l’optimisme raisonnable qu’à la vigilance. Ce qui est en jeu aujourd’hui va bien au-delà d’un simple retour de la croissance : alors que le monde économique vient de subir le choc le plus rude depuis la Seconde Guerre mondiale, il s’agit de la survie pure et simple des entreprises et des structures socio-économiques sur lesquelles elles reposent.

Les défis sont immenses. Dépasser les risques qui pèsent sur nos business passera par des “transformations radicales”, pour reprendre un mot qui fait florès aussi bien dans les entreprises qu’au plus haut de l’État, en passant par les ONG et les syndicats ! Des révolutions dont nous mesurons à peine la portée et l’importance aujourd’hui.

Si nous évoluons dans un contexte où les incertitudes sont nombreuses, un premier constat s’impose : le Cloud est un atout majeur au service de la performance et de la résistance des entreprises. C’est une réalité qui devient d’autant plus flagrante dans l’urgence de la crise. Pour ne citer que deux chiffres : le Cloud améliore de 20 % la productivité d’une entreprise, comme le montre une étude publiée avant la crise par la London School of Economics. L’un des directeurs associés du Boston Consulting Group rapporte pour sa part avoir observé que la migration dans le Cloud est susceptible de réduire les coûts opérationnels de 15 à 40 %, une économie critique en cette période.


Le Cloud, accélérateur d’inspiration stratégique


Ce constat se double d’une conviction profonde : certes, le Cloud est depuis 15 ans un atout au service de la performance de l’entreprise…mais il est aussi et il sera chaque jour davantage, via le business modèle du Saas qu’il induit, un puissant levier d’auto-disruption.

Par auto-disruption, il faut comprendre la capacité à « concevoir soi-même la fin ou la fragilité de son propre modèle, quand bien même celui-ci serait encore parfaitement rentable et générateur de cash pour l'entreprise. Et d'agir en conséquence », comme le résume Sergine Dupuy présidente de Redpill et administratrice de l’Observatoire de l’ubérisation.

Pour le dire autrement, le Cloud n’est pas seulement un outil, c’est aussi et d’abord un catalyseur d’innovation, un inspirateur de nouveaux process, d’une nouvelle culture du management, d’une nouvelle vision, même. C’est un actif stratégique pour l’entreprise, dans un contexte où chaque jour des certitudes se trouvent remises en cause.

Le Cloud est transformatif, parce qu’il rend possible l’adoption d’une organisation plus « lean » et plus agile. Le Cloud est le gage d’une flexibilité accrue, avec à la clé l’accélération du time-to-market. Le Cloud casse les silos, distribue l’intelligence, facilite l’adoption d’un rythme d’innovation élevé. Il accélère aussi le passage à l’échelle, nombre de startups « digital native » montrent l’exemple : le Cloud, parce qu’il offre la possibilité de distribuer des outils sans frontière de système ou de géographie et d’adapter très rapidement la capacité de charge des services proposés, offre l’opportunité de conquérir ou reconquérir des marchés très larges, facilite l’interconnexion avec ses filiales. On dit souvent qu’une équipe de 10 personnes “dans le Cloud” peut proposer ses services dans 50 pays.


Les entreprises les plus performantes, celles qui réussissent le mieux à saisir les opportunités de leurs marchés, aussi changeants soient-ils, sont déjà celles qui placent le Cloud au cœur de leur stratégie. Cette tendance ne peut que s’accélérer aujourd’hui.
Lignes de codes d'un programme informatique. Markus Spiske / Unsplash
Anaïs Theviot, Université catholique de l’Ouest


Le 12 mars dernier a lieu la première allocution télévisée du président de la République, Emmanuel Macron, au sujet du Covid-19. Il indique alors que les élections municipales seront maintenues afin « d’assurer la continuité de notre vie démocratique et de nos institutions ». Pourtant, plusieurs experts ont bien souligné le caractère non démocratique de ce maintien qui a conduit à un taux d’abstention historique de 55,34 %, soit près de 20 points de plus qu’en 2014. Et de nombreux maires ont été élus dès ce vote : c’est le cas de 30 000 communes sur 35 000, contre 7 600 en 2014, ce qui pose la question de leur légitimité alors que de nombreux recours ont été déposés devant les tribunaux administratifs.
Cet argument de la protection de la vie démocratique a aussi été avancé par le Premier ministre le 22 mai dernier pour justifier cette fois-ci le maintien du second tour avant l’été.
Après un report de plus de 100 jours suite à la pandémie, la date du second tour a finalement été fixée au 28 juin prochain. La campagne officielle débute, elle, le 15 juin et est exceptionnelle à plus d’un titre : son rythme sera plus diffus (un mois au lieu de cinq jours) et le numérique est annoncé comme le seul moyen de faire campagne dans le contexte de pandémie actuel. En effet, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a précisé le 22 mai que cette campagne devrait être menée « différemment », en essayant de « privilégier les campagnes numériques ».
A priori, le numérique semble avoir beaucoup d’atouts pour renforcer le caractère démocratique de cette campagne : pas de contrainte temporelle ou spatiale, possibilité de pénétrer dans tous les foyers connectés, lien plus direct entre candidats et électeurs via les outils du web 2.0, etc.
Mais cela permettra-t-il vraiment de redonner un nouveau souffle démocratique à ce second tour ?

Le numérique, un outil pas si nouveau en campagne électorale

Malgré la démocratisation d’Internet et la montée en puissance des réseaux sociaux, pour certains, comme le souligne le politiste Michel Offerlé, faire campagne reste toujours « serrer des mains et tenir les murs ». Les militants ont l’habitude de se retrouver pour distribuer des tracts lors des marchés, prendre le temps de discuter lors de réunions publiques ou d’appartement ou tenter de convaincre les abstentionnistes lors de porte-à-porte ciblé. Le « tout numérique » annonce-t-il alors une campagne sans campagne ?
Utiliser Internet pour faire campagne n’est pas nouveau. Depuis le début des années 2000, les candidats ont appris à apprivoiser les dispositifs numériques pour accroître leur visibilité.
À chaque scrutin, les équipes de campagnes ont désormais recours, de manière intensive, à un outil numérique qui permet de faire parler de cette innovation (et donc de leur candidat) dans les médias.
Dès 2004, la campagne pour les élections régionales est marquée par l’usage du blog politique qui vise à rendre plus personnelle la communication politique. Le candidat s’exprime alors à la première personne du singulier pour présenter son programme et les atouts de son parcours. Cette rhétorique de la proximité est depuis fortement utilisée par les candidats lorsqu’ils développent des outils en ligne. Un des objectifs des dispositifs numériques est en effet de casser les barrières entre gouvernants et gouvernés et permettre ainsi des échanges censés être plus directs par l’intermédiaire de la technique (chat, Facebook Live, etc.).
En 2007, on se souvient bien de l’usage de la plateforme Désirs d’Avenir par la candidate socialiste à l’élection présidentielle, Ségolène Royal, pour coconstruire le programme avec ses sympathisants. 135 000 contributions ont été enregistrées sur ce site et synthétisées dans “Les Cahiers d’espérance”. Il s’agit donc d’un vrai succès en matière de participation active à une plate-forme politique. Mais Désirs d’Avenir a dû faire face à de nombreuses critiques, certains lui reprochant d’entretenir une illusion de prise en compte de la parole du militant dans les processus de décision et de surfer sur la vague de la démocratie participative.
En 2012, ce sont les réseaux sociaux – Facebook et Twitter notamment – qui prennent le devant de la scène politique, avec par exemple les « live-tweets ». L’idée est de faire parler de son candidat en ligne, d’accroître sa visibilité et de rendre visible la masse militante qui est derrière lui.
En 2017, on entend beaucoup parler du succès de la chaîne YouTube de Jean‑Luc Mélenchon qui cherche à s’adresser directement à ses électeurs sans l’intermédiaire des médias.
D’un web statique, sans interactivité, n’étant qu’une reproduction en ligne des tracts papiers, on est passé à un usage stratégique et millimétré des outils numériques avec les big data. Les partis politiques français ont ainsi progressivement intégré le numérique dans leurs stratégies de communication et de mobilisation : en l’espace de dix ans, le web n’est plus seulement un outil supplémentaire de communication pour diffuser un message, il est devenu un moyen de rendre plus efficace les campagnes électorales, en ciblant certains profils d’électeurs, à l’appui de bases de données.

