L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...
La bataille des géants d'internet se fait aussi sur le front des boîtes e-mails accessibles via le navigateur (webmail). Distancé en terme de fonctionnalités par les services de Yahoo et Google (Gmail), Microsoft entend donner un coup de jeune à son service Windows Live Hotmail, adopté par 360 millions d'utilisateurs. Ces derniers vont pouvoir envoyer des pièces jointes de 25 Mo voire de 10 Go en un seul message grâce à SkyDrive, un disque dur virtuel de 25 Go. Et Hotmail se dote aussi d'un module de tchat.
