Le nouveau Conseil national du numérique sera moins technique et plus tourné vers la société

 

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Les deux coprésidents : Gilles Babinet et Françoise Mercadal-Delasalles. / Photo CNNum

S’il y a malgré tout un aspect positif dans la crise sanitaire que nous traversons, c’est qu’elle a donné un coup d’accélérateur à la numérisation de la France comme jamais auparavant. Le télétravail, les bien culturels dématérialisés au premier rang desquels les servies de vidéo à la demande, le cybercommerce associé au click & collect, les communications en visioconférence avec ses proches, la classe à la maison et les cours des étudiants en distanciel, etc. La société française a vraiment évolué, parfois avec bonheur, parfois dans la douleur. Face à cette nouvelle donne le nouveau Conseil national du numérique (CNNum), qui a été installé jeudi par Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique, va entamer sa mue, dix ans après sa création, changer de méthode et interroger désormais le numérique non plus seulement comme un sujet technique et technologique – qu’il demeure – mais surtout comme un fait de société.

La composition du nouveau CNNum (21 membres), nommé pour deux ans, reflète cette nouvelle orientation rien que par sa présidence qui est une co-présidence mixte : d’un côté Gilles Babinet, multi-entrepreneur bien connu du secteur qui fut le premier président du CNNum en 2011, et de l’autre Françoise Mercadal-Delasalles, directrice générale du Crédit du Nord. A leurs côtés une équipe très diverse : philosophes, sociologues, psychologues, anthropologues, parlementaires, économistes, dirigeants d’entreprises, juristes, scientifiques, informaticiens… Charge à eux d’élaborer un programme de travail ainsi que des chantiers prioritaires. "Tout au long de son mandat, ce collège rendra ses travaux visibles et accessibles par tous", assure le secrétariat d’Etat .

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"Pour réussir cette mission inédite, nous devrons faire corps avec la complexité pour en donner une vision simple et en dégager des moyens d’action. Nous devrons aller à la rencontre d’idées, d’acteurs de terrain et de personnalités de tous horizons", assure Françoise Mercadal-Delasalles. "Entre le refus de tout déterminisme technologique et le rejet de tout technosolutionnisme béat, c’est avec un regard lucide mais positif, volontaire et ouvert que nous partagerons nos visions du numérique", renchérit de son côté Gilles Babinet.

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