Le numérique n’est pas déconnecté du terrain

Les outils de cartographie du territoire (avec des logiciels tels que NationBuilder, DigitaleBox, Explain, etc.) sont souvent complémentaires des campagnes hors ligne et permettent par exemple de cibler le porte-à-porte. Cela avait était le cas en 2012 lorsque l’équipe de François Hollande avait décidé de frapper aux portes des abstentionnistes de gauche pour les convaincre de voter pour le candidat socialiste.
Militantisme en ligne et militantisme hors ligne ne s’opposent pas sur le terrain. Au contraire, il s’agit souvent via Internet de mettre en scène le militantisme « traditionnel » et de communiquer sur les actions effectuées hors ligne par les adhérents pour rendre visible la dynamique de campagne. Les réunions publiques sont ainsi filmées et diffusées sur YouTube, les tractages et boitages photographiés et partagés sur les réseaux sociaux tels que Facebook, etc.
S’il s’agit de faire uniquement campagne en ligne, le travail sur les bases de données permet toutefois de grandement personnaliser la communication par mail. Il est alors possible de choisir les thématiques envoyées à tel électeur et de s’adresser à lui directement par son prénom pour favoriser l’ouverture du mail et sa lecture.

Les limites d’une campagne en ligne : fracture générationnelle et reproduction des inégalités

Avec le numérique, il est possible d’entrer dans tous les foyers connectés sans aucun contact physique, mais encore faut-il que le site Internet de campagne ou la page Facebook du candidat soit visité par l’électeur ou que le mail qui lui est adressé soit ouvert.
Il ne suffit pas d’avoir une communication en ligne à la pointe de la technologie pour dépasser le cercle de ses sympathisants et capter de nouveaux électeurs, notamment ceux qui ne s’intéressent pas à la politique. Seuls les individus déjà intéressés par la politique vont être en capacité de se diriger vers ce contenu politique. Cela ne va toucher qu’un entre soi déjà positionné. Cette polarisation apparaît encore plus amplifiée sur les réseaux sociaux avec l’effet de la bulle filtrante.

« Illectronisme » : la fracture sociale à l’ère du numérique, le 7 septembre 2019.

On serait enfermés dans une « bulle filtrante » qui renforcerait la « balkanisation » de l’espace public. Les fameux algorithmes de Facebook ont par exemple tendance à maximiser la polarisation des opinions, au lieu de leur proposer des points de vue alternatifs, en affichant sur les fils d’actualité des utilisateurs des articles partagés par leur cercle de connaissances, donc souvent aux vues politiques similaires.
On l’a bien vu lors de l’élection présidentielle de 2017 : malgré les millions de vues de sa chaîne YouTube, le candidat Jean‑Luc Mélenchon n’est pas arrivé à passer le second tour. Visionner une vidéo ne signifie pas adhérer aux idées du candidat ni d’ailleurs se déplacer pour aller voter. Et ces vidéos, bien que visionnées des millions de fois, ne touchent qu’une partie du corps électoral. C’est d’ailleurs une des critiques formulées à la demande du ministre de l’Intérieur de faire campagne en ligne : il y aurait des oubliés du numérique…The Conversation

Anaïs Theviot, Maîtresse de conférences en science politique, Université catholique de l’Ouest
Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.


Depuis le début de l’épidémie, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), mène un travail de veille des usages des Français sur Internet. Elle vient de publier la cinquième et dernière vague du baromètre sur Les pratiques culturelles à domicile en période de confinement. « Réalisée une semaine après la fin de cette période exceptionnelle, [il] révèle une baisse attendue de la consommation en ligne et le retour progressif au niveau observé avant le confinement. Les taux de consommation dématérialisée des biens culturels redeviennent ainsi équivalents à ceux observés en 2019, à l’exception notable des films qui sont consommés par 52 % des internautes français, contre 47 % en 2019. »

Succès durable des plateformes de vidéos 

Netflix, Amazon Prime Vidéo, OCS, MyCanal ou encore Disney + lancé le 7 avril en France en plein confinement : les plateformes de vidéo à la demander ont connu un succès qui semble durable. « Durant ces huit semaines de confinement, les offres de vidéo à la demande par abonnement semblent avoir gagné des abonnés de manière durable pour atteindre un nouveau palier : 49 % des internautes interrogés déclarent posséder un abonnement de ce type contre 36 % il y a un an », note la Hadopi.
Le piratage est lui aussi revenu à ses niveaux d’avant d’un an auparavant : « la consommation illicite de biens culturels sur internet se situe à un niveau proche de celui observé à la même période en 2019 : 25 % contre 26 % en 2019. »

La culture, une priorité pour les Français

Au final la Hadopi estime que « la période de confinement a incontestablement favorisé la consommation culturelle sur internet, considérée par les internautes français comme la première activité indispensable à leur équilibre. A l’issue de la période de confinement, 42 % des internautes français considèrent toujours cette pratique comme indispensable, devant le sport (41 %) et les activités manuelles (40 %). »
Des résultats qui vont réconforter tous les acteurs culturels qui attendent des moyens pour pouvoir rebondir après la crise.
fzacebook


Le réseau social Facebook renforce ses actions et lance ce lundi 8 juin  l’initiative #SoutenonsNosTPEPME, qui vise à contribuer à la relance économique des TPE-PME françaises.

"Les TPE-PME représentent plus de 99% du tissu économique français et constituent un moteur de croissance et d’emploi partout en France. Néanmoins, selon une étude inédite menée par Ipsos pour Facebook, (La transformation numérique : une opportunité de croissance pour les TPE-PME françaises), la France demeure en 2019 à la traîne en matière de compétitivité numérique par rapport à ses voisins européens", indique Facebook dans un communiqué, qui note qu' "en Occitanie, alors que 85% des TPE-PME possèdent un site internet, seulement 15% d’entre elles font de la vente multi-canal (physique et en ligne) et 5% font de la vente en ligne uniquement."

Lever les freins à la transformation numérique dans la région
Les principaux freins à la transformation numérique dans la région, relevés par Facebook, sont le manque de temps (53%), le manque de budget ou des financements (41%) ainsi que les difficultés à en mesurer les bénéfices réels.

Les attentes en OccitanieLes attentes en Occitanie

facebook


L’initiative #SoutenonsNosTPEPME lancée vise à accélérer la transformation numérique des TPE-PME à travers quatre grandes actions :

100 formations gratuites à l’ensemble des outils numériques à leur disposition, en partenariat avec des experts français du numérique ainsi que Prestashop et Shopify ;
Un outil de diagnostic gratuit pour faire l’état des lieux de sa stratégie numérique et obtenir un plan d’action numérique personnalisé et concret
La création d’un site #SoutenonsNosTPEPME agrégeant toutes les informations et initiatives de Facebook à destination des TPE-PME depuis le début de la crise du Covid-19
La création d’une rubrique dédiée aux TPE-PME dans le chatbot lancé par le Gouvernement avec le soutien de Facebook.
En complément, Facebook initie aussi #EnsembleEnFrance, une campagne pour soutenir le tourisme et les commerces de proximité pendant les vacances d’été.

Facebook lance l'opération  #SoutenonsNosTPEPME Facebook lance l'opération #SoutenonsNosTPEPME - Facebook

Opération Facebook Shops

L'opération #SoutenonsNosTPEPME suit d'autres actions menées par Facebook durant le confinement, période au cours de laquelle le réseau social a franchit la barre des 3 milliards d’utilisateurs actifs…
Facebook avait proposé aux commerçants et aux e-commerçants de mettre en ligne leur catalogue à travers Facebook Shops et de personnaliser l’interface de leur boutique en ligne. Dans un second temps, la vente directe à l’intérieur de WhatsApp et de Messenger (propriété de Facebook) était prévue.
hacker


Dans le contexte de crise sanitaire où les cyberattaques se multiplient et de grands groupes français en subissent les conséquences, Robert Walters dévoile les résultats d'une enquête réalisée auprès de managers de transition experts des systèmes d'information. Pour 66% d'entre eux, les investissements financiers des entreprises sont insuffisants pour traiter les problématiques de sécurité informatique.

Selon une étude réalisée par le cabinet Robert Walters auprès de managers de transition experts en systèmes d'information, les sujets de cybersécurité explosent dans les entreprises. En effet, ils sont 77% à affirmer que ce type de problématiques est de plus en plus présent dans leurs missions de transition : les sujets d'audit, d'anticipation de crise et de réorganisation des organisations étant les principaux.

Cependant, 66% de ces managers de transition considèrent que les investissements financiers des entreprises sont insuffisants pour faire face aux problématiques de sécurité informatique. Outre le manque de compétences des ressources internes dans le traitement des risques (51%) et l'incapacité à identifier et superviser les risques (48%), les experts interrogés sont 43% à estimer que le manque de maturité des entreprises s'observe aussi dans la trop faible sensibilisation des collaborateurs à la sécurité.

Par ailleurs, alors que 58% des managers de transition affirment que les services sécurité sont généralement rattachés à la DSI, ils considèrent à 57% qu'il serait préférable qu'ils soient rattachés à la Direction générale ou à la Direction des risques/Conformité/Sûreté pour une meilleure efficacité.

« Alors que la mise en place du télétravail prolongé a rendu les entreprises vulnérables, la sécurité des systèmes d'information est au cœur des problématiques actuelles des entreprises. En effet, les attaques se multiplient et le phénomène risque de s'intensifier dans les prochains mois. Les managers de transition spécialistes de la sécurité des SI peuvent répondre à l'urgence, en mettant en place des plans d'action et en construisant un écosystème de partenaires, afin de gérer la crise et de protéger l'entreprise à plus long terme. » commente Clémence Richard, Senior Manager, Robert Walters Management de Transition.

formation




Par Thibault Viguier, co-fondateur de L’Ecole Française

La situation actuelle contraint de nombreux organismes de formation à revoir leur copie pour l’adapter au confinement. Surtout que la période est propice à de nouveaux apprentissages. La demande pour les MOOCs, tutoriels et autres formations en ligne explosent depuis 3 semaines. Les Français cherchent à mettre leur temps libre à profit. Malheureusement, dans la précipitation, certains organismes oublient un peu vite les fondamentaux du e-learning : des cursus courts, axés sur la pratique et interactifs.

Se former partout et à tout moment

La digitalisation présente de nombreux avantages pour la formation, en période de confinement, bien sûr, mais pas seulement. Elle va permettre à chacun de choisir le moment le plus opportun pour son apprentissage. Elle offre également l’occasion à des personnes habitant des zones géographiques isolées d’accéder à des compétences qu’elles ne trouveront pas à proximité de chez elles. Toutefois, en restant le plus objectif possible, il est impossible d’affirmer qu’une formation en présentiel est meilleure qu’une en ligne et inversement. Cela dépend de nombreux paramètres, qui n’ont parfois rien à voir avec la qualité de la réponse pédagogique. Sans compter que toutes les formations ne se prêtent pas à un apprentissage à distance.


Comme un funambule en pleine confiance

La réussite d’une formation en ligne va notamment dépendre de l’apprenant lui-même. Certaines personnes sont parfaitement autonomes dans leur apprentissage et capables de s’imposer une discipline lorsqu’elles se retrouvent seules face à un écran. Mais c’est loin d’être le cas pour toutes. Certaines se sentiront, au contraire, beaucoup plus engagées si elles profitent d’un accompagnement en présentiel, qui offre un cadre structuré et donne accès à un soutien approfondi. La sensation de solitude ressentie par un stagiaire face à un apprentissage descendant et unidirectionnel peut vite générer chez ce dernier une perte de confiance. Face à une difficulté et sans possibilité de la dépasser seul, la démobilisation va progressivement remplacer l’enthousiasme des débuts et conduire à l’abandon. On peut comparer le bénéfice d’un accompagnement au filet qui se trouve sous le fil du funambule. Celui-ci ne rend pas l’acrobate meilleur, mais lui permet de traverser plus vite. C’est aussi ça le rôle d’un formateur : rassurer, aider à surmonter une difficulté et mener l’apprenant jusqu’au bout.

De la bonne adaptation de la formation au format digital

Un autre motif d’abandon bien connu dans le domaine de la formation en ligne est celui de la notion de temps perçu. Celle-ci est en lien étroit avec l’attention de l’apprenant qui sera souvent moindre devant un écran que dans une salle de cours. Si la durée perçue de la formation est trop élevée, le découragement et la lassitude peuvent vite s’installer. Beaucoup d’organismes se vantent d’avoir créé des apprentissages en ligne, qui ne sont en réalité qu’une simple vidéo d’un cours animé en présentiel : des formateurs filmés pendant plusieurs heures face caméra, en position statique, commentant leur PowerPoint. Rien de très enthousiasmant !

La formation à distance nécessite au contraire une production de contenus ad hoc, autour de formats courts et d’une mise en scène dynamique qui maintiennent l’attention. De même, la partie théorique doit être réduite pour laisser davantage de place aux exercices pratiques. Plutôt que d’apprendre des choses, le stagiaire doit apprendre à faire les choses !

Un apprentissage virtuel, mais un soutien réel

Module après module, l’apprenant s’exerce et avance graduellement dans la maitrise d’une compétence. On peut comparer une bonne formation à l’apprentissage de la lecture par un petit enfant. Au départ, ce dernier devra s’efforcer de maitriser l’alphabet, puis les syllabes, les mots et enfin les phrases. En validant une par une chacune de ces compétences, il progresse à son rythme et acquiert la confiance nécessaire à tout apprentissage. C’est exactement l’objectif que doit poursuivre une formation professionnelle. C’est pourquoi la formule idéale reste celle d’un mixte entre des contenus digitaux et de l’accompagnement. Un apprenant n’a pas nécessairement envie de se déplacer tous les soirs pour se retrouver dans une salle de classe, mais il aura besoin régulièrement d’échanges concrets avec son formateur et avec les autres stagiaires. En période de confinement, cette alternative physique n’est pas envisageable, mais elle peut être compensée par du coaching téléphonique ou via des outils de visioconférence : un palliatif indispensable pour garantir le succès des formations en ligne qui se multiplient actuellement.
5G


Christophe Boitiaux
Par Christophe Boitiaux, Directeur marketing de T-Systems France

Pour que les promesses de l'loT puissent se réaliser, un réseau fiable, pérenne et sécurisé est la condition sine qua non à l'exploitation des données à tout moment et en temps réel.

L’IoT, moteur de la transformation digitale

L’Internet des objets (IoT), véritable colonne vertébrale de la société numérique, semble plus que jamais au cœur de la transformation digitale des entreprises. Ces dernières font évoluer leurs offres et proposent de nouveaux produits et services associés à l’expansion rapide du big data et de l’intelligence artificielle (IA). En témoigne le rapport 2019 de la GSMA - association représentant près de 800 opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile à travers le monde - qui prévoit que le nombre de connexions IoT (cellulaires et non-cellulaires) triplera d'ici 2025, pour atteindre le chiffre record de 25 milliards de connexions.
L’IoT étant au cœur de la transformation numérique des industries (industrie 4.0, maintenance prédictive, véhicule autonome, smart cities, agritech, santé augmentée, smart campus, domotique…) cette véritable histoire d’amour digitale a tout d’une relation idyllique. En connectant des appareils, bâtiments, machines, véhicules et biens, du simple électroménager à des villes entières, l’IoT simplifie déjà la vie de millions de personnes et affiche des perspectives florissantes. Tant et si bien, qu’une étude du cabinet IDC chiffre les dépenses mondiales dans ce secteur à 1 200 milliards de dollars d’ici à 2022. Machina Research estime quant à lui que les revenus générés par l’IoT devraient atteindre près de 3 000 milliards de dollars en 2025 au niveau mondial. L’IoT change structurellement les business models des entreprises. Les attentes des clients évoluent, avec une forte demande de personnalisation et d’automatisation.

La 5G, moteur de compétitivité pour les entreprises

C’est pourquoi la 5G, nouvelle génération de communications mobiles, est une technologie de transmission plus à même de répondre aux besoins de chaque application IoT. Les réseaux actuels de 2G, 3G et 4G, ne sont plus à la hauteur, n’atteignant pas les besoins requis. Sachant qu’à l’horizon 2024 – selon les données du fabricant Ericsson, dans son "Mobility report" de 2018 – le marché de la mobilité devrait représenter l'équivalent de 4,5 milliards de connexions en longue portée, dont 4,1 avec la 5G, et 17,8 milliards pour les connexions courte portée, les enjeux à adresser d’ici là sont conséquents.

Les réseaux de capteurs et de "Special machines" tels que Narrow Band IoT ou LTE-M deviennent alors nécessaires car ils intègrent les capteurs directement dans l’IoT. La 5G étant un facteur clé de compétitivité, les entreprises doivent s’y préparer pour rester dans la course à l’innovation. Le fonctionnement des entreprises, quelles que soient leur taille, en sera fortement impacté à travers le manufacturing, la supply chain, les bâtiments intelligents ou encore les smart grids. Cette évolution va transformer en profondeur les organisations et leurs business models.



Les atouts sectoriels de l’IoT

L’Internet des objets génère de réels atouts pour tous les secteurs. Les applications les plus prometteuses en la matière concernent notamment les secteurs des villes et de la mobilité intelligentes mais aussi l’industrie comme l’illustre le partenariat entre le spécialiste de l’éclairage Osram et Deutsche Telekom, qui opère actuellement un réseau de campus afin de connecter sans fil des machines dans un environnement de production. Concrètement, un réseau privé distinct a été construit sur le campus de l'usine, en relais du réseau mobile accessible au public afin d’accélérer les processus automatisés de production et de logistique. Des processus innovants permettant d'assurer la maintenance prédictive des machines, ou les changements nécessaires dans le processus de production avec une grande flexibilité.

Autre application probante, Audi et la ville d’Ingolstadt se sont alliés autour de la 5G pour accélérer le développement de la voiture connectée. La 5G peut en effet jouer ici un rôle clé de facilitateur, en connectant en temps réel des feux de signalisations aux carrefours routiers, qui échangent à leur tour des données anonymes concernant les mouvements des véhicules et des autres usagers de la route via son réseau. A la clé, un trafic plus fluide et un renforcement de la sécurité, mais aussi des bénéfices concrets pour les conducteurs capables d’anticiper plus rapidement les mouvements inopinés. Dans les villes et métropoles, cela participera ainsi à un meilleur partage de l’espace urbain pour l’ensemble des usagers et aussi à un gain de temps notable en leur évitant des pertes de temps inutiles liées à la recherche d’une place de stationnement. À l’avenir, d’autres marchés de niche ou en croissance pourront bénéficier des applications de la 5G ; c’est le cas des usines du futur, du retail, des maisons connectées, du domaine des assistants vocaux ou de la réalité augmentée ou bien de l’agriculture intelligente, pour ne citer que ces illustrations. La connectivité, en s’appuyant sur la 5G, sera un élément clé pour soutenir les nouveaux cas d'utilisation et les besoins des clients en transformation digitale qui émergeront... sous réserve de la démystifier et de démêler au préalable le vrai du faux sur cette technologie !

Des illustrations concrètes du fait que l’IoT et la 5G sont des piliers stratégiques de la digitalisation des entreprises. Grâce à la combinaison de ces technologies, l’économie et la société sont mieux parés pour un futur... toujours plus connecté !


D’après le FBI et le Department of Homeland Security des États-Unis, des cyberacteurs liés à la Chine ont tenté d'obtenir illégalement de précieuses données de propriété intellectuelle et de santé publique en rapport avec les essais des vaccins et les traitements, auprès de réseaux et de personnel affiliés à la recherche liée à COVID-19.

Les agences américaines ont également averti que les institutions et les entreprises impliquées dans la recherche des vaccins contre le Covid-19, fabrication des traitements et des tests pour dépister le nouveau coronavirus devraient prendre des mesures de sécurité supplémentaires pour protéger les données et tout simplement être conscientes de la menace potentielle.



Selon David Stupples, professeur d'ingénierie électronique à la City University of London :


« Depuis 20 ans nous savons que la Chine est activement engagée dans la cyber-espionnage et la cyber-surveillance.

L’objectif de la Chine est d'avoir accès à la planification stratégique de l'État et de l'armée, à la planification commerciale et des affaires et, surtout, à la propriété intellectuelle et aux résultats de la recherche.

La Chine aspire à diriger le monde dans tous les domaines afin d'accroître ses ambitions de superpuissance, et cela s'avère être une grande réussite. Ce pays a investi plus que tout autre pays dans l'espionnage et dans les cyberactivités illicites. La Chine est considérée comme un leader mondial dans la technologie qui sous-tend ces activités, et dans la formation d'un grand nombre de personnes pour orchestrer le tout.

Les récentes allégations contre la Chine devraient être examinées dans le contexte plus large de sa quête pour le contrôle global de « l’Internet of Everything » (IoE) et du rôle joué par le géant des télécommunications Huawei.

Bien qu'il n'y ait pas de preuve directe que Huawei soutient les activités d'espionnage et de surveillance, on soupçonne depuis longtemps que la société fait partie de l'omniprésente machine d'espionnage étatique chinoise - rien ne peut se passer en Chine sans l'approbation du gouvernement central. Cela dit, rien ne serait plus simple que de planifier et d'exécuter des activités d'espionnage et de surveillance dans le monde entier, si la RPC contrôlait une grande partie de l'infrastructure mondiale des communications. Huawei est en train de devenir le premier fournisseur dans la plupart des pays. Une fois en place, le grand plan de contrôle de « l'IoE » sera achevé. Nous sommes témoins du succès de cette stratégie, car la Chine cherche à accéder à toutes les recherches pharmaceutiques du monde entier et à les copier dans le but de contrôler le virus et les résultats de l'épidémie dans le monde entier. Chaque pays deviendrait alors dépendant de la Chine pour guérir les maux du monde.



Selon Enrico Bonadio, maître de conférences en droit de la propriété intellectuelle à la City University of London :


« Il n'est pas surprenant que le président Donald Trump soutienne et alimente des accusations selon lesquelles le gouvernement chinois pourrait voler les résultats des recherches actuelles et les secrets connexes concernant les vaccins COVID-19.

Au cours des dernières décennies, les États-Unis se sont souvent plaints du vol de la propriété intellectuelle par la Chine, allant des produits pharmaceutiques aux films d'Hollywood et de Disney, sans parler de la mauvaise appropriation des logiciels et du piratage de la musique sur Internet. Il s'agit d'une tension sans fin. Les relations ont atteint un point bas à la fin des années 2000 lorsque les États-Unis ont poursuivi la Chine devant un tribunal de l’OMC pour le prétendu manquement de cette dernière à certaines obligations de protection des droits d'auteur étrangers et de garantie que les contrevenants professionnels à la propriété intellectuelle s'exposent à des sanctions pénales. L'action en justice des États-Unis n'a toutefois abouti qu'en partie".
rgpd


Benoit Grunemwald
Par Benoit Grunemwald, expert en cybersécurité chez ESET France

Le 25 mai 2020 marque le deuxième anniversaire de l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données (RGDP) en Europe. Sans doute le plus important texte législatif sur les données personnelles de ces dernières années, le RGPD a été conçu pour assurer le droit à la confidentialité des personnes vivant dans l'UE. Deux ans plus tard, nous avons constaté une augmentation substantielle de la sensibilisation à la confidentialité et la protection des données, avec des réglementations supplémentaires entrant en vigueur dans le monde entier. Les menaces contre la vie privée n'ont jamais été aussi grandes. Les efforts continus des cybercriminels soulignent la valeur financière des données et l'importance de ne pas baisser la garde lorsqu'il s'agit de protéger les informations personnelles.


Ces deux dernières années ont cependant montré que le RGPD n'était pas un remède miracle à tous les problèmes de confidentialité des données. Depuis mai 2018, des amendes record ont été infligées aux entreprises qui ne protègent pas systématiquement les données de leurs clients, avec notamment une amende de 210 millions d’euros proposée dans le cadre de la fuite des données de British Airways en 2018. Bien que ces amendes puissent inciter les entreprises à devenir plus responsables quant au stockage des informations des utilisateurs, il reste encore du chemin à parcourir pour garantir la confidentialité totale des données.

Le RGPD face aux autres réglementations


Même si le RGPD est l'une des premières réglementations dans ce domaine, ce n'est pas le seul texte législatif sur la protection des données en vigueur dans le monde. Le Consumer Privacy Act de l’État de Californie (CCPA), promulgué en juin 2018, comprend de nombreuses dispositions similaires à celles du RGPD. Si la portée géographique de ces réglementations peut sembler limitée, elles affectent en réalité tous les marchés qui ont une relation commerciale dans l'UE ou dans l'État de Californie.
En parallèle, la loi brésilienne Lei Geral de Proteção de Dados (LGPD), qui devrait entrer en vigueur en août 2020, donnera aux citoyens brésiliens le droit de demander la suppression des données les concernant, parmi d'autres réglementations sur la vie privée. Le Brésil possédant l'une des plus grandes économies d'Amérique du Sud, cette législation aura donc un effet tangible dans le monde. La LGPD crée un ensemble de nouveaux concepts juridiques et génère des obligations spécifiques pour les contrôleurs de données, les rendant encore plus responsables aux yeux de la loi.
La loi japonaise sur la protection des informations personnelles (APPI) a été introduite en 2003, avec des révisions substantielles en mai 2017. Ces révisions comprenaient l'extension de l'application de la loi même aux sociétés étrangères qui détiennent des données sur des citoyens japonais, ce qui signifie que cette loi va plus loin que beaucoup d'autres du même genre.

L'avenir du RGPD


Ces derniers mois ont posé un défi encore plus important pour la protection des données. En raison des confinements dus au coronavirus, des données qui seraient auparavant restées privées, telles que les informations médicales, ont été partagées de manière peu idéale. Des applications permettant de suivre la propagation du COVID-19 ont été conçues pour localiser les individus, en les avertissant s'ils ont pu entrer en contact avec des personnes infectées par le virus. Comment la réglementation en matière de protection des données gère-t-elle ce cas ?
Avec la mise en place progressive des mesures de confinement au premier trimestre 2020, le Conseil européen de la protection des données (CEPD) a publié une déclaration précisant que le RGPD permet aux autorités de santé publique de traiter des informations personnelles sans le consentement des individus afin de protéger la santé publique. En ce qui concerne l'utilisation des données de localisation, la déclaration précise que les autorités publiques doivent adhérer à la directive de confidentialité (ePrivacy Directive). L'article 15 de cette directive permet aux États membres de l'UE d'introduire des mesures législatives visant à l'utilisation des données de localisation. Dans la mesure du possible, ces données doivent être traitées de manière anonyme.


En conclusion


L'un des effets les plus significatifs du RGPD est qu'il a déclenché un débat mondial sur la protection des données. En plaçant la confidentialité de nos données au cœur du débat, le RGPD a souligné combien il est important de contrôler la manière dont les informations personnelles sont stockées et communiquées. Qui sait ce que les deux voire les dix prochaines années pourraient réserver à la législation sur la protection des données, ou comment la technologie continuera de transformer le monde. Mais une chose est sûre : la confidentialité des données ne disparaîtra pas de sitôt.
stopcovid


Par Lyle Frink, rédacteur Avira

Le traçage des contacts est un outil essentiel pour endiguer toute épidémie majeure et le COVID-19 n'y fait pas exception. Depuis toujours, le traçage des contacts est une tâche lente et laborieuse, le personnel médical travaillant directement auprès des personnes contaminées pour identifier et contacter les individus potentiellement contagieux. Ce processus est efficace pour les maladies comme la polio et la tuberculose. Cependant, aux vues de la rapidité avec laquelle le COVID-19 se propage et du nombre élevé de personnes qui le répandent sans présenter de symptômes, une question suscite réflexion : peut-on améliorer les conditions de vie et le traçage des contacts grâce à la technologie ?

Le signal Bluetooth au cœur du dispositif

On a réellement compris le potentiel des smartphones, lorsqu'Apple et Google ont annoncé qu'ils prévoyaient de légères modifications de leurs systèmes d'exploitation respectifs en raison du COVID-19. Ces modifications apportées aux deux systèmes d'exploitation permettront à une appli spéciale de diffuser un signal Bluetooth. Les autres téléphones à proximité pourront alors détecter ce signal (et sa puissance) pour mesurer la portée du contact et la proximité entre les deux propriétaires d'appareils.

Une fois que l'appareil A a détecté l'appareil B et que les deux appareils restent quelque temps à moins de 2 mètres l'un de l'autre, l'événement est enregistré. C'est là que les options divergent selon les technologies. Celles-ci déterminent le niveau d'anonymat des données, qui les conserve et qui les traite par la suite. Il existe même une série d'étapes mises en place dès qu'une infection soit signalée et que le processus de notification soit déclenché. Ces différences auront un fort impact sur la vie privée des individus et le degré d'intrusion de ces applications.

De nombreuses applications utiliseront cette fonctionnalité Bluetooth, actuellement développée en partenariat par les gouvernements, entreprises privées et autorités de santé. Parmi cette liste non exhaustive, on compte le projet DP3T et le consortium européen de protection de la proximité préservant la confidentialité (PEPP-PT).

Le cas de StopCOVID, l'appli de traçage qui arrive en France

Les pays se précipitent pour développer des applis permettant d'évaluer le risque de contamination d'une personne à une autre et d'isoler ainsi qui pourrait répandre le virus. En France, le nombre de cas confirmés de coronavirus dépasse aujourd'hui les 140 000. Le gouvernement a voté en faveur du lancement de sa nouvelle application de traçage pour suivre les personnes infectées par le COVID-19.
Nommée StopCOVID, l'application vise à suivre les personnes testées positives au coronavirus, afin de ralentir sa progression. Selon les autorités françaises, l'application devrait pouvoir être déployée le 2 juin.

Elle génèrera un identifiant numérique anonyme, échangé via Bluetooth avec les autres téléphones mobiles qui ont aussi installé l'application. Si quelqu'un est testé positif quelque temps plus tard, ces identifiants numériques sont signalés, de façon anonyme. Toute personne ayant croisé la personne positive devra alors être confinée.

On comprend mieux les différentes approches lorsque l'on compare l'approche Apple/Google et celle prise par le gouvernement français. L'approche suivie par Apple et Google favorise un modèle de recueil de données décentralisé, qui minimise les informations pour limiter l'intrusion dans la vie privée des utilisateurs. En revanche, celle du gouvernement français est centralisée et repose lourdement sur le recueil de données pour contribuer - selon l'argument avancé - à mieux identifier les foyers d'infection et endiguer le virus, mais au prix d'un programme de recueil de données bien plus intrusif. Jusqu'ici, les géants de la Silicon Valley ont refusé de céder aux exigences du gouvernement français et de leur fournir l'accès aux signaux Bluetooth. La France a dû se débrouiller toute seule, au prix de défauts technologiques probables voire même de failles de sécurité.


5 questions à se poser avant d'installer une appli de traçage



  1. La situation évolue si rapidement que l'on vous conseille de vous poser les questions suivantes avant d'installer toute application de traçage sur votre téléphone :L'application est-elle basée sur le volontariat (opt-in) ou son installation est-elle rendue obligatoire ? Avez-vous le choix d'installer ces applications et cette technologie de traçage sur votre appareil, ou s'agit-il d'une décision obligatoire ? En Corée du Sud et à Singapour – deux pays précurseurs en technologies de traçage – leur installation était facultative.
  2. Qui détient les données ? Les données Bluetooth sont-elles détenues sur l'appareil jusqu'à ce qu'on les demande ou sont-elles stockées sur un serveur central ? Peuvent-elles être vendues ou utilisées par des organismes externes ?
  3. Est-on réellement anonyme ? Les applications individuelles peuvent opérer le processus de contact et de traçage de plusieurs manières. Il existe un risque que l'anonymisation des données puisse être inversée pour les « personnaliser » à nouveau et identifier les individus si nécessaire.
  4. Qui examine le code source ? La ruée pour lancer ces applications de traçage permet aux entreprises de passer outre l'examen permettant de détecter les vulnérabilités et problèmes de sécurité. C'est problématique car une application pourrait incorporer une gamme de technologies de traçage qui aillent au-delà du simple Bluetooth.
  5. Une fois que cette application a accédé à ma vie privée, puis-je la récupérer ? Ces nouvelles modifications Bluetooth apportées aux systèmes d'exploitation Android et iOS, seront-elles supprimées lorsque le virus aura disparu ? Les défenseurs du droit à la vie privée, comme l'EFF, craignent que ce ne soit pas le cas, à l'image du recueil de masse des métadonnées des téléphones aux États-Unis.


Même les applications les mieux conçues pourraient simplement ne pas marcher. L'Université d'Oxford estime qu'il faudrait que près de 80 % des propriétaires de smartphones utilisent une application de traçage pour que ce système soit efficace. Et c'est un niveau difficile à atteindre sans rendre la mesure obligatoire ni miser sur une bonne communication. En raison du manque de tests dans de nombreuses zones, développer une application de traçage pourrait revenir à fermer la porte du garage à clé après que la voiture ait été volée…
fakenews


La crise sanitaire mondiale du coronavirus est un exemple parfait pour illustrer le phénomène des fake news (info ou fausses informations). De nombreuses informations fallacieuses ont en effet circulé concernant le COVID-19, créant un climat d’incertitude général.  L'éditeur de logiciels antivirus McAfee profite de ce moment  pour aider les consommateurs à faire le point sur leur hygiène numérique et sur les meilleures pratiques pour rester à l'avant-garde des menaces en évolution.



  • Les fake news : Cette année a montré que des évènements peuvent chambouler le quotidien très rapidement. Les consommateurs souhaitent rester au courant en permanence des tendances mondiales, des annonces, et des résultats des élections. Cette focalisation accrue sur l'actualité ouvre une opportunité pour les cybercriminels. Une opportunité de créer des rumeurs qui provoquent la panique et qui peuvent être qualifiées de sensationnelles. Cependant, il existe des promesses malveillantes faites par le biais d'escroqueries de phishing qui tentent d'attirer les consommateurs inquiets et confus vers des fraudes à la carte de paiement ou d'autres systèmes de paiement. S'en tenir à des sources d'information légitimes est l'un des moyens les plus faciles d'éviter ces pièges. 
  • L'engouement pour le fil d’actualité. Les réseaux sociaux sont le plus important canal de diffusion des rumeurs et des fake news. De nombreuses personnes ont déjà été confrontées au " Mon ami a vu ça sur WeChat" ou "Regardez ce qu’on m'a partagé sur Facebook". Ces informations peuvent sembler plus fiables puisqu’elles proviennent de personnes proches. Mais il est important de garder en mémoire que le fil d’actualité des réseaux sociaux manque souvent d'exactitude factuelle. C’est pour cela qu’en vérifiant la provenance de ces informations via des sources légitimes, il est possible d’aider sa famille et ses amis à rester vigilants et informés. 
  • Le phishing : Les escroqueries par hameçonnage sont également très répandues dans les moments de panique de la population. Cela passe notamment par des mails et SMS usurpés qui prétendent provenir de collectivités locales, d'hôpitaux ou même de détaillants et qui encouragent les cibles à prendre des mesures concernant des articles urgents. Ces messages vont des instructions falsifiées pour réclamer des contrôles de secours à la programmation de visites médicales. Certains de ces mails de phishing sont faciles à repérer, mais la complexité du contexte actuel peut brouiller le jugement du consommateur. En cas de doutes sur la légitimité de ces messages, il faut toujours contacter l'institution en question pour vérifier. 
  • L’escroquerie via la charité :  Lors d’évènements exceptionnels, l'effusion de compassion et d'empathie de la part de communauté mondiale est à son paroxysme. Malheureusement, les cybercriminels profitent eux aussi de cette générosité. Ils mettent en ligne de faux sites internet et de fausses plateformes caritatives pour appel au don de ressources aux populations défavorisées ou du soutien à la recherche. En réalité, il peut s'agir d'escroqueries, et les dons reçus ne seront jamais reversés aux concernés. Il est préférable de toujours faire des recherches sur les organisations caritatives avant de contribuer, surtout en cette période.



Voici quelques conseils de Lam Son Nguyen, Partner Product Manager, Mobile and ISP, McAfee  afin de ne pas tomber dans les pièges de la désinformation :


  • Faire preuve de prudence lors de la réception de mails, SMS et des appels téléphoniques provenant de sources inconnues. Dans la grande majorité des cas, ces messages se font passer pour des entités connues ou des personnes appartenant à l’entourage. En cas de doute, il vaut mieux contacter l'expéditeur directement.
  • Utiliser une extension gratuite de navigation sécurisée comme McAfee® WebAdvisor qui intègre des évaluations de réputation de sites web qui peuvent aider les consommateurs à s’éloigner des sites d'information illégitimes. Pour les utilisateurs de Chrome, WebAdvisor va même jusqu'à coder par couleur les liens dans vos flux d'informations de médias sociaux, afin que vous sachiez sur lesquels vous pouvez cliquer en toute sécurité.
  • Éviter les sites web non sécurisés dont les URL sont suspects ou dont les designs sont élaborés à la hâte. Le premier réflexe doit être de vérifier que le site dispose d'une connexion sécurisée et qu'il commence par "https" plutôt que "http".
  • Utiliser des services de protection contre le vol d'identité qui incluent la surveillance des réseaux sociaux pour s'assurer que les comptes des utilisateurs ne sont pas utilisés par des acteurs mal intentionnés pour diffuser de fausses nouvelles.
  • Le recours au contrôle parental permet de surveiller le temps passé par les enfants sur leur écran. Ainsi que de limiter leur temps d'utilisation de certaines applications ou de certains sites qui peuvent être plus vulnérables à la prolifération de fausses informations.
  • Utiliser une solution de sécurité complète pour assurer la protection de ses appareils et  de ses comptes en ligne.



Au cours des deux derniers mois, les chercheurs Proofpoint ont constaté une recrudescence de sites de phishing sur le thème du Covid-19 imitant des organisations du monde entier : l'Organisation mondiale de la santé (OMS), des organisations non gouvernementales (ONG), l'Internal Revenue Service (IRS) et les Centers for Disease Control (CDC) aux Etats-Unis, le gouvernement du britannique, le gouvernement du Canada et le gouvernement Français.

Plus de la moitié des 300 campagnes de phishing Covid-19 observées depuis janvier 2020 sont axées sur le vol d’identifiants utilisateurs. Les cybercriminels adaptent les leurres en fonction des thèmes qu'ils estiment être les plus efficaces et utilisent des sites web fréquemment visités pour voler ces données. Le Covid-19 est sans conteste le thème le plus fréquemment utilisé ces derniers temps.

Voici un exemple récent de site web frauduleux imitant celui du gouvernement Français inséré dans des campagnes de phishing Covid-19 :

covid


S’il reflète globalement l’aspect du site web légitime, reproduisant le logo de manière fidèle, il tente surtout de convaincre l’utilisateur d'entrer des informations personnelles pour recevoir une aide financière.

phishing
Le graphique ci-desssus illustre la croissance soudaine des déploiements de pages web frauduleuses liées au Covid-19. On observe dans un premier temps une croissance lente, suivi d’un bond important au début de mars 2020. Le déclin observé ensuite en avril reflète probablement une saturation des modèles de phishing liés au Covid-19 et une évolution vers d’autres thèmes.
smartphone


Alors que l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria) a publié mardi 12 mai  les premiers éléments du code source de StopCovid sur la plateforme GitLab et que le secrétaire d'Etat au numérique Cédric O a assuré que l'application sera opérationnelle le 2 juin prochain, après un passage devant les députés le 25 mai, le débat reste toujours aussi vif sur cette application de traçage des malades du Covid-19.

Débat technique d'abord. StopCovid, réalisé par un consortium public-privé en France, s'inscrit dans le projet européen mené par 130 institutions PEEP-PT (Pan Europen Privacy Preserving Proximity Tracing)... que  l'Allemagne et la Suisse ont quitté, préférant opter pour la solution proposée par les géants Apple et Google. Une décision qui relève aussi d'un débat éthique puisque le choix d'une solution centralisée (comme en France) ou décentralisée (sur les smartphones) entraîne des conséquences très différentes en matière de protection des données personnelles et de la vie privée. Autre écueil, les barrières mises en place par Apple et Google pour utiliser en tache de fond le Bluetooth : si l'application ne peut utiliser le Bluetooth en permanence, elle devient inapte à détecter les autres smartphones...

Depuis le lancement du projet StopCovid, de nombreuses enquêtes contradictoires ont eu lieu ces dernières semaines, montrant tantôt les Français très favorables tantôt très réticents à l'application.  Une vaste enquête Harris Interactive pour l'Observatoire Data Publica, publiée ce jeudi 14 mai, essaie de faire le point sur un sujet multiforme et surtout d'apprécier les enjeux qui dépassent la seule application et qui concerne les données.

Créer un cadre de confiance


"Le débat sur l’application StopCovid est une occasion importante de faire comprendre aux français comment et pourquoi les pouvoirs publics utilisent leurs données. C’est la seconde fois en quelques années, après le scandale Cambridge Analytica, que ces enjeux font la Une des journaux et l’ouverture des JT, il faut en profiter pour construire de nouveaux cadres et impliquer les citoyens dans les décisions", estime Joël Gombin, vice-Président de l’Observatoire.

"Ce n’est pas la première fois que l’on va utiliser la technologie Bluetooth pour conduire une politique publique. Elle est déjà utilisée dans des « villes intelligentes » pour réguler les déplacements, compter des voyageurs, optimiser la circulation et l’offre de services publics. C’est souvent une excellente chose, mais c’est fait sans débat et sans même information des usagers", rajoute Mathieu Caps (Innopublica), trésorier de l’Observatoire.

"La France est en retard sur la réflexion qui doit conduire à créer un cadre de confiance pour la gestion des données par les pouvoirs publics. Les anglo-saxons travaillent depuis des années sur la notion de « data trust » et même de « civic data trust » pour impliquer les citoyens dans le contrôle qui est fait de leurs données à des fins d’intérêt général. La confiance ne
passe pas par la loi", estime Jacques Priol (Civiteo), président de l’Observatoire.

La confiance est justement un élément clé qui a récemment conduit Occitanie Data, association qui rassemble des structures publiques et privées, du monde de la recherche et des collectivités de la région Occitanie, à proposer une charte éthique du Big Data, une première en Europe.

Les résultats de l'enquête

59% des Français favorables à StopCovid...


59% des français sont favorables à la mise en place de l’application par le gouvernement. Ce chiffre est stable par rapport à des études précédentes (Harris Interactive le 7 avril : 61%). Les plus jeunes sont les plus favorables (65% des moins de 35 ans) ce qui dénote sans doute une plus grande aisance et habitude à l’utilisation d’applications dans la vie courante (et un plus fort taux d’équipement en smartphone).
Très logiquement, ce sont les français le plus inquiets face à la propagation de l’épidémie qui sont les plus favorables (64%).

... 49% sont prêts à l'installer...


49% des français ont l’intention d’installer l’application sur leur smartphone. Ce chiffre est relativement faible. Il est en baisse de près de 30% par apport à l’étude publiée par Oxford en avril qui est souvent mise en avant par les promoteurs du
projet. Ce chiffre ne manquera pas non plus de relancer la polémique sur le seuil critique d’utilisateurs nécessaire à l’efficacité de l’application.
Ce chiffre s’accompagne de disparités : l’intention d’installer StopCovid est plus forte chez les moins de 35 ans (56%) ou en Région parisienne (54%) notamment.
Le gouvernement a fait le choix d’une technologie et d’une architecture centralisée qui fait débat chez les experts.

... mais 54% n'ont pas confiance


Bien que les données soient anonymisées, 54% des français n’ont pas confiance dans l’utilisation qui pourra être faite des données par le gouvernement. Et ce niveau de confiance explique de façon très corrélée l’intention ou non d’installer l’application.
89% des Français qui déclarent avoir tout à fait confiance ont l’intention d’installer l’application contre seulement 15% des moins confiants.
"Les chiffres démontrent très clairement que quelles que soient les garanties juridiques ou techniques affichées, l’acceptation d’un usage massif des données des citoyens passe par la confiance dans les usages qui en sont faits. Et cette confiance ne se décrète pas", estime Jacques Priol.

De gauche à droite : Me Schéhérazade Abboub (Parme Avocats), Joël Gombin (Datactivist), Mathieu Caps (Innopublica) et Jacques Priol (CIVITEO).

Données : un tiers seulement des Français se trouve bien informé


L'observatoire Data Publica a voulu aller plus loin que la seule application StopCovid et a interrogé les Français sur l'usage des données.

L’utilisation massive des données des habitants, notamment en tant qu’usagers du service public, progresse de façon exponentielle, note l'observatoire : les applications nationales ou locales sont légion ; les données issues des smartphones constituent une source d’informations sans cesse plus importante (elles renseignent sur nos déplacements, nos habitudes de consommation, notre alimentation, nos préoccupations, nos inquiétudes, nos goûts et nos couleurs) ; les capteurs placés dans l’espace public sont de plus en plus nombreux...
Les acteurs publics, notamment les territoires engagés dans des projets de « smart  city » utilisent ces données, non pas à des fins commerciales, mais à des fins d’intérêt général, souligne l'observatoire qui cite comme exemples la régulation du trafic, l'optimisation de la gestion des parkings, la réduction des consommations énergétiques, l'amélioration de la gestion des déchets...

Des données de plus en plus nombreuses mais des Français ne moins en moins informés.


Seulement 33% des français s’estiment bien informés de l’utilisation de leurs données par les acteurs publics. La catégorie la mieux informée, les CSP+, atteint seulement 38%.

"Ce chiffre illustre le fait que l’information légale est très insuffisante. L’immense majorité des acteurs publics applique les règles du RGPD et chaque citoyen peut disposer d’une information suffisante pour donner un consentement éclairé ... à condition de savoir où chercher !", observe Me Schéhérazade Abboub (Parme Avocats), secrétaire général de l’Observatoire.

Pour éviter que ne s'installe la défiance des Français envers l'utilisation de données, il faut recréer de la confiance. Pour cela plusieurs pistes : les Français souhaitent disposer d’informations systématiques sur...

  • L’anonymisation des données (84%)
  • Les modalités de contrôle de ses données par l’utilisateur lui-même (81%)
  • Les modalités de contrôle par la CNIL (80%)
  • La technologie utilisée (78%)
  • Le stockage des données (74%)
  • Les modalités d’un contrôle par un comité citoyen (71%)


"Défendre l’intérêt général ne suffit pas à susciter l’adhésion des citoyens et face à la multiplication des expérimentations il est urgent de réfléchir à des méthodes transparentes et démocratiques qui prennent en compte ces évolutions", estime Mathieu Caps.

Profiter du débat StopCovid pour préparer l'avenir

"Nous devons profiter de ce débat sur StopCovid, qui va revenir en force dans quelques jours, pour tirer des enseignements et préparer l’avenir. De plus en plus d’applications vont être déployées. Les acteurs doivent s’inspirer de ce qui se passe dans la crise sanitaire pour inventer de nouveaux processus transparents et démocratiques", estime Jacques Priol.

"Le pilotage des services publics par la donnée, notamment dans les villes, peut avoir des implications beaucoup plus graves encore que celles liées à la crise sanitaire, notamment en termes de protection de la vie privée. Il est possible d’inventer, à partir de cette expérience exceptionnelle, un cadre de confiance qui reposera sur l’implication des citoyens dans la définition des objectifs, sur la transparence des procédés comme des données, et sur un véritable contrôle démocratique."
Hootsuite, le leader mondial de la gestion des médias sociaux et We Are Social, l'agence internationale, dévoilent leur comparaison des chiffres clés du mobile en Europe.

Abonnements mobiles : L’Espagne et l’Italie atteignent leur maturité

Hootsuite et We Are Social ont comparé les chiffres du mobile en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne et en Italie.

La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont vu le nombre d’abonnements mobiles augmenter cette année avec respectivement 65,53 millions d’abonnements (+0,8% vs 2019), 72,41 millions (+1,3M) et 110,7 millions (+1,8%).
L’Espagne et l’Italie semblent avoir atteint leur maturité puisque l’on observe une diminution du nombre d'abonnements avec respectivement une évolution de -0,3% et -2,7%.

Dans les cinq pays étudiés le nombre d’abonnements mobiles est égal ou supérieur à la population :

  • France : 65,53 millions d’abonnements soit 100% de la population
  • Royaume-Uni : 72,41 millions d’abonnements soit 107% de la population
  • Allemagne : 11,7 millions d’abonnement soit 132% de la population
  • Espagne : 54,11 millions d’abonnements soit 116% de la population
  • Italie : 80,4 millions d’abonnements soit 133% de la population


Les abonnements multiples (ligne professionnelle et ligne personnelle) expliquent le fort taux d'abonnement rapporté à la population totale des pays.

hootsuite


Enfin, 91% des propriétaires de mobiles en France au Royaume-Uni possèdent un smartphone contre 92% en Allemagne et 94% en Espagne et en Italie.

En France 8% des propriétaires de mobiles n’utilisent pas de smartphone, ce qui la place en première position devant l’Espagne (7,2%), le Royaume-Uni (5,1%), l’Allemagne (2,7%) et l’Italie (1,6%).

Les internautes français et allemands passent moins de temps sur Internet via leur mobile
82% des internautes français utilisent leur mobile pour aller sur internet (soit 47,29 millions de personnes) contre 84% pour l’Allemagne (soit 65,35 millions de personnes) et 85% pour le Royaume-Uni (soit 55,18 millions de personnes). L’Espagne et l’Italie se place loin devant avec respectivement 91% et 92%.

Toujours selon le rapport Digital 2020 d’Hootsuite et We Are Social, La France et l’Allemagne seraient les deux pays passant le moins de temps par jour sur Internet via les mobiles. En effet, la moyenne pour un internaute allemand est de 1h52 contre 1h59 en moyenne pour un internaute français. Le Royaume-Uni, L’Espagne et l’Italie dépassent la barre des 2h :

  • Royaume-Uni : 2h07
  • Espagne : 2h34
  • Italie : 2h42
hootsuite


Que faisons-nous sur nos mobiles ?

Nos mobiles servent avant tout à communiquer et à nous déplacer. Parmi les cinq pays étudiés, les applications de chat sont les plus utilisées suivi par les réseaux sociaux et les applications de plan.

hootsuite


En France, au Royaume-Uni et en Espagne, les applications les plus téléchargées en 2019 étaient Whatsapp et Facebook Messenger. En Allemagne, Whatsapp était également l’application la plus téléchargée, suivie d’Instagram (Les classements des applications les plus téléchargées et les plus utilisées en Italie n’a pas été communiqué dans le rapport Digital 2020).
Netflix reste l’application la plus utilisée sur mobile en France et en Espagne alors qu’en Allemagne au Royaume-Uni il s’agit de l’application Tinder.

Les jeux vidéo plébiscités sur mobiles
Parmi les cinq pays étudiés, l’Espagne compte le plus d’internautes joueurs de jeux vidéo (81%), suivi par l’Italie (79%), la France (75%), l’Allemagne (70%) et enfin le Royaume-Uni (68%) (tous appareils confondus).

Les appareils les plus utilisés pour jouer sont :
  • En France : smartphone (54%), la console (35%) et le PC (33%)
  • Au Royaume-Uni : smartphone (45%), la console (33%) et le PC (27%)
  • En Allemagne : smartphone (48%), le PC (36%), la console (29%)
  • En Espagne : smartphone (60%), le PC (38%), la console (34%)
  • En Italie : smartphone (60%), la console et PC (35%)
hootsuite


En ce qui concerne les jeux vidéo les plus téléchargés sur mobiles en 2019 (Les classements des applications les plus téléchargées et les plus utilisées en Italie n’a pas été communiqué dans le rapport Digital 2020) :
  • France : Mario Kart Tour, Brawl Stars, Homescapes
  • Royaume-Uni : Coin Master, Color Bump 3D, Mario Kart Tour
  • Allemagne : Color Bump 3D, Mario Kart Tour, Homescapes
  • Espagne : Brawl Stars, Mario Kart Tour, Call of Duty Mobile
 
Toutefois Clash of Clans reste le jeu vidéo sur mobile le plus utilisé en France en 2019. En ce qui concerne le Royaume-Uni et l’Allemagne, Coin Master est le jeu le plus utilisé et en Espagne il s’agit de Brawl Start.

smartcity


Gweltaz Le Coz
Par Gweltaz Le Coz, expert Smart Building chez Matooma

Dans une époque récente, les principaux enjeux du bâtiment étaient avant tout liés à sa solidité, son étanchéité et son esthétisme. Désormais, grâce à l’apport de la technologie, il est possible de récolter et d’analyser les données liées au fonctionnement du celui-ci. Cette évolution ouvre la voie vers de nouvelles perspectives en matière d’efficience, de performance énergétique et d’intelligence du bâtiment. Comme tout pouvoir, cela implique de grandes responsabilités. C’est dans cet esprit que la loi ELAN et de récents décrets ont vu le jour, dont l’objectif est notamment de réduire la consommation énergétique des bâtiments tertiaires de plus de 1000 m² de 60% entre 2010 et 2050.

Dans ce contexte, il est possible de se demander quel rôle jouera l’IoT pour atteindre cet objectif et quelles sont les projections envisageables d’un Smart Building en 2050 ?


Remontée des données et performance énergétique du bâtiment 


Afin d’analyser le fonctionnement d’un bâtiment, il est tout d’abord nécessaire de disposer d’un maximum de données. Pour cela, il faut équiper un bâtiment d’une multitude de capteurs et de solutions connectées. Cela passe à la fois par un renouvellement des solutions GTB (Gestion Technique de Bâtiment) déjà en place mais quelque peu obsolètes, et par l’installation de nouveaux équipements connectés afin de réaliser une gestion intelligente centralisée.

Première pierre à l’édifice, les compteurs connectés. Grâce à ces équipements, il est possible de remonter les données de consommations électriques, de gaz et d’eau d’un bâtiment. Ils permettent d’identifier les comportements anormaux et d’en apprendre davantage sur les comportements de consommation des utilisateurs. D’autres éléments de type chaudière, HVAC (chauffage, ventilation et climatisation) ou encore éclairage, permettent d’alimenter en données une unité centrale (ou poste de supervision), cerveau du bâtiment intelligent et de l’optimisation énergétique.

Non directement impliqués dans les aspects de performance énergétique mais nécessaires pour rendre un bâtiment encore plus performant dans son fonctionnement : tous les éléments de contrôle, dispositifs ou systèmes d’alerte qui permettent de détecter rapidement toute activité anormale afin de réagir le plus vite possible.

Un élément essentiel intervient dans un second temps afin de remonter ces données : la connectivité. Pour ces applications, différentes solutions peuvent être choisies. Le réseau filaire offre une option robuste et sécurisée, mais est coûteux et s’approche de l’obsolescence (fin du RTC). Le réseau local (wifi d’un bâtiment) reste envisageable mais limité pour accueillir de multiples fournisseurs de solution car il nécessite des autorisations d’accès au réseau pour chaque nouvel équipement.

De son côté, le GSM et les cartes SIM multi-opérateurs auront un avantage certain du fait de leur facilité de déploiement, leur fiabilité, leur pérennité et leur spectre d’utilisation. Intégrées directement au sein d’un équipement, elles permettront de remonter, en temps réel et de façon simultanée, les données d’usage des différents compteurs et capteurs, et de télé-maintenir les solutions. Les nouveaux réseaux LPWAN pourront aussi être utilisés pour des solutions nécessitant que très peu de données et pour améliorer la pénétration des ondes à l’intérieur du bâtiment.

Plongeons dans le futur : année 2050, le prochain Smart Building


Dès lors, nous pouvons nous demander à quoi ressemblera le bâtiment de 2050 ? Il est possible d’imaginer que les immeubles seront dotés de parkings connectés qui indiqueront aux conducteurs les places disponibles. Ces places pourront être équipées de bornes de recharge électrique leur permettant de se connecter au réseau du bâtiment pour recharger et mettre à jour le logiciel embarqué dans leur véhicule.

Afin d’entrer dans le bâtiment, les collaborateurs pourront ensuite être amenés à s’identifier à l’aide de leur paume de main. Cette solution de contrôle d’accès a pour objectif d’assurer la gestion des droits dans le bâtiment. Grâce à cette identification, l’ascenseur sera également en mesure de les conduire directement à leur étage. Par ailleurs, ces ascenseurs connectés permettront de réaliser de la maintenance prédictive et de gérer les appels d’urgence.
A l’intérieur du bâtiment, les collaborateurs pourront croiser des panneaux d’affichage digitaux annonçant les évènements au sein de l’entreprise, les informations du bâtiment ou encore la météo. Des capteurs disposés dans le bâtiment leur permettront également de détecter les salles de réunion utilisées ou non et de les diriger.

Il est possible d’imaginer que tous les compteurs (électriques, à gaz, d’eau) seront connectés et remonteront leurs données d’usage pour détecter les comportements anormaux (fuites, consommation excessive) et être télé-maintenus à distance. Le bâtiment autonome apprendra chaque jour les comportements de ses usagers, et sera en capacité de réaliser du « Demand response », c’est-à-dire une gestion des pics et creux de consommation. À la fin de la journée, il sera en mesurer d’activer automatiquement les alarmes, de baisser le niveau de chauffage, d’éteindre toutes les lumières, et d’agir à nouveau automatiquement avant l’arrivée du premier employé le lendemain matin.

Tous ces usages cumulés permettront à la fois d’optimiser la consommation énergétique et de réduire les coûts tout en améliorant le bien-être des collaborateurs de l’entreprise. Cependant, pour arriver à ce scénario, les grands enjeux des années à venir seront l’interopérabilité entre les solutions, la sécurité des objets connectés et la combinaison de l’intelligence artificielle avec toutes les données remontées.

Le bâtiment intelligent de demain sera à la fois intelligent, autonome et aura une part prépondérante dans la future Smart City. Pour cela, les solutions connectées et les réseaux IoT seront la boussole permettant d’envisager un monde optimisé et autonome en énergie.
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OneLogin, un leader mondial dans le domaine de la gestion des identités et des accès, annonce les résultats d’une enquête mondiale qui examine les conséquences en matière de sécurité de la généralisation du télétravail en raison de la pandémie du Covid-19.
L’enquête, réalisée par le cabinet d’études OnePoll en avril 2020 auprès de 1000 professionnels en télétravail respectivement en Allemagne, en France, au Royaume Uni, en Irlande et aux Etats Unis, révèle que ces pays n’ont clairement pas accordé la priorité aux mesures de sécurité et aux meilleures pratiques en matière de mots de passe avec la mise en place de ce nouveau mode travail.

OneLogin dévoile les chiffres français :


Globalement, près de 9% des Français interrogés ont partagé le mot de passe de leur ordinateur professionnel avec leur conjoint ou leurs enfants, exposant ainsi toutes les données de leur entreprise à un risque d’intrusion. L’enquête révèle aussi des risques externes, 56% des personnes interrogées, toutes générations confondues, admettent ne pas avoir changé leur mot de passe WiFi à leur domicile depuis plus d’un an, exposant ainsi leur ordinateur professionnel à un risque de sécurité.

La rapidité avec laquelle le travail à distance a dû être instauré au début de 2020 a laissé beaucoup d’entreprises vulnérables, particulièrement en raison de l’utilisation inappropriée d’ordinateurs professionnels. Globalement, la majorité des personnes interrogées dans l’enquête, soit 73% d’entre eux, estiment que l’adoption du télétravail va s’accroître encore après la crise du Covid-19. Si cette tendance se poursuit, beaucoup d’entreprises seront ainsi potentiellement vulnérables sans même le savoir.



Des différences entre les générations :


Un examen des pratiques en matière de sécurité des différents pays interrogés révèle des différences dans de nombreux domaines dont notamment le partage des mots de passe et l’importance des accès à des sites web à risque. Parmi ces différences entre pays, on peut citer :


  • Les sites à risque: Les jeunes télétravailleurs âgés entre 18 et 24 ans se connectent cinq fois plus sur leur ordinateur professionnel à des sites pour adultes que les français âgés de plus de 55 ans.
  • Les réseaux Wi-Fi domestiques : Ce sont les télétravailleurs de 45 à 54 ans qui changent le plus souvent leur mot de passe WiFi à leur domicile. Dans cette tranche d’âge, les profils sont divers :  45% l’ont changé au cours des six derniers mois, et seuls 30% d’entre eux ne l’ont jamais changé. A noter que, par rapport aux Anglais, Allemand et aux Américains, les Français sont les plus mauvais élèves sur ce point de l’étude.
  • Vidéo conférences Zoom : Les télétravailleurs âgés de moins de 35 ans sont les plus nombreux (46%) à avoir utilisé le compte Zoom de leur entreprise pour communiquer avec leur famille et amis pendant le confinement, contre seulement 20% des Français de plus de 55 ans.
  • Importance du télétravail après la crise : Près des trois quarts des français (73%) prévoient un accroissement de l’adoption du télétravail après la crise du Covid-19 dont 79% des 45-54 ans contre 67% des moins de 24 ans..